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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 00:09

Trilogie, brelan, je foule nu-pieds les raisins de la colère ! Un peu emphatique le Berthomeau ce matin, c’est l’âge rassurez-vous…

 

Hier, n’étant aucunement dans le secret des dieux, je n’ai d’ailleurs pas à l’être, je commettais nuitamment une chronique  AGIR plutôt que RÉAGIR face aux hygiénistes et aux résidus de pesticides entre autres…link  qui se mettait en ligne au cœur de la nuit.


À 9h 28 je recevais sous embargo jusqu’au jeudi 26 septembre 2013 11 heures un communiqué Au travers de Vin & Société, les 500 000 acteurs de la vigne et du vin interpellent le Président de la République et le Premier Ministre !


Pression morale-pression fiscale : la filière vitivinicole se mobilise et demande l’abandon des mesures contre le vin et la création d’une instance interministérielle !


Au travers de Vin & Société, les 500 000 acteurs de la vigne et du vin lancent une campagne de mobilisation nationale :

www.cequivavraimentsaoulerlesfrancais.fr 


Face à une série de mesures envisagées, Vin & Société considère que la filière vitivinicole, 2ème contributeur à la balance commerciale de notre pays devant le luxe et après l’aéronautique, emblème du patrimoine français, est menacée. Elle demande au Président de la République et au Premier Ministre d’abandonner ces mesures et de créer une instance interministérielle afin d’établir un véritable dialogue avec un secteur qui est une chance pour la France.


Bien sûr dès la levée de l’embargo les réseaux sociaux liés au vin on fait assaut sur Twitter en répercutant le message de Vin&Société link


Fort bien, reste à surveiller l’impact de cette campagne, hors du cercle bien restreint des gens du vin, au travers des médias grand public : presse nationale, régionale, magazines et bien sûr télévision et bien sur les réseaux sociaux hors cercle du vin : journalistes généralistes, décideurs, politiques…etc. Pour l'heure ça buzze guère. La presse reprend, comme d'habitude, en boucle, la dépêche de l'AFP. C'est un peu court. Attendons mais attention à l'effet lièvre et la tortue... rien ne sert de courir il faut partir à point. S'inscrire dans la durée...


Cette campagne est très institutionnelle puisqu’elle interpelle le Président de la République, le Premier Ministre et incite à aller s’adresser aux parlementaires. C’est un choix qui veut peser sur les futures décisions du gouvernement mais il ne faut pas se leurrer, c'est un combat de longue haleine, et les lignes de partage sont déjà bien identifiées surtout du côté des parlementaires qui soutiennent le vin.

 

Ce sont les autres qu’il va falloir convaincre et, quitte à passer pour un rabat-joie, ce n’est pas gagné car nos petits copains d’en face ne vont pas se priver que hurler « haro sur le lobby du vin ». C’est la loi du rapport de force, de sa construction ou de son inversion. Le jour où le président de Vin&Société sera invité sur le plateau du 20 heures nous aurons fait un grand pas.


Reste pour moi, vieux blogueur blanchi, non sous le harnois mais sous une consommation ludique et festive de vin, que ferais-je si on menaçait Vin&Cie l’espace de liberté de fermeture ?

 

C'est possible puisque mon slogan affiché est l'extension du domaine du vin. Pour les ayatollahs d'en face mon petit couplet « Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes... » risque fort de me voir gratifier de la double peine pour incitation à la débauche.

 

Rideau mon coco !

 

T’as plus le droit de faire le guignolo avec tes copines, de mettre de belles photos de quilles qui inciteraient notre belle jeunesse à aller se murger grave le samedi soir sur le trottoir, de raconter tes histoires de femmes et d’hommes accrochés à leur bout de terre dans des lieux où y’a même plus de médecins (préfèrent les villes ces gens-là).

 

Mais de quoi vivrons-nous demain ?

 

De l'air du temps et des médicaments ! 

 

Ferme ta gueule Berthomeau !


Deux options s'ouvriront à moi Taulier désenchanté :


1° Un changement de raison sociale

 

 

J’y ai réfléchi toute la nuit.

 

J’ai de suite écarté « cigarettes et whisky et petites pépées » car là je me retrouverais illico à la Santé (la prison pas le siège du Ministère).


Ensuite j’ai galéré :


« Rire de résistance » déjà attribué,

« les chroniques d’un vieil homme indigne » trop coaltar,

« le Taulier enchaîné » pas très original,

« sous la peau du terroir » pas très vendeur,

« dessous les pavés la vigne » impossible y’a le mot vigne trop incitatif à se torchonner.


Bref, épuisé, je me suis replié sur les derniers feux de ma jeunesse soixante-huitarde non révisée en choisissant :

 

« laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes »


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2°l'exil non fiscal en Belgique


Bruxelles c’est la porte à côté avec ma carte de vieux, dites senior pour faire joli, je pourrai donc faire des allers retours comme un banlieusard puisqu’on m’a dit, et j’y ai cru, que nous vivions dans une Union Européenne. Je pourrais m'installer marchand de vins et de fromages qui puent avec ma copine Magalie. J'y réfléchis...


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Bonne journée à vous tous, rameutez vos voisins, vos cousins, vos copains, pour les sensibiliser à la cause du vin et, pour ne pas choquer nos amis hygiénistes, je badigeonne aujourd’hui en tendance modération, genre message sanitaire en bandeau déroulant, le slogan de notre cher Roger Feuilly « toute petite soif ! mais dans un grand verre...» 

 

Rebondissement de fin de journée, l'articulet retirer de la liste des activités autorisées par disposition légale la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne (art. L.3323‐2‐9) a disparu du Plan Gouvernemental. Monsieur de sources sûres affirme que ce sont les intentions du Taulier de migrer en Belgique, captées par les voies habituelles des grandes oreilles, qui auraient émues les autorités. Plus sérieusement, façon de parler, il y a l'hypothèse du sieur Pousson le Rouletabille du Net link Comprenne qui pourra, l'important c'est le résultat. 


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Audrey Bourolleau, Vin et Société par BDTMedia

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 11:00

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Même le petit Nicolas s’y est risqué, sans être moqueur dire que ça lui allait serait faire preuve de courtisanerie comme sait si bien le faire la Nadine, pas de Rothschild évidemment. La barbe de trois jours fait fureur... Antoine de Caunes, Carl Icahn, Justin Timberlake... chaque semaine, elle compte de nouveaux adeptes. Votre Taulier, lui, l’a adoptée depuis belle lurette.

 

Pourquoi ?

 

Pour faire le beau rétorqueront ses détracteurs !

 

La réponse est bien plus prosaïque : j’ai toujours détesté me raser.

 

Jamais je n’ai pratiqué le coupe-chou, cher à mon pépé Louis, me repliant sur le rasoir à lame. Seule analogie avec pépé Louis le blaireau et la mousse à raser. Comme nous les mâles nous nous rasons plutôt le matin c’est souvent un exercice à haut risque, même avec le recours à la pierre d’alun les micros-coupures sont souvent au rendez-vous. Bref, très vite j’ai jeté l’éponge et rangé mes lames Gillette, sauf lorsque je me suis converti pendnat un temps à la moustache.

 

Vous allez me dire que vous n’en avez rien à cirer de mes histoires pileuses sauf que la mode de la barbe de trois jours une véritable plaie pour les fabricants de rasoirs et de lames. Je l’ai lu dans le journal le Monde.

 

Entre la crise et cette mode, les ventes baissent actuellement de près de 4 % par an en volume, et de 1 % en valeur, selon les relevés effectués par le cabinet d'études Nielsen.

 

Numéro un en France, avec sa marque Gillette, Procter & Gamble est directement touché. «  Nous gagnons du terrain, et notre part de marché en valeur dépasse désormais 70 %, note Loïc Tassel, le patron de Procter en France. Mais nous devons faire des efforts herculéens pour que nos ventes ne baissent pas, et le résultat reste un peu inférieur à nos objectifs. »

 

Après vous avoir rasé je vais vous montrer par l’image que je suis totalement dévoué à la cause du vin, en l’occurrence ici à celui produit et élevé en Bourgogne au travers de la nouvelle génération :


Sylvain PATAILLE de Marsannay et Francine PICARD  « Au pied du Mont Chauve »

 

 

Le premier, c’est l’ordre chronologique, est venu nous rencontrer au restaurant Les Climats 41 rue de Lille link

 

 

La seconde nous a présenté ses vins, sous les auspices de notre irremplaçable Annie, en un lieu proche de là où nos représentants font la loi.

 

 

Pour l’heure, avant de me rendre dans leurs vignes pour mieux leur tirer le portrait, je vous présente en photos (parfois floues mais il est difficile de tenir son verre et de faire une photo) les vins que j’ai dégusté, façon de parler il ne faut pas que je me pousse ducol, c’est du bon, même du très bon. Vous pouvez me faire confiance les yeux fermés : à l’aveugle quoi !


 

À bientôt sur mes lignes et, pour changer, tout en cultivant l’esprit de notre Roger national « haute soif ! »

 

 

Sylvain PATAILLE 6 rue Roger Salengro F-21300 CHENOVE tél. +33 (0)3 80 51 17 35 domaine.sylvain.pataille@wanadoo.fr


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Francine PICARD Au pied du Mont-Chauve 5 chemin du Château

21190 Chassagne-Montrachet

+33 6 74 82 34 82 francine.picard@domainesfamillespicard.com


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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 00:09

Dans notre plan stratégique Cap 2010 les défis du vin Français nous avions mis en exergue « Agir plutôt que réagir ».


Nous n’aimons rien tant dans notre vieux pays ronchon que nous éveiller en sursaut, sortir de notre léthargie satisfaite pour monter sur nos grands chevaux en jouant les vierges effarouchées lorsque certains nous tirent comme des perdreaux. Nous gémissons, nous nous lamentons, nous pestons « que le monde est cruel et injuste avec nous. Nos adversaires nous veulent que du mal. Nous sommes de pauvres victimes sans défense… »


La victimisation m’horripile, plutôt que de geindre à chaque fois qu’un coup nous est porté par nos adversaires ou des gens plus ou moins bien intentionnés, agissons au jour le jour avec ténacité sans discontinuer. Si vis pacem, para bellum « Si tu veux la paix prépare la guerre ! » Bien évidemment je m’adresse en priorité à celles et ceux qui sont en charge de représenter le monde du vin. Ils sont nombreux, ont quelques moyens pour suivre et nourrir les dossiers.


Certes nous avons notre Pousson qui, dans la blogosphère du vin pourrait endosser aussi bien la robe noire de l’avocat que le pourpre et l’hermine du procureur. Il sait trouver les mots, frapper là où ça fait mal, plaider donc ou prononcer un réquisitoire implacable. C’est ce qu’il a fait à propos du BUZZ des pesticides dans le vin déclenché par Que-Choisir.link et link

 

Fort bien Vincent mais comme le disait fort justement le Général Douglas Mac Arthur «Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard.»


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Le mal est fait. Le niveau de bruit médiatique sur cette affaire écrabouille largement toutes les réactions, les plaidoyers en défense ou les réquisitoires contre l’insoutenable légèreté des analyses de Que-Choisir. La forme l’emporte sur le fond. Créer le buzz l’emporte sur toute autre considération.


Sur ce sujet des pesticides il me semble pertinent de ce poser la question : quand-est-ce qu’un discours clair, sans  ambiguïté, loin des querelles imbéciles de chapelles, fondé sur le respect de ce fameux terroir, dont on nous rebat les oreilles, et de la santé de ceux qui les utilisent ou les subissent, sera porté et assumé par les professionnels du vin ?


Dans mon rapport de 2001 j’avais placé le respect de l’environnement en priorité n°1 de la vigne France.


Quand est-il plus de 10 ans après ?


Des progrès certes mais aussi un non-discours ou discours gêné, alambiqué, en défense qui prête le flanc à des attaques du type de celles de Que-Choisir.


Tous les discours rassurants de la Terre ne vaudront jamais une vraie et courageuse anticipation qui se résume par un message clair : NOUS AGISSONS !


L’exemplarité ça compte ou du moins pour moi ça devrait peser lourd dans la balance.


« Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, une parcelle de terre en vaut une autre car il est l’étranger qui vient  de nuit  piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il  l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas… »


En vous livrant cet extrait de ce qu’aurait répondu Seattle le chef indien Suquamish en réponse à la proposition d’achat des terres de son peuple par les émissaires de Washington en 1854 je ne glorifie en rien un quelconque passéisme, un retour naïf à la terre, mais essaie de rappeler à nous tous que notre insouciance bardée de bonnes ou de mauvaises raisons cadre bien mal avec nos antiennes sur le vin produit culturel inscrit dans le respect de son terroir et de sa longue histoire. Ce faisant aussi je ne me réfugie dans aucune des chapelles existantes qui cultivent plus la détestation que l’amour du vin, d’ailleurs je ne suis pas un homme du vin mais un simple buveur et je n’ai donc pas à prendre parti.

 

Voilà c'est dit.

 

Sur un tout autre sujet qui revient dans l’actualité : la préconisation du plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives 2013-2017 de retirer de la liste des activités autorisées par disposition légale la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne (art. L.332329) il en ira de même.


Ce ne sont pas les petites pétitions d’une petite poignée de blogueurs qui permettront de contrer cette nouvelle offensive et de la faire reculer mais la capacité du Monde du Vin, comme le souligne très justement le « camarade » Peyronnet, à produire un discours positif qui emporte l’adhésion de l’opinion publique qui intéresse hautement les élus de la République lorsqu’ils prennent leurs habits d’électeurs.


Je ne me fais plus beaucoup d’illusions sur cette capacité d’anticipation de ranger au rang des accessoires inutiles les discours syndicaux chamallow, de prendre en compte la société telle qu’elle est et non telle que l’on souhaiterait qu’elle soit, alors j’avoue que les discours en défense me gonflent, glissent sur moi, ne me donnent aucune envie de participer à une forme de jeu sans grand intérêt. J’avoue j’aime gagner au sein d’un collectif, les agitations individuelles ne servent que l’ego de leurs auteurs, grand bien leur fasse.


J’ai déjà donné, depuis fort longtemps, alors je pose mon sac, laisse le manche à ceux qui, parmi mes jeunes collègues blogueurs, pensent que le monde commence avec eux, ce qui n’est pas forcément la meilleure façon de se préparer à une rude et longue bataille.


Bon courage à eux… il ne suffit pas, en parodiant le général, de faire des sauts de cabri en criant « le vin, le vin… » pour être entendu et suivi par l’opinion publique qui pose majoritairement son cul tous les soirs devant sa téloche pour regarder l’Amour est dans le pré… et qui franchement n’en a rien à cirer de nos petites affaires de loi Evin…


Maintenant je suis en grandes vacances alors j’ai piscine il vous faut m’excuser…  


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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 00:09

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Jeudi après-midi, alors que le soleil pointait à nouveau le bout de son nez, revenant à pied chez moi, ma chère flèche d’argent ayant eu le mauvais goût de se dégonfler, passant devant mon déjà connu de vous Franprix j’aperçois un panonceau sur le trottoir annonçant la foire aux vins du 19  au 9 septembre. Manquant d’oranges pour mon petit déjeuner je suis entré et là je suis tombé nez à nez avec Miren de Lorgeril épinglée en compagnie de 5 autres vigneronnes.


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« De la vigne à la ville »

« Vin de femme vigneron »

« Le goût des belles rencontres »


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Et voilà, comme ça fait un bon bout de temps que je n’avais pas rencontré Miren, qui est toujours par monts et par vaux pour vendre son vino, alors je me suis dit « je vais jeter un œil dans la Foire aux vins de Franprix pour voir ce que Miren nous propose… »


Pour les petits nouveaux ici, il faut que vous sachiez que dans la lignée de mon rapport je proposai à Miren d'être l'un des membres fondateurs de « Sans Interdit » et elle me répondit, tel un passing-shot de revers retourné avec aisance le long de la ligne « Je suis votre alibi féminin... ». Sa réponse fusât, légère, teintée d'un zeste d'ironie et ponctuée par un franc sourire. Sa spontanéité tranchait avec le convenu de notre monde du vin, si compassé, et, si la réplique faisait mouche c'est qu'elle était délivrée avec l'impalpable distance que savent maintenir les gens bien élevés. Lire ICI Qu’est-ce-qui fait courir Miren de Lorgeril ? link


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Donc je dégote le rayon et je m’aperçois que le vin de Miren est, bien sûr, un Cabardès, vin emblématique de la maison, mais étiqueté « La Chapelle de Pennautier » 2010 6,50€ le flacon. Toujours pour les petits loups et petites louves qui ne connaissent pas le château de Pennautier je les invite à ce précipiter sur cette magnifique chronique du Taulier « La vie de château ou laissez-vous pénétrer par l’esprit de Pennautier : vin et authenticité »link 


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Je signale qu’il y a bien une chapelle au château de Pennautier.


J’ai acheté« La Chapelle de Pennautier », je l’ai glissé dans mon cabas et je suis rentré le cœur léger.


Je la boirai avec un poulet du dimanchelink. Clin d’œil appuyé à Michel Smith.


Pour terminer cette chronique j’ai envie d’évoquer le souvenir d’un dîner organisé par Miren au château de Pennautier avec comme convives Patrick Hoÿm de Marien, Pierre Mirc et Gilles Azam, un beau et grand moment… 


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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 00:09

Samedi dernier fut une belle journée ensoleillée, propice au retour de Solène dans les vignes. Belle et éreintante journée. Son jeune et sémillant maître est formel « Ça y est! Solène est revenue aujourd'hui ! Cette fois-ci, c'est définitif. Et elle va démontrer demain son efficacité. Avec un traineau, elle passera, en silence (quel bonheur !) dans les rangs pour récupérer les cagettes où sera déposé le raisin et ... »


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Et pendant ce Taulier, lui, se ressourçait à la Maison des Métallos link pour un Vinocamp plein d’accrocs de la Toile, de Poucettes délurées, de provinciaux émerveillés, de petits loups speedés, et de quelques chevaux de retour blanchis sous le harnois. Ça causait, ça débattait, ça s’interrogeait, avec en bruit de fond : mais où trouver des sous pour faire bouillir la marmite ?


Saine et logique préoccupation d’une génération qui fait ses tous premiers pas dans notre impitoyable monde mondialisé et connecté. Modèle économique, concubinage avec les marques prédatrices, levée de fonds, capital-risque ou comment bâtir un socle pour vivre de sa passion ?


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Photo Armand Borlant©

 

Dans cet océan juvénile votre serviteur, loin de jouer au vieux sage qu’il n’est pas, s’est efforcé de transmettre tout à la fois le fruit de son expérience de vieux baroudeur de la Toile. Comme il n’y a pas de recettes toutes faites mais que des chemins à suivre rien n’est plus important que d’encourager sans leurrer. « Le dur désir de durer… » de Paul Éluard


Notre Mouvement


Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses

Le jour est paresseux mais la nuit est active

Un bol d'air à midi la nuit le filtre et l'use

La nuit ne laisse pas de poussière sur nous

                                                 

Mais cet écho qui roule tout le long du jour

Cet écho hors du temps d'angoisse ou de caresses

Cet enchaînement brut des mondes insipides

Et des mondes sensibles son soleil est double

 

Sommes-nous près ou loin de notre conscience

Où sont nos bornes nos racines notre but

 

Le long plaisir pourtant de nos métamorphoses

Squelettes s'animant dans les murs pourrissants

Les rendez-vous donnés aux formes insensées

À la chair ingénieuse aux aveugles voyants

 

Les rendez-vous donnés par la face au profil

Par la souffrance à la santé par la lumière

À la forêt par la montagne à la vallée

Par la mine à la fleur par la perle au soleil

 

Nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre

Nous naissons de partout nous sommes sans limites

 

Face à l’impatience légitime, à la tyrannie de l’instantané, au désir de se réaliser, ces jeunes pousses doivent se forcer à mettre leurs pas dans un pas de temps qui accepte la durée sans faire l’impasse des scories de l’Histoire. « L’Histoire est cette conviction issue du point où les imperfections de la mémoire croisent les insuffisances de la documentation… » Faire l’impasse tout comme s’enchaîner au passé plombe l’initiative, le goût de faire. Lire « on ne peut étudier que ce qu’on a d’abord rêvé»link

 

Alors qu’est-ce qu’un baby-boomers qui a fait son long bout de chemin dans ce qu’on appelle la vie active peut-il faire ?


FAIRE !


C’est-à-dire tout d’abord répondre aux sollicitations des unes et des autres, non pour donner des conseils mais tenter de transmettre, d’accompagner, d’être celui avec qui on peut discuter de son dur désir de durer.


Ensuite, joindre le geste à la parole Joignez le geste à la parole : financez par crowdfunding le projet d’un vigneron Pascal Peyvergèslink


Suivez la belle Solenne dans les vignes de Pascal  ICI link


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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 00:09

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Nous papotions.


-          Voudrais-tu être jeune ?


J’ai hésité et répondu : « oui, et non… »


Oui parce qu’avoir 20 ans et un tout petit peu plus c’est l’âge de tous les projets, l’amour, construire sa vie, se réaliser, accomplir ses rêves, assumer son ambition et ses contradictions ; et non, car les temps sont si durs pour une belle part de cette jeunesse que je ne me sentirais pas le courage de faire un bis. Une réponse de presque vieux, fatigué, blasé, posant son sac, qui, réflexion faite, me donnait le sentiment que je lâchais prise. La retraite, quoi… un je ne sais quoi de résignation insupportable. 


Vous allez me dire, peu importait ma réponse, qui n’était pas une réponse de normand mais un balancement, j’ai l’âge de mes artères et pas le choix !


En êtes-vous si sûr ?


Imaginer est-ce interdit aux retraités ?


Non, le champ des possibles reste ouvert. Il suffit de se laisser aller pour recueillir et accueillir le léger souffle des autres.


La réponse à la question de mon amie je l’ai trouvée mardi après-midi, sous un ciel gris et déprimant en maraudant sur mon beau vélo : Si j’étais à nouveau jeune je voudrais être Jiang Qiong-er !


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Mais qui est donc Jiang Qiong-er ?


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C’est une belle jeune femme de 36 ans, née à Shanghai en 1976, petite-fille d’un artiste traditionnel, le peintre Jiang Xuan Yi qui avait étudié à l'étranger, et fille d’un architecte reconnu Xing Tong He qui a signé bon nombre de musées et de bâtiments officiels. Un pur produit de l'intelligentsia du régime communiste. Je ne l’ai, bien sûr, jamais rencontré donc je vous livre la suite de sa biographie telle que glanée dans la presse Clément Ghys Libération du 20 JUIN 2013.


« Avec son frère, de deux ans son aîné, elle est repérée par le Children’s Palace, sorte de conservatoire artistique dans la plus pure tradition de l’élitisme communiste. Enfant, elle devient la disciple de deux «maîtres», un peintre et un calligraphe. Elle intègre l’université Tongji, en sort diplômée en design. Son exposition de fin d’études fait sensation dans l’effervescence du Shanghai des années 90. 

 

Dans la Chine de Deng Xiaoping et Jiang Zemin, les étudiants rêvent de partir pour les États-Unis. Jiang Qiong Er est acceptée par des facs américaines mais opte pour la France. Le sens du défi, probablement. Comme lorsqu’elle débarque à Nice, refusant d’intégrer une école de langue pour s’inscrire en lettres modernes. «Pendant des mois, je n’ai littéralement rien compris. Mais je n’avais pas le choix.» Elle en garde un français impeccable, entre ensuite aux Arts déco, à Paris, et retourne en Chine où elle ouvre une agence, multipliant les casquettes entre graphisme, architecture intérieure, set design. Remarquée par la filiale chinoise d’Hermès, elle conçoit les vitrines de plusieurs boutiques du sellier français en Chine. Puis rencontre Patrick Thomas, président de la griffe, et Pierre-Alexis Dumas, le directeur artistique. Ensemble, ils évoquent le projet d’une maison de luxe chinoise, «dont les objets seraient fabriqués dans le pays, mais ouverte au monde entier». Elle travaille essentiellement avec des artisans, des personnes âgées qui ont caché leur savoir-faire pendant la Révolution culturelle, et qui cherchent aujourd’hui à transmettre leurs connaissances… »


Mais pourquoi Jiang Qiong-er ?


Parce qu’elle déclare :


« Le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. »


« Le luxe, c'est du temps et de l'émotion »


« Si l’on conçoit une aventure en pensant au retour sur investissement ou à la marge financière que l’on pourra faire dans cinq ans, ce n’est pas la peine. Chez Shang Xia, le vrai luxe c’est le temps que l’on se donne. Nous avons lancé des chantiers avec des artisans il y a plus de quatre ans, qui n’ont rien donné de concluant. Nous les poursuivons en espérant qu’un jour peut-être, ça mènera quelque part.»


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Loin de la pacotille, de l'image bas de gamme accolée au made in China, elle réalise des objets simples, élégants, fabriqués avec des matières premières les plus précieuses par des artisans au savoir-faire ancestral. « Il m'a fallu trois ans pour trouver des artisans, les amener à ce projet, les inciter à innover. Devenir partenaire a été un travail de longue haleine ». Pendant la Révolution culturelle les plus doués des artisans, qui sont maintenant âgés, avaient dû cacher leurs talents et Jiang Qiong-er a dû les convaincre de créer ou de transmettre leurs savoirs aux jeunes générations.


Mardi après-midi donc, lorsque j’ai posé ma superbe flèche d’argent face au Shang Xia, 8 rue de Sèvres dans le 6e et que j’ai poussé l’huis entre deux beaux jeunes hommes masqués je n’ai vraiment pas eu l’impression de me retrouver dans le royaume de l’ostentation, bien au contraire face à la beauté des matières j’ai de suite adhéré à cette « vie simple et splendide » que veut proposer Jiang Qiong-er. J’ai pris le thé dans une tasse de porcelaine diaphane.


Bien sûr les prix sont pharaoniques mais…


Mais il faut 2 semaines de travail pour produire un seul manteau en feutre de cachemire


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« Nous nous sommes inspirés de la dynastie Han (600 ans avant Jésus- Christ) pour faire ce vêtement, explique Jiang Qiong Er, c’est un savoir-faire qui nous vient de Mongolie mais nous avons remplacé le feutre en laine,- trop lourd et peu commode et mal adapté à nos vies urbaines, par du feutre en cachemire -, beaucoup plus léger", explique posément la fondatrice.


Pour réaliser ce manteau, feutré entièrement à la main, il faut deux semaines aux artisans de Shang Xia. D’où le prix de 4.700 euros. « Nous ne sommes pas une marque de mode contrainte de faire tourner rapidement ses collections, nos vêtements visent l’intemporalité », fait remarquer Jiang Qiong Er. »


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« Même recherche de la perfection artisanale avec ce service à thé en porcelaine et en bambou tressé à la main. Là encore il faut du temps : dix jours pour faire une théière et trois jours pour une tasse. C’est Ji Quan Liu, maitre artisan de la région du Sichuan qui est dépositaire de ce savoir-faire si particulier qu’est le bambou tressé » Thiébault Dromard dans Challenges.


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J’aime le beau.


J’aime ce que fait la main.


J’aime la vie simple et splendide.


J’aime la manière de Jiang Qiong Er de retranscrire le passé et la culture de son vieux pays.


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Et nous, que faisons-nous de notre fameux patrimoine ?


« Si la France dispose aujourd’hui d’une culture, au sens d’un art de vivre reconnu et apprécié, incluant la mode, la gastronomie, toutes sortes d'expression d’indépendance, ce n’est pas pour la défendre comme un village d’assiégés rétrogrades, et oublier de promouvoir et exporter ses propositions. Pour cela, les grandes villes disposées à célébrer leur singularité, New York, Rio de Janeiro, Pékin, ne manquent pas. Elles se feraient un plaisir de découvrir les coutumes de leurs filles à fromages, ambassadrices spontanées d’une autre manière de consommer. »link


Allez, trêve de défaitisme, d’aquoibonisme, de déclinisme je suis sûr qu’il y a dans notre vieux pays des Jiang Qiong Er en herbe à nous les vieux baby-boomers de leur laisser tout l’espace pour s’épanouir comme les 100 fleurs du Président Mao cher au cœur des soixante-huitards révisés made-in-conso…

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 00:09

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Soyons clair et direct : sans une vraie serviette en tissu pas de rond de serviette !


Je hais les serviettes jetables au restaurant ! Surtout celles épaisses comme du papier à cigarettes qui se retrouvent au bout de deux minutes sous les talons de mes chaussures.


Pour autant je comprends que pour des raisons d’économie, dans les gentils bouis-bouis, les tenanciers nous dotent de serviette en papier.


Reste une solution très durable : doter les habitués de ronds de serviette à leur nom pour qu’ils puissent y glisser après chaque repas leur serviette personnelle. Bon les tenants de l’hygiène vont barrir, nous dire que ça n’est pas propre, plein de petits microbes vibrionnant. Je sais mais, hormis les grandes maisons bien tenues avec personnel ad-hoc, les serviettes à la maison font la semaine. Moi je suis même prêt à assurer le lavage-repassage de ma serviette.


Avoir son rond de serviette et sa serviette dans son ou ses restos préférés, où l’on a ses habitudes, reste pour moi le comble de la civilité. C’est du comme chez soi, pas chez soi. On prend même le temps de se causer en pliant sa serviette avant de la glisser dans son rond à son nom et d’aller les déposer dans le casier prévu à cet effet. Certains vont m’objecter que ça fait rétro que l’heure est au jetable.


M’en fout !


Pour promouvoir le retour du rond de serviette au restaurant je vais me la jouer guide rouge en attribuant à mes popotes et bouis-bouis préférés les ronds de serviettes du Taulier ®


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Il y aura donc :


-          Le nec plus ultra, la crème de la crème crue de la tortore et du vin qui va avec le sourire de la crémière : 3 ronds®


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-          Juste à l’étage en dessous, le simple et de bon goût avec toujours le sourire de la crémière : 2 ronds®


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-          Le rade crapuleux à prix doux sans omettre le sourire de la crémière : 1 rond


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Addition produite bien sûr avec contre-expertise d'une convive.


C’est notre Roger qui va tirer le nez face à l’initiative du Taulier, peut-être que face au succès je vais l’embaucher pour étendre mon domaine et faire la nique au Rouge. On peut toujours rêver ça ne mange pas de pain.


Pour en revenir à mon rond tout de même il ne faut pas oublier que tout est parti pour lui de l’usage de la serviette de table qui me dit-on dans mon oreillette remonte à l'Antiquité. Ceux qui veulent tout savoir sans rien payer n’ont qu’à se reporter à La serviette de table : histoire d'une invention – Gralon www.gralon.net de Audrey Vautherot


« Les Romains se servaient en effet de serviettes ou mappa en latin. Chaque convive apportait lui-même sa serviette. Il s'agissait alors d'un tissu blanc, parfois brodé de fils d'or, qui servait à s’essuyer le visage.


Au Moyen Age, la serviette de table individuelle n'était plus utilisée. En revanche, les nappes étaient formées d'immenses pièces de tissu, dont certaines servaient à s'essuyer les doigts et la bouche.

 

A cette époque, la nappe était placée sur une planche à tréteaux et recouverte d'une pièce de tissu pliée en deux. C’est avec cette pièce de tissu appelée doublier que les convives s'essuyaient les mains et la bouche.


Le doublier a ensuite été remplacé par une longue pièce de toile posée sur le bord de la table : la longuière.


C’est vers le XIIIe siècle qu’est apparu l’ancêtre médiéval de la serviette de table : la touaille. Cette toile longue de 4 mètres était pliée en deux sur un bâton et accrochée au mur comme un torchon lors des repas (cette forme de serviette était d’autant plus utile que les convives n’utilisaient pas de fourchette mais prenaient la nourriture avec les doigts).


La serviette de table telle que nous la connaissons aujourd'hui est apparue au XVIe siècle. Carrée ou rectangulaire, la serviette est alors de grande taille (jusqu'à un mètre de largeur) afin de protéger les larges collerettes portées par les convives Alors que les couverts comme la fourchette font leur apparition sur la table, l’usage de la serviette en lin damassé se généralise rapidement. Les bonnes manières veulent que l’on s’essuie la bouche et les doigts avant de boire.


La Renaissance voit aussi se développer la mode du pliage des serviettes en forme d’oiseaux, d’animaux ou de fruits. Il faudra attendre 1639 pour que soit publié le premier traité consacré à l'art des pliages.


Au XVIIIe siècle, la serviette occupe une place de choix dans les arts de la table. Elle est parfois d'une taille et d'un luxe impressionnants (en lin brodé, monogrammé ou en coton damassé elle s’accroche à la boutonnière de la veste chez les hommes : on peut acheter encore de nos jours, en Angleterre notamment, une pince, qui se fixe sur la cravate et sert à suspendre la serviette de table au cou des hommes). Les pliages rivalisent alors d'inventivité et donnent à la serviette de table les formes les plus extravagantes.


Au XIXe siècle, les serviettes deviennent plus petites et le rond de serviette fait son apparition.


Au début du XXe siècle, les jeunes filles cousent et brodent leur trousseau de mariage. Les nappes et les serviettes, souvent de grande taille, sont ornées de monogrammes ou de motifs brodés à la main. La richesse d'une demeure s'évalue alors à l'importance des piles de nappes et de serviettes. »


Lire aussi : Petite Histoire du linge de table ICI link 

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 00:09

C’est le sieur Nicolas Alamone qui le dit dans la rubrique tendance de l’Express le 16 de ce mois « Le mois de septembre est la saison des foires aux vins. Cavistes, grandes surfaces et sites Internet proposent de bonnes affaires pour les amateurs de vin. Voici trois astuces (sic) pour acheter malin. »


1         Déplacez-vous en province

2         Allez faire un tour dans les hard discount

3         Soyez le premier

4         Participez aux dégustations


Voir le détail ICI link 


Après m’être imprégné de ces judicieux conseils qui en, résumé, impliquent que vous arriviez la veille, à Montpellier, à Angers, à Bordeaux, à Beaune, à Reims ou à Strasbourg ou toute localité située au cœur d’une de nos belles appellations dotée d’une enseigne de la GD ou du HD pour la soirée inaugurale afin de déguster les vins, être conseillés par des experts, avisés et appointés, par le magasin et ainsi être dans les tous premiers à rafler les bonnes affaires.


Les Français adorent faire de bonnes affaires, ils sont astucieux et savent acheter malin. Bref, sont taillés pour les Foires aux vins les gaulois.


Fort bien me dis-je, cœur de cible du Nicolas je suis en tant que parigot tête de veau, donc exécution !


Deux remarques initiales :


1-      Un peu tardif les conseils puisque septembre est déjà bouffé à moitié ; 

2-      Comment font les provinciaux pour aller en province ?


Trêve de railleries : ACTION !


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louer une camionnette ou une fourgonnette diesel (rien que pour faire chier Noel Mamère même si vous achetez ensuite des vins bios) afin d’entamer son tour de France (pour les petites louves et les petits loups qui n’ont pas le permis envisager le covoiturage camionnette).


pour les salariés, poser au moins une semaine de congés. Pour les professions libérales, artisans, commerçants fermer le cabinet ou la boutique ou se faire remplacer. Les retraités, eux, n'ont rien à faire alors ils peuvent facilement s'y coller.


3° se constituer un book complet compilant les avis, les notes des grands dégustateurs des magazines de vins ou des grands nationaux qui se sont tapés les dégustations organisés par les chefs de la GD et du HD. Ne pas oublier les petites merveilles des blogs de vin. C’est du lourd. On peut même l'agrémenter des photos des conseilleurs au cas où, par hasard, ils animeraient une belle soirée inaugurale.


4° passer, avant votre départ, plusieurs soirées à tracer votre itinéraire afin de couvrir le maximum de territoire dans le temps que vous vous êtes donné pour écumer les meilleures foires aux vins de nos belles régions d’appellations. Pour ce faire vous aurez longuement travaillé la question en épluchant la presse locale, surfé sur le Net, assailli vos parents et amis du coin pour disposer des fameux catalogues. 


5° prévoir une tenue vestimentaire pour la route : genre Adolphe Laffont avec pataugas et casquette et pour les foires aux vins elles-mêmes : le genre jeune cadre dynamique ou monsieur ou madame bien sous tous les rapports ou bobos non révisés jeans troué et baskets…


6° louer une chambre sur zone industrielle ou commerciale genre F1 ou pour faire des économies rouler de nuit et dormir comme les routiers sur les parkings d’autoroute.


prévoir glacière et alimentation pour la semaine à bord ou sur le bord de la route pour ne pas perdre de temps.


Bien dormir avant de partir suivant les conseils de Bison Futé.


Prévoir son budget d’achat vins en fonction de la capacité de la camionnette et de son porte-monnaie. Les deux ne se conjuguant pas forcément : des caisses de GCC ça tient peu de place mais ça défonce le compte en banque. Attention de ne pas se faire faucher la camionnette avec sa cargaison (dormir dedans se révèle alors une bonne pratique).


10° Cracher pendant les dégustations afin d’éviter les foudres des pandores planqués au deuxième giratoire après la sortie de l’hypermarché.

 

11° Prévoir une cave pour stocker votre butin ou alors louez chez Yves Legrand à Issy-les-Moulineaux.

 

12° Chanter en roulant.


13° Espérer avec les économies faites sur les boutanches payer le gas-oil de la camionnette.


Bonne route à vous et large soif comme dirait notre Feuilly…

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 00:09

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La France est un beau pays où la décision d’enrichir les mouts est du ressort d’un haut fonctionnaire auréolé d’une casquette à feuilles de chêne. Bien sûr cet éminent représentant de l’Etat qui a fait l’ENA s’est entouré des avis les plus qualifiés de l’INAO, de la DIRECCTE et de la DRAAF, qui allaient tous dans le même sens. Renversant, je propose qu’à l’avenir nos grandes écoles se dotent d’un module œnologie afin de préparer nos beaux esprits administratifs à bien mériter l’enrichissement. En  effet, par les temps qui courent, comme il n’y a pas d’enrichissement sans cause, ça pourrait attirer l’attention de fins limiers.


Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire compliqué.


Mettre du sucre dans les moûts pour nos belles et grandes appellations est considéré par l’INAO comme un acte hautement qualitatif, mais c’est réservé aux septentrionaux et en principe ça revêt un caractère exceptionnel. Le Grand Sud n’y a pas droit, pourquoi ? Tout bêtement parce que soit disant y’a assez de soleil pour que le raisin fasse du bon moût. Hypocrisie française c’était tout bêtement qu’en un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître le fleuve rouge avait tendance à déborder jusque même dans le port de Sète cher au cœur des pinardiers. Donc, enrichir au sucre au Sud c’était fabriquer du vin (je ne vous dit pas l’ambiance régnant dans les côtes-du-rhône coupées en deux). Bref, dans les années 70 le Ministre Méhaignerie, centriste mou, commanda pour, apaiser les foules sudistes très portées sur la cagoule et les mèches lentes, un rapport sur la chaptalisation à Pierre Murret-Labarthe directeur de l’Office des Vins de Table.  Celui-ci, bordelais d’origine, ne se fit pas prier pour pointer l’iniquité de ce partage et proposa soit la suppression, soit l’extension à tous de la chaptalisation.  Cris d’orfraies des bordelais, des champenois, des bourguignons…


Résultat dans le style Salomon de Vitré : l’enrichissement fut autorisé pour tous mais le sucre fut réservé aux seigneurs et la piétaille du sud eut droit elle aux moûts concentrés et aux moûts concentrés rectifiés. Bonne pioche disait-on puisqu’au lieu de faire du vin on en concentrait pour faire du sucre qu’on mettrait dans le vin. Beau comme les naturistes sauf que tout ça coûtait des picaillons et que les gars d’Oc réclamèrent des subventions de l’Europe qui, bien sûr, leur accorda avec la bienveillance de nos amis allemands grands partisans du sucrage-mouillage. Je vous parle d’expérience j’ai vécu tout ça lors des négociations d’élargissement de l’Europe à l’Espagne et au Portugal qui, avec l’Italie, souhaitaient l’abandon de la chaptalisation. Nous, comme nous avions déjà le grand lorrain  de François Guillaume sur le dos nous avons avec Rocard laissé les teutons manœuvrer.


Mais les temps changent plus de pognon pour enrichir avec les MC et les MCR d’où le feuilleton du Languedoc avec Coopés, préfet et bien sûr le grand Jacques maître des pays d’OC.


À titre personnel, je l’ai écrit la chaptalisation n’a plus sa place dans les AOC sauf éléments climatiques vraiment exceptionnels. C’est politiquement difficile à faire avaler à la CNAOC surtout par un Ministre socialo donc nous allons continuer de vivre sous le régime de la chaptalisation.


Dans ce cas il y a une règle simple, équitable et qui respecte le consommateur : indiquer sur l’étiquette vin enrichi au sucre.


Puisqu’il y a 3 catégories de vins qu’elles soient toutes logées à la même enseigne : la chaptalisation pour tout le monde qui en fait la demande.


-          AOP via l’INAO

-          IGP via l’INAO

-          VSIG librement

 

En effet, en un temps où tout le monde se gargarise à la COMPÉTITIVITÉ pourquoi mettre des fers aux pieds de vins de moindre extraction en leur imposant les MC et les MCR qui coûtent plus chers. De grâce qu’on nous épargne le baratin du style nous enrichissons avec des produits de la vigne car ça ne change rien sauf que pour les AOC il faudrait alors imposer des MC et MCR endogènes. MM de de l’INAO, de la DIRECCTE et de la DRAAF arrêtez de nous bourrer le mou avec vos arguments d’un autre âge. Il va vous falloir regarder la réalité en face et comprendre que mettre du « plomb » dans les cuves des vins sans IG c’est les condamner à disparaître face à la concurrence de nos voisins espagnols. Bref, vous avez tout faux dans vos bureaux. La segmentation du marché commence dans la vigne puis le chai et continuer de gérer notre vignoble et les vins qui en sont issus comme des vins d’origine relève d’une vision obtuse et en retard de deux guerres.


À force de pratiquer une gestion politique du vignoble du Grand Sud on produit toujours les mêmes effets : ne pas monter dans les bons wagons au bon moment. Savoir gérer la mixité du vignoble du Grand Sud était l’ambition des bassins prônés par la note stratégique Cap 2010 en redonnant toute la responsabilité aux acteurs économiques et non à une gestion administrée porteuse d’un conservatisme frileux. Ce qui me fait me gondoler grave c’est que cette gestion ringarde a été mise en place par d’éminents libéraux sous le couvert de la défense des intérêts bien compris de quelques barons du cru. Il eut été intéressant que les nouveaux occupants du 78 rue de Varenne fassent bouger les lignes mais c’est sans doute trop leur demander en ces temps difficiles. Les gouvernants passent le Grand Jacques reste. Pauvre Jérôme Despey bien à l’étroit dans le grand navire de FranceAgrimer.


Moi ce que j’en dis c’est pour causer, les VSIG pour exporter je n’en bois pas mais il faut savoir ce que l’on veut et se doter des moyens pour le faire. Pour ce pas besoin de M. le Préfet Pierre de Bousquet de Florian qu’était en Haute-Normandie lorsque je suis allé au chevet des vaches de la CLHN (coopérative laitière de Haute-Normandie)…


Voilà le travail ci-dessous (voir la vidéo ci-dessous M. le Préfet cause pas du tout du vin, ce ne doit pas être sa tasse de thé).

 


« Le préfet n’a pas donné suite à la demande de chaptalisation déposée par les IGP du Languedoc-Roussillon. Il a estimé qu’aucun caractère exceptionnel ne permet de justifier d’une dérogation à l’interdiction du sucrage à sec dans la région. C’est une nouvelle déconvenue pour les coopératives du Languedoc-Roussillon. Après avoir rejeté la demande de chaptalisation pour les vins sans indication géographique, le préfet de région interdit également la chaptalisation pour les vins à indication géographique protégée (IGP). L’arrêté préfectoral est tombé le 11 septembre au soir. Pour tous les IGP de la région qui en avaient fait la demande*, l’enrichissement n’est autorisé qu’avec les moûts concentrés (MC) et moûts concentrés rectifiés (MCR).

 

AVIS


Le préfet a suivi les avis de l’Inao, de la Direccte et de la Draaf, estimant que le caractère exceptionnel, indispensable pour justifier d’une autorisation du sucrage à sec, n’était pas avéré pour ces vendanges. Une décision qui ne va pas réjouir les caves coopératives, toujours mobilisées pour réclamer le choix entre les deux méthodes d’enrichissement (MC/MCR et saccharose). Pour peser dans la décision du préfet, Coop de France Languedoc-Roussillon avait encore déposé dans la journée du 11 septembre la liste de toutes les coopératives de la région qui souhaitaient pouvoir chaptaliser cette année.

 

COÛT


« L’an dernier, l’enrichissement aux MC/MCR nous a coûté 80 000 euros de plus que ce que nous aurait coûté le sucrage à sec. Nous produisons 15 000 hl de sauvignon, un cépage qui requiert d’être enrichi pour répondre aux exigences du marché. Cette année, la différence de coût entre MC/MCR et saccharose est de 5 €/hl pour une augmentation de 1,5 % vol. C’est énorme. Sur les marchés, on se bagarre pour 1 €/hl », déplore Michel Servage, président des Celliers du Nouveau monde à Puichéric (Aude) et de la Confédération des vins IGP de France.

 

* L’autorisation d’enrichir avec les MC/MCR dans la limite de 1,5 % vol. est accordée aux IGP suivantes : Côtes Catalanes, Vin des Sables, Coteaux de Peyriac, Pays d’Hérault, Coteaux d’Ensérune, Coteaux du Libron, Côtes de Thau, Côtes de Thongue, Vicomté d’Aumelas, Haute Vallée de l’Orb, Saint Guilhem le désert, Gard, Cévennes, Coteaux du Pont du Gard, Aude, Cité de Carcassonne, Pays Cathare, Coteaux de Narbonne, Vallée du Paradis, Vallée du Torgan.

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:09

La première rencontre entre Natacha Polony, elle était responsable des pages éducation à Marianne, et Périco Légasse au siège du magazine, se solda selon ce dernier par une prise de bec à propos du peuple basque et un jugement interrogatif qui se voulait sans appel « Mais c’est qui cette connasse… ? » Résultat, un mariage et 3 enfants.


Entre Ophélie Neiman, dites Miss Glou-Glou, et votre Taulier, en mai 2010, ce fut du même tonneau à propos de la volonté de celle-ci de « généraliser les crachoirs au restaurant »


« Alors je vous soumets la proposition, pas très politiquement correcte en temps de crise, j’en conviens: et si, plutôt que de vouloir freiner sa consommation de vin et faire de la patrie du vin un peuple de buveurs d’eau, on prenait l’habitude de cracher?

 

Nous serions tous gagnants dans l’histoire, vignerons, restaurateurs, sommeliers, usagers de la route… seul le guide du savoir-vivre de N. de Rothschild y trouverait à redire. Encore que, avec ma leçon du mois dernier pour cracher avec élégance, on est paré. »

 

Comme vous vous en doutez la moutarde me monta violemment au nez et j’apostrophai la néophyte qu’était Ophélie avec une méchanceté bien inutile, dans le genre vieux con qui donne la leçon. La chronique existe toujours mais je ne vous donnerai pas le lien car ce ne serait que du réchauffé. Depuis, Ophélie et moi ne nous sommes pas épousés, elle avait mieux à faire avec un charmant jeune homme, et bien évidemment nous n’avons pas eu, comme Natacha et Périco, des enfants. Nous sommes simplement devenus bons amis de la Toile.


Ophélie fait partie des rares blogueurs et blogueuses qui travaillent vraiment leur sujet, c’est une vraie chroniqueuse devenue, contrairement à moi, une excellente dégustatrice. Je ne vais pas la couvrir de fleurs car elle n’en a nul besoin. C’est une référence pour les petits louves et les petits loups qui veulent se mettre au vin car elle sait s’adresser à eux, avec leurs mots, leur sensibilité, sans tomber dans un lourd pédagogisme techniciste. C’est léger mais documenté. C’est ludique mais gentiment sérieux. C’est complet sans être bourratif. Tout ce que je ne sais pas faire car je suis un vieux ramier non révisé.


Ophélie a fait un warm up fin 2012 avec « Le vin pour ceux qui n’y connaissent rien »link Elle affichait d’entrée son ambition : « Ce petit livre vous donnera les bases pour bavarder avec un vigneron ou un sommelier, les mots pour briller en société, l’assurance d’un roi pour choisir un vin sur une carte. En bref, il vous conférera la classe internationale devant un verre. » et moi je me disais « quand t’étais petit mon ami t’aurais bien aimé avoir le p’tit bouquin d’Ophélie en mains pour y connaître quelque chose sur le vin. » Ton premier vin fut la piquette du pépé Louis pleine de fleurettes que tu allais tirer à la barrique dans une cave sombre pleine de toiles d’araignée. Avec de l’eau fraîche ça avait son charme mais le premier vin commercial tu as acheté, une fois marié, c’était un VDQS Saint Georges d’Orques rue de Tolbiac. Bon, tu ne vas pas  continuer de nous raconter ta vie ce serait chiant. Mieux vaut pour vous goûter au plaisir des notes de lecture du « NEIMAN » qui déverrouille les neurones gustatifs de nos ignares têtes blondes.


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Aujourd’hui elle récidive rien que pour embêter Taubira et le beau Manuel en nous servant « Le Vin c’est pas sorcier » chez Marabout 19,90€. C’est un livre qui tient debout, jaquette cartonnée, d’un format agréable à manier. Un beau livre à offrir dans les sabots de vos loupiots. Mais, ce n’est pas qu’un beau livre que l’on pose sur une étagère pour faire joli c’est de l’Ophélie. Du sérieux, du solide, elle a dû suer sang et eau mais, cerise sur le gâteau, c’est aussi joyeusement illustré par son compère Yannis Varoutsikos. Excellent duo. Le mieux pour votre Taulier c’est de vous faire partager son enthousiasme par le choc de quelques photos.


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Le choix de la première photo n’a rien d’innocent, je ne suis pas un perdreau de l’année mais du genre vieux con amendé, nature quoi… pas sulfureux pour deux sous… l’équivalent d’un vin nu comme dirait ma copine Gabrielle… Le choix des autres photos ne l'est pas non plus, y'en a pour Michel, Eva, Vincent, Antonin, Guillaume et Luc...


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