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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 00:09

Le lundi à Paris est le jour béni pour les organisateurs de folies du vin, les restaurateurs se font du beurre le jour de fermeture, la concurrence des salles fait du dumping, c’est le trop plein. Bref, votre Taulier d’ordinaire s’abstient d’aller se mêler à la ruée des grands dégustateurs ou acheteurs de vins divins. Cependant comme tout principe souffre d’exception ce lundi 25 mars, bien pourvu en joyeusetés,  le Taulier a décidé de s’y coller en se tapant l’intégralité des sollicitations.

Ce qui suit n’est que le reportage de son dur labeur de dégustateur-imposteur monté, non sur roulements à billes, mais sur sa flèche d’argent qui ne se meut qu’à la force de ses mollets.

Levé aux aurores : café, écran pour le turbin ordinaire jusqu’à 10 heures.

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Départ vers la première station du chemin de croix : la Cartonnerie 12 rue Deguerry dans le 11e où aujourd’hui « commence la Loire ». Beau soleil sous un ciel clair il fait frisquet. Premier souhait à l’attention des organisateurs : que les tables de dégustation gardent tout au long de la journée la même fraîcheur, la même netteté qu’au tout début. Pas facile mais grandement facilité par la pose de récipients ad hoc pour les jets des dégustateurs. En effet, les petits pots minables en nombre insuffisants posés sur les tables ça relève de la faute professionnelle. À la fin de la journée ça tourne à la vinasse, c’est plein de taches, image déplorable.

Là c’est impeccable bien sûr. 4 appellations les Côtes d’Auvergne et du Forez, la Côte Roannaise et Saint-Pourçain mais aussi l’IGP d’Urfé. Toujours le même problème pour le Taulier qui n’a pas le temps de faire la tournée de toutes les tablées : comment choisir ? Y connait que le domaine des Pothiers link et le domaine Sérol link . J’aurais dû me tuyauter auprès de ma dégustatrice préférée Sonia mais elle est occupée du côté de l’île de Beauté. Je plonge donc et voilà le résultat en photos.

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-       Vincent Willenbucher  côte roannaise : www.vincent-willenbucher.fr

-       Stéphane Réal vins du Forez www.cavereal.fr

-       Domaine Miolanne vins d’Auvergne  www.domainemiolanne.com

-       Cave Mondon Demeure vins du Forez www.cave-mondon-demeure.com

-        Domaine du Fontenay côte roannaise www.domainedufontenay.com

 

 

Cap ensuite sur l’Etoile, je mouline en direction du 15 rue de Lamennais pour aller déjeuner à l’invitation de Guy-Pétrus Lignac. Je suis en retard. Pas de poteau face au beau resto ni de voiturier pour vélo. J’adore les boiseries. C’hui le dernier arrivé. Que du blogueur et gueuse autour d’une belle table. Excellent déjeuner, discussion franche et courtoise, j’oserais dire intelligente, j’y reviendrai dans une prochaine chronique sur le château Guadet. www.chateau-guadet-saintemilion.com

 

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De nouveau en selle je dévale vers le canal où, au Comptoir Général quai de Jemmapes, UVA Corse vient comme chaque année nous présenter sa nouvelle journée de quilles. C’est le milieu de journée et mes petites remarques initiales s’appliquent : les tables ne sont pas vraiment nickel chrome et comme la présentation se fait par appellation une vache n’y trouverait pas son veau. Bref je godille pour trouver ce que je cherche mais je dois avouer que je le fais sans grand enthousiasme. Par bonheur, reste l’excellente cuisine de madame  Briclot mais j’ai perçu comme une certaine lassitude chez les vignerons pas très impliqué dans la dégustation. Ce n’est là que la réflexion d’un petit chroniqueur sans grande influence. L’important ce sont les acheteurs mais à ce moment-là il vaudrait mieux ne point inviter les blogueurs.


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À nouveau sur deux roues je déboule jusqu’à Bastille pour aller traverser la Seine sur le Pont Neuf. En effet, je suis convié, comme le fine fleur des blogueurs, à une dégustation aussi impromptue de vins paysans espagnols que sauvage de vins paysans espagnols par le sieur Pousson à la Compagnie des vins surnaturels 7 rue Lobineau link. Avec ma belle flèche d’argent je prends mille précautions pour lui éviter de se faire chouraver par des mains indignes. L’ambiance est très cosy, studieuse, je suis cerné par d’éminents preneur de notes. J’ai honte. Comme toujours profusion mon logiciel a du mal à se connecter. Je fais des photos, c’est si simple. Je déguste, c’est plus compliqué. Deux chouchous sur chacune des tables, dont je n’ose révéler les appellations poussoniennes de peur de recevoir une volée de bois vert du clan des femmes, Pirata et San Martin (pour les détails prière de s’adresser à Vincent qui est intarissable). Belle dégustation de vins paysans sur les chapeaux de roue avec pour le petit dernier pour la route un Fino de Jerez pure merveille de finesse.


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Il me faut retraverser la Seine du côté de l’Alma pour grimper jusqu’au George V où se tenait la dégustation du millésime 2012 des poulains de l’écurie Stéphane Derenoncourt. En descendant l’escalier qui menait au salon de dégustation je sentais un soupçon de fatigue me gagner. Je frisais le surrégime mais comme au bas de l’escalier je tombais nez à nez avec N de R qui venait juste d’arriver, alors que quelque temps avant il partait de chez Pousson comme j’arrivais, je me disais qu’il me fallait assurer. Je saluais des amis. J’observais aux alentours des gens influents du classement de la RVF et j’avoue ne pas avoir été très impressionné. Je dégustais a minima mais sérieux. Papotais un maximum avec mon ami Jean-Michel qui se fait de l’Edonys. Cassais deux verres. M’arrêtais au stand de Laroche car ça rompait avec le rouge. Je saluais Stéphane Derenoncourt. La pendule jouait contre moi je devais lever l’ancre. Devant le George V je présentais ma flèche d’argent à Thierry Desseauve qui la trouvait fort belle, un peu féminine, mais surtout s’inquiétait de mon non port de casque : la maison B&D veillant sur le Taulier.


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La nuit tombait. Je pédalais. Ma journée n’était pas terminée mais j’avais décidé, pour me rendre à la Plage, de troquer mon jeune destrier pour ma petite auto. En effet, ce lieu sur le port de Javel, face à la statue de la Liberté, n’est pas très bien éclairé et m’y rendre sur 2 roues ne me semblait pas très indiqué. Invité par le domaine de la Croix linkqui fait du rosé sur la Presqu’île de Saint-Tropez, pas que, à venir bronzer et danser à la Plage, vu qu’il faisait autour de 3°, j’étais intrigué. Hormis le sieur Goujard et le sieur Le Glatin, pas une tronche de cake connu du Taulier, rien que des VIP ou des qui se prenaient pour, pour moi ça tournait court. Je goûtais un peu. Picorais très peu. Prenais quelques photos et remontais dans ma petite auto. Un peu déçu le Taulier, lui qui aime danser est resté sur sa faim et s’est demandé pourquoi on l’avait invité pour faire tapisserie. Comme il jure, au sens du vert qui jure avec le bleu, c’était prévisible.

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Que dire après une telle journée ?

Pas grand-chose sans aucun doute même si vous pouvez en douter vu tout ce que je viens de tartiner. Certains vont me dire que j’ai perdu mon temps que j’avais mieux à faire, d’autres que j’ai pris du bon temps, que je me suis gobergé, que je suis un privilégié, un profiteur. Certes tout cela n’est pas tout à fait faux mais je signale que j’étais invité et que la bonne question est : pourquoi ?

Qu’attend-on de moi.

Que j’assure un flux de trafic pour contenter le client ?

Que j’écrive une chronique ?

Que je twitte ?

Je ne sais mais ce que je sais c’est que pour écrire mes petites chroniques journalières il me faut dénicher de nouveaux sujets, faire des découvertes, me bouger le cul. Faire le tri à priori n’est pas possible alors j’alterne les périodes où je me précipite sur tout ce qui bouge et celles où je me fais rare. Reste les fameux déjeuner dit de presse, là c’est très simple : c’est vraiment à la gueule du client et ceux qui m’invitent savent pertinemment à quoi ils s’exposent avec moi : à pas grand-chose.

Je ne suis qu’un blogueur flâneur qui ne fait que ce qu’il a envie de faire avec pour seule ambition que de contribuer à l’extension du domaine du vin… dans un monde de brutes où l’invective a pris le pas sur le débat. Pour l’heure après ma traversée de Paris en long en large et en travers sur ma flèche d’argent j’ai l dos comme un champ de patates vu que nos chaussées parisiennes sont totalement défoncées : l’horreur des nids de poules pour le pauvre cycliste 

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:09

Et qu’on ne vienne pas me dire que le BGO, le Bourgogne Grand Ordinaire, ce n’était pas le fin du fin de la Bourgogne car moi j’en buvais du bon comme celui de Prieuré-Roch. Pas sûr que le  changement de dénomination, en Coteaux Bourguignons, nous amène que du bon dans nos verres. Face à cette désertion d’une des plus belles dénominations qui mariait deux notions à priori antinomiques : le Grand et l’Ordinaire. De nos jours tout le monde veux être Grand, et dans le monde du vin on colle au cul de Grand le Cru. J’ai du mal à comprendre que, doté d’un tel attribut, les bourguignons le jetasse aux orties. Certes ce n’était rien que de l’Ordinaire qui faisait friser les nez bourguignons, pour eux ça  déparait dans le beau tableau des climats de Bourgogne. En effet, la Bourgogne ne pouvait se commettre à produire de l’Ordinaire, elle se devait, pour le fond de son chaudron, d’aller le chercher sur le haut des Coteaux Bourguignons.


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Et pourtant l’ordinaire c’est la nourriture servie à la troupe et le nom de la cantine pour les militaires du rang dans une caserne. En droit canonique, l’ordinaire est le prélat responsable de la discipline dans une communauté. L'ordinaire de la messe ce sont les textes invariables de la liturgie catholique. Le temps ordinaire est un temps liturgique de l'année liturgique catholique. L'office ordinaire est la partie fixe de l'office divin. La messe de Paul VI est la forme ordinaire du rite romain. Le service ordinaire fut, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe, le nom donné à certains services de l'État, tels notamment les mines, les ponts et chaussées, les eaux et forêts, lorsqu'ils étaient chargés des missions « de base » de ces services. Les ingénieurs correspondants commençaient alors leur carrière au grade d'ingénieur ordinaire.

Donc, si on prend la peine d’y regarder de plus près l’ordinaire ce sont les gens d’en bas, la masse, le socle quoi, ce qui tient l’édifice. Alors pourquoi diable les gens du vin, les bourguignons tout particulièrement, tiendraient ces gens-là pour quantité négligeable. Le BGO ça sonnait vin populaire qui n’était pas un vulgaire jaja à quatre sous le litre. Y suffisait pour lui redonner du lustre, non pas de le changer de nom mais de ne plus lui dédier les fonds de cuves de la Grande Bourgogne.


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Mais au bonheur, le flambeau du GO, ce Grand Ordinaire populaire a été relevé par Henri MILAN avec son MGO comme MILAN GRAND ORDINAIRE. Attention mes amis ce n’est pas un fusil à un coup ce Vincent Millésime puisque le MGO2 va arriver sur le marché. C’est un vin de soif, vin d’assemblage qui selon l’Antonin des Tronches de Vin « est taillé pour le zinc, directement glou » Je sais que ce nectar qui s’envoie en l’air d’un petit coup de coude ne va pas plaire aux hygiénistes mais, que voulez-vous, tant que ces gens-là nous clouerons au pilori pour un seul verre je ne leur laisserai aucun répit. C’est un bon petit de vin de France qui danse, un gars du bar de la marine quoi, qui ne roule pas des biscotos mais sait faire le zigoto. Ne me demandez pas si c’est le genre grenache-syrah, je ne sais pas. Pour moi c’est la bonne équation  du Grand Ordinaire et ça suffit à mon bonheur.


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Le Taulier l’est content que la succession de son Grand Ordinaire soit assurée et bien assurée. Mais avant de terminer y’a un truc qui me chiffonne du côté des Bourguignons. En effet, je reçois chaque fin de semaine un e-mail de :

Call Me  Repassage au kilo            

Déductible de vos impôts

 OFFRE DU MOIS D'AVRIL

 Bonjour, ces 30  prochains jours, profitez d'un vêtement nettoyé gratuitement  en nous confiant votre repassage (mini 3KG).

A bientôt

Entreprise Call Me   

 www.callme-dijon.com

C’est rue du 8 mai à COUCHEY 21 160

06 64 15 96 60

François Desperriers ou Aurélien Ibanez vous ne pourriez pas envoyer un drone du côté de Couchey pour espionner Call Me qui ne fait rien que me harceler. Aurais-je donc tant de linge sale à laver ?

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 00:09

En ce moment la météo joue aux montagnes russes le matin un petit coup de soleil qui  effeuille les belles sitôt suivi le lendemain d’une plongée du mercure qui ramène les moufles et les chapkas. La grande question pour faire ses provisions : du frais, du léger ou du chaud, du lourd, on ne sait plus à quel saint se vouer ? Votre Taulier, qui de pique d’être un peu cuisinier sur les bords, a réglé cette alternance en jouant les fourmis.

La patate, la bonne vieille grosse patate, la patate à soupe et à purée, la bintje de mémé, faut toujours en avoir à l’ombre dans son cellier. Tu te les gèle alors tu sors ta patate.

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À propos de sortir avec je me dois de vous offrir un scoop : Guillaume Nicolas-Brion,  dit GNB, le dénicheur de rareté du terroir, qu’a du Morgon dans les Veines, ne sort jamais sans sa saucisse. Il la trimballe dans une boîte genre camembert qu’aurait la taille d’un Brie (voir la photo sur le lien 4). Bien sûr la saucisse de GNB ce n’est pas une saucisse commune, celle de monsieur tout le monde, j’allais écrire de madame tout le monde ce qui ne serait d’ailleurs pas incongru, le genre gros machin fabriqué par des grosses machines avec des pauvres gorets qu’on jamais vu la lumière du jour et qui ne bouffe que des farines survitaminées, c’est une saucisse au couteau de Chavassieux.


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Votre cher Taulier, cuisinier d’occasion, pourrait faire genre chroniqueur gastronomique qui hante les soupentes de tout ce qui est petit et joli pour dénicher le petit boudin noir de cochon noir de Bigorre ou la carotte anorexique de Créances qu’a poussé dans un sable du quaternaire supérieur et qui ne s’est pas lavée pour se présenter. Non le vieux ne se la joue pas, il se contente d’orienter ses chers vers des sources sûres pour tout savoir sur la  saucisse au couteau de Chavassieux de GNB.


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1-              Emmanuel Chavassieux, du couteau à la saucisse au couteau par Philippe Toinard link

 

2-            Connaissez-vous Emmanuel Chavassieux ? L'âme de fond par Bruno Verjus link

 

3-            Chavassieux : le roi de la saucisse au couteau par François-Régis Gaudry link

 

4-            ‘La saucisse ça se partage avec Emmanuel Chavassieux sur fétiche food link

 

La  saucisse au couteau de Chavassieux de GNB se trouve à Paris ICI

- l’Épicerie du Verre volé, 54 rue de la Folie-Méricourt, Paris 11e

- Chez Causses, 55 rue Notre-Dame de Lorette, Paris 9e

- Au quai, 15 rue Alibert, Paris 10e

 

Donc, le Taulier il a ses grosses patates au cellier, de la saucisse au couteau de Chavassieux au frigo et tout ce qu’il faut du côté goulot. Alors quand son corps qui descend de sa flèche d’argent réclame de la bonne calorie, il fait quoi le gars :

1-               Il met ses grosses patates à cuire dans un grand faitout d’eau salée ;

2-             Il sort sa saucisse au couteau de Chavassieux du frigo ;

3-             Il sort sa poêle Buyer ;

4-             Il attend tranquillement en tapotant sur son clavier ;

5-             Lorsque les grosses patates sont cuites à cœur, il les sort une à une pour les éplucher à chaud ;

6-             Une fois la patate dénudée il l’écrase à la fourchette, poivre, glisse une noix de beurre et réserve la purée dans un saladier mis au four ;

7-              Patate après patate le Taulier a sa purée ;

 

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8-             Pendant l’épluchage  la saucisse passe à la poêle Buyer.

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9-             Le tour est joué y’a plus qu’à manger ;

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10-       Reste bien sûr à ouvrir la quille de Clos Tue-Bœuf 2011 La Frileuse, comme il se doit, pour ceux qui ne le sauraient pas c’est un Cheverny de Thierry Puzelat.

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11-          Cépages : sauvignon blanc, chardonnay et sauvignon gris, à parts égales.

 12-        Terroir : les vignes sont situées sur le terroir de Montils, argiles à silex.

13-        Les raisins sont assemblés directement à la vendange.

14-        Vinification et élevage : pressurage direct. Les vinifications et l’élevage sont effectués en fûts avec seulement 5 à 10 % de bois neuf.

Pendant que j’y pense, comme je me suis régalé de la  saucisse au couteau de Chavassieux de GNB accompagnée de ma bonne purée à la fourchette arrosée de Frileuse sachez que votre Taulier, lors de jours meilleurs, se mettra en 4 pour pondre une chronique sur les vins de Thierry Puzelat.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 00:09

Tous les vignerons allergiques aux cahiers des charges de nos belles ODG, virés par elles, adeptes de la créativité, du cépage ancestral  ou blacklisté se sont rués sur la nouvelle catégorie : VIN de France. Leurs quilles s’épanouissent sur les étals des cavistes comme les cent fleurs du père Mao ornées d’étiquettes fluo et baptisées de noms plus ou moins trash ou rigolos. Y’ au petit côté course à l’échalote dans la provoc mais d’un, ça ne mange pas de pain et de deux, sous les pavés y’a souvent des vins qui valent le détour. Pour les auteurs de Cap 2010 ces vins libres, nus ou peu vêtus, sont la parfaite illustration de ce qu’ils avaient baptisé « espace de liberté » 


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Comme vous vous en doutez votre Taulier ça lui plaît sauf que, comme toujours dans ce type d’espace y’a des petits malins qui viennent déposer ce que vous savez et que ne veux pas qualifier pour ne pas me laisser emporter dans un torrent de grossièreté. Je m’explique.

Avant-hier au soir je sors acheter mes oranges maltaises chez mon petit épicier tunisien en face de chez moi. Il a un rayon vin très conséquent. Il s’approvisionne chez Métro. En passant je jette toujours un petit coup d’œil pour repérer ce qu’il propose à ses clients : s’il a autant de vins dans un si petit espace c’est qu’il en vend. Ce type d’indicateur est intéressant. Et là, que vois-je ? Ça :

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Côte à côte donc Vieux Papes de la SVF maintenant dans le giron de Castel et un nouveau venu, forme de frère siamois, Vieux Page. Même prix 2,90€ mais le pluriel pour le premier, le singulier pour le second. Nulle trace de page sur l’étiquette du copieur mais un bon gros moine qui déguste dans une cave voutée pleine de tonneaux. Image moderne du vin sans contestation mais ce n’est pas tout car ce nectar est étiqueté VIN de FRANCE et « Sélectionné par Les Caves Prestiges à 93210 Saint-Denis-la-Plaine » commerce de gros de boissons 109 Avenue Président Wilson 93210 - La Plaine Saint Denis et embouteillé par Raoul Clerget en Côte  d’Or 21200-423 qui appartient au groupe Tresch link 

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Voilà, le tour est joué et pour sûr qu’avec ce degré d’inventivité nos distributeurs de vin vont faire des ravages et recruter une palanquée de nouveaux consommateurs. Bravo c’est beau comme un carton rouge exhibé…

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 00:09

Ce qui frappe et intrigue le plus chez Emmanuel Giraud c’est la gourmandise de son regard, derrière ses petites lunettes les yeux pétillent, salivent, croquent au sens du dessinateur et du chroniqueur, comme si, vous prenant pour un castraure de San Érasmo, avec délicatesse, il allait vous effeuiller. Jamais en reste d’une nouvelle idée, d’un projet loufoque, d’une installation ébouriffante, cet esthète discret toujours en quête du beau et du bon, lève le voile dans un petit opus  EXCÈS publié aux Éditions de l’Épure 7 € son goût immodéré pour le gras, le juteux, le fumant, le croustillant, le voluptueux.


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L’Emmanuel sait aussi être rosse et sarcastique, dans la préface sa plume est aussi acérée qu’un couteau à désosser. Pas de quartier pour les pharisiens de la bonne chère, ces « rédactrices de mode (qui) gloussent à longueur d’éditoriaux sur la dernière couleur en vogue pour le glaçage des cupcakes ». Sans pitié pour « les coiffeuses de Maubeuge et les mécanos de la Ciotat (qui) rêvent de « changer la vie » en ouvrant un sushi-bar en prime time » Compatissant pour ces innocents libraires qui, chaque jour, « meurent  sous le poids de rayonnages effondrés où s’entassent de toujours plus nombreuses, toujours plus encombrantes et toujours plus inutiles encyclopédies des soupes et des salades. »


Avouez que c’est roboratif, que notre Emmanuel il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il hache menu, avec une belle dextérité, la critique gastronomique qui « se vomit proprement en cent quarante signes sur Twitter ». Il taille en pièces fines, j’oserais même écrire qu’il escalope « les blogueuses anorexiques (qui) s’extasient sur la burrata allégé au yuzu. » Il offre au grill, à la puissance du feu, avec délectation, les Inquisiteurs « du nouveau clergé bio, végétalien et bien-pensant » pour qui la dégustation d’une « entrecôte divinement persillée […] est un crime passible des pires outrages. »


Bref, c’est une belle charge avec tous les excès d’une charge, une bonne dose de mauvaise foi parfois, mais Dieu que c’est bon  de voir se lever dans l’actuelle bien-pensance, le fade du sanitairement correct, le gris de l’hygiénisme sournois, la débilité des slogans dit de Santé Publique, un héraut du plaisir, de la gourmandise, de la jouissance. Sa citation de Saint-John Perse, qui ouvre le bal, donne le ton « Malheur aux incertains et aux parcimonieux !  On périt par défaut bien plus que par excès »


Mais Emmanuel j’ai tout de même envie de mettre mon grain de sel sur ton éloge de l’EXCÈS. Ta contre-offensive radicale contre les chantres de la sobriété a beaucoup de charme, elle est vaillante même flamboyante, elle ne fait pas de quartier, mais elle se jette un peu trop facilement dans la gueule du loup en prenant le risque de se voir encerclée par les bataillons des « inquisiteurs du diétiquement correct ». Ces gens-là n’attendent que cela pour nous clouer au pilori, nous exposer sur la place de grève avec autour du cou une pancarte énumérant les chiffres affreux de la Sécurité Sociale. Moi je n’ai pas envie de leur offrir ce plaisir à ces minables.


La satiété est mon principe de vie car je n’ai nulle envie d’entendre mon ventre crier famine après avoir croqué des lamelles de radis montées en pyramide avec une escalope de St Jacques au sommet constellée  de fines gouttelettes Aceto balsamico tradizionale di Modena. En revanche je n’ai nulle envie de me sentir lourdement repus, de sombrer dans une sieste postprandiale la bouche ouverte, de ronfler comme un sonneur de viole toute la nuit. Mes excès sont sélectifs, irrépressibles, monstrueux : je suis capable d’engloutir une platée de spaghettis qui ferait caler 2 ou 3 bons mangeurs ; je descends sans peine une ration de riz au lait nappé de chocolat qui mettrait en déroute un bataillon de sapeurs ; je dévore jusqu’à la dernière miette le Panforte que je viens tout juste d’acheter…  J’engloutis alors mais rien ne m’est plus désagréable que mon plaisir immédiat soit gâché par l’épreuve du lendemain. La nature m’a doté d’un appétit d’ogre mais mon corps consume sans trop d’effort, brûle et si je fais du vélo ce n’est pas pour faire du sport mais pour aérer mes neurones, me faire croquer de la vie. J’avoue n’être qu’un franc mangeur et buveur loin des paillettes, du paraître de beaucoup de gastronomes. La table est un lieu irremplaçable, qu’elle soit de formica dans une cuisine au 9 e sur cour ou nappée dans un établissement étoilée. Converser, échanger, manger aussi, passer du temps, prendre le temps est le meilleur rempart à cette fameuse obésité qui guette les enfouisseurs de pizzas vautrés sur leur canapé face à la télé.


Point trop de sel n’en faut, exhausser le goût simplement, le chroniqueur laudateur ne remplit pas sa fonction qui est de donner envie à ses lecteurs de se précipiter chez leur libraire pour acquérir, ici en l’occurrence le petit opus d’Emmanuel  Giraud EXCÈS. Alors allez-y sans crainte car notre pourfendeur défenseur de la liberté culinaire vous offre 10 recettes dont de goutteuses « Huîtres en gelée Tête de Veau » accompagnée d’un Melchisédech (30L) de champagne de la maison Drappier que vous sabrerez. link

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 00:09

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Que François Audouze se rassure je n’ai ni le goût, ni l’envie, ni la compétence pour procéder à l’érection d’un quelconque palmarès des gens du vin. Alors, comme on me l’a objecté, pourquoi consacrer autant de temps à décortiquer celui de la RVF ? Tout bêtement parce qu’il est symptomatique du mode d’évolution de cette vieille maison qui a une forte propension à courir après la tendance.


Que dit-elle en effet pour fonder son palmarès ?


    - Sur quels critères avons-nous travaillé ?


« Il ne s’agissait pas pour nous de publier un énième classement des meilleurs vignerons, établi sur la qualité de leurs vins. Cela, nous le faisons tout au long de l’année. Il ne s’agissait pas non plus de hiérarchiser les acteurs du vin en fonction de leur seule fortune ou de leur chiffre d’affaires, car notre prisme n’est pas seulement économique. Nous avons préféré retenir un critère plus subtil, peut-être plus subjectif aussi, l’influence des personnalités et principaux acteurs du vin. »


-        Comment la définir ?


« Disons que l’influence, à nos yeux, associe un savoir-faire réel, une propension à la créativité et à l’innovation, la reconnaissance de ses pairs mais aussi et peut-être surtout de la communauté des amateurs, un rayonnement au moins régional mais plus souvent national, voire international. L’influence c’est enfin une certaine puissance, qu’elle soit économique, politique ou médiatique. »


Et c’est là que les Athéniens s’atteignirent car, si je suis, contrairement aux grands dégustateurs de la RVF, un bien piètre dégustateur, j’estime et j’assume en revanche, être un bon expert en influence. Et pourquoi ai-je cette prétention ? Tout bêtement parce que tout un temps j’ai vécu, contrairement aux gens de la RVF, dans les sphères économiques, politiques, médiatiques, où s’exerce le POUVOIR. C’est une frontière qu’aucun journaliste, aussi bien informé ou connivent soit-il, ne peut réellement franchir. Il s’en tient souvent à des images, à la superficie des hommes.


Les vrais influents sont le plus souvent des gens discrets. Ils ne courent pas les cocktails ou les réceptions, se contentant d’être des visiteurs du soir ou les hôtes forts respectueux de ceux qu’ils reçoivent pour agir sur leurs décisions. Les grands avocats, dits d’affaires, sont de ce calibre. Bien sûr, je ne vais pas m’amuser à citer des noms de personnes en activité car ce serai stupide et discourtois. Cependant, permettez-moi d’évoquer un des derniers grands capitaines d’industrie de ce pays, aujourd’hui disparu, créateur du groupe qu’on appelait à l’origine BSN-Gervais-Danone : Antoine Riboud que j’ai eu la chance de croiser dans ma vie professionnelle. Il fut, avec quelques autres, un homme d’influence dans le meilleur sens du terme et surtout un grand bâtisseur. Rares, très rares, les vrais gens d'influence...


Pour en revenir aux gens du vin classés par la RVF deux remarques qui, à mon sens, rendent l’exercice assez peu pertinent :


-               Tout d’abord, il est une évidence rarement soulignée c’est très souvent le patronyme du VIN qui est influent non pas ceux qui le font, en parlent, en vivent… Beaucoup de noms de personnalités citées sont totalement inconnues du grand public ou dans notre vaste monde alors qu’en revanche le nom de leur vin, lui, est dans le patrimoine collectif depuis des décennies. Un changement de propriétaire n’apporte, ni ne retranche à la notoriété d’un vin. La starification, le people, font certes vendre mais il ne s’agit en rien d’influence mais d’une saine gestion de son biseness.

 

-        En effet, à juste titre d’ailleurs, chacun travaille pour sa crèmerie, défend ses intérêts propres, et le monde du VIN en France est, sans contestation possible, le champion toutes catégories de la non-influence sur les sphères du pouvoir aussi bien économique que politique. Le fameux lobby du vin se résume en une brave amicale de parlementaires qui ont les pieds dans leur terroir. Sympathique certes mais à l’horizon de la défense des droits de plantation. Nous sommes vraiment très loin d’un groupe d’influence en capacité de peser, de faire bouger les lignes et ce n’est pas l’addition de fortes personnalités qui changera quoi que ce soit à l’affaire.


Bref, sans faire injure aux classés, dont la grande majorité sont sans aucun doute des gens qui comptent et qui pèsent, qui séduisent, qui sont de bons vignerons, il y a dans le palmarès de la RVF un petit côté grand fourre-tout attrape-tout. D’ailleurs son extension de 50 à l’origine à 100 et enfin à 200 en est la démonstration. Il faut ratisser large pour ne pas faire trop de mécontents. En étant un peu plus vulgaire je soulignerais en rouge que nos amis de la RVF mélangent joyeusement les choux et les carottes.


Moi ce qui m’intéresserait énormément pour ce genre d’exercice, si tant est qu’il puisse être jugé intéressant, c’est que ce palmarès de l’influence des gens du vin soit le fruit de regards extérieurs,  de ceux qui achètent le vin, distributeur de tout poils et client final, où qu’ils se trouvent, sur notre marché domestique comme sur la planète vin. En effet, ce qui compte vraiment c’est l’extension du domaine du vin et nos petits jeux de complaisance entre initiés n’ont qu’un intérêt très limité. Ceci écrit, je dois confesser, sans battre ma coulpe, que mes billets sur le palmarès de la RVF ont engrangés de très beaux scores. Merci à Denis Saverot pour ce soutien appuyé à mon audience donc à mon influence . Les blogueurs ne sont que des misérables confettis de couleurs mais que c’est chiant les confettis ça se fourre partout et ça se répand sur la descente de lit…Difficile de dire le lendemain matin à madame qu'on rentre d'une importante réunion qui a durée une éternité... Désolé pour cette image un peu éculée mais qui exprime assez bien la fonction des blogueurs en ce monde très convenable : mettre un peu d'ambiance.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:09

photogourmands.JPGN’en déplaise à certains votre Taulier ne reste que très rarement les deux pieds dans le même sabot, surtout si ce sont ceux d’Hélène link   , il n’aime rien tant que de prendre sa petite auto pour filer, tous les jours que Dieu fait, qu’il neige, vente , pleuve, tonne, dans le moindre recoin de notre beau terroir que le monde entier nous envie afin de mettre son nez dans les verres emplis par de belles vigneronnes link et de gaillards vignerons.


Samedi donc, après un épisode neigeux tardif qui a mis sans-dessus-dessous le NO de notre vieux pays, n’écoutant que mon sens du devoir, j’embarquais dans mon automobile, comme il se doit à la station Glaciaire, la bien nommée, le jeune et fringant Théophile Milan link.Cap au Sud d’abord, l’autoroute du Soleil nous ouvrait les bras. Pendant ce temps-là la bande des 4 : Eva et Samia flanquées de leur moitié Antonin le preux et Laurent le magnifique, juste éveillée sirotait thé ou café.


Titine contente de sortir de son parking mangeait du kilomètre avec allégresse et entrain. Mais où allions-nous de si bon matin pour un samedi matin – 11 heures tout de même ? Voir les Bisontins qui, pour les petites louves et les petits loups, ne sont pas les derniers survivants peroxydés du Far-West américain, mais les habitants de la belle ville de Besançon fortifiée par ce cher Vauban (la construction de la citadelle coûta très cher, à tel point que Louis XIV aurait demandé si ses murailles n'étaient pas en or.) capitale de la Franche-Comté et du Doubs. Qu’allions-nous y faire ? Ça tout le monde le sait puisque les Tronches de Vie sont pires que les Huns et ce pauvre Attila se fait du mouron depuis que le Nicolas-Brion, Guillaume de son prénom, sème la terreur dans les châteaux de Bordeaux.


Mais n’allons point trop vite dans notre besogne nous ne sommes point des gens pressés. Sur le coup de midi la faim nous prit. Qu’allions nous faire face aux horreurs de la guerre de la bouffe autoroutière ? Prendre la tangente à la sortie AUXERRE. En trois coups de cuillère à pot nous roulions sur une de ces routes départementales chère à Jean Yanne pour joindre l’auberge des Grès à Lindry où officie Jérôme Bigot ICI link 

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Longue station où votre Taulier fut sobre comme un chameau, ou presque soit dans les limites imparties par la puissance publique. Pour plaire à notre Sonia, qui s’était fait portée pâle, nous bûmes auvergnat : Marie et Vincent Tricot.link Nous mangeâmes que du bon (voir ardoise) mais n’exerçant point l’éminente profession de critique gastronomique je ne vais pas vous faire un speech sur le contenu de nos assiettes. Ce que je puis vous dire c’est : allez-y ! C’était bourré, joyeux et ça vaut le léger détour. Mais nous, hommes de devoir, il nous fallait reprendre la route. À Beaune, cap à l’EST !


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Titine se prenait pour une petite folle et gambadait au travers des forêts jurassiques. Cinq heures sonnait à l’horloge lorsque nous abordâmes la descente par la rue de Vesoul en direction du cœur de la vieille ville de Besançon. J’avais le cœur serré car nous traversions Palente dont le nom, dans mon souvenir de vieux 68 ard, résonnait comme le temps des illusions perdus du PSU. Les jeunes louves et loups ne peuvent pas comprendre mon émotion qui se résume en trois petites lettres  frappées sur un petit cadran. Les vieux chevaux de retour, eux, comprendront.  Sans doute reviendrais-je sur cet épisode : nostalgie quand tu nous tiens.

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Besançon est sans-dessus-dessous pour cause de tramway mais Théo se révèle un habile navigateur. Nous débarquons sans encombre à quelques encablures des Gourmands Lisent où se tiennent les agapes vineuses des Tronches de Vins. Je ne vais vous faire énième dessin de ce futur best-seller mais vous proposer un patchwork de photos qui vous en diront bien plus que mes mots. C’était bien sûr bourré. Chaud bouillant. Nos cinq auteurs en quête de lecteurs - Antonin Iommi-Amunategui, Eva Robineau, Olivier Grosjean, Philippe Rapiteau et Guillaume Nicolas Brion flanqués de leurs éditrices vaquaient à leurs occupations.


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Les Gourmands Lisent c’est l’histoire de Julie, 31 ans, libraire depuis une douzaine d'années, passée par des librairies parisiennes et par l'édition et de Jérôme, 33 ans, ancien cadre à PSA, a décidé de mêler sa passion des bons produits (vins, bières et whiskies) à son travail en créant sa cave. « Ces deux-là forment un couple et ont réuni en 2010 leurs deux magasins dans un même lieu au centre-ville de Besançon » Jeune et fragile entreprise où le seul geste qui sauve c’est d’y aller acheter vos livres et vos quilles. Bien plus que les mots gentils d’encouragement c’est ce qui permettra à la proximité de vivre. Le Taulier met la main au porte-monnaie dans les petites antres de livres et de quilles.


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Du côté des vigneronnes et des vignerons présents, 3 étaient déjà dans les petits carnets du Taulier : Isabelle Perraud des Côtes de la Molière link, Théo Domaine Henri Milan link et Philippe Bornard le régional de l’étape link. Restaient les 2 découvertes Alban Michel le vosgien des Corbières maritimes et son domaine Les sabots d'Hélène et Jean Pierre Rietsch  l’alsacien. Pas déçu du voyage votre taulier car ça lui fait deux chroniques assurées. Reste à les écrire mais ce temps viendra.


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Et puis c’est bien beau de lire et de se la jouer grand dégustateur patenté il faut aussi nourrir son corps. Alors, sur le coup de 22 heures Sev Perru, la régionale de l’étape guidaient nos pas jusqu’à la femme du boulanger  où nous allions tous dîner. Boire des canons un peu aussi sans grande modération. Belles tablées, libations assurées et moi j’ai beaucoup papoté avec l’Hélène des sabots, Feuilla c’est dans l’Aude mais tout près de Perpiña. Va falloir que le Taulier tienne ses promesses : y aller !


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Dans la chaleur de la nuit, comme l’aurait souligné Sidney Poitier, notre GNB, fort échauffé par la somme des liquides absorbés nous gratifiait, en compagnie de quelques alcoolytes, d’un récital Brassens, Aznavour and Co. Comme quoi, on peut être raide dingue de vins déviants et adorer la bonne vieille chanson française. Bref, le cœur minéral de Besançon (ça c’est pour faire plaisir aux adorateurs de la minéralité des vins). La nuit allait être fort longue pour la petite bande qui dormit fort peu dans la Maison de Verre. Votre Taulier lui, harassé par son labeur de reporter de terrain allait se glisser dans la fraîcheur des draps. Où ça ? Je vous le donne en mille : à l’hôtel de Paris.

 

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 00:09

L’alcoolisme est un réel fléau, dévastateur et grave pour qu’on évite la stigmatisation collective dans le style de la récente campagne de presse « Les Français boivent trop ! » suite à l'étude de Sylvie Guérin, Agnès Laplanche, Ariane Dunant et Catherine Hill, du service de biostatistique et d'épidémiologie de l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, publiée dans l'European Journal of Public Health. »


L’art de faire dire tout et n’importe quoi aux statistiques est un sport dans lequel des scientifiques, des médecins tout particulièrement, maniant des statistiques se sont spécialisés depuis quelques années pour faire fructifier leur offre de recherche. Ça n’est ni sérieux et leur méthodologie est contestée et contestable. Ma remarque n’a pas pour objet de minorer l’ampleur du fléau mais seulement d’exiger une approche plus ciblée, donc plus efficace de la lutte contre l’alcoolisme. En effet, certains de nos concitoyens sont des consommateurs excessifs de boissons alcoolisées mais pourquoi fourrer tous les Français dans le grand panier de l’opprobre si ce n’est pour continuer de faire accroire que toute forme de consommation est néfaste à la santé. Ce qui est faux.


Comme je ne suis pas de ceux qui chantent les bienfaits pour la santé de la consommation de vin je me sens très à l’aise pour pointer du doigt l’approche biaisée de ces chercheuses. Leur boîte à outils est hétéroclite et orientée. En effet, les auteurs de l’étude, dans la population masculine comme féminine, ont procédé à un inventaire des maladies favorisées par la consommation d’alcool. Au total, les décès provoqués par l’alcool sont essentiellement des cancers (15 000 décès) et des maladies cardio-vasculaires (12 000 morts). Accidents, suicides et homicides représentent 8 000 décès. Même chiffre pour les maladies digestives. Leur est basée sur les données de la mortalité française pour l’année 2009 et sur 20 000 entretiens réalisés par l’Insee en 2002-2003 avec des personnes âgées de 15 ans et plus, au sujet de leur consommation d’alcool. Les épidémiologistes ont ensuite croisé ces données avec les chiffres des ventes de boissons.


Alors c’est le déferlement médiatique : radio, télé, presse écrite :

 

LE MONDE


« Les Français boivent trop ! La consommation d'alcool en France était responsable de 49 000 décès en 2009, dont 40 % survenus avant 65 ans, selon une étude publiée lundi 4 mars. L'alcool est responsable de 36 500 décès chez l'homme, ce qui représente 13 % de la mortalité totale masculine et de 12 500 décès chez la femme, soit 5 % de la mortalité totale… »link 

 

LIBERATION


« L’alcool pose aussi problème chez les jeunes : il est déclaré responsable d’un grand nombre de morts prématurées puisque 22% des personnes touchées ont entre 15 et 34 ans. La majorité des décès de cette tranche d’âge sont dus à des accidents (sur les routes par exemple) provoqués par une consommation de produits alcoolisés. «Il y a de la désinformation. Il faut que les gens comprennent qu’ils boivent trop. Aujourd’hui, le type qui ne boit pas, personne ne comprend pourquoi. Vous ne pouvez pas lancer une invitation à dîner sans alcool. C’est la norme», dit Catherine Hill, coauteure de l’étude, avec Sylvie Guérin, Agnès Laplanche et Ariane Dunant »link

Comme je suis curieux je suis allé fouiner sur le NET et j’ai découvert un excellent papier de Mike Steinberger le chroniqueur œnologique de Slate : slatewine@gmail.com

 

Pour lutter contre l'alcoolisme, faut-il initier les enfants au vin?


Une expérience précoce de l’alcool favorise-t-elle une consommation responsable? Ou faut-il faire de la boisson un fruit défendu?


« Lorsque mon fils James a eu dix mois, il a été baptisé conformément à ma religion. La cérémonie a eu lieu à Bordeaux, et je l’ai célébrée moi-même, en déposant une goutte de Château Pétrus (2000) sur ses gencives.


Autant dire qu’il a bien commencé dans la vie. Depuis ses 4 ans, il a le droit de tremper son doigt dans mon verre quand il le souhaite, ou presque. (Il a une préférence pour le Champagne; je lui ai dit que c’était à ça que servait son argent de poche).


Depuis le début, je me disais que ma femme et moi étions des parents à la fois raisonnables et avant-gardistes. Nous pensions qu’en n’interdisant pas le vin aux enfants, et qu’en permettant à James (qui a aujourd’hui 10 ans) et à sa sœur Ava (7 ans) de satisfaire leur curiosité —avec modération, bien évidemment— ils seraient moins susceptibles d’abuser de l’alcool lorsqu’ils seraient grands.


Mais depuis peu, je me demande si mon raisonnement est le bon. Une expérience précoce de l’alcool favorise-t-elle une consommation responsable? Faut-il faire de la boisson un fruit défendu? »


La suite ICI link 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 00:09

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De bon matin, vendredi matin, sitôt mes ablutions, j’ai chaussé mes Uggs, enfilé ma canadienne, noué mon chèche violet, mis mon chapeau Motsch, je suis descendu sur mon boulevard Saint-Jacques, et j’ai pris la contre-allée ensoleillée pour me rendre chez mon kiosquier sis à Glaciaire. Souvenir d’une manifestation contre le froid à Glaciaire menée par Basile de Koch, je crois, l’époux de la Barjot des cathos. Dans la cour de l’école primaire des élagueurs élaguaient, pourtant ces arbres ils leur ont rien fait. Tout émoustillé que j’étais, non par l’élection du nouveau François, mais par la perspective de découvrir la fameux, l’incomparable, l’unique palmarès des 200 personnalités du vin.


Guilleret je me disais, dans ma petite Ford intérieure, que je ne correspondais absolument pas au cœur de cible de lectorat visé par Denis Saverot. « On est dans une mutation très très profonde. Heureusement, on a la chance d’être sur une niche, les grands vins, d’être un magazine vendu assez cher, un magazine considéré comme haut de gamme ;  je suis très attentif à ce qu’il le reste. Donc on est vendu 5,90 euros ou 7,50 euros le numéro. (..) Je suis convaincu que les grands amateurs de vin, comme les collectionneurs d’armes anciennes, comme les amateurs de voitures de sport italiennes, vont bien sûr sur internet mais qu’ils continueront à s’abonner si il y a une revue papier sur leurs centres d’intérêt un peu haute de gamme ». J’allais donc transgresser, oser me mêler à tout ce beau monde.


Première remarque : aucune mise en avant de ce numéro comme celle du Spécial Vins du Point : il va falloir que notre Lubot se décarcasse, que fait Marie-Claire ? Bon vous me direz le beau linge il est abonné y va pas se commettre avec le menu fretin chez les kiosquiers. Donc j’ai dû fouiner. Bien sûr j’ai trouvé. 6,20€ pas donné le papier glacé. J’ai payé puis j’ai feuilleté tout en marchant sous le petit soleil naissant. Pas de réelle surprise, même pas le n°1. Nous sommes dans le règne du politiquement correct et affirmer que ce jeune et sympathique garçon « pilote chaque année la redistribution de près de 300 millions d’aides communautaires et nationales à la filière viticole » prête vraiment à sourire quand on connaît la mécanique des aides publiques. Qu’importe il faut un premier, et en changer chaque année, sinon ça serait lassant.


Les poids lourds pour la plupart n’ayant pas changé de poids, certains même ayant forcis, on ne voit pas au nom de quoi ils rétrogradent. Là encore c’est la loi de ce jeu sans règles précises. L’irruption des hauts-fonctionnaires est très marrante même si celui qui tire les ficelles est absent du classement, mais son boss y est en 31 e position alors  ne chipotons pas. D’ailleurs je ne vais pas m’amuser ni au jeu des chaises musicales, pour ceux qui sortent la RVF a dressé un tableau : elle aurait pu avoir le bon goût de signaler que celui de Marcel Lapierre était lié à son décès, ni à celui des erreurs de casting.


Une seule remarque : un des personnages les plus importants de ces 20 dernières années est absent du classement. C’est étrange car, pour qui connaît bien le milieu, il a tiré les ficelles pendant des années, aussi bien à Paris ou de chez lui. Comme dirait l’autre, les présidents passent, le directeur reste. Il disposait du plus beau budget et d’une influence qu’il voulait discrète. Il va tirer sa révérence discrètement. Même si nous nous sommes souvent affronté je le salue.


Ce regret posé je dois vous avouer que ce qui me fait jouir dans ce classement c’est l’irruptionde 2 membres de SEVE : Jean-Michel Deiss l’alsacien 103 e et Jean-Pierre Amoreau le bordelais 184 e. Souvenir de la première réunion, à Angers, autour de René Renou, au temps de Vignerons dans nos appellations, de la petite bande : Marc, Patrick, François, Jean-Michel, Jean-Pierre et quelques autres. Petit groupe, petite troupe, ignorée ou même vilipendée par leurs pairs, qui a fait son chemin sans pour autant pouvoir faire passer ses idées dans le bronze de la réformette des AOC.  Je suis l’un des rares à les avoir accompagnés et soutenu sur un chemin qui n’a jamais été jonché de pétale de roses : pas vrai Jean-Pierre. Leur arrivée dans le gotha ne changera rien à leur destin mais j’y vois un beau pied-de-nez à ceux, y compris à la RVF, qui les qualifiaient de va-nu-pieds.


Pour le reste je n’ai rien à dire car il n’y a pas grand-chose à dire. Simplement je note, là encore pour le plaisir, la présence de Joël Boueih Plaimont à la 143 e place,  Jean Natoli à la 145 e place, d’Olivier Ameisen à la  170 e place.


Tout de même je ne puis que m’étonner du pourquoi du positionnement des deux derniers :


-        Christian Paly le patron d’Inter Rhône et président du Comité National Vins et eaux-de-vie de l’INAO qui remplace un retraité qui lui était bien placé, ça fait vraiment gueule du client...


-        Émeric Sauty de Chalon abonné à la dernière place dont on se demande vraiment ce qu’il fait dans ce palmarès sauf à occuper la place de celui qui sera prochainement dans la voiture-balai.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 00:09

 

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Mais non mais non je ne fais pas une fixation sur ce palmarès de la RVF mais je trouve que de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur c’est comme ouvrir un vieux millésime : on est jamais à l’abri de surprises. Bref, en 2010, hormis Nossiter, nos jurés de la RVF « une quinzaine de journalistes et de dégustateurs » qui avaient jeté sur le papier une première liste, forcement subjective, de personnalités jugées influentes, n’avaient guère versé dans le people mais plutôt dans l’acheteur de GD, le banquier ou autres joyeusetés.


Quelques remarques en vrac :


-       INFLATION : En 2013 ils ne sont plus 100 mais 200 ça permet de flatter l’ego de plus de beau populo. En 2000 ils étaient 50.


-       SORTIE DE ROUTE : Hormis le cas de force majeurs de Marcel Lapierre qui a tiré depuis sa révérence, il faudra voir ceux qui se sont fait virer de la liste en dépit du grossissement du peloton.


-       ASCENSEUR : n’oublions pas que cet engin popularisé par ROUX&COMBALUZIER monte et descend, donc il sera plaisant de constater ceux qui rétrogradent et ceux qui montent…


-       PARITÉ : l’évolution du nombre de femmes : le palmarès 2000 de La RVF ne comptait que quatre femmes sur cinquante. Celui de 2010, 15 sur 100. Le dernier 28 sur 200. Ça patine dur la RVF.


-       PARI : Hubert de Boüard de Laforest l’homme  qui vient de loin va intégrer le top 5.


-       HYGIÉNISTES : combien ? Comme je ne détiens pas les listes entre 2009 et 2012 je ne sais si RIGAUD et EVIN sont toujours dans le bain.


-       POLITIQUES : hormis Alain SUGENOT qui en 2013 est 79e (en chute en 2010 il était 49e) et Philippe-Armand Martin y-aura-t-il d’autres élus. Pire un socialo ?


-       COMMISSAIRE : Dacian CIOLOS en sera-t-il ? À mon avis oui vu le ramdam des droits de plantation.


-       PHOTO : si Joseph Helfrich en et aura-t-il droit à sa propre photo car en 2010 les gars de la RVF lui avaient collé une autre tronche.


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-       GROUPES : en 2010 Le comité  de dégustation de La Revue du Vin de France – RVF 15e et les économistes de l'IHEV 52e étaient là. Cette année verrons-nous entrer les 5 auteurs de Tronches de Vins ? Avec Eva dans le lot ça augmenterait le nombre de filles.

Les-auteurs-Antonin-300x224Les-auteurs-Eva-300x237Les-auteurs-Guillaume-300x243Les-auteurs-Olivier-300x199Les-auteurs-Philippe-300x225

-       QUESTION : pourquoi Caroline Frey a disparue ?


-       VŒU : que mes amis Jean-Luc THUNEVIN et Jacques DUPONT montent.


-       ESPOIR : que Fabrice LUCCHINI entre dans la liste. Il a tant fait pour le vin.


-       CERTITUDE : Émeric Sauty de Chalon – 1855.com, n’occupera plus la 100e et dernière place, ni aucune autres places d’ailleurs.


-       RACCORD « Nous espérons que vous prendrez plaisir à parcourir ce dossier qui n’est pas le palmarès mais notre palmarès, et qui peut sans aucun doute être complété. Bonne lecture, n'hésitez pas à nous faire part de vos observations. » Le Taulier répond toujours présent.


1 Pierre Castel L'homme qui valait 3260 hectares

2 Corinne Henry-Munoz - Directrice marchandises liquides des hypermarchés Carrefour

3 Bernard Arnault - Président de Moët Hennessy

4 Robert Parker - Dégustateur et critique

6 Jean-Claude Boisset - Groupe Boisset (Bourgogne)

7 Michel Rolland - Œnologue conseil

8 Yves Bénard - Président de l'Inao

9 Jean-François Moueix - Le propriétaire de Petrus

10 Louis-Fabrice Latour - Maison Louis Latour

11 Joseph Helfrich - Le père de la marque J.R Chenet

12 Alain Vironneau - Président des vins de Bordeaux

13 Aubert de Villaine - La Romanée-Conti

14 Jean-Jacques et Caroline Frey - La Lagune et Paul Jaboulet Aîné

15 Le comité  de dégustation de La Revue du Vin de France – RVF

16 Mariann Fischer Boel - Commissaire européen à l'Agriculture

17 Marcel Guigal - Le maître de la vallée du Rhône

18 Jean-Claude et Frédéric Rouzaud - Groupe Roederer

19 Philippine de Rothschild - Château Mouton Rothschild

20 Jean-Luc Coupet - Patron du "wine banking" chez UBS

21 Bruno Paillard - Champagne Bruno Paillard

22 Denis Verdier À la tête des caves coopératives

23 Paul-François Vrancken - Président des champagnes Pommery

24 Jacques Gravegeal - Le patron des vignerons du Languedoc

25 Hugh Johnson - Dégustateur et critique

26 Michel Chapoutier - Le seigneur de l'Hermitage

27 Stéphane Derenoncourt - Consultant et winemaker

28 Jacques Dupont - L'homme du vin au Point

29 Jean-Michel Cazes - Château Lynch Bages

30 Philippe Faure-Brac - L'icône de la sommellerie

31 James Suckling - Le palais et la plume du Wine Spectator

32 Michel Bettane L'expertise à la française

33 Jean-Luc Thunevin - Le pionnier des vins de garage

34 Olivier Poussier - La foi en l'Europe des vins

35 Jancis Robinson - La plume du Financial Times

36 Gérard Margeon - Le bras droit de Ducasse

37 Fabrice Bernard - Les grands vins sur catalogue

38 Jean-Luc Roché - Le tsar du vin chez É. Leclerc

39 François Pinault - Il a su acheter Latour

40 Benjamin de Rothschild - Banquier et vigneron

41 Bernard Magrez - Du vin de masse aux crus d'élite

42 Serena Sutcliffe - La papesse anglaise des enchères

43 Claude et Lydie Bourguignon - Ils auscultent les sols de France

44 Philippe-Armand Martin - Le demier député vigneron

45  Laroche - le visionnaire de Chablis

46 Denis Dubourdieu - Le professeur du Sauvignon

47 Ghislain de Montgolfier - Ambassadeur des maisons de Champagne

48 Alain Suguenot - Maire de Beaune et œnophile

49 Pierre Lurton - 50 % Bernard Arnault, 50 % Albert Frère...

50 Nicolas Joly - Gourou ou visionnaire

51 Alain Rigaud - Le croisé de hygiénisme

52 Les économistes de l'IHEV - Les sciences humaines au service du vin

53 Christian Seely - L'âme d'Axa Millésimes.

54 Alain Vauthier - Il a relancé Ausone

55 Albert Frère - Un baron belge fou de grands vins

56 Olivier Humbrecht - Grand d'Alsace

57 Anselme Sélosse - Le maître d'Avize

58 Les Cathiard - Ils marient le luxe et l'œnotourisme

59 Stephen Tanzer - Il rêve de succéder à Parker

60 Richard Luhlin - Le pape des bulles

61 Michel Issaly - Le porte-voix des Indépendants

62 Georges Duboeuf - Son nom rime avec Beaujolais

63 Lalou Bize-Leroy - L'égérie des grands bourgognes

64 Richard Geoffroy - Un médecin pour Dom Pérignon

65 Claude Evin - Ancien ministre et législateur

66 Jacques Lardière - Il vibre pour le vin de Bourgogne

67 Jacques et Éric Boissenot - Ils incarnent le Médoc classique

68 Philippe Capdouze - Dégustations sur mesure pour financiers

69 Joseph Henriot - Visionnaire et fulgurant

70 Francis Bessettes - Caviste avant-gardiste

71 Hubert de Boüard de Laforest - Le business Angélus de Saint-Émilion

72 Philippe Puech - L'imprésario du Languedoc

73 Kyriakos Kynigopoulos - Le "Grec" a conquis la Bourgogne

74 Marc Sibard - Défenseur des vins naturels

75 Aimé Guibert - Un pionnier du Languedoc

76 Guy Savoy - Comme un chef

77 Marcel Lapierre - L'évangéliste du sans soufre

78 Patrick Ducournau - L'inventeur du microbullage

79 Philippe Gambie - Le nouveau pape de Châteauneuf

80 Marie-Christine Buche - L'œil de la Répression des fraudes

81 Mark Angelli - Citoyen d'un monde biologique

82 Alex de Clouet -  Un expert des enchères

83 Gérard Gauby - Le meilleur du Roussillon

84 Les frères Foucault - L'âme de Saumur

85 IDealwine - Les enfants terribles des salles des ventes

86 Marie-Christine Tarby - Le visage du lobby du vin

87 Jonathan Nossiter - Le cinéaste qui dérange

88 Pierre Galet - Spécialiste mondial des cépages

89 Gérard Perse - Des linéaires aux grands crus

90 Bernard Pivot - Bon sang ne saurait menti

91 Alain Marty - Le vin au micro

92 Robert Vifian - Un carnet d'adresses exceptionnel

93 Laurie Matheson - Enchères et convivialité

94 Bernard de la Brosse - Repreneur de vignoble

95 Valérie Vrinat - Elle dirige la marque Taillevent

96 Philippe Noyé  - "Monsieur Loire" depuis vingt ans

97 Jean-Pierre Tuil  - L'attaché de presse de la planète vins

98 François Mauss - L'inventeur du Grand jury Européen

99 Gérard Sibourd-Baudry - Le dandy des Caves Legrand

100 Émeric Sauty de Chalon - 1855 com, c'est lui

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