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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 00:09

Soit Gary Vaynerchuk un fils d’émigrés soviétiques, « un gamin du New Jersey, un gars de la côte Est des Etats-Unis avec une grande gueule, qui ne sait pas être discret, qui frise l'odieux », qui ose poser des questions aussi subtiles que « Quel vin prenez-vous avec vos céréales ? », qui dirige l'un des dix premiers réseaux de distribution indépendants de vin aux Etats-Unis, qui énerve les puristes mais qui, au travers de son émission vidéo quotidienne, « tente de mettre le vin à la portée de tout le monde, de le démystifier, de le rendre moins intimidant. Le plus important pour moi n'est pas de faire le pitre mais de faire comprendre que le vin ce n'est pas seulement le Bordeaux et le Cabernet. Ma démarche va bien au-delà de la volonté de m'amuser en parlant du vin. Il y a un effort délibéré de ma part de sensibiliser le palais du public américain. »

Et moi, modeste chroniqueur freenchie du vin. Qu’avons-nous en commun ?

À priori rien, face à sa gouaille new-yorkaise j’ai vraiment l’air, en dépit de mes efforts pour jouer dans la cour de l’humour, d’avoir avalé mon pébroc. Certes y’a chez lui du Michaël Young mais comme il le souligne « je suis dans le business du vin depuis l'âge de 15 ans, je sais aussi que je maîtrise mon sujet. Et que lorsque je parle d'un Chinon ou d'un Bourgueil, je sais de quoi je parle. » Gary est donc tout sauf un bouffon. Certes il en fait des tonnes mais il renouvelle le vocabulaire de la dégustation « des arbres brûlent dans votre nez quand vous reniflez ce vin ! » tout en s’essuyant la bouche d’un revers de manche. Bien sûr, les belles âmes vont me reprocher de céder à la vulgarité, de verser dans une forme de démagogie populacière. Je suis prêt à en convenir mais il y a un mais, un gros mais.

En effet, Gary Vaynerchuk et moi partageons la même ambition, même si nous n’empruntons pas les mêmes sentiers : « L’extension du domaine du Vin » Que déclare-t-il en effet ? « Grâce à l'utilisation des réseaux sociaux - j'ai 850 000 fans sur Twitter ! - et aux émissions de télévision grand public, j'ai accédé à la "culture pop" aux Etats-Unis. J'atteins ainsi des gens qui n'avaient jusque-là jamais été exposés au vin. Et j'en suis fier. Je suis fier aussi du fait qu'il n'y ait pas beaucoup d'autres acteurs aux Etats-Unis qui ont créé autant de nouveaux amateurs de vin. Je dis bien créer car le secteur du vin a tendance à recycler les mêmes individus. On voit toujours les mêmes spécialistes, dans les mêmes forums, qui parlent toujours aux même gens. J'ai réussi à toucher les 20-30 ans et à amener au vin des gens qui ne le connaissait pas. »

Que voulez-vous moi ça me plaît bien plus que les jérémiades de ceux qui psalmodient « nous ne pouvons rien faire à cause de la loi Evin », que les recettes éculées de ceux qui nous servent et resservent les mêmes baratins. Tant que nous n’aurons pas compris, comme le note très justement Gary que nous recyclons toujours les mêmes individus, ce que j’appelle moi en bon fils de paysan la surpâture, nous continuerons de nous réconforter dans nos petites chapelles ou nos grandes cathédrales, de nous plaindre que le monde entier nous en veut, que nous sommes des incompris, de camper sur notre haute conception du vin.

Ecoutons encore notre déconoclaste à propos des vins français aux USA « Quand les gens pensent aux vins français, ils pensent aux grands crus comme Lafite, Latour ou les Châteauneuf-du-Pape. Toutefois, ils représentent une infime minorité des vins produits en France. En revanche, quand je pense à la France, je pense plutôt aux Languedoc, aux Madiran, au Cahors et à Gaillac. Pour moi, un Morgon ou un Moulin-à-Vent sont parmi les meilleurs rapports qualité prix au monde. Pour environ 120 dollars, on peut se procurer un grand cru du Beaujolais, c'est incroyable ! Même parmi les Bordeaux, il y a tellement de petits châteaux dont le prix ne dépasse pas 20 dollars la bouteille. A mon avis, les vins français sont très mal promus aux Etats-Unis car ils sont perçus comme étant chers. Qui sait que l'on peut acheter un Côte du Rhône 2007 pour dix dollars ? C'est prodigieux pour un aussi bon cru. »

Attention, lisez-moi bien, je ne pratique pas le sport national français : la division en laissant à penser que le style Gary Vaynerchuk doit devenir la norme. Bien sûr que non, c’est un plus, une autre voie, un autre style : quand saurons additionner nos forces, admettre la puissance de la différence assumée ? Ma réponse est sans appel : lorsque ceux qui se disent en charge de la promotion du vin français : interprofessions ou grands opérateurs auront l’audace de soutenir en pur mécénat des initiatives innovantes sur le Net. Des trucs qui décoiffent, qui sortent des sentiers battus, autre chose que des messieurs propres sur eux qui ont l’air d’avoir des balais dans le cul ! Suis-je vulgaire ? À mon sens bien moins que le sommelier Enrico Bernardo qui déclare du haut de sa suffisance que 80% des vins français ne valent pas mieux que le caniveau et que beaucoup de vignerons feraient mieux de cultiver des carottes... »

Je suis remonté et candidat déclaré pour produire un truc du genre « la minute de Monsieur Cyclopède » revisitée par les Gary Vaynerchuk français sur le Net. Merci aux décideurs de ne pas trop se bousculer pour me répondre...

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:09

Cette importante interrogation, certes formulée sous une forme triviale, disons populaire, m’a été inspirée par le « Ben moi parfois je me dis « c'est en buvant n'importe quoi, que l'on devient n'importe qui » de Jean-Baptiste posté en commentaire sous ma chronique inoubliable du 14 juillet « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui » que j’avais confiée en images à l’inimitable Rémi Gaillard.

  

En effet, puisque Jean-Baptiste, au plus profond de lui-même, pense que ceux qui boiraient n’importe quoi deviendraient des n’importe qui, laisse à penser que la nature de la boisson, sa qualité, même plus encore – je pousse la logique à l’extrême – son authenticité, transforme les hommes.

 

Attention, j’exclue de mon champ d’investigation à la fois les boissons non alcoolisées afin d’éviter la facilité du « Coca rend con » et les enfileurs de degrés, les grands avaleurs, les adeptes du shoot, qui bien évidemment boivent souvent n’importe quoi. Pour autant, même si ça déplaît aux prohibitionnistes, je n’utiliserai pas à l’appui de mon exclusion le célèbre adage « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » car il y a ivresse et ivresse. Je reviendrai dans une prochaine chronique sur l’Ivresse.

 

Mon buveur à moi, c’est monsieur et madame tout le monde, pas un pilier de bistrot ni une alcoolique mondaine, pour qui boire un verre fait parti des petits plaisirs de la vie. Au risque de les froisser je fourre dans mon grand sac les grands amateurs de vins qui, après tout, eux aussi, même s’ils sont passés maîtres dans les figures imposées de la dégustation, boivent.

 

La population de mon étude étant cernée – je cause riche ce matin – il ne me reste plus qu’à circonscrire son rayon d’action. Pour faire bref, pour ne pas vous prendre la tête, je vais laisser de côté la bière et tous les alcools TGV (Tequila-Gin-Vodka) pour m’en tenir au Vin et aux quelques bouteilles qui traînent dans le bar de votre beau-père pour l’apéritif et le digestif.

 

Me voilà maintenant au pied du mur et, pour tout vous dire, bien embarrassé par l’extrême flou des concepts utilisés : c’est quoi le n’importe quoi et c’est qui le n’importe qui. Croyez-vous qu’avec un tel vocabulaire je pourrais postuler pour une chaire au Collège de France ? Comme vous vous tamponnez de mes hautes ambitions, afin d’affiner, comme dirait mon fromager, je vais commencer par tenter de vous dire qui est le qui du n’importe qui ?

 

Le n’importe qui c’est le premier venu, l’inconnu, le tout venant, le beauf, ou pour rester dans le vulgaire le premier con venu. Le père Sartre, toujours sympa, le souligne « C’est dur, hein, de se sentir n’importe qui ? »

 

Pour le n’importe quoi c’est plus simple puisqu’il s’agit d’une tendance lourde des temps présents : dernier exemple la grève de l’entraînement des joueurs professionnels de l’équipe de France annoncée par leur entraîneur lisant un communiqué soi-disant rédigé par eux dans un car.

 

Mes concepts étant à point comme le dit mon fromager de son Pont-l’Evêque et de son Livarot je vais tenter de pousser le bouchon du n’importe quoi vers les rives agitées de nos vins. Pour ce faire je vais soumettre 5 cas pratiques à votre réflexion pour que vous puissiez insérer le produit et ceux qui vont le consommer dans la bonne catégorie :

 

1° Marcel et sa Ginette sortent de leur supérette avec leur pack de « Vieux Papes », de « Listel » et quelques bouteilles de « Kriter » dans leur cabas, y z’ont aussi tout ce qu’il faut pour leur barbecue du dimanche dans le jardin du pavillon. Y sont contents pour une fois que tous les gamins seront là avec leur marmaille.

 

2° Paul-Henri et son épouse Hildegarde achètent leur GCC de Bordeaux en primeurs, ça les excite, c’est vraiment bien mieux que la Bourse avec ses produits toxiques ou pourris, ils s’en donnent à cœur joie même que pour le millésime 2009 c’est de la folie. Vont-ils être obligés de vendre l’un de leur Dufy ou de céder la moitié de leur pur-sang à l’Aga Khan ?

 

3° Chico et Pâquerette, lui est dans la pub, elle dans la mode, sont dans tous leurs états, ils viennent de jeter leur dévolu – acheter est vulgaire pour des alter – sur une superbe petite lignée de vins natures que leur a déniché Paul-Louis un ancien trader reconverti en courtier de vins non-sulfités. Ils bichent, au prochain croque carottes avec leurs potes ceux-ci seront verts...

 

4° Marin et César sortent du salon des VIF de la Porte de Versailles, ils ont fait une belle moisson de petites bouteilles de petits vignerons de petites appellations et ils sont vraiment contents de leur virée. Leur chien Droopy frétille lui aussi. Bonne pioche encore cette année.

 

5° Dumichon qui vit seul sort de chez Lidl avec son BIB de vin de pays d'Oc. C'est un monsieur bien propre, discret, qui lit le Parisien et écoute les Grosses Têtes sur RTL. Son petit verre lui égaie un ordinaire bien ordinaire. Moumousse son gros Persan, lui, il lui offre du Sheba. Et dire que ses enfants ne l'appellent même pas. 

 

Donc, chers lecteurs, que des gens heureux, ou presque !

 

Exemples tendancieux, excommunication immédiate par les zélotes de Bourdieu, je cours et j’assume le risque. Et, pour ceux qui pensent que je n’ai pas répondu à la question de mon titre: « boire bon rend-il moins con ? » ils n’ont pas tout à fait tort mais ils peuvent convenir avec moi que c’était vraiment une question à la con.

 

En effet, derrière tout ça, en parodiant François Mauriac et sa célèbre phrase à propos du « Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es », « il est vrai. Mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis » ce qui est sous-jacent est bien le besoin de représentation sociale que beaucoup cherchent dans le vin et sur laquelle beaucoup de gens du vin surfent et il facile d’arriver jusqu’au « Si tu bois et rebois n’importe quoi c’est que t’es n’importe qui... »

Détrompez-moi, Benoît !

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 00:09

Sacré gaillard que ce Rémi Gaillard, sans nul doute un proche parent d'une de nos plus importante célébrité vinicole nationale :  François Gaillard du couple Gilbert&Gaillard. Afin de fêter dans l'hilarité notre nationale fête du 14 juillet je vous propose deux séquences cultes du Rémi : l'une consacré au poil à Poil dans la Nièvre chère au père François - pas Gaillard mais Mitterrand - et l'autre au Tour de France du côté du Pic St Loup. Bonne dégustation, bon feu d'artifice et : « C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui» comme braillent Rémi et ses amis...

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 00:09

Dans Terre de Vins un journaliste de Sud-Ouest, Christian Séguin, se pose une question à lui-même « Pourquoi Bordeaux serait-elle objectivement la capitale mondiale du vin ? » avant d’y répondre avec une certaine pertinence « il existe des raisons de penser que le titre est juste. Le titre de capitale mondiale n'a pas été attribué à Bordeaux par la viticulture internationale reconnaissante. Il s'est imposé localement comme une intime conviction. Une suffisance bordelaise de plus, disent les envieux. » 

  http://www.sudouest.fr/2010/07/06/bordeaux-capitale-mondiale-du-vin-en-toute-objectivite-133223-2780.php

 

Si je me permets d’affirmer qu’il se pose une question à lui-même c’est qu’une rapide revue de presse sur la Toile montre que majoritairement ce sont les journalistes qui décernent dans leurs titres les brevets de capitale de... J’y reviendrai.  1951344264.jpg

Mais avant ce petit voyage je ne résiste pas au plaisir de citer mon homonyme, Patrick Berthomeau (présenté comme un sociologue, barbu – ce qui est un pléonasme pour un sociologue post-soixante-huitard – amoureux du vin « ce qui lui fait pardonner bien des choses » qui « promène sa gentillesse et son ironie, chacune corrigeant l’autre, à travers les grands procès et les reportages pour le journal Sud-Ouest », qui dans un N° Spécial du Crapouillot de l’automne 1980, chroniquait avec gourmandise, « Le Winegate de 1973 » épingle la capitale mondiale du Vin. Donc un collègue de Christian Seguin officiant comme médiateur à Sud-Ouest.

 

Je cite Patrick Berthomeau « L’été 1973 était radieux. Le monde politique avait déserté Paris et l’on parlait moins de l’état de santé de Georges Pompidou. Depuis dix-huit mois, le bordeaux ne cessait d’augmenter mais le super valait encore 1,20 F et nul ne se doutait que la guerre du Kippour allait avoir lieu. Un seul feuilleton demeurait régulier : il racontait les aventures de Richard Nixon, pris au piège de Watergate.

EN ce début de juillet, Bordeaux sommeillait. C’est à peine si la ville se souvenait qu’un an auparavant, lorsque Jacques Chaban-Delmas avait quitté Matignon, un coup de tonnerre l’avait sortie pour deux ou trois jours de sa torpeur. Bordeaux avait perdu son Premier Ministre.

En juillet 73, rien n’annonçait une telle déroute en surface au moins. Car, dans les milieux professionnels, chez les courtiers et les négociants, on savait que Pierre Bert était « tombé » fin juin et que la brigade de la Répression des Fraudes s’agitait comme jamais. Du côté des Chartrons, une nervosité certaine se manifestait ; ça grouillait et grenouillait, rien encore n’émergeait.

Il fallut attendre le mois d’août pour que les premiers échos de ce qu’un journal anglais baptisa « Winegate », apparaissent dans la presse. Ce n’est qu’au mois d’octobre que furent signifiées les premières inculpations et, le secret de l’instruction aidant, l’escalade des rumeurs se calma quelque peu.

Cependant, l’essentiel de la fraude était connu : porté par le climat d’euphorie et de spéculation qui régnait sur le marché de bordeaux rouge depuis la fin71, une manière d’homme providentiel, Pierre Bert, avait mis en circulation des vins qui n’avaient de bordeaux que le nom et qui, dans le meilleur des cas, venaient du Midi. Il avait trouvé preneur chez plusieurs négociants et comptait notamment pour client une des plus anciennes et des plus prestigieuses maisons de Bordeaux, la maison Cruse dont les deux principaux dirigeants, Lionel et Yvan, allaient partager avec lui la vedette su procès d’octobre 1974. »

 

Tout ça à presque 40 ans donc c’est a rangé au rayon des vieilleries, et il n’y a de ma part aucune malice, mais comme un scandale des vins de Bordeaux ne pouvait que se voir attribuer une étiquette prestigieuse en référence à la capitale Washington de la plus grande puissance mondiale, c’était à noter. De plus, Patrick Berthomeau, visionnaire, dans sa conclusion, écrivait « On voit d’ailleurs apparaître ici et là le vin des technocrates que définissent, à partir d’études de marché, des petits jeunes gens buveurs de jus de tomate et de Coca. Ils repèrent des « créneaux de goût » (sic). Les œnologues font le reste. » puis plus loin « Avec un peu de pessimisme ou de lucidité, on imagine ce que sera demain le meilleur des mondes pinardiers ; on fabriquera des vins, comme des bébés-éprouvettes, le mot lui-même ne sera plus qu’un signe pour repérer une marchandise ; les couleurs et les saveurs ne seront qu’un souvenir bientôt effacé par les standards. Il est permis de cauchemarder : il y a déjà pas mal de temps que le pire est toujours le plus probable. » et de finir « «En attendant ces jours sinistres, les vins français aurons à faire face à d’autres dangers qui pourraient bien les aider à faire face à trouver la voie du salut

Depuis toujours, la contemplation de notre nombril vinicole nous a ravis, et du même coup détourné de notre visage. A force de répéter qu’aucun terroir au monde ne vaudra jamais le sol de notre beau pays, nous sommes exposés à toutes les déconvenues. »

 

Comme dirait l’autre, y’a boire et à manger dans la prose de l’autre Berthomeau, très caractéristique d’une forme de journalisme d’opinion à la française, un peu péremptoire, catastrophiste, le temps est parfois bien cruel avec les textes. Les miens subiront sans doute un sort identique, pour l’heure celui qui ma valut le titre envié de rapport Berthomeau tient le choc. Mais moi je ne suis pas journaliste...

 

Pour l’attribution du titre envié de capitale mondiale ci-joint ma glane :

 

Quand Bordeaux était une capitale mondiale de l'art contemporain le 24 mars 2010 ... Le Monde.fr

« Cette exposition fleuve vient rappeler que Bordeaux, dans les années 1970 et 1980, quand une bonne partie de ces œuvres fut achetée, était à la pointe du combat de l'art » actuel, dans une France alors timorée en la matière. La réputation de la ville fut même mondiale... Cette réputation a été construite par Jean-Louis Froment. »

Genève, capitale mondiale du journalisme d’investigation La Tribune de Genève 18 avril 2010

 

CONFÉRENCE | Des journalistes en provenance de plus de 80 pays doivent se retrouver à Genève dès jeudi pour parler de leur métier. Avec, en invités-vedettes, Roberto Saviano, Seymour Hersh et Baltasar Garzon.

 

Paris, capitale mondiale des maths le Journal du CNRS

 

« Avec un effectif de près de 1 000 chercheurs, la Fondation Sciences mathématiques de Paris (FSMP), dans laquelle est impliqué le CNRS, constitue le plus grand vivier de mathématiciens au monde. Tout aussi impressionnant que le nombre de ses chercheurs : son niveau d'excellence, couronné par de nombreuses distinctions internationales.»

 

Au Pakistan, la capitale mondiale des ballons de foot Mardi 16 Mars 2010 Slate

 

« Sialkot, au Pakistan, est le reflet d'un des nombreux visages de la mondialisation: 40 millions de ballons de football, soit environ 70% de la production mondiale, y sont cousus à la main chaque année, un chiffre qui peut grimper à 60 millions les années de Coupe du monde. »

 

Téhéran capitale mondiale du rouge à lèvres le Monde 11 avril 2010 11 avril 2010 blog le Monde : « Dentelles et tchadors »

 

« Durant mes deux années iraniennes, à chaque fois qu’un collègue ou ami français a posé un pied en République islamique, il était tout d’abord frappé par une seule et unique chose (hormis la chaleur de la population): le maquillage ultra prononcé des Iraniennes, malgré le voile qu’elles sont obligées de porter depuis plus de trente et un ans. Ainsi, à chaque fois qu’elles apercevaient une de mes amies françaises à Téhéran, les Iraniennes étaient tout estomaquées. “Mais qu’elles sont pâles! Elles sont encore moins maquillées que certains de nos garçons! Où sont passés les Audrey Tautou et Catherine Deneuve? “. »

 

Cyber-espionnage : la capitale mondiale est chinoise Clubic.com mars 2010

 

« Ville de l'est de la Chine comme capitale du cyber-espionnage. Shaoxing, c'est son nom, se taille donc une solide réputation de paradis des pirates »

 

Arles, capitale mondiale de la photographie Françoise Bare RTBF.be info

 

« Arles se sont donc des promenades dans les vieux cailloux, un Rhône lent et large, la Camargue au bout et des photographes connus, moins connus, des amateurs et des professionnels.

Etrange mélange car les premiers grands noms sont aussi arrivés pour les rencontres photographiques. Les 41ème du nom. Ils prennent le frais sur la place du Forum. Là on croise un Jean-Marie Perrier qui est venu parce ses photos de Mick Jagger sont exposées avec des dizaines d'autres talentueux portraitistes dans un événement qui s'appelle simplement MICK. C'est la première exposition de ce type et le Jagger a accepté pour Arles. Au détour d'une ruelle, le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, là-bas Marin Karmitz qui a laissé sa belle collection se montrer dans l'église des frères prêcheurs. Et bien-sûr dans les fameux ateliers de réparation des locomotives, les plus grands ateliers de France, une belle friche réinvestie après la fermeture de nombreuses années, des jeunes qui montent ... »

 

Le titre de Capitale mondiale du livre est accordé à une ville chaque année par l'UNESCO en reconnaissance de la qualité des programmes municipaux pour promouvoir le livre et la lecture. 2010 : Ljubljana (Slovénie Slovénie) et depuis l’origine en 2001, jamais une ville française. C’est sans doute parce que le siège de l’Unesco est à Paris. Et si Bordeaux candidatait ?

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 00:02

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Ce matin 12 juillet je me suis levé de bonne heure. Certains parlent du privilège de l’âge, celui que je viens d’atteindre ce jour colle à l’air du temps puisqu’il va être gravé dans le marbre de la loi me dit-on : la retraite à 62 ans ça sonne moins bien que le chiffre rond de Tonton. Et pourtant moi je n’y suis pas encore mais c’est normal puisque n’ayant point travaillé de mes mains je peux ajouter encore quelques années à mon compteur. Reste que pour moi l’âge n’est rien, sauf sans doute dans le regard des autres, et je dois vous avouer que je dois en permanence réfréner mes ardeurs. Rassurez-vous je ne fais pas le jeune homme, ce serait grotesque, mais je partage la conviction d’Albert Camus que « ceux qui aiment toutes les femmes sont ceux qui sont en route vers l’abstraction. Ils dépensent ce monde quoi qu’il y paraisse. Car ils se détournent du particulier, du cas singulier »

 

Comme beaucoup d'entre vous le savent maintenant je suis né dans un pays de Blancs qui se sont battus contre les Bleus, de ma vie je n’ai été ni Rouge, ni Vert, ni Jaune, mais d’un Rose peu prisé, trop pâle sans doute. Dans ma vêture je déteste le minimalisme Gris sur Gris et je n’ai que peu de goût pour le Noir. À Roussillon j’ai appris à manier les ocres, peindre à la chaux, ocre jaune, ocre rouge sur les murs qui changent avec les saisons. Reste l’Orange que maman mettait dans mes souliers de Noël. J’ai horreur du Beige et du Marron, le beigeasse et le marronnasse, mais j’adore les bas chamois, souris, tourterelle, ivoire, cendres, anthracite, bronze, sable, tabac, ambre, champagne, chair... et pour les dessous seul le blanc immaculé plaît à mes mains. Pour le Violet, le souvenir des chaussettes de Mgr Cazaux qui m’a confirmé en l’église St Jacques le Majeur de la Mothe-Achard l’a cantonné en un pull cachemire que je bichonne et cette année à mes espadrilles; quand à la Pourpre cardinalice elle m’a toujours rebutée : j’exècre le gouvernement de l’Eglise catholique et romaine avec sa pompe, son hypocrisie, ses égarements. Pour le vin, le Blanc est plutôt Jaune, et pour le Rouge le Bordeaux en est une teinte, reste le Rosé qui n’est pas une couleur et vire souvent au saumoné. Du côté fric le billet vert continue de dominer le monde alors que dans la rue la langue verte se durcit et prend des allures de cocktails Molotov. Du côté des bières elles sont blondes, brunes, rousses ou ambrées alors que les cigarettes furent brunes et ne sont plus que blondes. Deux couleurs en berne : le bleu des Bleus et le havane des Puros de Blanc. Le Maillot Jaune est un peu beaucoup bodybuildé. Quand aux chemises politiques elles furent bleues pour la Phalange de Franco, brunes pour les nazis, noires pour les faisceaux de Mussolini et vertes pour les démagogues ruraux de Dorgères, alors que Pierre Poujade se contentait d’enlever la sienne. J’aime les photos sépia. Reste la lanterne rouge du peloton. Pour terminer, si je vous gonfle avec mes digressions matinales, vous pouvez sortir soit un carton jaune ou même directement le rouge tout court !

Cette année est pour moi une année bleue, j'y reviendrai pendant congepés en chroniquant sur le pastel qui ressemble à une sorte de grosse salade verte. Lavées, séchées et broyées, les feuilles sont ensuite façonnées en boules (les fameuses cocagnes). Après fermentation, elles donnent l'agranat, pâte granuleuse noirâtre, qui sert à obtenir la précieuse teinture d'un bleu très soutenu. Le pays de Cocagne...

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 00:08

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Vin couleur de jour,

Vin couleur de nuit,

Vin aux pieds de pourpre ou sang de topaze,

Vin, fils étoilé de la terre,

Vin lisse comme une épée d’or,

Doux comme un velours froissé,

Vin enroulé en spirale et suspendu,

Amoureux, marin,

Tu n’as jamais tout à fait contenu dans un verre,

Dans un chant, dans un homme, 

Corail, tu es partout,

Et dans l’intime aussi.

 

 

Tu te nourris parfois de mortels souvenirs,

Nous allons, sur ta vague, de tombe en tombe,

Tailleur de pierre, de sépulcre glacé,

Et pleurons des larmes provisoires,

Mais ton bel habit de printemps est différent,

Le cœur grimpe aux branches,

Le vent agite le jour,

Rien ne reste dans ton âme immobile. 

 

Le vin excite le printemps,

Fait croître la joie comme une plante,

Les murs s’écroulent, et les rochers,

Les abîmes se comblent, le chant naît.

Oh toi, jarre de vin,

Dans le désert avec ma délicieuse aimée,

Disait le vieux poète.

Que la cruche de vin

Au baiser d’amour ajoute le sien.

Mon amour, ta hanche tout à coup

Est la courbe pleine du verre,

Ta gorge la grappe,

La lueur de l’alcool ta chevelure,

 

Les raisins le bout de tes seins,

Ton nombril le sceau pur imprimé

Sur ton ventre d’argile,

Et ton amour la cascade d’inextinguibles vins,

La clarté qui illumine mes sens,

La splendeur terrestre de la vie.

 

 

Tu n’es pas seulement l’amour,

Baiser brûlant ou cœur brûlé

Tu es, vin de vie,

L’amitié, la transparence,

Le chœur bigarré, l’abondance de fleurs. 

 

 

J’aime sur une table, quand on parle,

La lueur d’une bouteille de vin intelligent.

Buvez-le, et souvenez-vous qu’en chaque goutte d’or

Ou coupe de topaze, ou cuillère de pourpre,

L’automne a travaillé pour remplir de vin ces flacons

Et apprend, homme obscur,

Dans le cérémonial de ton commerce, à te souvenir de la terre

Et de ce qui lui est du, et à célébrer le cantique du fruit.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 00:09

En Une du Parisien Dimanche même pas le Tour de France mais un gros titre « Alcool chez les Jeunes »  L’alerte « Selon de récentes études, 25% des jeunes de moins de 17 ans ont des ivresses répétées. Un constat qui alarme les spécialistes en addictologie qui pointent du doigt la publicité pour les alcools qui fleurissent sur Internet. »

 

« Boire de l’alcool est-il en train de devenir le geste symbole de la cool attitude chez les jeunes ? Alors que les vacances commencent et que les apéros géants vont se multiplier sur les plages et les campings, plusieurs spécialistes de santé publique tirent la sonnette d’alarme devant le phénomène. Le docteur Olivier Phan, psychiatre au centre Emergence à Paris, spécialisé dans les addictions, note que « boire un coup pour faire la fête est tout à fait normal, mais pas les beuveries systématiques. Or, on voit de plus en plus souvent dans nos consultations des jeunes qui évoquent un rite quasiment incontournable pour être dans le coup ». En écho, le nombre d’ivresses des jeunes est en forte progression et concerne un quart d’entre eux.

Selon les associations anti-alcool c’est la faute à Internet ! « L’autorisation de la publicité pour l’alcool sur le Web depuis un an, dans le cadre de la loi Hôpital, patients, santé, territoires, a changé la donne. Les alcooliers sont maintenant très créatifs pour cibler les jeunes » indique le professeur Gérard Dubois, à la tête de la nouvelle association Alliance prévention alcool.

Ce médecin dénonce de façon plus large une « offensive en cours pour démanteler la loi Evin, qui protège la santé publique. » Il prend comme exemple la future « chaîne de télévision consacrée uniquement au vin », qui, selon lui, ouvre une brèche dans laquelle vont s’engouffrer d’autres chaîne de télé »

Et Philippe Batel, chef du service d’addictologie à l’hôpital Beaujon de Clichy de renchérir « Un des principaux facteurs d’explication est qu’il existe un mouvement organisé qui vise à valoriser le statut de l’alcool auprès de la cible jeunes. Et ça marche. Pour les jeunes, l’alcool, c’est devenu la cool attitude » et de dénoncer la publicité sur le Net, les bureaux des Grandes Ecoles subventionnées par les marques d’alcool qui fournissent de grandes quantités d’alcool pour leurs soirées étudiantes et aussi, cerise sur le gâteau, les 800 groupes de discussions sur Facebook qui font la promotion de l’alcool. « Ils détournent ironiquement les messages sanitaires en disant par exemple : « A consommer avec modération, mais qui c’est ce modération ? »

Affligeant ! A trop vouloir prouver ces messieurs se ridiculisent. Réduire la cause essentielle de ces beuveries à la publicité ou aux groupes de discussions sur Facebook est à la hauteur de leur compréhension profonde de ce qui se passe réellement autour d’eux. S’il y a des groupes alcooliers qui abusent, détournent la loi, mais qu’ils les trainent devant les tribunaux et ils seront condamnés. Ici, j’ai dénoncé il y a fort longtemps le phénomène du binge-drinking et je ne vais me laisser fourrer dans le grand sac d’opprobre de ces messieurs. De plus, je leur signale que la loi n’a fait que combler un vide juridique de la loi Evin vis-à-vis de l’Internet en France et qu’avant sa promulgation les grands annonceurs ne se privaient pas sur la Toile. Alors attribuer les beuveries à la publicité sur le Net n’est guère pertinent. L’obsession de l’interdiction tient chez eux de thérapie face à leur échec patent dans la lutte contre l’alcoolisme. Ils se trompent. Persistent et signent avec leur croyance dans leurs gri-gri des messages sanitaires. C’est dramatique.

Pourrions-nous un instant, un seul instant, en remisant aux vestiaires les effets de manche, les fonds de commerce, mettre sur la table tous les éléments du dossier « alcoolisation des jeunes », en étudier l’étendue, les ressorts profonds, les causes, afin d’élaborer une stratégie réaliste et efficace pour combattre ce fléau ? A force de vouloir tout interdire, d’enserrer les individus dans des corps de règles qu’ils n’ont de cesse de transgresser : vitesse au volant par exemple, de ne jouer que la carte d’un moralisme sans éducation, de ne croire qu’en la communication, de nous enfumer dans les seuls visions des seuls spécialistes, le résultat est là, bien là, les formes d’alcoolisme évoluent avec l’état de nos sociétés sans que nos autorités sanitaires soient en état de lutter efficacement contre elles. Nous n’avons que les alcoologues que nous méritons, accrochés à leur « spécialité », réparateurs de dégâts d’une société sur laquelle ils n’ont que peu de prise et qui s’accrochent à leurs courtes visions des choses : supprimons la vision du flacon et nous aurons moins d’alcooliques (le Dr Craplet médecin délégué de l'ANPAA signe un édito dans le bulletin Addictions : Vive les apéros géants... sans alcool. Et oui tout serait simple si les choses de la vie était simple... Vraiment une telle approche témoigne de bons sentiments mais ça ne peut tenir lieu de politique de santé publique).  Si c’était vrai ça se saurait. Alors un peu d’humilité, un peu moins de bruit médiatique, un peu plus d’ouverture d'esprit, un peu plus de dialogue avec nous les affreux défenseurs d’un monde de responsabilité où la consommation, le plaisir du vin, font parti de notre bien vivre ensemble. Je m'arrête car j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet simplement à titre d'information je vous joins les chiffres d'une étude européenne sur la consommation d'alcool par les jeunes.  

 

EUROPEAN SCHOOL SURVEY PROJECT ON ALCOHOL AND OTHER DRUGS (ESPAD)

(26.3.2009, LISBON) La consommation de drogues illicites parmi les jeunes de 15-16 ans semble stabilisée ou en faible diminution, selon le rapport de la dernière étude ESPAD. Cette étude, menée dans 35 pays européens, révèle également une diminution de la consommation de tabac (au cours du mois dernier) parmi les jeunes collégiens-lycéens. Cependant, les consommations massives d’alcool sont alarmantes et doivent attirer toute notre attention.

Rapport (version anglaise)


This is the fourth data-collection wave conducted by the ESPAD project, with multi-national surveys carried out in 1995, 1999, 2003 and 2007. Over 100,000 school students took part in the latest survey. Of the countries participating, 25 were EU Member States. The 2007 ESPAD report : substance use among students in 35 countries, available in English, will be complemented by a multilingual summary produced with the support of the EU drugs agency (EMCDDA). The EMCDDA includes ESPAD data in its annual reporting on the drug situation and the two bodies work closely together under a cooperation framework signed in 2007. One of the aims of this accord is to broaden access to the information and expertise gathered by the project.


La consommation d’alcool chez les jeunes en Europe est préoccupante : 3 pays sortent du lot, le Royaume-Uni, l’Ile de Man et le Danemark.

1. Il y a des pays où la quantité d’alcool consommée par occasion est faible ET une fréquence de consommation élevée :

- l’Autriche,
- l’Allemagne,
- la Grèce.

2. Il y a des pays où la quantité d’alcool consommée par occasion est élevée ET une fréquence de consommation moindre :

- le Royaume-Uni,
- les pays nordiques (Finlande, Islande, Norvège et Suède).

3. Et il y a des pays où la quantité d’alcool consommée par occasion est élevée ET une fréquence de consommation élevée :

- le Danemark,
- l’Ile de Man.

En général, les garçons boivent plus et plus souvent que les filles, sauf en Islande.

Les garçons boivent surtout de la bière et les filles des alcools forts.

4. En terme d’ivresses au cours de l’année et des 30 derniers jours, tout comme pour les épisodes de binge drinking (5 verres ou plus par occasion), sont surtout concernés les jeunes :

- du Danemark,
- de l’Ile de Man,
- du Royaume-Uni,
- d’Autriche.

Ce comportement est plus fréquent parmi les garçons, sauf en Norvège et au Royaume-Uni.

5. Entre 2003 et 2007, les épisodes de binge drinking (5 verres ou plus par occasion de boire) ont augmenté de manière très importante dans les pays suivants :

- Portugal (+ 31 points en %),
- Pologne (+16 points en %),
- France (+15 points en %),
- Croatie (+14 points en %),
- Bulgarie (+12 points en %).


En ce qui concerne les jeunes français, 9% déclarent 6 épisodes ou plus de binge drinking où cours des 30 derniers jours :

- ils sont au-dessus de la moyenne européenne (7%)
- ils sont au 5ème rang, comme en Bulgarie,
- ils sont derrière l’Ile de Man (16%), Malte (15%), l’Estonie (14%) et le Royaume-Uni (13%).

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Les garçons français sont au 4ème rang (13%) :

- bien au-dessus de la moyenne européenne (9%),

- comme le Royaume-Uni (13%),

- et derrière Malte (18%), l’Estonie (17%) et l’Ile de Man (16%).

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Les jeunes françaises sont au 6ème rang (6%) :

- dans la moyenne européenne (5%),

- comme les Tchèques et les Slovaques (6%),

- derrière l’Ile de Man (18%), Malte (13%), le Royaume-Uni (12%), l’Estonie (11%), la Norvège et les Iles Faroe (8%).

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 00:09

Il est né, le 17 décembre 1931, à Colombières-sur-Orb dans l’Hérault, dans une famille de viticulteurs, tout ce que touche Jean-Claude Carrière : littérature, cinéma, théâtre, se transforme en « trésor ». Nous nous sommes croisés en 2000 lors de la parution de son livre « Le vin bourru » et nous avons échangé, devant je ne sais quel public, nos réflexions sur le vin. Je n’en menais pas large moi le « technocrate » pondeur de rapport face à l’auteur connu qui emporte l’empathie par la chaleur de ses mots, leur enracinement, leur capacité à faire rêver, à relier ce foutu monde mondialisé aux délices d’un monde de l’enfance englouti. Mais la vie que l’on vit nous la vivons au présent, au jour le jour, et mes mots à moi, désagréables, bien terre à terre, je tentais de les glisser dans les plis de cette foutue réalité qui dérangeait tout le monde.

 

Aujourd’hui Jean-Claude Carrière (je viens de l'acheter mais il date de 2007), dans un livre au titre évocateur « Les mots et la chose » répond à une jeune comédienne qui, pour gagner sa vie, fait du doublage de films pornographiques et qui se plaint de la pauvreté du vocabulaire qu’on lui impose. J’ai choisi ses réponses à la question : comment dire prendre son plaisir ?

 

« En apparence, c’est bien simple : on dit jouir et cela dit tout. Jouir est un mot merveilleux, qui remplit la bouche et le cœur. «  Notre condition dans ce monde est de jouir et non pas de connaître », dit un personnage de Marivaux, contre qui d’ailleurs, certains jours, je m’inscris en faux. »

On dit aussi venir, qui est un anglicisme, et aussi rupiner, reluire et prendre son pied, son panard, son pied bleu, son grand pied d’acier.

De toutes les manières, on se donne de la joie, du bonheur ou de l’allégresse.

L’homme fait jouir une femme, il la fait reluire, il la fait briller, scintiller, il lui met les doigts de pied en éventail, les pieds en bouquets de violettes. Elle fait les yeux blancs. Elle se pâme, elle entre en pâmoison et pour ainsi dire en extase. Une expression digne des grands poètes mystiques : elle arrive au noir.

J’aime aussi beaucoup la fausse souffrance, la peine qui n’en est point une, le cri sans mal.

Quand une femme atteint ce qu’on appelle en anglais un climax, et dans le français ordinaire un orgasme, alors elle perd la tête, elle bat l’air, elle fait la carpe, elle en oublie de respirer, elle hurle à la vie.

On dit qu’elle est montée au septième ciel, qu’elle est allée dire bonjour aux anges. Elle chante, fait l’anguille, elle est comme un poisson hors de la mer, elle a sa clameur, elle étincelle. »

 

Si ça vous dit « Les mots et la chose » le grand livre des petits mots inconvenants de Jean-Claude Carrière c’est chez Plon 15 €.

Pour les très coquins lire ou relire la chronique  link   

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:09

Je gardais ma botte secrète bien au chaud. Je dégaine ! Tire sans sommation. Mais non, je suis un gentleman : «  messieurs les anglais tirez les premiers ! » Je laisse ma plume acérée à Susy Atkins. C'est en l'année 2000, juste avant que je n'écrive mon rapport. Même que j'ai cité Susy Atkins dans la conclusion de celui-ci mais comme le dit Hervé "je n'aime pas l'anglais" Désolé la maison n'a pas les moyens de se payer une traduction simultanée. Si Michel veut s'y coller ou David...

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 The Big Yin

 

There isn’t red variety that brings such wild, untamed exuberance to the world of wine as Grenache. It’s a Billy Connolly among grapes: big, bold end crude but somehow friendly, loveable end appealing. No surprise that it’s the second most widely planted vine on the planet.

 

The reign of Spain

 

The days, Grenache is seen as a southern French variety, at home on the southern Rhône delta, Roussillon and along the Mediterranean coast. In fact, like Mourvèdre, it was originally from Spain and spread into France as the kingdom of Aragon expander its borders, which seems a very civilised way to take over another country. Yup, Garnacha is Grenache.

 

So why isn’t it famous?

 

It’s been planted the “wrong” places. Grenache as been seen as a blender, with none the finesse of Bordeaux or Burgundy varieties. It’s another Mediterranean grape that’s been sneered at by the wine snobs who believed that only Cabernet, Merlot and Pinot Noir were capable of making top-quality wine – remember Syrah as only recently been accepted into the premier league.

There’s another problem. Get low-yielding, dry-farmed old Grenache vines end you have a wine that’s packed full of sweet, rich, chocolatey, spicy, black-fruited flavours. Trouble eis, it’s been planted in irrigated areas where producers either wanted high-yielding for table wine or super-ripe raisins for fortified production. Result ? Most Grenache/Garnacha is thin in fruit, light, light in colour, and, unfortunately, weedy in flavour.

 

Moving on up

 

Recently there’s been a revival. The Rhône has become hip, big flavours are in, and now quality winemakers using the simple formula of old vines, no irrigation, low yields and careful handling are showing that Grenache can make exuberant, exciting wines. They may not last as long as Syrah but boy, are they fun mouthful.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 00:16

Bonjour et bon dimanche, bien sûr je ne suis pas allé honorer le Grenache pas très loin d'ici mais comme je sais me repentir de mes fautes je suis en vacances dans ce beau pays où les vignerons, les laboureurs, les bergers, les producteurs d'aperges et de melons, même les chasseurs et aussi, comme vous le verrez, les assassins, lorsqu'ils gagnaient leurs dernières demeures se voyaient gratifiés de monuments funéraires arborant non leurs blasons mais les outils ou les symboles de leur labeur. Mais où suis-je donc ? Pas très loin où la Chochotte du Boulon http://www.berthomeau.com/article-27694059.html cultive ses vignes. Alors, si vos neurones veulent bien se réchauffer avant votre déjeuner dominical situez-donc ce lieu étrange et faites-le savoir à vos petits camarades qui vous en sauront gré. Bon appétit et à demain sur mes lignes...   

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