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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 08:00
CHAP.15 opération Chartrons, la gauche trouve normal de marchandiser les corps, les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité

Me revoilà installé dans l’attente d’elle, une attente tranquille, apaisée. Le temps m’est compté alors je vis au présent, au fil de mon indolence et comme l’hiver est enfin venu, sous ma couette, je lis au lit le Prix Pulitzer « Toute la lumière que nous ne pouvons voir. » d’Anthony Doerr.

 

« … de nouvelles opportunités se présentent, et le Gros Claude n’est pas homme à les laisser passer. Des paysans de Cancale lui procurent de la viande d’agneau et des lapins. Claude transporte lui-même à Paris, en prenant le train, cette viande dans les valises en vinyle assorties de son épouse. Argent facile : certaines semaines il peut se faire jusqu’à cinq cents francs. Loi de l’offre et de la demande. Il y a toujours des contretemps forcément : un maillon de la chaîne qui flaire quelque chose et veut sa dîme. Il faut un cerveau comme le sien pour démêler les complexités de cette affaire-là… »

 

« Ce que racontent ces femmes dans la cuisine de Mme Manec est terrible et difficile à croire. Des cousins de Paris dont personne n’avait entendu parler depuis des lustres écrivent à présent des lettres pour supplier qu’on leur envoie des chapons, des jambons, des poules. Le dentiste vend du vin par la poste. Le parfumeur égorge des agneaux et les trimballe en train jusqu’à Paris, où il les vend à prix d’or.

 

À Saint-Malo, les habitants sont condamnés à des amendes pour avoir fermé leurs portes à clé, élevé des colombes, stocké de la viande. Le champagne disparaît. Plus de contact visuel. Plus de bavardage sous les porches. Plus de bains de soleil, plus de chansons, plus de promenades d’amoureux sur les remparts, le soir – ces règles ne sont pas édictées, mais c’est du pareil au même. »

 

Dans le petit monde politique entre la tambouille de Mr Bricolage, la litanie judiciaire de l’Ex, la ruée des candidats à la Primaire des Républicains, c’est le règne du fractionnement hydraulique qui, pour la première fois depuis l’avènement de la Ve brouille le jeu, disperse les cartes, trouble nos chers éditorialistes politiques. Pour tenter de comprendre la nouvelle donne rien ne sert d’analyser le jeu avec les concepts anciens. L’opinion publique française est versatile, contradictoire, sans beaucoup de références aux clivages traditionnels. Elle flotte comme un bouchon au fil de l’actualité. Patience, observation attentive des mouvements d’apparence insignifiants, recherche des vecteurs unificateurs, intuition créative : tel fut le cas, contre toute attente des médias, lors de notre choix de Juppé.

 

N’oubliez pas, je suis l’initiateur de l’opération Chartrons !

 

Le ralliement de Cosse au couple Hollande-Valls, un ralliement en couple d’ailleurs : Denis Baupin est l’époux de la nouvelle Ministre du Logement et il a œuvré dans les couloirs de l’Assemblée pour la déchéance de nationalité, fait imploser ce qu’il restait encore EELV.

 

Un boulevard pour un vrai outsider : Nicolas Hulot qui s’est bien gardé de céder aux sollicitations de Hollande. N’oublions pas qu’il fut défait par l’inénarrable Eva Joly dans la compétition de sélection pour la précédente présidentielle. Pour moi il ira à la bataille avec ses réseaux, sa cote dans l’opinion, sa position centrale qui plaît tant en définitive aux électeurs.

 

Juppé, Hulot, Le Pen… plus de place pour la Gauche traditionnelle fractionnée… un danger pour l’ultragauche qui verra une partie de son électorat jeune et féminin migrer vers Hulot… une mort programmée d’un centrisme déjà subclaquant… un jeu totalement ouvert au premier tour de la Présidentielle dont seront exclus les deux derniers compétiteurs de 2012.

 

À ce stade de mon analyse le phénomène Onfray qui après s'être accordé « une diète médiatique » de quelques semaines, est sorti de son silence via la plume. En attendant la publication le mois prochain de son essai critique sur l'islam, il a signé la préface du livre « Éloge des libertaires » de Michel Perraudeau. Une préface dans laquelle il ne ménage pas la gauche française.

 

« La gauche trouve normal de marchandiser les corps et l'un de ses financiers affirme même que les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité ».

 

J’observe donc et j’attends.

 

Martin Heidegger, le gâchis d’un philosophe 

 

« Depuis qu’en 2014 ont été divulgués Les Cahiers noirs du philosophe allemand Martin Heidegger (1889-1976), il est devenu difficile, sinon impossible, de séparer l’œuvre de l’existence de son auteur, toutes deux étant bien plus marquées par le nazisme que beaucoup ne l’avaient cru jusqu’alors. Les premières lectures de ces journaux de pensée publiés en allemand – en attendant leur traduction en français – ont suscité une vague de parutions révélant le souci de reprendre à zéro l’abord de cette pensée qui paraît d’autant plus lointaine qu’on la connaît mieux. Telle est l’impression que laisse la première biographie en français de Martin Heidegger, écrite par un jeune universitaire, Guillaume Payen, après la parution des Cahiers noirs. »

 

Toutefois, le ton ironique occasionnel n’empêche pas le bilan d’être accablant et la colère finit par gagner le lecteur, confronté à la bassesse d’un Heidegger qui doit sa carrière académique à Edmund Husserl (d’origine juive), mais qui rompt avec lui sitôt son poste acquis, sans même daigner se montrer à ses funérailles, de même qu’il s’abstient ostensiblement, pendant la période nazie, de fréquenter son ami le philosophe et psychiatre Karl Jaspers (1883-1969), dont la femme Gertrud est également juive.

 

Soldat de la Grande Guerre presque toujours préservé du front, mari infidèle, Heidegger est aussi arriviste et conservateur, imprégnant, dès les années 1920, Etre et Temps (Gallimard, 1964) de sa philosophie politique de l’« enracinement ». Le personnage tel qu’il est ici dépeint a le cynisme du Bardamu de Céline dans Voyage au bout de la nuit. Les plaintes dont il parsème ses Cahiers sur les « injustices » d’une dénazification pourtant indulgente, l’absence de la moindre compassion pour les victimes du IIIe Reich, ses conférences où il s’emploie à noyer le poisson de la criminalité nazie dans les eaux vagues de l’« arraisonnement par la technique », démontrent qu’il n’a rien oublié ni appris. Face au champ de ruines intellectuelles dont il aura été lui-même responsable, comment réagir autrement que par l’indignation. »

 

La misère affective et sexuelle des isolés de notre France profonde. 

 

Les deux frères vivaient seuls « enfermés » avec leur père de 78 ans, dont ils avaient repris l'exploitation, a rapporté à l'AFP Gilbert Pouget, qui avait employé Xavier Espinasse pendant une dizaine d'années comme saisonnier dans son entreprise de construction.

 

« Il n'y avait même pas de femme pour faire la soupe », a-t-il lancé. « Ce sont deux frères qui s'engueulent tout le temps (...) ils ne sortent que pour la traite des bêtes », a expliqué ce voisin. Xavier "a dû péter un câble », il est « dépressif depuis le décès de sa mère, a ajouté M. Pouget, pas « étonné » par le drame.

 

Faut pas gâcher

 

Guy Roux, indique Le Monde, appartient aux fraudeurs actifs, ceux qui ont fait la démarche pour placer leur argent chez nos voisins. L’ancien entraîneur légendaire de l’AJA possédait 3,1 millions d’euros à l’époque. Pour rappel, UBS AG est poursuivie pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » et « démarchage illicite », pour des faits commis entre 2004 et 2012.

 

Hommage monstre à Jérôme Bosch 

 

 

« Laissez tout tomber, prenez votre bâton de pèlerin, et partez pour ‘s-Hertogenbosch ! C’est ainsi qu’aux Pays-Bas on nomme Bois-le-Duc. Y vécut Jheronimus, ou Hieronymus (Jérôme) van Aken, petit-fils, fils, neveu et frère de peintres venus d’Aix-la-Chapelle – Aachen, d’où leur nom – s’établir dans cette riche région du Brabant.

 

Pourquoi s’y précipiter ? Parce que le petit Jheronimus prit le nom de sa nouvelle ville, et signa ses étranges tableaux du nom de Bosch. Un météore dans l’histoire de l’art, dont le monde hallucinant fascina autant le roi Philippe II d’Espagne que les surréalistes. Le musée local, le Noordbrabants Museum, a pris prétexte du cinq centième anniversaire de sa mort (en 1516) pour organiser la plus grande exposition qui lui ait jamais été consacrée : dix-sept tableaux ! Comme on ne lui en connaît que vingt-quatre ou vingt-cinq, on appréciera l’effort. »

 

Le choc des photos helvètes 

 

Créés il y a vingt-cinq ans par la Fondation Reinhardt von Graffenried, à Berne, les Swiss Press Awards récompensent chaque année les meilleures photographies parues dans la presse suisse. Les résultats de l’édition 2016 ont été dévoilés ce matin. Outre Margrit Sprecher, «la grande dame du journalisme suisse» honorée du prix de la Fondation Reinhardt von Graffenried, dix-huit photographes se partagent les prix, décernés par un jury composés de professionnels de l’image et divisés en six catégories – actualité, vie quotidienne, reportages suisses, portrait, sports et étranger. Voici leurs images.

 

 

Le choc des photos du Monde 

 

Le palmarès du 59e World Press Photo a été dévoilé jeudi 18 février. Le photojournaliste australien Warren Richardson remporte le premier prix, avec une image réalisée à la frontière entre la Serbie et la Hongrie. On y voit un homme essayant de traverser la frontière avec un nourrisson dans les bras. Les projets consacrés aux migrants et à la situation en Syrie sont au coeur de ce palmarès. Voici une sélection de douze images récompensées.

 

 

CHAP.15 opération Chartrons, la gauche trouve normal de marchandiser les corps, les pauvresses écrasées par le capital n'ont qu'à louer leur utérus aux bobos-riches qui veulent faire des enfants en évitant la sexualité

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

pax 21/02/2016 09:12

Sombre dimanche comme chantait DAMIA .Et qui nous place dans l'expectative : Les tranquillisants de la Faculté ou le vin du Dr Denis SAVEROT ? Préférons pour ceux qui le peuvent, un bon feu de cheminée tout à fait de saison, avec un bon livre, une douce musique ( ou pourquoi pas essayons cette nouveauté, le silence ) Ne prêchons pas non plus l'abstinence et pour nous tenir compagnie un bon verre de ce que l'on aime , agréable doigt d'honneur virtuel aux équivoques propos de D.S

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