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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:09

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Ce dialogue dans le film de Luigi Comencini :


Le maréchal de logis des carabiniers, Antonio Carotenuto (Vittorio De Sica), à un paysan assis sur une marche en train de manger :


-  Que manges-tu ?


Le paysan, l'air triste : du pain.


Antonio Carotenuto : Et dans le pain ?


Le paysan : de l'imagination (fantasia en italien)


Et ces crétins de diffuseurs français ont baptisé le film Pain, Amour et Fantaisie (Pane, amore e fantasia)


L’imagination la folle du logis, celle par qui l’échappée belle donne du sel à la vie. Je m’ennuie d’elle. Elle me manque. J’ai de nouveau envie de lui faire la cour, de lui laisser libre cours, de lui faire l’amour.


Pour ce faire je vais vous être infidèle, lui donner la plus large part de mon temps, lever le pied sur mon espace de liberté sans pour autant vous abandonner.


Le temps, mon temps, n’est pas extensible, je me dois de faire le choix de pratiquer une écriture moins intensive. Tout passe, tout lasse, mettre de l’espace, de la distance, est vital pour moi. Je n’ai pas envie de radoter. Pour autant, comme je l’ai écris, je ne vais pas vous abandonner, transformer mon espace de liberté en jachère.


J’y passerai, peut-être au début tous les jours, on ne se défait pas facilement d’un ouvrage qui a fait partie de son quotidien. Ce sera à la couleur de mon esprit, en fonction de mon envie, rien de brutal, simplement, aucune rupture.


Sans vous faire un quelconque reproche, le taux de lectorat est au zénith, vous m’avez facilité la tâche en ne participant plus guère au forum des commentaires. Pas le temps me direz-vous… Je n’en suis pas si sûr et, si tel était le cas, vous comprendrez plus aisément que moi aussi ce temps qui vous est si précieux je le consacre à une autre forme d’écriture.


Écrire !


Quelle prétention !


Oui !


L’écriture a toujours été ma seule maîtresse. En ce début d’année j’ai fait le choix de l’épouser pour le meilleur et pour le pire. « Que sera, que sera… » peut-être en aura-t-elle vite marre de moi ou moi devrais-je me rendre à l’évidence que je ne suis pas fait pour elle.


Peu importe, c’est mon choix. J’ai toujours fait comme ça. Je laisse mûrir puis je me décide à emprunter une autre route.


Ça ne va pas être facile pour moi je le sais. Me retrouver chaque matin face à ma page blanche va, sans aucun doute, me faire douter. Mais c’est ainsi.


Ni blues, ni fatigue, ni coaltar, rien qu’une page qui se tourne avec précaution, une décélération, en fait un simple retour à mes amours. Nul abandon de ma part, aucun reniement, je vais continuer de cultiver mon petit espace de liberté avec soin mais en laissant la main au monde du vin qui, je l’espère, est assez grand pour assumer son destin.


Allez, chers lecteurs, à demain sur mes lignes et portez-vous bien dans le grand silence de la toile.  

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Béguet 13/01/2014 15:18


Monsieur Berthomeau,


                                     Je lis quotidiennement vos chroniques et votre plume alerte va
nous manquer. Mais comme vous l' avez, avec délice et malice, toujours fais dans le vin et ses à côtés, nul doute que ses à cotés fassent l'objet d'autres écritures délicieuses !!


à la prochaine, quelque part , entre deux verres, vers... votre espace de liberté !


 

Tatiana METAIS 13/01/2014 01:09


Cher Monsieur Berthomeau,


Ce sera avec regret que je ne lirai plus chaque jour vos différents articles, mais c'est votre liberté... et cela vaut bien tout l'or du monde et plus encore, le plus grand respect, la liberté!
Je vous souhaite donc le meilleur dans votre silence sur la toile et j'espère qu'entre 2 pasges, blanches ou noircies, vous trouverez un peu de temps et de plaisir à discuter de vin et de gens
qui aiment le vin avec d'autres amoureux de vin et de liberté!


Amitiés,


Tatiana

Michel Smith 12/01/2014 14:15


Eh bien vas-y Taulier ! Fonce dans le tas ! Ta page ne restera pas blanche longtemps 

lilian bauchet 12/01/2014 12:01


Bonjour Jacques, je comprends mieux votre invitation hier à vous lire aujourd'hui. Je ne sais plus quel philosophe a dit, "il faut choisir entre le génie de son oeuvre et le génie de sa vie".
Tous mes voeux vous accompagnent dans vos projets d'écriture, et au plaisir de vous lire bientôt sous un autre format.


Un petit mot pour Luc au passage, quel régal de le voir filer la métaphore dans laquelle je me suis imprudement aventuré hier pour vous exprimer ici ce que  vos lecteurs doivent ressentir à
la lecture de votre annonce de prendre un peu de recul auprès d'eux.

Luc Charlier 12/01/2014 09:23


Cher Taulier,


 


Avant de faire par ailleurs à un ami un courrier très difficile ce matin (des remerciements sincères, exercice périlleux d’équilibriste entre le superficiel et le pathos), je prends le temps
précieux de t’envoyer ce billet. Tu comprends que je surveille « l’Espace de liberté » comme le lait sur le feu après ton invitation à lire ta «... réponse qui sera dans le billet
de demain ». Après qu’un néo-vigneron dont il m’arrive de lire le blog (très intéressant par ailleurs) sans m’y immiscer – je ne peux pas me faire détester partout ! – t’ait
comparé à un skieur, et j’espère qu’il ne pensait pas à Schumacher, je trouve ton slalom du jour ... supergéant ! C’est parce que NOUS n’alimentons pas le forum que toi tu te tournes vers
une autre forme de plume, dis-tu ! Moi qui me restreins à grand peine par ne pas trop « occuper le terrain » .... Et Denis Boireau qui se crève les yeux à chercher les bonnes
touches sur son clavier en QUERTY (US Army et Tsahal oblige). Et Nadine Machin, et Bizeul, et le Manitou de l’Hermitage, et tant d’autres qui m’échappent ....  Non, comme Guy Bedos qui fait
pour la vingtième fois ses adieux, tu nous leurres, tu nous stimules à mettre les bouchées doubles. La première porte nous ouvre le coeur ( ? ) de « la Gina », et tu pousses très
fort sur les bâtons. La deuxième, un dévers dangereux, te suggère l’amour (molto pericoloso, l’amore). La troisième, une longue traversée sur les carres dans une neige glacée et brisée
par le rack-track (on dit « dameuse » en français, je suppose), te semble devenir une jachère. Enfin, le long schuss final te mène tout droit vers le portique d’arrivée « dans le
silence de la toile ». Ouf, tu peux desserrer les crochets de tes Lange®, au risque que tes lecteurs les plus rabiques (il y en a) te reprochent que ce ne soit pas des
Rossignol® bien françaises, et respirer : tu l’as bien descendue, la piste ! 

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