Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 00:08

 

D’un côté : le faiseur de Vin, Olivier Dauga, né dans les vignes, sa carrure de rugbyman, ses lunettes, ses santiags, un style qui décoiffe l’establishment bordelais, une philosophie fondée sur l’harmonie entre terroir, raisin et la personnalité du propriétaire, une conception de l’environnement du produit résolument moderne pour toucher le consommateur, un vision très haute-couture par le sens du détail, une passion de l’excellence, des aphorismes percutants « la plus grande bouteille est celle qui se boit. »

 

De l’autre : le terroiriste de Rhône Valley, Michel Tardieu, Luberonais pur jus, son sourire, sa rondeur, sa modestie : « j’ai appris le vin lorsque j’étais chauffeur d’hommes politiques du gouvernement français en les conduisant autour de la vallée du Rhône » autodidacte donc, un éleveur-assembleur de vins qu’il aime structurés, colorés, soyeux, racontant leur terroir : Condrieu, Châteauneuf-du-Pape, Hermitage…, l’ homme de la cuvée C n°3 de mes amis d’Embres&Castelmaure, une réputation d’excellence.

 

Une première rencontre, la leur, un déjeuner chez Guy Samutt à Lourmarin, en 5 minutes ils se comprenaient, le courant passait, une belle osmose entre deux passionnés, complémentarité des talents, un vrai couple de terroiristes était né pour se lancer dans de nouvelles aventures. Encore fallait-il trouver une terre d’aventure ? Ce fut la seconde rencontre, grâce à J.Ch Meyrou, à l’Envers du décor, à St Emilion, avec Sylvie Richert du Château Vieux Pourret un Saint Emilion Grand Cru, le seul vignoble labellisé Demeter dans l’appellation Saint-Emilion Grand Cru. Olivier Dauga, par sa proximité géographique suit le raisin et la vinification, alors que Michel Tardieu prend en main l’élevage.

 

Château Vieux-Pourret c’est 6 hectares de vignes d’un âge moyen de 35 ans, 80% de merlot et 20% de Cabernet franc, conduites en biodynamie (Bernard je sais que je vous énerve mais…) vendanges manuelles, triées au panier et sur table de tri, vinification sur la base d’une sélection parcellaire dans de petites cuves de 25 à 30 hl. Fermentation à basse température et extractions douces. La cuvée 2008, baptisée DIXIT, que j’ai dégusté, est à la hauteur des ambitions de ses auteurs : le vin est élégant, soyeux, fin, sur le fruit, avec un goût de revenez-y qui augure bien de la montée en puissance vers l’excellence de Château Vieux Pourret.

 

Et pour la suite une question : " l’expérience est-elle à renouveler ? "

 

Réponse de Michel Tardieu : pourquoi pas, dans ce genre d’aventure il faut savoir gérer les ego…

 

Réponse d’Olivier Dauga : s’il y a un  1ier Cru candidat !

" C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l'écoute pas."

 

Victor Hugo

 

affaire à suivre prochainement...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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