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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 00:09

En notre beau pays François il va de soi que l’andouille est de Vire, de Guéméné, l’andouillette de Troyes, de Jargeau, la rosette et le Jésus de Lyon, les bêtises de Cambrai, les calissons d’Aix, la boulette d’Avesnes, le Brie de Meaux et de Melun, la carotte de Créances, le coco de Paimpol, l’agneau de Pauillac, du Mont-Saint-Michel, le Poulet de Loué, des Landes ou bien sûr de Bresse... etcétéra, etcétéra... Tout le monde sait à peu près ce que c’est mais quand à dire que c’est une AOC versus AOP, ou maintenant une IGP : Indication Géographique Protégée c’est une autre histoire...

 

Protégeons, protégeons, c’est doute un nouvel avatar du principe de précaution voilà t’y pas que c’est la ruée, nos produits régionaux courent presque tous se réfugier sous la bannière des IGP. Je rappelle que l’indication géographique protégée est un signe européen créé en 1992 qui assure au consommateur que le produit tire une ou plusieurs caractéristiques de son origine géographique. Pour les producteurs, l’enregistrement de l’IGP garantirait une protection de la dénomination revendiquée sur tout le territoire de l’Union européenne. Comme pour tous les produits sous signe d’identification de la qualité et de l’origine, des contrôles réalisés par des organismes indépendants permettent de s’assurer du respect des conditions et de la zone de production.

 

Deux produits IGP ou en voie de l’être touchent de près à mes souvenirs d’enfance : le blé noir et la gâche et ça m’interroge !

 

J’aime cette expression « Je m’interroge... » depuis le jour où je l’ai entendue venant de la bouche à l’accent rocailleux de l’aveyronnais Mgr. Marty archevêque de Paris. Cet homme me plaisait car, contrairement à beaucoup de prélats de l’Eglise romaine il restait un homme simple. Je reviens donc à mon interrogation.

 

Pour la Farine de blé noir elle a obtenu l'Indication géographique protégée :

Le règlement européen enregistrant l’Indication géographique protégée « Farine de blé noir de Bretagne » a été publié au Journal Officiel de l’Union Européenne du 25 juin 2010. 

 

Pour la Gâche elle vient d’entamer sa route vers l'IGP :

Le Comité national des indications géographiques protégées de l’INAO a approuvé le 2 juin 2010 le projet de cahier des charges « Gâche Vendéenne » dans la perspective de son enregistrement en IGP par la Commission européenne. 

 

Moi, bien évidemment, pour cette dernière je n’ai rien contre même si le libellé du cahier des charges de la gâche vendéenne me laisse rêveur : « La gâche vendéenne est une viennoiserie de forme ovale, dorée et scarifiée sur le dessus. Elle doit au minimum peser 300 grammes et être présentée de manière individuelle sous sachet et non tranchée.

Sa composition riche en beurre, sucre et œufs est typique des gâteaux vendéens. La gâche vendéenne se différencie par la présence obligatoire de crème fraîche dans la recette. La fermentation longue de la pâte associée à la présence de crème fraîche contribue à l’obtention d’une mie serrée de couleur homogène et permet à la gâche vendéenne de développer une saveur lactée spécifique, où les arômes de crème fraîche et de beurre sont particulièrement marqués, avec une texture en bouche fondante. »

 

Si on avait dit à Valentine Pondevie la sœur de ma mémé Marie que sa gâche était une viennoiserie je ne suis pas sûr qu’elle eût goûté la plaisanterie. Pour moi c’est clair la seule gâche qui eut méritée d’être une IGP c’est la sienne car elle était la quintessence de la gâche vendéenne, inégalée, inégale, et d’ailleurs pour c’était la fouace, la gâche de Pâques. J’ai déjà chroniqué sur ce beau sujet et si vous voulez savoir ce qu’est la vraie gâche vendéenne allez vite sûr  http://www.berthomeau.com/article-6279730.html

 

Sans être mauvaise langue, ce ne sont pas les boulangers du coin qui ont demandé l’IGP « Gâche Vendéenne » mais bien plutôt les fabricants qui travaillent pour la GD. Grand bien leur fasse mais leur gâche même tamponnée comme IGP n’est qu’un pâle ersatz de ce que fut la merveille de mon enfance. Mais foin de nostalgie, les affaires sont les affaires mais cette brave « gâche vendéenne » était-elle si menacée ? Si oui, par qui ? Qui donc sur le territoire de l’Union aurait été tenté de la copier pour inonder le marché ? Oui, ça m’interroge !

 

Pour le blé noir, plus exactement sa farine, je suis plus d’accord. En effet « la farine de blé noir de Bretagne se caractérise par une coloration importante. La Bretagne dispose d'un climat idéal pour la culture du blé noir dont l'exigence en eau est importante. Le blé noir est une plante avec un cycle végétatif très court (semis en mai-juin, récolte en septembre-octobre) adapté aux climats tempérés. De plus « L’obtention de la Farine de blé noir de Bretagne encore appelée « Farine de blé noir de Bretagne – Gwinizh du Breizh » est réalisée selon une méthode traditionnelle. Après nettoyage, les graines sont broyées par un cylindre ou une meule.

La production de blé noir en Bretagne est connue depuis le 14ème siècle. Cette production a été développée comme première culture dans les marais nouvellement asséchés ou les terres défrichées. Très vite, la graine de blé noir a été transformée en farine. Le nombre de moulins transformant la graine de blé noir en farine a toujours été important en Bretagne. Il s’élève encore aujourd’hui à une trentaine. »

 

Reste ensuite la question des galettes de blé noir où là c’est globalement la catata : la crêperie dite bretonne est trop souvent un fast-food avec décor ad hoc, mobilier rustique, sono biniou, où les galettes ne valent guère mieux que le Big Mac de Mac Do et ne parlons-pas de la bolée de cidre genre le gaz part. Bref, autour de la gare Montparnasse elles sont touche à touche et vraiment ce n’est pas la joie. La complète est d’une tristesse à pousser au suicide un breton...

 

Que voulez-vous, quand comme moi on a été nourri le vendredi par les galettes de blé noir de ma mémé Marie faut pas lésiner sur la qualité. Comme je chronique depuis si longtemps je ne sais plus si un jour je vous ai parlé des galettes de blé noir de ma mémé Marie. Peut-être que oui il y a une chronique dans mon fourbi mais suis incapable de la retrouver avec un mot-clé.

 

Peut-être que vous ne me croirez pas mais il a suffi que j’écrive la phrase qui précède pour que ma mémoire me balance : raisiné ! Hé oui, j’ai écrit le 13 janvier 2006 une chronique sur le raisiné. Qu’est-ce donc le raisiné me direz-vous ? La réponse est là http://www.berthomeau.com/article-1589649.html  et par la même occasion vous saurez tout sur les galettes de blé noir de mémé Marie.

 

Mais je suis trop bon avec vous, en voilà une lichette : « Au temps des bancs de l'école primaire je revenais déjeuner à la maison avec un camarade de classe, René Raymondeau, qui lui habitait une métairie : la Célinière, à plusieurs kilomètres du bourg. Mon frère et ma sœur sont nés à la Célinière, ferme dont mon grand-père avait été le métayer du vicomte de la Lézardière. Dans mon bocage confit dans la religion le vendredi était maigre et, les vendredis d'hiver au déjeuner le menu c'était : galettes de blé noir.

Le blé noir, le sarrasin, lorsqu'on le battait on se serait cru plongé dans le pot au noir : la balle collait aux narines et s'infiltrait sous les vêtements. Les vendredis donc, mémé Marie, aux fourneaux, face à sa galétière entamait son marathon. Elle cuisait ses galettes au beurre de pot, un beurre salé conservé dans des pots de grès, dont la pointe d'aigreur donnait aux galettes un goût incomparable.

Nous en mangions 6 ou 7 nature sauf la dernière que nous enduisions de raisiné.

 

Voilà, j’en suis là, trop d’IGP noie l’IGP, ainsi la zone de production du cochon IGP Jambon de Bayonne remonte jusqu’à ma vieille Vendée, alors un de ces quatre je vais demander que soit protégé le « luma de Vendée » au nom de mes souvenirs d’enfance. C’est une chanson :

 

« Quand’qu’te ’m’fais d’la sauce aux lumas Qu’y entends tchieu là qui jargottent Y’t big’rai su les 2 jottes Y sé ben bénèze dans ma piat

Ben tranquillement y tremp’ dans l’piat Dejhà fini faut qu’ te m’ redoune S’tu savais coumme t’es megnoune Quanq qu’ te’m fais d’la sauces aux lumas »

Dépis longtemps y’étais malade O fi sé fai v’nir l’ m’decin Tchiau gars m’défendit la salade La soupe grasse et pis les boudins S’ y avais pris tout’s ces salop’ries O y a longtemps qu ’y s’rais padzit Moué, pour guéri la maladie Un jour, savez-vous c’qui fésis ? Au p’tit déjouna, quatre-vints lumas Et cinq à six verres de noa.»

 

Deux vidéos : la 1ière très amateur et courte, la 2ième véritable petit documentaire ethnographique du Marais Poitevin de 17 mn à voir absolument et pas seulement pour le litron d’oberlin...

la sauce au luma - wideo
la chanson qui vient de vendée!!
Mots-clés : la sauce au luma


La sauce aux LUMAS
envoyé par originalstick. - Regardez des vidéos d'animaux mignons.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:09

Le chroniqueur du Monde, Jean-Claude Ribaut, en un plaisant article daté du 14 août « Les premiers crus 2009 poussent le bouchon » constate face aux prix stratosphériques des 5 premiers crus : plus de 1000 euros le flacon HT avant d’être élevés, mis en bouteille et livrés en 2012« que l’euphorie est limitée à un tout petit nombre de châteaux tandis que le gros de la troupe – appellation Bordeaux supérieur (AOC) – se négocie péniblement 1100 euros le tonneau de 900 litres, soit au millième de la valeur » des 5 grands. Rien de très nouveau en ce constat, ce qui m’interroge c’est sa conclusion « La spéculation étrangle le marché. On trouvera dans le Bon Vin, de Jean-Robert Pitte (éd. CNRS, 27 euro) consacré à l’actualité de la pensée de Roger Dion, les points de vue des spécialistes, en particulier sur le phénomène bordelais du « lent glissement de l’AOC vers une labellisation sociale », qui pourrait bien, lorsque sa banalisation sera consommée, faire éclater la bulle spéculative des primeurs. »

 

J’avoue humblement ne pas comprendre le rapport établi entre la labellisation dite sociale et la bulle spéculative. Va sans doute falloir que je me tape la lecture de ce savant ouvrage mais en attendant plutôt qu’à la pensée d’un brillant géographe je préfère me référer aux analyses d’un négociant de la place, fort pertinent et impertinent : feu Bernard Ginestet dans sa Bouillie Bordelaise datée de 1975. En effet, la bonne question est de savoir identifier les causes de ce grand écart, d’oser se demander : ça vient du haut, ça vient du bas avant d’en tirer des conclusions qui se veulent définitives mais qui ont de fortes chances d’être caduques  à courte échéance. Le CIVB vient de rendre public, le 19 juillet dernier, son plan « Bordeaux demain » : la reconquête... Je prends le temps de le lire : 120 pages et je me permets de conseiller à mes chers « confrères » de tenter de sortir le nez de leur verre pour nous délivrer leurs commentaires.

 

La plume à Bernard Ginestet, voilà 35 ans déjà... à mon sens un millésime encore plein de fraîcheur et de vigueur, à méditer...

 

« J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’à Bordeaux il existe plus d château qu’en Espagne ; des milliers et des milliers de Châteaux qui noient le consommateur dans un océan de marques sans signification. Cette constante multiplication est une escalade impossible et absurde. Elle conduit la production à morceler sa commercialisation en micro-unités de vente. Certes, elles permettent au négociant d’éviter un affrontement direct avec la concurrence, mais en bloquant par là même toute tentative de regroupement des produits pour une meilleure exploitation viticole, et pour une plus large et plus efficace couverture des marchés par des marques.

 

Les autres régions de production ou dans les autres classes de produits de consommation, les marques sont assez significatives d’une qualité, d’un prix et d’un genre. Elles peuvent également évoquer une méthode de distribution particulière. En Champagne, en Bourgogne, en Alsace par exemple il existe de systèmes solaires et planétaires qui permettent aux distributeurs et aux consommateurs de trouver facilement une étoile à dimension voulue et à brillance connue. Mais l’Univers bordelais est fait de galaxies dont les experts eux-mêmes ont grand-peine à démontrer qu’elles ne sont pas des nébuleuses... Et nous exigeons de l’observateur amateur le don prodigieux de percevoir et de reconnaître dans cette voie lactée chacune des unités qui la composent !

 

Bien sûr, nous possédons à Bordeaux des étoiles de toute première grandeur. Elles seules suffisent sans doute par leur éclat incomparable au rayonnement lointain et prestigieux de notre cosmos bordelais depuis des siècles de millésimes-lumière. Elles ont été cataloguées, classées. Mais selon qu’elles se lèvent sous le signe du Médoc, de Saint-Emilion, des Graves ou de Sauternes, elles appartiennent à des hiérarchies différentes sans équivalence des grades.

 

Pour le consommateur, le vin de Bordeaux c’est « du vin de Château » et l’on s’est efforcé depuis plus d’un siècle de lui faire comprendre bye le meilleur était celui du cru classé. Essayez de comprendre maintenant pourquoi les crus classés ne sont pas représentés au CIVB ? La démocratie des masses des productions anonymes ou inconnues ne peut cohabiter avec l’aristocratie des grands crus. Et pourtant, qu’est-ce qu’un’ race sans étalons ? Pour reprendre une image à la mode, et qui a été récemment utilisée par plus qualifié que moi, je dirais que les trains de Bordeaux commenceront à sortir de gare lorsqu’on leur aura accroché des grands crus locomotives « éléments de pointe d’un substantiel convoi ». De leur côté les machines, dont beaucoup hélas, marchent encore à la vapeur (comme l’expression « à toute vapeur » a vieilli !) ne veulent pas tirer ni pousser, inquiètes de la lourdeur de l’attelage, ignorantes du plan du chef de gare (et pour cause, il n’y en a pas) avec la crainte de se retrouver sur une voie de garage, les aiguillages étant incertains. Et puis, demander à une motrice somptueuse de tirer un train de citernes, ou un omnibus de troisième à paniers casse-croûte, ou une rame de rapatriés... Lui provoque un si violent haut-le-cœur qu’elle aime mieux rester haut le pied.

 

Quant à transformer des wagons en autorails, c’est sans doute possible partiellement, mais les coûts par kilomètre-voyageur seront plus élevés que ceux de la concurrence et le réseau n’est pas assez dense pour que chacun ait une chance de circuler librement, c’est donc à terme une éclosion nouvelle de panneaux limitatifs, feux rouges (s’ils étaient verts on n’en aurait pas besoin) et régulation du trafic.

 

Entre-temps, les crus classés se mangent entre eux. Pas question d’harmoniser les politiques des différentes régions et, puisque classements il y a, pas question de les rendre plus digestes aux consommateurs. Animés par l’impulsion de quelques insatisfactions d’amour-propre chroniques, les révisionnistes s’opposent aux conformistes, perdant en vaines querelles un temps précieux à notre époque de concurrence impitoyable. »

 

Bien sûr les GCC sont passés de la vapeur à la LGV mais, à quelques détails factuels près, ce texte n’a pas pris beaucoup de rides qu’on le dirait écrit pour l’occasion. Pour conclure j’adore la formule qu’employa William Clifford dans un article du New York Magazine en 1969, à propos des prix vertigineux des GCC « ils ne franchissent plus la colline » c’est-à-dire que l’amateur ne les achètent plus et, Bernard Ginestet, lui, regrettait que « Hélas, le marché de Bordeaux est devenu un marché d’étiquettes plus qu’un marché de vins payés en fonction de leurs valeurs intrinsèques et relatives. Je pense tout cela devrait plaire à l’ami André mais, comme il ne fait jamais de commentaires : il me téléphone, j’espère que vous allez vous déchaîner et faire chauffer la boîte à malices. Ouvrez le feu ! Mettez-le !

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 00:09

Des mots, encore des mots, eh bien non, je bois et je bois bon. Comme je suis un gros bulleur je vous propose un patchwork dominical de bulles, d’infos

 

Commençons par le Champagne Blanc d’Argile Vouette&Sorbée Bertrand Gautherot à l’Agapée bu pour mes 62 ans.  blanc-argile-nouvelle.jpg

Lire la chronique sur le blog de Laurent Bazin :

http://levindemesamis.blogspot.com/2008/02/bertrand-gautherot-dans-les-bras-de.html

 

Continuons par le Champagne Fleur de Champagne 1ier Cru Duval-Leroy chez Devez l’aveyronnais pour fêter l’arrivée de Faust.

1d4d3_premier_cru.jpg

 

Info sur le Net :

Lancement du nouveau bouchon / capsule Maestro pour les champagnes, par Champagnes Duval-Leroy, le premier producteur à l’adopter, et de l’innovateur Alcan Packaging Capsules. Un bouchon (ou capsule) innovant, ou révolutionnaire selon les producteurs qui evite le gout de bouchon, qui facilite l’ouverture de la bouteille et qui préserve la musique de l’ouverture. Discours prononce par Carole Duval Leroy, présidente directeur général de Duval Leroy, et du directeur marketing et commercial de Alcan Packaging Capsules. Le premier champagne d’être clos avec Maestro est le Clos des Bouveries 2004, une cuvée prestige de Duval-Leroy.


[F] Bouchon/capsule Maestro pour champagne, Duval-Leroy e...
envoyé par bkwine. - Evadez-vous en vidéo.

Pour la fin, au bar du Lutetia, cocktail Grand Marnier cuvée du Centenaire et Champagne : Le grand Royal  (sucre imbibé d'Angostura bitter, zestes d'orange et de citron. J'ai aussi essayé Grand Cup : Grand Marnier cuvée du Centenaire avec fruits de saisons (fraises, groseilles), tranche d'orange et Ginger ale. Pour ne rien vous cacher ça désoiffe!Douard-8296.JPG 

Info Le Point :

 

 Le célèbre hôtel Lutetia à Paris a été vendu au groupe israélien Alrov. C'est ce qu'annonce le Groupe du Louvre dans un communiqué parvenu samedi, sans préciser le montant de la transaction.


En mai, des sources concordantes avaient indiqué que le groupe Alrov allait acheter le Lutetia pour 150 millions d'euros, avec l'objectif d'en faire le palace de la rive gauche, confirmant des informations du Figaro. Le groupe Alrov avait alors annoncé avoir déjà versé 10 millions d'euros en vue de l'acquisition d’hôtel, qui fête cette année son centenaire.

Symbole

Le rachat du Lutetia par un groupe israélien est tout un symbole : cet hôtel avait été réquisitionné durant l'Occupation par les nazis puis avait accueilli les rescapés des camps à leur libération.


Louvre Hôtels, propriété du fonds américain Starwood Capital depuis 2005, est le deuxième groupe hôtelier en Europe derrière Accor. Starwood, dont la dette s'élève à 1,6 milliard d'euros, veut se désengager de l'hôtellerie de luxe (Crillon, Concorde Lafayette, Martinez...) et ne garder que l'hôtellerie économique (Kyriad, Campanile, Première Classe).



Fondé en 1978, le groupe immobilier Alrov est notamment à la tête de deux hôtels de luxe à Jérusalem, The David Citadel et The Mamilla Hotel. Il a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 185,6 millions d'euros, pour un résultat net de 94 millions d'euros.

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 00:09

Cher Alain Rousset,

 

 

Bordeaux n’est pas Rouen ; Aurélie Boullet alias Zoé Sheppard n’est pas Jeanne d’Arc, et vous bien sûr Président ne pouvez endosser les oripeaux de l’évêque Cochon. Je sais fort bien que « si Aliénor d’Aquitaine n’avait pas épousé Henri II et si la prise de Rouen en 1152 n’avait pas privé les anglais des vins d’Ile de France » le vignoble bordelais ne serait peut-être pas ce qu’il est mais de grâce, Monsieur le Président de la région Aquitaine laissez aux anglais, l’art du bûcher. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, l’offense ne vaut pas une telle vengeance, franchement mieux vaut en rire que d’en arriver à une telle extrémité.

Douard-8340.JPGVirer, ou même suspendre sans traitement pour deux ans, sans autre forme de procès que celui instruit par ses pairs, l’impertinente Aurélie Boullet alias Zoé Sheppard, ce serait vous couvrir d’un ridicule que vous ne méritez pas. Ayez du panache ! De la grandeur d’âme ! Prenez ça de haut ! Tancez l’impertinente ! Invitez-là à déjeuner ! Soyez beau joueur ! Faites comme Michel Rocard un jour à Conflans où Bedos publiquement dans un spectacle où il était présent l’avait durement raillé : applaudissez !  51uUph0PxGL__SL500_AA300_.jpg

Pour mes lecteurs je dresse l’acte d’accusation : en commettant un tableau sans complaisance de son milieu de travail, votre Conseil Régional, Aurélie Boullet alias Zoé Sheppard dans son corrosif « Absolument dé-bor-dée ! » et en le publiant chez Albin Michel, cette fonctionnaire territoriale, trentenaire, fort bien diplômée, a selon vos procureurs pratiqué « un discours démagogique anti-fonctionnaire » qui met en péril (sic) la « crédibilité et l’honneur du personnel de la région »Bien sûr, 30 000 exemplaires c’est du lourd. Bien plus qu’une campagne de com du Conseil Régional.

.

Certes l’acidulée plonge sa plume dans le vitriol lorsqu’elle évoque la cérémonie des vœux du Don – le Parrain de la Région – un buffet « dont le coup de la nourriture et en serveurs représente facilement le PIB du Gabon » ; son arrivée « engoncé dans un costume de créateur et son autosuffisance, il fend la foule en serrant le plus de mains possible et en affichant un sourire ultrabright destiné à inspirer confiance ; son discours bien sûr rédigé par les éminents cerveaux du cabinet qui ne passera pas dans les annales ; l’entame de ses vœux « l’année 2007 est particulière, car contrairement à 2008, année des municipales, elle n’est pas bissextile » dont elle dit qu’elle fut « étourdie par tant de profondeur ; et cerise sur le gâteau sa page Facebook où la fouineuse découvre des applications de grande utilité : Which Superhero are you ? « Le Don n’est rien de moins que Superman ! » et elle l’imagine « moulé dans un slip rouge par-dessus une paire de collants bleus. » Pour le s’il était un dessin animé : la réponse concoctée par ses communicants est la Belle au bois dormant ce qui fait dire à Monique, la copine de la donzelle persifleuse « Étrange, entre sa légitime, Barbara, et sa tripotée de maîtresses moins connues, j’ai toujours pensé qu’il était plutôt branché femmes. »

 

Pas gentil, gentil mais bon c’est la loi du genre très border line, très Desproges, et, sans appeler à la rescousse ma bonne amie Véronique, le côté homme à femmes, dans le plus pur style DSK, c’est plutôt porteur : les français adorent ça. Pour les discours, ayant pratiqué le peu valorisant travail de nègre dans ma vie de cabinet je n’ai jamais vu un homme politique rédiger ses discours. Donc, que vous fussiez un peu irrité, j’en conviens aisément, mais prendre ces égratignures bien bénignes avec distance et hauteur remettrait sans aucun doute cette charmante jeune femme à sa place en lui conférant le statut peu envié « de langue de vipère ». Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt et faire oublier la part de vérité de ses écrits sur « un univers où incompétence rime avec flagornerie... » « Où les journées sont rythmées par des réunions où aucune décision n’est jamais prise, des rapports rédigés en 10 jours alors que 2 heures suffiraient, des pots de bienvenue, de départ d’anniversaire... »

 

Bref, même si les fonctionnaires constituent le cœur de votre électorat, je vous suggère pour couper court de faire effectuer un audit de fonctionnement de vos services par un cabinet indépendant. Ce serait rendre justice à ceux qui croient dans le bien-fondé du service public et à ceux de vos agents dont les mérites seraient enfin reconnus. Se contenter d’utiliser Aurélie alias Zoé comme bouc-émissaire me semble de bien mauvaise politique.

 

Vous allez me dire, de quoi je me mêle ?

 

De ce qui me regarde en tant que citoyen mais aussi en tant que salarié de l’État. Dans votre bonne ville de Bordeaux certains m’ont affublé du titre infâmant de « haut-fonctionnaire parisien » ce que ne suis pas n’étant ni haut, ni fonctionnaire, à la différence d’Aurélie.

 

Et pourtant, pendant 3 années j’ai eu la haute main sur la gestion des 30 000 fonctionnaires de tout grades et de corps différents, présidant en lieu et place du Ministre le CTPM (Comité Technique Paritaire Ministériel : l’équivalent du CE d’une entreprise), négociant avec les syndicats, discutant des tableaux d’avancement, des promotions, des nominations etc. je crois savoir de quoi je parle en matière de Fonction Publique. Critiquer le comportement de certains petits chefs ce n’est pas jeter l’opprobre sur tous les agents. D’ailleurs, dans les grands sièges sociaux du secteur privé, on retrouve les mêmes comportements. La bureaucratie est une réelle calamité et les responsables publics, en ces temps de vaches maigres, feraient bien de s’en préoccuper en se mettant les mains dans le cambouis de la réalité pour nous faciliter la vie au lieu de nous la compliquer.

 

Alors que faire me rétorquerez-vous ?

 

Avoir une explication de gravures entre 4 yeux avec la chroniqueuse « éreinteuse » sur le DGS qui utilise son bureau comme « garçonnière » et home cinéma, sur Monique qui se sert du téléphone pour ses conversations personnelles avec « une conscience professionnelle qui force l’admiration » et tout ce qui fait la vie de votre belle administration. L’un des reproches majeurs que font nos concitoyens au personnel politique c’est de vivre dans une bulle, loin des réalités du quotidien, alors voilà pour vous Monsieur le Président du Conseil Régional une belle occasion de leur prouver le contraire. Ce n’est pas déchoir que de se pencher sur la vie que vivent les gens de peu sous la férule d’une hiérarchie adjudantesque.

 

Quand à Aurélie vous pouvez lui conseiller, si elle si désespérée, de s’aérer, de bouger, de ne pas se complaire dans un si petit marigot, d’aller voir ailleurs, lui dire qu’elle n’est pas mariée avec le Conseil Régional... sans vouloir me mettre en avant, au cours des 20 premières années de ma vie professionnelle, je ne suis jamais resté plus de 3 ans dans la même fonction. Acquérir de l’expérience exige de se frotter à des métiers différents, à des gens différents : passer du cabinet de Michel Rocard au 78 rue de Varenne à la direction de l’établissement de la Société des Vins de France à Gennevilliers c’est plus qu’un grand écart, c’est sauter à pieds joints dans un autre monde, se frotter au peuple. Bien sûr, la machine à café, l’Internet et la cantine c’est plus fun mais un petit peu de baroud forme mieux la jeunesse que le confort d’un rond de cuir...

 

J’en reste là, monsieur le Président du Conseil Régional, en m’excusant auprès de vous d’avoir osé écrire ce que votre entourage n’a pas le courage de vous dire. Les courtisans sont lassant, les « emmerdeuses » aussi mais à mon sens mieux vaut un peu de poil à gratter que trop de pommade, certes ça irrite mais ça met en éveil...

 

Sans espérer, ni souhaiter une quelconque réponse à cette adresse, recevez, monsieur le Président, cher Alain Rousset, mes meilleures salutations.

 

Jacques Berthomeau chroniqueur indépendant et amateur de Pessac-Léognan

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 00:09

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Qu’êtes-vous donc allé faire dans cette galère ? Comme je l’ai écrit, la défense d’une juste cause est exigeante et ne supporte pas l’à peu près. Alors, pour tenter de vous convaincre que vous vous êtes engagé dans un cul de sac, une impasse, je vous propose de lire 2 des réponses d’un vigneron François Chidaine, président de l’ODG de l’AOC Montlouis, à une interview de Vitisphère «Le lien au terroir est une bonne opportunité pour protéger nos sols»

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J’espère que François Chidaine, qui s'est installé en 1989 dans l'appellation Montlouis, sur 20 hectares, qui est la locomotive de cette jeune appellation, et qui travaille son exploitation selon les règles de la biodynamie, représente pour vous un interlocuteur plus valable que moi. Bien sûr, je ne sais s’il entre dans les petits papiers de votre pétulant coéquipier, jamais avare de leçons donnés aux vignerons, lorsqu’il écrit à propos de l’appellation Montlouis « En viticulture, il y a ceux qui cherchent toujours à monter plus au que le cru et ceux qui se donnent du mal pour le respecter. L’univers de la vigne française est aujourd’hui dévasté par une épidémie de pédanterie qui pousse de plus en plus de producteurs à gravir les coteaux de la gloire en marchant sur les principes de l’AOC. Si l’appellation Montlouis n’échappe pas au phénomène, elle a aussi ses gardiens de vertu. » Moi j’aurais écrit « en foulant les principes de l’AOC »

 

La parole est donc donnée à François Chidaine :

 

Question : Que pensez-vous aujourd’hui de la réforme de l’agrément ?  

 

« On n’a pas encore suffisamment de recul, mais je ne suis pas hyper critique. Je la trouve positive, et je crois que c’est en marchant qu’on apprend à marcher.

Cette réforme offre d’une part plus de liberté aux vignerons, dans le style de vinification, mais c’est propre à notre syndicat qui accepte les gens qui font différemment, du moment que le lien au terroir, la trame, est là. Une partie des vignerons du syndicat font partie des dégustateurs de l’organisme de contrôle, mais ne représentent que 40% d’entre eux. Il pourrait y avoir des excès de zèle de la part de certains dégustateurs, trouvant que le vins ne sont pas conformes à l’idée qu’ils se font de l’appellation, mais nous n’avons pour le moment pas été confrontés à ce cas.

D’autre part, à la dernière dégustation à laquelle j’ai participé, j’ai été agréablement surpris par le niveau. La réforme incite le vigneron à plus réfléchir à ce qu’il va mettre en bouteilles, parce que le lot peut être retiré du marché, ce qui oblige à avoir une certaine rigueur dans la production. Parmi les gens qui étaient un peu fébriles par rapport au cahier des charges, quatre ou cinq ont quitté l’appellation. Ils n’avaient jamais joué la carte, ils ne voulaient pas de rigueur à la production, ni à la vinification. Ils font maintenant du vin de table ou du vin de pays.

Il n’y a plus d’obligation de faire de l’appellation, on le fait si on a envie, avant c’était tellement permissif que tout le monde en faisait. Finalement, tout le travail fait par notre appellation depuis des années est validé par la réforme. »

 

Question : On a parfois le sentiment d’une rupture entre l’INAO et certaines appellations ou certains grands vignerons. Quelle est votre analyse ?

 

« Dans notre cas, l’INAO nous accompagne, c’est 100% gagnant avec eux, parce qu’il y a des gens compétents, ce que beaucoup de syndicats de vignerons ne comprennent pas. Je pense que beaucoup de vignerons ne comprennent pas le fonctionnement de l’INAO, qui est plus à notre service que l’inverse. L’INAO de Tours nous a mis une personne à disposition de façon ponctuelle sur les dossiers en cours, qui nous pose les vraies questions. De plus, le dialogue avec le directeur de l’INAO de Tours est bon, il n’a par exemple pas freiné quand nous avons voulu mettre en place le Pétillant originel.

Evidemment, Montlouis est jeune par rapport à sa reconnaissance, et est moins confrontée que certaines grandes appellations à des choses mises en place et figées, et le rapport au foncier n’est pas le même. Il y a une certaine cohésion sur l’appellation, globalement on est dans le dialogue, y compris entre indépendants et coopérateurs, et on avance.

J’ai ramené de mes voyages le sentiment que pour les australiens et les californiens, même s’il y a des disparités dans la qualité des vins, le modèle de référence reste le modèle français de protection des AOC. C’est à nous de renforcer ce modèle, mais c’est plus difficile pour certaines appellations ou des courants bloquent tout. Mais il faut aussi parfois que les gens s’impliquent un peu plus dans ce qui se passe dans leur syndicat. »

 

Je ne ferai aucun commentaire vous laissant le soin de les faire après lecture et réflexion.

 

Permettez-moi maintenant de m’expliquer sur le titre de ma chronique en listant nos goûts communs :

-         Votre choix page 28 « Un vin sous le charme de la Baronne » chronique du 14/05/2008 Aline au pays des merveilles , la saga de la baronne Guichard  http://www.berthomeau.com/article-19261133.html

-         Votre choix page 36 « Des coopérateurs qui ont du génie » chronique du 22/06/2009 La montée de Tonnerre, Guy, Henri et le Chablis de la Chablisienne  http://www.berthomeau.com/article-18822332.html

-         Votre choix page 42 « Du plaisir dans la tradition à prix doux » chronique du 01/12/2008 Mes riches heures en Bourgogne 3 : la Maison Louis Jadot, maison de confiance    http://www.berthomeau.com/article-25113132.html

-         Votre choix page 87 « La passion d’une femme enracinée » ma chronique du 11/08/2007 Vigneronne de Poggio d'Oletta   http://www.berthomeau.com/article-7018845.html

-         Votre choix page 96 « Une appellation qui ne manque pas d’audace » ma chronique du 05/05/2009 Changer l'Aude en Vin : le rapport Berthomeau sur le terrain http://www.berthomeau.com/article-31004895.html

 

Voilà le travail mais comme je ne suis pas un sectaire, comme l’an passé dans ma chronique du 19/10/2009 http://www.berthomeau.com/article-pour-une-fois-d-accord-perico-legasse-et-moi-adorons-les-vins-du-chateau-mont-redon-37571965.html : j’avoue même des goûts communs avec Périco qui page 100 avec le Château Unang « La noblesse discrète d’un cru rédempteur » voir ma chronique du 10/08/2009 10 de coeur : 10 femmes de vin du Sud parées de blanc   http://www.berthomeau.com/article-34102998.html

 

 Bien sûr ma plume ne peut égaler la sienne lorsqu’il écrit à son propos « Pour ceux qui savent que le vin est un produit sacré né de la rencontre d’une verticale reliant la terre au ciel et d’une horizontale survolant le sol, cet intitulé n’est pas usurpé. « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait », dit le Christ dans l’évangile. Ainsi peut-on rendre grâce au Château Unang de consacrer les charmes de l’AOC Ventoux » Amen !

 

Une dernière chose, cher Éric Conan, comme je suis un très ancien et très fidèle amateur, merci pour votre papier sur le Cerdon de Raphaël Bartucci page 121 « Des Bulles gourmandes de plaisir » et permettez-moi une requête puisque vous écrivez « L’un des meilleurs producteurs de vrai Cerdon. Il se fait dévaliser dès que ses bouteilles sont prêtes à la vente » : pourriez-vous m’aider à acquérir quelques précieux flacons de ce vigneron ?

 

Enfin, comme en France tout se termine par des chansons, mais comme j’ai l’esprit de contradiction je vous offre, cher Éric Conan, un merveilleux épisode des Deschiens « La Malbouffe ». Avec mon meilleur souvenir...

 

Jacques Berthomeau

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 00:02

Je ne plaisante pas ! J’ai des preuves. Notre Grand Georges Frèche a encore frappé ! Il affiche sur fond rouge sa militance pour notre divin nectar et la promène tout au long de sa belle région. Bien sûr, ce ne sont pas encore des petits avions avec banderole sur la queue qui font de la promotion au-dessus des « bronze-culs » littoraux mais rien n’interdit de penser qu’une telle idée pourrait germer dans la haute pensée de notre Lider Maximo du jaja du populo.

 

Georges Frèche aime le Rouge ! Pour preuve ses futures statues de Lénine et de Mao – il n’a pas osé Staline pour ne pas remuer le couteau (ils ne l’ont plus entre les dents) dans la plaie de son copain communiste en rupture de ban Jean-Claude Gayssot – sur la place Hélios de son Odysseum à Montpellier. D’ailleurs, pourquoi ne pas rebaptiser ce lieu : Place Rouge, ce serait une belle provocation à l’endroit des autres pensionnaires : Churchill, De Gaulle, Roosevelt et Jaurès. Je propose aussi, à titre de son engagement pour notre Rouge régional, que les Interprofessions de South of France se cotisent pour lui offrir son buste qui serait placé entre celui de Vladimir Ilitch Oulianov Влади́мир Ильи́ч Улья́нов plus connu sous le nom de Lénine Ле́нин et de Mao Zedong, dit aussi Mao Tsé-toung, ou Mao Tsé-Tung, ou Mao Tsö-Tong 毛澤東 ou 毛泽东. Un beau podium, hein !

 

Reste à vous fournir la preuve de mes dires du défi lancé par notre vénéré Lider Maximo des Coteaux à notre défenseuse des buveurs d’eau la sémillante Roselyne Bachelot des Coteaux du Layon...

 

La voici :  

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:09

Que cette phrase est belle !

Ce samedi j'ai envie de m'arrêter sur elle, de vous proposer de m'accompagner, le temps de cette chronique, dans une petite réflexion sur un sujet que nous ne savons pas aborder sereinement : notre vivre ensemble.

Deux évènements sportifs récents, l'un calamiteux, l'autre heureux, ont été symptomatiques à la fois de nos difficultés à mettre un contenu commun, partagé, à notre vivre ensemble mais aussi à notre grande capacité de nous sublimer lorsque nous retrouvons le sens de la communauté, du groupe.

En effet, entre la petite bande de grévistes au cul cousu de fric qui soi disant portait le maillot de l’équipe de France lors du dernier Mondial de football en Afrique du Sud, arrogante, fermée, triste, autiste et l’équipe de jeunes gens et jeunes filles, joyeuse, gagneuse, spontanée et solidaire, qui portait les mêmes couleurs aux derniers championnat d’Europe d’athlétisme à Barcelone, il semblait il y avoir un monde comme on dit.

Et pourtant, les deux recrutaient dans le même vivier coloré de ces fameuses banlieues où nous parquons ces français venus d’ailleurs. France étrange terre d’asile où comme le disait ironiquement Yannick Noah : on est français quand on gagne et Camerounais lorsqu'on perd.

Et pourtant de tout temps ce fameux maillot national fut porté par des hommes aux noms dont la consonance sonnait l’étranger : les Kopaszewski, Piantoni, Platini, Zidane, Mimoun, Jazy ou dont la couleur de peau nous rappelait notre passé colonial voire esclavagiste : Bambuck, Pérec, Thuram, Karembeu...

Est-ce que le Villiers-le-Bel de Myriam Soumaré est si différent du Trappes d’Anelka ? Différents le jeune Christophe Lemaître et le jeune Jérémie Toulalan non des petits gars bien de chez nous, le premier rayonne, le second balbutie des conneries pour s'expliquer « je ne sais pas ce qui m’est arrivé... »

Alors où se situe ce fameux gap ?

Juste avant eux, nous, les parents, les dirigeants, les cadres, tous ceux qui éduquent et forment, tous ceux qui sont les garants du bien public, les dépositaires de la vie collective, les transmetteurs, les passeurs de valeurs, celles et ceux dont les trajectoires prennent la valeur d’exemple.

Les deux sports en question s’appuient sur le bénévolat de milliers d’hommes et de femmes dévoués et désintéressés qui eux aussi sont à l’image de notre pays.

Alors l'argent, le buiseness, les sponsors, les agents, les grandes fédérations... ont-ils étouffé ce qui faisait la beauté et la dignité du sportif ? Je ne le crois pas. Le sport reste encore un espace d'accomplissement et de dépassement de soi et un magnifique spectacle pour lequel tout un chacun peut s'enflammer, s'enthousiasmer. Que nous le voulions ou non nous sommes devenus, à de rares exceptions, des consommateurs réguliers ou occasionnels de spectacles sportifs télévisés. Tout ce pervertissement par l'argent part de nous. 

 

En effet la télévision est une gigantesque pompe à fric qui transforme les compétiteurs et les compétitions en de fabuleux générateurs de droits. Des joueurs hommes-sandwiches, une FIFA entreprise mondialisée, des contrats aux chiffres mirobolants qui, au bout du bout, ramené au chiffre d’affaires généré, ne représentent que l'épaisseur du trait. La boucle est bouclé et lorsque vous posez votre cul devant votre télé c’est vous qui devenez le fait générateur de ce grand barnum.

Ça donne à réfléchir, ça devrait nous donner à réfléchir... 

 

Mais, pour en revenir à ma belle phrase-titre qui fait référence à une situation réelle, extrême, je me dis : nos joueurs feraient-ils comme eux ? Je ne sais. Lisez !

  « Pour les nazis aussi, le football était une question d’Etat. En Ukraine, un monument a été élevé aux joueurs de Dynamo de Kiev de 1942. En pleine occupation allemande, ils commirent la folie de battre, dans le stade local, une sélection d’Hitler. On les avait prévenus :

–       Si vous gagnez, vous mourrez.

Ils entrèrent sur le terrain résignés à perdre, en tremblant de peur et de faim, mais ils ne purent résister à l’envie d’être dignes. Ils furent fusillés tous les onze avec leurs maillots, au bord du ravin, à la fin de la partie. »

 

Même si cette histoire racontée par Eduardo Galeano est un peu romancée la réalité fut encore plus incroyable ... et n’enlève rien à la dignité de ces joueurs.

 

« En fait, une première équipe de l'armée de terre allemande fut battu le 12 juillet 1942. Les allemands furent très désappointés mais aucune arrestation n'eut alors lieu. Ils choisirent d'organiser un autre match avec une équipe plus forte. Le 17 juillet, le Dynamo remporta ce match 6-0 !

Les allemands choisirent alors une équipe hongroise, alors réputée pour son jeu, pour jouer le 19 juillet. Elle perdit ce match 5-1. A noter une ligne du rapport de ce match :
"Malgré le score, les équipes peuvent être considérées de force égales" ...
Un match retour organisé par les hongroise termina par une nouvelle victoire du Dynamo 3-2 le 26 juillet 1942.

Le 6 Août 1942, était organisé un match contre l'équipe de la Luftwaffe. C’est ce match perdu par l’équipe allemande 4-1 qui est entré dans la légende. Mais celui ci ne se termine pas par l'exécution des joueurs de l'équipe ukrainienne.

Il fallut une nouvelle victoire le 9 Août sur cette même équipe et une dernière humiliation (8-0 !) le 16 Août 1942 pour que cette équipe entre dans l'Histoire.

 

Selon les versions, 4 joueurs furent exécutés : Ivan Kuzmenko, Mykola Trusevich, Olexiy Klimenko and Mykola Korotkikh. D'autres sources donnent 8 joueurs abattus. Tous les autres furent déportés et un seul survécu après la guerre : Makar Honcharenko. »

 

Une photo rarissime  des participants du match du 9 août 1942 à Kiev, prise , selon certaines informations, par l’arbitre de la rencontre et conservée dans l’archive du journaliste I.Konontchuk. 
Les footballeurs ukrainiens sont en maillots sombres, les allemands – en maillots clairs.

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:09

La France éternelle, celle que certains esprits forts dise profonde, celle où les femmes portent toujours des blouses en coton, où les hommes restent fidèles au petit blouson beige en Tergal, où les gamins prennent des torgnoles au bout de la table, celle du bon sens populaire qui navigue entre une certaine forme d’absurdité et la folie ordinaire, fut à partir de 1993 savoureusement incarnée sur Canal+ par Les Deschiens. Cette série créée par le duo Jérôme Deschamps&Macha Makaïeff fleurait bon la province avec les 2 normands François Morel, un gars du Calvados, et Olivier Saladin, avec le sarthois Bruno Lochet et les gens du Nord : Philippe Duquesne et le monument belge la merveilleuse Yolande Moreau.

Ce qui a fait la force des Deschiens c’est tout à la fois le cadrage immuable d’un décor minimaliste, des dialogues servis par des personnages plus vrais que nature avec un François Morel hermétique à toute culture, accroché à ses principes désuets en matière d’éducation des enfants et une Yolande Moreau archétype de la femme au foyer soumise bien épaulés par Olivier Saladin s’échinant à tenter d’exprimer ses opinions et par Olivier le fils des Morel qui tente de se cultiver, au grand dam de ses parents, en lisant Gide ou Marguerite Yourcenar.

Reste que les Deschiens, comme tout bon français, avaient une boisson favorite : le GIBOLIN. Je vous propose donc une séquence d’une « dégustation de Gibolin » qui tendrait à prouver que c’était bien une boisson fermentée. Pour compléter deux autres vidéos sur le Gibolin pour faire le tour de la question et visionner l’ensemble des protagonistes des Deschiens.


Les Deschiens - Le gibolin professionnel
envoyé par opusincertum. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:09

Des trois couleurs du vin le blanc présente sur ces deux concurrents l’avantage – si je puis dire – d’être associé à des patronymes connus du grand public. Rares, en effet, sont les MM. Rouge ou Rosé, alors que les Blanc célèbres sont légion.

Florilège !

-         Laurent Blanc : entraîneur

-         Michel Blanc : acteur

-         Georges Blanc : restaurateur

-         Jacques Blanc : sous-secrétaire d’Etat aux agriculteurs

-         Christian Blanc : fumeur

-         Gérard Blanc : chanteur  †

 

De plus dans l’ambiance du temps qualifiée par FOG, dans son édito du Point, de cynique, les maximes : laver plus blanc que blanc ou être blanc comme neige ou utiliser des arguments cousu de fil blanc augmentent le capital de sympathie du symbole de la virginité. Pour mémoire le Blanc fut notre couleur nationale au temps des Capets, elle reste partie intégrante et centrale de notre drapeau tricolore et le symbole international de la trêve, de la paix et de la reddition.

Du côté du vin le Cheval Blanc est rouge, le Blanc-Foussy est une marque de VMQ AOC Touraine que j’ai vendu au temps de la SVF, du côté de la Champagne le Blanc de Blancs est un vin blanc issu que de raisins blancs, le Blanc de Noirs est fait avec des raisins rouges, à Pouilly le Blanc est Fumé (ne pas confondre avec le Blanc qui fume). Reste le cas d’Adèle Blanc-Sec héroïne de bande-dessinée réincarnée par Louise Bourgoin dans un film de Luc Besson et celui du Vinaigre Blanc qui n’a rien à voir avec le vin car c’est un vinaigre vulgaire dont les usages ménagers sont multiples... J’oubliais deux pépites : le Rouge et le Blanc la belle revue et Rouge, Blanc, Bulles l'excellent blog d’Anne-Laurence Chadronnier. Reste aussi le Blanc d’Espagne avec lequel les bistrotiers annoncent sur leur devanture les plats et les vins du jour et le Blanc d’œuf pour clarifier le vin.

Sans souci d’exhaustivité : le jambon, le fromage, le sucre, le poivre, le pain, le bois, l’ours, le merle, l’examen, le mariage peuvent être blanc. Au féminin l’oie est blanche, comme la sauce, la colombe, l’hermine, la voix, la fumée, la canne de l’aveugle, la carte, la salle, l’arme, la houille, la nuit, la gelée et en ces temps du triomphe du bronzage être blanc comme un cachet d’aspirine est une marque d’infamie. Au pluriel : les produits blancs, les alcools blancs, les viandes blanches, les russes blancs, les Blancs avec une majuscule et le double-cœur sur le cœur, les petits blancs, les blancs-manteaux, les pères blancs, les cols blancs... et au féminin la traite des Blanches...

Tirer à blanc, saigner à blanc, faire chou blanc, connu comme le loup blanc...

La télé fut en Noir et Blanc.

La Blanche est une note qui vaut 2 Noires et est une nouvelle AOC de l’Armagnac  

Le Blanc est une ville de l’Indre département fétiche de Francis Blanche – tiens, tiens – et de Pierre Dac. Le Mont Blanc culmine à 4 810,45 m en 2009, c’est aussi un tunnel de sinistre mémoire, une marque de dessert la Crème Mont Blanc et celle d’un stylo chic et snob le Montblanc.

Pour les amateurs de sensations fortes, style les Dents de la Mer, le Grand Requin Blanc est une star de cinéma alors que le Boudin Blanc est lui la star des réveillons et la semaine du Blanc nous met dans de beaux draps.

Pour finir en beauté cette revue du Blanc je vous propose l’Auberge du Cheval Blanc qui est une opérette allemande en 3 actes de Ralph Benatsky sur un livret d’Erik Charell, Hans Müller et Robert Gilbert adaptée en français pour sa création au théâtre Mogador par Lucien Besnard avec des lyrics de René Dorin. Ici ce sont les « inoubliables » Marcel Merkès et Paulette Merval qui roucoulent... et une chanson de feu Gérard Blanc membre du groupe Martin Circus depuis 1969 qui a connu individuellement un succès en 1987 avec Une autre histoire.

 

Merci à vous de m’accorder de but en blanc votre blanc-seing pour tout ce Blanc qui n’est pas de la poudre aux yeux...

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 00:09

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Rien n’est pire pour une juste cause que de mauvais avocats. Le dernier édito « Qui veut tuer le vin de France ? » du Guide des 100 Vins de Plaisir pour boire malin et authentique – le meilleur rapport qualité-prix de France (sic) en témoigne avec enflure et démagogie. Il y a chez Périco un Me Collard qui sommeille, ramenard et adepte du tout et n’importe quoi pourvu que ça entre dans le cadre étriqué de ses obsessions récurrentes. Qu’Eric Conan associât sa signature à cette bouillie pour chat me déçoit.

Adepte du « principe de précaution » je me permets de conseiller à ces Fouquier-Tinville à la plume confuse, de lire ces 2 chroniques : « Comment fédérer des îlots d’excellence dans un océan de médiocrité ? Et si nous reparlions de René Renou » http://www.berthomeau.com/article-comment-federer-des-ilots-d-excellence-dans-un-ocean-de-mediocrite-et-si-nous-reparlions-de-rene-renou-42562696.html   et « Le CAC 51 : le croskill de la qualité des vins AOC » http://www.berthomeau.com/article-20287518.html avant de me fourrer dans le même sac commode que les présumés tueurs du Vin de France. Je me sens vraiment très à l’aise pour vous mettre le nez dans votre gloubiboulga. Quand est-ce dans notre pays ceux qui se targuent d’exercer la profession de journalistes spécialisés, avant d’étaler des opinions approximatives, péremptoires, mal argumentées, feront l’effort minimal de travailler leurs dossiers. Nos deux procureurs « au petit pied » me semblent plus proches de la profession de « colporteurs » d’à peu près, d’expressions éculées, d’approximations juridiques, que de celle journaliste.

Le modus operandi de nos deux larrons est d’un classiscisme fleurant bon les procès de Moscou. J’exagère à peine.

D’abord désigner le coupable le fameux « meurtrier du Vin de France » ?

L’Europe bien sûr ! Cette vieille carne bureaucratique, cette haridelle sans visage, cause de tous nos maux... Petite remarque avant de céder la plume à nos deux grattes-petit : c’est quoi le Vin de France ? Étrange ombrelle unique mise en avant par ces soi-disant partisans de la diversité des vins de notre doulce France. Massification, globalisation, uniformisation... à trop vouloir prouver le risque est grand de se prendre en pleine gueule une appellation sans contenu réel.

À eux :

« L’Europe n’aime pas la France. Disons qu’elle l’aime bien quand elle s’aligne, se soumet ou accepte de renoncer à tout ce qui la distingue du reste de l’Union. S’il est un secteur où la France a bien une identité nationale, réelle, flagrante, absolue, c’est celui de son patrimoine agricole, au premier rang duquel sa viticulture. Il devient de plus en plus difficile, même pour de pro-européens de la première heure, adeptes du rêve fédéraliste, de défendre la machine à broyer nos spécificités et nos différences nationales qu’est devenue la Commission de Bruxelles. Jusqu’au jour où l’on s’en débarrassera, comme d’un mauvais souvenir, le système Barroso est un cauchemar pour tous ceux qui tentent de préserver un tant soit peu, entre autres secteurs menacés, l’exception gastronomique française. Sans quoi, c’est le peu de foi qui reste dans l’Europe qui disparaîtra. Après les offensives contre les fromages au lait cru, le chocolat pur cacao, les vins rosés sans coupage, et l’arsenal des règlementations imbéciles édictées pour aseptiser le goût de la France, c’est AOC et à nos vins bios que s’attaquent à présents les nettoyeurs bruxellois »

Fermez le ban ! Libre à Périco et à Conan de détester l’Europe, et Dieu sait que par bien des côtés elle est détestable mais pour autant leur exécration ne leur permet pas d’écrire un tissu de conneries.

 

Ne leur en déplaise, l’AOP n’est pas une « nouvelle norme » mais un outil juridique de protection internationale que la France a soutenu, à juste raison, sous la présidence de Jacques Delors, pour défendre notre système des AOC. Son application au vin n’est ni une bonne ni une mauvaise manière, encore moins une tentative insidieuse de mettre à mal notre « si précieux » système d’AOC qui reste entre les mains de l’INAO. Non l'AOC n’a rien à voir avec une « carte d’identité nationale du vin de France ». Non messieurs l’AOC n’institue pas « l’unicité du vin de France, sur la base de critères géographiques, agricoles et historiques constituant en soi un véritable projet culturel. ». Vous n’avez jamais lu les écrits des pères fondateurs. Vous êtes à côté de la plaque, vous alignez des mots, des phrases comme un charcutier des saucisses.  Alors de grâce, épargnez-nous le galimatias que je vais citer un peu plus loin, et merci d’empoigner le balai pour que nous commencions à balayer devant notre porte au lieu d’éructer sur « les gnomes de la Commission »

 

De plus je signale à nos deux approximatifs qu’à ce jour « les vins bios à la française » n’avaient aucun fondement juridique, le label AB s’appliquait aux raisins produit par une agriculture biologique. Si la Commission a entrepris de définir « un vin biologique européen» c’est à la demande des producteurs bios eux-mêmes, et que le projet présenté par les services de la Commission satisfaisait les producteurs français (si ces messieurs L&C avaient pris la peine de le lire ils le sauraient. Le responsable de l'unité bio de l'UE ayant exposé ce projet lors d'une conférence à Montpellier Bio) mais, que par la suite, via des lobbies et des délégations d’Etats membres, il fut fort édulcoré. Nous sommes 27, et n’en déplaise à nos « fins analystes » le pouvoir de décision reste entre les mains du Conseil des Ministres.

 

Je cite donc la soupe de Légasse :

« ... À première vue, on se réjouissait que Bruxelles reconnaisse enfin ce concept et en fasse sa référence de désignation et de qualification des produits justifiant la protection de leur spécificité. C’était sans compter sans la malice d’un lobby néolibéral ayant ourdi cette manœuvre pour mieux neutraliser un règlement l’empêchant de marchander en rond.

Car si l’AOC, dans ses fondements, est un formidable outil commercial, elle est en revanche, dans son éthique, un redoutable antidote contre le mercantilisme. Aussi, ne pouvant plus supporter que la France conserve cette exception culturelle pour elle seule, Bruxelles a décidé que cette norme deviendrait communautaire après « adaptation » aux réalités du marché européen et mondial. On devine la suite. »

Honnêtement non messieurs je ne devine pas la suite car j’avoue ne pas avoir bien compris ce qui précédait... Je ne doute pas que vous aurez la bonne grâce d’éclairer ma faible lanterne de vos fulgurances...

 

Mais, comme si ce brouet ne suffisait pas, ces messieurs, frappent bas, insinuent et comme je l’ai écrit en préambule affaiblisse une juste cause.

 

Je les cite avec des pincettes.

 

« Les dégâts n’auraient pas été considérables si des français ne s’étaient pas fait les complices de cette sombre manœuvre en devançant les souhaits de Bruxelles via une réforme scélérate visant tout simplement à vider l’AOC de sa substance. Présidé par Yves Bénard, ancien directeur du pôle champagne du groupe LVMH, à ce titre bras droit de Bernard Arnault (un CV éloquent), le CN de l’INAO a en effet pulvérisé de l’intérieur l’esprit et les principes de l’appellation d’origine, non par une dévalorisation des normes de définition et de contrôle, mais au contraire, en transformant en usine à gaz totalement dissuasive des articles et des clauses rendant les nouveaux décrets aussi rébarbatifs que démotivants.

Par ailleurs, l’AOP sera désormais accordée systématiquement à tous les producteurs déclarants d’une même appellation, le seul contrôle opéré sur les vins, consistant en un « sondage » effectué par prélèvement, ici ou là, au moment de la mise en vente. Ainsi, tous ceux qui n’auront pas été « sondés » se verront décerner l’AOP d’office. Autant parler de plaisanterie, voire de forfaiture. Pour le reste, la nouvelle réglementation se noie dans un enchevêtrement complexe et indigeste de normes et de critères sélectifs, par lesquels le vin n’est plus qu’un « produit » et dont la seule conséquence sera le rejet de l’AOP de la part d’une viticulture écœurée par des contraintes aussi absurdes »

 

Ouf ! Plus indigeste que ce texte tu meurs. Vocabulaire de la pire espèce, insinuations indignes, tout y est, ça sent mauvais. Mais comme chez Périco on saute de la plaisanterie à la forfaiture je ne suis pas loin de partager l’avis de l’infréquentable Lapaque, qui écrit que ce type est un imposteur http://www.berthomeau.com/article-20980217.html. Que l’on soit très sévère, très critique sur la réforme de l’INAO, mes chroniques citées en référence témoignent que je ne m’en prive pas, mais encore faut-il d’abord étayer clairement son argumentaire et ensuite ne pas se contenter de dénoncer « le silence, la lâcheté, la passivité, pour ne pas dire la complicité des institutions, des syndicats, comités, académies, collectivités locales dont la principale mission devrait consister à préserver l’ensemble des particularismes qui permettent à la France, sur le plan sensoriel, d’être encore la France » Dans les débats menés autour de René et de ma pomme le sieur Périco a toujours brillé par son absence.

 

Alors lorsque je lis sous la plume de ces deux dénonciateurs « qu’il est donc urgent que la viticulture française de terroir réfléchisse à une nouvelle labellisation privée garantissant l’origine et la définition authentiques du Vin de France » je suis près à faire le chemin de Compostelle pour qu’ils s’abstiennent de venir se mêler à la juste cause d’une réelle refondation des AOC. Comme si l’AOC était un label : ça vaut déjà un carton rouge.

 

Sur le vin bio c’est du même tonneau « Il est hors de question que le mercantilisme néolibéral bruxellois en laisse le profit aux seuls petits producteurs qui s’astreignent aux vrais contraintes du bio. En assassinant la vérité du vin, on assassine ses auteurs et on banalise la France. Voilà le traitement que réserve l’Europe à l’un de nos précieux patrimoines. Une saloperie de plus que nous ne devons pas laisser passer. »

 

La ligne Maginot mais au fait Périco ne pourrait-il pas nous écrire un papier sur les positions des différents Etats membres sur ce dossier de la définition du vin  bio. Ce serait, à la différence de ses imprécations, du vrai travail de journaliste nous informant sur la réalité du dossier. Mais au fait c’est quoi au juste que la réalité pour Périco ?

 

PS : Ayant payé 6 euros Guide des 100 Vins de Plaisir pour boire malin et authentique – le meilleur rapport qualité-prix de France, j'ai tout à fait le droit d'exprimer mon peu de goût pour un éditorial dont la fonction principale n'est que de flatter l'égo de ses signataires.

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