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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 00:03


Non, non, je ne fais pas dans le porno zoologique, c'est écrit dans le très sérieux journal Le Monde : " Il n'y a pas de sot métier. Le héros de ce film dérangeant masturbe les dindons dans un hangar, en Ardèche, afin de recueillir leur sperme et d'inséminer des dindes..." signé Jean-Luc Douin.

 

Pour vous prouver ma bonne foi je vous cite aussi  Télérama, l'organe des biens-pensants, ex-membre, avant de tomber dans l'escarcelle du Monde, du groupe la Vie Catholique, qui sous la plume de Pierre Murat, se fait plus précis : " Masturber les dindons, c'est pas un métier. Pourtant, c'est ce que fait Etienne, chaque jour : il branle des mâles trop nourris, donc trop lourds pour pouvoir s'accoupler, toujours habillé de vert, parce que les dindons aiment cette couleur. "Quand ils te voient, ils te prennent pour une dinde? " persifle Claire, sa femme, qui, après avoir ironisé, puis patienté, finit par désespérer..."


2406.jpg

 

C'est donc un film : " La part animale " de Sébastien Jadeau, inspiré par un roman d'Yves Bichet Folio Gallimard.

 

Comme nous sommes samedi, qu'il fait plutôt gris, du moins à Paris, vous pouvez vous offrir une petite toile pour voir " un premier film ambitieux, original. On l'eut aimé moins glacé, plus fiévreux, plus emporté. Mais on y perçoit un sens de l'étrange, proche du fantastique..." dixit Murat.

 

Pour l'histoire Douin explique : " Etienne (le masturbateur) est l'employé d'un fermier prédateur, irrascible, prompt à humilier son subordonné. Le boss est d'autant plus ténébreux que Brigitte, son épouse, naïve adepte de la romance, le trompe avec un ami du coin, marchands de biens, séducteur cynique..." Le sujet central de ce film, comme l'indique le titre c'est " le goût fasciné des auteurs pour cette zone trouble où la part humaine de l'être frôle sa part animale" c'est toujours Murat qui écrit.

 

Enfin, pour finir, je ne résiste pas au plaisir de citer une tirade de JL Douin : "Du côté du chef d'entreprise (le fermier prédateur), le culte du profit, l'appât du gain, l'obsession de l'efficacité industrielle, qui le pousse à sacrifier les produits les moins rentables et à castrer chimiquement les mâles. Du côté d'Etienne, un perfectionnisme aveugle qui lui fait tout accepter, candidement, jusqu'au moment où sa conscience bascule."

Bon, bref, si vous me trouvez totalement déconnant, hors sujet, faites ce que vous voulez de votre journée mais n'oubliez pas, quand vous irez dans un bistrot, de demander du vin chaud. Si y'en pas, protestez ou mieux, proposez de fournir ce qu'il faut (liquide, recette et verre) pour que le bistrotier en propose à sa clientèle en manque de calories. Dans ma bonne ville, c'est à la carte dans beaucoup de lieux mythiques : le Flore, le Sélect, la Closerie des Lilas alors pourquoi le bar des Sports de Capendu ou le café de la Marine du Conquet ne s'y mettraient pas eux aussi. Suffit pas de toujours se plaindre que les z'hygiénistes font que nous embêter faut aussi se bouger le popotin. Moi j'me contente de siroter et c'est déjà pas si mal : je suis un bon carburateur...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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JR 27/10/2007 02:10

Tout à fait de saison, le vin chaud. Dans ma bonne ville de la Rochelle, sur le marché de La Pallice, le viticulteur qui vient tous les dimanche matin de Saint Philbert de Grandlieu vendre son muscadet offre gracieusement le vin chaud à sa clientèle potentielle et à l'ostréiculteur (de Bourcefranc) qui occupe le stand voisin.Ca favorise la carburation.......

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