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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 08:00

Le poète ou Hommage à Paul Eluard, statue de Ossip Zadkine jardin du Luxembourg

J’ai rencontré Jean-Claude Ameisen par Olivier son frère :

 

 

19 janvier 2012

Portrait d’Olivier Ameisen dans Libération « Arrêter l’alcool, ce n’est rien. Découvrir la vie, c’est extraordinaire»

 

En novembre 2004 j’ai publié une chronique sur le livre du Dr Olivier Ameisen « Le Dernier Verre » ICI

 

Portrait d'Olivier Ameisen dans Libération « Arrêter l'alcool, ce n'est  rien. Découvrir la vie, c'est extraordinaire» - Le blog de JACQUES  BERTHOMEAU

 

Je commençais ma chronique en écrivant  « Olivier Ameisen, l’auteur du livre « Le dernier verre » chez Denoël, est un médecin sensible et talentueux. Deuxième enfant d’une famille parisienne aisée, d’origine juive polonaise, son parcours scolaire est fascinant. En 2009 je commettais une autre chronique « Les alcoologues sont un peu comme ces maris ou femmes trompés depuis des années… » à propos du livre du Dr Ameisen ICI 

 

Le titre de ma chronique était extrait d’une libre expression du Dr Michel Marty, psychiatre, psychanalyste, président de l’ANPAA 64. J’ai donc suivi le parcours du combattant d’Olivier Ameisen avec beaucoup d’attention. Nous ne nous sommes jamais rencontrés mais j’ai eu l’occasion de discuter avec son frère Jean Claude Ameisen médecin, immunologiste, chercheur en biologie à l’INSERM dont il préside le comité d’éthique depuis 2003 et surtout pour moi, l’auteur d’un livre fondamental, à lire absolument, La Sculpture du vivant. Le suicide cellulaire ou la mort créatrice aux éditions du Seuil, 1999.

 

 

Pandémie, nos héritages : l’immunité en questions ICI  

 

Christine Bergé

 

Nous avons ouvert la boîte de Pandore, c’est le moment de nous interroger sur nos effractions envers le monde vivant. La pandémie actuelle nous donne rendez-vous avec notre destinée individuelle et avec celle de l’humanité. Dans ce paysage inquiet, je veux partager avec vous les vues fascinantes du biologiste Jean-Claude Ameisen sur le corps humain, son origine et celle de son système immunitaire. En lisant La sculpture du vivant. Le suicide cellulaire et la mort créatrice (Paris, Seuil, 1999, réed. 2003) nous comprenons ce qui nous lie intimement au monde des virus et des bactéries : une commune signature, une marque de fabrique inscrivant la mort cellulaire au coeur de la vie. Une autre histoire se profile ici : celle du laboratoire P4 de Wuhan, au coeur d’effractions d’un genre nouveau.

 

La Sculpture du vivant : Le suicide cellulaire ou la mort créatrice:  Ameisen, Jean-Claude: 9782020573740: Amazon.com: Books

 

« En fin de volume, en introduction à la bibliographie, l’auteur indique qu’il a tenté de « présenter et de discuter dans un langage délibérément simple et dépourvu de termes techniques, des concepts, des résultats et des approches expérimentales d’une grande complexité, des relations qui peuvent exister entre des domaines très spécialisés et à première vue très différents, de la biologie et de la médecine ».

 

Placée en préambule à la lecture de l’ouvrage, une adresse aussi modeste aurait exposé le lecteur à un saisissement que rien ne lui aurait laissé prévoir. Dès les premières pages en effet, on se trouve plongé dans un ouvrage qui tient autant d’un thriller moléculaire que de la meilleure littérature fantastique, d’une veine philosophique et poétique incomparable, celle qui nous fait rêver et réfléchir.

 

Ainsi, le discours savant s’efface-t-il au profit d’un sentiment de familiarité face aux expériences, aux découvertes et aux résultats les plus pointus de la biologie de ces dix dernières années.

 

Allant d’étonnement en étonnement, on remarquera que les phrases mises en exergue aux chapitres et sous-chapitres appartiennent plus souvent aux poètes, aux philosophes, aux écrivains qu’aux scientifiques, annonçant et condensant très précisément ce que l’auteur mettra un chapitre entier à nous faire entendre par les chemins de la rationalité.

Hélène Goutal-Valière

 

Dans Revue française de psychosomatique 2003/1 (no 23), pages 181 à 190

La suite ICI 

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 08:00

Le péché originel et la liberté de l'enfant – Excelsis

Afin d’éviter de passer mon temps à manger et à boire, le confiné que je suis se goinfre de livres, jamais rassasié je frise l’orgie, mais, par bonheur lire n’est pas un péché sauf bien sûr des livres réprouvés par notre mère l’Église catholique romaine. Quand j’étais enfant de chœur sur les tambours de l’église Saint Jacques l’Office catholique international du cinématographe cotait les films de 1 « Convient à tous, même aux enfants non accompagnés ») à 6 (« Film essentiellement pernicieux au point de vue social, moral ou religieux »), avec des notes comme « 3 : films visibles par tous, 3B : films visibles par tous, malgré certains éléments moins indiqués pour les enfants, 4 : films pour adultes, 4 A : films pour adultes avec réserves, 4B : films à déconseiller, 5 : par discipline chrétienne, il est demandé de s’abstenir d’aller voir les films cotés 5 ».

 

Pour les livres j’ai découvert L’Index : les livres censurés de l’Église lorsque le frère supérieur me confisqua certains de mes livres, dont ceux de JJ Rousseau ICI 

 

Ce rappel étant fait, au catéchisme il me fut enseigné la gradation des péchés de véniels à mortels et, bien sûr, l’existence du purgatoire et de l’enfer, et sans doute aussi le fameux péché originel.

 

Lui, je l’avais complètement oublié, normal puisque je l’avais attrapé, si puis m’exprimer ainsi, dès ma sortie du ventre de ma mère.

 

Amazon.fr - Chaudun, la montagne blessée - Bronner, Luc - Livres

 

C’est Luc Bronner dans Chaudun, la montagne blessée, qui rafraîchi ma mémoire aux pages 85-86 : il s’agit du baptême de Félicie Marin par Pierre Roussel, le curé de Chaudun qui a tenu longtemps dans l’histoire de la paroisse : 13 longues années.

 

C’est lui qui a baptisé Félicie, en décembre 1860, moins de vingt-quatre heures après sa naissance. Une cérémonie simple, c’est tout le génie du catholicisme d’avoir inventé un rituel aussi puissant et symbolique, qui peut se jouer avec rien, ou presque, mais d’avoir aussi instauré l’urgence : tout enfant non baptisé était considéré en état de péché originel et donc susceptible, s’il devait mourir, de demeurer éternellement dans les limbes, sans vie propre, ni possibilité de rédemption. Il ne fallait pas attendre pour le baptême, le risque de mortalité était trop élevé. Les esprits piquants disaient qu’au pire le religieux touchait aussi deux fois son casuel, versé par la famille : une fois pour le baptême, une fois pour l’enterrement. Dans tous les cas, les cloches étaient sonnées – plus longuement pour les garçons que pour les filles, et c’est ainsi que l’inégalité entre les sexes s’exprimait symboliquement dès les premières heures de vie.

 

Le terme de péché originel a été créé par saint Augustin, probablement en 397, pour désigner l'état de péché dans lequel se trouve tout homme du fait de son origine à partir d'une race pécheresse ; et, ultérieurement, il a été étendu au péché d'Adam, premier père de l'humanité.

 

Saint Augustin, par Vittore Carpaccio, 1502.

Saint Augustin, par Vittore Carpaccio, 1502. Wikipedia

 

Comment saint Augustin inventa le péché originel ICI 

 

En quoi l’érection spontanée d’un adolescent a-t-elle pu changer notre vision de la sexualité ? Au IVe siècle, saint Augustin invente le péché originel et fait pleuvoir sur l’humanité une honte héritée d’Adam et Eve.

 

Pour le Schopenhauer du Monde comme volonté et représentation, par exemple, c’est une évidence : « En définitive, la doctrine du péché originel (affirmation de la volonté) et de la rédemption (négation de la volonté) est la vérité capitale qui forme, pour ainsi dire, le noyau du christianisme ; tout le reste n’est le plus souvent que figure, enveloppe ou hors-d’œuvre »

 

Plus près de nous, le pessimiste Cioran, comme Schopenhauer, désigne le péché originel comme l’élément essentiel du christianisme.

 

L’éminent ecclésiastique se gaussait du péché originel. « Ce péché est votre gagne-pain. Sans lui, vous mourriez de faim, car votre ministère n’aurait plus aucun sens. Si l’homme n’est pas déchu dès l’origine, pourquoi le Christ est-il venu ? Pour racheter qui et quoi ? » À mes objections, il n’eut, pour toute réponse, qu’un sourire condescendant. Une religion est finie quand seuls ses adversaires s’efforcent d’en préserver l’intégrité 

 

 

Pourquoi les enfants sont-ils touchés par le péché originel ? ICI 

A l'approche de l'accouchement, je me pose la question du péché originel. Pourquoi mon enfant serait-il "entaché" ?", écrit une lectrice. La réponse de la rédaction de Croire.com.

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 08:00

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C’est très almanach  Vermot comme intitulé mais je n’ai pas trouvé mieux pour traduire ce que je ressens : je suis déconfit.

 

Qui a éprouvé un embarras, une déconvenue; qui est déconcerté, décontenancé…

 

« Elle aimait aussi son air déconfit quand les événements ou les hommes, trompaient son attente » Albert Camus.

 

Les cigales ayant tant dansés tout l’été se trouvèrent fort dépourvue quand la bise fut venue et que le coronavirus, dit COVID 19, même que cette brêle d’Onfray cru que cette étrange bestiole était la 19e du nom, se baladait dans tous les recoins de notre hexagone. Ça n’empêchait guère les bavards sachants télévisés de gloser, aux virtuoses des réseaux sociaux de s’écharper, aux politiques qui ne sont plus aux manettes de charger la mule Castex, alors que moi, masqué sur mon beau vélo, je me disais : « tout ça est bien beau », si je puis dire, mais le boomerang va nous revenir en pleine gueule et ça va faire mal, très mal.

 

Rappelez-vous Bagdad café !

 

 

J’ai même écouté le Président à la télé nous annoncer que nous en reprenions pour un mois de novembre, au moins, en claustration, c’est dire…

 

Pire, va falloir exhiber des papiers, 3 attestations, rien que ça, pour circuler ! C’est plus facile que de gérer efficacement les tests des cas contacts. Du grand n’importe quoi : la limite des 1 km, 1 heure par jour. Je ne vois pas en quoi circuler sur mon vélo masqué propagerait le virus alors que les malheureux obligés d’emprunter les transports en commun pour aller travailler seront entassés comme des sardines, mais bon je me confinerai intelligemment.

 

Le phénomène bureaucratique 1963

 

Michel Crozier montre que les acteurs placés dans une situation bureaucratique peuvent manquer d'efficacité et d'initiative à cause des règles, celles-ci ne pouvant prévoir tous les cas de figure. Paradoxalement, le fait que les règles paralysent l'action de presque tous les acteurs permet à quelques-uns d'entre eux de prendre une parcelle de pouvoir, en dehors ou à côté de ce qui est prévu par les règlements.

 

Amazon.fr - Le phénomène bureaucratique - Crozier, Michel - Livres

 

« La bureaucratie peut donc être caractérisée comme « une organisation qui n'arrive pas à se corriger en fonction de ses erreurs ».

 

Après ce petit couplet inaugural pour fustiger notre haute-administration, un peu d’information.

 

Sophie Cha conseiller médecin ARS de Bretagne

Sophie CHA, médecin conseiller ARS Bretagne. Virologue

 

« Amis amateurs de virologie de comptoir : en tant qu’ancienne virologue ayant exercé pendant plus de 20 ans au CHU de Rennes, je me permets d’apporter ma contribution à la chasse aux fake news !

 

Les coronavirus sont des virus « enveloppés », par opposition aux virus « nus » et donc portent une enveloppe issue des membranes cellulaires, ce qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est un élément de fragilité car cette membrane est sensible aux solvants des graisses. Ceci explique que le savon soit particulièrement efficace pour le détruire. Le gouvernement a donc raison, dans ses recommandations, de privilégier le savon au gel hydro-alcoolique, qui doit être réservé aux situations où l’on ne dispose pas d’une source d’eau (dans les transports en commun par exemple).

 

Pour ceux qui paniquent littéralement à l’idée de sortir de chez eux sans gel hydro-alcoolique, sachez que la chlorhexidine (Biseptine°) ou le Dakin (eau de Javel diluée) seront aussi très efficaces sur ce genre de virus (liquides et non gélifiés, ce qui les rend un peu moins faciles d’utilisation).

 

Les Coronavirus sont connus de longue date, et les types 229 E et OC43, capables de donner quelques infections sévères dans les unités de prématurés, n’étaient pendant longtemps plus recherchés dans les prélèvements respiratoires car jugés trop inoffensifs.

 

Celui qui circule actuellement est nouveau pour l’Homme, il se propage rapidement car ne rencontre aucun humain immunisé, donc aucune barrière physiologique, c’est bien ça qui pose un problème au système de santé. Il n’est globalement pas plus agressif qu’une grippe, mais comme personne dans la population ne possède d’anticorps, il diffuse à grande vitesse. La stratégie de confinement vise donc à freiner sa propagation : pour que la totalité de la population infectable (nous tous) mette un an à se contaminer plutôt qu’un mois, afin d’éviter le déferlement de la population dans le système de santé.

 

Nous serons tous infectés : certains seront asymptomatiques, d’autres feront un rhume, une bonne crève, voire une « grippe », et ce sont les plus fragiles , incapables de produire une immunité efficace, qui feront les formes graves. Lorsque plus de 80% de la population auront fait l’infection, la circulation cessera…

 

Un détail important, malheureusement peu relayé : éviter la consommation de corticoïdes et d’anti-inflammatoires (Advil, Nurofène etc) car ils favorisent les surinfections et formes graves +++ : en paralysant les globules blancs responsables des signes de l’inflammation, ils paralysent aussi la réponse immunitaire !!! c’est connu depuis plus de 20 ans, mais les généralistes continuent de les prescrire massivement.

 

Nombre quotidien de personnes hospitalisées (en orange) et en réanimation (en rouge) depuis le 18 mars.

 

Coronavirus : chiffres à l'appui, la deuxième vague est-elle pire que la première ?

 

Les professionnels de santé dénoncent la "brutalité" de la deuxième vague de coronavirus, qui s'est fortement accélérée en une quinzaine de jours. Peut-on comparer le premier pic de mars dernier avec ce rebond d'automne ? Peut-il vraiment s'avérer "pire" qu'au printemps ? On fait le point.

 

Les courbes du coronavirus se plient à nouveau vers le haut et elles ont un air de déjà-vu… Après la première vague, que l’on situe de mars à mai dernier, « la deuxième vague est là », certifiait Jean Castex jeudi dernier. Et « il est possible qu’elle soit pire que la première », alertait le lendemain Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP. À l’heure où la France va à nouveau se calfeutrer, est-ce vraiment le cas ?

 

La suite ICI

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