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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 06:00

Igor Sikorsky

« Le rapport mathématique entre les ailes et le poids du bourdon nous démontre que voler lui est impossible mais le bourdon l'ignore, c'est pourquoi il vole » Igor Sikorsky.

 

Ou comme l’exprime Mark Twain: «Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait», une citation qui pourrait être complétée par une autre de ses maximes: «Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l’ignorance et la confiance.»

 

Au temps où je me donnais l’illusion du pouvoir j’ai souvent emprunté l’hélicoptère pour aller à Bruxelles en Puma, pour me rendre dans la France profonde ou à des Congrès avec mes ministres, pour survoler la Corse, pour aller au nord en Nouvelle-Calédonie, en Guyane au-dessus de la forêt tropicale…

 

Avec l’hélicoptère on découvre la mosaïque de la campagne française, les fleuves, les villes et villages, les monts et les vallées, souvenir aussi de faire le tour  au-dessus du Mont Saint-Michel par un temps lumineux, mais aussi deux grandes peurs : un Epinal-Grenoble par temps de brouillard où nos deux pilotes militaires se guidaient à vue grâce aux lignes de chemin de fer, les rivières et les grands axes routiers, un survol de l’estuaire de la Gironde alors que le co-pilote s’inquiétait à la radio de la perte de pression d’un des moteurs. Roland Dumas étudiant le russe en face de moi lors d’un déplacement à Bruxelles pour la négociation d’élargissement à l’Espagne et au Portugal dans un gros Puma qui, au décollage, lève d’abord son gros cul. La splendeur de la Corse, un coup de foudre pour ce pays jamais démenti.

 

Mais ce n’est pas pour vous conter ma vie que ce matin je viens vous parler d’Igor Sikorsky, né le 25 mai 1889 à Kiev, le plus jeune d’une famille de cinq enfants, il grandit dans un milieu qui cultive la curiosité intellectuelle. Enfant, il se passionne pour l’aviation à travers des romans de Jules Verne et des écrits relatant les travaux de Léonard de Vinci sur l’hélicoptère. Son père était médecin et professeur de psychologie. Sa mère était également médecin mais n'a jamais exercé professionnellement. Son grand intérêt pour l'art et pour la vie et l'œuvre de Léonard de Vinci a sans aucun doute stimulé l'intérêt précoce de son fils pour l'expérimentation de modèles de machines volantes; quand il avait 12 ans, il a fait un petit hélicoptère à propulsion en caoutchouc entraîné par un élastique.

 

Surnommé « Le Prince des hélices », Igor Sikorsky, était fasciné par le travail accompli jusque-là par les frères Wright et par le comte Ferdinand von Zeppelin. Après avoir obtenu son diplôme du Petrograd Naval College, il s'est rendu en Europe pour étudier l'ingénierie et l'aviation à Paris. En 1907, il est rentré chez lui à Kiev où il a terminé ses études au Collège de génie mécanique de l'Institut polytechnique.

 

Revenu à Paris avec des plans pour construire un hélicoptère. Les ingénieurs tentaient de construire un tel appareil depuis des années, le premier ayant volé - sans succès - en 1907 par le Français Paul Cornu. D'autres ont également connu un succès limité. Mais il y avait encore trop de problèmes avec les conceptions existantes pour les rendre vraiment viables.

 

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Sikorsky avait acheté un moteur Anzani de 25 chevaux en Europe et l'avait ramené à Kiev pour se rendre au travail. Son premier modèle d'hélicoptère a échoué. Il décide d'essayer un engin à voilure fixe. Sa première tentative, le S-1, échoue car il a utilisé un moteur insuffisamment propulsé. Mais sa deuxième tentative, le S-2, fut un succès. Il a continué à acquérir des informations et à améliorer ses modèles d'avion. Il avait également acquis sa licence de pilote. Son cinquième avion, le S-5, attira l'attention nationale. Son sixième avion, le S-6-A, lui a valu la plus haute distinction à l'Exposition de l'aviation de Moscou de 1912 et le premier prix d'un concours militaire à Petrograd.

 

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Ce succès le conduit à être nommé à la tête de la division de l'aviation de la Russian Baltic Railroad Car Works. C'est là que Sikorsky a commencé à concevoir le premier avion multimoteur, «Le Grand», un avion de passagers luxueux, révolutionnaire pour l'époque. Il a ensuite conçu l'Ilia Mourometz, qui a servi de modèle à plus de 70 versions de bombardiers utilisés pendant la Première Guerre mondiale. Il lance alors le projet audacieux du premier quadrimoteur jamais conçu, un avion géant baptisé Le Bolchoï, et aux dimensions inédites pour l'époque – 20 mètres de longueur pour une envergure de 27,50 mètres et une masse de 4,2 tonnes –, qui effectue son premier vol le 13 mai 1913. Suit un deuxième prototype qui, le 29 juin 1914, accomplit un raid de 3 000 kilomètres avec escales.

 

Centenaire du quadrimoteur Vitiaz d’Igor Sikorsky

 

La révolution de 1917 stoppe sa carrière, il part en France pour construire des bombardiers pour la guerre, qui a pris fin un an plus tard. Il émigre ensuite aux États-Unis en 1919, où il a commencé à enseigner les mathématiques. En 1923, il avait recueilli suffisamment d'argent pour établir sa propre compagnie d'aviation, la Sikorsky Aero Engineering Corporation, à Long Island. La société a d'abord produit le S-29-A entièrement métallique, suivi par des hydravions bimoteurs S-38 en 1929, que Pan American Airways a utilisés pour effectuer des liaisons vers l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud.

 

Sikorsky acquiert la citoyenneté américaine en 1928.

 

Cette année-là, la Sikorsky Aviation Corporation est devenue une filiale puis une division de l’United Aircraft Corporation, et déménage à Stratford, Connecticut. En 1931, la société a produit les premiers S-40, ou «American Clippers», qui ont ensuite été utilisés pour effectuer des vols transatlantiques et transpacifiques. Sikorsky a construit une série de ces «hydravions», sa dernière version, le S-44, a fourni le moyen de transport transatlantique le plus rapide disponible depuis des années.

 

Sikorsky continuait de rêver de construire un hélicoptère performant. Il n'avait jamais cessé de noter ses idées de design. Il en avait même breveté certains. En 1939, il atteint son objectif. Il a terminé le VS-300, pilotant lui-même l'engin lors de son premier vol cet été. Le VS-300 sera plus tard connu comme le premier hélicoptère à succès des États-Unis et servira de modèle à tous les hélicoptères à rotor unique d'ici 1940. L'un des détails de conception les plus importants de l'hélicoptère de Sikorsky était son utilisation d'un rotor de queue pour fournir une poussée dans le sens opposé au couple créé par le rotor supérieur. Ce modèle était le premier qui ne nécessitait pas deux rotors contrarotatifs pour annuler le couple. La conception innovante de Sikorsky a rendu l'engin plus léger, plus simple et plus facile à contrôler.

 

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Des contrats militaires ont propulsé l'hélicoptère dans une production à grande échelle, à commencer par le XR-4. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'armée américaine avait acheté plus de 400 hélicoptères Sikorsky. L'avion offrait des avantages importants dans de nombreux types de situations militaires, en particulier des missions de sauvetage.

 

Sikorsky a été récompensé par d'innombrables honneurs et récompenses au cours de sa vie, tels que la médaille nationale des sciences, le trophée commémoratif des frères Wright, l'intronisation au Temple de la renommée aérospatiale internationale et au Temple de la renommée de l'aviation. On disait qu'il était un homme bon et spirituel qui s'intéressait à la philosophie et à l'effet de la science sur l'humanité.

 

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Il a écrit deux livres, "Le message de la prière du Seigneur" et "La rencontre invisible". Sikorsky a officiellement pris sa retraite en 1957, mais il a continué à travailler comme consultant jusqu'à sa mort en 1972, à l'âge de 83 ans. La Sikorsky Aircraft Corporation continue opérant à Stratford, en tant que division d’United Technologies, c'est le plus ancien fabricant d'hélicoptères au monde.

 

L'aéroport international "Kiev" (Zhulyany) porte le nom d'Igor Sikorsky. Le nom de I. Sikorsky a également été attribué à l'Université technique nationale d'Ukraine, "Institut polytechnique de Kiev".

 

Lire ICI 

 

Idriss Aberkane rappelle que «notre cerveau fait peser nos échecs passés sur nos tentatives futures. Ainsi, si une série de petites victoires faciles donne élan à notre succès, une série d’échecs brise notre moral». En somme et comme le dit avec justesse le psychologue Idries Shah, «vous avez peur de demain? Pourtant, hier est encore plus dangereux».

Cette règle est bien connue en géopolitique.

 

«Bismarck, avant de s’attaquer à la France, commença par galvaniser ses armées en défaisant le Danemark. Massoud forma ses groupes de combat en Afghanistan en leur proposant d’abord de petites victoires accessibles.»

 

Redécouvrir le pouvoir de l’ignorance

 

Comment se sort-on des situations dans lesquelles les épreuves que nous affrontons tendent à détruire notre confiance en nous?

 

«Il est nécessaire d’arrêter de scruter son rétroviseur et commencer à accepter ce paradigme: mon passé n’est pas égal à mon avenir», répond Hal Elrod.

 

Henri Michaux prodigue, quant à lui, le conseil suivant: «N’apprends qu’avec réserve. Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre ce que, naïf, soumis, tu t’es laissé mettre dans la tête – innocent! – sans songer aux conséquences

 

Anaya Ellic est un parfait exemple de bourdon achevé. Cette fillette a reçu en 2016, alors qu’elle n’était âgée que de 7 ans, le prix spécial Nicholas Maxim pour l’excellence de sa calligraphie. Sa particularité? Elle est née sans mains et n’utilise pas de prothèses pour écrire. Elle se munit simplement d’un crayon qu’elle coince entre ses deux bras. Son handicap ne l’a toutefois pas empêché d’avoir la meilleure écriture de sa classe. La phrase de Jean-Paul Sartre trouve ici toute sa pertinence, «l’important n’est pas ce qu’on a fait de moi; mais ce que je fais moi-même de ce qu’on a fait de moi».

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commentaires

pax 07/02/2020 23:49

C'est Picasso rétorquant à un commentaire qu'on lui rapportait et qu'on entendait souvent dans ses expositions. " Mon gamin de 10 ans en ferait autant " Non disait il, à 10 ans je peignais comme Velasquez et j'ai mis 40 ans pour peindre comme cela.

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