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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 06:00
Dénicheur de vieilles chroniques : elle est imbuvable !

J’ai des lecteurs addict, y’en a même qui apprennent mes chroniques par cœur, y’en a aussi qui sont de sacrés fouineurs : on les appelle les dénicheurs.

 

Pour l’un d’eux, l’un de plus beau nez de la Planète Vin, j’offre ce matin 1 deux en 1 :

 

- Le dénicheur par Georgette Plana

- La chronique déniché par lui, du 27 juin 2007, le temps des catacombes de mon blog : IMBUVABLE à lire ICI

L’imbuvable dont il est question, sans donner son nom, avait tout de même un prénom : Marion ou Mme Z. Pour le guide du Pous dont il est aussi question, il s’agit de notre Patrick Baudouin l’homme du chenin sur schistes noirs.

 

Enfin, pour vous appâter il y a aussi une « histoire de blonde ».

 

Désolé mesdames !

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans cabinet des curiosités
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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 00:09

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L’anticyclone des Açores a enfin pointé le bout de son nez et s’est installé pour nous protéger du vent, de la pluie, redonnant à notre été pourri une gueule de circonstance. Votre Taulier se prélasse, visite les petits poissons, n’en fout pas une rame, crame sous le soleil.

 

Pour vous abreuver, il ne lui reste plus qu’à aller puiser dans son cabinet des curiosités pour vous gratifier d’une chronique mise en ligne le 25 janvier 2007sous le titre « Le vin français c'est pourtant pas compliqué ! »


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Depuis cette date quelques châteaux bordelais se sont peut-être compactés, je laisse le soin aux grands experts d’apporter toutes les corrections nécessaires. Moi j’ai la flemme.


« Texte retrouvé dans mes archives signé Jérôme David. Reproduit tel quel, sous sa responsabilité, si des erreurs ou des approximations s'y sont glissées je laisse le soin aux spécialistes de les signaler et rectifier. Vous pouvez aussi contribuer à l'édification des foules ignares des subtilités de nos belles appellations en brodant sur ce texte...


Si Bordeaux et Bourgogne sont des appellations, Bordeaux est le nom d'une ville et Bourgogne est le nom d'une région. La Corse est une île qui produit aussi des vins d'appellations.


Le Premier Cru est le top de la hiérarchie bordelaise devant le Deuxième Cru. En Bourgogne c'est le Grand Cru qui tient le haut de l'échelle devant le Premier Cru. Il n'y a pas de Deuxième Cru bourguignon mais il y a des Troisièmes Crus à Bordeaux et à St Emilion les Premiers Grands Crus classés A et B, dominent un classement où le Grand Cru Classé n'arrive qu'en troisième position. Jusque-là c'est logique et donc facile à retenir, surtout si vous n'êtes pas français.

 

L'Hermitage est à la fois une appellation de la vallée du Rhône et une colline avec une petite chapelle alors que L'Hermitage est la marque d'un vin de St Emilion proche de L'Angélus. Le Clos de l'Eglise est un Côtes de Castillon mais le clos de l'Eglise est aussi un Pomerol, tout comme le Domaine de l'Eglise et le clos du Clocher. Heureusement Figeac, Yon-Figeac, petit Figeac, La Croix Figeac, Lamarzelle Figeac et La Tour Figeac sont des St Emilion. Si Latour est un Pauillac et Le Pin un Pomerol, La Tour du Pin Figeac des Giraud-Bélivier est un St Emilion. La Tour du Pin Figeac des Moueix aussi d'ailleurs alors que le clos de Latour n'est qu'un Bordeaux supérieur. Le Moulin Rouge et Lautrec avaient mauvaise réputation mais le Moulin Rouge est un Haut-Médoc tout à fait respectable.

 

Le Clos des Jacobins et le Couvent des Jacobins sont des St Emilion, tout comme Canon, La Gaffelière et Canon-La-Gaffelière. Si Canon de Brem et la Croix Canon sont des Canon Fronsac, par chance Corbin, Haut Corbin, Grand Corbin, Grand Corbin Manuel, Grand Corbin-Despagne, Corbin Michotte et Croque Michotte sont tous des St Emilion. On ne présente plus Petrus mais Lafleur, La Fleur Petrus, La Fleur de Gay, Lafleur-Gazin et Gazin sont aussi des Pomerol. La Fleur de Boüard n'est pas un Pomerol mais un Lalande-de-Pomerol et Pichon Comtesse de Lalande un Pauillac. Si Lagrange est à la fois un St Julien et un Pomerol, heureusement Léoville las Cases, Léoville Poyferré, Léoville Barton et Langoa Barton sont tous des St Julien et le Clos St Julien un vin de St Emilion. La Tour d'Argent est un restaurant parisien onéreux mais la Cour d'Argent est un Bordeaux tout à fait abordable.


Sans être un cas unique, Plaisance est néanmoins un cas particulier puisque c'est à la fois un Bordeaux supérieur, un Premières Côtes de Bordeaux, un St Emilion et le nom d'une villa sans la banlieue d'Arcachon.


L'Alsace est une région française qui produit le meilleur et le pire des Riesling et Moenchberg, Muenchberg, Pfingstberg, Pfersigberg, Hatschbourg, à vos souhaits, Zinnkooepflé et Wiebelsberg sont des Grands Crus alsaciens dont les noms sont imprononçables même par de nombreux français.


Chablis, Petit Chablis et Chablis Grand Cru sont trois appellations mais Blanchot, Bougros, Les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur et Vaudésir sont des "climats" classés en Appellation Chablis Grand Cru par l'INAO. La Moutonne est un "climat" qui n'a pas été classé dans l'appellation Chablis Grand Cru mais qui est reconnu comme un Grand Cru de Chablis par l'INAO.


Perrières est un premier cru de Meursault qui mériterait le statut de Grand Cru mais La Perrière est un Premier Cru de Gevrey-Chambertin qui ne mérite pas son classement. Par chance, le clos des Perrières est un premier cru de Meursault qui mérite bien son rang. Corton, Charlemagne et Corton-Charlemagne sont trois appellations bien distinctes mais Charlemagne et Corton-Charlemagne ne produisent que des blancs. Si un Charlemagne peut aussi revendiquer l'appellation Corton-Charlemagne, l'inverse n'est pas vrai. Heureusement le Corton n'est pas une appellation mais un "climat" au sein de l'appellation Corton, qui, elle, produit à la fois du blanc et du rouge.


 

En dépit des apparences, le Grand Echezeaux n'est pas supérieur à l'Echezeaux puisque les deux sont des Grands Crus d'Appellation d'Origine Contrôlée, tout comme la Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant et la Romanée. Cependant, La Romanée, est aussi un Premier Cru d'Appellation Communale Gevrey-Chambertin. Par chance, Chapelle-Chambertin est un Grand Cru d'Appellation d'Origine Contrôlée et Petite-Chapelle est un Premier Cru d'Appellation Communale Gevrey-Chambertin.


 

N'oubliez pas que les Côtes de Bourg, Côtes de Francs, Côtes de Blaye et Côtes de Castillon sont des appellations bordelaises, que le Côte de Beaune et la Côte de Nuits sont les deux secteurs qui composent la Côte d'Or en Bourgogne, que Côte Rôtie est à la fois une appellation de la vallée du Rhône et le nom d'un Premier Cru Bourguignon de Morey-Saint-Denis, que la Côte de Boeuf est une appellation très commune pour un restaurant en Champagne, que Cailleret est un blanc d'appellation Chassagne-Montrachet, Le Cailleret un blanc d'appellation Puligny-Montrachet et Les Caillerets un Volnay rouge qui tire parfois sur le rosé.

 

Heureusement pour le consommateur, Cheval Blanc est un vin rouge, Rolland Maillet un St Emilion et Michel Rolland un œnologue à Pomerol.

 

No comment » 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 08:07

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Comme vous le savez j’adore les vaches mais je ne suis pas un grand amateur de lait en tant que boisson, pour tout vous dire je n’en bois jamais. En revanche, j’adore le riz ou le millet au lait et, luxe suprême, les caillebottes telles que nous les préparaient la tante Valentine à la maison.


C’est frais, ça a vraiment un goût de nature, celle de la Vendée profonde du bocage.


« Le nom de caillebotte est un déverbal du verbe caillebotter « cailler » (ex. : Le vinaigre caillebotte le lait, Besch. 1845)


Rabelais utilisa ce mot en 1546 probablement en faisant référence à la cuisine de sa région d'origine. Mais la plus ancienne mention de la caillebotte se trouve dans le Catholicon, le premier dictionnaire trilingue du monde (breton-français-latin), rédigé par Jehan Lagadeuc en 1464, c'est le premier dictionnaire de breton et le premier dictionnaire de français. La caillebotte est restée vivante en Poitou-Charentes, en Bretagne c'est surtout le lait Ribot (lait fermenté) qui est encore consommé, avant d'être détrônée par le yaourt dans les années 1950-1960. Elle est décrite dans la Cuisine traditionnelle de Bretagne de Simone Morand (1998). Ce produit laitier a donné son nom à des étagères à claire-voie, les caillebots sur lesquelles il est mis à égoutter. De là le terme de caillebottis, puis caillebotis, donné au capot à claires-voies couvrant une écoutille et tout plancher à claires-voies. »


Si ça vous dit vous pouvez compléter votre culture culinaire en lisant ma chronique du 12 mars 2007 « Les caillebottes de la Tante Valentine »link


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En prime je vous offre le rosé de Catherine Bernard, il vous faudra attendre le millésime 2014 pour en avoir, ça  s’arrache tellement c’est bon.



les Caillebottes par Montaigu-Vendee

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:09

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C’est une nouvelle rubrique qui va me permettre tout à la fois de souffler et d’extirper des chroniques anciennes, oubliées mais dont l’actualité et l’intérêt me semble dignes de votre intérêt.


« Les cabinets de curiosités désignent au XVIe et XVIIe siècles des lieux dans lesquels on collectionne et présente une multitude d'objet rares ou étranges représentant les trois règnes: le monde animal, végétal et minéral, en plus de réalisations humaines


On définit en général le cabinet de curiosités comme un microcosme ou résumé du monde où prennent place des objets de la terre, des mers et des airs (minéral, végétal et animal), à côté des productions de l'homme.


L'objectif des curieux n'est pas d'accumuler ou de répertorier la totalité des objets de la nature et des productions humaines comme le tenteront les encyclopédistes au XVIIIe siècle, mais plutôt de pénétrer les secrets intimes de la Nature par ce qu'elle propose de plus fantastique. En collectionnant les objets les plus bizarres qui l'entourent, le curieux a la sensation de pouvoir saisir, de surprendre le processus de Création du monde. »


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Mardi 15 septembre 2009


3 Questions à Patrick de Hoÿm de Marien, le hobereau révolutionnaire d’Embres&Castelmaure


« Dali était fou du chocolat Lanvin moi je le suis du vin d’Embres&Castelmaure lieu qui dispute à la gare de Perpignan  le privilège d’être le centre du monde. Savoir être fou, retrouver le goût des chemins de traverse, oser faire « l’éloge de la paresse » c’est redonner au vin son supplément d’âme, l’inscrire à nouveau dans l’imaginaire des gens. Dans le mien de petit vendéen cerné par les particules des de Baudry d’Asson, de Tinguy du Poët, des Boux de Casson, des de Larocque-Latour, des Morrison de la Bassetière, hobereaux châtelains « régnant » sur leurs terres, leurs métairies et leurs métayers : « bonjour notre maître » ces noms à rallonge m’ont toujours fascinés. Alors, au scrabble de ceux-ci, celui de Patrick de Hoÿm de Marien m’ébaffe, m’épatoufle, m’éberluque. »


L’homme est un seigneur, de cette aristocratie qui force le respect car elle tire sa supériorité, non de privilèges, mais de son action. Dans la galaxie postsoviétique des présidents de la coopération audoise, avec son allure à la de Staël, P.H.M jette comme un trait de blanc de kaolin sur leur grisaille. L’homme cultive aussi une forme d’insolence, policée dans ses mots mais luxuriante, provocante, dans ses choix de taggueur pop’art. Osez, osez Joséphine chantait Bashung, dans le scepticisme du Languedoc, dans ce bout du monde des Corbières, Patrick de Hoÿm de Marien et son équipe, au lieu de s’abouser, se sont affanés, « du courage, du courage... » comme le chante la Grande Sophie avec ce qu’il faut de patience, d’intelligence  des choses et des gens, de ténacité pour nous offrir des couleurs pleines de bonheur.


Que des « grands », au long bec et au palais fin, sous la houlette de Michel Bettane, s’intéressassent enfin à l’un de ses vins, l’emblématique N°3, et lui décernassent, dans Terre de Vins www.terredevins.com, le titre envié de meilleur vin du Languedoc-Roussillon, n’a pas de quoi me surprendre mais me donne l’occasion, entre deux comportes de raisin mur, de demander des explications sur ce miracle corbierenc à  Patrick de Hoÿm de Marien, président de Castelmaure. Si c’était Stéphane Bern qui s’y était collé – il aime le vin ce garçon – sans aucun doute l’interview aurait débuté par : altesse...

 

La suite ICI  link

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