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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 06:00
André Fuster, poudres de perlimpinpin en tous genres, s'en branle un peu y boit pas du pinard pour sauver le Monde mais pour y prendre du plaisir.

J’adore « Dédé la science » y rate pas une occasion de moucher les morveuses et les morveux qui ramènent leur petite science de bobos parisiens ou girondins.

 

Incollable qu’il est le gars sur les produits de collage, avec lui pas de souci, j’ai l’impression de contempler l’armoire à pharmacie de mémé marie : tu acidifies avec de l’acide tartrique ou tu désacidifies avec du carbonate de calcium, du tartrate de potassium ou encore du bicarbonate de potassium…

 

Y me fait penser aux fonctionnaires du Ministère, ceux de la protection des végétaux, les vétérinaires-inspecteurs, les contrôleurs de tous poils, qui sont des bibles règlementaires, y peuvent te réciter le paragraphe 3 de l’article 5 tiret 4 modifiant le règlement communautaire n° avec plein de chiffres derrière.

 

Attention, je ne raille pas, y sont payés pour ça et le Fuster lui aussi pour vendre ses poudres faut bien qu’il sache où il met les pieds.

 

Donc, le Dédé, bordelais type non révisé, du genre à susciter le fameux Bordeaux bashing, est un sachant qui a viré un chouia sa cuti très récemment, normal voilà t’y pas que des Palmer, Latour virent à la biodynamie faut coller à la tendance.

 

La preuve :

 

« Bon, tout ça pour dire - encore une fois - que non non pas de souci : il y a plein de questions qui méritent d'être posées tant à propos des techniques viti vinicoles que de tel ou tel produit qui peut être (qui peut être, pas qui est systématiquement) utilisé pour telle ou telle raison dans telle ou telle circonstance.

 

Des questions méritent d'être posées, et appellent réponses. De vraies réponses. »

 

Ouais, ouais, j’adore, je savoure, je jouis, mais avant d’atteindre l’extase permettez-moi un retour en arrière.

 

Un de mes maîtres, grand professeur de Droit, m’avait donné ce conseil pour choper une bonne note : « faites une bonne introduction et une bonne conclusion, entre les deux c’est du remplissage… »

 

Fuster adopte la technique :

 

  1. Il commence par moucher « la petite nana » de Sud-Ouest

 

Ça attaque fort :

 

« L’offre des vins dépourvus de produits chimiques se multiplie. Voici ce qu’il faut savoir pour s’y retrouver dans le casse-tête des dénominations et des labels »

 

Oui, c'est l'entame d'un papier récemment paru dans Sud-Ouest.

 

Il est signé de Cathy Lafon, son titre ?

 

« Bio, vegan ou naturel… comment choisir son vin "écologique"? »

Lire ICI 

 

  1. Le milieu c’est ICI samedi 9 décembre 2017 Sud-Ouest, vraiment très très à l'Ouest ...

 

Grâce à Dédé vous saurez tout sur tout même ce que c’est que le goût, le sien bien sûr.

 

  1. La conclusion « Sur ce je vais m'oxygéner en allant boire un joli Jurançon sec dont je ne sais pas s'il est bio ou pas (et dont je causerai peut-être plus tard dans un billet un rien moins énervé mais aussi vachement moins drôle). Remarque vu qui me l'a vendu, bio peut-être l'est-il ? Mais on s'en branle un peu, en fait, car je bois pas du pinard pour sauver le Monde ni pour donner des leçons de philo, seulement pour y prendre du plaisir. »

 

J’espère, puisqu’il s’en branle, que ce n’est pas un plaisir solitaire réprouvé par le clergé, mais pour lui la messe est dite : retour à la case départ, il faut se poser les bonnes questions pour y donner de vraies réponses, surtout pas toucher au grisbi.

 

Ma pomme simple consommateur de vin, je ne vois pas au nom de quoi, dans les vignes, pour produire un objet non alimentaire de pur plaisir, on balance des produits toxiques (tête de mort sur les bidons) qui mettent en danger ceux qui les épandent, s’écoulent dans le sol et la nappe phréatique… Le sieur Fuster n’en vend pas, je crois, mais il s’en branle tout simplement. Ses produits à lui ne sont pas toxiques, ce sont de simples ajouts pour remettre des vins debout, moi ça ne me dérange pas je n’en bois pas (ces vins-là), mais pourquoi ne dit-on pas au cochon de payant, comme sur tous les autres produits alimentaires, ce qu’il y a dans le vin ? L’histoire de la surcharge de la contre-étiquette est une plaisanterie car il existe aujourd’hui des moyens simples pour que le consommateur désireux de s’informer puisse consulter.

 

Conclusion de cette petite passe d’armes girondine : comme le père Fuster va se branler de ce que je viens d’écrire, je jouis, vieux con que je suis !

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commentaires

pax 15/12/2017 07:03

Bien vu et bien dit . Et ce n'est pas nouveau : Le plaisir ne doit pas être rejeté ou méprisé : il est notre seul but, auquel vise même la vertu dit Michel de Montaigne. Et toc pour les pisses froid de toute nature qui régulièrement s'inventent des théories qu'ils voudraient universelles et qui n'ont pour effet que de nous gâcher les plaisirs: aujourd'hui les Vegan par exemple après tous ceux qui voudraient nous voir mourir en bonne santé.

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