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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 06:00
Auguste Escoffier avec Maggi, Bocuse, Guérard, Robuchon and Co se pacsèrent avec l’industrie agroalimentaire…

Nos grands chefs étoilés, tout comme nos célèbres winemakers type Hubert de Boüard ne sont guère économes de notre précieux carbone, ils passent plus de temps dans les hubs des aéroports que dans leurs cuisines ou leurs chais.

 

L’article qui suit démonte le système médiatique : Enquête

 

Le business juteux des chefs médiatiques

 

Combien gagne une pointure de la gastronomie dans un hôtel de luxe ? Qui touche un contrat à six chiffres lorsqu’il signe une carte de restaurant ? À l’heure où les grands cuisiniers et pâtissiers n’ont jamais été aussi visibles, acclamés et sollicités, Ezéchiel Zerah s'est penché sur les deals de ces nouvelles stars.

 

Publié le MERCREDI, 17 JUILLET 2019

 

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155 millions d’euros. C'est la fortune de Pierre Hermé et de son associé estimée par le magazine Challenges, qui vient tout juste de dévoiler son palmarès annuel des 500 plus grands patrimoines français. Alain Ducasse y avait lui fait son entrée en 2015, avec 82 millions d’euros. Au XIXe siècle, un autre illustre chef devait lui aussi avoir le portefeuille épais : Auguste Escoffier. Inventeur du modèle toujours actuel de brigade de cuisine, codificateur des recettes françaises à travers un livre devenu bible dans les écoles hôtelières, l’intéressé fut également pionnier en matière de collaboration avec l’industrie agroalimentaire, en l’occurrence Maggi, au début des années 20. Un demi-siècle plus tard, Paul Bocuse industrialisait la pratique en s'associant avec les eaux gazeuses Vichy Celestins mais aussi avec les vins Georges Duboeuf, les cocottes Staub, le robot Cuisinart et les marques agroalimentaires William Saurin et Marie. Autre grand acteur du genre : Michel Guérard, trois étoiles Michelin et consultant pour Nestlé dès 1976 (il travaillera près de trois décennies pour le groupe et notamment Findus avec qui il mettra au point une gamme à son nom). Sans oublier Joël Robuchon, qui roula pour Fleury Michon à partir de la fin des années 80 et qui fut gratifié en retour de nombreuses actions en bourse de l’industriel vendéen.

 

La suite ICI 

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 06:00
Le Jean-Claude Ribaut est passé du Monde à SINÉ mensuel la carotte ensablée de Créances menacée...

Comme je viens de taper à bras raccourci sur les critiques gastronomiques de l’époque post-modernes je me suis dit, « mon petit gars faut que tu ressortes les cadors de la plume gastronomique, alors suis allé fouiller les plis et les replis de la Toile.

 

Bonne pioche : j’ai retrouvé le Ribaut du Monde qui crèche maintenant chez Siné mensuel.

 

LA CAROTTE ENSABLÉE

Par Jean-Claude Ribaut, juin 2019

 

Pour Jules Renard – l’auteur de Poil de Carotte –, « la médecine n’avait de certain que les espoirs trompeurs qu’elle nous donne », tandis que les carabins en salle de garde blâmaient la pauvre Charlotte pour l’usage maladroit qu’elle faisait de ladite carotte. La carotte cultivée dans le sable des grèves (mielles) du Cotentin a aussi assuré la fortune de Créances (Manche).

 

Elle doit son renom à son goût subtilement iodé et à l’absence de corps fibreux résultant du sol sablonneux, du vent du large et des embruns, ainsi que du varech, engrais végétal naturel. Elle bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis 1960. Cette suprématie n’a été obtenue que parce qu’un parasite – le nématode – a été jugulé dans les années 1950, à l’époque de l’agrochimie triomphante, par l’utilisation d’un pesticide miracle, le dichloropropène, qui détruit le petit vers ravageur et permet une production de masse. Auparavant, on retournait le sable chaque année, les rendements étaient faibles. Avec la chimie, ils ont explosé.

 

Mais ce pesticide, notoirement cancérigène est interdit depuis 2009, partout en Europe. Chaque année pourtant, grâce à un lobbying efficace, les producteurs de Créances obtenaient une dérogation. Cette année, alerté par un nouveau rapport alarmant des agences sanitaires, le préfet a dit non, malgré les quelques tonnes de carottes et de fumier déversés devant la préfecture de Saint-Lô le 29 avril. Alors, passer à l’agriculture biologique avec une bactérie naturelle ? Certains l’ont essayé, mais les rendements sont moindres. Évidemment.

 

Mon gâteau de carottes est un souvenir d’enfance rurale. Faire fondre quelques carottes du jardin et un oignon en julienne ; réaliser une béchamel de bonne consistance ; y ajouter les carottes fondues, deux œufs entiers, un peu de muscade, sel, poivre. Bien mélanger et placer dans un moule à manqué. Cuire 45 minutes à four moyen (170 °C). Inratable. Servir avec une sauce tomate maison.

 

LIRE AUSSI

 

TARTARIN, LA CALOTTE ET L’OIGNON

Par Jean-Claude Ribaut, avril 2019 ICI 

 

L’ÉPINE-VINETTE

Par Jean-Claude Ribaut, mars 2019 ICI 

Les carottes de Créances menacées par l'interdiction définitive d'un pesticide

Va-t-on vers la fin de la production des carottes de Créances ? La question est posée après la décision de L'Etat d'interdire un pesticide qui lutte contre le ver qui décime les légumes. Sur le terrain, la filière commence à souffrir : elle connaît ses premiers licenciements. 

 

ICI 

En utilisant des solutions alternatives au dichloropropène, les rendements ont été divisés par trois  - Radio France

Carottes de Créances : 1000 emplois menacés après l'interdiction d'un pesticide
 - 
Par , France Bleu Cotentin
 
 
Après l'interdiction l'été dernier d'un pesticide utilisé contre la prolifération d'un ver, la filière de la carotte des sables est dans l'impasse. Les producteurs de la côte ouest de la Manche rencontrent le président de région Hervé Morin mercredi en mairie de Créances.
 
ICI 
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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 06:00

William_Orpen_Le_Chef_Hotel_Chatham_Paris.jpg William Orpen (1878-1931), Le Chef de l'Hôtel Chatham, Paris [E. ‘Chester’ Grossriether], 1921, h./t., 127 x 102,5 cm, Royal Academy of Arts, Londres

Les chefs de cuisine médiatiques ont des attaché (e)s de presse, même des agents comme les acteurs, ils se préoccupent de leur image, sont sur Twitter, Instagramisent, créés le buzz en jetant leurs étoiles aux orties ou au contraire comme ce pauvre Veyrat crient au scandale parce que le guide du pneu a jeté leur troisième étoile à la poubelle.

 

Certains même philosophent sur France-Culture, c’est chic.

 

Thierry Marx : 2 étoiles Michelin « Le discours sur le bio me casse les oreilles »

 

Bref, ces messieurs, mais y’ aussi une dame, madame Pic, sont le plus souvent en complet veston de PDG qu’en blouse et toque de chef au piano.

 

Mais d’où vient cette fichue toque en voie de disparition ?

 

En 1823, après l’expédition d’Espagne, les bérets et les toques firent fureur parmi les élégantes. Un soir à l’heure du service, Carême vit, à l’ambassade d’Autriche, entrer dans la cuisine une jolie petite fille, familière de la maison, coiffée d’une toque blanche qui lui allait à ravir. 3Si nous changions notre vilain bonnet de coton qui nous fait ressembler à de malades, contre cette mignonette et légère casquette ? » Et le lendemain, Carême coiffa  a toque qui, depuis a fait le tour du monde. »

Pierre Lacam Journal des confiseurs début 1883

 

C’est une légende, trop belle pour être vraie.

 

« Pourtant, à y regarder de plus près et à éplucher les écrits personnels de Carême, la légende de la toque n’est… pas tout à fait fausse ! Mais l’invention de la toque suit une tout autre généalogie : ce n’est pas le spectacle incongru d’une petite fille adorable qui détermine Carême, mais tout simplement la haute idée qu’il se fait de son art. Comment distinguer un chef : en lui offrant un couvre-chef…

 

C’est ainsi, au détour d’un écrit personnel, Le Maître d’hôtel français, que Carême rend compte de ce haussement du statut du chapeau de cuisinier : « Lorsque j’eus l’idée de porter mon bonnet garni d’un rond de carton, que l’on pourrait faire octogone, ce qui donne plus  de hauteur et de grâce au couvre-chef, je me trouvais à Vienne dans mon premier voyage de 1821. Chaque vers onze heures du matin, je présentais à Son excellence lord Stewart [ambassadeur d’Angleterre], le menu du dîner. L’ambassadeur me regarda, me sourit et me dit : « Cette nouvelle coiffure convient mieux à un cuisinier tel que vous. » J’observai à Son Excellence qu’un cuisinier devait annoncer l’homme en bonne santé, tandis que notre bonnet ordinaire nous rapprochait beaucoup trop de l’état de convalescence. » Ce n’est pas par excentricité que Carême invente la toque, mais pour se distinguer du malade. »

 

La France gastronome Antoine de Baecque

 

La France gastronome ; comment le restaurant est entré dans notre histoire

HISTOIRE

 

La toque à travers les âgesUn couvre-chef pour symboliser toute une corporation

 

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 06:00
Arsenic dans les vignes, filtres en amiante dans les chais, ça n’était pas toujours très bon pour la santé des intervenants  avant…

Un de mes fidèles lecteurs, vigneron, commente sous ma chronique Amianto :

 

Bonjour Jacques

 

Et pour faire le lien avec le vin, rappeler que jusqu'au début des années 80 nous filtrions les vins avec de l'amiante, soit en plaque, soit en poudre pour les filtres à kieselguhr.

 

Je me rappelle les sacs rouges de 22 kg qui se voyaient de loin. Je me revoie encore plonger la tête au fond du sac pour en piocher les dernières doses sans masque... « Super adjuvant » me disaient les anciens, et « tu vas voir maintenant que c'est interdit, les vins ne seront plus aussi brillants » rajoutaient t'ils. Voire...  ICI

 

En 1976, l’UFC Que Choisir mène une première enquête sur l’amiante dans le vin. Sur vingt-neuf crus de consommation courante, quinze contiennent de l’amiante provenant du filtrage. Soupçonnant ce produit d’être cancérigène, l’UFC décide de boycotter les marques qui continuent à utiliser ce procédé. Ces dernières réclament cinq millions de dommages-intérêts. Quatre ans plus tard, les pouvoirs publics interdisent l’usage des filtres d’amiante.

 

Un caviste exposé à la poudre d’amiante

 

A LA UNE DORDOGNE  Publié le 14/10/2011 par PIERRE-MANUEL RÉAULT

 

Le malade travaillait pour la coopérative viticole de Monbazillac. Un dossier jugé hier au tribunal des affaires sociales.

 

Bruno Colussi ne ressent pas encore l’essoufflement significatif des malades de l’amiante. Mais le scanner qu’il a passé dans le cadre de la médecine du travail est formel. Cet homme de 52 ans souffre de plaques pleurales, une maladie respiratoire significative d’une exposition prolongée à l’amiante. Pour lui, comme pour le Cerader (1) qui lui apporte son soutien, c’est dans le cadre de son travail à la coopérative viticole de Monbazillac qu’il a été contaminé.

 

« Depuis 1980, je travaillais comme caviste, explique cet homme domicilié à Lamonzie-Saint-Martin. J’étais responsable de la filtration du vin. À l’époque, jusqu’en 1997 où ce procédé a été interdit, on utilisait des filtres à plaques et à terre diatomée dont l’efficacité était améliorée par l’utilisation de sachets d’amiante en poudre. »

 

Sans aucune protection

 

Selon Bruno Colussi, qui a travaillé 32 ans dans la cuverie, la coopérative ne l’a jamais averti des dangers de l’exposition à l’amiante et il travaillait en outre sans aucune protection.

 

« Pourtant, s’indigne René Vincent, responsable du Cerader, la mutualité sociale agricole refuse de reconnaître la maladie professionnelle générée par cette exposition régulière aux fibres de l’amiante en poudre. Accepter cette évidence était sans doute porter atteinte aux producteurs de vins de toute notre région, du pays même, puisque partout ce mode opératoire était appliqué. »

 

La victime et le Cerader ont donc saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale et le dossier était examiné hier après-midi. L’enjeu est important car si les juges donnent raison à Bruno Colussi, il pourra bénéficier d’une allocation de cessation anticipée d’activité pour les travailleurs de l’amiante (Acaata). À l’issue de l’audience, l’association s’est montrée confiante. Le tribunal rendra son délibéré le 8 décembre.

 

Mortalité prématurée

 

Il ne s’agit pas là d’un luxe, souligne le Cerader. Les travailleurs exposés à l’amiante meurent prématurément. Et hier, les adhérents du collectif, réunis devant le palais de justice pour soutenir le dossier de Bruno Colussi, ont d’ailleurs observé une minute de silence à la mémoire de Jean-Paul Levignat, le président d’honneur de l’association décédé avant-hier à l’âge de 65 ans de multiples maladies liées à l’amiante : plaques pleurales, cancer bronchio-pulmonaire et fibrose. « Le 77e décès dans le département depuis la création du Cerader en 2002 », faisait observer René Vincent. Triste bilan.

 

(1) Collectif élimination rapide de l’amiante défense des exposés aux risques, 06 88 46 55 33.

 

  • Jusqu’en 2001, l’arsénite de sodium a été pulvérisé sur les pieds de vigne pour traiter certaines maladies du bois.

 

À savoir !

 

La maladie du bois concerne trois maladies : l’eutypiose, l’esca et le BDA. Les blessures de taille constituent les voies de pénétration des agents pathogènes dans le ceps.

 

Selon le Centre international de recherche sur le cancer et par l’Union Européenne, les dérivés arsenicaux sont classés comme cancérogènes (poumons, vessie, peau) avec un délai entre l’exposition et la survenue de la maladie de 20 à 40 ans.

 

Pour connaître le nombre de travailleurs exposés aux dérivés arsenicaux en France, une évaluation rétrospective a été réalisée par Santé publique France dans le cadre du projet Matphyto.

 

Le croisement d’un ensemble de données (recensement agricole, déclaration d’utilisation de pesticides par les propriétaires et/ou exploitants) a permis d’estimer que sur les périodes étudiées (1979, 1988 et 2000), entre 60 000 et 100 000 personnes ont travaillé, chaque année, sur des exploitations utilisant des pesticides arsenicaux pour le traitement de la vigne.

 

L’intérêt de ces données est multiple :

 

– Mise en place d’une prévention sur la population identifiée pour éviter le développement ou l’aggravation de certains cancers induits par les dérivés arsenicaux, en agissant à un stade le plus précoce possible.

 

– Rechercher une éventuelle cause professionnelle à certaines maladies (tableau 10 du régime agricole) et envisager une reconnaissance en maladie professionnelle.

 

Actuellement, Santé Publique France développe une matrice viticulture couvrant l’ensemble des substances appliquées sur la vigne. Ces données seront croisées avec le recensement agricole pour fournir des effectifs d’exposés.

 

La suite ICI 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 06:00

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Dans le débat violent sur le glyphosate et l’utilisation intensive des pesticides dans certaines cultures, dont la vigne, l’exposition de ceux, salariés ou viticulteurs, qui les épandent, et celle des riverains, bien plus que le % de résidus dans les aliments, devraient être au centre des préoccupations sanitaires.

 

J’ose écrire que les autorités politiques comme sanitaires, pour des raisons souvent bassement économiques, temporisent, bottent en touche, s’abritent derrière des arguments du type de celui-ci-dessous.

 

On peut le dire autrement: il reste encore bien du chemin à parcourir pour évaluer l'ampleur réelle et les innombrables conséquences du scandale de l'amiante en France. De ce point de vue, la décision de non-lieu dans l'affaire Eternit est édifiante.

 

Dans leur ordonnance datée du 10 juillet, les juges d'instruction écrivent que «compte tenu de l'impossibilité de dater l'intoxication des plaignants, il apparaît impossible de déterminer qui était aux responsabilités au sein de l'entreprise [...] et quelles réglementations s'imposaient à cette date inconnue. [...] En tout état de cause, les investigations menées au cours de l'instruction ont démontré qu'aucune faute de nature pénale ne pouvait être imputée à une ou à plusieurs personnes physiques ou morales en lien avec la société Eternit»

 

Santé

Le scandale de l'amiante est une bombe à retardement

Jean-Yves Nau — 19 juillet 2019

 

Responsable d'un cancer de la plèvre, l'amiante est interdite en France depuis 1997. Deux décennies plus tard, 1.100 nouveaux cas de la maladie surviennent encore chaque année. ICI

 

L’industrie la plus florissante de la Corse dans les années 60 : l’usine d’amiante de Canari au Cap Corse… l’enfer blanc…

 

2 septembre 2016

L’industrie la plus florissante de la Corse dans les années 60 : l’usine d’amiante de Canari au Cap Corse… l’enfer blanc…

ICI

 

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« Le roman d’Alberto Prunetti, Amianto une histoire ouvrière a eu peu d’écho en France. Et pourtant. Il est vrai que la littérature sur les ouvriers ne passionne pas. Elle a mauvaise réputation entre misérabilisme et instrumentalisation politique.

 

Ce livre publié en Italie en 2012 et 2014 conte l’histoire d’un homme, d’un ouvrier qualifié, le père de l’auteur, qui meurt de l’amiante et des produits chimiques respirés et ingérés pendant des décennies d’activité professionnelle. Mais pas seulement, c’est aussi l’histoire des relations entre ce père et ce fils dans une famille aimante des années 1950 à l’aube des années 2000. Un fils qui fera des études, qui sortira de la classe ouvrière pour entrer dans le monde des intellectuels précaires. Un livre qui décrit aussi la fin d’un monde, celui des grandes entreprises métallurgiques et chimiques, la fin aussi du syndicalisme triomphant à l’ombre du Parti communiste italien qui sombrera à son tour ; Sans nostalgie ni critique stérile, une belle écriture mise au service d’un hommage et d’une description d’une époque où se mêlent musique, football, cinéma américain et conditions de travail inhumaines et où l’on passe de l’espoir à un présent sans avenir.

 

Le projet littéraire inspiré de la fascination d’un fils pour les compétences d’un père redouble le propos politique et historique : « le récit devrait tenir comme un raccord de beaucoup de tubes de toutes sortes. Lui le disait toujours : « mets de la filasse, ça tient mieux que le téflon. Fais seulement attention à respecter le sens du filetage et lie le tout au doigt avec du mastic vert. Ensuite, serre avec force, mais sans méchanceté. Il ne doit pas fuir » J’ai fait comme ça, avec le stylo. J’ai essayé de respecter le filetage de l’histoire, sans aller plus vite que les événements, sans étranglements. J’ai utilisé le mastic de l’imagination et j’ai serré sans méchanceté, mais avec décision, l’ordre du discours. Il ne suinte pas : j’ai mis un carton dessous et les larmes ont séché. C’est comme ça qu’il fallait les souder, l’équipement hydraulique des grandes installations et la mémoire des hommes qui ont uni des kilomètres de tubes et d’acier pendant toute une vie. Pour amener la pression du sang dans les canaux de l’existence, pour la pomper dans les réservoirs de la mémoire et la voir couler jour après jour, goutte à goutte, pour fertiliser une page ».

 

Pour qui a participé à des manifestations de victimes de l’amiante, où les veuves et les malades crient leur colère de l’inaction des pouvoirs publics et du jeu trouble des propriétaires des entreprises coupables, ce livre est un miroir. Il doit être aussi un coup de poing pour tous ses lecteurs.

 

Frédérick Genevée ICI 

 

Alberto Prunetti, Amianto, Une histoire ouvrière, traduit par Serge Quadruppani, éditions Agone, 2019, 142 p. 12 euros.

 

Autres critiques :

19 Avril 2019 ICI

 

Tombeau pour un ouvrier  Critiqué par Cyclo, le 21 juin 2019  ICI 

 

 

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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 06:00
« Le flan, c’est un état de la matière. Quelque chose de figé, d’inerte mais de moelleux encore, de crémeux parfois… »

Si vous avez échappé à ce titre c’est que je l’avais déjà usé : « Alors là, j'en reste baba les gnaces ! Exactement comme une paire de ronds de flan. »  le 5 février 2016

 

« Alors là, j'en reste baba les gnaces ! Exactement comme une paire de ronds de flan. » me disait une tronche de vin répondant au nom de Nicolas-Brion. ICI 

 

En effet, le jour où t’es sec pour dégoter un titre tu puises dans le Frédéric Dard, t’as sitôt ce qu’il te faut.

 1956. Fais gaffe à tes os

 

Aujourd’hui, comme je suis un tire au flanc, je puise mon inspiration auprès du très lettré Aurélien Bellanger qui cause sur France Culture *, à la rubrique flan écrit :

 

« Si on me demandait de dessiner de mémoire le tableau de la classification périodique des éléments de Mendeleïev, j’aurais du mal à ne pas ajouter la case flan – comme une substance élémentaire, un aliment générique. C’est en deçà, d’ailleurs, des spécialités pâtissières, ça fait partie, avec les viennoiseries, les brioches, les religieuses, des choses que les boulangers savent faire et qui flottent, derrières les vitrines réfrigérées, dans les après-midi désolés des boulangeries désertes. Le flan, c’est un état de la matière. Quelque chose de figé, d’inerte mais de moelleux encore, de crémeux parfois – selon les isotopes. »

 

[…]

 

« Le flan est à ma connaissance le seul produit qui résiste à ce symptôme objectif de décadence. Sa pâte jaune et désinvolte ne m’a jamais déçu. C’est comme l’asphalte des routes : une substance invisible, un affleurement rocheux anodin mais qui rend modestement possible tous les voyages et toutes les aventures. Le  réseau routier, c’est la civilisation elle-même, discrète et omniprésente. Le flan en est l’équivalent comestible : la certitude qu’on trouvera à se ravitailler dans tous les points du territoire. »

 

*Sandrine Treiner @SandrineTreiner  18 juillet

 

MEDIAMETRIE]. Il s’est vraiment passé quelque chose ! Vague record pour @franceculture et meilleure progression radio de la saison (+17%). C’est historique ! Un grand merci à tous nos auditeurs et bravo aux équipes de France Culture. La culture est un signe des temps !

 

En rester comme deux ronds de flan

 

« L’origine de cette expression n’est pas vraiment définie. Une première théorie fait le rapport avec le mot "flaon" qui veut dire "monnaie". La monnaie est frappée tout comme une personne peut l’être de stupeur. Les ronds de la pièce seraient équivalents au regard stupéfait de quelqu’un. L’expression remonterait au XVIème siècle. Une deuxième explication vient de la typographie et du flan qui est un bout de carton servant à reproduire un livre.

 

Dans son livre "Le bouquet des expressions imagées" C. Duneton penche pour une origine datant de la fin du XIXème, les ronds désignent en argot de l’argent, et le flan y serait une alternative bon marché et populaire au baba, lequel avait déjà donné l’expression "être baba".

 

Et, comme de bien entendu, j’ai déjà causé flan, même que, c’est l’âge, mon titre était raccord avec celui d’aujourd’hui :

 

Pour  renouveler ma brillante étude sur le flan parisien d’il y a 3 ans, j’ai farfouillé sur la Toile pour trouver  Les flans chics

 

Où trouver le meilleur flan pâtissier de Paris ?

Publié le 21 mai 2019

 

Entremets phare de la boulangerie et de la pâtisserie française, le flan est le gâteau régressif par excellence. Fondant, généreux et gourmand, il réveille en nous des souvenirs gourmands qu’on le préfère nature ou parfumé. Banc d’essai des flancs pâtissiers parisiens qui nous ont le plus tapé dans l’œil et dans le cœur.

 

Pâtisserie doudou et star d’Instagram, le flan est une petite madeleine de Proust moelleuse et ferme qui obéit à des règles précises de savoir-faire pour assurer un juste équilibre entre saveur et texture. Parfois légèrement tremblotant ou parfois plus dense, il devient vite, avec son petit goût de vanille des îles, addictif. Un plaisir simple et franc à mi-chemin entre croustillant et onctuosité qui réveille les sens, qu’on soit petit ou plus grand. Pour établir notre palmarès des meilleurs flans de Paris, on a évalué à l’œil et au goût chacune de nos bouchées. Qualité et texture de la pâte brisée ou feuilletée, onctuosité de la crème nature ou parfumée, équilibre et prix sont autant de paramètres qui sont entrés dans la balance pour déterminer nos coups de foudre.

 

Verdict. ICI 

 

Mon choix est purement géographique j’ai choisi 3 flans chics dans le 7e arrondissement qu’est à quelques coups de pédales de chez moi.

 

 

LE PLUS CLASSIQUE : FLAN PÂTISSIER JACQUES GENIN 27 rue de Varenne, 75007 Paris

 

LE PLUS BLUFFANT : FLAN PÂTISSIER CYRIL LIGNAC 133 rue de Sèvres, 75006 Paris

 

LE PLUS « FINGER FOOD » : FLAN PÂTISSIER LA GRANDE ÉPICERIE DE PARIS 38 rue de Sèvres, 75007 Paris

 

Afin de ne me pas m’en tenir à mon seul goût j’ai organisé une petite dégustation.

 

Verdict :

Incontestable c’est le Jacques Genin

C’est le plus cher mais il vaut le détour c'est le flan classique, parfait, fin, léger, pâte brisée, onctueux, qu'on aime acheter pour son 4 heures (pas tous les jours bien sûr vu qu'il coûte un bras) Un petit luxe de bouche que l'on doit partager car il n'existe qu'en version 6 personnes.

C’est pour 6 : 1,670 kg

30 euros

Soit la part de 278 g :  5 euros.

 

 

Le Lignac 213 g la part 3,50 euros pèche, sans jeu de mots, par son nappage glacé à l’abricot, son côté figé, peu goûteux (il n'y a pas d’œufs  et une pâte peu friande. Ne vaut pas vraiment le détour il y a beaucoup mieux pour ce prix-là ou même inférieur sur le marché des boulanger parisien. ( Bruno Solques rue Saint-Jacques. Poids : 230 g Prix : 2,50€)

 

 

Le Bon Marché quelconque, sans grand intérêt, la pâte est lourdingue, l'appareil sans grande originalité, comme pour le Lignac il vaut mieux aller chez son boulanger.

 

Parts très inégales une 160 g l’autre 136 g 6,40 euros les deux soit 3,20 euros la part.

 

 

 

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 06:00

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Je devrais écrire étiez-vous puisque Pierre Péan vient de nous quitter à l’âge de 81 ans.

 

Il est mort « des suites d’une maladie » à l’hôpital d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, a précisé vendredi son fils, l’écrivain Jean Grégor, avec qui il avait rédigé son dernier livre, Comme ils vivaient, une enquête sur le génocide méconnu des juifs de Lituanie parue l’an dernier au Seuil.

 

La question lui avait été posé par Le Figaro 28/03/2014 titré « Le journalisme d'investigation n'existe pas ! » ICI 

 

« Ça fait des années que je m'évertue à répéter que je ne me reconnais pas sous le vocable de «journaliste d'investigation». «Investigation», c'est la traduction d'une expression américaine policière. Je préfère le mot «enquête». Je me définirai plutôt comme un «enquêteur d'initiative sur sujets sensibles». Attendre sur son bureau les PV des juges, ce n'est pas ce que j'appelle de l'enquête, mais de la simple gestion de fuites. Le journaliste devient un pion, rentrant dans les objectifs des uns et des autres, devenant l'outil de vengeances ou de stratégies judiciaires. Je revendique de prendre l'initiative, je ne suis pas un auxiliaire de justice, je n'ai pas besoin de la justice pour déterminer le sujet de mes enquêtes. »

 

Le Monde autrefois journal de référence titre tout de même Mort de Pierre Péan, écrivain et journaliste d’investigation

 

Deux livres de lui m’ont marqué :

 

En 1994 il écrit Une jeunesse française : François Mitterrand 1934-1947, dans lequel le président socialiste s’explique pour la première fois sur son appartenance à la droite pétainiste qui allait engager la France dans la collaboration avec l’occupant nazi, avant son action dans la Résistance.

 

 

La face cachée du Monde en 2003, avec Philippe Cohen où le père Plenel est montré sous vrai visage.

 

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Je partage sans réserve son point de vue sur le journalisme dit d’investigation.

 

Dans ma vie sous les ors de la République, du vécu :

 

  • Lorsque nous avions besoin de renseignements sur certaines personnes, soit des solliciteurs, soit des investisseurs, soit des gens qui nous voulaient du bien nous sollicitions les RG. Lire une note des RG sur une personne valait son pesant de presse people, rien ne manquait, le ou les noms des maîtresses, la fréquentation assidue de certains lieux, tout y passait.

 

  • Comme nous étions partie prenante aux négociations du GATT suite à l’ouverture de l’Uruguay Round je recevais chaque mois je recevais le directeur de la DGSE pour faire le point sur les coups tordus de nos amis américains. L’ambassade US à Paris grouillait de conseillers du genre espions de romans, et les honorables correspondants nous étaient signalés.

 

  • Chaque directeur de cabinet avait un correspondant au Canard Enchaîné, nous recevions le Canard la veille de sa parution, et mon correspondant me signalait éventuellement ce qui serait publié de gênant. Un coup de fil par semaine et une bouffe annuelle payée par le correspondant du Canard.

 

  • Enfin, je suis allé témoigner en Corse auprès du juge Duchaine à Bastia dans le cadre de l’enquête sur les pratiques du Crédit Agricole de l’île. Par quelle opération d’investigation le Monde de l’époque a-t-il publié une double page de mon témoignage ?

 

Le flux des infos dans presque 100% des cas va de la gorge profonde vers le journaliste, nous faire accroire que celui-ci l’a débusqué après de longues investigations est une plaisanterie de garçon de bains qui ne ferait même pas rire l’ombrageux Eddy.

 

La protection des sources, normale, sert à cacher une réalité pas forcément très reluisante, niveau basse police, délation, manipulation, vengeance…

 

Je n’ai rien ni pour ni contre Médiapart, qu’ils lèvent des affaires tant mieux mais qu’ils n’en rajoutent pas dans l’extrême difficulté de leur métier, c’est du pipeau.

 

Les fameuses sources sont très largement policières, parfois judiciaires, un bon carnet d’adresses, et comme la hiérarchie policière est très politisée ça ouvre la voie à des coups fourrés de la part de ceux qui font de la basse police.

 

De plus les moyens modernes smartphones, réseaux sociaux fluidifient la remontée de l’info dans l’escarcelle des limiers autoproclamés de la presse d’investigation.  

 

Jean-Marc Berlière : " La police crève du politique "

A l'origine. L'historien Jean-Marc Berlière explique pourquoi la police politique est un mal français. Propos recueillis par François-Guillaume Lorrain

Publié le 19/01/2012 à 00:00 | Le Point c’est sous Sarkozy ICI 

 

 

EXTRAIT du journal Le Monde du jeudi 24 octobre 2002 : Pierre Joxe a témoigné devant le juge en juin.

 

Ministre de l'intérieur de mai 1988 à janvier 1991, Pierre Joxe, aujourd'hui membre du Conseil Constitutionnel, a été interrogé le 28 juin en qualité de témoin * par le juge Duchaine. " Comment expliquez-vous sue l'Etat ait pu consacrer plus de 440 millions de francs à la mesure[Nallet], alors que l'enveloppe prévue était de 185 millions ?" lui a demandé le magistrat." Les dépassements de crédits sont fréquents, a répondu M.Joxe. Ils sont votés annuellement, ils peuvent être reconduits d'année en année ou augmentés par décision budgétaires ou par transfert interne." Questionné sur le témoignage du directeur de cabinet au ministère de l'agriculture à cette époque, Jacques Berthomeau, pour qui le dossier avait été "piloté par Matignon(...) et copiloté par Pierre Joxe", il indiqué : " C'est exact que j'ai copiloté ce dossier, puisque, même si Rocard s'y intéressait beaucoup, il m'a délégué et soutenu dans l'élaboration du statut pour la Corse. M.Berthomeau, qui avait déclaré qu'il voyait " mal un préfet aller chercher ses ordres ailleurs qu'auprès de M.Joxe", s'est attiré cette réplique : " Si Berthomeau voit mal, je n'y peux rien."

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28 juillet 2019 7 28 /07 /juillet /2019 06:00
Brèves de lavoir (10)  loyauté

« Je te croyais tellement honnête, tellement désintéressé ! Ça m'intimidait que je devais être loyal envers toi. Tu parles de loyauté ! Tu juges tout le monde: mais ça ne t'étouffe pas plus qu'un autre, les scrupules. »

Simone de Beauvoir Mandarins, 1954, p. 483.

 

Il est possible de mettre au féminin.

 

Etymologie

 

LOYAL (en ancien français : léial, leal) provient du mot latin "legalis", signifiant «usuel, courant, normal».

 

La première définition du mot apparaît vers l'an 1100 : «qui a de l'honneur et de la probité»

 

Puis en 1183 : «qui est de bonne qualité, légal»

 

Et en 1531 : «fidèle à un engagement».

 

17 janvier 2013

Rappel : le vin pour circuler doit être sain, loyal et marchand : le produit pur, le produit naturel au travers du temps… ICI

 

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 13:50
Trump qui menace de taxer les vins français n’a rien inventé fut un temps où la cible était le Roquefort…

Rien de nouveau sous le soleil des States, Trump n’innove pas il perpétue la politique de la canonnière.

 

Au temps où j’étais au 78 rue de Varenne j’avais reçu une délégation de sénateurs américains, arrogance et ignorance, pour eux nous n’étions que des nains qu’ils écrabouilleraient sans vergogne.

 

La fête continue !

 

  • Donald Trump menace le vin français en rétorsion à la taxe GAFA

 

En réaction à l’adoption par Paris de la taxe sur les géants américains du numérique, le président des Etats-Unis a dénoncé « la stupidité » d’Emmanuel Macron.

Le Monde avec AFP Publié le 26 juillet 2019

 

« La France vient d’imposer une taxe du numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu’un devait les taxer, cela devrait être leur pays d’origine, les Etats-Unis », a tweeté Donald Trump. « Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J’ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français ! », a ajouté l’hôte de la Maison Blanche, qui ne boit pas d’alcool.

 

Le président américain a insisté vendredi, depuis le bureau ovale :

 

« J’ai toujours préféré les vins américains aux vins français même si je ne bois pas de vin. J’aime leur aspect. Les vins américains sont super. »

 

  • Les Etats-Unis ferment leur marché au roquefort

 

Les Etats-Unis ont décidé de taxer à 300 % le roquefort en réponse à 'interdiction du bœuf aux hormones en Europe.

Le Monde avec AFP Publié le 16 janvier 2009

 

Les Etats-Unis ont pris pour cible les exportations françaises de roquefort, en leur infligeant des droits de douane prohibitifs, en rétorsion contre la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones sur le territoire européen. Une décision qualifiée d'"injustifiée" par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, et d'"inadmissible" par la secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.

 

Dans la longue liste des produits agroalimentaire visés par les nouvelles sanctions américaines, le célèbre fromage de brebis à pâte persillée, est spécialement visé : c'est le seul produit à voir ses droits de douane tripler. Ce fromage était déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %. Avec une taxe de 300 %, à partir du 23 mars, le premier fromage français à avoir bénéficié d'un décret d'appellation atteindrait des prix astronomiques dans l'assiette du consommateur américain.

 

Les professionnels de l'Aveyron (sud de la France) accueillent la nouvelle comme "la fin" de cette filière d'exportations, d'après le président de la Confédération générale du roquefort, Robert Glandières. Les Etats-Unis importent environ 400 tonnes par an, soit 2 % de la production.L'ancien leader paysan José Bové, qui avait démonté un McDo en 1999 en représaille à la décision des Etats-Unis de taxer à 100 % le roquefort, a jugé pour sa part cette décision "scandaleuse". Pour Guy Durand, maire PS de Millau, chef-lieu de l'Aveyron, "on se retrouve dans la même situation qu'il y a dix ans lorsque des habitants du Larzac démontaient le MacDo", a-t-il dit, ajoutant avoir "l'impression de faire du surplace".

 

Washington n'a pas donné de raison à sa décision, prise quelques jours avant la fin des fonctions de la représentante au commerce extérieur (USTR), Susan Schwab, qui doit quitter son poste avec le reste de l'administration de George W. Bush mardi. Ces sanctions sont, d'après les Etats-Unis, conformes aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, qui dans le conflit du bœuf aux hormones avait jugé en appel le 16 octobre 2008 que les sanctions prises par les Etats-Unis et le Canada contre les produits européens étaient légales.

 

"L'OMC a jugé que l'interdiction par l'Union européenne du bœuf américain n'était pas fondée sur la science (...) Pendant plus d'une décennie, nous avons essayé de résoudre ce différend avec l'UE, mais nos efforts n'ont pas abouti", ont fait valoir les Etats-Unis. A Bruxelles, l'interprétation était très différente. "L'OMC n'ayant pas examiné notre législation actuelle sur les hormones qui date de 2003, les sanctions américaines sont illégales", a accusé la Commission européenne, qui n'exclut pas de porter plainte auprès de l'OMC.

 

Les sanctions vont au-delà du roquefort. La liste mise à jour par les Etats-Unis recense toutes sortes de denrées dont les droits de douane s'élèveront désormais à 100 % : des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, des chewing-gums, du chocolat, des châtaignes, des jus de fruits, des eaux minérales et des graisses. Vingt-six des 27 pays de l'Union sont visés, le Royaume-Uni seul étant épargné car il a toujours été favorable au bœuf aux hormones.

 

  • Roquefort : la menace de surtaxe revient sur la table

Publié le 03/02/2017

     

Le roquefort va-t-il subir, à nouveau, une taxe douanière de 100 % qui ferait exploser les prix aux États-Unis ? C'est la grande question des éleveurs de brebis aveyronnais, qui commencent à s'inquiéter d'une annonce de l'administration Obama en décembre dernier. Puisque les Européens ne respectent pas leurs engagements sur un compromis de 2009, Washington pourrait décider de rétablir les droits de douane imposés sur plusieurs produits importés depuis l'Europe, a déclaré la représentation américaine au commerce extérieur, le 22 décembre dernier. Cet avertissement interpelle et inquiète les éleveurs de brebis aveyronnais, qui ont déjà subi de telles mesures par le passé. «Pendant douze ans, jusqu'en 2011, on a subi une taxation de 100 % sur le roquefort», rappelle Robert Glandières, président de la Fédération régionale des syndicats d'éleveurs de brebis. Pour booster ses ventes outre-Atlantique, la filière avait fait de gros efforts financiers, et les producteurs avaient accepté de vendre leur lait moins cher, s'il était destiné à faire du roquefort exporté aux États-Unis.

 

Une guerre qui remonte à plusieurs années

 

Mis en place en 1999 par le gouvernement Clinton, ces frais de douanes étaient une manière de faire payer l'Union européenne : «les Américains disaient qu'ils se remboursaient le manque à gagner de l'exportation de bœuf aux hormones. Mais nous, on n'y est pour rien !» déplore Robert Glandières. En 2009, le président Bush menace d'élargir la taxation de 100 % sur plus de produits européens, et même d'augmenter celle du roquefort à 300 % : «Une multiplication par trois des droits de douane sur notre fromage équivaut à un embargo déguisé car qui, aux États-Unis, achètera du roquefort allant de 75 à 100 € le kg ?», s'inquiétait Robert Glandières à l'époque. Finalement, un accord est trouvé : les Européens n'acceptent toujours pas le bœuf aux hormones, en revanche ils augmentent leur importation de bovins de «haute qualité», passant de 12 000 à 45 000 tonnes annuelles. Seulement, cet accord concerne l'intégralité du continent américain. «Du coup, sous la pression de ses producteurs, qui estiment que la viande n'est pas importée des États-Unis, l'administration Obama a décidé d'agiter la menace de la surtaxation», se désole le syndicat des éleveurs.

 

 

D'autant que cette fois, il ne sera peut-être plus possible de demander à la filière de faire autant d'efforts financiers. Pourtant, le marché des États-Unis s'élève à 308 tonnes chaque année, un chiffre qui peut paraître peu élevé, mais représente 10 % des exportations.

 

«On connaîtra la décision de l'administration américaine courant mars ou avril. Mais avec Trump, on ne se fait pas d'illusions», admet Robert Glandières.

 

Si les États-Unis remettent bel et bien en place la taxation à 100 %, la filière pourrait perdre 4 millions d'euros par an, a estimé le syndicat des éleveurs de brebis.

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 06:00

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Comme Pax l’a noté sur son petit calepin j’ai avec Jacques Chirac un point commun, le prénom, pour ce qui concerne le vocabulaire de hussard je le goûte dans les moments où j’ai envie de me dégager les bronches ; en clair lorsque certains me font chier.

 

Au temps du RPR, avec l’inénarrable Charles Pasqua, les libations étaient accompagnées de saillies bien senties, telle celle citée en titre.

 

 «Allons boire à nos femmes à nos chevaux et à ceux qui les montent». En déplacement, en mars 1992, pour soutenir la candidature de Jean-Louis Debré aux élections législatives, Jacques Chirac fait sien de ce «toast des cavaliers». Une citation probablement apprise lors de son service militaire de 1956 à 1957, à l'Ecole de cavalerie de Saumur.

 

Même si ça plairait beaucoup à Pax je ne puis révéler ce que nous racontais une amie très proche de Chirac, elle était une adjointe importante à la mairie de Paris, fut une des rares jupettes à sauver sa peau de Ministre, lors des dîners que nous passions chez elle avec son amant qui était un bon ami à moi. Secrets d’alcôve…

 

Revenons au sujet de cette chronique, c’est une saine colère !

 

Une colère tournée à la fois contre ceux des critiques de vin qui qualifient les vins nu, au choix de vin d’évier, de vins déviants, oxydés, qui rappellent les tonneaux en vidange des grands-pères, de vins qui puent des pieds… et contre ceux des adorateurs de vins nus qui s’extasient en lichant des jus mal faits, genre j’achète 3 grappes à mes voisins que je vinifie dans mon garage, que je mets en bouteille à la main, étiquette chiadée, cacheton à la cire…

 

Ma réplique aux premiers est cinglante : « Vous n’en goûtez jamais, alors camembert ! »

 

En effet, que goûtent les grands critiques patentés : la crème, soit quelques échantillons dans les 20% des vins dit acceptables à leurs yeux. Surtout pas les vins nus ! Je n’ai jamais lu un papier de leur plume sur ce tout petit segment du marché du vin qui, certes fait beaucoup parler de lui, mais n’est qu’une misérable goutte dans l’océan de médiocrité des 80 % des vins roturiers.

 

Qui goûte la série de Bordeaux de Pierre Castel : baron de Lestac, Blaissac, Malesan ? Personne ! Ou une master-class Sidi Brahim/Boulaouane  ou une verticale Vieux Papes.

 

Je n’ai aucune honte à dire que j’ai goûté, embouteillé, vendu, alors que je marnais à la Société des Vins de France : du Préfontaines, du Vieux Papes, du Boulaouane… Comme initiation à la dégustation y’a pas meilleur terrain. Le DG de notre actionnaire  Pernod-Ricard, Thierry Jacquillat, se faisait livrer des magnums de Vieux Papes pour sa consommation personnelle « si on n’apprécie pas le vin de sa marque phare, on fait un autre métier » disait-il.

 

Tout ça pour dire que depuis mon passage à la SVF en 1986, mon séjour à l’Hôtel de Lassay en 1981, mes pérégrinations dans le Midi Rouge, mon rapport, mon compagnonnage avec les vins ne se réduit pas, comme certains, à quelques flacons sélectionnés.

 

Depuis quelques années je suis 100 % vins nu, alors je ne vais pas me laisser impressionner par les grands dégustateurs, les grands amateurs qui passent leur temps à les conchier.

 

Pour autant, dans le camp d’en face que je fréquente il est une population qui me gonfle tout autant, elle s’extasie devant n’importe que jus mal fait, elle est niaise, acculturée, se congratule, blablate, voit dans les vignerons nature le ferment de la révolution des modes de production agricole, donne du grain à moudre aux grands chefs de la viticulture qui se gaussent de ces bobos parisiens.

 

Et pendant ce temps-là, les grands faiseurs profitent de la vague médiatique des vins nu pour concocter des vins dit sans soufre, se convertissent dare-dare au bio, voire à la biodynamie, c’est le grand bal de l’hypocrisie, comme le disait Giuseppe Tomasi di Lampedusa  « Il faut que tout change pour que rien ne change. »

 

Vin&Société psalmodie que les vins français sont les champions de l’exportation alors que c’est à la fois vrai et faux, que certains grands arbres, le Cognac par exemple, cachent le dénuement du cœur de la forêt, que le petit Bordeaux va mal, que le champagne n’est pas au mieux de sa forme, que le modèle vigneron-indépendant masque des réalités économiques qui un jour éclateront.

 

Tout va donc très bien madame la marquise, amusons-nous à nous écharper sur des sujets mineurs c’est le meilleur moyen de rester immobile, d’aller dans le mur tranquille, notre pays est ainsi fait il n’aime rien tant que les bourre-pif de café du commerce ce qui ne l’empêche pas de se donner en modèle à la Terre entière.  

 

 

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