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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 07:00

M’auto-qualifier d’auteur vous paraîtra fort prétentieux au regard de ces trois petits paragraphes que je poste ici depuis 5 ans. Mais je n’ai pas trouvé mieux pour me désigner puisque c’est moi qui écris. L’aventure de ce petit roman en ligne a en effet commencé le 7 octobre 2006, comme ça, pour m’obliger à écrire pour de vrai. Depuis je n’ai jamais failli au rendez-vous qui, très vite, s’est calé sur le dimanche. J’écris donc et, même si parfois j’ai emprunté des chemins improbables, progressant a vu,  il faut que vous sachiez que ce travail d’écriture me demande un temps de préparation et de concentration important. D’abord il me faut lire, me documenter, vérifier des souvenirs, assimiler, digérer. Reste ensuite à se mettre face à la page blanche, entrer en moi-même et reprendre le fil de mon histoire.

 

Écrire est toujours une douleur, une incertitude, un combat contre la solitude.  Dans l’espace-temps que je me donne pour bâtir cette histoire, semaine après semaine, dès que je m’y engage, je n’ai jamais  la certitude d’aboutir. Tout ce que je vous livre est un premier jet, avec peu de corrections, et malheureusement une relecture rapide qui laisse passer bien des scories, des fautes d’orthographe et des approximations. J’assume ce matériau brut, imparfait, il est la conséquence normale de ce que j’ai voulu que soit ce mode d’écriture en ligne. Qu’en ferais-je à terme ? Je n’en sais rien, sans doute rien. D’ailleurs y aura-t-il une fin ? Là n’est pas le sujet du jour qui, vous l’aurez compris, est de vous annoncer que je suspends temporairement la publication dominicale.

 

Pour combien de temps, je ne saurais vous le dire. Il ne s’agit pas d’une panne d’inspiration : tout le matériau sur les années de plomb a été amassé, lu, logé dans ma tête, tout est en place mais je ressens le besoin de souffler, de lever le pied, de me dispenser d’entrer dans cette histoire très complexe dont les fils sont très difficiles à démêler. La pente de la caricature guette : l’affaire Battesti en témoigne. Le narrateur, qui n’est pas moi, depuis que Marie, sa Marie, son amour avec un grand A – ne riez pas – repose dans le cimetière de Port-Joinville, à l’Ile d’Yeu, brûle sa vie pour ne pas avoir à la vivre. Pour autant, sa petite histoire emprunte les chemins de la Grande et il n’entre pas dans ses intentions d’écrire cette dernière avec la facilité que donne le recul du temps passé. Si tant est que son récit ait un sens il le trouve dans une narration aussi précise et juste que possible de faits avérés. Je me donne donc du temps pour trouver la bonne porte par laquelle j’entrerai à nouveau dans ce récit.

 

Je ne sais si l’un ou l’une d’entre vous a lu l’intégralité de mon fatras d’écriture mais, si par hasard, elle ou  il existait je lui dois d’achever mon récit. Vous êtes toujours une poignée à me lire chaque dimanche et lundi et j’avoue que je me demande toujours pourquoi. Pour ne rien vous cacher peut-être que dès dimanche prochain je reprendrai le fil de mon histoire. Qu’importe, mais soyez sûr que je ne laisserai pas ce récit inachevé car il fait maintenant parti de ma vie. Merci donc à celles et ceux qui me lisaient à chaque dimanche, à bientôt sur mes lignes…   

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 00:09

dylan.jpgDylan égrène les salles de concert de Paris Olympia en 66, Grand Rex, Zénith, Paris-Bercy, le Palais des Congrès… puis à nouveau Bercy ce mois d’octobre. Normal : like a rolling stone. Flanqué cette fois-ci de Mark Knopfler grosse pointure du rock et fondateur du groupe Dire Strait, l’homme à l’harmonica en bandoulière est insubmersible car il a su, après un passage à vide dans les années 80, retrouver une nouvelle inspiration. Ce n’est donc pas un papy en manque qui va se produire à Bercy mais un type en pleine possession de ses moyens qui a su garder son mystère et son charme. La dernière fois qu’il est venu à Paris, en 2009, Olivier Nuc écrivait  «  À 67 ans, Dylan, costume chicano noir et couvre-chef idoine, porte beau. C'est de profil qu'il passera l'essentiel de la performance, improvisant de délicieuses parties d'orgue. Félin en diable, son jeu de jambes et son sourire solidement accroché à la mâ­choire confirmeront que c'est au cœur de la musique que la rock star est la plus heureuse. Peu importe finalement s'il ne parle pas : le jeu ébouriffant de ses accompagnateurs suffit. Surtout qu'il est ici mis au service d'un programme éblouissant : I'll Be Your Baby Tonight, sur laquelle Dylan prend des chorus de guitare bluesy, Stuck Inside of Mobile With The Memphis Blues Again, Chimes of Freedom, Masters of War, Highway 61 Revisited. L'artiste malaxe ses classiques depuis si longtemps qu'ils sonnent d'une actualité féroce, tel Like A Rolling Stone, qui ne paraît pas ses 44 ans (…) entre son arrivée sautillante sur les planches et l'accord final de Blowin'in the Wind, le génie de la musique américaine aura livré deux heures d'un stupéfiant concert. »

 

Cette fois-ci Bob Dylan n’aura pas droit au couple Carla-Nicolas, mais ce dernier pourra toujours accompagner la mère du nouveau petit, avec l’harmonica offert par Dylan  à Carla à la fin du concert, lorsqu’elle lui chantera « Fais dodo cola mon petit frère.. »

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 00:09

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C’est drôle et intelligent donc drôlement intelligent  de mettre en scène avec à gauche l’humour décapant du dessinateur Jul (il faut tuer José Bové link ) et à droite la malice érudite de Charles Pépin écrivain-essayiste toute la variété de la pensée humaine au travers de ceux dont les concepts ont bouleversé notre existence. Je ne vais pas vous les énumérer tous mais glaner comme à mon habitude des formules et des images qui vous donneront envie d’offrir à vos enfants, petits-enfants, nièces ou neveux, à votre petite amie ou à votre patron, je ne sais, cette Encyclopédie Mondiale des Philosophes et des Philosophies : « La Planète des Sages » chez Dargaud par Jul&Charles Pépin 19,95€

1-      Pour commencer pour les plus jeunes : une formule-culte et un film-culte Philosophes 005

Philosophes-004.JPG2-     Ensuite, pour les vieilles barbes comme moi : une mise en scène très drolatique pour la fiche de Saint-Augustin. Voici le dialogue :

-         Un poulet de la PN moustachu : On vient d’en rentrer un très grave en cellule/ un salopard de barbu 

-         Un autre poulet de la PN plus jeune : Un maghrébin ?

-         Le premier : « Né en Algérie… »

-         Le second : On va te le renvoyer chez lui fissa !

-         Le premier : Encore un gars des cités !

-         Le premier : Attends ! En plus, c’est un vieux celui-là !

-         Le second volatile : Il habite où ?

-         Le premier volatile : Il a parlé de la « Cité d’Eudieu », un truc comme ça…

-         Le second volatile : Ah ouais, c’est dans le neuf-trois, non ?

-         Le premier volatile : Vers Mantes-la-Jolie, je crois

Un téléphone portable sonne :

-         Un collègue le tend au premier poulet qui est sans doute le chef : Le Préfet au téléphone…

-         Le premier poulet : Allo ?

-         Dans le cellulaire l’écho d’un vrai savon…

Devant le commissariat un Saint Augustin furibard reçoit les excuses du plus jeune des poulets « Et excusez-nous encore, Monsieur St Augustin ! » face à son chef décomposé…

En vis-à-vis, Pépin rebondit sur l’inculture du préfet en citant un passage des Confessions de St Augustin où il évoque sa vie licencieuse, et même délictueuse avant sa conversion. « Dans le voisinage de nos vignes étaient un poirier chargé de fruits qui n’avaient aucun attrait de saveur ou de beauté. Nous allâmes, une troupe de jeunes vauriens, secouer et dépouiller cet arbre, vers le milieu de la nuit, ayant prolongé nos jeux jusqu’à cette heure, selon notre détestable attitude), et nous en rapportâmes de grandes charges, non pour en faire régal, si toutefois nous y goûtâmes, mais fut-ce pour les jeter aux pourceaux : simple plaisir de faire ce qui est défendu… » Un vrai sauvageon ce futur saint qui toutefois en définissant le peuple juif comme peuple déicide, fut l’une des plus importantes sources de l’antisémitisme. Il y a des lois en France, non ? » conclut Pépin.

 

3 - Pour de rire nos « petits philosophes » : Onfray, Comte-Sponville, BHL, Ferry se font seulement tirer le portrait par Jul mais n’ont pas de notice. Ils sont là que pour se faire épingler (page 66) et puis moi qui suis bon public je ne peux que me bidonner lorsqu’un quidam confond Bergson, auteur d’un petit opus sur le rire, avec Gérard Jugnot.

 

4 – Montaigne et La Boétie sur Meetic

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:00

Écrivons peu mais écrivons bien, telle sera la devise de ces petits potins du vendredi soir. Glanés le plus souvent derrière les tonneaux ils alimenteront je l’espère vos conversations du vouiquand. Ce vendredi 2 photos et deux énigmes sont au menu.

 

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même : Auzias est très futé...

photoAUzias.jpg

 

Ce Grenat c’est quoi ?

photo_1318261505533-1-0.jpg

 

Qui a écrit ça de qui ?

 

C’est le « Bossuet des vieux flacons »

 

Comme je suis bon Prince, pour les énigmes je puis vous dire que pour l’une la gare du lieu est le centre du monde et que pour l’autre pour l’élucider il vaut mieux être lecteur du Figaro que buveur de Beaujolo !

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 00:09

Ma copine la Baronne G a le don d’ébouriffer les contents d’eux, ceux qui n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux et pourtant elle ne fait de tort à personne en suivant son chemin de petite baronne. Quand mon taulier, avant de me la présenter, m’a raconté qu’il l’avait  découvert dans le TGV  debout sur son canapé, un verre de rouge à la main. link, je me suis tout de suite dit que nous allions ensemble faire des étincelles dans les sarments des 2 Rives.

 

Pour ceux qui n’ont pas suivi le fil de notre histoire je leur conseille de lire sa relation par le taulier au cœur de l’été  link Nous sommes toutes les deux des virtuoses du clavier : B&B et Mac pour elle, IPhone et Sony Vaio pour moi. Ça pulse, ça bouillonne, c’est geyser et feu d’artifice, tout ce que détestent ces messieurs compassés qui n’aiment rien tant que les petits arrangements entre amis même si ils sentent parfois le crottin de bourrin. Pour autant nous étiqueter pétroleuses serait une erreur d’appréciation manifeste, prendre notre inventivité pour de la roupie de sansonnets c’est manquer de nez, ce qui vous en conviendrez est dans notre métier est rédhibitoire.

 

J’ose une comparaison osée, limite déjantée, notre baronne G, dans l’indifférence générale, penchée pendant de longues journées et soirées sur son petit clavier, nous a concocté un truc du genre : VIe République telle un Montebourg en jupon. Bon, seuls les initiés goûteront le piment de ma comparaison. Toutefois, même si comparaison n’est pas raison, l’outsider, venant du diable vauvert, a coiffé sur le poteau de  fringants châteaux. Qu’entends-je par cette comparaison hippique (à Pomerol on adore les hippodromes) ? Tout simplement que ma Baronne G a gagné. A gagné quoi ?

 

Le Best of d’or de la catégorie Découverte et Innovation

 

Qu’est-c’est t’y que ce truc ?

 

C’est la 9ème édition bordelaise des «Best Of Wine Tourism» qui a décerné le 4 octobre dernier au Château Rochemorin (Vignobles André Lurton) à Martillac, 17 trophées, dont 6 d’Or dont celui de la Baronne G.

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Je n’y étais pas car j’étais en Nouvelle-Zélande pour raffermir le moral de notre Quinze bien ébréché par le Tonga. Mission accomplie puisque nos amis anglais qui adorent nous contrarier ont pour une fois eut la courtoisie de nous laisser tirer les premiers. Cependant je n’ai aucune peine à imaginer la tronche que devaient tirer certains lorsqu’ils ont vu monter la baronne G sur le podium. Y’en a un en particulier qui devait rêver de lui jeter un sort au nom de son mentor Voldemort. Même si ce n’est pas très charitable, mais charité bien ordonnée commence par soi-même, y’a pas de mal à se faire du bien en se payant la fiole de ceux qui n’aiment pas que on suive une autre route qu’eux. Pour lire la relation de la remise du trophée lire ici link 

 laureats-dinno.jpg

Bravo Aline ma copine, nous fêterons ça dès que tu le pourras !

 

En effet ton parcours n’est pas terminé puisque, comme les 6 autres titulaires d’un Best Of d’Or bordelais, tu as rendez-vous à Mayence, en Allemagne, le 27 octobre prochain, où vous affronterez les autres Best of d'Or du Réseau des Capitales de Grands Vignobles pour décrocher le Grand prix international.

best of d or siaurac

Comme le chantait Léo Ferré : « Merde à V… » J’adore l’ambiguïté de ce V et c’est plus élégant que le M… tout court.

 

Mais vous allez me dire que tout cela est bel et beau mais que voudriez bien voir le boulot. Oui, c’est simple comme un clic : www.chateausiaurac.com

 

J’aime beaucoup l’exergue de la baronne G

« Je suis la 6è génération à reprendre le flambeau et à mettre en pratique, avec  Paul, mon mari et toute notre équipe,  la philosophie de ma grand-mère, la Baronne Guichard : «  Croire à la terre, respecter son futur ».

Découvrir, comprendre, apprendre, déguster, savourer et déconnecter, le tout sans aucune modération : faire vivre nos vins aux amateurs, qu'ils soient débutants ou confirmés, particuliers ou professionnels, en prenant tout notre temps pour leur communiquer notre passion : tel est le but de ce nouveau programme que vous aurez, nous l'espérons, envie de vivre avec nous. 

Bienvenus à Siaurac ! »

 

Sans vouloir jouer les ramenardes je signale aux sceptiques de tous poils que le monde change et que la ligne d’horizon ne se résume pas à la seule irruption de l’élite oligarchique chinoise dans l’univers des grands vins. Sous les pavés la plage, la tectonique des plaques à laquelle nous assistons est faite de profondes fractures mais aussi de minuscules ajustements. Vendre du vin c’est bien – étant entendu que les premiers GCC n’en vendent plus – vendre plus que du vin c’est mieux. Croyez-moi, un Petit Poucet avec ses petits cailloux jetés sur la Toile fait plus pour sa notoriété que les Ogres suffisants qui ne font même plus peur aux nouveaux consommateurs.  Patience et longueur de temps, viendra le jour où les railleurs se changeront en ouvriers de la 25e heure qui voudront capter l’héritage. Mon taulier connaît ça mien que quiconque.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:00

nathan_myhrvold_729-420x0.jpgNathan Myhrvold est un personnage controversé mais éclectique (voir son portrait sur link et lire cet article de Fortune de 2006 link  

C’est un amateur de bonne chère. Il  est très lié à Thierry Rautureau natif du Muscadet propriétaire de 2 restaurants à Seattle et dont la description de sa jeunesse sur Wikipédia vaut son pesant de drôlerie :

 

Early life : Thierry Rautureau hails from the town of Saint Hilaire de Clisson in the Muscadet region of France. His parents were farmers in a small agricultural community where the cows and chickens outnumbered the people. The family cooked only what they grew, thus providing a purely seasonal diet. As the oldest child, Rautureau was given the chore of doing the prep for dinner; and as such he quickly became acquainted with fresh homegrown ingredients at a young age.

 

Lire aussi Chef in the Hat link

 

Merci à Marc Vanhellemont pour le tuyau non percé !

 

Voici sa dernière trouvaille que je soumets à vos commentaires :

le-nouveau-carafage.jpg

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:09

Chers lecteurs, non il ne s’agit pas de ma part d’une nouvelle facétie : Picard surgelés, cher à Olivier Decelle, ne vient pas de décider d’ajouter le vin à son offre.  Alors de quoi s’agit-il ? La Picardie n’est pas connue pour être un terroir d’élection du Pinot Noir mais plus pour ses betteraves sucrières dont le jus sert encore à enrichir des jus fermentés de raisins faiblards en degré. La réponse est d’une simplicité berthomesque : quand je ne vais pas au vin le vin vient à moi !

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Samedi matin dernier faisait si beau que j’ai pris ma petite auto pour rejoindre le pays de Caux par les routes départementales : Senlis d’abord puis Gerberoy aux confins du pays de Bray et enfin Veules-les-Roses sur la côte d’albâtre. Là, avec stupéfaction je découvris que la moitié de Paris avait eu la même idée que moi et que pour trouver un toit je dus errer pendant des heures : pas une chambre d’hôtel sur la côte, à Fécamp, même au Havre cher à Antonin. Alors j’ai dû remonter la Seine jusqu’à Rouen où vers 23h un hôtel rue Lecanuet – vous mesurez ma détresse – près de l’hôtel de ville m’a hébergé. Mais comme à toute chose malheur est bon dimanche matin j’ai pu ainsi flâner dans la vieille ville de Rouen qui est magnifique.

 

Ce qui est drôle dans mon périple improvisé, hormis mon errance de fin de journée, c’est que j’ai passé mon temps à fouler des pavés en des lieux superbes, loin des hordes de touristes. Ça repose tant de beauté préservée et puis, ça remet nos petites prétentions à leur juste place : contempler l’empreinte d’un temps où tout allait au rythme de la main permet de relativiser. Mais ces lieux sont vivants, empreint de mémoire vive soit tout le contraire de la mise en scène du passé comme dans ces musées poussiéreux et figés où de braves associations entassent des objets, des vieilleries. Je sens que vous vous dites : en plus de ses habituelles élucubrations il ne va pas maintenant nous raconter par le menu ses ouikand…

Gerberoy-057.JPG Gerberoy-058.JPG

J’élucubre certes mais je crois que cette fois-ci je vais vous en boucher un coin ! En effet, sur le coup de midi j’arrive à Gerberoy. Je gare l’auto dans un beau pré prévu à cet effet. Fait faim ! Toute une basse-cour fait un raffut d’enfer, de quoi provoquer l’ire d’un résident secondaire normalement constitué. Le cagnard tapait dur quand je grimpais le raidillon menant au chemin du village et là, surprise, je découvrais en contrebas un clos de vigne qui portait encore ses raisins. Des raisins de cuve pas de table. Je vous rappelle que Gerberoy se trouve au-dessus de Beauvais à la lisière du Pays de Bray plus renommé pour son cidre (j’en ai bu une bouteille au déjeuner) et son Neuchâtel que pour ses crus de vin. Face à ce défi géographique j’étais bien décidé à enquêter Ce que je fis, au rythme d’un sénateur, sitôt le déjeuner.

Gerberoy-008.JPGQuelques pas me suffirent pour découvrir dans une vitrine le devenir de ces raisins picards : deux bouteilles trônaient dans une vitrine dans la petite maison d’accueil de Gerberoy. Renseignement pris je sus aussi que je pourrais sans doute trouver ce vin du clos de Gerberoy à l’Ambassade de Picardie le restaurant du bas du village. Une telle diligence dans mon enquête me permettait de flâner dans ce village de Gerberoy qui est sans contestation l’un des plus beaux villages de France. Bien sûr la rose de Gerberoy est bien plus connue que le jus du Pinot Noir du tout nouveau Clos de Gerberoy.

 

C'est au début de l'année 2006 qu'Étienne Le Sidaner, petit-fils du peintre Henri Le Sidaner qui a vécu à Gerberoy entre 1901 et 1939, a acheté cette friche à l'entrée du village, cadastrée « Les Vignes » et en a fait don à l'association immédiatement créée. « Il s'agit de renouer avec une tradition qui remonte au Moyen-Âge » assure Louis Vallois, féru d'histoire en général et de celle de son village en particulier.

 

Un ami de Jean-Pierre His le président de l’association, viticulteur au pied du Mont Ventoux, lui a fait cadeau des pieds planté en 2006. Depuis lors, les membres de l'association entretiennent amoureusement la vigne, traitent à la bouillie bordelaise, tondent entre les rangs. La toute première récolte de 2008, qui ne peut pas encore être considérée comme une vendange a produit une quinzaine de litres « collectors », un œnologue a été consulté pour une analyse du vignoble : il l'a déclaré en excellent état, sans la moindre trace de mildiou.

La vendange est l’œuvre d’une douzaine de bénévoles. Ensuite les « belles grappes d'un magnifique bleu violet, aux grains denses et rebondis », sont délicatement posées dans des caisses, puis transportées par une noria de véhicules jusqu'à la maison du trésorier de l'association et maire honoraire du village, Louis Vallois. Là, dans une superbe cave voûtée du XVII e siècle, Jean-Pierre His œuvre au fouloir-égrappoir. Quatre cuves en inox recueille ensuite le jus qui y restera une douzaine de jours, sous la surveillance permanente de Jean-Pierre His, devenu chef de chais. « On s'amuse bien, on aime bien rigoler, mais là, c'est du sérieux. Pas question de faire n'importe quoi » prévient-il. » Et c'est en effet avec le plus grand professionnalisme que le restaurateur montmartrois a mené ce projet depuis plusieurs années. »

Gerberoy-045.JPG Gerberoy-044.JPG

Voilà l’histoire du clos de Gerberoy dont j’ai acheté le premier millésime la cuvée 2009 au restaurant du président His L’ambassade de Picardie 20€ Il existe aussi un rosé vendu 17€. Je n’ai pas ouvert la bouteille je ne puis donc vous faire part du niveau de ce vin picard qui, et ce n’est pas lui faire injure de penser qu’il sera modeste, est avant tout le fruit d’une belle initiative collective. Comme quoi le vin est bien plus que le simple jus fermenté du raisin c’est souvent, comme ici à Gerberoy, à la fois une belle histoire qui créé du lien. Pour plus de détails allez sur le site link  et pour vous faire une idée de la beauté du village  link

Gerberoy-077.JPG6 octobre 2009 - Premières vendanges

Création : 23 mars 2004

Plantation : 22 avril 2006

Terrain : 1612 m2

Lieu dit : Les vignes

Adresse : rue des vignes - 60380 Gerberoy   

Sol : Argile, limons (F/G), sable

Variété : Pinot Noir

Origine : Caromb (Vaucluse)

Quantité : 900

Porte-greffe : 41 B MGT

Raisin de table : Muscat

Quantité : 100

Donateur du Terrain : Étienne Le Sidaner

Donateur des Ceps : Pierre Bégouaussel

Pépiniériste-Viticulteur à Caromb - (Vaucluse)

1ère récolte prévue : septembre 2008

1ères Vendanges : 6 octobre 2009

1612m² de vigne, 900 pieds de Pinot noir et 100 pieds de raisin de table (muscat), exposés à l'ouest sur les hauteurs du village de Gerberoy, un mélange idéal pour faire un bon vin.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:09

J’ai commis récemment dans une autre crémerie une chronique « Le vin et la vigne sont-elles des valeurs sûres ? » link qui a fait un succès d’estime.

 

La réponse à ma question sur le vin m’est venue d’un spécialiste de la question : Alain Bradfer co-auteur  avec Yves Legrand de la Cote des Grands Vins de France dont l’édition 2012 vient de paraître chez Hachette vins

 

Définition du lexique des finances «Le rendement d'une obligation est appelé rendement actuariel, et il varie au fil du temps, en fonction du cours de l'obligation. Le rendement actuariel représente la rentabilité obtenue en gardant l'actif financier (fréquemment une obligation) jusqu'à son remboursement et en réinvestissant les intérêts au même taux actuariel.

La méthode Bradfer : les prix de vente en primeur s’entendent en prix public, à savoir le prix de sortie du château augmenté de la marge du négoce et de la TVA. Ces prix sont corrigés des effets de l’inflation.

 

La cote est celle retenue par la Cote des grands vins de France, établie par la collecte des résultats enregistrées dans les ventes publiques (en France, Grande-Bretagne, Suisse, Belgique et Pays-Bas) au cours de l’année. La moyenne est établie sur la base d’un minimum de quatre transactions constatées sur le même millésime d’un même vin après élimination des extrêmes témoignant d’un mauvais état du flacon ou d’un coup de folie d’enchérisseurs.

Le rendement actuariel d’un placement vin : on pouvait s’en douter : la rentabilité d’un « placement en vin » ne présente d’intérêt qu’en jouant la carte des premiers crus classés et assimilés. A l’exception de Carruades de Lafite-Rothschild second vin entraîné dans le sillage du premier, dont le marché est quasi-exclusivement chinois.

 

Par ailleurs, l’envolée des prix de sortie que l’on peut dater du millésime 1995 démontre que l’achat en primeur présente désormais peu d’intérêt par la disparition de la règle tacite selon laquelle l’acheteur en primeur bénéficiait d’un décote de 30% par rapport au prix de mise sur le marché en contrepartie de son apport de trésorerie à la propriété.

A l’exception des premiers crus classés, le rendement moyen calculé sur onze millésimes couramment vendus s’avère plus médiocre que celui d’un placement sur un Livret A. Un constat qui renvoie à une évidence : un vin est conçu avant tout pour être bu.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:00

dites-nous_PUDLOWSKI-673x1024.jpgJe reçois chaque matin, via le site Écrivins, les blogs du jour. Ceux qui me reprochent d’être trop prolifique pourraient y constater que je n’arrive pas à la cheville du grand Gilles Pudlowski. En comparaison de cet éminent critique gastronomique, qui publie un Guide à son nom, je ne suis qu’une poule de basse-cour à l’ancienne car lui fait dans la ponte en batterie.

 

Les pieds dans le plat, affiche l’en-tête du blog, ce qui est une belle raison sociale. Le lecteur peut donc légitimement espérer de ce stakhanoviste de la plume électronique des critiques bien senties sur les établissements visités. J’avoue que le temps me manquant j’ouvre rarement les chroniques du sieur Pudlo. Ce matin pourtant, dimanche pluvieux, je tombe sur un titre qui accroche ma curiosité : « le castel d’Erbalunga » article du 9 octobre.

 

En effet, « le Castel Brando » j’y ai passé une semaine de vacances en septembre. Alors je me dis : qu’est-ce qu’un éminent critique peut bien écrire sur ce bel hôtel ? J’ouvre donc la boîte à Pudlo. Je parcours la prose. C’est affligeant ! Non pas que le contenu le fusse mais tout simplement parce que ce n’est qu’une resucée de la présentation de l’hôtel telle qu’on peut la trouver dans le dépliant de la maison. Sans vouloir être mauvaise langue, tout ça peut s’écrire depuis Paris ce qui bien sûr fait l’économie de frais (pour qui, je ne sais pas d’ailleurs ?). D’ailleurs les photos qui illustrent la chronique sont de JD Sudres/Voyage Gourmand (www.voyage-gourmand.com   est la photothèque de Jean Daniel Sudres, photographe de voyage, de cuisine et d’art de vivre. Elle réunit ses principaux reportages et est régulièrement actualisée).

 

Je ne vais pas ici ni citer, ni même reproduire la chronique de Gilles Pudlowski. Si vous souhaitez la lire c’est ici link. Très honnêtement si vous désirez mieux connaître cette charmante et délicieuse résidence je vous conseille d’aller directement sur son site www.castelbrando.com (rubrique résidence) car vous en apprendrez bien plus que dans l’ersatz du sieur Pudlowski.

 

Tout ça est bel et beau me direz-vous mais ça n’est pas nouveau le Pudlo ne déroge pas aux pratiques ordinaires de sa profession. Ah bon ! Moi je croyais, après avoir lu la prose du dit Pudlo A quoi sert « vraiment » un critique gastronomique? Chez Armand Colin sorti en mai de cette année, qu’il se glissait dans la blouse grise d’un inspecteur scolaire (sic) lorsqu’il visitait les établissements notés. Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même sur son blog du 18 mai ce grand critique cite la 4ième de couverture de son opus.

 

« Le critique gastronomique est un animal étrange qui n’a qu’une bouche, un ventre, deux yeux, une langue, mais doit parler, pour l’humanité gourmande, de ce qu’il mange, aime, déteste, découvre, admire. Il établit des hiérarchies, se pose en défenseur du consommateur et en arbitre du (bon) goût, livre ses émotions, fait partager ses craintes, ses agacements, ses hantises. Il est détesté, adulé, respecté, craint, comme l’inspecteur scolaire qui visite ses objets d’étude.

Un animal à part ? Il y a de ça. Gilles Pudlowski nous montre en tout cas  que le chroniqueur gourmand n’est pas seulement un donneur de plaisir, un marchand de bonheur ou un forçat de luxe, mais un bourreau de travail qui avale des kilomètres, doit disséquer des milliers de repas, d’adresses de bouche en tout genre, visitant bistrots, grandes tables et commerces d’artisans qui prouvent que la France est une vaste table d’hôte où chacun peut puiser à son goût et à son gré. »

Son rôle ? Traquer l’essentiel, découvrir les stars de demain et d’après-demain, remettre à leur place les réputations usurpées. Bref, classifier sans cesser de jauger, d’estimer et de commenter. Ce travail de mangeur de fond est d’abord un immense labeur d’écriture qui flirte avec l’ouvrage d’art. »

 

C’est beau comme de la littérature, non ! N’étant ici qu’un consommateur, donc un quidam que le Pudlo dit défendre, qu’il me soit permis de ne pas trouver mon compte dans des notices s’apparentant à de la littérature de syndicat d’initiative. Pour autant, je puis attester que le Castel Brando est une résidence de charme où il fait bon vivre puisque j’y ai séjourné et bien sûr payé la facture de ses prestations. Notre éminent critique devrait, lorsqu'il signe de telles chroniques, rebaptiser son blog : les pieds en éventail. Enfin, je souligne que ma critique ne porte que sur une seule chronique et que je n'ai pas la prétention de l'étendre au fond de commerce principal de Gilles Pudlowski...

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 00:09

Le Brie tout court on peut en faire partout dans le monde (tombé dans le domaine public en 1926) comme le Camembert d’ailleurs. En revanche, le Brie a deux AOC depuis 1980 : le Brie de Meaux (Décret du 29 décembre 1986) et le Brie de Melun Décret du 29 décembre 1980 et il existe aussi le Brie de Nangis, le Brie de Montereau et le Brie de Coulommiers pour lequel le chevalier blanc du lait cru, notre Perico Légasse, a lancé un cri d’alarme en  avril 2009 : « Il faut sauver le brie de Coulommiers » link depuis je ne sais pas ce qu’est devenu son titanesque combat et s’il a sauvé le brie de Coulommiers des « griffes de Besnier » Reste celui dont je vais parler ce matin le Brie de Provins®


 brie-de-provins-2010.jpg

 

Avant de me rendre sur les anciennes terres d’Alain Peyrefitte quelques mots sur la Brie pour les nuls en géographie. « Entre l’Aisne et la Marne, à l’est du Valois, se montrent déjà, au-dessus du gypse et du calcaire grossier, le calcaire et les meulières de la Brie, qui occupe l’autre rive de la Marne.

Entre la Marne et la Seine s’étend la Brie, divisée par le Grand-Morin en Brie champenoise ou pouilleuse, et Brie française. La première, plus élevée que la seconde, manque du manteau de limon qui fait la fécondité de cette dernière » Vidal de La Blache.

 

La Brie est écartelée entre plusieurs départements : elle s'étend ainsi sur la plus grande partie de la Seine-et-Marne (en dehors de quelques cantons au sud du département qui appartiennent au Gâtinais) à laquelle viennent s'ajouter une partie de la Marne, de l'Aisne et quelques communes de l'Essonne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Elle couvre une superficie d'environ 5 000 km2.

 

Ces précisons géographiques sont de première importance lorsqu’il s'agit d’Appellation d’Origine Contrôlée devenue AOP. En effet, aujourd'hui l'aire de production du Brie de Meaux s'étend sur tout l'Est du bassin parisien (tout le département de Seine et Marne auquel s'ajoute une partie des départements de l'Yonne, de l'Aube, de la Marne, de la Meuse, de la Haute-Marne). C’est un poids lourd 6 798 tonnes, 1 producteur fermier, 6 fabricants : industriels privés et coopératives.

 

Le Brie de Melun, dont l'origine fort ancienne est mal connue, est considéré par certains comme l'ancêtre de tous les Bries. Autrefois, sa préparation très délicate se faisait exclusivement à la ferme. De nos jours il est produit par de petites laiteries qui ont conservé les traditions fermières de fabrication et d'affinage, sa zone de production correspond à l'aire d'origine, elle est caractérisée par des sols calcaires et des vallées humides : la Seine et Marne et une partie des départements de l'Aube et de l'Yonne. C’est un poids plume : 190 tonnes, 2 producteurs fermiers, 3 fabricants : industriels privés.

 

Pour la partie historique reportez-vous à link 

 

Reste un point important dans l’histoire du Brie c’est que n’en déplaise à Périco Légasse pour faire du fromage AOC il faut certes du lait cru mais surtout des vaches pour produire ce lait et pas n’importe quel lait cru. Et comme l’écrivent des historiens du département de la Seine-et-Marne : « L’histoire du Brie fermier en Brie va néanmoins de pair avec la diminution du nombre de vaches : 75000 en 1880, 53000 en 1914, 50000 en 1953, 12000 en 1985, avec une industrialisation qui consacre la Seine-et-Marne à la betterave et donc au sucre plutôt qu’aux pâturages (...) En 1914, on évaluait à 900 les producteurs de fromages fermiers en Seine-et-Marne. Ils «étaient encore 500 en 1928, mais en 1955 leur nombre était tombé à 28 » La bataille pour le lait cru est certes importante mais ce qui est fondamental pour l’authenticité d’un fromage d’AOC c’est d’abord l’adéquation de la race avec son terroir. André Valadier, qui lui est un homme de la main qui fait, vous l’expliquerait mieux que moi.

 

Mais rien que pour montrer au Périco que je ne suis pas un rigolo une citation qui l’enchantera « Dès 1975, le groupe Besnier rachète la fromagerie Renault de Doué-la-Fontaine (49) qui produisent des bries et lance le brie Président. Le rachat du groupe Martin-Collet-Heitz dans la Meuse en 1982 lui permet de devenir l’un des plus gros producteur de bries de Meaux AOC (à Raival). Il rachète aussi de nombreuses petites fromageries seine-et-marnaises ainsi que la SICA de Doue (1997) et la fromagerie Loiseau (1996) qu’il remplace par une grande fromagerie, la Société fromagère de Meaux-Saint Faron. Celui-ci, depuis 2005, produit des bries de Melun ainsi que des spécialités et affine des bries de Meaux qui sont néanmoins tous produits en dehors du département. »

 

Comme le soulignait le nouveau maire de Provins : le terroir, rien que le terroir, mais où sont les vaches ?

 

Mais revenons à notre sujet du jour le Brie de Provins ® : notre Rothschild est ici Benjamin qui est propriétaire du Domaine des Trente Arpents soit 1600 hectares niché au cœur de la Brie. D’accord ce n’est pas une modeste exploitation familiale mais elle perpétue l’ancien équilibre polyculture / élevage en conciliant l’artisanat et les normes modernes. Sur le site je cite : « La « Ferme » est une exploitation traditionnelle qui produit l’intégralité de l’alimentation d’un troupeau de 150 vaches laitières. La diversité de ses cultures réparties sur 650ha et sa situation géographique permettent de garantir la provenance « de Brie » à l’ensemble des fourrages servant à la production laitière. Les vaches bénéficient de conditions de vie hors normes : alimentation variée du troupeau, « biberonnage sur mesure » des veaux par détection RFID, manège de traite de dernière génération, vaste étable qui répond aux plus récentes normes environnementales, paillage abondant de 15kg par bête, ventilateurs, brumisateurs et luminosité naturelle renforcée garantissent au troupeau un confort de vie sans égal et assurent les conditions de travail des collaborateurs qui en prennent soin. »

 

« Une équipe d’artisans fromagers passionnés transforme le lait du domaine dans une fromagerie aux normes CEE équipée pour traiter l’ensemble de ses effluents. Seul producteur fermier de Brie de Meaux A.O.P, la CFBER a constamment démontré ses capacités à produire des fromages haut de gamme dans la plus pure tradition briarde. Ces fromages sont uniquement produits à partir de lait cru et l’affinage se fait sur place dans des caves traditionnelles spécialement aménagées. Ainsi, une traçabilité absolue, de l’alimentation animale jusqu’au brie affiné, est garantie aux amateurs de fromages de terroir les plus exigeants

Il est exclusivement fabriqué à partir de lait cru de vache et respecte un savoir faire ancestral. »

 

Le traitement du lait préserve la flore microbienne naturelle.

Après ajout de ferments lactiques et maturation, le lait coagule et subit un caillage final par ajout de présure naturelle d’origine animale. L’emploi d’additifs colorants est exclu.

Son moulage se fait manuellement « à la pelle à Brie». L’égouttage est lent, naturel et spontané. Le salage est réalisé à un jour d’intervalle avec du sel sec.

L’affinage se fait sur paillon en minimum 30/35 jours dans des hâloirs conditionnés pour éliminer l’excès d’humidité.

Durant l’affinage, un Brie de Provins® est retourné à la main tous les trois jours.

 

Si vous voulez en savoir plus allez sur www.briedeprovins.com

 

Pour terminer et lancer la discussion je vous livre ce qu’écrivent les gens du Brie de Provins ® sur le liquide qui va avec leur fromage. Ça me semble un peu général, alors je vous incite à leur faire des suggestions plus pointues et plus motivées.

 

« Le Brie de Provins® aime les vins rouges nerveux et fruités, à commencer par le Bourgogne, mais aussi les vins puissants comme le Bordeaux. Mais plus encore, il aime les vins vifs et généreux comme les Beaujolais Village, Pommard, Vouvray, Volnay… et enfin il s’allie parfaitement à ses cousins de terroir : le Cidre Briard ou le Champagne »

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