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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 00:08

 

 

 

Un de mes amis - un vieux monsieur élégant et spirituel, amateur d'art, fortuné, encore très vivace et séduisant, cultivé et fort courtois -  à propos de certaines femmes, dites du monde, qui déployaient toute l'étendue de leurs charmes, réels ou supposés tels, pour le séduire, me disait avec un petit sourire moqueur, là ou d'autres, moins civils, se seraient contentés de les qualifier d'insupportables emmerdeuses, de croqueuses de diamants, " que voulez-vous Jacques  elles sont proprement imbuvables."

 

J'appréciais à sa juste valeur ce qualificatif à mi-chemin de la contrepéterie salace et de la bonne utilisation de ce sens mal connu qu'est le goût. Pour moi, l'imbuvabilité touchait à des souvenirs d'enfance. Alors que la piquette pleine de fleurettes de mon grand-père, coupée d'eau, trouvait grâce à mes yeux, en revanche, trois liquides entraient dans cette catégorie : l'huile de foie de morue, le thé et le tilleul.

 

Paradoxalement, mes lèvres n'avaient jamais effleuré la moindre cuillèrée d'huile de foie de morue, on m'avait épargné ce supplice, mais la seule évocation du nom de ce liquide visqueux, extrait du foie d'un poisson que les marins de l'Ile d'Yeu allaient pêcher du côté de St Pierre et Miquelon, me révulsait. En revanche, le thé comme le tilleul j'y avais goûté. Pour moi, ils représentaient la quintescence de la fadeur, le triomphe des breuvages pour grenouilles de bénitier.

 

Mais pourquoi diable ce matin me suis-je embarqué dans cette galère voguant sur des eaux incertaines ?

 

Primo je vais me faire réduire en charpie par les ligues féministes. Ce ne serait que justice mais, à ma décharge, ayant souvent la dent dure pour les hommes de pouvoir, on peut m'absoudre pour ce léger écart.

 

Secundo, même si j'ai de bonnes raisons, sans bien sûr vous préciser lesquelles, mon appréciation ne changera pas le cours de l'histoire.

 

Tercio, quand le vin est tiré il faut le boire. Pour autant, comme ma chronique de ce matin ne s'adresse qu'aux initiés - à ceux qui, comme mon camarade le guide éclairé du Pous, où mes compagnons de route de ces dernières années, connaissent mon esprit d'escalier et mon goût immodéré pour les histoires à tiroirs - je me contenterai d'un " Imbuvable donc, oui je le dis tout net, cette ... [ texte censuré ]...". Je n'irai pas au-delà de cette banderille, laissant aux plus perspicaces le soin de décoder tout ce qu'il y a de subliminal dans mon texte. Pour les autres, autour d'un verre, je leur donnerai les clés de mes obscures pensées.

 

Cependant, pour me faire pardonner auprès de celles et ceux qui n'y comprennent goutte je vais leur raconter l'histoire de blonde qui consulte un médecin

 

" docteur j'ai mal partout "

 

et, joignant le geste à la parole, elle pose son doigt d'abord sur son cou. Aïe ! Puis sur sa poitrine. Aie ! Puis sur son ventre. Aie ! Puis sur sa cuisse. Aïe ! Et le praticien de lui dire :


- Vous êtes une vraie blonde et vous avez le doigt cassé...


Désolé !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Jacques Dupont 28/07/2015 11:02

Hahaha énorme ! :)

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