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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:09

Je prie ceux d’entre vous que le bio énerve de rengainer leurs couteaux car mon histoire, qui se passe au pied du Vercors, est singulière. En effet, les initiateurs de ce projet devenu une réalité sont un œnologue, Jeremy Bricka, l’autre un consultant, Frédéric Revol, que j’ai dû croiser chez Ernest et Young, on eut l’idée de produire en ce coin des Alpes du whisky. Étrange idée me direz-vous mais une idée fondée sur la reconstitution de l’ensemble de la filière à une petite échelle : maltage, brassage, fermentation, distillation. Ce whisky à la française est proche de son terroir « une notion très vigneronne » souligne Frédéric Revol qui fait remarquer avec humour qu’ »En France, on produit du malt pour la bière, on utilise des alambics pour le Cognac, des tonneaux pour le vin… Il suffisait de mettre bout à bout ces savoir-faire traditionnels et de concevoir des outils correspondant à nos besoins. »


terre-orge.jpg

« Pour concevoir ses produits depuis la culture des céréales jusqu’à leur mise en bouteille, le Domaine des Hautes Glaces choisit, à chacune des étapes de production et de transformation, la précision et la recherche de l’excellence, la typicité de son terroir et la mobilisation de savoir-faire traditionnels et séculaires.


Terre, eau, air, feu, métal, bois.


Comme jadis l'alchimiste, le Domaine des Hautes Glaces cherche les justes équilibres, à extraire l’esprit, la quintessence.


Nos deux hommes ont donc tout naturellement fait le choix du bio pour la culture mais aussi pour le chauffage de leur alambic qui utilise un brûleur à granulés de bois, une énergie renouvelable abondant et disponible dans la région. Pour le maltage le matériel utilisé habituellement ne convenait pas de par son dimensionnement alors Frédéric a « dessiné un prototype en s’inspirant des techniques du XIXe. »  Il s’agit donc d’un projet bien intégré à sa région et pensé pour produire du haut de gamme. C’est important sur un marché comme celui du whisky qui monte en gamme. « Les spiritueux que nous vendons sont millésimés. Dans le milieu du vin c’est habituel mais pas dans le whisky. Il faut éduquer le client. On fait de la haute-couture. »


Le domaine des Hautes Glaces www.hautesglaces.com  a bénéficié pour développer son projet du soutien de la région Rhône-Alpes et d’un cofinancement équivalent du Fonds européen agricole de développement rural dans le cadre de l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Selon les caractéristiques du projet, les aides représentent 10 à 40% des dépenses éligibles.

 photowoska.JPG 

La première année le domaine a vendu quelque 4000 bouteilles : 2000 d’un jeune whisky dénommé New organic spirit® et autant de Woska® un mi-whisky, mi-vodka produit après maltage de seigle. Comme je n’aime pas beaucoup le whisky je suis allé à la Maison du Whisky acheter une bouteille de Woska.  Pour trouver sa vitesse de croisière le Domaine des Hautes Glaces devra commercialiser 25000/an. L’équilibre financier est prévu pour 2016.


 « La France, avec près de 220 millions de bouteilles en 2011, se classe en seconde position des pays consommateurs de whisky (derrière les Etats-Unis), mais arrive largement en tête si l’on ne considère que le whisky écossais. Une consommation qui devance largement celle de champagne dans l’Hexagone (155 millions de bouteilles) et qui dépasse même la production annuelle de cognac (165 millions de bouteilles). Dans un pareil contexte, il va sans dire que les marques de whisky rivalisent de près pour attirer l’attention des consommateurs et que le marché français représente pour plusieurs d’entre elles un débouché important. Néanmoins, cette consommation se fait dans sa grande majorité sur des produits d’entrée de gamme, même si une évolution vers les catégories plus qualitatives comme les single malts est bien palpable. » notait le blog Wine Paper

 

Suite ICI link 

 

La France restera le premier marché du scotch publié le 8 mars 2013 par Charles Delaere      

 

PROSPECTIVE Une étude réalisée par le cabinet britannique International Wine & Spirit Research pour le compte de Vinexpo dresse un état des lieux de la consommation mondiale de spiritueux à l’horizon 2016. ICI link 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:09

Un temps de pot-au-feu c’est un temps de cache-nez et de bottes fourrées, de mitaines et de canadienne, vous vous caillez, votre corps réclame du chaud, du consistant, comme si votre estomac voulait se doter d’un blindage pour vous défendre contre la morsure de la froidure.  


800px-Découpe boeuf 

Comme il fait de nouveau froid, que le thermomètre joue au yoyo, sus sur les bas morceaux du paisible bœuf monté de sa province dépecé en quartiers. Oui, rats des villes carnivores un bœuf ce n’est pas qu’un gros tas de morceaux nobles : l’entrecôte, le faux-filet, le gîte à la noix, la bavette, le rumsteck, l’aiguillette et le tendre de tranche, c’est aussi un ramassis de beaux bas morceaux : le plat de côtes, le paleron, le collier, la macreuse, le jarret, le jumeau, le flanchet et la queue.


hampe 018

La queue nous confie Hugo Desnoyer est par excellence le morceau pour le pot-au-feu, ça rime et vous pouvez, pour vous réchauffer, crier en courant jusque chez Desnoyer « de la queue, de la queue… » Attention au verglas soyez prudents et de toute façon Hugo il est fermé. « Nous sommes quatorze… nous dit Hugo… J’ai une caissière, un livreur. Et il y a Chris (madame Desnoyer). Nous sommes une dizaine de bouchers… »


À propos de la tortore en un temps où les gens préfèrent acheter des plats cuisinés pleins de minerai d’origine indéterminé, les bas-morceaux reprennent du sens. Faire un pot-au-feu c’est plus simple que de faire un œuf au plat et les prix ne sont pas plus élevés que ceux des plats tout préparés de la GD. Ouais, ouais Taulier mais chez ton Desnoyer ce n’est pas donné me rétorquerez-vous.


C’est vrai mais vous n’êtes pas obligé de vous approvisionner chez un boucher de cette notoriété. Mais permettez-moi de mettre un double bémol a votre objection :


-        Hugo dit très justement « Les gens ne me parlent plus de prix, mais de qualité. Ils sont de plus en plus sensibles au fait de manger moins mais mieux. Moi le premier, je ne mange pas de la viande tous les jours. »


-        Dans le prix y’a quoi ? « Par définition, cette recherche des meilleures bêtes se répercute sur les prix pratiqués en magasin. Mes viandes ne sont pas données. Mais je ne suis pas pour autant le boucher le plus cher de Paris. Et puis, il y a le côté social. Les salaires et les avantages accordés à mes employés pèsent d’un bon poids. La moitié du personnel est logée au frais de la maison dans des studios, sur place, et tous sont nourris. Je les paie vraiment. Quant aux jeunes qui commencent chez moi, ils gagnent d’entrée de jeu 2300 euros nets par mois sur treize mois, et ils ont huit semaines de vacances. S’y ajoutent les pourboires. C’est pour cela qu’ils restent chez moi. Jeune ouvrier, j’ai vécu à Paris dans une pièce où nous dormions à trois. Il n’y avait pas de douche. Un grand nombre de mes employés vient de province. Nous fermons le samedi à 17 heures pour qu’ils puissent rentrer chez eux. »


Vous voyez, quand je veux, je peux être très sérieux mais ça ne dure jamais très longtemps. La preuve : ce qui suis, un texte très leste de Régine Deforges tiré de « Lola et quelques autres » éditions Fayard. Âmes prudes ou sensible, ou les deux à la fois, prière de s’abstenir.



« Lucette s’engouffra prestement par la porte entrouverte qui se referma sur elle.

-          Enfin toi !

Des bras vigoureux se refermèrent sur Lucette qui, surprise et endolorie par la brutalité de l’étreinte, poussa un cri.

-        Arrête, tu es fou ! … Tu me fais mal !

Victor sans tenir compte des protestations de Lucette, enfonçait sa bouche sentant la viande grillée du déjeuner et le vin dans son cou, puis être ses seins qu’il palpait comme il devait palper un bœuf pour apprécier la qualité de la bête. Un jour, d’ailleurs, voulant complimenter Lucette sur sa beauté et la douceur de sa peau, il lui avait dit au plus fort de leur étreinte amoureuse :

-        Ah ! quelle belle viande !...

Au lieu d’agacer Lucette, cela l’avait considérablement excitée. C’est elle qui insistait pour qu’il ne lave pas le sang de ses mains avant de la caresser. Une fois, elle avait failli devenir folle de plaisir quand, pressé par le temps, il l’avait bousculée sur le billot de la boucherie sans même prendre la peine d’écarter la viande sur laquelle il était en train de travailler et, lui relevant la jambe à hauteur des épaules, l’avait besognée avec une force qui faisait trembler la lourde table. Elle avait éprouvé, au contact de cette chair morte d’où montait une odeur fade et à celle vivante, chaude, de l’homme sur laquelle roulaient des gouttes d’une sueur âcre et salée une volupté jamais atteinte. Depuis, quand elle croisait des bouchers, aux vêtements, aux mains et quelquefois au visage poisseux de sang, portant d’énormes quartiers de viande saignante, elle éprouvait un orgasme rapide qui lui laissait les jambes molles. »


La suite demain… Le ragoutant est ci-dessous, c’est de la négrette bien évidemment… de chez Jérémie Mourat

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:09

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Pourquoi me direz-vous cet intérêt prononcé du Taulier pour le palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France de la RVF ?


Tout bêtement  parce que les jurés de la RVF se piquent de mettre des gradients à l’INFLUENCE, donc de mesurer le poids spécifique des uns et des autres afin de les classer. Je rappelle que le poids spécifique ou poids volumique est le poids par unité de volume d'un matériau. Ici il s’agit de pâte humaine.


Miroir, miroir, celui de ceux que l’on dit influents ou qui cherchent à le faire accroire, ceux qui pèsent ou non sur la destinée du secteur des vins, ceux qui sont ou se disent capables de lui imprimer une dynamique, ceux qui font vendre ou mieux vendent, ceux qui sont ou se poussent du col pour être vecteurs de notoriété… Tout un petit monde, un microcosme aurait dit Raymond Barre, bal des vanités, alors que souvent les influents sont des invisibles œuvrant dans l’ombre en toute discrétion.


Ce qui est notable avec ce nouveau palmarès des 200 personnalités les plus influentes du vin en France c’est que la RVF pêche au chalut dérivant et entend ainsi ratisser large pour ramener dans ses filets gros et petits poissons afin de rameuter une chalandise allant des Grands Amateurs jusqu’aux tout fous  des vins nus.


Ainsi nous est arrivé Marc Sibard, Caviste et fort en gueule ! 29e au classement « Aux commandes des splendides Caves Augé depuis 25 ans, Marc Sibard y prêche avec force la bonne parole des vins “nature”, propres et sans soufre, au gré d’une sélection militante en mouvement perpétuel. Le bonhomme porte le même message auprès d’une centaine de bistrots parisiens dont il conseille la carte des vins. Il apporte aussi son expertise à la sélection de vins de Lavinia. »


Fort bien avant, pour la journée des droits des femmes nous avions eu droit à une fournée de 28 de ces dames. 28 sur 200 nous sommes loin de la parité et je trouve que la présentation en couple sur la photo de certaines à un côté « femme de… » un peu rance. Imaginerait-on l’inverse ? Je ne le crois pas. L’irruption dans le classement des attachées de presse constitue une innovation remarquable qui me semble au mieux en totale contradiction avec l’objet du classement : l’influence, au pire comme la preuve que ces dames qui ont le bras long iraient bien au-delà de leur fonction : exerceraient-elles des pressions sur les journalistes ? Bref, il y a à mon sens une grave erreur de casting. J’attends de voir si Jean-François Hesse, entre lui aussi dans le palmarès.


Ceci écrit du côté des dames il me semble que les jurés de la RVF ont commis un grave oubli : l’absence de Corine Richard-Saier, qui pilote les destinées de la maison Richard et qui de ce fait exerce sur la distribution du vin une influence importante de par sa capacité à agir sur la prescription dans le CHR. Étonnant !


Autre innovation l’entrée des conseillers des Princes qui nous gouvernent, en l’occurrence ici de deux femmes : 25ème, Marie Guittard conseillère du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et  104ème, Valérie Metrich-Hecquet conseillère du Président de la République François Hollande. Je les connais bien toutes les 2, surtout Marie, qui fut la première à lire mon rapport avant sa publication, qui connaît bien le  secteur du vin pour avoir été longtemps commissaire du gouvernement auprès du CN Vin et Eaux-de-vie de l’INAO.


Puisque nous sommes dans la sphère de l’influence je ne sais si les limiers de la RVF auront eu le flair d’aller débusquer le directeur de cabinet du Ministre Stéphane Le Foll, Philippe Mauguin, qui fut un temps directeur de l’INAO.  Ignorer le poids du 78 rue de Varenne sur les questions du devenir de la viticulture c’est faire preuve d’une grande méconnaissance des allées du pouvoir.


Dans cette lignée je m’interroge sur la présence ou la non présence des messieurs suivants :

-        Christian Paly président du CN Vins Eaux-de-vie de l’INAO ;

-        Jacques Gravegeal président du comité des Vins IGP de l’Inao ;

 

Ce sont deux poids lourds de la production : Inter Rhône et Pays d’Oc et il me semble que ça compte en terme d’influence sur le devenir du vin en France. En positif comme en négatif, les volumes et les troupes ça compte.


Dans le même ordre d’idée : verra-t-on dans le classement Joseph Helfrich, le boss de Grands Chais de France ? Je ne sais. Peut-être y était-il l’an dernier car je ne suis pas très familier de ce type de palmarès. Si c’est oui : à quel rang ? Avec Pierre Castel, là aussi c’est du lourd.


Dans cette histoire je n’ai qu’une seule certitude c’est que l’homme aux multiples casquettes : Hubert de Boüard de Laforest tiendra son rang et je prends le pari qu’il sera dans le Top5.

Dernière notation puisque Jancis Robinson  occupe la 62ème place du classement où seront donc placés Robert Parker et Michel Bettane ? Quant aux maris des dames : Michel Rolland et Daniel Cathiard auront-ils une place dans le classement et laquelle ? Suspense insoutenable !


Encore une resucée : qui sont ceux qui sont virés du palmarès en 2012 ? Ne disposant pas de la liste de 2011 je ne puis me livrer au comptage… Si des abonnés de la RVF, des conservateurs bien sûr, l’ont sous le coude ils peuvent soit faire le boulot eux-mêmes ou la filer au Taulier. Merci par avance.

 

Lire chez Bourgogne Live :

 

La presse du vin face à la révolution internet : la RVF joue la distinction du haut de gamme face aux « petits jeunes » du web link

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 00:09

 

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Depuis  le toast réussi avec Nixon lors de sa visite à Pékin en 1972, les dirigeants chinois font couler le Moutai, eau-de-vie de sorgho titrant 53° (dit aussi Maotai petite ville de la province du Guizhou au sud de la Chine) dans le gosier de tous les chefs d’Etat et hauts dignitaires en visite en Chine. En effet, lorsque Deng Xiaoping, deux ans plus tard, se rend aux USA, Henry Kissinger lui confiera « Si nous buvons assez de Moutai nous pourrons résoudre tous nos problèmes. »


Si je vous parle du Moutai c’est que cette eau-de-vie très appréciée en Chine, produite et distribuée exclusivement par Kweichow Moutai, veut faire son entrée dans la cour des grands des spiritueux haut-de-gamme en s’attaquant au marché mondial avec des projets d’ouverture de boutiques aux USA et en Russie. À Paris, boulevard Masséna, à l’entrée du Chinatown du XIIIe une boutique a été ouverture au printemps 2012. « Kweichow se voit en symbole de l’essor économique de la Chine, du passage d’une économie fermée à une économie de marché. » Jusqu’ici, depuis 2004, grâce à un partenariat avec Camus la maison de Cognac, le Moutai a essaimé les duty-free d’aéroport de plus de 120 pays avec des résultats limités : « les meilleurs clients restent les businessmen chinois qui profitent d’escapades à l’étranger pour se fournir du produit à moindre coût. »


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J’ai goûté le Moutai classique, le « Flying Fairy », 53°, c’est hot pas vraiment dans  la ligne des alcools blancs stars du marché. De plus c’est haut de gamme pour le prix : 179€ pour 50cl. Selon  le quotidien  le 13 du mois « Le prix de la bouteille a doublé depuis 2010[…] La société d’Etat justifie la flambée des prix en invoquant la hausse du cours su sorgho, le manque de contrôle des distributeurs et surtout la pression constante de la demande. » Sans être un grand spécialiste des spiritueux, le modèle économique des vedettes du marché, tel Absolut, c’est tout le contraire : il y a plus de marketing et de promotion dans chaque bouteille que de matière première.


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Mais dans cette affaire ce qui passionne votre Taulier c’est la phase historique de la diplomatie du Moutai avec son versant américain : le couple Nixon-Kissinger et celui plus modeste avec Georges Pompidou qui sera lui, contrairement au général de Gaulle reçu par Mao Zedong

.

1-               le couple Nixon-Kissinger et Zhou Enlai


Après l'arrivée au pouvoir des communistes, en 1949, les États-Unis avait refusé de reconnaître la Chine populaire. Les relations entre les deux pays restaient tendues au début des années 70. Cependant, l'accueil fait à une équipe américaine de ping-pong en tournée et les visites secrètes en Chine du conseiller du président Nixon, Henry Kissinger, pavent la voie à un rapprochement. Le 21 février 1972, Nixon entreprend un voyage officiel en Chine au cours duquel il rencontre le premier ministre Zhou Enlai et l'ancien président Mao Zedong.

« Nixon n'a pas été reçu comme le représentant coupable d'un impérialisme vaincu par les contradictions du capitalisme. Il n'a pas été reçu comme un tacticien avec lequel on fait une expérience que l'on se réserve le pouvoir de désavouer aussitôt. Il a été reçu comme un chef d'État avec lequel on peut conclure la paix et on peut fonder la coexistence. Mao lui-même s'est engagé. Il n'est plus en mesure, comme certains sinologues s'aventuraient à le conjecturer, de désavouer Chou En-lai.»


Jean Daniel, «Les surprises de Nixon» Le Nouvel Observateur 28 février 1972

 

2-             Georges Pompidou et Zhou Enlai


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Début septembre 1973, en dépit de sa maladie, Georges Pompidou se rend en Chine, où ses déplacements sont réduits au minimum. « A Pékin, le premier ministre Chou En-lai l’accueille. « L’homme, écrit Jean-Bernard Raymond, était l’intelligence même avec beaucoup d’humour. Au lieu des exposés pesants des Russes de l’époque, sa conversation était rapide, au point que l’on oubliait la différence de langues, grâce peut-être à la qualité des interprètes, mais surtout à l’agilité intellectuelle du Premier Ministre chinois qui, au surplus, disait-on, comprenait le français. Il accompagna Georges Pompidou pendant tout son voyage. »

 

Le 12 septembre dans la Cité Interdite de Pékin les entretiens commencent dans  un climat, en effet, fort détendu :

 

« La Chine intéresse beaucoup les Français, confie Georges Pompidou.

-        Tout à l’heure, répond Chou En-lai, en vous attendant, des journalistes m’ont parlé de la mode française. D’après eux elle a beaucoup évolué depuis les années où j’étais en France, il y a cinquante ans. Maintenant je suis vieux. Je ne m’y intéresse plus beaucoup.

-        - Moi non plus.

-        Chaque peuple a le droit de choisir sa mode : c’est une question de souveraineté !

-        S’il n’y avait que ce problème, ce serait facile, ironise Georges Pompidou.

-        Mais il y a toujours des gens qui interviennent dans les affaires des autres, souligne Chou En-lai.

-        Même dans la mode ! Mais laissez-moi vous dire que vous êtes intervenu aussi dans la souveraineté française, car le costume que vous portez était aussi, il y a quelque temps, très à la mode à Paris.

-        Je peux vous dire que ce n’était pas à mon initiative, mais à celle de vos concitoyens. Si on m’avait consulté, j’aurais été contre. Quand j’étais jeune et que je suis entré au Parti communiste, en France, dans les années 20, je portais des habits occidentaux. » Georges Pompidou Eric Roussel.

 

3-             Conclusion sous forme de « Longue  Marche » et du Moutai devient boisson nationale


En 1935, les communistes chinois, en pleine débâcle, font halte dans le village de Maotai et les soldats vont trouver dans la puissante eau-de-vie « une alliée idéale pour panser leurs plaies et reprendre courage. « La Longue Marche a été un succès en grande partie grâce au Maotai » assurera Zou Enlai lors de la proclamation de la République populaire. Peu après, la distillerie devient propriété de l’Etat et la boisson fétiche accède au rang d’alcool national. »

Le 19 octobre 1935 s'achève la Longue Marche des communistes chinois et de leur chef Mao Zedong. Après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine, les communistes se réfugient au Chen-si (ou Shaanxi). Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils échappent aux attaques du parti rival du Guomindang ou Kuomintang et de son chef, Tchang Kaï-chek. Mais de 130.000 au départ, un an plus tôt, ils ne sont plus que 30.000. La faim et la lutte contre les troupes du Kuomintang ont eu raison des autres.

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Lire « Le Maotai, alcool national et symbole de la corruption chinoise » link

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:09

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Coup sur coup j’ai lu la chronique du vendredi 8 février 2013 « De quels vins on s’abreuve, de quels mots on se saoule ? » de Jean Yves Devevey, Viticulteur en Bourgogne au 31 Rue de Breuil. 71150 à  DEMIGNY.link puis celle d’un éminent dégustateur bourguignon Patrick Essa  animateur de dégustateurs.com « Goûteux et/ou merdeux ? … Écrire sur le vin nécessaire ? »link


Mon propos est simple et direct, je ne suis qu’un simple  buveux. J’achète mon vin pour le boire pas pour écrire même s’il m’arrive d’écrire sur un vin qui me plaît. Je ne démolis jamais, ce n’est pas le genre de la maison à une exception récente d’une bouteille de Coteaux Bourguignons du négoce qui a fini sa vie dans l’évier. Pendant tout un temps je me suis même qualifié de dégustateur-imposteur mais je ne le fais plus car je ne suis pas goûteux pour deux sous laissant ça à d’autres bien plus qualifiés que moi, c’est le cas de Patrick Essa.


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L’adresse de Jean-Yves Devevey aux goûteux me plaît assez car elle ne manque ni de panache ni d’à-propos. Sans doute, comme le Taulier parfois, il se laisse aller à la facilité « Le vin finalement c’est un peu comme le sexe et tout le reste, c’est ceux qui en parlent le plus… » vraiment je ne vois pas le rapport. Dans son élan il met aussi un peu vite, avec un petit chouia de méchanceté, tout le monde dans le même sac, disons tout ce qui tient un porte-plume, façon de parler, mais il parle vrai. Je ne vais pas écrire que je le comprends, ou pire encore que je me mets à  sa place, ce serait démago, mais depuis que je divague sur le Net, j’en ai aussi un peu ma claque de n’entendre gloser que sur le vin. Les détails d’intendance ne sont pas le souci majeur de nos goûteurs de vin. Ce qui se passe dans la vigne, les gens qui y travaillent m’intéressent et je suis soucieux de ce que vous, et nous, légueront à nos enfants. Faire du bon vin ou comme vous le dites un « vin buvable qui donne un peu de plaisir aux braves gens qui m’en achètent. » certes mais comme l’aurais dit ma mémé Marie faut pas mettre des saloperies dans l’eau du puits. Comme je ne connais ni vos vins, ni ce que vous faites à la vigne, mon propos est général et sans agressivité. Comme je ne suis qu’un simple consommateur, je n’ai aucune vocation à m’ériger en juge mais y’a aucune raison de ne pas discuter simplement et calmement de ces questions.


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Patrick Essa, profitant des propos de Jean-Yves Devevey plaide pour sa chapelle, celle des « dégustateurs sérieux » en renvoyant à la géhenne la populace des petits merdeux qui batifole sur le Net. C’est son droit. Il « affirme sereinement ne pas écrire pour faire du foin - on dirait aujourd'hui du « buzz » - mais uniquement pour donner un avis senti, lucide et souvent engagé. Evidemment pas pour brasser de l'air et attirer le regard en jouant les agitateurs car j'ai une sainte horreur de cela. »


Dont acte mais lui aussi met tout le monde dans le grand sac de l’opprobre facile lorsqu’il affirme « Aujourd'hui sur le web l'internaute « boit » très souvent des vins frais et bio qui se singularisent par leur aspect naturel sans quoi il passe vite pour un gros naze qui ne pompe rien et qui est potentiellement pollueur, voire toxique. Les vins y sont immenses ou merdiques, bon ou mauvais, j'aime ou je n’aime pas...ils se facebookisent ! » Que ce soit une tendance je ne le conteste pas mais, quand à en faire un phénomène général,  il y a un pas que je ne franchirai pas car il ne correspond pas à la réalité.


Patrick Essa vous vous posez la question « Combien se demandent s'ils sont capables de juger avec discernement ? » mais vous n’y répondez pas vous vous contentez d'asséner que « non ils raisonnent ainsi : « comme je suis libre de dire », « je publie mes propos librement ».

 

Oui et alors, pourquoi balancer :


-        « La pertinence du jugement? On s'en fout!

-        La forme? On s'en fout!

-        La place du vin dans la dégustation? On s'en fout!

-        La température de service? On s'en fout!


Si tu plussoies ou tu souris...alors là t'es un vrai bon pote qui a tout compris car tu es « ok » avec moi. »


Désolé Patrick Essa, c’est de la caricature, ceux de ces écervelés, ou décervelés d’après vous, que je fréquente sont très respectueux du vin et ils ne font pas n’importe quoi. Moi je trouve ça condescendant Patrick Essa car contrairement à moi, qui ne suis certes pas un vrai dégustateur, vous ne les côtoyez pas. Même s’ils sont provocants, qu’ils manient une langue crue, ils savent se tenir et ne boivent ou ne dégustent leur vin ni dans des verres sales, ni chaud avec une paille.


Franchement ça vous dérange Patrick Essa que des jeunes consommateurs entrent dans le vin par une autre porte que la vôtre ? Qu’ils déraillent un peu. Moi pas, ça m’amuse. Ça m’enchante même. C’est la vie et je ne crois pas, moi, qu’ « Aujourd'hui? » … comme vous le croyez, vous « Il faut être hors norme, pas dans les clous, borderline, tendance comme... produire des vins de pays à 30 euros la quille dans une région peu favorisée par la notoriété ou être dans la merde pour vendanger car on s'est fait avoir par un de ses acheteurs. Quelle classe, quel génie! Dès lors le net « humanitaire » vous adore... forcément. »


Non Patrick Essa, il n’y a aucune nécessité à écrire sur le vin, c’est le simple choix de ceux qui le font, quelles que soient leurs motivations. Libre à eux, libre à vous, la critique n’est utile que pour ceux qui estiment qu’elle l’est. Les critiques ont leur public, tant mieux pour eux, tant mieux pour vous, mais on peut vivre sans donc ce n’est pas une nécessité mais un simple besoin suscité.

 

Ceci écrit, je crois que tout ce qui se dit et s’écrit en ce moment sur ces sujets relève du mal bien français de vivre retranché dans son pré-carré, de se réfugier dans sa chapelle avec ses adeptes, de s’invectiver, de se détester : Bettane et Antonin en figures de proue des extrêmes, de se dire partisan de la liberté mais d’en dicter les contours. Je respecte profondément le travail des uns et des autres, vignerons en premiers, goûteux de tout profil, de toutes extractions, en leur rappelant que le buveux que je suis, et qui écrit, le fait comme un consommateur engagé, un client qui choisit, paie, ce qui lui laisse bien plus de liberté pour défendre la seule cause qui vaille : l’extension du domaine du vin

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 00:09

  

 

Ce titre est un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, nul, j’en conviens, mais je plaide non-coupable car, même s’il se situe nettement au-dessous du niveau de la mer, c’aurait pu être pire puisque vous avez échappé ce matin à je bois donc j’essuie… les verres au fond du café.

 

Que m’arrive-t-il ?

 

Aurais-je trop bu de vin nu ?

 

Me serais-je shooté à la mèche de soufre ?

 

Serais-je pris de vertige face au grand retour de David Bowie, 66 ans depuis le 8 janvier, avec son album The Next Day ?


The Stars (Are Out Tonight)


 

Un peu de tout ça sans être tout à fait ça, en fait rien de très spécial sauf que je ne sais jamais quoi répondre à la question qui m’est souvent posée « mais pourquoi t’écris sur le vin ? » Même si ça vous étonne, je ne sais pas vraiment pourquoi je ponds des chroniques sur le vin à raison de deux par jour que Dieu fait (athée, j’adore cette expression).

 

Tout d’abord sachez que je n’écris pas pour boire, ni ne bois pour écrire, mais j’écris tout de même. À bien y réfléchir ce qui chez moi uni le boire et l’écrire c’est que j’aime être assis. Poser mon cul ou mes deux fesses où que ce soit, sur quoi que ce soit : une chaise de cuisine, un banc public, un fauteuil profond, un canapé de salon, une banquette de café, un tabouret de bar, un pouf de lupanar, un transat sur un entrepont, la margelle d’un pont, un tronc d’arbre abattu, sur l’herbe, sur le sable… me va car, comme je n’écris pas debout, dès que je suis assis soit j’écris, ou je lis, même je préfère lire au lit, soit je bois car je suis un invétéré buveur assis.

 

Ceci écrit, même si ça va vous paraître paradoxal, chaque jour je n’écris pas sur le vin mais j’écris tout court, tout simplement, de la même manière que mon pépé Louis labourait ses champs avec sa charrue Brabant. Quand j’arrive au bout d’une chronique, dans la chaintre de ma page blanche, je fais virer ma paire de bœufs blancs tachés de roux et je plante le soc pour continuer mon labour. Je vais au pas des pas de mes bœufs, sans hâte, j’écris. Mon ouvrage est ce qu’il est et je n’ai nullement la prétention d’œuvrer. Non je besogne en essayant que mon sillon reste bien droit comme le voulait mon pépé Louis. Ne prenez pas ce que j’écris pour de la fausse modestie car je suis tout sauf modeste. Comme mon aïeul je suis fier.

 

Le vin n’est donc pour moi qu’un prétexte, certes un beau et un excellent prétexte mais si, chaque jour, j’écris, et je n’écris pas chaque jour mais par séquence, lorsque j’ai le temps et l’envie, c’est parce que je ressens le besoin de vous écrire. Vous écrire c’est aller à votre rencontre, une rencontre sur mes lignes. J’ai chemin faisant appris à m’adresser à vous, à sortir de mon petit jardin d’intérieur, de mes à priori, de mes lubies. Grâce à vous j’ai vraiment ouvert en grand mes portes et fenêtres. Vous m’avez libéré de ma distance, de ma gangue, de ma carapace d’homme de pouvoir. Grâce à vous je me livre avec liberté et je l’espère le plus possible de légèreté. Grâce à vous j’ai gagné en patience, je ne suis plus un homme pressé. Même que je ne monte pratiquement plus sur mes grands chevaux.

 

Écrire, vous écrire, n’est pour moi ni un travail, ni un dérivatif, c’est faire un bout de chemin avec vous, pour converser, échanger, créer des liens. Reste que ce pan de mon activité ne m’occupe pas tout au long de la sainte journée : écrire deux chroniques par jour ne s’apparente pas aux travaux d’Hercule. Et c’est là où je voulais en venir, en ayant abusé comme toujours de votre patience, un jour je m’arrêterai de chroniquer. Je m’arrêterai comme ça, sans préavis, à mon corps défendant peut-être, on ne sait ni le jour ni l'heure, ou tout simplement par que j’aurai terminé le labour de mon champs. Alors, si Dieu me prête vie (pas mal pour un athée) j’irai en labourer un autre.

 

Lequel ?

 

Je ne puis vous le dire, plus exactement il me semble prématuré de vous le confier

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 00:09

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Ceci est une histoire vraie. À 14h39 tombe un commentaire signée Marie-Lys Damas


« Cher Taulier,


Décidemment vous aimez la provocation. Vous avez bien étrillé les Bourguignons ces jours-ci. Alors pourquoi ce faux étonnement. Vous nous avez quand même habitués à mieux. Un petit coup de blouzzz... dans votre univers vif argent pendant ces vacances d'hiver ? Pour changer de région mais non pas de cépage je vous suggère de déguster le chardonnay « Ratapoil » 2009 de Raphaël Monnier (Arbois) que vous trouverez à la Cave des Papilles (pas très loin de chez vous sur votre destrier chéri). Je l'ai servi au cours d'une dégustation (cours) sur les vins bios et nous l'avons tous beaucoup apprécié. J'aimerai bien savoir ce que vous en pensez. A bientôt pour de nouvelles aventures. Amicalement. Marie-Lys. »


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Certes mon étonnement était surjoué mais qui aime bien châtie bien et les Bourguignons me doivent une réponse. Mais la Marie-Lys, double insigne de pureté que prénom composé, avec sa suggestion venait de mettre en action ma machine à pondre des chroniques. Ça chauffe dur. À la rupture je saute sur mon nouveau vélo flèche d’argent et tire au droit sur la rue Daguerre. Dans le l’échoppe je me rue sur le rayon Jura et, à mon grand émoi, Gérard des PAPILLES me balance « tout le monde en ce moment veut du JURA ! »  Et moi de lui répondre « c’est l’effet OLIF »


Comme je devais faire une tournée en ville sur ma flèche d’argent la bouteille de Ratapoil restait aux Papilles et j’irais la quérir au retour. Ce que je fis. Mon estomac criait famine et, comme je n’avais pas sous la main une marieuse mets-vins, je soliloquais : qu’allais-je donc manger avec mon Ratapoil ? Un jeune homme croisé à l’entrée, à qui j’avais demandé de jeter un œil sur mon nouveau destrier, me conseillait un Comté Marcel Petite. J’opinais puisque j’en avais en magasin mais Olivier venait juste de chroniquer sur le sujet.


Alors que je réglais mon emplette je remarquai sur le comptoir : deux pizzas. Comme j’avais une folle envie de pizza je m’enquis de savoir si elles étaient à vendre. C’est alors que le jeune Camille m’expliqua que c’était une expérience, plus précisément des pré-modèles de vraies pizzas napolitaines. Si ça convenait aux papilles des dégustateurs les Papilles les proposeraient à sa clientèle. Très grand reporter je m’enquis du mode opératoire napolitain et je pris même des notes : farine italienne W 400, pâte levée pendant 4 jours à 10°, levain d’Ischia, mozzarelle di buffala, tomates de San Marzano.  Les clients qui se pressaient dans l’échoppe se demandaient quel était cet hurluberlu passionné par les pizzas.


Alors que je me saisissais de ma quille de « Ratapoil » 2009 de Raphaël Monnier (Arbois) Camille me dit « Prenez les pizzas » Estomaqué je réponds « mais où je vais les mettre, je suis à vélo… » Mauvais prétexte m’objecte Camille qui plie ses pizzas dans le papier d’alu comme des crêpes et les glisse avec ma bouteille. Je balbutie « combien je vous dois ? » Lui me donne des conseils de cuisson. Je me confonds en remerciements et je sors des Papilles sous les applaudissements ou presque.


J’enfourche ma flèche d’argent pour regagner mon four. J’ai hâte. Je préchauffe. La bonne odeur de la pâte embaume la cuisine. Je débouche le « Ratapoil » 2009 de Raphaël Monnier (Arbois). La pizza est extra. Je lui fais un sort avec délectation en lapant des gorgeons de cet Arbois venu avec cette pizza quasiment du ciel. C’est l’extase. La satiété. Une fois encore mon ami le hasard m’a précipité dans la volupté. La seconde pizza sera pour demain.

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Reste me direz-vous ce « Ratapoil » 2009 de Raphaël Monnier (Arbois). J’ose écrire Alléluia tout en me disant que cette très chère Marie-Lys Damas, grande aiguilleuse du Taulier, qui semble être une dégustatrice émérite, se doit maintenant de nous livrer ces notes de dégustation. Le taulier plus chatouilleur de Bourguignon que dégustateur de vin du Jura a besoin de prendre des cours pour se sortir de son ignorance crasse.


Écrire une chronique pour vanter « l’effet Olif » qui déferle sur la rue Daguerre, louanger les pizzas napolitaines de Camille et encenser le nectar de Raphaël Monnier c’est déjà beaucoup d’ouvrage pour un Taulier fatigué. À chacun son labeur, le bonheur est dans le pré à chacun son métier et les vaches seront bien gardées » Tout ce je puis vous avouer c’est que le niveau du liquide à fortement chuté : je ne suis pas un dégustateur mais un buveur…

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 00:09

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« Vous les voulez fines vos tranches madame Michu ? » Le taulier s’imagine parfois derrière un comptoir maniant avec volupté sa machine à trancher avant de déposer son œuvre sur du papier sulfurisé. Ne me reproche-t-on pas parfois d’avoir des opinions pas assez tranchées pour me conseiller d’y aller franco de port…


Lorsque je portais des culottes courtes et que j’allais faire les courses de la maisonnée chez le charcutier de la place des Halles, Patry de son nom, les premières tranches qui m’ont mis en émoi furent celles si fines du salami. Contempler la douce et un peu triste madame Patry, ceint de sa blouse blanche, empoigner ce drôle de gros saucisson rose bonbon pour le poser délicatement à fleur du tranchoir puis actionner le poussoir me fascinait. Mes yeux ne quittaient pas les mains de la dame, l’une poussait, l’autre recueillait les tranches si fines, presque translucides. J’aimais cette geste qui se terminait par dépôt des tranches empilées sur le plateau d’une balance étrange où une longue aiguille pleine de chiffres me semblait être l’œuvre d’un savant fou. Le mystère de la tranche de salami, sorte de volute rose de dentelle, peupla mes rêves de petit vendéen crotté en me faisant rêver aux belles italiennes.


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Je sais j’abuse de votre patience en vous bassinant avec mes tranches mais, que voulez-vous, il faut bien que je vous fasse des confidences pour que vous puissiez apprécier à leur juste valeur mes tranches fines des Tronches de Vin. D’ailleurs, mes élucubrations sur les tranches n’ont rien d’acadabrantesques puisque les livres ont aussi une tranche grâce à laquelle on peut les repérer sur les rayons de sa bibliothèque.  

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Bref, si j’ose encore utiliser ce mot, m’étant vautré dans mon premier billet en opérant un échange standard, comme on le dit pour les moteurs, entre Guillaume et Antonin, cette fois-ci on ne m’y reprendra pas, mon assortiment de tranches fines tiendra à mon seul choix sans avoir besoin d’identifier l’auteur des lignes du guide des vins qui  ont d’la gueule.


Ne cherchez aucune logique il n’y en a pas, j’ai picoré,  souligné, découpé mes tranches fines parce que je les trouvais savoureuses, insolites, rarement insolentes, sincères, belles,


Ma première tranche est une affirmation d’Ernest Hemingway correspondant de guerre de l’US Army en 1945 dans le Val de Trebbia« Aujourd’hui, je suis passé dans la plus belle vallée du monde ! » « Était-ce par une de ces journées radieuses, où la rivière coulant vers le Pô, semble irradier une douce lumière jusque sur les collines alentour ? » se demande GNB qui lui passe du côté de chez Giulio Armani – Azienda Agricola Denavolo.


La seconde, n’est pas de jambon d’York, mais une saillie de Toby Bainbridge, natif d’une petite ville non loin de Birmingham, à propos du minimalisme de ses étiquettes « le vigneron de  Chavagnes admet volontiers son côté très pragmatique – « c’est mon côté anglais, pas très sexy ! » - Et que cela s’oppose parfois au côté fonceuse de Julie, éducation américaine oblige. »


La troisième me fait me souvenir de la première rencontre avec Sonia vantant son Pierre Beauger, le dernier volcan d’Auvergne, et son « vendangé en tongs ».  « C’est une connerie. Certains mettent élevés en fûts de chênes, ou pourraient inscrire vu à la TV. Alors moi je mets vendangé en tongs. Mais je ne  vendange pas en tongs. Et sur les nouvelles étiquettes, je vais faire pire. »


La suivante est tranchée par les mains aux ongles carminés d’Eva qui, du haut du Mont Rachais, au cœur du massif de Saint-Thierry, est épatée par les « petites fleurs jaunes printanières qui tapissent au printemps le sol de cette vigne biodynamique et qui ne laisse aucun doute sur l’identité du propriétaire […] Partout autour, le sol est net, clean, désespérément vidé de sa substantifique moelle. Pas l’ombre d’un pissenlit, pas de quoi se constituer une petite salade agrémentée de deux ou trois lardon en saison. » Sacré Francis Boulard, il déroule tapis…


La cinquième, qui n’est pas la République, mais c’est tout comme, nous apprend que le sieur Comor Jean-Christophe, a quitté les ors de la république, au lendemain du funeste 21 avril 2002. Ce conseiller de Seguin, Pasqua, puis Chevènement, a « quitté le vain pour le vin » pour s’installer sur des « Terres Promises »


La sixième ne doit rien au hasard puisqu’il y a fort longtemps que j’ai découvert Alain&Isabelle Hasard, fin 2008 ICI link  « On est loin d’un quelconque mysticisme ici, juste une bonne connaissance de ses vignes et de son terroir, et le fait de s’y adapter. Ce qui donne des vins d’une grande pureté, très équilibrés, dans lequel l’élevage se trouve bien fondu. Une jolie mélodie qui varie, selon les millésimes, les vins, mais une mélodie toujours joyeuse et souriante comme lui. »

La septième s’apparente au 7e ciel « C’est qu’elle fait des huiles de beauté pour le gosier, qui tapissent le palais de leurs parfums superposés. Des onguents à boire, dont on  se tartine d’autant plus volontiers les entrailles qu’on sait qu’ils n’ont rien d’artificiel. » Noëlla Morantin, se fait aussi poète « J’aime beaucoup la Vallée du Cher, c’est beau, c’est blanc, avec les tuffeaux c’est vert… Il ne manque que la mer ! Quand je serai riche – ce qui arrive rarement chez les vignerons nature – j’aurai une cabane au bord de l’océan… »


La huitième et dernière c’est pour ma pomme « On dit qu’ici l’eau a toujours été rare. Les différents puits du village ne suffisaient pas à abreuver les habitants et le bétail. D’ailleurs, le puits familial ne donne plus guère plus de dix litres d’eau par jour en été. Est-ce pour cela que les villageois avaient la réputation de boire plus que de raison ? Les coteaux alentour ont toujours été plantés de vigne, sur un terrain très sec, très caillouteux. Le granite est tout proche. » C’est près de chez moi, le domaine de la Pépière (la pépie c’est avoir soif) chez Marc Ollivier qui fait du Muscadet.

 

En bonus, concocté par Olif, parvenu au Taulier à 22H30 en direct du Jura link Nature morte au vin nature vivant, une tentative d'accord de vin nu avec du Comté, à la demande du Taulier, et un titre à la con aussi long que les siens, il n'y a pas de raison !

 

 Pour réceptionner les Tranches de Tronches de Vin rendez-vous vendredi prochain 8 mars 2013   19:00 – 22:30 au Lapin Blanc 84 rue de Ménilmontant, 75020 Paris ;


Cinq vignerons seront présents :


- Iris Rutz-Rudel (la wonder woman qui repousse les sangliers au Domaine Lisson)

- Eric Callcut (The Picrate himself, avec du vin et son propre livre, "Banlieue Bible")

- Benoit Tarlant (l'homme qui a mis du champagne en amphores)

- Raphaël Gonzales (l'elfe-biodynamiseur du Clos des Cimes)

- Jean-Pascal Sarnin (une moitié de Sarnin-Berrux qui vaut son pesant d'or)

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 00:09

Sa tête est large avec le dessus aplati. Sa bouche présente une lèvre supérieure épaisse et de la taille de la pupille. Son dos est dans les tons grisâtres foncés, tandis que ses flancs sont argentés et son ventre est blanc.


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Votre Taulier, qui n’est point boucher, sauf à l’émeri, garde toute sa tête. En effet, le Mulet dont il s’agit est le Mulet lippu ou Mulet à grosses lèvres. Pour la science, c’est le Chelon labrosus de la famille des Mugilidés. Il  peut peser jusqu’à 7 kg car sa durée de vie est de 25 ans. Ceux que vous voyez vautrés dans la glace chez votre poissonnier – le Taulier n’est pas non plus poissonnier – pèsent en moyenne de 1 à 1,5 kg. Il vit en banc important à son plus jeune âge et atteint sa maturité sexuelle à 4 ans lorsqu'il mesure environ 30 cm. Il frai de mai à juillet. Y’a 80 espèces de mulets, dont bien sûr le Mulet Bobo que l’on ne peut malheureusement pas pêcher à Paris dans la Seine (il arrive aussi au mulet de séjourner dans l’eau douce des rivières…) Il  est implanté du Sud de la Norvège et tout autour des iles Britanniques, jusqu'aux côtes du Maroc et sur toutes les côtes des pays de la Méditerranée.


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Le Mulet lippu est goulu, ce n'est pas un poisson très difficile et certainement pas un « gastronome ». Si d'ordinaire il se nourrit d'algues, de petits vers, de petits crustacés et mollusques il ne dédaigne pas une bonne lampée de vase car son système digestif est particulier avec son intestin de près de 2 mètres, il y récupérera les micro-organismes. Vous me direz que c’est mieux que de bouffer des farines animales, sauf que le Mulet à grosses lèvres fréquente dès le printemps les estuaires et remonte jusque dans les ports ou il trouve sa nourriture. Il supporte bien la pollution et son estomac doté de parois musculaires broie tout ce qu’il bouffe.


Le Taulier n’étant pas non plus pêcheur je ne vais pas vous faire le coup des méthodes de pêche au flotteur, à la callée, à la dandine et au lancer avec un leurre. On me dit qu’on appâte le Mulet lippu avec un morceau de pain sur lequel on dépose quelques gouttes d'huile de foie de morue, des petits dés de maquereau ou une moule. Ceci dit, le mulet est un poisson méfiant. Pour le pêcher, la période la plus favorable est de Mai à Octobre.


Le mulet c’est le bar du pauvre ou le loup du pauvre car il compte parmi les poissons assez bon marché. Même si le Taulier n’est ni médecin, ni diététicien sachez que le Mulet est un poisson semi-gras, riche en protéines. Ses lipides sont en majorité des acides gras mono-insaturés ou polyinsaturés (dont les fameux oméga-3), donc très bons pour la santé car ils préviennent, entre autres, les maladies cardiovasculaires. Le mulet a une teneur intéressante en vitamines, notamment du groupe B (B3, B6 et B12), et de vitamine D.


La chair du mulet est maigre, plutôt dense et très blanche. Les fines gueules, les asirés, ne le tiennent pas en odeur de sainteté car il peut dégager une légère odeur de vase. Pour l’en débarrasser, il est nécessaire de le faire dégorger. Éviter de l’écailler avant de le préparer car ses écailles épaisses protègent la chair d’une cuisson trop forte.

 

Le mulet se prépare comme le bar : en court-bouillon, au four ou au grill.


Sur son blog, Bruno Verjus, écrivait link « à vrai dire, la mâche un peu ferme du mulet s’avère peu idéale pour cette découpe façon carpaccio... Je vais essayer de le trancher en fins cubes (comme un tartare) et de l'assaisonner avec une mayonnaise courte, faite d'un jaune d'œuf, moutarde douce (d'Orléans par exemple) et de très peu d’huile de pépins de raisin. De façon à privilégier le crémeux de l’œuf et de la moutarde et d'y adjoindre la fraîcheur des herbes (coriandre, fenouil, sommités crues de brocolis, cives) finement taillées.

Je vais le servir sur du pain baguette toasté, pour le croustillant et ajouter l'acidité fleurie de quelques pétales de pâquerette. »


Petit rappel : c’est avec ses œufs que l’on confectionne la fameuse boutargue ou poutargue, spécialité de Martigues, lire la chronique du Taulier  « La Boutargue, le caviar de la Méditerranée, va bien aux spaghettis arrosés d’un petit vin du pays » link 

 

À propos de vin du pays, ma proposition pour faire suer le Mulet Lippu est d’une évidente simplicité c’est de licher :


-        Du côté de l’Océan : un Gros Plant « Le Gros Plant a ses fidèles, ses passionnés, tel Jean GABIN dont c’était le vin préféré link  , ou Aimé DELRUE qui en 1948 offrit au Canton de Saint-Philbert de Grandlieu un buste unique dédié au « Nantais Moyen buveur de Gros-Plant ». Vincent Caillé domaine le Fay de l’homme link

 

-        Du côté de la Méditerranée : un Picpoul de Pinet… « Par son vote à l’unanimité le 14 février2013, le comité national de l’INAO  a reconnu  Picpoul de Pinet en AOC spécifique au sein de l’AOC Languedoc. » Floriane et Olivier AZAN - 34850 PINET Domaine du Petit Roubié link 

 

-        Du côté de la Vendée, rien que pour faire un pied-de-nez, je propose « Le Grand Ecart » 2012 de Jérémie Mourat. Un chenin d’Afrique du Sud, tient ça me fait penser à quelqu’un !

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:09

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Hier, avant de partir faire un tour au Salon International de l’agriculture, j’ai lu dans la presse régionale que « le président du Conseil régional de Bourgogne voulait plus d'authenticité pour la prochaine édition de salon. » Ça m’a conforté dans ma première impression lors de mon passage le samedi de l’ouverture lorsque j’avais traversé les travées de ICI c’est la Bourgogne. En effet, les vendeurs de vin m’étaient tombés dessus tels des shrapnells à Gravelotte, pas de la petite drague mais du lourd. De plus, pas un nom tout au long qui m’évoquait des vignerons ou des maisons emblématiques de la Bourgogne. Je m’étais dit Taulier tu te fais des idées et je m’étais esbigné.


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Retour au pavillon des Provinces en croisant cette fois-ci les mêmes musiciens chiliens, non plus congelés mais chamarrés (voir photo) Je me hissais donc par des escalators asthmatiques jusqu’au niveau de la Bourgogne. Pas grand monde mais sur 20 mètres le même cinéma que samedi, vraiment je dois avoir le profil type du parigot gogo : insistants les gugusses, je les ai carrément envoyés chier. Dans une autre allée, profitant que certains avaient capté un pigeon j’ai jeté un œil sur les tarifs : là aussi c’est du lourd. Sans doute faut-il amortir le prix du stand mais je me demande qui est encore assez con pour se faire avoir par de telles pratiques.


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Mon cher François je comprends mieux que tu préféras humer une poignée de foin ou de la paille – normal tu étais vétérinaire – plutôt que plonger ton nez dans un verre. Tu es de goût très classique je le sais et pour ma part dans les Patriat je suis tendance Grégory, mais tout de même ce barnum de tapeurs de vins de Bourgogne écorne la belle image de la région. Je te concède que la plupart des régions, en matière de vin, sont logées à la même enseigne que ta Bourgogne, ce n’est pas la fine fleur qui est présente. D’ailleurs, je trouve que ce biseness du vin n’a rien à faire dans un espace sensé être la vitrine d’une des régions vinicoles la plus prestigieuse de notre vieux pays, ça date d’une autre époque lorsque les péquenots vendéens montaient à Paris et se murgeaient grave dans ce qu’ils avaient baptisé « le couloir de la mort » Il y a maintenant beaucoup d’autres lieux pour vendre du vin à Paris.


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Pour me consoler je suis allé prendre quelques photos de bons vieux bourguignons qui faisaient de la musique et de la danse et qu’ont initiés les parigots tête de veau au ban bourguignon. C’était déjà ça François mais ça ne suffisait pas il va falloir secouer tout ça même si ça fait un peu de poussière. Facile à dire, difficile à faire, mais je me souviens d’avoir entendu chanter « et je suis fier, et je suis fier d’être bourguignon… » Bon courage François, demande à miss France de te donner comme hier un petit coup de main.


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Dépité je m’en suis allé et j’ai même croisé une saucisse de Morteau avant de tomber nez à nez avec l’ami Philippe Bornard, le renard du Jura, qui fut ma première consolation avec un bon gorgeon de savagnin. Quelques pas plus loin des languedociens de ma connaissance m’offraient un petit canon de Picpoul de Pinet avec des huîtres de l’étang de Thau. Je commençais à être un peu rasséréné. Je reprenais ma progression en traversant les stands de nos DOM où l’ambiance était fort joyeuse et j’entreprenais un beau parcours de la biodiversité comme tu pourras en juger ci-dessous.

 


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Et puis je me suis dit, mon cher François, que du côté de la Corse samedi dernier y’avait de l’ambiance : bonne pioche, de la musique un peu plus fun que tes bons bourguignons et un bar à vin où l’on servait du bon vin. Tout pour me plaire, et ça devrait t’inspirer aussi : les corses l’authenticité et l’identité c’est dans leur ADN. Bref, j’ai noté une nette corrélation entre ambiance et assistance. Les temps pas si rose pour venir ce faire ch… dans des travées où soit on te file du papier, soit on cherche à t’arnaquer avec de l’aligoté à 22€ j’oserais écrire le kilo tellement c’est gros.


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Pour finir ma petite tournée mes pas m’ont portés jusqu’à l’Aveyron où j’ai eu le bonheur de trouver André Valadier, l’homme du renouveau du fromage de Laguiole avec sa coopérative Jeune Montagne. C’est un sage, un de ceux qui a pensé et compris ce qu’était une AOC accroché à son territoire pour créer de la valeur. Nous avons longuement conversé autour d’un verre de bière. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes François toi qui es en quête d’authenticité tu peux la trouver chez le toujours jeune André Valadier capable de soulever des montagnes (la photo ci-dessous a été prise par moi lors de l'estive sur le plateau de l'Aubrac)


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Voilà mon après-midi au salon de l’Agriculture François, rien qu’une déambulation d’un Taulier qui, bien que mal parti est plutôt bien retombé sur ses pieds…. sauf qu'il s'était tout de même pris les pieds dans son agenda... son grand âge sans doute...

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