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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 06:00
Et vous prendrez bien un petit vert, le cannabis, nouvel eldorado des géants de l'alcool ? Qu’en pensent les chefs de l’ANPAA adeptes de la lettre ouverte à Mme Buzyn ?

Alors que nos amis hygiénistes montent au créneau : Alcool: un lobby au cœur de l'Etat

 

« Ils poussent un cri de colère: les médecins spécialistes des addictions protestent contre l'absence de politiques publiques destinées à réduire la consommation excessive d'alcool. C'est également ma propre expérience en tant que conseiller médical addictions à la direction générale de la santé du ministère de la santé (2009-2016). » 12 OCT. 2018 par ALBERT HERSZKOWICZ ICI 

 

C’est Audrey Bourolleau qui est dans le cœur de cible, donc le vin…

 

Pourquoi ?

 

Tout simplement, comme dans le cas du glyphosate qui n’est pas cher, donc beaucoup utilisé, les petits vins pas chers sont à la portée de toutes les bourses, ce qui n’est pas le cas des spiritueux lourdement taxés.

 

La comparaison avec la taxation du tabac pour en réduire la consommation est séduisante mais ne tient pas à l’analyse. Même plus lourdement taxés, au degré d’alcool, beaucoup de vins resteront accessibles et, comme toujours, nos mécaniciens du corps alcoolisés masquent leur impuissance face aux causes profondes de l’alcoolisme par un activisme échevelé. Ne leur en déplaise ce n’est pas le flacon qui fait l’alcoolique, lorsque j’étais coopérant en Algérie, le régime Boumediene avait proscrit le vin et les spiritueux, les addicts absorbaient donc de l’alcool à brûler.

 

Que le vin contienne de l’alcool c’est une évidence scientifique mais, comme le fait l’ANPAA, et les signataires de l’appel à Buzyn ci-dessous, ce sont toujours les mêmes d’ailleurs, concentrer les actions sur sa promotion c’est se donner bonne conscience à bon compte et surtout se donner des munitions pour faire bouillir leur petite marmite.

 

LETTRE OUVERTE A MADAME AGNES BUZYN, MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ signé ANPAA :

 

« Madame la Ministre, protégez les Français des dangers de l’alcool ! » ICI

 

Bernard Basset, vice-président de l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) – 07 86 55 54 53

 

Amine Benyamina, professeur de psychiatrie et d’addictologie, université Paris-XI – 06 84 49 41 46

 

Gérard Dubois, professeur de santé publique, Académie de médecine – 06 86 46 93 79

 

Serge Hercberg, professeur de nutrition, université Paris-XIII - 06 11 02 31 47

 

Catherine Hill, épidémiologiste – 06 74 67 42 10

 

Albert Hirsch, professeur de pneumologie, université Paris-VII, administrateur de la LNCC

 

Michel Reynaud, professeur de psychiatrie et d’addictologie, président du Fonds Actions Addictions – 06 08 64 65 68

 

Nicolas Simon, professeur de médecine à Marseille, président de l’ANPAA – 06 33 39 17 65

 

Pendant ce temps-là « … par peur de voir les jeunes délaisser bières et cocktails pour les joints ou les boissons à la marijuana, ou pour simplement profiter d'un marché prometteur, le cannabis est devenu un continent à explorer pour les géants de l'alcool.

 

Certains ont résolument sauté le pas, à l'image de Constellation Brands, la maison mère des bières Corona et de la vodka Svedka, qui a investi plus de 4 milliards de dollars dans une société canadienne spécialisée dans la drogue douce, Canopy Growth.

 

Le secteur du cannabis est "potentiellement l'une des opportunités de croissance les plus importantes de la décennie à venir", expliquait son PDG, Robert Sands, début octobre. Le marché devrait atteindre 200 milliards de dollars dans quinze ans et "s'ouvre beaucoup plus rapidement que prévu", faisait-il valoir.

 

Après l'Uruguay, le Canada deviendra mardi le deuxième pays au monde à autoriser l'usage récréatif du cannabis. Aux États-Unis, si la consommation récréative et/ou thérapeutique de la marijuana reste illégale au niveau fédéral, elle est autorisée dans plusieurs États.

 

Et, au-delà des traditionnels joints et brownies à l'herbe, les amateurs de haschisch deviennent de plus en plus créatifs. Fumer du cannabis reste le plus courant, mais on peut aussi le vaporiser, le manger sous forme de bonbons ou de glace, l'appliquer en crème. Ou le boire.

 

"Sans lendemain difficile"

 

Diageo, le numéro un mondial des spiritueux avec par exemple la vodka Smirnoff et le whisky Johnny Walker, serait selon l'agence Bloomberg en discussions avec des producteurs canadiens de cannabis. Contactée par l'AFP, la société a seulement indiqué qu'elle surveillait le secteur "avec attention".

 

Le brasseur Molson Coors a aussi annoncé cet été la création d'une coentreprise avec le groupe canadien The Hydropothecary Corporation (THC, comme le principe actif du cannabis).

 

D'autres hésitent encore.

 

Le PDG de Pernod Ricard, Alexandre Ricard, a ainsi expliqué fin août que son groupe regardait "de près" ce marché et cherchait surtout à comprendre si la légalisation du cannabis pouvait déboucher sur une éventuelle "cannibalisation" de la consommation des spiritueux haut de gamme.

 

L'expérience donne pour le moment des résultats contrastés.

 

Une étude menée par des chercheurs des universités du Connecticut et de la Georgie a conclu à une baisse de 12,4 % des ventes d'alcool dans les comtés américains où avait été autorisé le cannabis thérapeutique.

 

Mais d'autres observateurs, dont la fédération professionnelle des spiritueux aux États-Unis, affirment que les ventes n'ont pas été touchées.

 

« Il est encore trop tôt pour tirer une conclusion dans un sens ou dans l'autre », estime Keith Villa, un brasseur du Colorado. Créateur de la Blue Moon, l'un des grands succès de la décennie, il s'apprête à commercialiser, dans des officines spécialisées de son État, une bière sans alcool infusée au THC, la substance psychoactive qui fait planer.

 

« Comme avec une bière normale, le THC produit une sensation de stimulation, sans les éventuels lendemains difficiles », remarque-t-il.

 

Bières au chanvre

 

Même s'il est techniquement possible de mélanger alcool et cannabis, il ne s'est pas engagé dans cette voie. C'est illégal aux États-Unis, et "les réactions dues à l'alcool et au cannabis peuvent, combinées, s'aggraver".

 

Il est déjà possible de siroter des bières infusées au chanvre et contenant du cannabidiol (CBD), un principe non psychoactif qui apporte le goût de la marijuana sans l'effet d'euphorie.

 

D'autres boissons non alcoolisées sont infusées au THC.

 

Le brasseur néerlandais Heineken, sous la marque Lagunitas, commercialise ainsi depuis juillet, dans des boutiques spécialisées en Californie, Hi-Fi Hops, une eau gazeuse au goût de houblon et contenant le composant faisant planer.

 

Le plus important distributeur de vins et spiritueux en Amérique du Nord, Southern Glazer, a pour sa part créé une filiale spécialement dédiée à la distribution de cannabis au Canada.

 

Les géants du soda, qui pâtissent d'un certain désintérêt pour les boissons les plus sucrées, ont aussi récemment fait part de leur intérêt pour le secteur. Coca-Cola envisage des breuvages "bien-être" au CBD, tandis que Pepsico "se penche sérieusement" sur le sujet.

 

Les analystes de Canaccord Genuity prédisent que les ventes de boissons infusées au THC ou au CBD devraient atteindre 600 millions de dollars en 2022.

 

Les brasseurs ont d'autant plus intérêt, selon eux, à se pencher sur ce marché que la croissance des bières artisanales s'est tassée.

 

La fédération professionnelle des spiritueux ne souhaite pour sa part pas prendre position sur la légalisation du cannabis. Elle appelle à une législation sur la marijuana aussi ferme que pour l'alcool en termes de taxation, d'âge légal ou de limite au volant.

 

13/10/2018 06:50:23 -         New York (AFP) -         © 2018 AFP

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commentaires

pax 15/10/2018 08:00

Ou il est démontré combien l'approche monomaniaque des morticoles de service est vaine,inefficace et stérile.Le nez dans le guidon ils sont incapables de prendre de la hauteur .Prendre en compte d'autre composante du problème et notamment le facteur humain ne leur viendrait pas à l'idée. Leur absence de culture et/ou de mémoire leur fait oublier les conséquences des politiques d'interdiction pure et simple.Ainsi la prohibition américaine. Pascal et son " Qui veut faire l'ange, fait la bête" leur est inconnu.Ils nient ou ne veulent pas s'encombrer de paramètres irréductibles à une lecture primaire en noir et blanc, de leur dossier. On pensera ce qu'on voudra de l'irruption du cannabis dans la panoplie des plaisirs de la vie mais il est réjouissant de voir que c'est la vie qui prime et ,es qualité, refuse toute contrainte tel le cheval rétif, au licol, la selle ou la bride.De plus, ils devraient changer de communicants. Leur argument comme quoi le risque de cancer est significativement augmenté dés le premier verre est une foutaise, même si c'est vrai.Ils se ridiculisent car comme disait l'autre, tourner la clé de contact de sa voiture, augment significativement le risque d'un accident de bagnole.Et toc.

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