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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:00
L’amour pour les cordons bleus du Président Macron : quel accord avec le vin Virginie Routis la sommelière de l’Elysée ?

Au soir du premier tour, les médias et les réseaux sociaux ont fait des gorges chaudes de la petite fête organisée par Brigitte et Emmanuel Macron, à la Rotonde, pour célébrer la qualification pour le second tour en pole position.

 

Le parallèle avec le Fouquet’s me parut bien exagérée, la Rotonde est certes l’une des dernières institutions d’un Montparnasse en déclin, mais ce n’est qu’une brasserie classique, sans grande originalité, tenue par des Aveyronnais depuis 3 génération.

 

Et ça va mal pour les grandes brasseries de Montparnasse : le Dôme, la Coupole...

 

« Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir y refaisaient le monde. Picasso y donnait ses rendez-vous en terrasse. « Modigliani y a vendu des dessins, poursuit Thomas Dufresne, historien, spécialiste de Montparnasse. Dans le roman La femme assise, du poète Guillaume Apollinaire, le café y figure ». Ainsi que dans « Paris est une fête » de l’écrivain américain Hemingway.

 

La mythique brasserie du Dôme va-t-elle disparaître ?

 

Cette institution, revendiquée comme la plus ancienne de Montparnasse, fondée en 1898 par l’Auvergnat Paul Chambon, tenue aujourd’hui par une famille et située à l’angle de la rue Delambre (XIVe), vient d’être placée en redressement judiciaire le 10 novembre 2016 par le tribunal de commerce de Paris.

 

Le 5 mai à Rodez, à l’issue de son meeting sur la place du Vigan à Albi, Emmanuel Macron a souhaité terminer sa longue campagne électorale à la table du Bowling du Rouergue.

 

« Je vous avais bien dit que je reviendrais».

 

Après une chaude poignée de mains avec Gilbert Bastide, infatigable « patron » de l’établissement, Emmanuel Macron s’est excusé de ne pas être « allé à Laguiole », non loin du fief familial du restaurateur.

 

« Ça m’a mis un bordel la dernière fois que je suis allé chez les Cantalous ! Vous avez vu à La Rotonde. Je suis allé chez vos copains, ça m’a mis un bordel international ! »

 

Et pourtant, selon Stéphane Bern présent :

 

À la Rotonde, « il y avait des radis et des croque-monsieur »

 

Marc Vigneau-Desmarest, lui aussi, a pris la défense du futur Président.

 

« Monsieur Macron, merci d’avoir fêté votre victoire au premier tour de l’élection présidentielle à LA ROTONDE !!! »

 

ICI 

 

Épisode passé à la trappe à la vitesse grand V.

 

Et ce matin, alors que je flemmardais au lit, dans la revue de presse de France Inter, j’entends que dans le documentaire de TF1 a diffusé le lundi 8 mai Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire sur la campagne du candidat désormais élu à la présidence de la République, une scène est devenue culte sur les réseaux sociaux : celle des cordons bleus.

 

Quèsaco ? Me dis-je…

 

J’ignorais ce qu’étaient les cordons bleus.

 

La séquence :

 

« Emmanuel Macron et son équipe rentrent du Touquet pour rejoindre le QG d’En Marche à Paris quand ils s’arrêtent pour déjeuner sur une aire d’autoroute. Celui qui ne sait pas encore qu’il sera qualifié le soir même pour le second tour passe commande en lâchant : « Moi, j’aime bien les cordons bleus. » «C’est avec le menu enfant» lui répond la cuisinière. Face à cette déception culinaire, le candidat se ressaisit : « Bon, je vais prendre le saumon alors… ».

 

Wikipédia

 

Le cordon-bleu est un plat préparé avec une escalope (de veau, de poulet ou de dinde) roulée autour de jambon et de fromage, puis panée.

 

On retrouve une origine du cordon-bleu en Suisse en tant qu'escalope viennoise farcie au fromage dans un livre de cuisine de 1949. On trouve une référence à un «cordon-bleu de poulet» dans le New York Times en 1967.

 

La suite ICI 

 

Je ne vais pas vous servir de la psychologie de comptoir sur les goûts d’enfant du nouveau Président, je laisse ce soin à l’aigre Onfray.

 

Notre Président aime le vin et Audrey Bourolleau : la Madame Agriculture d'Emmanuel Macron est une championne du vin ! ICI 

 

Donc je demande à la sommelière de l’Elysée Virginie Routis, la première sommelière de l’Elysée, de me faire un accord avec les cordons bleus du Président.

 

Depuis 2007, cette trentenaire est à la tête de la cave de la présidence de la République, qui compte près de 12 000 bouteilles. Un poste qui fait d'elle l’ambassadrice du vignoble français. ICI 

L’amour pour les cordons bleus du Président Macron : quel accord avec le vin Virginie Routis la sommelière de l’Elysée ?

La belle et triste histoire des Cordons Bleus

 

« Mes chers enfants,

 

Je vais vous raconter une histoire belle, mais un peu triste.

 

C’était il y a fort longtemps, bien avant l’invention des surgelés et du four à micro-ondes.

 

A cette époque, il n’y avait ni pizzas sous cellophane, ni lasagnes en barquette. Les gens ne mangeaient pas encore avec des couverts en plastique, ni dans des assiettes en carton.

 

Ils allaient au marché pour acheter des produits frais. A la maison, ils cuisinaient sur des gazinières, et mangeaient tous ensemble autour d’une table. C’était il y a très longtemps, à une époque où même le Coca-Cola n’existait pas, et où les enfants buvaient de l’eau.

 

Une personne faisant très bien la cuisine était appelée « Cordon-Bleu ». Cette drôle d’expression se référait au ruban bleu que portaient les titulaires de l’Ordre du Saint-Esprit, la plus haute distinction de la monarchie créée par Henri III. A l’époque, ruban se disait « cordon », d’où l’expression « Cordon-Bleu ».

 

Un jour,l’un de ces cuisiniers exceptionnels inventa un moyen particulièrement délicieux de préparer les escalopes de veau.

 

Un « escalope » est une mince tranche de viande, qu’on fait en général revenir dans du beurre, avec de la chapelure pour que cela croustille. Les meilleures escalopes sont les escalopes de veau. Ce sont aussi les plus chères, le veau étant une viande tendre et savoureuse, très recherchée.

 

Au lieu de faire cuire les escalopes directement dans la poêle comme c’était l’habitude, ce cuisinier eut l’idée de mettre sur chaque escalope une tranche de succulent jambon et d’un délicieux fromage venu des alpages suisses, le gruyère. Puis il les plia en deux, les roula dans la chapelure et les fit cuire dans du beurre, avec du sel et du poivre. Il les servit accompagnées d’une sauce à la crème fraîche, aux échalotes et au vin blanc.

 

Comme vous l’imaginez, le résultat fut exquis : le fondant de l’escalope de veau était redoublé par celui du fromage de gruyère. Le jambon tiède au goût relevé donnait du caractère. Les convives furent enchantés. En la mémoire de ce cuisinier, qui était un « Cordon-Bleu », la recette fut baptisée « escalopes Cordon-Bleu » et devint un plat traditionnel français servi dans les grandes occasions.

 

Puis un jour, des personnes eurent l’idée de fabriquer directement des escalopes Cordon-Bleu dans des usines. Le succès fut immédiat : on s’aperçut que c’était un plat idéal pour la restauration collective. Le cuisinier n’avait qu’à ouvrir le paquet, mettre les escalopes Cordon-Bleu à chauffer, et hop, c’était terminé. C’était dans les années 1980.

 

Les escalopes Cordon-Bleu, qui avaient été rares jusque-là, devinrent un plat de base dans les cantines scolaires et dans les menus les moins chers des cafétérias.

 

« Les moins chers ? Mais comment est-ce possible ? »

 

C’est bien simple : le veau fut remplacé par du poulet, puis par de la dinde, et enfin par une pâte à base de viande reconstituée, bien moins chère encore. Le gruyère fut remplacé, comme dans les « Cheese Burger » de McDonald’s, par un liquide gluant rappelant le fromage fondu. Le jambon fut remplacé par de la dinde également, cuite avec des arômes et des colorants pour rappeler le goût du jambon. Seulement les gens ne s’en apercevaient pas vraiment puisque, de l’extérieur, les « Cordons Bleus » (que l’on n’ose quand même plus trop appeler « escalopes »), avaient toujours la même apparence. Et pour que les gens aient l’impression de manger quelque chose de consistant, les Cordons Bleus furent recouverts d’une chapelure molle et huileuse, de plus en plus épaisse.

 

Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de salir une poêle pour les préparer puisque les Cordons Bleus peuvent être réchauffés directement au micro-onde !

 

Et pour les absorber, il suffit de ne pas penser à ce qu’on mange, en laissant par exemple la télévision allumée pour regarder le match de foot pendant le repas.

 

Quant aux enfants, la plupart mangent aujourd’hui des Cordons Bleus depuis le plus jeune âge. N’ayant aucune idée de ce à quoi ressemblait le plat à l’origine, ils ne voient aucune raison d’être malheureux. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Feuilly 14/05/2017 12:10

Mea culpa ! Je n'ai pas lu intertitre qui fait clairement allusion au Dôme. Mille excuses.

PS - En revanche, Gérard Tafanel était présent à la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron à l'Elysée...

Feuilly 14/05/2017 10:30

Cher camarade, j'ai le sentiment que tu commets une erreur en indiquant que La Rotonde est en redressement judiciaire : tu confonds avec Le Dôme qui l'est effectivement depuis novembre 2016. En revanche, je crois savoir que La Rotonde subit un redressement fiscal...

pax 14/05/2017 09:23

Tu as vraiment l'art de gratter où cela fait mal, cruel Taulier ! Et bien sûr un dimanche matin pour bien gâcher la journée. Les tristes vérités que tu rappelles et donc tu précises la chronologie me laissent sans voix. Laissons donc parler les autres. (Quand étudiera t on, en classe le : « si on aimait la France » de Bernard Maris.)
« La France est atteinte d'une surproduction de gens à diplômes, polytechniciens, économistes, philosophes et autres rêveurs qui ont perdu tout contact avec le monde réel. »
Mythologies (1957)
Roland Barthes
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