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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 08:00
CHAP.17 extrait sec, ha les François, le Fillon, celui qui laboure à droite et le Hollande celui qui sort du champ de mines

Hécatombe, ce fut d’abord à la Duflot de se faire virer par les écolos, et puis en deux coups de cuillère à pot, Sarko et par la bande le Juppé exfiltré vers Bordeaux. Puisque la messe était dite à droite, la meute médiatique s’aiguisait les ratiches sur le couple présidentiel, pas celui de Julie et de François, mais l’autre plus officiel avec Manuel. Ça tanguait dur. On ricanait. Les mules de droite, ce pauvre Jacob en tête, exultaient, rassemblée toute honte bue sous les ailes de l’ex-serviteur Fillon. Que du bonheur, chronique d’un désastre annoncé, sauf que le jeudi 1er décembre, la  veille de la date des coups d’État, notre François le débonnaire, alors que la salle des fêtes de l’Elysée regorge d’invités est arrivé quinze minutes avant l'horaire prévu, à 17 h 45, pour décorer de la Légion d'honneur six personnalités qui patientent déjà.

 

Ce sont ces dames du Monde et un monsieur Raphaëlle Bacqué, Bastien Bonnefous, et Ariane Chemin qui racontent.

 

« Depuis le matin, son agenda était resté étrangement vide. Une célébration en l'honneur des médaillés des Jeux olympiques et paralympiques de Rio de Janeiro, à 11  heures, et puis plus rien jusqu'à cette cérémonie, sous les tentures rouge et or.

 

À peine a-t-on noté qu'il flotte, dans ce vaste salon illuminé, comme un petit air de nostalgie. Un vague souvenir de moments d'insouciance, un bref retour aux sources. A côté de l'ancien patron Bernard Attali et de l'ex-ministre socialiste Thierry Repentin, qui attendent leur médaille, se tiennent deux hommes qui ont accompagné les premiers pas de François Hollande à l'Elysée, quatre ans et demi plus tôt.

 

Le premier est photographe : c'est Raymond Depardon. Il est l'auteur du cliché officiel du président, celui qui orne toutes les mairies de France, curieuse image d'un chef de l'Etat un peu raide, dans l'ombre projetée de son palais, au loin.

 

Le second retrouve ce soir sa maison : c'est l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Pierre-René Lemas, qui, au lendemain de l'élection présidentielle de 2012, avait quitté le Sénat pour rejoindre un chef de l'Etat novice. François Hollande plaisante en retraçant la carrière de son camarade de promo de l'ENA au fil des changements de majorité : « Je parle du passé, bien sûr, il n'y aura pas d'alternances à venir… »

 

Le président de la République salue les familles, les amis, mais ne s'attarde pas. Lorsque la communicante Marie-France Lavarini, fidèle d'entre les fidèles, l'une des rares à continuer à  pousser sa candidature, veut l'interroger, il pose une main sur son bras et met un doigt sur sa bouche, pour décourager toute question.

 

Personne dans la petite assemblée ne se doute que, une heure plus tard, le chef de l'Etat va s'adresser aux Français. Seul le cercle étroit de ses plus proches amis, le secrétaire général Jean-Pierre Jouyet, son conseiller en communication Gaspard Gantzer, a été prévenu en fin de matinée par le chef de l'Etat ; il annoncera le soir même à la télévision sa décision : se représenter à la présidence de la république, ou renoncer à un second mandat.

 

Exit, le sortant qui sort du champ de mines !

 

Vous allez me dire que me dire qu’après la déroute de Juppé là encore je me suis planté. Je suis prêt à l’admettre, comme tout le monde ou presque je n’ai pas vu venir Droppy, je n’ai pas senti le besoin de Droite d’une droite de rentiers, mais notre opération Chartrons a permis d’éliminer Sarko dès le premier tour ce qui ouvre un boulevard à l’opposition si celle-ci se donne la peine d’être intelligente car le châtelain de la Sarthe va mordre sur l’électorat de la fille du borgne. Restait le sortant, mon pronostic était qu’il n’avait qu’un seul choix : passer en force, ne pas se soumettre à l’exercice ridicule pour un Président d’une primaire. Valls voyait juste lorsqu’il estimait qu’en acceptant la primaire, François Hollande avait « commis un acte de faiblesse. Vous imaginez en janvier Hollande face à Lienemann et De Rugy, ça va avoir de la gueule ! Et Montebourg qui viendra avec le Davet-Lhomme sous le coude et qui dira à Hollande : « Alors Monsieur le président, page tant, vous dites… page tant vous dites encore… « C'est surréaliste ! »

 

Le problème d’un passage en force c’est que tout d’abord il faut en avoir la force et ensuite la vista pour exécuter la manœuvre sans faire de faute ou tout au moins de ne pas être sanctionné par l’arbitre. Tel n’était pas ou plus le cas du père François, entre l’humiliation d’être battu à la primaire et l’implosion de la pétaudière de Solférino il a choisi, non sans élégance, de se retirer de la scène.

 

Les gens du Monde continuent leur reportage :

 

« Le studio qui sert habituellement de décor aux comptes rendus du conseil des ministres, 4, rue de l'Elysée, de l'autre côté de l'aile est du Palais, a été réservé pour un direct à 20  heures. Gantzer a reçu pour consigne de ne rien laisser filtrer. Mais il n'a pas eu besoin de mots pour que le reste du cabinet comprenne : le président lancerait-il sa candidature dans ce décor à la fois si solennel et si froid ?

 

Rarement on a connu président si isolé. François Hollande semble même incapable de renouer avec sa majorité. Il a renoncé à recevoir les députés les plus râleurs et, lorsqu'il s'invite à un apéritif avec 80 députés, organisé par son fidèle Stéphane Le Foll au ministère de l'agriculture, ses propos restent plats.

 

Les parlementaires réclament pourtant une autocritique ou un aveu de lucidité : " Hollande refuse de voir les problèmes, il fait comme si tout allait bien. Il se fout vraiment de notre gueule. " La garde rapprochée du président serre les rangs. Ne demeurent que quelques dizaines de fidèles : Stéphane Le Foll, François Rebsamen, Julien Dray, la sénatrice Frédérique Espagnac, une poignée de députés dont Kader Arif et Sébastien Denaja et, à l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, Gaspard Gantzer, Bernard Poignant, Vincent Feltesse et Bernard Combes.

 

Dans les pires moments, François Hollande pratique toujours la politique qu'il connaît, celle des alliances et des majorités bâties à coups de compromis. L'insolente popularité d'Emmanuel Macron a longtemps été mesurée à cette aune : qu'est-ce qu'un candidat sans parti ni alliés ? Mais le PS se racornit et les alliés font tout autant défaut au président.

 

À l'issue d'une primaire, les Verts se sont choisis un candidat, Yannick Jadot, qui partira sous ses propres couleurs. Le PRG envoie à la bataille Sylvia Pinel – pourtant quatre ans ministre du gouvernement ! Même le Parti communiste s'est finalement décidé à soutenir Jean-Luc Mélenchon. Comment, avec un tel éparpillement des voix de gauche, ce président plombé par une impopularité record aurait-il la moindre chance de parvenir au second tour ?

 

Comment surtout François Hollande pourrait-il se désengager de sa promesse et éviter cette primaire socialiste qu'il n'est plus certain de gagner ? Le président a exploré tous les plans pour faire annuler la primaire : invoquer la menace d'attentat, le risque de division… Mais aussitôt Arnaud Montebourg, qui a décidé d'en découdre, menace le président : " S'il se présentait hors primaire, ce serait un coup de force dont il ne se relèverait pas ", tempête-t-il dans tous les médias. Jean-Christophe Cambadélis jure que la primaire aura bien lieu. Le président est piégé.

 

« Il faut que ça aille mieux " entre les deux têtes de l'exécutif, convient Stéphane Le Foll le 22  novembre dans Libération. Manuel Valls ne cache pourtant plus le travail de « persuasion » – de « sape » disent ses adversaires – qu'il a engagé. Le 23  novembre, il reçoit une vingtaine d'invités à Matignon pour la projection du prochain film d'Elie Chouraqui.

 

Comme chaque fois, on se presse autour de lui pour l'interroger : « Croyez-vous vraiment que le président est encore en mesure d'être candidat ? » « Est-ce que vous lui dites qu'il risque de ne pas faire plus de 12 % ou 13  % ? » Sobrement, sans marquer aucune ironie ni impatience, le premier ministre répond  « Lui parler d'un score n'est pas un argument valable à ses yeux. Mais oui, je m'emploie à la convaincre de renoncer. » Il va bientôt montrer comme il s'y emploie.

 

Voilà, un de chute de plus, reste plus que l’inconnu Bayrou… mais est-ce que le ventre mou du Centre pourra donner une assise compétitive au maire de Pau. J’en doute  surtout avec le positionnement de Macron.

 

Mais laissons la gauche plurielle et retournons-nous vers l’autre François.

 

Sourions tout d’abord :

 

Selon nos informations, François Fillon a été jeune.

 

C’est sur la base d’une coupure de presse datant de 1982, exhumée par L’Obs, que nous sommes en mesure de vous l’affirmer. Mieux, le champion des Républicains a eu tellement 27 ans qu’une publication émanant du club parisien le plus branché de l’époque l’avait alors interviewé.

 

Réputé pour les papiers du légendaire Alain Pacadis, dandy punk et grand journaliste, Palace Magazine était l’enfant de papier de la boîte du même nom qui a fait du bruit autour du 8, rue du Faubourg Montmartre, dans le 9e et bien au-delà, dans les années 70-80.

 

Un lieu réputé pour être un grand mixeur culturel où, même en se projetant près d’un quart de siècle en arrière, on peine à imaginer François Fillon se déhancher, coupe à la main, entre Grace Jones et Amanda Lear dans ce temple nocturne où est née, entre autres, la culture gay. Oui, celle qui allait un jour oser réclamer le droit à l’homoparentalité honnie par le Sarthois.

 

Et, de fait, François Fillon ne fréquentait pas cet établissement, même s’il avouait : « Mais ça m’amuserait. » Pourquoi diable aller donc questionner ce mauvais client (a priori) ? Il est alors « le benjamin de l’Assemblée Nationale » et c'est rigolo.

 

Rendons hommage au journaliste bien nommé Alain Faure pour l’hyper-flair dont il a fait preuve pour aller taquiner de quelques questions ce « beau jeune homme » alors inconnu du commun des noctambules. En préambule à cet entretien, intitulé « François Fillon : Je ne pense pas être le portrait-robot du député RPR », l’auteur écrivait alors :

 

« Il a dû faire frémir quelques jeunes filles de la rue Saint-Guillaume, shetland, rang de perles et cœurs en émoi. »

 

Car François Fillon d’alors, vu par le confrère Faure, ce sont des « traits réguliers » et « le cheveu brun mi- long ». Depuis, quelque chose a changé en lui. Mais quoi ?

 

En tout cas, la suite est moins glam’. Et, laisse même présager que le jeune François aurait pu être déjà recalé aux portes du Palace (pourtant pas ultra-verrouillées)  par Edwige Belmort ou Paquita Paquin, physios historiques de cette boîte à bonheur :

 

Une veste en tweed vert sur une chemise bleu ciel, un pantalon de flanelle grise et une cravate en laine, François Fillon a le costume d’un jeune député et l’air d’un vieil étudiant trop sage.

 

Quand F.F. se met enfin à table (celle de la buvette du Palais Bourbon, ce jour-là), il admet que - fort de ses études de droit et de son passage à Science- Po - il voulait devenir journaliste et a même été stagiaire à l’Agence France Presse. Mais vous savez ce que c’est, quand on rédige « une thèse sur les problèmes de la défense ». On rencontre des gens et on finit, 34 ans plus tard, chef de file de l'opposition après avoir été Premier ministre.

 

Fillon, lui, c’est Joël Le Theule, qu’il trouve sur son chemin. Un député de son coin auquel le débutant a « donné un petit coup de main dans ses affaires politiques. »

 

On vous fait grâce de la suite du parcours.

 

La suite ICI

 

J’adore la chute de l’article : Soudain, François Fillon craque et fait un terrible aveu :

 

« J’ai découvert il n’y a pas longtemps – avec horreur- que Paco Ibanez [un chanteur espagnol, NDLR] était communiste. Je me suis dit : « C’est épouvantable, comment puis-je l’aimer ? » Et puis je continue à l’aimer. »Mais le meilleur article que j’ai lu sur lui nous vient de Suisse

 

François Fillon, celui qui laboure à droite

 

Porté par une vague conservatrice et catholique, favorable à une rupture économique libérale assumée, le candidat de la droite à l'élection présidentielle incarne l’ambiguïté d’une France qui veut restaurer l’ordre ancien;

 

Une république naufragée. Une France menacée. Des Français épuisés. Une économie asphyxiée. Une Europe déboussolée. Depuis trois ans, François Fillon labourait le terrain électoral en brandissant ces thèmes. «Ce que j’entends: le ras-le-bol. Ce que je vois: la faillite», nous avait-il lancés lors d’une rencontre avec quelques journalistes, à l’automne 2015, lors de la sortie de son livre «Faire» (Ed. Albin Michel).

 

De tous les candidats déclarés aux primaires de la droite française – Nicolas Sarkozy ne l’était pas encore – l’ancien premier ministre était celui qui avait le plus «bossé». «Quand vos compatriotes accusent l’Etat de les faire ch… en plaçant des radars routiers dans les descentes à seule fin de recettes fiscales, il faut être sourd et aveugle pour ne pas comprendre que ce pays va dans le mur», avait-il poursuivi devant nous. Et d’ajouter: «Je veux démolir ce mur et arrêter d’installer ces radars qui emm… les Français».

 

Le goût de la fraternité catholique

 

Ainsi va François Fillon, 62 ans, vainqueur incontesté de la primaire de la droite et désormais favori de la course à l’Elysée, en avril-mai 2017. Un candidat convaincu qu’il a mieux compris la France que ses adversaires, parce qu’il a su écouter ce que les autres ignorent. Illustration? Le sort des chrétiens d’Orient, martyrisés par les islamistes en Syrie et en Irak. Tous ses concurrents ont eu des mots de compassion pour cette minorité religieuse forcée à l’exil. Lui est allé sur place, et a perçu l’écho hexagonal à leur tragédie lointaine: «Je l’ai souvent entendu dire que l’on se méprenait sur les Français explique un de ses proches. Le drame des chrétiens d’Orient a réveillé, dans de nombreuses familles provinciales et normalement conservatrices, le goût de la fraternité catholique, des églises, des échanges avec les prêtres et les évêques».

 

Lui-même se dit catho non pratiquant. Sa femme, galloise de confession anglicane, s’est convertie au catholicisme sans avoir pour autant «la foi du charbonnier». Fillon a néanmoins grandi politiquement à l’ombre de l’abbaye de Solesmes, dans son fief de Sablé-sur-Sarthe: «Il a un côté cathédrale confie son éditeur Alexandre Wickham. Il croit que les gens ont avant tout besoin de repères».

 

Un apprentissage de longue haleine

 

Le personnage public est atypique. Alors que les énarques et autres élèves des «grandes écoles» françaises qui l’entourent depuis quatre décennies adorent les incantations républicaines, François «le Sarthois» a longtemps préféré parler de sa province, cultiver sa passion privée de la montagne et se tenir à l’écart des médias. Comme s’il aimait, au fond, ce rôle de «second» entamé auprès du prometteur député Joël Le Theule (qu’il remplace au pied levé après son décès en 1981, en pleine vague rose mitterrandienne), poursuivi aux côtés du colosse Philippe Séguin (disparu en janvier 2010) puis de l’ogre Nicolas Sarkozy.

 

La communicante Anne Méaux, l’une de ses intimes, s’interrogeait devant nous alors qu’elle s’efforçait de le convaincre de participer au Forum des 100 de l’Hebdo à Lausanne, le 19 mai dernier. Ce qu’il fera. «On croit trop que la qualité d’homme d’Etat tombe du ciel, qu’on naît avec. Or ce n’est pas son cas. Vous pouvez peut-être mieux comprendre cela en Suisse, où l’apprentissage rime avec excellence. Fillon a fait un long, très long apprentissage.»

 

Une posture hybride

 

Le résultat est une posture hybride. Patient et pragmatique, celui qui dut subir pendant ses cinq années à Matignon les foucades et les injonctions de Sarko-président désapprouve plus que tout les modes et les diktats de la communication. Une sorte de croisement d’Antoine Pinay, le ministre des finances fétiche de la fin des années 60, et de Georges Pompidou, chef de l’Etat emblématique de l’apogée des «trente glorieuses» (1970-1974).

 

Mais gare: son goût du rétroviseur est aussi celui de l’amateur de sport automobile, fana du circuit du Mans, épris de technologie, de vitesse et d’innovation. Il a été ministre de la recherche, des télécoms, de l’espace. Il aime la poursuite et ne peut s’empêcher de citer Jacky Ickx, le fameux pilote belge qui, en 1969, remporta les 24 heures après être parti dernier.

 

Le refus de «la politique du verbe»

 

«Dévoré par son impatience, Sarkozy n’a pas compris que Fillon attendait. Il l’a cru cloué à jamais sur la ligne Matignon», analyse une journaliste autrefois en charge de l’Elysée. Idem pour son programme. Quand Fillon avertit face caméra, dès septembre 2007: «Je suis à la tête d’un Etat en faillite», tout le monde y voit une capitulation. Erreur. L’homme a pris date.

 

La France dépense trop. L’administration est pléthorique. Le nombre des ministres (il en propose 15) et des parlementaires doit être drastiquement réduit. Seule l’amputation du nombre de fonctionnaires et de ses dépenses sociales permettra d’en sortir: «Il ne croit pas à la politique du verbe. Il ne dit pas les choses pour évacuer le sujet, mais pour être entendu complète un de ses proches collaborateurs. Et si vous regardez bien ses prises de position, son libéralisme ne date pas d’hier»

 

«Il y a du protestant en lui»

 

Libéral lui, cet élu à l’allure de hobereau qui pose en famille devant son château de Beaucé (Sarthe), et demande au journaliste helvétique si c’est une bonne idée d’écrire que l’un de ses fils (il a cinq enfants) travaille… à UBS? On se pince. Son mentor Philippe Séguin était souverainiste, eurosceptique, anti-euro et étatiste. Son émissaire auprès du grand patronat, l’ancien président d’Axa Henri de Castries, incarne le capitalisme financier mondialisé. Alors? La réponse est tout, sauf dogmatique. Fillon n’est pas Thatcher. Il n’est pas l’idéologue des privatisations et du marché.

 

Mais lorsque Philippe Séguin rejoint Jacques Chirac pour la campagne présidentielle de 1995, lui soufflant le thème de la «fracture sociale», le Sarthois fait le choix de Balladur. Le premier ministre de l’époque est comme lui: désuet et ouvert au progrès. Chirac flatte. Séguin vocifère. Juppé administre. Fillon ausculte. Sans accoucher toujours du bon diagnostic: «Vu du Léman, il y a du protestant en lui, ce côté éthique du travail, de l’effort et de la concurrence note François Garçon, auteur de «La Suisse, pays le plus heureux du monde» (Ed. Tallandier). Mais il reste très français, attaché au baccalauréat avant l’apprentissage, ou au référendum plébiscitaire plutôt qu’à des formes plus complexes de démocratie directe».

 

Une droite patrimoniale

 

La suite ICI

 


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

pax 04/12/2016 08:59

Les décorations ! On se souvient tous de la phrase d'Erik Satie "Il ne suffit pas de refuser la Légion d'Honneur ; encore faut-il ne pas la mériter !" reprise souvent par le Canard ( et par moi - hihihi) On peut aussi se rappeler la " jurisprudence " prêtée à Clemenceau " Elle ne se demande pas, ne se refuse pas, ne se porte pas" Saluons au passage la renaissance de l'AMADE,* rapportée par le Canard de cette semaine en réaction au rapport glauque et sournois de la Magistrature ( indépendante, forcément indépendante)avec les breloques dispensées par le pouvoir , appelées familièrement eau froide et eau chaude ( le Mérite bleu et la Légion rouge ) * Association des magistrats allergiques aux décorations.
Bon je retourne à la lecture de cette roborative chronique.

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