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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:09

Apprendre, à parler, à marcher, à lire, à écrire, à compter, à faire du vélo, du solfège, à tailler la vigne, à faire cuire un œuf au plat, à jouer au rugby ou au basket ou au badminton… tout au long de notre vie, à chaque fois que nous entreprenons d’investir un nouveau champ : l’Internet par exemple, nous passons tous par une phase d’apprentissage… Pour ce que fait la main, ce constat est une évidence alors que pour la pensée, une fois passé le temps scolaire, le temps des maîtres, pour certains, et c’est de plus en plus vrai dans nos sociétés dominées par les médias, le recours est aux maîtres penseurs « des gens qui s'intronisent philosophes, moralistes, politologues, sociologues, singent ceux qu'on a appelé les intellectuels » des gourous… Les maîtres à penser, modestes et discrets, qui écrivent loin des projecteurs des livres qui s’imposent comme des références ne sont plus légion…

 

Revenons au ras des chais pour s’interroger sur le métier de « critique de vin » qui consiste à coucher sur le papier un point de vue étayé, parfois accompagné d’une note sur 20 ou sur 100, sur ce qu’a fait la main d’un vigneron ou de salariés de château ou de domaine ( du cep à la bouteille…) : donc le critique doit savoir d’abord déguster puis avoir quelque talent d’écriture. Cette double compétence, la première comme l’écrit très justement Luc Charlier « Il est certain que pour apprendre à déguster, il faut deux choses : (i) beaucoup déguster – au moins pendant quelques années, après, on a ses « repères » - (ii) le faire avec des gens pour vous guider, vous montrer. Apprendre, donc. Je ne pense pas qu’il faille un talent spécial, sinon une faculté de concentration, d’attention. »

 

Mais apprend-on à écrire ? Oui bien sûr, mais le talent d’écriture ne s’acquiert pas par un quelconque apprentissage. Ceci écrit, les lecteurs de critique de vin ne sont pas forcément sensibles à la beauté de l’écriture. En revanche, comme l’écrivait Nicolas Boileau :

Il est certains esprits dont les sombres pensées

Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;

Le jour de la raison ne le saurait percer.

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément.

 

Toute la difficulté de l’exercice de transcription d’une dégustation sous la forme d’un écrit est bien dans cette conceptualisation. Comment trouver les mots qu’il faut alors que la dégustation ne s’est jamais forgée un vocabulaire propre : les qualificatifs suivent l’air du temps et les références olfactives ou sensorielles se rattachent aux fleurs, aux fruits… avec une variabilité liée à chaque individu. Champ restreint donc qui donne souvent aux notices un caractère répétitif assez peu informatif. Reste le socle de culture  du dégustatueur qui fait souvent la différence. En effet, le caractère du vin (je n’ai pas écrit sa typicité) dans sa conception française – les AOC – est très fortement lié à son origine, le lieu, le sol, les cépages, le climat, l’exposition, les hommes du lieu, à son mode d’organisation, le commerce aussi… Le vin produit à forte charge culturelle a suscité une large et riche littérature, a accouché des modes de vie très différents, a une charge émotionnelle sans commune mesure avec le reste des produits de l’agriculture.

 

Les maîtres, ceux dont on a beaucoup à apprendre, dans le vin, sont essentiellement dans les vignes ou dans les chais ou dans son commerce. Bien sûr, il existe de grands et bons critiques mais de véritables maîtres qui s’imposeraient à nous pour nous mener sur le chemin difficile de la connaissance en matière de dégustation, très honnêtement je n’en vois pas. En écrivant cela je ne fais pas allusion aux écoles de dégustation qui, très logiquement, apportent aux novices, avec une pédagogie propre, les rudiments de la technique de dégustation. Mon propos s’adresse  essentiellement à ceux qui écrivent dans la presse spécialisée, dans des guides et maintenant sur  des supports comme les blogs. Que certains aient un pouvoir prescriptif important, qui les transforme  peu ou prou en faiseurs de notoriété et de niveau de prix, ne leur confère pas pour autant  un rang de maître. Qu'on ne se méprenne pas sur ma remarque elle ne touche que le domaine dégustatif, et lorsque les plus plus érudits des critiques signent des ouvrages plus généraux bien évidemment ils peuvent devenir des références.

 

À l’autre extrémité de la pratique de critique du vin, la nouvelle génération de blogueurs n’est en rien dispensée de la dure phase d’apprentissage et elle se doit elle aussi d’apprendre, la modestie d’abord puis le respect d’une forme d’expérience. Jeter sa gourme disait-on ! Que la jeunesse soit insolente, contestataire, borderline, intransigeante, quoi de plus normal. Cependant, l’inculture, le goût immodéré pour une provocation infantile, l’agitation qui tient lieu de pensée, les bons sentiments en bandoulière, doublée d’une faim inextinguible d’être reconnu, de se faire une place pour bouter les déjà en place, n’est guère plus estimable que le conservatisme de ceux qu’ils appellent les bien-pensants. Pour réussir dans leur entreprise ils devraient s’inspirer du Truffaut de la Nouvelle Vague, critique virulent qui a su par son travail, sa faim de connaissances, devenir un grand réalisateur de cinéma.

 

En guise de conclusion permettez-moi de citer à nouveau Thierry Marx puis Richard Sennett…

 

« En 1975, quand je suis entré aux Compagnons du devoir, j’étais en échec scolaire total. J’ai demandé à faire l’école hôtelière, on m’a collé en CAP de mécanique générale. Et je suis parti dans tout et n’importe quoi. J’étais bagarreur, violent.

J’ai maintenant face à moi des hommes exemplaires. Par leur sagesse et la vérité de leurs mots. Ils ne parlent pas pour ne rien dire mais pour montrer les bornes sur la route. Je comprends que je dois arrêter de mentir. Un prévôt me dit : « On se ment surtout à soi-même. » Un autre nous avait longuement parlé de « la parabole des talents », dans le Nouveau Testament. Toute ma vie, ce texte a cheminé en moi.

(…) Les enseignants des Compagnons du devoir ne portent aucun jugement de valeur sur nos origines sociales. Ils m’appellent « Thierry Marx, Île de France, aspirant au désir de bien faire ». Les apprentis se doivent de dépasser les maîtres, de réaliser des plus beaux chefs-d’œuvre que les anciens (…) Nous portons tous les mêmes tenues que les coteries de charpentiers, en pantalon et veste de velours, de la marque Adolphe Laffont. (…) Il se dégage de cette initiation rigoureuse une vraie fraternité d’hommes. Tout est basé sur la critique constructive et un authentique code d’honneur : on ne ment pas et on respecte l’autre… »

 

A l’attention des impatients de la toile ce court texte de  Richard Sennett écrit en conclusion de son livre « Ce que fait la main. La culture de l’artisanat » 

« Les artisans sont surtout fiers du savoir-faire qui mûrit. C’est bien pourquoi la simple imitation ne procure pas une satisfaction durable ; la compétence doit évoluer. La lenteur même du temps professionnel est une source de satisfaction ; la pratique s’enracine et permet de s’approprier un savoir-faire. La même lenteur permet aussi le travail de réflexion et d’imagination – au contraire de la course aux résultats rapides. La maturation demande du temps ; on prend durablement possession d’une compétence. »

 

Pour la chute : une de mes petites fiertés manuelles : lorsqu’il me prit à 50 ans de m’initier à la technique ancestrale de la peinture à la chaux et aux pigments naturels je suis allé me former au Conservatoire des Ocres à Roussillon puis ensuite je suis passé aux travaux pratiques sur mes murs. Quelle satisfaction ! Quel plaisir de faire sa peinture et de vivre avec !

 

Ma tarte aux pommes de la Toussaint faite de mes blanches mains...

coeur-de-bulles-001.JPG 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 00:09

Le premier jour du mois de novembre tous les marchands de chrysanthèmes de France et de Navarre sont sur les dents pour écouler tous leurs empotés qui iront terminer leur destinée dans le fond des cimetières. Sans doute est-ce parce que la Toussaint est un jour férié qu’on assiste à une telle ruée. Si les Français respectaient le calendrier ils devraient fleurir leurs morts le jour de la fête des Morts qui est le 2 novembre. Le Premier c’est la fête de tous les Saints. En conséquence j’ai décidé de fêter tous les Saints en honorant Saint Aubin.

 

Pour la biographie du Saint Évêque d’Angers (470-550)voir à la fin de cette chronique.

28_st-aubin.gif 

Mon Saint Aubin à moi est un 1er Cru et en plus il est « En Remilly » et il jouxte les Grands Crus de Puligny-Montrachet par le sommet des coteaux. Très bien exposé (sud-ouest) ce coteau est planté en chardonnay depuis 20 ans, reprenant enfin sa place après le désastre causé par le phylloxéra. Il couvre 21,9 ha sur les 172,12 ha de l’appellation. C’est du chardonnay donc un vin blanc.

 JCB Btl Saint-Aubin 1er Cru en Remilly 2007

Le Saint Aubin « En Remilly » Premier Cru c’est Gregory Patriat qui me l’a fait découvrir et j’avais écrit « le Saint Aubin Premier Cru en Remilly 2008. C’est un Côte de Beaune blanc 100% Chardonnay 65 00 bouteilles. C’est mon chouchou ! Comme dirait ma complice Margot j’en mettrais bien une caisse sous mon lit. C’est vif ! C’est frais ! C’est de la joie à l’état pur ! Moi j’aime ce type de vin droit sans raideur, fin comme un string sur une peau à peine vanillée par les premières caresses du Dieu soleil, tendre comme la caresse d’un zéphyr à la fin d’une chaude journée d’été, aérien comme une libellule et surtout qui sait si bien faire briller les yeux des filles du long des golfes clairs... Je m’emporte mais puisqu’il m’emporte pourquoi réfrènerai-je mes ardeurs épistolaires… »

 

Donc pour apaiser ma soif de Saint Aubin 1er cru « En Rémilly » j’appelle Gregory et je tombe direct sur sa messagerie. Je lui envoie un petit message pour lui demander quel millésime il commercialise en ce moment. Réponse : « salut Jacques toujours sur le 2008 amitiés de Montréal » Je lui demande à quel prix il le vend : « 12,50€ me répond-il soit du 20€ en magasin » Tout ça sur mon vélo. C’est alors que je passe devant Lavinia et je me dis « ils doivent vendre du  Saint Aubin 1er cru « En Rémilly » eux aussi. Je stoppe ma monture et je l’accote à un platane des Capucines (le boulevard) et je m’enfonce dans le ventre de Lavinia :

 

J’y trouve 4 références de Saint Aubin 1er cru « En Rémilly » :

 38767 g 36898_g.gifphoto Derain

2 Philippe Pacalet un 2008 à 51€ et 45,90€ par 6 et un 2009 à 55€

1 Hubert Lamy 2007 à 46,50€ et 41,85€ par 6

1 Catherine et Dominique Derain 2009 à 38€ * (en cave vins fragiles)

  • « Et lorsque s'est approché le Saint-Aubin blanc le 2008 1er Cru En Remilly, nous avons littéralement décollé. Ce n'est pas possible que le même cépage chardonnay puisse à la fois enfanter de vulgaires vins (difficiles même à pisser) et des joyaux comme celui que nous avons entre les mains... Il ne peut y avoir qu'un grand artiste derrière ce vin. » signé  Guillaume Nicolas-Brion pour le Derain.

De retour at home je fais des recherches sur le NET et je trouve le site allemand Wine-Searcher qui est un moteur de recherche des listes de prix de 30 107 magasins de vin (un total de 4.872.905 offres). Le site offre également une mine d'informations sur le vin.

Je vous donne les liens qui vous donnent l’évolution des prix :

1-      Le vin de Gregory link

 2-     Le vin de Pacalet link

 3-     Le vin de Lamy link

4-     Le vin de Derain link

 

Pour ceux qui se contentent de la cote actuelle : En Remilly, Saint-Aubin Premier Cru la voici ci-dessous :

1.         Domaine Hubert Lamy €32

2.         Marc Colin et Fils   €23

3.         Olivier Leflaive        €24

4.         Pierre-Yves Colin-Morey  €35

5.         Domaine Bernard Moreau et Fils €27

6.         Domaine Sylvain Langoureau €23

7.         Domaine Henri Prudhon €19

8.        Domaine Alain Chavy €25

9.         Domaine Vincent Girardin €19

10.       Domaine Larue€28

11.       Domaine Catherine & Dominique Derain €29

12.       Domaine Amiot Guy et Fils€38

13.       Gilles Bouton €18

14.       Jean-Claude Boisset€29

15.       Domaine François et Denis Clair€27

16.       Philippe Pacalet €54

17.       Sylvain Loichet €34

18.       Camille Giroud €26

 

Commentaires du taulier :

- je n'ai pu faire une dégustation comparative vu le niveau des prix (investissement = 135 €) et la disparité des millésimes;

- le seul comparatif c'est le Pacalet 2008 et le JCB 2008 ce qui pourrait se révéler intéressant puisque le premier est plus que deux fois plus cher que le second ;

- le Saint Aubin de Gregory En Remilly 2008 est noté 15/20 par la RVF et BD ;

- j'aimerais faire une dégustation à la chaussette comme je l'ai fait récemment en présence de Michel Smith avec des petits loups branchés nature sur des nectars dont les patronymes des vinificateurs ne sont pas en odeur de sainteté. Résultat étonnant et révélateur...

- détail d'importance le Gregory Patriat travaille chez Jean-Claude Boisset... CQFD...

 

Saint Aubin

Évêque d’Angers (470-550)

 

Saint Aubin naquit au diocèse de Vannes. Son enfance, prévenue de toutes les grâces du Seigneur, fit présager sa sainteté future ; il ne connut du jeune âge ni la légèreté, ni les défauts, et dès qu’il put marcher, ce fut pour aller à Dieu et Le prier à l’écart, loin du bruit, dans la compagnie des Anges.

De tels débuts montraient assez que le pieux Aubin n’était point fait pour le monde ; au grand désespoir de sa noble famille, on le vit un jour quitter le foyer paternel et prendre le chemin du monastère. Là, ses veilles, ses jeûnes, ses oraisons l’élevèrent bientôt à une telle perfection, qu’il dépassait de beaucoup les plus anciens et les plus fervents religieux.

On admirait surtout son recueillement continuel. Ses yeux ne s’ouvraient que pour Dieu ; dans le monastère, il ignorait ce qui se passait autour de lui, et au dehors, quand il devait sortir, il se faisait dans son cœur une délicieuse retraite, où il continuait ses entretiens célestes.

Un jour, l’abbé du monastère l’envoya dans un village voisin. Pendant qu’il s’acquittait de sa mission, il tomba, sur la maison où il était venu, une telle quantité de pluie, que le toit s’entrouvrit et que toutes les personnes présentes furent trempées : Aubin seul, à l’admiration de tous, fut épargné ; il ne tomba pas sur lui une goutte d’eau.

Abbé du monastère à trente-cinq ans, il fit revivre parmi ses frères la ferveur des premiers temps et les amena, par sa douceur et son exemple, à une perfection rare, même dans les plus austères couvents.

Mais l’évêque d’Angers étant venu à mourir, le clergé et le peuple de ce diocèse, auxquels était parvenu le renom de la sainteté d’Aubin, l’élurent unanimement, et il dut courber ses épaules sous le lourd fardeau de l’épiscopat.

S’il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu’il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la charité. Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles. En voici un exemple : Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers. Devant le Saint, les gardiens s’écartent pour lui laisser passage ; un seul veut lui refuser obstinément l’entrée ; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds ; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:00

david-le-sacre-de-napoleon-detail.jpgJ’aborde cette question avec beaucoup de détachement pour deux raisons essentielles : tout d’abord je me considère, et ce n’est pas une coquetterie, comme un dégustateur-imposteur, donc je ne pratique pas la critique vinique ; ensuite venant de la coulisse politique, qui n’est pas plus que d’autres mondes peuplée que de prévaricateurs, je ne m’associerai jamais au slogan « tous pourris » qui permet aux démagogues de toute couleur de baver sur la démocratie.

 

Reste le fond de ma question qui peut s’exprimer d’une autre manière : un critique, où qu’il écrive ou s’exprime, n’est-il pas par construction quelqu’un qui s’arroge un pouvoir ? En effet, s’autoproclamer c’est  « décider soi-même d'exercer une fonction, de s'attribuer un statut. » Bien sûr, dans le système Gutenberg puis celui des médias dit audiovisuels, pour s’exprimer le critique avait besoin d’un support et il devait se soumettre au choix : d’un éditeur, d’un rédacteur en chef ou d’un patron de chaîne. Pour autant, lui demandait-on, hormis d’écrire ou de s’exprimer dans un français et un style correct, de présenter l’attestation de ses états de service.

 

Alors le professionnalisme ferait-il la différence ?

 

Voir la chronique du grand Lalau

Robert Parker n'aime guère les blogueurs

link 

« Le grand Bob s'y montre assez expéditif. A croire qu'il avait une casserole sur le feu ou des cookies dans le four. »

La réponse de Robert Parker tient presque de la parabole:

« Il y a deux écoles dans la critique ou la littérature vineuse:

1) Le professionnel payé qui est habituellement indépendant et bien formé;

2° Les blogueurs qui offrent leur avis gratuitement, et qui, pour la plupart, manquent de sérieux et de professionnalisme »

 

Lire la réponse de Lalau.(Hervé rassure-toi Bob lit mon blog  comme Michel Rolland...)

 

Pour moi qui ne suis qu’un simple lecteur ou auditeur ce qui peut m’inciter à me référer à un critique pour choisir un film ou un livre ou une pièce de théâtre (pour le vin j’avoue que je ne m’y réfère pas) c’est que je lui accorde une forme de crédibilité, d’indépendance. L’important pour le média qui l’emploie c’est que le dit critique attire sur son nom un lectorat qui se reconnaisse en lui. En effet, la critique est toujours subjective puisqu’elle est le fait d’un individu qui a une histoire, un système de valeurs, des références, des à priori, des aversions, ce n’est qu’un homme. Pour la critique de bouche, cuisine et vin, la problématique se complique car ceux qui la pratique on beaucoup de mal à l’exprimer, surtout pour le vin car il n’existe pas de vocabulaire spécifique, ou si peu. De plus la discipline mobilise plusieurs sens : la vue (l’étiquette aussi), l’odorat, et le goût. Bien évidemment, le système dit de notation, qui en soit n’est pas absurde, ne vaut que pour le seul notateur. Il est relatif, purement systémique : Parker, B&D, RVF, Duponnesque ou la gente anglo-saxonne qui elle aussi est dotée de ses à priori et parfois d’une suffisance qui vaut la française.

 

Reste ces foutus petits cons de blogueurs qui écrivent tout et n’importe quoi, sans contrôle éditorial, des autoproclamés quoi ! Avant de repasser le plat d’une chronique traitant de ce sujet permettez-moi deux remarques préalables :

-         Quel pouvoir prescriptif ont ces autoproclamés ?

-         Combien survivront à l’usure du temps ?

 

Même si les termes pourront vous paraître grandiloquents nous assistons, comme pour l’économie mondiale, à une tectonique des plaques dont nous avons bien du mal à mesurer les effets. L’Internet, les blogueurs, les réseaux sociaux existent et faire comme si tout cela n'était que de la roupie de sansonnets relève de la cécité et d'une forme de bêtise. Sans remuer le couteau dans la plaie j’ai le souvenir récent des railleries de certains sur les prémices du printemps arabe en Tunisie… Nous sommes face à un nouvel outil de communication qui dérange, irrite, exaspère mais pour autant, sans lui conférer une quelconque supériorité, le considérer comme un joujou pour jeunes cons agités ou pour vieux cons en déshérence est une grossière erreur.

 

J’ai commis sur ce sujet plusieurs chroniques. Je vous en donne les liens.

 

« L’Internet pousse les murs » de l’espace public tout «en enlevant le plancher » les gate-keepers chargés de surveiller la frontière fulminent link

 

 

 

Les afterwork du taulier « Le temps des médias de masse est révolu. Celui du lien est en train de naître. » link

  

« Ne pas confondre un passe-plat avec un maître-queue… » dixit François Morel à propos de Claire Chazal : qu’en est-il en notre petit monde du vin ?link

 

 Pour ceux qui voudraient aller à l’essentiel  

 

« Internet n’est pas un média comme les autres. Beaucoup voudraient l’inscrire dans une chronologie qui commencerait avec la presse et se poursuivrait avec la radio et la télévision. Internet serait en quelque sorte l’aboutissement naturel de l’évolution des médias de masse, puisqu’il parvient à associer le texte, le son et l’image dans le format numérique du multimédia. Mais cette conception, qui fait s’enchaîner les grands supports d’information, est trop simple. Elle transpose paresseusement vers Internet des modèles qui sont forgés dans le monde des médias traditionnels : une pratique du contrôle éditorial, une économie de la rareté, une conception passive du public. Il suffirait de dompter ce jeune média rebelle pour que se perpétuent les modèles économique, culturel et politique qui se sont établis tout au long du XXe siècle. »

 

« Le web ne se laisse pas apprivoiser facilement. Il pose des défis redoutables aux producteurs d’informations, aux détenteurs de la propriété intellectuelle, aux politiques de communication des entreprises, des institutions et des partis. » Le vieux modèle séparant l’espace de sociabilité (les échanges interpersonnels) et l’espace public voit ses frontières devenir poreuses. Autrefois « entre les deux, des « gardiens », les bien-nommés gate-keepers, éditeurs ou journalistes, se sont chargés de surveiller la frontière. C’est sur cette séparation que se sont édifiées les principales oppositions qui structurent l’espace public : la conversation et l’information, les individus et les citoyens, le privé et le public, le marché et la politique, etc. Ce découpage, renforcé tout au long du XXe siècle, est au fondement d’une économie de la représentation qui place d’un côté l’espace des interactions entre les individus, de l’autre les univers de plus en plus professionnalisés et clos sur eux-mêmes de la politique, de l’information et des industries culturelles. »

 

Brouillage, effacement de la ligne de démarcation, « Internet élargit l’espace public. Il ouvre grand les portes d’un univers qui s’était enfermé dans un dialogue entre des journalistes encartés et des professionnels de la politique. »

Danger crient les initiés « agressivité des débats, fausseté des informations, diffusion de rumeurs, rétrécissement de l’espace privé, pillage des œuvres protégées, exhibition narcissique... »

 

Chance proclament les révolutionnaires du Net ce serait la disparition de l’espace public et la prise du pouvoir des internautes »

 

On se calme ! « Il est cependant hasardeux de tenir des positions aussi tranchées, dans la mesure où Internet instaure moins une compétition entre professionnels et amateurs qu’un système d’interdépendances agissant sur les uns et les autres. »

Comme l’écrit Dominique Cardon dans son petit livre rouge «La démocratie Internet» promesses et limites au Seuil La République des idées « Internet pousse les murs tout en enlevant le plancher. Il ôte d’abord le privilège d’accès à la publication dont bénéficiaient naguère les professionnels. L’apparition des amateurs sur la scène publique étend considérablement le périmètre du débat démocratique. La parole publique ne reste plus sans réponse, dans une posture d’autorité imposant à son public silence et déférence. Elle peut désormais être commentée, critiquée, raillée, transformée par un grand nombre de personnes autrefois inaptes ou ignorantes. Mais Internet aspire aussi dans l’espace public les expressions personnelles des internautes. Le web s’empare de conversations qui n’étaient pas reconnues comme « publiques », en profitant des nouvelles pratiques d’exposition de soi des individus. »

 

Sur son blog Hervé Lalau, un peu excédé par cette profusion, cette agitation, cette obsession du flux, à juste titre craignait un raz-de-marée du moins disant. Ce n’est pas une crainte injustifiée car l’autoédition ouvre la porte au déferlement du n’importe quoi et au triomphe du plus petit commun dénominateur. L’histoire de la bande-FM libérée en 1981 en est un bon exemple : les grands gagnants de celle-ci furent les diffuseurs en boucle de musique-soupe : NRJ tout particulièrement. Cependant le contre-exemple c’est la chaîne de TV ARTE née sous les lazzis au temps de Jack Lang qui, sur une ligne éditoriale de qualité, a su s’imposer dans le paysage des généralistes.

L’intérêt du Net c’est que nos diffuseurs vivent sur un modèle économique qui, pour l’heure, ne nous impose aucune ligne éditoriale. Alors à nous de faire en sorte de mettre dans les tuyaux des contenus de qualité qui petit à petit gagneront une audience fidèle pratiquant le bouche à oreille. Moi qui fais partie de la génération des baby-boomers, je considère le blog comme mon devoir de transmission. Je l’assume au jour le jour, sans souci de reconnaissance mais pour le plaisir de créer ou de recréer des liens sans le souci des gate-keepers chargés de surveiller la frontière de l’info d’origine contrôlée. Reste aux journalistes professionnels à retrouver dans leur rédaction le sens profond de leur métier et notre vie en commun fera progresser le débat démocratique... »

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 00:09

 

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Cette chronique est maintenant une chronique furtive

 

pour plus de précisions s'adresser au taulier par courrier

 

 

berthomeau@gmail.com

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 11:28

Comme d’hab. j’chuis à la bourre et je me fais avoiner par le taulier qui m’avait chargé de chroniquer sérieux-grave sur la dissertation beaujoloise du gars du Jura. Vous me direz le bougre, jamais en reste d’une contradiction, l’en a pondu deux chroniques, un vrai productiviste ! link et link Bon alors je me suis dit ma Marie tu ne vas pas faire couleur locale mais mettre en avant la marque de fabrique de ta sainte patronne : l’immaculée conception et disserter sur le «  déloyault » gamay à jus blanc bouté hors de Bourgogne en 1395 par Philippe le Hardi parce qu’il faisait alors concurrence sur les terres bourguignonnes au pinot noir.

  

Donc moi c’est le beaujolais blanc qui est cher à mon cœur et que je n’achète que chez la Pape incontesté du « Désapprendre à déguster » et chantre du «  recevoir plutôt que de prendre. » Bruno Quenioux www.philovino.com  et link

 bjbl1_btl_003.jpg

 Trêve de philosophie mes amis je fonce derechef au bas de la rue Claude Bernard pour faire l’emplette d’un carton de 6 de Beaujolais Blanc 2009 du  Domaine Dominique Cornin soit 66,40 € www.cornin.net

 dominiquecornin.jpg

Là, patatras, gourdasse, bécasse que je suis, je tombe des nues car le Beaujolais blanc c’est du 100% Chardonnay. Be oui, «  l'appellation régionale Beaujolais blanc est née en 1937, sur les terroirs à l'extrême nord du vignoble, aux limites du Mâconnais et au sud-ouest de Villefranche, dans le triangle que composent Liergues, le Bois d'Oingt et Bully. Issus du cépage chardonnay et non plus du gamay noir à jus blanc, le Beaujolais blanc ainsi que le Beaujolais-villages blanc sont des vins rares que façonnent près de 200 vignerons. » domainedominiquecornin.jpg

Bien que je fusse déconfite je me suis dit ma Marie pas de panique : faute avouée est à demie pardonnée. Je suis rentrée quatre à quatre chez le taulier qui m’a mis une bouteille en glace. Ce Beaujolais blanc faut juste le frapper pas le glacer. En attendant on s’est mis à papoter, à dire du mal des unes et des autres… Puis ploc ! Un beau verre… de la fraîcheur : quel tarin ! Quelle exubérance !  Par petites lichettes je tombe sous le charme. J'extasie. J’ai l’impression de me rouler dans un pré constellé de petites fleurs toute blanche et c'est alors que je me suis ruée sur mon clavier.

 

PS : le taulier me signale qu’à la fin de sa seconde chronique des VdeV à propos des photos que vous  ne trouverez nulle part ailleurs (oui, oui) :

 

1-l’une qu’il a censurée  sera offerte à la demande : elle est terrible…  

2 -et qu’une autre, qui est une pure œuvre berthomesque, si elle est identifiée par l’un de vous, vaudra une belle quille de Beaujolais Blanc 2009 du  Domaine Dominique Cornin à l’identificateur.

 

Marie de Saint-Drézéry vigneronne improbable

photoboblanc-copie-1.jpg

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 10:00

1 –

douro terrasses 570-1

« Elle qui connaissait par leur nom et leur saveur toutes les variétés du raisin portugais, depuis l'alvarelhào jusqu'à la malvoisie, depuis le moscatel jusqu'au « cul de brebis » et au « doigt de la dame », s'enfonça peu à peu dans la pauvreté sans jamais abandonner l'image de la grande quinta de bardeaux, avec, au fond, l'église, tel un calvaire perdu parmi les chênes d'Amérique (...)

 

 Elle-même faisait partie de ce Douro ténébreux, noble, regorgeant de quintas édifiées avec ténacité, arrachées aux entrailles de schiste et de terre sèche, de ce Douro soustrait au phylloxéra, planté de vergers et de cyprès; Mossul, Torre, Santa Ana, Frades, Rede et Esteveiro, tous ces lieux chargés d'histoire, de péchés, de souvenirs brefs et de vin, encore et toujours le vin, qui stagne en flaques sur le sol des chais, qui s'égoutte, s'infiltre, pénètre les murs et, certains jours, semble sourdre de l'au-delà comme pour annoncer une autre Cène du Christ, plus glorieuse et plus prometteuse (...) »

 

Extrait du roman d'Augustina Bessa-Luis Le Principe de l'incertitude éditions Métailié

 

2 –

chaissac

«  Ce n'est certes pas les gens de bonne foi qui manquent ici-bas. Dans Don Quichotte, Sancho est persuadé être le gouverneur d'une île quoique n'ayant pas passé sur de l'eau pour s'y rendre. A Vix, lorsqu'ils passent dans la rue, le curé et le directeur de l'école laïque ont cette même attitude de chevalier de la certitude. Mais c'est un fait que dans ses fonctions Sancho donna de réelles preuves de sagesse. On rigolait bien sûr dans les coulisses. Il y a toujours des rigoleurs par son chemin mais la belle affaire : il y en a certes des tas parmi les observateurs du présent concile. Il en a toujours été ainsi. Quand on n'est pas sûr de soi, on est perdu, la terre craque sous ses pas. On ne va pas loin. A la première averse on est ratiboisé... »

 

Lettre de Gaston Chaissac expédiée à l’abbé Renou curé de Vix en 1962.

 

3 –

2-905344-52-0

« Cher Monsieur,

J'espère que vous ne m'en voudrez pas de l'indiscrétion qui consiste à vous écrire sans vous connaître et qui est d'autant plus coupable qu'il s'agit de renseignements à vous demander. J'ai été intéressé récemment par la lecture de l'œuvre d'Emmanuel Bove, qui a aujourd'hui complètement disparu, non seulement de la devanture mais de l'arrière-fond des librairies. J'imagine que vous avez eu l'occasion de le rencontrer, puisque l'essentiel de son œuvre se situe à une époque où vous animiez les mouvements littéraires contemporains. Ce serait pour moi un grand privilège si vous pouviez me donner quelques renseignements à son endroit. Qui était-il ? Quelle était sa manière d'être ? Quelles traces a-t-il laissées ? J'ai appris que madame Bove vivait encore à l'heure actuelle. Avez-vous eu l'occasion de savoir où on peut la joindre ?  Vous serez surpris de cette curiosité qui n'entre pas dans l'exercice normal de mes fonctions, mais s'il est interdit au ministre des Finances d'avoir un cœur, du moins selon la réputation, il ne lui est pas interdit de s'intéresser à la littérature. »

Lettre adressée au surréaliste Philippe Soupault Valéry Giscard d'Estaing en 1972

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:09
Qui se souvient de Dario Moreno ?
 
Les cinéphiles qui connaissent par coeur le générique du« salaire de la peur » de Clouzot où il joue Hernandez aux côtés d'Yves Montand et de Charles Vanel...
 
Les fans de Jacques Brel dont il a été le partenaire dans le spectacle musical L'Homme de la Mancha.
 
Les amateurs de vinyles des années 50-60  pour ses tubes « Si tu vas à Rio » en 1958 ou « Brigitte Bardot » en 1961. 

Turc par son père, mexicain par sa mère, il gardera la nationalité turque toute sa vie. Dario Moreno « a une véritable voix de ténor. Embauché pour une tournée mondiale dans l’orchestre de l’américain Mac Allen, il découvre Paris en 1948 et décide d’y enregistrer son premier disque 78 tours, un boléro, chez Odéon. Chanteur d’opérette au côté de Luis Mariano, il rejoint Polydor et chante les compositions des jeunes Charles Aznavour et Gilbert Bécaud. Il tourne des films, fait son premier concert en 1954, devient très populaire avec des chansons comme « Quand elle danse » (hymne des nuits parisiennes), « Por favor » (repris par la jeune Dalida), « Si tu vas à Rio » en 1958 ou « Brigitte Bardot » en 1961. Il est décédé à 47 ans d'une hémorragie cérébrale le 1er décembre 1968 à l'aéroport d'Istanbul, avant le décollage de son avion, ou, selon d'autres sources, d'un infarctus du myocarde, dans un taxi en route pour l`aéroport. Toute sa vie, Dario Moreno aura gardé la Turquie dans son cœur (il a enregistré plusieurs disques en turc) et le sort voudra qu'il meure sur la terre de ses origines. Mais il repose en Israël.»
Lire la suite:link 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 14:25

Mes petits camarades des VdeV ayant beaucoup mieux travaillés que moi j’ai décidé de vous offrir une deuxième tournée de Beaujolais, toujours en photos bien sûr. Et là je n’ai pas lésiné sur la quantité sauf qu’il y en a une que j’ai censurée (offerte à la demande) et une autre qui est une pure œuvre berthomesque : laquelle ? En bonus une inoubliable chanson nanarde : tes lèvres ont le goût du Beaujolais Nouveau... et pas la meilleure des Garçons Bouchers...

 

Le Bistro Berthomeau est ouvert le samedi et le dimanche donc vous pouvez vous pointer pour la photo censurée ou pour livrer votre réponse à la question mystère...

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 00:09

Je ne suis pas sûr que le Georges ait apprécié la bordée d’hommages qui vont fleurir pour un exercice dont nous sommes, sans conteste, les champions du monde : la célébration  des anniversaires de la mort de… Brassens qui est né à Sète, un 22 octobre, et est mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc, pour être enterré, non sur la plage de Sète, mais au cimetière Le Py dans le caveau familial.

 

Ce matin je ne vais rien célébrer du tout, car je n’aime pas les célébrations, mais profiter que l'on exhume Brassens, pour une courte période, de son relatif oubli, on l'entend si peu sur les ondes, pour vous livrer les digressions du Georges sur les cons.

 

-         En hors d’œuvre : sa fine définition du con 

 

Mais le pire de tous est un petit vocable/ De trois lettres pas plus, familier, coutumier […] / Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure, / Dota du même terme en son fiel venimeux/ Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure / Celui-là, c’est probable, en était un fameux. […] / La male peste soit de cette homonymie ! / C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant / Que ce morceau de roi de votre anatomie / Porte le même nom qu'une foule de gens.

 

-         En plat de résistance : le Roi des cons

  

Georges BRASSENS, à la guitare, Maxime LE FORESTIER, Georges MOUSTAKI, François BERANGER, Marcel AMONT et CAVANNA interprètent "Le roi des cons". Ils sont accompagnés à la contrebasse par Pierre NICOLAS. La prestation est ponctuée de l'intervention de Marcel AMONT et Pierre TORNADE, parodiant le « Muppet show ».

 

-         En dessert : Quand on est con on est con, le temps ne fait rien à l’affaire

 

Quand ils sont tout neufs / Qu'ils sortent de l'œuf / Du cocon / Tous les jeunes blancs-becs / Prennent les vieux mecs / Pour des cons / Quand ils sont d'venus / Des têtes chenues / Des grisons / Tous les vieux fourneaux / Prennent les jeunots / Pour des cons / Moi, qui balance entre deux âges / J'leur adresse à tous un message

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 17:00

Voilà t’y pas que le Yoda des VdeV www.blogdolif.com  l’autre matin nous a affirmé que la bataille d’Alésia s’était déroulée dans le Jura ! Tout fout le camp, même l’histoire de France, un de ces 4 Marignan 1515 se verra transporté dans je ne sais quelle contrée reculée pleine de nains de jardin.

 

Comme figure imposée de ce VdeV n°40  notre « Jurassic Phare »  nous a indiqué qu'il nous fallait plancher sur le Beaujolais.

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Pour mon ego de très haut niveau j’eus pu choisir le Château des Jacques… Mais comme ça aurait fait jaser dans le Landerneau des bogloglo j’ai jeté mon dévolu sur AlonsoCyril de son prénom www.p-u-r.eu qui nous a balancé y’a déjà quelque temps sa Cougar très border line mais très tendance Carlton de Lille…

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Ni une ni deux je sonne l’Alonso !

Bla, bla, bla que j'l'entortille pour une quille...

Flop de chez flop pas de resquille...

Alors je tente le coup de castagnettes, sombréros et mantilles...

Intraitable l'Alonso !

En désespoir de cause j'lui fais des propositions indécentes du style : me faire parvenir une valise pleine de liquide par porteur ou d’envoyer gratis ses clients au FMI suivre des cours de maquereaux économie… rien n’y fit je ne verrais ni la couleur, je ne bénéficierais d’aucune senteur, je ne me gargariserais pas de son nectar sauf à transporter mon auguste personne jusqu’à ses quais de Villefranche pour goûter une de ses boutanches !

 

4800 très exactement au jus issu de vieilles mamies de 100 ans sur des sols de quartz et granit…

 

De dépit, car la vengeance est un plat qui se mange froid, je me suis dit en bon taulier, qui se glisserait dans la peau d’un tavernier, moi je vais lui faire le coup du Bojolo nouvo en photos dans mon bistro : Chez Berthomeau

 

 

Sitôt dit, sitôt fait : le Gamay

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VOUS VENEZ DE VOIR, JE N’ÉCRIS PAS DE BOIRE, LE PREMIER BOJOLO NOUVO DE L’ANNÉE 2011, QUI DIT MIEUX AUX VENDREDIS DU VIN !

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