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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 00:09

 

L1000458Comme promis Fleur revient ce lundi avec, dans son grand panier d’osier, une très belle bouteille bien sûr, mais surtout un de mes premiers souvenirs d’enfant celui de l’amande que je croquais après avoir sucé la fine couche de sucre qui l’enveloppait pour en faire une dragée. Elles étaient roses ou bleues, fille ou garçon, pour les baptêmes, blanches pour les mariages. Aujourd’hui Fleur a mis le cap plein Sud pour nous conduire aux portes des Cévennes.   03.jpg

« C’est beau, les amandiers sont en fleurs ! », m’a répondu Jean ce matin au marché, alors que je venais aux nouvelles.

 

Jean Hager, c’est un spécimen  rare, aussi passionné que têtu, bien décidé à ne pas laisser l’invasion californienne effacer de la carte les amandes du Mont Bouquet link La France importe 90% des amandes consommées, et Charlemagne, qui déclarait que chaque maison devrait  avoir son amandier, doit se retourner dans sa tombe. ..

 

Mais la bataille, loin d’être gagnée, continue chez ces irréductibles au pied du Mont Bouquet dans le Gard, qui cultivent  en famille amandes  et olives, et les transforment en merveilles de finesse et de gourmandise.

 

Notamment, une petite bouteille que l’on dirait d’or liquide, qui en effet loge un trésor : une huile d’amandes grillées, pressée à l’ancienne, non raffinée.

 

A la fois douce,  puissante, délicate complexité aromatique et longueur en bouche interminable, c’est une petite potion magique, comme une dimension nouvelle pour toutes les crudités, les poissons et viandes blanches,  mais aussi et surtout pour les desserts.

 

Alain Passard, qui est venu avec moi rencontrer Jean, en a fait l’essai sur sa fameuse tarte aux pommes« bouton de rose » : un grand moment !

 

Vous l’aurez compris, je suis vraiment dingue d’amandes, aussi – une fois n’est pas coutume –,  je me suis laissée gouverner par ma gourmandise : j’ai glissé dans mon panier, avec ma bouteille dorée, une galette de pâte d’amandes « complète » : amandes entières (non émondées) et sucre de canne. Un autre petit bijou !Thumbnail-2

 

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 Avec ces douceurs d’amandes, une résonance bourguignonne : l’ami Jacques m’avait convié il y a peu à une dégustation  (la contre étiquette)  où nous avions rencontré et dégusté les jolis vins de Fanny Sabre.

Un meursault sous-la-Velle,  qui murmure au nez une poésie printanière de lilas, jasmin, acacias, agrumes…et amandes bien sûr ! La bouche est à la hauteur de la première promesse ; distinction et sensualité.

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Fleur Godart

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Le panier de Fleur
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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:09

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Pour les 100% vin, le vin c’est tout à la fin et c’est le fin du fin... Patience !

 

Au gré de ses découvertes Fleur vous proposera, ici, un panier empli, si je puis m’exprimer ainsi, d’une trilogie : un pays, un produit, un producteur avec en plus, rien que pour vous, un beau petit flacon qui va avec. Fleur Godart elle a les pieds dans sa campagne, la tête dans les étoiles et elle court dans la ville capitale pour que les saveurs de nos terroirs arrivent jusque sur nos tables. Bienvenue donc à une nouvelle plume sur cet espace de liberté. Fleur et moi nous nous sommes rencontrés à la dégustation Hugel en novembre dernier et nous y avons beaucoup parlé de papa Godart qui fait du beau poulet fermier en Périgord – pour la petite histoire je me suis aperçu bien plus tard que j’avais acheté et apprécié du poulet de la ferme avicole « Des Grands Champs » d’Etienne Godart – et des produits qui ont gardé l’empreinte de la main de ceux qui les font. C’est cela l’authenticité ! Puis le temps a passé. Moi j’avais ma petite idée derrière la tête : confier une rubrique à Fleur pour qu’elle vous fasse profiter de ses découvertes, de ses bonnes adresses, qu’elle vous infuse sa joie de vivre, qu’elle participe avec sa passion des bons produits de terroir à l’extension du bien-vivre qui m’est si cher. C’est aujourd’hui chose faite, deux fois par mois Fleur dénichera pour vous dans les replis de nos beaux pays, des produits chouchoutés, bichonnés, des produits que vous pourrez vous procurer et que vous apprécierez. Et puis, cerise sur le gâteau, Fleur glissera à chaque fois une bouteille dans son panier : et oui il faudra vous y faire les mecs elles savent tout faire les jeunes filles d’aujourd’hui même goûter le vin !  

(Fleur Godart écrit une chronique sur le vin dans Gmag un nouveau magazine bimestriel diffusé en kiosque et par abonnement www.gmag.fr )L1000445

 

Tomtomtomates

 

« Des tomates ? Je n’en mange plus, elles n’ont plus de goût ! » s’exclamait à regret ma voisine Martine, croisée au retour d’un marché.

 

Curieuse du contenu de mon panier, je lui montrais, triomphante, une prise de guerre étonnante : non, pas de ces tomates technicolor, cultivées en hydroponie, sous lampe et sur du coton imbibé d’engrais (il en existe même une version bio, ce qui prouve bien une fois de plus que bio n’est pas toujours synonyme de bon !)…

Mais de curieux petits sachets,  renfermant la plus jolie cure de soleil qu’il nous soit donné de goûter à paris en hiver.

Pour tout label, un nom qui sonne comme un sourire : Marc Peyrey. www.marc-perey.com  

 

Né à Marmande, Marc n’a eu de cesse de vouloir faire redécouvrir le fruit qui à rendu célèbre cette  belle région du sud-ouest. Il cultive ses tomates avec amour, en pleine terre, et une fois gorgées de soleil, il en réserve une partie pour en faire ses fameux «pétales de tomates», séchés ou confits, dans un four traditionnel, utilisé d’ordinaire pour la transformation des prunes d’Ente en pruneaux d’Agen.

 

Et là, Martine de renchérir : « mais c’est toujours trop salé ces choses là ! »

 

Ici encore, c’est une histoire de bon sens.

Une tomate fraîche de médiocre qualité donnera une tomate séchée qu’il faudra «maquiller», donc saler à outrance pour masquer son absence de saveur.

Mais à l’inverse, un fruit mûr, charnu,  naturellement  généreux  ne pourra donner qu’un concentré de gourmandise, que l’on se contentera  de relever  avec subtilité selon les recettes.

Sans colorant, conservateur ni sucre ajouté, oui madame ! »  L1000408.JPG

Et puis, pour vous j’ai aussi glissé dans mon panier d’osier une petite bouteille de Matthieu Barret qui est un vigneron qui porte bien son nom, audacieux, passionné, drôle... rock n'roll (un mot qu'il aime bien).

Matthieu produit de très belles syrah à Cornas, étonnantes de fraîcheur et de minéralité, mais ici c'est sur un petit blanc de son négoce (comme son domaine, certifié bio) qui résonne avec nos tomates: « Blanc Bedos » 2006, assemblage de roussane et marsanne.

Gras, généreux, de jolis fruits blancs tout en fraîcheur, quelques notes d'infusions, et une belle acidité qui claque en fin de bouche amortie d'une douce amertume pour l'assise. Environ 8,50€ en cave. »

 

Fleur Godart

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Le panier de Fleur
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