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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:35
« On ne veut pas de problèmes, vous savez, on est plus traqué que les bandits! » Vincent Pousson tel le concombre masqué nous mène chez son dealer de pibales.

Je m’inquiétais, Vincent Pousson depuis son grand retour en Gaule serait-il atteint du syndrome de la page, lui si prolifique, hormis ses vœux qu’il m’a expédié le 11 janv. 2019 à 05:36 En 2019, ne jamais laisser s'éteindre la lumière, une seule chronique sur son terrain de jeu préféré : des idées liquides& solides

 

Je me suis dit : il bosse puisque le 14 janv. 2019 à 19:56 il m’envoyait une bouteille à la mer m’invitant à me jeter dans la gueule du Loup.

 

 

« À Paris, il y a quelques années, on aurait dit un pop-up, ici dans les garrigues montpelliéraines, on va appeler ça une association de malfaiteurs. Anne-Sophie Anache, la plus barcelonaise des sommelières mexicaines (un peu agathoise sur les bords aussi…) et Vincent Pousson, le rêveur professionnel d'Idées liquides & solides viennent foutre le feu au Pic Saint-Loup pour fêter Millésime Bio et sa cohorte de offs.

 

Le feu, donc, chaud comme la braise (de vigne) sur laquelle, après une rafale de tapas occitanes, naturelles, Vincent, Aurélien et Julien grilleront ensemble tout ce qui nous chante, cochons de montagne, bœufs racés, légumes du jardin et peut-être même poissons ruisselants (si le vent veut bien se calmer et permettre à nos pêcheurs héraultais de sortir en mer!)

 

Le feu, et de quoi l'éteindre (enfin bon…), des beaux canons, petits ou grand, jeunes ou vieux, locaux mais pas que, dénichés par Anne-Sophie et Sophie, pour une grande java du jaja »

 

Fort bien me dis-je mais bon un Pousson muet de la plume c’est comme un Macron s’abstenant de faire de la provocation, on dit dans le monde parisien boboïsé, foodïsé, perfusé de vin nu d’évier, que vénère notre Pousson, qu’il est disruptif ! (1)

 

Vous comprenez alors aisément mon inquiétude, l’angoisse me rongeait.

 

Dans ma Vendée crottée on aurait dit : « Le Pousson ça durera aussi longtemps que les contributions indirectes… »

 

Pour les petites louves et petits loups incultes, qu’adore notre Pousson, je signale que le Service des Contribution Indirectes traquaient en mon vieux pays la fraude à la goutte des bouilleurs de cru (mon père étant bouilleur ambulant, j’étais aux premières loges)

 

Mon petit rappel historique n’est pas innocent car en un vendredi pluvieux et venteux alors que je suis plongé dans la lecture d’un roman danois qui a pour fond les Brigades Internationales luttant contre Franco, et que je fais pause en consultant mon fil Twitter,  que vois-je ?

 

Une chronique du 31 janvier qui enfin parvenait jusqu’à moi (dans le temps c’était sitôt écrit sitôt Twitté)

 

Un titre très Poussonnien : Mais arrêtez donc d'emmerder les Français !

 

Un soir de 1966, Pompidou était alors Premier ministre… un chargé de mission à Matignon du nom de Jacques Chirac, présente à son patron une pile de décrets à signer. Colère de Pompidou, rapportée par Chirac : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays »

 

C’est du pur Pousson…

 

 

« La crue couleur café-au-lait de l'Adour a dévoré une partie du jardin et des prés environnants, devenus mangrove. Les palombes et les ramiers s'en foutent, les bœufs de Chalosse un peu moins. Debout dans sa cuisine, le type est solide. C'est de rugby d'ailleurs qu'il est question (pas du XV de France et des conneries du genre, juste du club du village) alors qu'à l'heure de l'apéritif, nous poussons la porte de sa maison. Sa maison, par parenthèse, ne la cherchez pas sur les photos qui illustrent cette chronique. Vous ne la verrez pas, pas plus que vous n'apercevrez le gaillard qui me tend une pogne vigoureuse mais vaguement méfiante, bien que celui qui m'accompagne, un habitué, l'a rassuré au téléphone, lui précisant (parole d'honneur) que je n'étais pas "un Parisien".

 

Ne ricanez pas, l'absence de clichés témoignant de cet étonnant moment n'est pas du à l'abus de blanc landais moelleux, virilement servi et resservi à ras le buvant par notre hôte. C'est juste sa volonté, une demande expresse. "On ne veut pas de problèmes, vous savez, on est plus traqué que les bandits!"

 

Il est vrai qu'on vient ici au bord de la rivière instable comme on se rend chez un dealer. Une drogue de riche, autrement plus rare que la désormais démocratique cocaïne. Regardez comme ça bouge, regardez comme c'est beau! 

 

Philippe G.* vend des pibales. Le pire d'ailleurs, c'est qu'il ne les vend pas illégalement. Il est pêcheur professionnel, j'ai vu sa carte officielle. Il m'a d'ailleurs fait une facture en bonne et due forme, loin du temps où l'on se glissait quelques images dans la poche, comme je l'ai connu, par exemple, au marché de Saint-Vivien en bas-Médoc dans les années quatre-vingt-dix. »

 

La suite ICI 

 

La pêche à la pibale autorisée du 1 novembre au 31 mars

 

Jusqu’aux années 1970, appelées « plat du pauvre » les civelles ou pibales étaient en surpopulation, n’avaient aucune valeur financière, et étaient consommées d’octobre à avril par tous, données même aux animaux de basse-cour.

 

L’anguille était considérée comme nuisible.

 

Depuis ces années-là, en particulier avec une accélération folle depuis les années 1990, la demande n'a cessé d'augmenter : espagnols et japonais raffolent des civelles et la Chine en recherche pour l'élevage d'anguilles.

 

La demande a fait exploser les prix, engendrant la surexploitation, le braconnage massif de tous ceux en quête d'un enrichissement facile, souvent encouragé ...

 

Mais la ressource, en diminution constante depuis 20 ans a brutalement plongé ces dernières années. Les avis, bien sûr, s'opposent : surexploitation des pêcheurs professionnels, braconnage (estimé par certains au même niveau que la pêche professionnelle), causes naturelles (variations des courants océaniques, qualité des eaux estuariennes)...

 

Il faut savoir que l'enjeu est d'importance : si l'on sait élever les civelles pour en faire des anguilles (qui peuvent alors atteindre en élevage 3,5 kg), on ne sait toujours pas faire reproduire des anguilles en captivité pour donner naissance aux civelles . S'il n'y a plus de civelles venant des Sargasses il n'y aura plus d'anguilles ...

 

Pêche traditionnelle à pied

 

Les amateurs ne peuvent pécher que depuis la rive, avec une licence, difficile à obtenir, et uniquement depuis certaines rives privées hors estuaire et sous certaines conditions précises (voir sur le site de la fédération de pêche de Gironde)

 

Cette pêche se pratique en général la nuit, de préférence par temps doux avec un vent de sud-ouest.

 

Lorsque la marée montante fait entrer les civelles dans les canaux et rivières, le pêcheur, éclairé par une lampe posée non loin et chaussé de cuissardes sur la berge face à l’eau, tamise celle-ci à contre-courant, avec dans les mains une grande "épuisette à pibales", le pibalour. Celui-ci est régulièrement vidé dans une caisse équipée d'un tamis ne laissant entrer que les pibales et permettant de remettre à l'eau les autres espèces d'alevins.

 

La pêche depuis un bateau

 

Elle est réservée aux professionnels.

 

Certains de ceux-ci utilisent depuis 1996 un procédé de pêche appelé le drossage : le bateau, de moins de huit mètres et de moins de cent chevaux, déploie latéralement deux grands filets de 1,2 m de diamètre maximum, véritables "tamis" à mailles très serrées (la civelle mesure moins de 1 cm !) et avancent à contre-courant, 'filtrant" le maximum d'eau pour capturer un maximum de civelles.

 

C'est cette technique, considérée comme trop "productiviste" que certains voudraient voir disparaître en cherchant à faire annuler l'arrêté préfectoral autorisant le drossage en Gironde.

 

  1. « En continuant de “disrupter”, Macron semble défier toutes les lois dont ont été victimes ses prédécesseurs »

ICI 

 

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », observe qu’en dépit d’une communication chaotique, le président pourrait gagner la bataille du grand débat. En attendant, il remonte dans les sondages.

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