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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 08:00

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« Moi, je couche toujours le premier soir. C'est un principe ! » Bahia Benmahmoud pratique donc en vertu de ce principe « la lutte des corps » en ouvrant ses cuisses pour convertir ses ennemis politiques, de droite bien sûr. Fille d’un brave émigré algérien de la 1ière génération et d’une militante féministe post-soixante-huitarde, elle est trop française pour qu’on la prenne pour une beurette : « Bahia, c’est brésilien » l’interroge-t-on ? La rencontre entre cette tornade, au sourire éclatant, aux convictions brandies comme des étendards, avec Arthur Martin, est celle du feu avec l’eau qui dort. Lui, en effet, coincé de chez coincé, adepte du principe de précaution - tant dans sa profession au Centre Français des épizooties où il recense et étudie les oies bernaches mortes et lesquelles pèse la suspicion du fameux virus H5N1- qu’à titre personnel, jospiniste effacé, porteur d’un lourd héritage silencieux, est au sens propre en état d’attrition. Saisi ! Jacques Gamblin est un contre-point cravaté mais ébranlé face à une Sara Forestier formidablement vivante : vêtue que de ses petits brodequins violets on en oublie qu’elle est nue dans la rue.

 

Ce film est jubilatoire. Bien écrit, ciselé même, sans temps mort, c’est un feu d’artifice d’humour qui frappe juste, c’est aussi une comédie citoyenne joyeuse, profonde, pétulante, qui ne nous prends pas la tête, c’est la vraie vie projetée l’air de rien, sans gros sabots, avec le double questionnement sur l’identité nationale et intime. Ce film est une thérapie par un rire franc et massif. C’est un film qui à la sortie vous donne envie d’en parler. Chaque scène recèle des trésors de drôlerie, de tendresse, de vérités toutes bêtes. Moi ça m’a donné de l’oxygène, aéré la tête, m’a ému, m’a fait jubiler, rire à en pleurer. Sans déflorer le scénario, la scène avec Lionel Jospin, le vrai, détendu et rigolard – oui, oui... – est un vrai bijou de drôlerie et d’inventivité. Si vous ne courrez pas voir ce film c’est que primo, en dépit de vos protestations, vous ne me faites aucune confiance, et que secundo vous êtes d’affreux réactionnaires craignant de se voir retourner par la belle Bahia Benmahmoud qui affiche la couleur sans aucune impudeur malgré la propension de ses seins à jouer les montgolfières. Même Télérama trouve le film réjouissant alors allez-y en masse ou, lorsqu’il sortira, achetez le DVD et organisez une petite soirée entre amis.

 

À mon avis seul les irrécupérables de quelques bords qu’ils fussent, et je suis persuadé que du côté gauche y’en a un paquet qui va s’offusquer de la légèreté de ce film, vont détester. Mais qu’importe pour une fois que la  critique et un large public sont d’accord ne boudons pas notre plaisir. Antidote à la morosité ambiante « Le nom des gens » vaut que l’on soutienne l’aventure des auteurs Baya Kasmi et Michel Leclerc – compagnons dans la vie – qui, comme l’écrit un critique : « lorsqu'ils se sont lancés, ne songeaient sûrement pas faire l'ouverture de la Semaine de la Critique 2010 et encore moins recueillir l'ovation méritée qui leur fut réservée à la fin de la projection. Et pourtant, rien de plus normal puisqu'ils signent simplement l'une des plus savoureuses comédies françaises de ces dernières années, tout en se targuant de convoquer Lionel Jospin dans son premier rôle » Moi j’aime les gens qui réussissent dans leur entreprise en redonnant à nos vies ce qu’il faut de sel pour ne tombent pas dans l’affadissement le plus sinistre. Rire bordel ça fait du bien !  

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 00:09

 

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C’est toujours le jour où tu ne t’y attends pas que tu  prends une tuile sur le coin de ta gueule enfarinée. Ainsi, alors que le Bojolo Nuovo lançait une offensive de charme en sortant dans les vignes notre pépé Coffe, j’ai chroniqué sur le sujet. Bonne pomme j’ai même cité dans son intégralité un petit billet d’humeur du correspondant du Progrès de Lyon à Villefranche. Le gars était content, il me l’a même écrit sauf que quelques heures après, un peu penaud, sur ordre de ses chefs, on m’intimait le retrait au nom de la protection de la propriété intellectuelle. Ce que je fis mais ce n’était pas fini car pour montrer la tronche de JPC j’avais glissé une vidéo You Tube qui le montrait dans son opération de promo de Leader Price. Deuxième sommation dans le même style émanant d’un manant très pincé. Moi vous me connaissez, toujours aussi léger, je réponds que c’est avec plaisir que je mets le tout à la poubelle mais que tout cela c’était normal vu que le truc sentait le ménage. Mal m’en pris en retour on sortait le gros calibre : huissier, photo du fonds d’écran, donc emmerdement. Ebahi qu’on prenne ma petite crèmerie en ligne de mire pour un tir nourri je me dis « vaut mieux un bon compromis qu’un mauvais procès... » J’appelle donc le susdit – il est alors 23 heures – nous nous expliquons entre hommes et tout rendre dans l’ordre.

 

Qu’est-ce qui c’était donc passé ? J’avais fait l’objet d’un contrôle par la patrouille qui surveille le Net pour le compte de la presse écrite. Aux abois les gars quand tu en es réduit à venir chercher des poux dans la tête à un petit gars comme moi c’est qu’il y a le feu au lac. Certes la loi c’est la loi certes mais tout de même en quoi la reproduction d’un court billet qui, si je l’avais tronçonné, aurait perdu de sa saveur, et qui à l’heure de ma publication était déjà enfoui dans la poubelle de l’Histoire, s’assimilait à un pillage, à une usurpation ? Sans me pousser du col je lui donnais un écho qui dépassait largement les frontières du canton de Villefranche. Mais non, faut payer pour lire ! Rire jaune ! La diffusion de l’info ils s’en tamponnent la coquillette, faut sauver le bateau qui coule. Protection oui mais protection de quoi ? D’un pré-carré qui rétrécit chaque jour. Courte vue, absence totale de compréhension du phénomène des blogs, érection de frontières qui confinent plus encore les détenteurs de l’info écrite dans leur petit monde, fin d’un monde, pour autant la presse écrite, tout comme le livre, ne sont pas condamnés. Encore faut-il ne pas tirer le rideau de fer, lâcher les chiens et les Vopos, mais plutôt jeter des passerelles, dialoguer, s’épauler, donner aux lecteurs du contenu, leur redonner de l’appétit, sortir d’une info aseptisée, copié-collé, incolore, inodore et sans saveur.

 

Pour autant la gratuité n’existe jamais. Il faut bien vivre, trouver des ressources, assurer la pérennité des entreprises de presse écrite, parlée, télévisée ou du Net. Pour l’heure, en dehors du secteur public qui vit de la redevance et aussi de la publicité, ces médias sont entre les mains de quelques groupes bien connus de nous. Dans le cas d’espèce c’était une banque, dites mutualiste, qui ramasse les canards boiteux, mais la question n’est pas là. Internet existe, lui appliquer les recettes du passé relève de notre esprit ligne Maginot. L’important dans l’affaire n’est pas de se payer de mots mais d’être sur le théâtre des opérations pour comprendre, agir plutôt que réagir. Bref, je vous propose donc ce matin de lire un extrait de l’Introduction : Internet une révolution démocratique de Dominique Cardon paru au Seuil.

 

« Internet n’est pas un média comme les autres. Beaucoup voudraient l’inscrire dans une chronologie qui commencerait avec la presse et se poursuivrait avec la radio et la télévision. Internet serait en quelque sorte l’aboutissement naturel de l’évolution des médias de masse, puisqu’il parvient à associer le texte, le son et l’image dans le format numérique du multimédia. Mais cette conception, qui fait s’enchaîner les grands supports d’information, est trop simple. Elle transpose paresseusement vers Internet des modèles qui sont forgés dans le monde des médias traditionnels : une pratique du contrôle éditorial, une économie de la rareté, une conception passive du public. Il suffirait de dompter ce jeune média rebelle pour que se perpétuent les modèles économique, culturel et politique qui se sont établis tout au long du XXe siècle. »

 

« Le web ne se laisse pas apprivoiser facilement. Il pose des défis redoutables aux producteurs d’informations, aux détenteurs de la propriété intellectuelle, aux politiques de communication des entreprises, des institutions et des partis. » Le vieux modèle séparant l’espace de sociabilité (les échanges interpersonnels) et l’espace public voit ses frontières devenir poreuses. Autrefois « entre les deux, des « gardiens », les bien-nommés gate-keepers, éditeurs ou journalistes, se sont chargés de surveiller la frontière. C’est sur cette séparation que se sont édifiées les principales oppositions qui structurent l’espace public : la conversation et l’information, les individus et les citoyens, le privé et le public, le marché et la politique, etc. Ce découpage, renforcé tout au long du XXe siècle, est au fondement d’une économie de la représentation qui place d’un côté l’espace des interactions entre les individus, de l’autre les univers de plus en plus professionnalisés et clos sur eux-mêmes de la politique, de l’information et des industries culturelles. »

 

Brouillage, effacement de la ligne de démarcation, « Internet élargit l’espace public. Il ouvre grand les portes d’un univers qui s’était enfermé dans un dialogue entre des journalistes encartés et des professionnels de la politique. »

 

Danger crient les initiés « agressivité des débats, fausseté des informations, diffusion de rumeurs, rétrécissement de l’espace privé, pillage des œuvres protégées, exhibition narcissique... »

 

Chance proclament les révolutionnaires du Net ce serait 3la disparition de l’espace public et la prise du pouvoir des internautes »

 

On se calme ! « Il est cependant hasardeux de tenir des positions aussi tranchées, dans la mesure où Internet instaure moins une compétition entre professionnels et amateurs qu’un système d’interdépendances agissant sur les uns et les autres. »

 

Comme l’écrit Dominique Cardon dans son petit livre rouge « La démocratie Internet » promesses et limites au Seuil La République des idées « Internet pousse les murs tout en enlevant le plancher. Il ôte d’abord le privilège d’accès à la publication dont bénéficiaient naguère les professionnels. L’apparition des amateurs sur la scène publique étend considérablement le périmètre du débat démocratique. La parole publique ne reste plus sans réponse, dans une posture d’autorité imposant à son public silence et déférence. Elle peut désormais être commentée, critiquée, raillée, transformée par un grand nombre de personnes autrefois inaptes ou ignorantes. Mais Internet aspire aussi dans l’espace public les expressions personnelles des internautes. Le web s’empare de conversations qui n’étaient pas reconnues comme « publiques », en profitant des nouvelles pratiques d’exposition de soi des individus. »

 

Sur son blog Hervé Lalau, un peu excédé par cette profusion, cette agitation, cette obsession du flux, à juste titre craignait un raz-de-marée du moins disant. Ce n’est pas une crainte injustifiée car l’autoédition ouvre la porte au déferlement du n’importe quoi et au triomphe du plus petit commun dénominateur. L’histoire de la bande-FM libérée en 1981 en est un bon exemple : les grands gagnants de celle-ci furent les diffuseurs en boucle de musique-soupe : NRJ tout particulièrement. Cependant le contre-exemple c’est la chaîne de TV ARTE née sous les lazzis au temps de Jack Lang qui, sur une ligne éditoriale de qualité, a su s’imposer dans le paysage des généralistes. L’intérêt du Net c’est que nos diffuseurs vivent sur un modèle économique qui, pour l’heure, ne nous impose aucune ligne éditoriale. Alors à nous de faire en sorte de mettre dans les tuyaux des contenus de qualité qui petit à petit gagneront une audience fidèle pratiquant le bouche à oreille. Moi qui fais parti de la génération des baby-boomers, je considère le blog comme mon devoir de transmission. Je l’assume au jour le jour, sans souci de reconnaissance mais pour le plaisir de créer ou de recréer des liens sans le souci des gate-keepers chargés de surveiller la frontière de l’info d’origine contrôlée. Reste aux journalistes professionnels à retrouver dans leur rédaction le sens profond de leur métier et notre vie en commun fera progresser le débat démocratique...

 

Si ça vous dis en cliquant sur ce lien vous pouvez avoir accès à une chronique qui se mettra en ligne à 9 heures sur mon blog sans message d'annonce http://www.berthomeau.com/article-arthur-martin-aime-jospin-les-tribulations-d-un-specialiste-de-la-bernache-h5n1-et-d-une-militante-de-la-lutte-des-corps-64088182.html

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 00:09

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Un jour gris, en feuilletant vaguement les feuilles mortes du web, je suis tombé sur une envolée d’un grappilleur bien connu à propos d’un projet visant à créer « un site en chinois qui reprenne les principaux textes de nos meilleurs critiques » qui m’a laissé songeur. En effet, ce saint homme, en une tournure d’esprit qui m’étonnera toujours, s’emportait avant même d’avoir tenté d’agir : « Mais on n'aime pas les idées simples, et on va avoir 40 fonctionnaires sur le dos qui exigeront 50 réunions totalement improductives pour nous lister des arguments byzantins et n'avoir qu'un regard suspicieux sur ce qui devrait enthousiasmer tout le monde du vin ! » J’adore les on, c’est rond et c’est d’un vide très pratique qui enveloppe tout et rien.

 

Moi qui me suis vu accoler, après mes écrits iconoclastes, l’étiquette infamante de « haut-fonctionnaire parisien », solidaire de tous les sans-grades enfournés dans le même sac d’infamie, je me suis interrogé pourquoi tant de haine chez certaines gens du vin contre les fonctionnaires de ce vieux Ministère de l’Agriculture ? De plus, fort de ce qu’écrivait à mon propos nos amis de Harpers dans « First Berthomeau, now it’s plan B ... Cependant, une décennie plus tard, alors que la période visée par le rapport touche à sa fin, Berthomeau doit se demander pourquoi il a consacré presque une année de sa vie pour écrire ce plan. La plupart des perspectives font de 2009 l’annus horibilis du vin Français dans ce qui a déjà été une décennie châtiment. » je me sens investi d’un droit de réponse en défense de leur honneur outragé.

 

En effet, quelle est la responsabilité de ces fonctionnaires dans l’émergence puis le développement de cette « décennie châtiment » ? Bien sûr, comme toutes les machines administratives, lourdes, paperassières, tatillonnes, le petit monde des fonctionnaires porte sa part de responsabilité. Mais, rapporté à ce qui s’est passé pendant 10 ans, elle me semble dérisoire et peu décisive. Alors faire d’eux des étouffeurs d’initiatives privées, des fossoyeurs du dynamisme des entrepreneurs, des ratiocineurs, des emmerdeurs, des empêcheurs de décider, ceux par qui l’immobilisme arrive, c’est leur faire trop d’honneur. Que certains trouvassent commode de les installer dans la position de boucs-émissaires je le comprends aisément car ça les dédouane – sans jeu de mots – de leur propre responsabilité. En écrivant ce que j’écris je ne défends pas ma « corporation » – où je suis, si je puis m’exprimer ainsi, un corps étranger – mais je me permets de remettre les pendules des ouvriers de la 25ième heure à l’heure. C’est trop facile de charger la mule – voir plus bas – lorsqu’on se contente du pur magistère des mots. Gonflé certes mais surtout enflé comme des bulles éphèmères.

 

À ce stade je pourrais entonner mon petit couplet sur les Nouveaux Fermiers Généraux collecteurs de CVO mais je m’abstiendrai car je ne vais pas prendre des coups pour le compte de gens dont les propos me gonflent. Parker n’est pas allé demander des subventions pour faire du Parker. Il a fait du Parker. Alors, au lieu de chouiner, de couiner, de taper à bras raccourci sur ces « cons » de fonctionnaires qui ont la vue basse et l’esprit tordu, prenez-vous par la main mes petits loups, allez frapper aux bonnes portes, présentez vos projets, défendez-les auprès des responsables professionnels qui détiennent les beaux euros. Ce ne devrait pas être très difficile pour des gens qui ont autant d’entregent que vous. Cependant permettez-moi de sourire un instant sur ce beau sujet de l’influence, où je serai sans aucune indulgence, pour constater que le temps des banquets est depuis longtemps terminé. Certes se congratuler entre soi en des lieux idylliques, faire comme si le monde tournait autour de vous alors que tout le monde s’en fout, est fort sympathique mais sans aucune efficacité. Personne ne vous attend, ne nous attend, alors continuons gaiement notre chemin.

 

Pour ne rien vous cacher cette chronique, dans sa forme initiale, avait pris la forme d’une opérette leste. Cependant, la nuit portant conseil le matin je me suis dit mon petit, certains vont se reconnaître et tu vas te faire une foule d’ennemis. Au panier mon livret mais je ne puis m’empêcher d’en extraire une seule réplique : celle de la baronne des exclus bien connue qui ironisait, seule au milieu d’un monde viril, sur le comique de la situation et lançait à la cantonade – sacré Cantona – « vous devriez aller faire la manche dans le métro ça vous rapporterait gros... » Pour vous dédommager de ce manque à gagner je vous offre cet extrait de la Périchole d’Offenbach avec le célèbre duo « En avant, vite, vite... Ma mule va grand train... Mais n'allons pas si vite... N'allons pas si grand train...» Tout un symbole ne trouvez-vous pas. Après cela vous vous imaginez bien que je n’aurai pas l’audace d’aller offrir mes services à l’érecteur du projet. J’ai déjà beaucoup donné sur plein de sujet avec que de belles paroles en réponse...

 

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:09

Danser n’est pas mon truc je suis très mal coordonné sauf pour le rock où là je le sens, pour faire simple, avec mes pieds. Dès les premiers accords ma tête abandonne tout pouvoir, tout contrôle, je me sens branché sur 100 000 volts. Alors le seul problème pour moi est de trouver une partenaire qui se laisse aller entre mes mains expertes, m’obéisse, me sente, aille à ma main. Pour autant je ne suis pas un adepte du rock acrobatique mais d’une fusion avec ma partenaire bien dans le tempo du rythme binaire. Les 3 S donc : swing, sueur et sexe à m’en faire péter le cœur : finir au bout de la nuit vaut mieux que de mourir dans son lit.

 

Tout ça parce que je suis né au rock par Bill Halley and His Comets avec le titre Rock Around the Clock (reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Je sais c’est simplet, c’est pour petit blanc à QI limité, c’est le premier tube de l'histoire du rock 'n' roll (figure au générique du film Graine de violence) numéro 1 des hit-parades aux États-Unis (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Je m’en tape. La petite galette vinyle 45Tque je découvris chez mon futur beau-frère au début des années 60 c’est ma petite madeleine de la danse. Je l’ai fait tourner jusqu’à m’en saouler sur mon électrophone. Après il y eut bien sûr Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran, Gene Vincent, Chuck Berry et Bo Diddley. Je n’ai jamais été amateur de Presley.

 

Rockabilly donc, musique du diable qui offusquait la bonne société américaine, rébellion bien tempérée certes mais, même si je n’en suis pas resté là, pour moi le rock n’est pas une musique à écouter le cul dans un fauteuil de concert, ni même debout aux eurockéennes de Belfort, j’ai besoin de mes 3 S. Merci de ne pas me prendre la tête chez moi le rock, pardonnez-moi l’expression, est « tripal ». Pour autant, comme je ne suis pas tout à fait un VC, que je suis un peu curieux, que je ne vis pas dans une petite chapelle, que je ne suis pas sectaire comme les mecs des Inrocks, pas d’oukases, d’interdits... j’écoute tout ce que m’apporte le vent. Je n’écris pas que c’était mieux avant, de mon temps, mais simplement que Téléphone me donnait mes 3 S. Et comme le faisait remarquer le sieur Charlier : il me reste Aubert et ironie plaisante de l’histoire dimanche dernier j’ai reçu de la part de Cédric&Cécile des places pour le Concert d’Aubert au Zénith le 27 avril 2011. Y’a des gens qui m’aiment et me comprennent même si je me vautre dans le rock variété qu’est bien trop populaire pour être sincère et obtenir le nihil obstat des gardiens de la Révolution...  Je plaisante bien sûr !  

 
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 00:09

Deux Mille OnZ: Première année Z du XXIe Siècle !

 

Il y en aura Dix-huit en tout.

 

Rappelons-nous qu’au Siècle précédent :

- la première décennie Z fut celle de la Grande Boucherie de QuatorZe Dix-huit ;

- la seconde, celle des années 70, qui vit la fin des Trente Glorieuses ;

- la dernière, celle des années 90, qui fut bien poussive et dépressive...

 

Alors Deux Mille OnZe sera-t-elle au Zénith ? En ZigZag ? Une année Zip ? Une année Zéro ? Une année Zombi ?

 

Moi je vous la souhaite Zen, douce comme un Zéphyr, pour vous et tous ceux qui vous sont chers...

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Une jeune femme en chemise d’homme ample, à peine entrouverte...

Le noir et blanc adoucit le trait, oui elle est douce et pudique, féline, pour moi elle est symbole de :

Force et Fragilité,

Innocence et Sensualité

Beauté et Humilité,

Élégance et Simplicité...

L'Avenir 

Belle et Bonne Année 2011

 

Jacques Berthomeau

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 00:09

Mes bulles à moi dans une Bulle sont coquines, elles vont de Joséphine à madame Bollinger tout de rose vêtue qui se pose une belle question « comment donner un nom à des couleurs ? » et qui y répond joliment « la couleur du Bollinger rosé conjugue les reflets mordorés du Spécial Cuvée et la profondeur intense du vin rouge. Ce pourrait être la teinte de la chair crue du saumon sauvage à peine rougie sur les braises. C’est une lumière et une profondeur. C’est la couleur d’un grand vin. » Et comme en écho Bertrand Gautherot explore les nuances du Pinot Noir avec sa cuvée Rosé de saignée de Sorbée. Il revisite l’idée mythique du champagne des tsars, ce vin qui valait la peine de lui faire parcourir des milliers de kilomètres, image de l’élégance, de l’allure. Et puis l’histoire de la Côte des Bars qui vinifia longtemps le Gamay avant de devenir un terroir de Pinot Noir. Mais comme mon esprit batifole d’une radiale aussi rapide qu’une sabrée je vais d’Aÿ à Ayse : le Mont Blanc Brut zéro de Dominique et Patrick Belluard du domaine Belluard. La Savoie, son Gringet, avec un vigneron plein de talent qui m’enchante avec cette méthode traditionnelle exceptionnelle que je trouve chez mes amis de la Contre-Etiquette http://www.berthomeau.com/article-le-gringet-un-quasi-monopole-savoyard-de-dominique-belluard-vigneron-d-ayze-37799369.html . Les hauteurs du Mont Blanc m’enivrent sans pour autant me faire oublier mes amis de Limoux qui disent avoir inventé la bulle bien avant les gens de Champagne. L’ami Gilles Azam avec élégance et sourire avec sa cuvée Joséphine que j’ai déjà célébré http://www.berthomeau.com/article-avec-mon-paris--brest-garcon-ce-sera-une-cuvee-josephine-de-gilles-azam--43567884.html me comble.

 

Dans mes bulles j’ai glissé pour Gilles Azam et sa Joséphine un texte d’un bloggeur sudiste : Showviniste www.showviniste.fr avec une mention rétro à la méthode champenoise qui est dite maintenant traditionnelle hors la Champagne, pour le Bollinger rosé, le Mont Blanc et le rosé saignée de Sorbée des textes maisons qui m’allaient bien au teint. Qu’importe ! Avoir un faible pour n’est pas ici preuve de faiblesse mais l’expression d’un attachement au talent d’hommes croisés, pour qui j’ai de l’amitié, Gilles, Ghislain, Bertrand et Patrick... J'ai dégusté le  Joséphine  Crémant de Limoux et le champagne rosé de saignée de Sorbée 2007 au Paul Bert. Pour le Mont Blanc 2005 c'est en cave (voir ma chronique) et le Bollinger Brut rosé c'est au bar Bollinger du Bon Marché que je l'ai apprécié grace à un service impeccable et souriant assuré par le Forum www.bar-le-forum.com (voir reportage photos en fin de chronique). C'est que du bon chers lecteurs.

 

Pour plus de renseignements : www.vouette-et-sorbet.com www.domainebelluard.fr www.champagne-bollinger.fr et pour Gilles Azam les.hautes.terres@wanadoo.fr et 04-68-31-63-72

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 00:09

Jacques Vivet rime avec discret, et pourtant avec sa carrure et sa prestance il pourrait en imposer à la République des dégustateurs autoproclamés. Il m’a fait récemment le plaisir un soir de me convier à son centre de dégustation situé face au jardin du Luxembourg à deux pas de Saint-Germain des Prés. Derrière la lourde porte cochère un autre monde où, sur les pavés de la cour, j’imagine le bruit sourd des tonneaux que l’on roule. Mais laissant ma folle du logis au cellier je me suis sagement assis à la table où se tenaient déjà les « élèves » de Jacques Vivet. Séance à l’aveugle, bien rythmée, sans pathos ni faux-semblants. L’homme est précis, pédagogue avec humour, il pratique le fleuret moucheté, taquine, met en scène avec sobriété la dégustation. J’y reviendrai en une future chronique mais ce soir-là moi, qui fut marchand de vins donc soucieux de mes clients, je retrouvais les fondamentaux du métier. Lorsque je me suis mis en tête de mettre des bulles dans une Bulle c’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers lui. Ainsi dans la République des Jacques nous serions 3, le Dupont Merveilleux du Vignoble lui et moi. Merci donc à Jacques Vivet d’avoir accepté de venir buller sur mes lignes

 

« Ce que nous aimons avec le champagne c'est qu'il est multiple. Si cette diversité qui peut  aller du vin ciselé, construit sur la lame du rasoir, jusqu'au vin vineux puissant et long en bouche à la manière d'un meursault,  est susceptible de déstabiliser le premier venu fort de ses certitudes, c'est elle qui permet de trouver toujours un accord mets-vin judicieux. Et disons-le tout net le meilleurs des vins effervescents constitue un plaisir à lui tout seul.

Comme vous me le demandiez, je vous propose 3 d'entre eux, dégustés à l'aveugle avec verres INAO. » www.ecolededegustation.fr

 

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J’inaugure  ce matin une nouvelle rubrique : « à lire » si ça vous intéresse un clic http://www.berthomeau.com/article-pourquoi-l-ipad-16-giga-assemble-a-shenzhen-coute-499-dollars-us-3-326-yuans-piece-aux-etats-unis-et-3-988-yuans-en-chine-63813643.html

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:00

 

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Qui suis-je?

 

Une étudiante en école de commerce à Reims et qui fait son mémoire sur le vin? Une fille passionnée d'œnologie et qui adore les blogs sur le vin, en particulier celui de Jacques Berthomeau? Une jeune fille de 24 ans qui ne s'y connait encore que très peu?

 

Et Oui un peu de tout ça!! C'est pour ça que j'ai besoin de vous amis oenophiles ou amateurs de vin.

 

Remplissez-vite mon questionnaire de mémoire et vous en saurez plus sur vous et moi.

Transmettez-le à vos amis aussi!!

 

Voici le lien :

http://qtrial.qualtrics.com/SE/?SID=SV_a4pllqPlrkTpCIs  

 

Bonnes fêtes!

 

Léa PERROT-MINOT

 

Un clic, un tout petit peu de temps, et le tour est joué.

Faut que ça boum ou prenez de l'hépatoum !

 

Merci pour elle.

 

Et en prime : Léa par Louise Attaque

 

 

 

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 00:09

« L’araignée, ce morceau de gourmets qui est au bœuf ce que le sot-l’y-laisse est au poulet grillé... » est le sésame ouvre-toi d’André le jeune boucher de la boucherie Plomeur de Quimper « car c’était cette étroite languette persillée, aussi ferme que tendre, d’un rouge aussi foncé que le secret des lèvres, moelleuse, goûteuse, juteuse à souhait, qui donnait le signal » En effet, même « si physiquement rien ne disposait le si jeune boucher à autant de succès, dans ses mains la chair féminine se mettait à chanter. » La procédure se répétait chaque jour et « chaque fois que les gros doigts d’André aux ongles bien rongés, commençaient à tailler habilement la macreuse, les onglets, les bavettes, les prétendantes se massaient au-dessus du comptoir pour avoir les meilleurs morceaux, en exhibant les leurs. »

 

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Mais à quoi diable l’araignée donnait-elle le signal ? Au péché de la chair bien sûr car « celle à qui était échu le morceau de barbaque dans le papier journal savait qu’entre midi et deux... » André retrouvait l’heureuse élue derrière la cathédrale où il suivait « jusque chez elle l’élue à l’araignée ». Ceci est le début de la fable savoureuse contée par Martin Provost dans Bifteck chez Phébus 12€. La suite est du même jus, jubilatoire et tendre : sensualité et paternité... Si ce matin j’aborde la chair par le versant péché de chair c’est la « faute » à l’expression des goûts carnés de notre Charlier. Il aime la hampe ! Moi aussi ! Toujours précis, documenté, il la décrit : « muscle strié classique, morceau de diaphragme en fait ? » Il l’avait pour son déjeuner du samedi préparée grillée et muscadée mais ne l’avait point, faute aux pandores routiers, arrosée de vin. Pertinemment notre avaleur de hampe – pas mal non ça sonne comme astiqueur – faisait remarquer que ce morceau était en notre beau pays classé en abats ce qui à l’avantage d’en trouver à la fois chez les tripiers et les bouchers. Ces derniers la planquent car la hampe est visuellement du genre chiffon sale de garagiste, brunâtre, parente des bandes molletières ou des bas de contention pour femmes variqueuses, donc peu ragoutantes aux yeux des ménagères de plus de 50 ans.

 

Moi j’adore la hampe de bœuf (il en existe aussi de veau) 250 g de viande bien rassise, quasi-noire, acidulée, forte, grillée ou poêlée au beurre – dans ce cas je passe mes pâtes dans le jus de cuisson – pour un plaisir de flibustier. Cependant face à l’abstinence vinique de mon collègue je me trouve aujourd’hui dans les affres du choix du liquide qui va avec cette nourriture, qui s’apparente au steak des Tartares attendri sous la selle, donc vachement coriace. D’ordinaire je sais ce que je bois avec ma hampe, du lourd en verre Duralex, mais là, troublé, je me vois dans l’obligation de vous demander : que tèteriez-vous avec votre hampe ? Du cidre brut de Quimper en souvenir de l’André de la boucherie Plomeur ou un jus de treille du style Alicante Bouschet ? Ne m’en veuillez pas je n’ai pu m’en empêcher, en effet j’ai l’âme si noire que je vais devoir passer chez le teinturier...

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 00:09

1976-1986 le temps du « passage de l’ombre à la lumière » selon l’inénarrable Jack Lang à propos de l’élection le 10 mai 1981 du François de Jarnac comme premier président de gauche de la Ve République. Téléphone : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corine Marienneau participe au gigantesque concert organisé le 10 juin, place de la République pour célébrer la victoire en partageant l'affiche avec Jacques Higelin. La chanson Faits Divers, interprétée en direct, tient lieu de générique au journal télévisé de la nuit sur Antenne 2.

 

Leur second album intitulé Crache ton venin sort le 2 avril 1979. « Enregistré en seulement 15 jours aux studios Redbus de Londres et produit par Martin Rushent, c'est l'album de la consécration : il est disque de platine, avec plus de 400 000 exemplaires vendus. Le single emblématique de l'album, La Bombe humaine est immédiatement n°1, et reste classé dans le hit-parade de l'époque pendant 53 semaines d'affilée. » Wikipédia.

 

Mes belles années Téléphone loin de l’omniprésent « Té où ? » des accros du téléphone portable... sans doute les puristes vont me reprocher la mièvrerie des paroles mais le rock n’est pas fait pour se prendre la tête mais s’éclater. Enfin, leur dernier album : Un autre monde... et c’est la fin... Je reste toujours accro de Téléphone le seul groupe rock made in France digne de ce nom...

 

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