Jeudi 5 juillet 2012 4 05 /07 /Juil /2012 00:09

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Dans l’imaginaire collectif les scientifiques, les chercheurs qui travaillent sur notre santé sont identifiés à des êtres rationnels, en blouse blanche, qui passent leur temps à torturer des souris blanches ce qui fâche beaucoup BB et les défenseurs des animaux. Mais, comme nos corps sont aussi sujets à nos pulsions, nos désirs, nos sentiments, les sciences sociales, un peu plus molles, ont fait irruption dans le paysage des laboratoires. Les thèmes de recherche, les sujets de recherche, sont parfois très surprenants, et l’on peut se poser la question de leur utilité. Qu’importe, j’ai choisi ce matin de lier les résultats de deux études qui confortent mon statut de blogueur débridé.


La première, est une étude menée par deux neurologues chercheurs de Harvard et publiée aux Etats-Unis le 7 mai dans les Actes de l'académie nationale des sciences américaine, où il est dit que  raconter sa vie, dans la réalité ou sur des réseaux sociaux sur internet, Face de bouc par exemple, est aussi gratifiant pour le cerveau que le plaisir trouvé dans la nourriture ou le sexe. Parler de soi génère dans le cerveau la sécrétion de dopamine, une substance chimique liée aux sensations de plaisir ou d'anticipation d'une récompense.


Selon ces chercheurs, hommes et femmes consacrent habituellement dans leur vie quotidienne 30 à 40% de leur discours à « informer autrui de leurs propres expériences personnelles » alors que sur les réseaux sociaux, ce taux est plus proche de 80%. Pour eux « Les gens se confient autant volontairement, parce que parler ainsi de soi est en soi un événement avec une valeur certaine, de la même manière que des activités qui génèrent une récompense immédiate, comme faire l'amour ou manger ».


Pour mener leur étude, les chercheurs offraient une petite somme d'argent à des cobayes pour qu'ils répondent à des questions factuelles ou une somme moins importante encore pour qu'ils donnent leur propre avis sur un sujet donné. Dans bien des cas, les sujets testés préféraient renoncer à la récompense la plus importante pour avoir le plaisir de parler d'eux et de donner leur avis.


Votre taulier, en vertu de ces savantes conclusions, puisqu’il passe son temps à astiquer son ego, à raconter sa vie, donc à parler de lui sur le Net, bénéficie donc d’un grand privilège car il est un multicarte, un cumulard profitant de toute la palette que lui offrent à la fois sa présence sur la Toile et dans les toiles. Pour ceux d’entre vous qui auraient du mal à suivre mon raisonnement spécieux je ne puis le développer plus avant, sauf à passer pour un vantard.


Mais, comme si les résultats de cette étude ne suffisaient pas à mettre votre Taulier en position avantageuse, une autre, le conforte plus encore. Elle est stupidement baptisée « Beauty is in the eye of the beer holder » (la beauté est dans les yeux du buveur de bière), sans doute parce qu’elle a été sponsorisée par les Brasseurs. Elle a été menée par les Universités de Paris-Descartes, Paris-VIII, et l'Université d'Etat de l'Ohio et sera publiée dans le très sérieux British Journal of Psychology. Sa méthodologie est simple comme un protocole :


1-      Dans un bar de Grenoble 19 consommateurs ont été approchés et invités à noter sur une échelle de 1 à 7 à quel point ils s'estimaient séduisants, intelligents, originaux et drôles. Leur taux d'alcoolémie était ensuite mesuré par éthylomètre. Résultat plus les personnes présentaient un taux d'alcoolémie élevé et plus elles se sentaient séduisantes.


2-      94 hommes ont été ensuite invités en laboratoire à tester une boisson pour une société factice. Une partie des participants se sont vu servir une boisson alcoolisée et une autre partie une boisson non alcoolisée, sans forcément le savoir. Donc certaines ont ingéré à leur insu des doses d'alcool équivalentes à 1 g/l de sang, alors que d'autres pensaient boire de l'alcool alors qu'elles consommaient un simple placebo.


3-      L’ensemble des ont été ensuite soumis au même type d'évaluation que dans la première expérience. À l'arrivée, ce sont les personnes qui croyaient avoir bu de l'alcool, qu'elles en aient réellement bu ou non, qui se sont jugées les plus séduisantes. Celles qui avaient bu de l'alcool sans le savoir ne se considéraient en revanche pas plus séduisantes que les autres.


Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à l'Université Pierre-Mendès-France explique «Notre étude montre que le simple fait de croire qu'on a bu de l'alcool conduit à se sentir plus séduisant. En revanche, la dose d'alcool n'a pas d'effet en elle-même » Ce phénomène peut être lié à l'activation de représentations mentales implicitement liées à l'alcool, selon l'étude. « Le concept d'alcool est lié à la lubrification sociale, au fait de se sentir bien avec les autres », indique M. Bègue, qui souligne que les personnes qui boivent sont souvent dépeintes comme riches et séduisantes dans les films. La meilleure perception de soi ne serait donc pas due aux effets pharmacologiques de l'alcool mais à un effet placebo.


Une autre étude menée en Ecosse sur des étudiants de l’Université de Glasgow montre que ceux qui ont bu une dose modérée d’alcool sont plus attirés par des personnes qu'on leur présente, link  On présentait à ces étudiants des photos de 120 personnes et ils devaient juger leur beauté sur une échelle de 1 à 7. Les plus pompettes les ont mieux notés que ceux qui étaient restés sobres.


Donc votre Taulier, qui boit modérément mais chronique comme un dératé, cumule à la fois une attirance démultipliée pour les jambes des femmes qui sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie… avec une jouissance à nulle autre pareille. Il se peut que pour cette raison la communauté scientifique internationale donne, à ce double phénomène,  le nom de syndrome du Taulier.


Reste pour clore cette chronique à haute portée scientifique à vous signaler qu’au cours de mes recherches sur ces sujets je suis allé sur Masculin.com où il m’a été chaudement recommandé de lire une étude, elle aussi de la plus haute importance, selon laquelle : La taille des pénis ne cesse de diminuer. Ce sont des chercheurs italiens qui ont fait ce constat alarmant pour les mâles dominants : la taille des pénis ne cesserait de rétrécir depuis quelques dizaines d'années. Cette étonnante et alarmante réalité serait due à la sédentarisation de l'homme ou aux changements environnementaux.


Moins de 9 cm en moyenne !


Alors que la taille moyenne était de 9,7 cm vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle n’est aujourd'hui plus que de 8,9 cm. En moins de 60 ans, la taille des pénis aurait donc diminué de façon considérable puisqu’une différence de quelques millimètres seulement représente une diminution de plus de 10 % !


La première cause de ce rétrécissement si important serait  en premier lieu la sédentarisation croissante de l'homme qui favorise en effet l'obésité, et cette maladie diminue la production d'hormones de croissance pendant l'adolescence.


Les changements environnementaux sont également mis en cause. Alors que les pesticides et autres perturbateurs présents dans notre environnement favorisent la puberté chez les femmes, ils semblent avoir l'effet inverse sur la gent masculine car le système endocrinien masculin, qui produit la testostérone, est perturbé par les différents pesticides présents dans l'air. Les changements environnementaux, de même que les nouvelles habitudes de vie, seraient donc les causes majeures de ce rétrécissement si important.


Pendant que je suis sur ce terrain, Masculin.com, aborde aussi une question de la plus haute importance : Pourquoi les femmes gémissent pendant l’amour ?


Simulation, l’influence du cinéma où pendant les ébats torrides, les femmes poussent des cris, se trémoussent, halètent, suggérant un orgasme aussi dévastateur qu'intense mais peut-être aussi d’autres raisons. Des chercheurs britanniques, ont donc exploré la question et les résultats s'avèrent calamiteux... pour la virilité des mâles dominants.


L'étude, portant sur la « vocalisation copulatrice », a ainsi étudié et analysé les mélodies amoureuses de 71 femmes, âgées de 18 à 48 ans, sexuellement actives et hétérosexuelles.

 

Des cris pour faire plaisir aux hommes


Et le verdict s'avère sans appel : la profusion vocale n'est pas forcément synonyme de mâle particulièrement performant :

-          66 % procéderaient à un déchaînement lyrique digne d'une Castafiore pour accélérer l'éjaculation de leur partenaire,

-          et 87 % pour leur remonter l'égo... l'orgasme féminin étant, pour la plupart, stimulé pendant les préliminaires et non l'acte en lui-même.

 

De la simulation à la stimulation


Les vocalises permettraient également à la partenaire de relâcher son ennui, de lutter contre sa fatigue ou son inconfort. Par très glorieux pour les prétentieux : alors heureuse ! Consolation tout de même, cette stratégie  de stimulation, aiguillant sur une fausse piste le mâle le plus aguerri, permettrait également à la femme d'orienter son partenaire vers ce qu'elle souhaite, pour combler sa libido.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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