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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 00:06

L'Internet c'est good. Je ne vais pas cracher dans ma soupe : c'est grâce à ses gros tuyaux que je déverse tous les jours mes chroniques dans la tentaculaire Toile, mais les remous de ce que l'on appelle dans notre petit monde : "l'affaire Microsoft" m'amène à faire une proposition, que certains jugeront sans doute incongrue, remettre au goût du jour les hommes-sandwiches. Carton rouge : l'ANPAA va nous "mettre au tribunal" vous allez me rétorquer. Rassurez-vous mon intention n'est pas de ressortir de la naphtaline des gars payés trois francs six sous pour se trimballer sur les trottoirs avec des panneaux dans le dos. Non, non, trop ringard, trop en décalage avec le statut de notre nectar le style Primior versus Bercy. La tendance sur le trottoir c'est la bimbo aux couleurs de la marque, parfois sur roller, qui vous distribue toutes dents dehors des petits PQ pour le téléphone portable ou l'abonnement canon à un distributeur d'accès internet. Moi mon truc c'est de transformer, monsieur et madame tout le monde en homme-sandwich. Pour ce faire 2 vecteurs : le sac et le tee-shirt.



Pour le sac, pas le pochon plastique de bout de caisse, non le vrai sac à provisions réutilisable, sympa, décalé ou engagé et surtout siglé. On va encore dire que je délire. La réponse est non, à condition bien sûr de passer entre les gouttes des interdictions édictées par les lois et de le vouloir. Les conseillers fiscaux sont des as de ce type de pratique : où comment aller se réfugier dans les niches fiscales pour ne pas payer d'impots alors que nous, sur les sujets qui fâchent, on y va toujours avec nos gros sabots. Je m'explique. Le durable a le vent en poupe. Le MEL, toujours à l'affut des vents portants, l'a bien compris en supprimant les sacs de caisses et en proposant le sac réutilisable orné du logo Leclerc. Gagnant sur tous les tableaux : économies et des clients transformés en homme-sandwiches pour le compte de l'enseigne. Alors pourquoi pas nous avec des formules du type : " nos vignes sculptent vos paysages..." ou, si nous ne traitions plus la question des pesticides par dessus la jambe " comme vous nos terroirs préservent la nature..." ou " le durable est notre affaire : le vin est aussi vieux que le monde..." Bien sûr les ricaneurs vont ricaner, les plus gentils vont dire que je suis givré, les moins sympa qu'il faut m'enfermer... Peu m'importe, mais je ne vois pas au nom de quoi nous aurions la vigne et le vin honteux, nous ne sommes pas des marchands d'armes ou de drogue légale, et que nous restions là à nous lamenter. L'opération pourrait, bien évidemment, sortir de nos belles frontières pour essaimer sur le vaste marché de l'Union Européenne. On va me rétorquer que tout cela est bel et beau mais : qui va décider ? Qui va payer ? Bonne question, en l'état des lieux la réponse est connue : personne !

Tout le monde ou presque dans notre beau secteur se fout comme de sa première chemise d'épouser les contours du temps, de participer à la mouvance de l'opinion, d'être un acteur attentif des préoccupations de la vie des gens. Chacun dans son coin on vend du vin, point. Fort bien, mais n'être perçu que comme des marchands de vin nous place dans la ligne de mire des hygiénistes, des prohibitionnistes, de toutes les ligues de vertu, qui elles savent à merveille mobiliser l'opinion publique contre ces affreux qui alcoolisent notre beau pays. Tant que nous resterons bien au chaud entre nous, tant qu'aucune action d'envergure en direction de l'opinion publique ne sera menée pour mieux expliquer ce que nous sommes, ce que nous faisons, ce que nous apportons au pays, nous continuerons de subir. La politique à courte vue des grandes Interprofessions arqueboutées à leur pré-carré, à leur vision étroite, à leur défense d'une ressource qui est pourtant un quasi-prélèvement obligatoire, rien d'intelligent n'est envisageable. Attention, je n'appelle pas de mes voeux la création d'un zinzin national supplémentaire avec siège social, plaque de cuivre, budget de fonctionnement et tout ce qui s'ensuit. Absolument pas, mon souhait est que l'ensemble des bailleurs de fonds, des décideurs professionnels  se réunissent pour mettre en commun les moyens nécessaires à un travail de fond auprès de l'opinion publique pour que notre produit soit traité par les décideurs publics nationaux, communautaires et internationaux, sans ostracisme ni diabolisation.  
 

 

 

 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

tchoo 14/06/2008 10:28

Très bonne idée!j'adhère!

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