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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 00:09

Le premier décret mettant fin à la production, en France, de toute production résultant de la fermentation de moût de raisin fut promulgué le 3 janvier. Il sera suivi, neuf mois plus tard, par une loi d’interdiction générale de toute production, consommation et diffusion du vin en France.


Cette législation avait été précédée d’une forte mobilisation. Ainsi un jeudi de novembre, le 17 je crois, plusieurs centaines de milliers d’opposants au projet du gouvernement s’étaient retrouvés pour manifester à Paris en dépit de l’interdiction du Préfet de Police. Peu avant 18h la manifestation avait dégénérée et des combats avaient opposés toute la nuit les vignerons et leurs soutiens aux forces de l’ordre. Bilan au petit matin : 203 morts chez les manifestants et 64 policiers tués ; les blessés se comptèrent par milliers.

 


Le lendemain de la « Jacquerie du vendredi 18 » les campagnes s’embrasèrent. Des hordes s’attaquaient aux symboles de l’Etat. Le gouvernement fit appel à l’armée, mais celle-ci mal préparée, se rendit coupable d’exactions qui contraignirent le Président de la République à faire des excuses.


Le gouvernement lança l’opération « Vin contre euros » qui eut beaucoup de succès. Des semi-remorques stationnaient devant les mairies des villages et sur les places des grandes villes où des millions de personnes y apportaient leurs bouteilles pour destruction. Le dédommagement était fixé à 3,60€ par litre.


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« Le journal télévisé du soir diffusait les images d’avions militaires couvrant de pesticides les vignes d’Alsace, des Corbières, du Val de Loire, et même l’abattage symbolique, par le Ministre de l’Intérieur conduisant un bulldozer, des murs ceignant le domaine de la Romanée Conti, en Bourgogne. »


Non très cher lecteur je n’ai pas fumé la moquette ni participé à l’académie des vins vieux de François Audouze mais vous ai fait un petit résumé des écrits de Gregory Nicolas dans son petit opus « la Part de l’orage » aux éditions rue des Promenades 8,50€.

 

Son histoire se passe en 2005 et 2006.


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Et je vous le donne en mille, cette petite histoire est contée à propos du cépage syrah et dont la chute, c’est le cas dans l’histoire, est un saint-joseph d’Hervé Souhaut.


Notre conteur déjanté, dont vous pourrez lire la profession de foi ci-dessous, secondé au trait par Singeon, nous fait découvrir à sa façon 8 cépages : cabernet franc, chenin, côt, gamay, grenache, melon de Bourgogne, pinot noir, syrah, plus 1 le merlot.


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Livre jubilatoire, bien écrit, qui fait aimer le vin et ceux qui l'aiment. Ça change des gros sabots sur mesure prout prout ma chère de certains dont je tairais les noms par ce qui me reste de charité chrétienne.

 

Tout est écrit du même tonneau... Bravo !


J’adore les petits livres et celui-ci est un amour de petit livre qui coûte le prix de mon BGO… Affaire à saisir !


Merci à l’éditrice Charlotte.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 00:09

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Le Bourgogne grand ordinaire, dit BGO, doit représenter pour vous, avec une telle dénomination, l’Élineau de l’ANPAA, vous qui n’étiez jusqu’ici qu’un sombre inconnu, et qui ne gagnez guère à être connu depuis votre bordée de conneries chez nos amis des Etats-Unis, l’abomination de la désolation : le petit jaja du populo qui passe sa vie au bistrot.


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Le zinc, le comptoir, le petit blanc que l’on siffle dans des verres ballons mal essuyés par la caissière du grand café, oui je vous signale l’Élineau de l’ANPAA que le BGO pour lequel je vous interpelle est un vin blanc qui peut être fait avec  les cépages Aligoté, Chardonnay, Melon de Bourgogne ainsi que Sacy dans l'Yonne. Cet affreux corrupteur de la jeunesse occupe en Haute et Basse Bourgogne la superficie pharaonique de 22,11 ha soit 530 ouvrées et des petites poussières, ce qui en fait un agent hautement ravageur à combattre sans merci.


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Rassurez-vous l’Élineau de l’ANPAA je ne l’ai pas acquis auprès de dealers mais rue Daguerre, samedi après-midi, dans le temple de la débauche du 14e arrondissement, point de chute de la parachutée NKM, la cave des papilles. Pour ceux que j’embrouillerais dans mes digressions vaseuses c’est le 14e qui est le point de chute de notre sémillante NKM pas la cave des Papilles.


Ce flacon aux reflets dorés je l’ai payé 8 euros. C’est un 2007 titrant 11,5% vol.


C’est là où votre combat commence l’Élineau de l’ANPAA.


Chez vous, l’arme de dissuasion massive, c’est le prix. Quand ce n’est pas assez cher nous dites-vous ça incite au trop boire.


Alors, selon vous il faut taxer, matraquer pour que les gars et les filles n’aillent plus au troquet se pochtroner.


Le vin à petit prix, un vin « bas de gamme », dites-vous avec mépris, voilà l’ennemi ! Tentateur pour les petites bourses il est, dès le premier verre « l’opium du peuple ».


Mais dans quel monde vivez-vous l’Élineau de l’ANPAA ? Vous en êtes resté à Zola… Vous maniez la pseudo-loi du polytechnicien Sully Ledermann comme un épouvantail. Les temps changent et changent même très vite tant et si bien que vous êtes toujours en retard d’une ou de deux guerres.


Votre impuissance et votre inefficacité sont si patentes qu’il vous faut leur trouver une cause et s’il en est une simple et facile c’est bien l’emblématique bouteille de vin.


Alors vous cognez, vous la stigmatisez tout en jurant hypocritement, la main sur le cœur, que votre combat est ailleurs.


En fait, très sciemment, vous entretenez la confusion pour tenter d’aboutir à vos fins : l’éradication. Pour vous, le fin du fin c’est de ne jamais y toucher, vous pensez et préconisez que c’est mieux de prendre des bordées cachets de toutes les couleurs. Comme chacun sait ils ne coûtent rien à la Sécurité Sociale.


Contrairement à vous moi je ne vis pas dans le déni et j’admets sans aucune réticence que l’excès de consommation de vin, comme de toute autre boisson alcoolisée, peut aussi conduire à l’alcoolisme mais dans cette affaire le vin est innocent et son soi-disant petit prix n’est en rien un lien automatique de cause à effet conduisant à l’addiction.


Mon BGO à 8 euros je sais que vous allez me dire que c’est un petit vin pas très cher, un jaja ordinaire qui va m’inciter à m’imbiber jusqu’à me rouler par terre. Et pourtant c’est tout de même le prix de 7 tickets de métro (je les achète par paquet de 10 à 13,30€) et ça commence à être un bon prix puisque c’est environ 50 de ce qui était notre bon vieux franc regretté. C’est un peu plus que le SMIC horaire net (7,39€) donc une heure de labeur.


Une mise au point claire : je trouve que beaucoup d’excellents vins sont vendus à des prix de misère et je souhaite que certains arrêtent de nous bassiner avec les petits prix. Mon vœu le plus cher c’est que ces prix relèvent la tête, pour nourrir leur homme comme l’on dit, mais pas pour que le produit de cette hausse aille dans la poche de l’État. Ceci écrit sans démagogie car l’impôt est une valeur du bien public à la condition qu’il ne tombe pas dans un puits sans fond.


8 euros c’est  cher pour un SMICARD mais ce ne sont que des vulgaires pièces jaunes pour les grands amateurs. La hiérarchie des prix du vin ne veut rien dire en soi elle doit être confrontée au pouvoir d’achat du consommateur et, les alcooliques se recrutent dans toutes les catégories de la population preuve que votre stratégie de prix dit dissuasif ne tient pas la route car elle met sur le même niveau la consommation de plaisir et celle de celui qui recherche bien autre chose. Même si ça vous déplaît l’Élineau de l’ANPAA les comportements à risques, tout particulièrement ceux des jeunes, ne seront en rien réfrénés par les digues de papier que vous préconisez car elles sont à la hauteur de votre incapacité, la nôtre aussi, à agir sur les causes de leur recherche d’alcoolisation brutale.


Vous n’êtes qu’un Tartuffe arrogant et suffisant. Je sens chez vous, en ce qui est la fin de votre carrière de directeur de l’ANPAA que vous n’avez jamais quitté, de l’exaspération. Vous n’y arrivez plus. Vous sentez que la situation vous échappe – entre nous, vous n’êtes jamais arrivé à rien et votre bilan est lamentable – alors vous dégainez et vous déballez des horreurs qui seraient sensées nous faire peur.


L’apparatchik qui sommeillait en vous l’Élineau de l’ANPAA donne sa pleine mesure. « Nous avons les moyens de vous faire taire… » affirmez-vous et de nous refaire le coup du rideau de fer avec ses Vopos et ses chiens de garde. Ça vous ferait jubiler de nous traquer comme des pédophiles nous les œnophiles.


Vraiment vous pouvez être très fier de la « belle image » vous avez donnée à l’étranger de notre vieux pays en appelant de vos vœux les méthodes chères aux régimes qui répriment durement la liberté de pensée. Croyez bien, l’Élineau de l’ANPAA, que je vous plains d’être descendu si bas vous qui vous dites au service d’une juste cause, qui en est une pour nous aussi, la lutte contre l’alcoolisme. À trop vouloir prouver on se couvre d’opprobre.


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Pour en finir avec mon petit BGO des familles à 8 euros corrupteur de notre belle jeunesse et vous prendre à contre-pied l’Élineau de l’ANPAA je vais vous faire une démonstration par l’absurde. La semaine passée j’étais invité par la gentry bordelaise des GCC au lancement de la troisième édition, pendant tout le mois de décembre, de Carte sur Table, évènement parisien, propose une quinzaine de grands Bordeaux dans des millésimes prêts à boire à prix incroyablement doux sur une vingtaine de tables à Paris.


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Plus de la moitié des vins sont proposés entre 75€ et 130€. Parmi les bouteilles mythiques, on retrouve Château Lafite Rothschild en 2001 (à 520€) et pour la première fois, Château Haut-Brion 1998 à 450€, et le Château d’Yquem 1995 à 220€.link 


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Des prix comme vous les aimez l’Élineau de l’ANPAA, doux pour les grands amateurs qu’ont du blé et raides pour le populo.


Cette opération lancée par Duclot la Vinicole séduit, me dit-on, de plus en plus de restaurants, de sommeliers et de nombreuses adresses renouvellent l’opération. « Des trois étoiles (Gagnaire, L’Epicure au Bristol), des étoilés (Jean-François Piège, Le Trianon Palace, Le Chiberta, Benoît, Le Quinzième), Des bistrots  historiques ou des néo-bistrots (Le Voltaire, Le Bistrot de Paris, Benoît, Allard, Le Griffonnier) et Une table qui fait parler d’elle : Le Sergent recruteur. »


La séduction ce n’est pas vraiment votre truc l’Élineau de l’ANPAA vous n’aimez ni le champagne, qui pourtant est cher, ni Scarlett Johansson link mais vous adorez les prétoires où vous harcelez la moindre entreprises de séduction.


Donc, ce soir-là je me suis liché un nombre de verres conséquent, que vous auriez sûrement désapprouvé, de 2 nectars à haut prix : un Mouton-Rothschild 2005 et un Yquem 1995. Certes je n’ai cramé qu’un paquet d’euros virtuels puisque j’étais invité mais j’ai adopté la même attitude que les grands amateurs : en profiter ! Plus c’est cher plus on est incité à avaler jusqu’à la dernière goutte. Que l’on cassât sa tirelire pour s’offrir une ou plusieurs quilles à beau prix ou que, comme moi, on se fit rincer la dalle, c’est ainsi le prix élevé est une incitation à boire.


Comme je suis un odieux corrupteur j’expose sur la toile les quilles séductrices, ça j’en ai le droit, mais si je fais l’article pour elle, de la réclame, je risque de me faire ramasser par la patrouille de vos Vopos l’Élineau de l’ANPAA.


Je n’ai point parlé de Rigaud votre Président car comme chacun sait, ou ne sait pas, dans les crèmeries du type ANPAA les présidents passent les directeurs restent…

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 00:09

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Tout le monde en parle : de l’importance du taux de suicide chez les agriculteurs, pour combien de temps ? Compassion, empathie passagère, postures en tous sens, indignation outrée, accompagne l’horreur et la froideur  des chiffres : « Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France, selon l'Institut de veille sanitaire (INVS), qui publie, jeudi 10 octobre, la première étude officielle sur le sujet. En tout, près de cinq cents suicides d'agriculteurs ont été enregistrés sur trois années – 2007, 2008 et 2009. C'est ainsi la troisième cause de mort dans le monde agricole, après les cancers et les maladies cardiovasculaires, précise l'INVS. »link


Qui, dans sa vie, quel que soit l’âge, n’a jamais pensé au suicide ?


« J'avais planqué un fusil et deux cartouches dans une serre. Mon épouse savait que j'étais à bout. Elle me faisait suivre partout par mon fils ». Sans le soutien de sa famille, Roger Pessotto, 66 ans, sait qu'il serait passé à l'acte. Le souvenir est encore frais, mais il veut témoigner.


Roger Pessotto a toujours voulu être agriculteur. Une belle carrière de maraîcher avec la fraise pour spécialité. « On est parti de rien. Et on est arrivé à rien ». Dans cette aventure, il avait pourtant tout donné, et sa fierté, c'était d'y être arrivé. Sa success-story avait même attiré les caméras d'une émission télévisée, quand son exploitation pesait encore entre « trente à quarante salariés ».


Et puis, il y a eu la tempête de 1999. « Six hectares de serres ravagés, 1,5 million de francs rien qu'en pertes occasionnées ». L'assurance n'a pas fonctionné. « En 2003, il y a eu la sécheresse et là, on a mis pied à terre". S'ensuivent quatre années de procédures judiciaires. « J'ai tout perdu, ils m'ont tout pris. Toute ma vie. Même ma Renault 19, vieille de 400 000 km, fulmine Roger Pessotto. Ils ont même essayé de saisir la maison de ma belle-mère. Je n'étais plus rien, je n'ai eu droit qu'au mépris. »


Réfléchir d’abord, s’interroger, mais aussi prêter attention à la détresse souvent muette de proches qui soudainement vont passer à l’acte.


1-      La réflexion philosophique : écouter la vidéo ci-dessous


« Dans Le Mythe de Sisyphe, Albert Camus déclare qu’il n’y a qu’un problème philosophique sérieux : le suicide et que la plus pressante des questions à laquelle il faut répondre est de savoir « si la vie vaut ou non la peine d’être vécue ». C’est en effet parce qu’on a soudain l’impression que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue qu’on se suicide, de manière brutale, en se jetant sous un train ou dans le vide, en avalant des barbituriques, ou de manière lente, par la drogue, le cancer ou d’autres maladies. Que la question du suicide soit la plus pressante, c’est l’évidence, quand on constate l’effrayant développement, dans le monde moderne, de la drogue, des cancers et des suicides brutaux, notamment des adolescents auxquels on n’a pas pu démontrer que la vie valait la peine d’être vécue. »


 

2-      Un témoignage au travers du film d’Edouard Bergeon « Les fils de la terre » qui fut diffusé sur France 2 le 28 février 2012 à 22h51


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C’est un morceau de mon expérience de médiateur laitier et suite à la projection du film en avant-première j’ai écrit cette chronique « Et si un instant vous quittiez vos clichés pour vous intéresser un peu à la vie quotidienne des « Fils de la Terre »link


« Du sujet traité je ne savais rien en arrivant dans la salle. Dès ses premiers mots Edouard Bergeon a capté mon attention, ce garçon aime les gens, ça se voit et ça se sent. Il dit simplement, avec pudeur mais sincérité, que c’est un bout de sa vie, de sa jeune vie, qu’il va nous proposer. Le 29 mars 1999, à 4 heures du matin, Christian son père, agriculteur à Jazeneuil dans la Vienne, qui a ingéré des pesticides pour en finir avec un long calvaire, agonise dans ses bras. Edouard n’a que 16 ans. « Je lui ai mis sa tête sur mon épaule. Il m'a dit qu'il ne voulait pas mourir mais c'était trop tard. » Son père, 45 ans, va mourir. Pour Edouard, sa mère et sa sœur c’est une blessure largement ouverte car son père jusqu'au bout s'est battu dans l'indifférence générale. Y compris contre son propre père, un patriarche intransigeant qui lui prédisait l'échec. Cette descente aux enfers, l’accumulation des dettes, le lâchage des banques, le sentiment de ne pas  pouvoir assumer l’héritage d’une longue lignée d’agriculteurs, vont précipiter cet homme joyeux, sociable, dans un enfermement mortifère »

 


Albert Camus - L'absurde et le Suicide par NABIL_DRRIA

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 00:09

C’est la question-piège à poser aux petits cabris de la Toile vineuse ?


Le risque est grand, tout comme nos politiques face au prix du ticket de métro ou de la baguette de pain, qu’ils sèchent.


« Dites, Bruno Le Maire, combien de m² ça fait un hectare? »


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Bref, pour ne pas se faire taxer de raconter n’importe quoi donc de devenir n’importe qui mieux vaut aller chercher l’information à la source sur le site des contributions indirectes du Ministère de l’Economie et des Finances link

 

C’est assez simple :


1-     Pour les vins tranquilles : 3,66€/hl

2-   Pour les vins mousseux : 8,91€/hl

3-   Pour les VDN et VDL AOP : 45,79€/hl

 

 

Comme toutes les boissons alcooliques ces vins sont, par ailleurs, soumis à la TVA au taux normal de 19,6%  qui passera à 20% au 1er janvier 2014.


À titre de comparaison je vous propose la carte de la taxation du vin dans les 27 Etats membres de l’UE.


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Afin de ne pas perturber votre exercice de calcul mental pour retrouver le poids des taxes dans votre litre de vin je ne fais aucun commentaire. Je note simplement qu’en effet la France est le seul pays producteur de vin de l’UE qui taxe le vin.


 

Qu'appelle-t-on boissons alcooliques ?


« Les boissons alcooliques contiennent de l’alcool qui peut être issu de la fermentation (boissons fermentées), ou de la distillation (boissons distillées), ou encore de l’alcool issu du mélange de ces deux premières catégories. Ces boissons de base peuvent être additionnées d’autres produits susceptibles de modifier leur définition.


Sont considérées comme boissons alcooliques, au sens de la réglementation communautaire relative aux accises, les boissons ayant un titre alcoométrique volumique acquis supérieur à 1,2 % vol. (à l’exception des bières qui sont des boissons alcooliques dès lors que leur titre alcoométrique volumique acquis atteint ou dépasse 0,5% vol.).


Cette définition fiscale doit être distinguée de la définition donnée par le code de la santé publique et de celle applicable en matière tarifaire selon laquelle sont considérées comme boissons alcooliques, toutes les boissons dont le titre alcoométrique volumique acquis excède 0,5% vol.


 

Seule la définition fiscale doit être prise en compte pour la définition du régime fiscal d’une boisson.


La connaissance de la position d’une boisson dans la nomenclature combinée du tarif des douanes est nécessaire pour déterminer le régime fiscal applicable à certaines boissons : les alcools et les produits intermédiaires. Elle peut jouer un rôle en ce qui concerne les boissons fermentées autres que le vin, la bière, le cidre, le poiré et l’hydromel.


En revanche, elle n’a aucune incidence pour la détermination du régime fiscal des vins, cidres, poirés et hydromels.


La fiscalité applicable aux alcools et aux boissons alcooliques en France


Sous réserve du respect de ces règles, les États membres disposent d'une marge d'appréciation pour adapter leur fiscalité à la réalité économique et sociale de la production et de la commercialisation des produits alcooliques.


Le régime fiscal appliqué en France aux alcools et aux boissons alcooliques est fondé sur ces dispositions transposées dans le code général des impôts.


Ces produits alcooliques sont, par ailleurs, soumis à la TVA.


En outre, certaines boissons sont soumises à une taxation poursuivant des finalités spécifiques de santé publique. Il s'agit notamment de la cotisation sur les boissons alcooliques titrant plus de 18 % vol, et de la taxe dite « Taxe Premix ». 


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:09

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Moi Président les chroniques de François Morel sur France Inter seront reconnues d’utilité publique. « Ceci n’est pas une chronique »link

 

Cette chronique qui n’est pas une chronique, puisque je ne suis pas chroniqueur sur la Toile mais danseur en tutu dans un bar à vin, n’est pas sexuée.


L’appellation dinde est devenue un nom générique depuis que les conquistadors espagnols en 1521, lors de la Conquête du Mexique, qu’ils croyaient être les Indes, ont ramené ce volatile en Europe qui fut d’abord appelé « poule d'Inde ». Nos amis anglais, qui font tout pour se faire remarquer, la désigne  sous le nom de « poule de Turquie » (Turkey Hen)


Pour la petite histoire, et histoire de digresser puisque je ne suis pas chroniqueur mais danseur en tutu dans un bar à vin, dans le poulailler du Bourg-Pailler de mémé Marie y’avait pas de dindes à glouglouter.


Le plus drôle c’est que le mot turkey fut sans doute mon premier mot d’anglais par la grâce de la comtesse de Ségur née Sophie Rostopchine dans son livre le Mauvais Génie où Alcide Bourel, fils de cafetier, foncièrement mauvais (normal il vend du vin) exerce une mauvaise influence sur Frédéric Bonard. J’y ai découvert l’humour anglais avec le personnage de Georgey, un anglais catholique, d'origine irlandaise, excentrique, généreux, souvent naïf, mais parfois aussi d'une grande perspicacité. Sa conversation haute en couleur  était truffée de mots anglais  dont turkey, pour désigner les dindons.


Pourquoi me direz-vous cette soudaine aversion pour les dindons ?


Tout bêtement, comme l’a clamé le grand, l’unique, l’irremplaçable François Morel, c’est qu’il y a profusion de dindons sur la Toile et, dès que le vent du buzz se lève, on les voit voler sur Twitter et Face de Bouc. Ils volent en rangs serrés, s’épiant, se marquant à la culotte, se donnant des coups de becs, loin du plancher des vaches ils n’en restent pas moins au ras des pâquerettes, suffisants, contents d’eux, bavards, creux…


Et si tous les dindons du Net volaient, sans contestation possible, Jean-Michel Apathie serait chef d’escadrille. Celui-ci, indigne successeur de la Geneviève Tabouis de Radio-Luxembourg, est une forme française réincarnée de Margaret Thatcher sans la mise-en-plis ni le sac bien sûr. Ce personnage, du haut de ses diverses chaires, donne des leçons de bonne gestion à la terre entière, pas sûr que si on lui confiait la garde d’un troupeau de dindons beaucoup des volatiles ne se transformeraient pas très vite en pigeons pour faire la révolution. C’est un homme à femmes, femmes de fer bien sûr, comme en témoigne son amour immodéré pour Angela Merkel. Lire ICI link

 

Mais je sens arriver l’objection me foncer en pleine gueule « et toi taulier tu ne glougloutes pas peut-être ? »


Faux, moi je ne cachetonne pas sur tous les médias, les chaînes d’info permanentes tout particulièrement, comme les dindons du Net qui ont des avis sur tout même le sexe des anges.


Je me contente de n’être qu’un danseur de claquettes en tutu dans mon petit bar à vin qui prône, au nez et à la barbe des prohibitionnistes, « l’extension du domaine du vin. »


Ce n’est pas nouveau puisque j’avais déjà écrit en 2009 « Ne dites pas à ma mère que je suis banquier, elle me croit pianiste dans un b... »link


Et si vous estimez que je vous casse les burettes avec mes dindons relisez-donc «Une chronique il faudrait la faire pousser comme une herbe dans les fentes d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps», je suis plus tendance Alexandre Vialatte que Jean-Michel Apathie.link

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:09

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Dans une récente chronique j’avais méchamment taclé, style Raymond Domenech chaussettes baissées, le magazine « de tous les plaisirs de la table » Régal. Réflexion faites j’avais admis ensuite sur ces lignes que mes mots crus étaient bien trop durs mais sur le fond je continuais d’estimer, en tant qu’abonné, que le contenu laissait largement à désirer.


La dernière livraison, le numéro 55 de novembre, à fait barre toute, prend un nouveau cap et je dois convenir que le résultat est assez convainquant même si le côté promotionnel est toujours aussi agaçant et dérangeant (pub, rédactionnel ne font pas souvent bon ménage avec la distance des journalistes vis-à-vis des sujets traités).


Bonne nouvelle donc pour les lecteurs sauf que le coup de barre ayant été si violent que la cargaison de vins est passée par-dessus bord. Il ne reste plus qu’un bon article de Suzanne Méthé sur « Sa majesté l’Hermitage », deux petites pages largement occupées par des photos, de vignes certes, mais pas la moindre trace de bouteilles de vin. Il est un peu question de vin dans l’article sur le restaurant de Tain-l’Hermitage installé dans la propriété du fondateur de la cave de Tain. La rédactrice aurait pu avoir la courtoisie de citer son nom « Louis Gambert de Loche (1884-1967), président fondateur de la Cave de Tain l'Hermitage. Passionné de viticulture, il contribua activement à la création des appellations d'origine. »


C’est un choix éditorial qui doit sans doute correspondre au fait que chez Régal les nouvelles adeptes de la cuisine à domicile n’ont guère d’appétence pour le vin. Moi ce que j’en dis c’est pour causer mais je note tout de même que la maison régal a ouvert ses colonnes à de bons chroniqueurs : Jean-Claude Ribaut, Stéphane Reynaud, Céline Coulier, alors pourquoi pas une chronique sur le vin ? N’est-ce pas un beau produit que l’on pose sur les bonnes tables ?

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Je le redis, c’est pour causer. Je ne suis pas candidat…


J’ai beaucoup apprécié dans la partie consacrée au Limousin les recettes de Régine Rossi-Lagorce : sa soupe aux châtaignes et aux raves, les « pous* » et les « bouligous ». Pas de chichis ni de tralalas c’est comme le dirait notre Pousson : du solide ! J’attends donc les premiers frimas pour me mettre aux fourneaux mais moi, comme le susnommé Pousson il me faut aussi du liquide : je poserai donc sur la table quelques flacons pour faire couler ses plats roboratifs qui vous amènent à une saine satiété.


« Les pous sont des croustillants de blé noir qui doivent leur nom au soupir qu’exhale la pâte on crève la bulle en formation, un « pouh ! »


Pour la petite histoire il y eut en son temps un guide du pous mais les ans ayant passé, l'âge aidant, il rêve maintenant d’entrer dans le cénacle de l’INAO…

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 00:09

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Que voulez-vous je suis très basique. Je m’en tiens à la raison sociale d’une boutique. Pour moi, Vin et Société avait été créé pour s’adresser à la société, la rassurer, argumenter, contrer les hygiénistes sans pour autant tomber dans le déni : le vin est bien une boisson alcoolisée qui peut en tant que telle conduire à l’alcoolisme.


Sous la présidence de madame Tarby j’ai salué comme il se devait toutes les initiatives en direction de nos concitoyens.


La campagne de Vin&Société affiche un intitulé dans l’air du temps, très je veux faire le buzz sur le NET« ce qui va saouler les français » alors que le contenu de cette campagne est essentiellement fondé sur des revendications professionnelles dont je ne conteste ni le bien-fondé ni la réalité, d’ailleurs je n’ai aucune légitimité à le faire, qui s’adressent essentiellement au gouvernement et aux élus.


C’est une stratégie comme une autre mais va-t-elle vraiment toucher ces fameux français qui dans leur grande majorité ne comprennent goutte à toute cette histoire ?


Je n’en sais rien.


J’attends l’impact du temps.


Mais du côté de Vin&Société s’est-on vraiment interrogé sur la perception du vin qu’ont les Français ? Catégories par catégories socio-pro, âge, buveurs de vin et non buveurs de vin… Lorsque l’on veut convaincre encore faut-il éviter de rester autocentré sur ses problèmes pour aller au-devant de la perception des autres, qu’elle soit bonne ou mauvaise d’ailleurs.


Vous l’aurez compris je ne suis pas convaincu ni sur la forme ni sur le pilotage actuel de l’opération qui prend vraiment une tournure syndicale classique qui permet à certains politiques de se dédouaner à bon  compte.


Pas sûr que cette campagne va vraiment saouler les Français car elle leur passe largement au-dessus de la tête et je ne suis pas sûr que les arguments des hygiénistes vont grâce à elle régresser dans leur tête.


Que les gens du vin se sentent agressés par les arguments des hygiénistes-prohibitionnistes je le comprends aisément mais pour autant sont-ils perçus par l’opinion publique comme des victimes ? J’aimerais bien le savoir.


Sur cet espace de liberté ma plume ne sera jamais serve et je réaffirme mon droit à ne pas participer à une opération de communication aussi bien ficelée et racoleuse soit-elle.


Je maintiens mon cap sur le fond.


Mais comme j’ai beaucoup trop écrit sur cette campagne, et que je risque de vous saouler, je prends la ferme résolution de ne plus l’évoquer, la critiquer, lui laissant vivre sa longue vie auprès des Français.


Pour en finir je vais m’en tirer avec une pirouette : à quand le calendrier de Vin&Société ?


Je signale que ce ne serait pas une première voir en 2007 « Le nu : la nouvelle arme de la minorité paysanne... »link


Puis deux références incontournables, hormis le calendrier Pirelli, deux calendriers : celui du Stade Français link rien que pour embêter Pousson et celui de Clara Morgane link pour lui réjouir le cœur et l’âme, entre-autre

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 00:09

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Ayant vécu tous les échelons d’un cabinet ministériel : conseiller technique, directeur-adjoint puis directeur de cabinet permettez-moi de faire litière d’une fable qui a toujours cours et qui continue de faire un grand succès auprès de la base : être reçu par le Ministre est le seul moyen de faire avancer un dossier ou triompher les « justes » revendications des Organisations Professionnelles en charge des intérêts généraux d’une profession ou d’une branche de celle-ci.


Entendez-moi bien, je ne suis pas en train d’écrire qu’être reçu par le Ministre ne sert à rien. Les discussions directes peuvent parfois permettre, surtout en période de crise, de débloquer ou de faire progresser un dossier. Lors de la dernière crise du lait Bruno Le Maire sut le faire avec beaucoup d’habileté. Les politiques, même devenus Ministre, savent mieux que quiconque lorsqu’il faut s’impliquer personnellement. Pour avoir été en première ligne sur le dossier chaud bouillant de l’élargissement de l’Europe à l’Espagne et au Portugal, sur la première réforme de la PAC, la crise de l’ESB, les crises récurrentes du secteur des fruits et légumes, je puis vous assurer qu’en ces périodes-là tout le monde est sur le pont, Ministre en tête.


Mon propos vise en priorité le petit bal des directeurs ou délégués des Organisations Professionnelles qui n’ont de cesse, pour justifier leur existence, de faire le siège du cabinet du Ministre afin que leur président et ses assesseurs puissent être reçus par le Ministre. Bien sûr il existe une hiérarchie entre les OPA et tout le travail des porteurs de serviette c’est de monter un cran au-dessus afin que leur président puisse rentrer chez lui en proclamant « j’ai été reçu par le Ministre ». Au 78 rue de Varenne, le Ministre de l’Agriculture, est l’un des Ministres de la République qui reçoit le plus d’OP. Il suffit pour cela de consulter son agenda.


Les revendications diverses et variées sont bien évidemment bien connues du Ministre et de ses services. Le cabinet lui sert de tampon, d’écrémeuse, de gestionnaire des files d’attente. L’inflation des demandes est telle que si on se laissait aller à les satisfaire toutes il faudrait que le Ministre passe des journées entières à écouter les justes revendications des uns et des autres que je ne vais pas nommer afin de ne vexer personne.


Que fait-on au cours de ces réceptions de délégations : en un ordre fixé à l’avance le président présente, plus ou moins bien, le document que son directeur a déjà présenté au membre du cabinet chargé du secteur. Celui-ci a fait une note à son Ministre où il liste ce qui va être dit et ce qu’il conviendrait de répondre en fonction de l’état d’avancement du dossier : arbitrage interministériel, décrets d’application, avancées ou non auprès de la Commission de l’UE. Ayant écouté avec attention cet exposé le Ministre répond, en y apportant sa touche personnelle certes, mais sans apporter beaucoup d’éléments nouveaux. En dehors de ce dialogue les autres présents sont les muets du sérail. Et pourtant ils se sont battus pour être autour de la table. Il arrive parfois que le Ministre ouvre un débat et alors tous les cas de figures sont possibles : le rabâchage, l’évocation de revendications régionales ou personnelles, la mise sur le tapis de sujets dont le caractère microscopique plombe le débat. Bref, trop souvent ces rencontres ne sont que des jeux de rôle sans grand intérêt sur le fond.


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Au risque de choquer certains : pour faire avancer un dossier il vaut mieux solliciter un rendez-vous auprès du chef du bureau concerné que de venir embouteiller l’agenda du Ministre ou de ses conseillers. Bien sûr, c’est moins glorieux de rentrer à la maison en disant j’ai été reçu par M.Duclou du bureau  des compotes et confitures que de proclamer : j’ai vu le Ministre comme si celui-ci était la Vierge de Massabielle. Pour sourire, un jour de novembre tous les chefs du Gard étaient en émoi. En effet, l’un d’eux était rentré fiérot de Paris en proclamant urbi e orbi : j’ai vu le Ministre. Avalanche de coups de téléphones, par bonheur les sms et les tweets n’existaient pas alors, du gratin agricole et vinicole gardois. Étonnement au cabinet : le susdit n’avait jamais été reçu par le Ministre sauf que votre pomme l’avait aperçu lors du dépôt de gerbe par le Ministre devant la plaque des fonctionnaires tombés en 14-18. Il avait vu le Ministre et lui avait serré la main car les politiques adorent serrer les mains.


Mais on va m’objecter qu’il n’y a pas que le Ministre de l’Agriculture dans la vie des agriculteurs ou des vignerons. J’en conviens. Le ministre du budget est un personnage intéressant à fréquenter. Reste celui de la Santé derrière lequel se terrent les ennemis de toujours et qu’il faut convaincre de la justesse des arguments avancés. Franchement je ne vois ce que ça changerait au film puisque le problème est que les organisations dites de santé publique refusent toutes, et je le regrette, de s’asseoir à la même table que les organisations représentant le vin. Voir l’échec du conseil de la modération et de la prévention link) Là est le problème. À chacun sa croix et ses responsabilités, les arbitrages se font chez le Premier Ministre qui reçoit à jet continue des notes des Ministres concernés.


Alors quand j’entends parler de mépris, de refus de la concertation, de guerre, je ne mets pas mes pas dans de tels propos. Et qu’on ne vienne pas me dire que si l’on ne prend pas le paquet en bloc, bien ficelé, on est un ennemi, l’adversaire. Ce type de conception me rappelle les beaux jours des gauchos radicaux pro-mao ou des cocos staliniens. Je ne suis pas un mouton et en écrivant cela je n’adopte pas une position politique ce qui n’est pas le cas pour certains sur le dossier du vin.


Je n’ai aucune gêne à écrire que j’ai servi avec plaisir Bruno Le Maire et son cabinet sur le dossier de ma médiation laitière. J’aurais pu me dire : plus il a d’emmerdes mieux ça vaut. Non, alors je ne vois pas au nom de quoi je modifierais ma position sur un dossier que je connais bien, où j’ai toujours affiché des positions claires et sans ambiguïtés. Je n’ai de compte à rendre à qui que ce soit. Qu’on me conteste sur le fond rien de plus normal. Mais que l’on évite soigneusement de répondre à mes questions, car elles fâchent, je le regrette pour la bonne tenue du débat.


Que voulez-vous, pendant tout un temps, homme de l’ombre, j’ai fermé ma gueule et accepté d’entendre des présidents ou des directeurs affirmer devant leurs troupes qu’ils avaient vu le Ministre ou qu’il l’avait eu au téléphone, avant les cellulaires c’était facile à vérifier, que ça me fait beaucoup de bien de vous livrer l’envers du décor. Les Ministres sont des hommes comme les autres simplement leur temps n’est pas extensible et il serait bon de les laisser travailler un peu car ça ne nuirait en rien à l’avancement des dossiers.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 00:09

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Ça vaut pour tout le monde, y compris les gens du vin. Ce disant je ne participe pour autant au dénigrement du vin avec ceux qui affirment qu’il est mauvais pour la santé, bien au contraire.


En effet, la santé qu’est-ce-que c’est ?


La réponse dans une de mes chroniques de décembre 2008 : « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre... (Lire plus loin)


Pourquoi je repasse les plats ?


Tout simplement pour prévenir de l’éventuel effet boomerang d’une forme de médicalisation d’un produit alimentaire en vous proposant de lire ce qu’écrit Erwann Menthéour ancien cycliste professionnel : Les produits laitiers : un réel danger ?


Les vrais faux amis de votre alimentation ?


Manger des produits laitiers, c’est bon pour la santé. Enfin, c’est ce que l’on nous a toujours dit. La réalité semble plus complexe que cela…


« Les services marketing des grandes marques de l’industrie laitière ont eu le génie, il faut le reconnaître, de nous faire croire que le lait et ses dérivés (yaourts, fromages, etc.) nous étaient indispensables.

Pour ce faire, elles nous ont attaqué (et nous attaquent encore !) sur nos points faibles, à grands coups de slogans facilement mémorisables qui plus est : nos enfants ! Comment ne pas culpabiliser en les privant de produits laitiers, alors même que ceux-ci sont censés être, nous rabâche-t-on,  les principaux pourvoyeurs d’un calcium grâce auquel leurs os se construisent ? Qui risquerait d’affaiblir ses propres enfants ? Personne évidemment ! »


La suite ICI link 


À méditer et lorsque le Dr Charlier aura fini de vendanger et de vinifier je ferai appel à ses lumières pour nous éclairer.

 

Mais le lendemain que lis-je ?

 

Les produits laitiers : des nutriments interactifs au service de la santé Source : Centre de Recherche et d’Information Nutritionnelles publié par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste.

« Les produits laitiers mobilisent les chercheurs en nutrition. Leurs nutriments, nombreux et divers, agissent en synergie, ont expliqué les experts internationaux réunis à Grenade (*). Ce qui potentialise leurs effets bénéfiques et rend possible la prévention de nombreuses situations pathologiques : obésité, syndrome métabolique, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, fonte musculaire liée à l’âge… Dans la lutte contre les maladies chroniques et « de civilisation », les produits laitiers n’ont pas dit leur dernier mot. » link

Y’a vraiment de quoi perdre son latin !


Pour ma part ce que raconte l’ancien bodybuildé ne me trouble pas j’adore les fromages qui puent et les bons laitages. J’en mange non parce que c’est bon pour ma santé mais parce c’est bon tout court.


Maintenant si ça vous dit lisez ma chronique de 2008. « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre...


La scène se passe dans un cabinet médical, le praticien après avoir examiné une radio, hilare, s’adresse à son patient, assis sur la table d’examen, en caleçon et chaussettes : « Une excellente nouvelle, monsieur Ribot : vous n’êtes plus hypocondriaque, vous êtes VRAIMENT malade ! »


C’est le dessin de Bouchard dans le dernier numéro du POINT. Dans ce même numéro, le psychanalyste Jacques-Alain Miller décrypte le paradoxe de l’homme occidental qui, «n'a nourri autant d’angoisses, ni vécu aussi longtemps. »


Extraits sous forme de 3 Questions :


Le Point : Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu'ailleurs ?


Jacques-Alain Miller : Parce que ce sont les plus « technicisées ». Le sociologue Ulrich Beck l'a montré, la technique donne naissance à une « société du risque » : quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question ; quand vous prenez l'avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d'un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d'inspirer confiance. C'est le cas aujourd'hui : chacun est intimement persuadé que le grand « sujet supposé savoir » ne sait pas tout, qu'il est troué comme un gruyère, et qu'il avance et produit à l'aveugle.


Le Point : Nos sociétés n'acceptent le risque qu'à condition de le quantifier...


Jacques-Alain Miller : En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l'avenir. Demain, vos maladies, on n'en fera plus seulement le diagnostic, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D'où l'émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.


Le Point : Notre santé, et en particulier notre alimentation, nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?


Jacques-Alain Miller : C'est ce qui résulte de la « mise en sécurité » comme attitude fondamentale de l'homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L'impasse, c'est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n'y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l'épistémologue de la biologie. La santé, c'est un mythe."


À mettre en parallèle avec l’enquête du Credoc qui révèle que 51 % des Français considèrent le vin comme le deuxième produit présentant des risques pour la santé, juste derrière la charcuterie. Cote en chute libre : en 2003, seuls 26 % des habitants de l’Hexagone avait cette perception négative du vin. « Hier produit du terroir, symbole de l’identité gastronomique française, le vin est désormais considéré comme un produit alcoolisé comme les autres », souligne le Credoc. Et il suscite la méfiance au même titre que n’importe quelle boisson alcoolisée…

 

Pourquoi diable ce quasi-doublement en 5 ans ?

 

Bien sûr, je n’ai pas de réponse, mais il est paradoxal que cette peur intervienne alors que le vin quotidien laisse de plus en plus la place au vin occasionnel. Boire moins, boire mieux, disait-on, mais ces nouveaux consommateurs, plus soucieux de leur forme, de leur santé que leurs aînés, placent le vin dans la palette des produits alcoolisés. Cette perception nouvelle devrait faire réfléchir ceux qui pensent que, face aux antialcooliques, le bon discours est celui du vin est bon pour la santé. Dans la mesure où le vin aliment est en voie d’extinction il me semble que ces conseils ne convainquent pas grand monde. En adoptant cette stratégie de bon contre mauvais on entre sur le terrain des conseils de santé publique, aussi généraux qu’inefficaces car ils ne sont pas ciblés sur des populations précises.


Pour ma part, en me fondant sur la définition de la santé donnée par le Robert : « bon état physiologique d’un être vivant ; fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme pendant une période appréciable, indépendamment des anomalies ou des traumatismes qui n’affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent avoir la santé). La santé correspond à une idée de la norme (opposée à la pathologie) ; elle n’est pas seulement l’absence de maladies, de symptômes pathologiques, mais suppose l’absence de menace prévisible et un certain bien-être physique. »


Et celle de la santé publique : « l’ensemble des techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la longévité des individus par une action collective. »


La seule voie possible est celle de s’en tenir au produit, le vin, à ce qu’il est, d’où il vient, comment il est fait et affirmer, avec la plus grande tranquillité, sans mauvaise conscience, qu’il n’est pas en soi dangereux ni pour la santé des consommateurs, ni pour la santé générale des populations. Jouer sur les peurs, en les amplifiant ne fait que développer le caractère anxiogène de nos sociétés craintives et, comme le dit Jacques-Alain Miller, « une peur en chasse une autre, il y a des peurs à la mode, on invente des peurs, le public demande de la peur. Mais ce n’est pas un jeu, c’est, en deçà, de ces peurs multiformes et toujours renaissantes, ce qu’elles expriment et camouflent à la fois : une angoisse sociale diffuse et dont l’objet est voilé. »


À propos mais où est donc passé le prion qui devait faucher, selon certains grands experts, « plus de 100 000 personnes » ?


Plus légèrement, j’entends en boucle « qu’il faut manger des féculents… » c’est-à-dire des patates, des pâtes, du riz… et dire que pendant des décennies les mêmes nous mettaient en garde contre…


Alors, comme tout bien portant est un malade qui s’ignore, de grâce laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends, jouir des plaisirs qu’elle m’offre, même si ça trouble vos statistiques, même si je suis un bon cotisant de la Sécu, car j’ai, comme nous tous pauvres humains, une seule certitude, même si en ce monde de peureux «on rêve de faire descendre l’éternité sur terre », c’est celle de mourir.

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:09

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Les juges de la 5e Chambre du TGI de Paris :

Christine-Marie COSTE-FLORET, Vice-Président

Véronique POREAU, Vice-président

Sylvie GARCIA, Juge

Assistée de Laure POUPET, greffière

(Le tribunal de grande instance statue en formation composée de 3 magistrats assistés d'un greffier) n’aiment ni le champagne, ni  Scarlett Johansson comme le montre à l’évidence leur jugement du 21 mars 2013 concernant la diffusion dans Paris-Match d’un article sur la participation de la dite Scarlett Johansson à une publicité, non diffusée en France, pour la marque Moët&Chandon.


Permettez-moi en tant que parisien de m’insurger car Scarlett, elle, aime Paris et un parisien Romain Dauriac son fiancé. L’actrice y passe le plus clair de son temps « Je me réveille et je descends acheter la presse française du jour. Ensuite, je vais au marché, j'adore les produits frais locaux. Puis je vais déjeuner dans un endroit sympa comme le Café de Flore. Il y a des millions de choses à faire à Paris. (…) Le musée Rodin, voilà par exemple une belle façon de passer une journée.


Je me sens tellement en paix à Paris. Les Parisiens prennent plus leur temps, ils apprécient d'avoir de vraies conversations, de lire, ils sont engagés politiquement, ils sont cultivés. Il y a une chouette qualité de vie à Paris »


Et pourtant l’actionnaire de Moët&Chandon, Bernard Arnault est un homme qui aime beaucoup la France car, contrairement à Gégé, il a renoncé à s’exiler en Belgique. Alors pourquoi donc ces petits juges du TGI de Paris s’en prennent-ils à l’une des marques phare de son groupe qui je le rappelle se nomme : LVMH soit Louis Vuitton Moët Hennessy ? Tout d’abord parce qu’ils ont été saisi, par nos amis de l’ANPAA  qui mettait en cause un article publié dans la rubrique «Les gens de MATCH » en page 30 du numéro de PARIS-MATCH litigieux sous le titre «Scarlett Johansson et Rumer Willis : Le glamour tout en courbes » comportant notamment un cliché représentant l'actrice Scarlett Johansson tenant une bouteille de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant l'actrice juchée sur une échelle posée devant des pyramides de verres de Baccarat tenant une bouteille de Champagne Moët& Chandon.


Scarlett-Johansson-est-la-nouvelle-egerie-de-Moet-et-Chando

 

Était également critiqué un article portant sur la soirée des Golden Globes intitulé «pas de cinoche quand les plus grands acteurs du monde font la fête ensemble» comportant un cliché représentant l'acteur Colin Firth et l'actrice Helena Bonham Carter, sur lequel le premier sert un verre de champagne Moët&Chandon et un cliché représentant Matt Damon remplissant un verre de champagne Moët&Chandon.


Par ailleurs plusieurs sites internet se sont fait l'écho de cette nouvelle campagne publicitaire en publiant des visuels assortis de légendes mentionnant le champagne Moët&Chandon.link et link  

 

Rappelons les faits :


« En 2009, Moët et Chandon, la plus grande maison de Champagne du monde (groupe LVMH), dévoile sa toute première égérie : la célèbre actrice américaine, aussi muse de Woody Allen : Scarlett Johansson.

Depuis, l’actrice incarne l’image luxueuse de la marque à la perfection.

Bien évidemment ces publicités ne sont pas publiées en France en raison de la législation française  et notamment de la loi Evin. Et on peut dire qu’à l’étranger, ils en ont de la chance ! Et pour cause, Scarlett Johansson sublime particulièrement ce Champagne exceptionnel ! »

 

Et ça ne plaît pas ni à l’ANPAA ça va de soit pour la bagatelle de 11 motifs (allez les lire ci-dessous en fin de chronique), ni aux 3 pisses-vinaigres de la 5e Chambre du TGI de Paris ce qui est plus étonnant juridiquement : pour le vérifier allez donc lire l’excellente analyse sur le jugement du TGI faites par Me Olivier Poulet spécialiste de ces questions PARLER D'ALCOOL C'EST FAIRE DE LA PUBLICITE ! LA PUBLICITE A L'INSU DE SON PLEIN GRE link

 

Tout au bas de cette analyse vous pourrez télécharger en PDF le jugement de la 5ème Chambre du TGI de Paris.


Ainsi va la vie de nos amis de l’ANPAA grands plaideurs devant l’éternel : lire ICI la liste de leur tableau de chasse où ne figure pas encore le jugement cité link 


Que de temps et d’argent (public) gaspillé pour traquer quoi au juste ? Il faudra un jour qu’on m’explique en quoi la photo de Scarlett Johansson diffusée sur la Toile, hors nos frontières, donc visible sur l’écran de n’importe quel internaute Français deviendrait soudain toxique et incitative pour notre belle jeunesse à aller se pochtroner le samedi soir sur le trottoir ou dans un bar de la Mothe-Achard en lichant au goulot un magnum de la cuvée impériale de Moët &Chandon sous prétexte que la belle Scarlett les y a incité.


Ça dépasse le bon sens et l’entendement mais c’est ainsi.


Me Poulet met l’accent sur un point extrêmement important en soulignant que le jugement « fait référence à des définitions de la publicité. »


Et de poser la question : « de quelle définition parle-t-on ?

 

De celle figurant dans la loi Evin ?

 

Il n'y en a pas, ce qui contribue au flou et qui est fort contestable pour un texte pénal censé être précis.

 

Ou de celles déjà citées notamment dans le jugement sur le supplément du Parisien Libéré ? En tout état de cause, il pourrait être utile de fixer ce qu'on entend par publicité soumise aux dispositions du Code de la santé publique. »

 

Et d’avertir :

 

« Cela signifie que dès lors que l'on parle d'une boisson alcoolisée, dans un journal mais aussi pourquoi pas dans une oeuvre littéraire ou un livre de cuisine, sur un blog personnel, ou dans revue professionnelle sur des campagnes publicitaires à l'étranger, on fait acte de publicité alors même que le titulaire de la marque n'est peut-être même pas au courant.


En cela cette décision est contestable et dangereuse. Tous les supports ont du souci à se faire au-delà du débat sur la liberté de la presse. »


Face à la menace d’une jurisprudence liberticide je cours au secours des censeurs en les incitant vivement à faire interdire le film de Woody Allen Vicky Cristina Barcelona où la belle Scarlett passe son temps à picoler et que Pousson ne vienne pas nous dire que c’était en plus du jaja bodybuildé par les petits génies de la péninsule ibérique.


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