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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 00:07

 

Le Cognac n’échappe pas à la crise mais, au-delà du phénomène de mode, il semble bien incrusté dans le paysage de la consommation d’une certaine Amérique comme en témoigne l’extrait que je propose à votre lecture ce matin. Il est tiré d’un polar « Les Jardins de la mort » de George P. Pelecanos un best-seller aux USA (Barry Awards du meilleur roman policier).


Petit résumé pour comprendre l’action dans l’extrait que je vous propose
 :

Conrad Gaskins qui a débuté très tôt dans le trafic de drogue, a été collecteur de fonds, avant de tomber pour coups et blessures et port d’armes à feu sans autorisation. Il est en conditionnelle et veille sur son cousin Roméo Brock, une petite frappe qui rêve de se faire un nom dans le milieu. Un indic lui a filé un tuyau de première : « un mec, qui essaie de passer pour un gros, Tommy Broadus, va toucher de la blanche. En conséquence il va se trouver détenteur d’un gros paquet de fric pour la payer. » Gaskins et Brock planquent devant sa villa puis s’introduisent chez Broadus en prenant en otage Chantel Richards, sa maîtresse, alors qu’elle était sortie chercher des cigarettes.



-        
Attache-les, dit Brock.

Gaskins lui passa son arme. Brock se la coinça à la taille, tout en continuant à tenir Broadus en joue.

Pendant que Gaskins immobilisait les mains et les pieds de Broadus et de Reese avec du ruban adhésif, il se dirigea vers un minibar installé à côté de la télé. Broadus avait mis en évidence divers alcools sur l’étagère du haut, notamment du Rémy Martin XO et du Martell Cordon Bleu. Au-dessous, dans un compartiment séparé, on reconnaissait du Courvoisier et du Hennessy.

Brock prit un verre et se versa une rasade de Rémy Martin.

-         C’est le XO, dit Broadus, qui eut l’air troublé pour la première fois.

-         C’est pour ça que j’ai l’intention d’y goûter.

-         Ce que j’en dis, c’est que vous ne voyez pas la différence et que vous n’avez donc aucune raison de boire du cognac à cent cinquante dollars la bouteille.

-         Tu crois que je ne vois pas la différence ?

-         Nullard, laissa échapper Edward Rees, sourire aux lèvres.

Brock croisa son regard, mais Reese continua à sourire.

-         Bâillonne-le aussi avec du ruban, dit Brock.

Gaskins s’exécuta. Puis il prit du recul. Brock but une lampée de cognac et fit tourner l’alcool dans son verre pendant qu’il lui parfumait la langue.

-         Pas mal du tout, ce machin-là, déclara-t-il. T’en veux un peu, mon pote ?

-         Non ça va répondit Gaskins.

[…] Brock but encore un peu de cognac, posa le petit verre t s’approcha de Chantel Richards. Il lui posa un doigt sur le visage, le glissa lentement sur sa joue. Elle piqua un fard et tourna la tête.

Broadus resta impassible.

-         Je te laisse le choix, reprit Brock. Ou bien tu me files ton fric ou bien je nique Chantel ici-même, sous tes yeux, d’accord ? Qu’est-ce que tu en penses ?

-         Allez-y. Si ça vous dit, invitez tout le quartier. Vous pouvez aussi vous l’envoyer.

Chantel le fusilla su regard.

-         Fils de pute !

-         Tu l’aimes pas ta copine ? s’enquit Brock.

-         Eh merde. La plupart du temps, elle ne me plaît même pas, la pétasse.

Brock se tourna vers Gaskins.

-         Sers un verre à la dame.

-         Qu’est-ce que tu veux, ma fille ? lui demanda Gaskins.

-         Du Martell, répondit Chantel Richards. Mettez-moi le Cordon Bleu. »


Note :  " Créée en 1912 par Edouard Martell, la cuvée Cordon Bleu s’est imposée comme une légende reconnue des connaisseurs les plus chevronnés. Elaborée avec plus de 150 eaux de vie, son palais dominé par les parfums des Borderies et son flacon resté fidèle à l’original en font une référence unique dans l’univers des Cognacs.
Il a d’ailleurs été consommé lors d’évènements exceptionnels : Le traité de Versailles en 1920, le voyage d’inauguration du Queen Mary en 1936, le périple de l’Orient Express en 1986...
Le Cordon Bleu est aussi une star de cinéma puisqu’on a pu le voir dans le chef d’œuvre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now ! "

www.martell.com/international-range-cordon-bleu.asp


QUESTION N°4
 : D
-         D comme Duras, les Côtes, mais pour Marguerite, qui écrivit son premier roman au château de Duras et lui emprunta son nom d’écrivain, quel était son patronyme de naissance ?

 

-         D comme Jacques Dupont Merveilleux du Vignoble, quel est le patronyme exact de l’Amiral à qui j’ai emprunté une partie du nom pour en affubler Jacques Dupont ?

-         D comme Dame-jeanne, qu’est-ce donc ?

 


Précision
 : dans la question N°3, concernant Carrefour, qui était fort imprécise, je précise que le dernier-né dont je demande le nom est une gamme de vin de pays. Vous pouvez rectifier votre réponse pour ceux qui auraient eu du mal à comprendre.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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