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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:00

Cette histoire vraie est emblématique d’une façon d’être de certains sur les réseaux sociaux, on s’y met en scène pour étaler les turpitudes des autres, sans bien évidemment que ceux-ci aient le droit à la parole.

 

Pour ceux de mes lecteurs qui ne connaissent pas mes relations anciennes et étroites avec la coopé d'Embres&Castelmaure je les invite à renseigner la case recherche, en haut à droite du blog, avec cette raison sociale et ils retrouveront mes chroniques.

 

J'écris cette chronique au nom de mon amitié ancienne pour un trio qui me semblait indissoluble : Patrick, Bernard et Vincent... 


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Voici le déroulé de la rupture.

 

La nouvelle tomba comme un couperet, avant-hier à 9 h 55, sur la page Face de Bouc du sieur Pousson.« C'étaient mes trois dernières étiquettes pour les viticulteurs d'Embres-et-Castelmaure. La fin d'une époque. »


 

Sous-entendu : ils m’ont viré !


 

Stupeur et tremblement : sitôt le petit peuple de Face de Bouc s’émeut, plaint l’artiste, peste contre l’ingratitude de ces paysans tant vantés par leur idole.


 

Moi je trouve ça bien étrange alors je téléphone au Président de la coopé : mon ami Patrick Hoÿm de Marien, l’ami de toujours de Vincent Pousson, celui qui l’a accompagné et défendu aux heures difficiles.


 

Celui-ci, est stupéfait, meurtri par cette trahison, informé laconiquement par sms de la défection de Pousson. Car la vérité toute bête c’est que, sans donner ses raisons, bonnes ou mauvaises, qu’importe, le génial promoteur  du projet la Coopérative (il s'agissait d'une forme de guingette) se tirait à la cloche de bois laissant l’ardoise à la Coopé.


 

Adieu camion de Pousson, tables, couverts, oliviers… peccadilles que tout ça pour l’artiste incompris par ces paysans mal dégrossis.


 

Ce qui m’étonnait dans les commentaires des fans de Pousson c’est que nul ne relevait les propos en commentaires de Bernard Pueyo, le directeur d’Embres&Castelmaure, lui aussi compagnon de toujours de Pousson.


 

Je cite Bernard Pueyo :

 

 

« Le radicalisme exogène reste la signature des grands artistes. Un départ sans même avoir les couilles de le dire en face et de s'expliquer. Reste ta décision. Descend de ta bulle l'artiste, la seule issue à cette relation compte tenu des tes expériences passées de business man ne pouvait être que celle-là. »

 

« On va voir maintenant si tu as le courage de t'expliquer sur la toile puisque tu ne peux pas le faire dans les yeux, j'attends et j'exige tes explications, on va en parler tous les deux. »


 

Demande claire, souhait légitime, car il est bon de rappeler qu’un directeur de coopérative est responsable devant ses administrateurs de sa gestion, nous ne vivons pas, n’en déplaise à Vincent Pousson, dans une République bananière où les caprices de l’artiste doivent être honorés sans barguigner.


 

Mais, patience, nous allions tout savoir, en effet Vincent Pousson répondait avant-hier à Dany Rolland « Triste, Dany. Un peu en colère aussi. Explications suivront. »


 

Fort bien, c’était la moindre des choses, il devait bien ça à ces pauvres paysans tant aimés d’Embres&Castelmaure.


 

Alors, tout comme Bernard Pueyo, j'attendais.


 

Mais ce matin, revirement de jurisprudence « Ces quelques lignes pour remercier tous ceux, vignerons, artisans, fournisseurs qui nous ont fait confiance, à Isabelle Brunet et à moi-même, qui nous ont suivis sur le projet de LA COOPÉRATIVE. Pour nous excuser aussi après d'eux et de tous les futurs clients qui, avant même l'ouverture, nous avaient fait l'honneur de réserver en nombre dans ce restaurant qui malheureusement ne pourra pas voir le jour, pour une somme de raisons trop longue à expliquer ici et maintenant.


Au-delà de la tristesse, au-delà de la déception, avec une envie intacte, nous rebondirons, afin que l'idée perdure, sous une forme différente.

 

À très bientôt »


 

La messe était dite. Nous ne saurions rien du fond de cette affaire. Face à un petit homme meurtri, blessé, déçu, la commisération des fans resterait forcément de son côté.


 

Quelle absence de courage, faire ça à un ami, à son grand ami, un ami à la peine en ce moment, Patrick Hoÿm de Marien ça dépasse mon entendement. C’est inadmissible car ça laisse planer un doute insupportable. Vincent Pousson agit comme un enfant qui de prive de son jouet et qui boude.


 

Comme le souhaitait Bernard Pueyo je souhaite que Vincent Pousson s’explique, qu’il plaide sa cause, qu’il ne se contente pas de sa piètre mise en scène sur Face de Bouc. Il a peut-être de solides raisons de jeter l’éponge.

 

 

Qu'il les donne !


 

Pour moi ce qui compte ce n’est ni l’ego de Pousson, ni l’amitié bafouée, mais la pérénité  de la belle aventure d’Embres&Castelmaure. Derrière les étiquettes de Vincent Pousson il y avait du vin, des raisins, des vignerons...


 

Pourquoi jeter un tel doute sur la bonne foi de ses dirigeants en sous-entendant que si son projet est annulé c’est uniquement de leur fait, de leur faute, qu’ils n’ont pas été à la hauteur de son génie.


 

C’est lui qui est parti que je sache.


 

Pourquoi cette fuite ?


 

Jusqu’à preuve du contraire, j’ai confiance en la parole de Patrick Hoÿm de Marien et de Bernard Pueyo : il me semble, faute d'entendre les arguments de Vincent Pousson, qu'Embres&Castelmaure n’a pas grand-chose à se reprocher dans le naufrage de son projet 

 

 

 

Ressaisis toi Pousson, ne jette pas aux orties ces belles années par un comportement inapproprié.


 

Du courage bordel !


 

Rappelle-toi le dernier coup de téléphone que tu m’as passé Vincent à propos de l’ami Patrick à la peine ! Tu me semblais sincère.

 

 

Tu lui dois bien ça !


 

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité, c’est une exigence de morale publique que tu  nous dois toi si prompt à redresser les torts.


 

Je n’instruis ici aucun procès, je ne prends pas parti, je suis dans le droit fil de notre histoire commune et je te demande seulement du respect pour les coopérateurs d’Embres&Castelmaure, donc des explications entre gens adultes et responsables.


 

« Touche pas à ma Coopé ! »


 

Et que l’on ne m’oppose pas que le linge sale ça se lave en famille puisque le linge sale c’est Vincent Pousson qui l’a étalé sur son mur pour se poser en martyr de ces « salauds de pauvres » d’Embres&Castelmaure.


 

Pourquoi toute cette publicité si maintenant tu te refuses à nous expliquer les raisons de ton  abandon ?


 

 

« Si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire il y en a d’autres, en plus grand nombre, qui ne sont pas meilleures à entendre. » Léon Bloy.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Parker 12/09/2014 22:00


Vincent Pousson et Isabelle se sont sentis insultés par une proposition de Smic.


C'est tout.


Et c'est ridicule.


Il y a des millions de gens au Smic et ils ont plus de dignité que ça.


 

michel 18/06/2014 23:25


Bonjour à tous,
je suis relativement extérieur à tout ça, mais il me semble que le "projet" n'était pas bien "bordé" !! En particulier, les engagements de chacun n'étaient probablement pas bien  précisés, à
l'origine : qui investissait, qui prenait les risques, pour quels bénéfices, et pour le bénéfice de qui ?  Qu'avait à gagner l"Ancienne" sommelière del Bulli (à laquelle Vincent Pousson fait
référence par ailleurs) à venir s'enterrer au fond des Corbières ? (NB : ce mot", "ancienne", fait un peu "has been", non ? je remarque d'ailleurs, dans les biographies de vincent pousson que
j'ai pu lire, qu'il y est indiqué qu'il était l'ancien rédacteur en chef d'une revue, ou autre; mais quid du présent ? à part d'être faiseur d'étiquettes); quel bénéfice la cave d'Embres et
Castelmaure pouvait elle tirer de ce restaurant ? Si la cave investissait, ce que je crois comprendre, quel loyer devait être acquitté par les gérants ? Je le répète, le fiasco semble du à un
manque de définition, dés l'origine, des engagements de chacun. Bon vent à tous. Le vin, lui, reste, pour notre bonheur; et sa qualité ne devait rien aux étiquettes, qui seront toujorus
imprimées; il ne sera pas "l'ancien"

abyao 21/05/2014 08:35


hervé c est celui qui a une grosse bouche et des petites couilles ?

patrick axelroud 17/05/2014 07:56


Bien sur il fallait lire avecle couplet sur les vacances. ( Quel mot obscène !)

patrick axelroud 17/05/2014 07:19


Comme JIHO dans SINE HEBDO ( après CAVANA,BERROYER et d'autre ) "J y étais pas mais on m'a raconté. " Tant de bruit dans LANDERNEAU, pardon en
LANGUEDOC ROUSSILLON , on n'est plus chez nous, c'est DALLAS , non pas pour les gentils contre les méchants, mais pour les péripéties ou la cour de récrée - c'est pas moi M'dame, c'est l'autre -
non M'dame c'est lui qu'a commencer. Foutre ! J'avions, comme recommandé par le Taulier, cherché quelques info et lu avec bonheur le papier confié à Monique BERNARD ( parcque l'autre y partait en
vacance - J'peux pas M'dame, mardi j'ai piscine !)Vu aussi les photos que le sieur POUSSON a mis sur internet . Bref, cette belle histoire c'est pas du cinéma et il n'y aura pas de happy end !
Mais ca a tout l'air du cinéma et ca me rappel,la larme à l'oeil, " La Belle Equipe " de Julien DUVIVIER avec Jean GABIN , Charles VANEL et Viviane ROMANCE . Pour le reste, le mur de la vie
privée et basta ! Quant au réseau socio ce n'est même plus de Face de Bouc ,détourné par le Taulier, qu'il faut évoquer mais désormais Fesse de Bouc !

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