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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:09

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Il est des invitations au doux parfum de privilège et je vous le concède sans l’once d’une honte : j’adore me glisser dans la peau d’un privilégié.


Lundi soir dernier, chevauchant ma flèche d’argent en direction de la Place de Fontenoy, siège de l’Unesco, j’avais déjà endossé ce merveilleux statut.

 

Qu’allais-je faire, non pas dans cette galère, mais en ce haut-lieu de la culture mondiale ? Défendre la candidature des Climats de Bourgogne… Non je répondais à une invitation de mon amie Alessandra Pierini, italienne de Paris qui tient une irremplaçable épicerie : RAP 15 rue Rodier dans le 9e arrondissement de Paris.link


Que m’annonçait l’invitation à CULTUR.AL PARIS ?


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Mots-clés : culture alimentaire, filière courte et de qualité, soutien au développement de l’économie locale


Que des mots chers à mon cœur de Secrétaire-perpétuel autoproclamé de l'Amicale du Bien-Vivre...


19h00 Apéritif de Bienvenue avec les producteurs et dégustation de « Street food » parthénopéen interprété par le chef gourmet pizzaiolo Gianfranco Iervolino

 

19h30 Table Ronde « Culture alimentaire, filière courte et de qualité pour le soutien et le développement de l’économie locale et diète méditerranéenne »

 

20h30 Dîner gastronomique « Campanie terre merveilleuse »

 

À la découverte des saveurs de la Campanie, interprétés par l’extraordinaire équipe des chefs italiens:


-         Paolo Gramaglia chef et patron restaurant “President” à Pompei,


-        Gianfranco Iervolino chef pizzaiolo restaurant “Villa Giovanna” à Ottaviano,


-        Vitantonio Lombardo chef et patron “Locanda Severino” à Caggiano,


-        Giovanni Passerini chef restaurant “Rino” Paris,


-        Fabio Pesticcio chef restaurant “Il Papavero” à Eboli,


-        Antonella Rossi chef et patron restaurant “Napoli Mia” à Naples.

 

 

J’étais à l’heure.


 

Au 7e Michel Onfray m’accueillait. Joke ! 


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Plus sérieusement une flute d’un excellent Spumante « metodo classico » traduit en français méthode traditionnelle ex-champenoise. Souci à se faire avec des concurrents de cette qualité.


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Je claquais deux bises à Alessandra très élégante et je partais en reportage photos sur les produits présentés (fera l’objet d’une publication ultérieure).


Je saluais Antonio Lucisano l’élégant et compétent Directeur du “consorzio per la Tutela della Mozzarella di Bufala Campana DOP” déjà rencontré « Le Taulier se voyait déjà gardien de bufflonnes en Campanie car il est fou de la Mozzarella di Bufala Campana DOP surtout chez Septime » link


En attendant la table ronde qui se révélait être un plateau un peu plat, je pensais à maman qui aimait l’opérette et Tino Rossi


De Tarente à Napoli/la chanson la plus jolie (e) / qui nous frise et nous séduit / met tous les cœurs en folie (e) chantait Tino Rossi dans Naples au baiser de feu, film français, réalisé par Augusto Genina un italien, sorti sur les écrans en 1937 avec bien sûr Tino Rossi, Michel Simon et la troublante Viviane Romance. La musique du film était signée Vincent Scotto.


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Créée le 7 décembre 1957, l’opérette Naples au baiser de feu, du compositeur italien Renato Rascel, avec Tino Rossi se jouera jusqu'au 1er mars 1959. Bien entendu, l’ouvrage fera ensuite carrière en province.


Cette opérette française composée par un musicien italien, fut adaptée en italien et créée à Naples, au Castel dell’Ovo, le 22 juillet 1999. L’ouvrage se joua un mois, avec grand succès, dit-on, avec, dans les premiers rôles Mauro Gioia et Marisa Laurito. Naples Brucia d’amor fut repris du 14 au 23 janvier 2000 au Teatro Augusteo de Naples.


Vous voilà dans l’ambiance, et même si la jeune génération ignore la géographie, la Campanie c’est une région du Sud de l’Italie dont Napoli est la capitale. Titre non usurpé car elle fut le siège de rois, ceux du Royaume de Naples puis de celui des Deux-Siciles (ça c’est de l’Histoire et là ça va de Charybe en Scylla link 


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MENU de CAMPANIE TERRE MERVEILLEUSE

 

CULTUR.AL  le 27 janvier 2014 UNESCO Paris

 

Apertivo partenopeo


Frittelle alla rapa rossa

Montanare con pomodoro di Corbara e basilico,

Focaccine con tonno, San Marzano e stracciatella di bufala,

Pizza fritta cicoli ricotta  pepe e mozzarella di bufala DOP,

 

Antipasti


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Polpo cotto lentamente servito con zuppetta ai tarallucci d’Agerola, agretto di pomodorini di Corbara, crema di mozzarella di bufala campana DOP


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Millefoglie di baccalà con pomodoro San Marzano olive nere e capperi


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-        Antonella Rossi chef et patron restaurant “Napoli Mia” à Naples.

 

Primo Piatto


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Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato

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Secondo Piatto


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Agnello da latte marinato alle erbe aromatiche e liquirizia con carciofino e quenelle di patate di Montorno

 

Dolce e caffè


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Semifreddo agli agrumi su briciole di financier e frutta secca caramellata

....

Caffé Arabica 100%  e piccola pasticceria napoletana

 

Vini


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Dîner de folie, j’ai même eu droit à une nouvelle assiette de Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato. Oui des pépites de chocolat avec de la pasta....


Grand, très grand, tout était à la bonne hauteur, c’est-à-dire au sommet, alliance réussie de produits simples avec l’inventivité des chefs et un zeste de folie. Pas un faux-pli, service impeccable des mets et des vins, oui la Campanie est une terre merveilleuse.


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L’ambiance, après un démarrage un peu “conventionnel”, y’avait des ambassadeurs qui nous ont quitté au beau milieu du dîner, s’est débridée. Tout le monde à bougé. C'était joyeusement anarchique. Nous nous sommes quittés à l’heure où mes chroniques se mettent en ligne. Sur ma flèche d’argent dans un Paris désert, je chroniquais dans ma petite tête embrumée.


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Ça suffit comme ça pour aujourd’hui. Il ne faut pas trop vous gâter. J’ai emmagasiné plein de sujets de chroniques : les farines Petra pour boulanger de merveilleuses focaccia et bien sûr pour le fou de pasta que je suis Gentile Fabbricanti di Maccheroni in Napoli…


Rassurez-vous je n’ai pas oublié le Vini : ma voisine de table Milena Pepe, saura me le rappeler link 


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Sabato Abagnale Presido Slow Food et Milena Pepe vigneronne Tenuta Cavalier Pepe

 

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Affaire à suivre sur mes lignes

 


Tarantelle par bipsun

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:09

Oui j’ai du mal à soigner mon gros ego mais « j'assume ma libido je vais draguer les quilles en vélo… » *


Oui je suis arpenteur du macadam de Paris qui aime « les jambes des femmes » ces « compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie ».


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Oui, je l’avoue sans aucune honte bue, j’ai toujours eu un penchant pour la compagnie des filles et comme fille rime avec quille je suis bien aise.


Que du bonheur de ne plus avoir à supporter des civilités obligées avec la petite république des copains et des c…, le petit marigot où s’agitent ceux qui se disent en capacité de « juger » le vin, de le commenter, le bal des petits arrangements entre amis sur Face de Bouc ou ailleurs.


Équilibre et son harmonie, mes pérégrinations, loin du petit bedeau d’Hubert et de ses commanditaires, me conduiront toujours aux pieds des belles quilles.


Leur faire la cour, les séduire, vous séduire, me laisser séduire par l’une d’elle. Vaste programme loin des pépiements de la basse-cour parisienne.


Aujourd’hui j’ai jeté mon dévolu sur Landra Pur jus acheté chez le camarade Philippe Cuq au lieu du vin link


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« Le Landra Pur Jus se différencie du reste de la gamme principalement par le fait qu’il ne contient pas de sulfite (absence de la mention « contient des sulfites » sur l’étiquette). 


C’est un assemblage de Syrah et de Grenache. »


J’aime le Ventoux !


Son aridité lunaire, sa nudité sèche, sa torride beauté et mes souvenirs mêlés : le tour de France 1958… la 18ème étape Nimes–Carpentras… Bédouin… Gaul Charly l’ange de la montagne, vainqueur… Bahamontes l’aigle de Tolède, Bobet, Anquetil, Geminiani … link


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J’aime Pernes-les-Fontaines qu’est tout près de Velleron et de son marché paysan où j’allais acheter mes melons !


J’aime le pur jus !


Comme moi offrez-vous du plaisir simple !


Château Landra link 


1267, chemin de Landra

84210 Pernes Les Fontaines

France

Tél : 04 90 70 78 12

Mob : 06 03 84 33 98

Courriel: contact@chateaulandra.fr.


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Pour écrire cette chronique je me suis inspiré de la chanson programme de Marie-Paule Belle La Parisienne grand succès en 1976 (disque  d’or). Les auteurs étant de belles pointures : Michel Grisolia, Françoise Mallet Joris.


* « Me sachant originale

Je cavale, je cavale

J'assume ma libido

Je vais draguer en vélo… »

 

à bientôt sur mes lignes...

 

 

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:09

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Coaltar à tous les étages, coup de blues en rafales : les Français dépriment, se défient de tout et de rien, râlent, manifestent, s’engueulent, s’insultent, s’enfoncent dans une morosité bougonne, trop de ceci, pas assez de cela, overdose de solitude, c’est le burn-out généralisé.


N’étant ni sociologue, ni psychologue, ni politologue, ni conseil en ceci ou cela, je me pose une seule question : « Ne serions-nous pas en panne de lieu de convivialité ? »


Entre 2007 et 2011, Paris avait vu le nombre de bars baisser de près de 7%, selon l’atelier parisien d’urbanisme. Actuellement, la capitale compterait autour de 1.500 bars, pour un total de «32.000 à 34.000 sur tout le territoire français», alors qu’«en 1960, il y en avait 200.000 en France». link


L’image d’Epinal du bar où tu pouvais te taper tranquille un vrai jambon-beurre en éclusant  un ballon de rouge à toute heure du jour ou de la nuit, est définitivement rangée au fond de la boîte en fer du grand-père. Y’a même plus d’œufs durs au comptoir dans les bars faut bouffer du réchauffé sinon tu te fais lourder. Service grincheux, douloureuse de plus en plus lourde, déco pompeuse, sandwiches sous cellophane, bière qui te donne soif, pinard de petite vertu… Bref, t’as plus envie donc tu fuis…


Pas étonnant que le jambon-beurre soit grignoté par la concurrence vu qu’on l’achète de plus en plus dans la rue pour le bouffer debout en marchant, ou assis dans le métro, ou en solitaire sur un banc. Rares sont ceux qui font couler la miette.link Alors ils vont au Mac Do où le plateau est aussi gai qu'une ration de l'AP de Paris.


Pas étonnant que plus de 12% des salariés présentent un risque élevé de burn-out, selon une étude. Les cadres sont tout particulièrement touchés.link 


Dans ce paysage dévasté 2 bonnes nouvelles :


1-               Le retour en force du baby-foot dans les bars ;


2-             Facebook va-t-il perdre 80% de ses utilisateurs d’ici 2017 ? link 

Que du bonheur : une bonne partie de baby-foot dans un bar exige que l’on bouge son cul de son fauteuil, qu’on abandonne son écran chéri où l’on passe son temps à poster des commentaires pourris sur le mur d’un ami de Face de Bouc.


Face de Bouc est en effet malheureusement de plus en plus la fosse d’aisance de la cohorte des crétins haineux et refoulés. Les brèves de comptoir du populo ne volaient pas toujours très haut mais au moins elles étaient proférées en public loin de l’anonymat de la Toile.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:00

Utiliser une maxime d’un dénommé Boileau, et pire encore Nicolas de son prénom, pour promouvoir le vin, vous avouerez que votre Taulier ne recule devant aucune provocation pour secouer le cocotier d’un monde du vin bien convenu…


« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »


Oui je remets à nouveau l’ouvrage sur le métier :


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Juin 2012 je titrais « Le taulier qui n’est pas mou du genou fait une proposition indécente aux vignerons : venez faire de la réclame gratis sur Vin&Cie ! » et d’embrayer sur un petit couplet :


 

« Les idées simples ne sont pas forcément des idées courtes. Elles peuvent faire leur chemin et prospérer. L’argent ne fait pas le bonheur, plaie d’argent n’est pas mortelle dit-on mais il n’empêche que pour mettre du beurre dans ses épinards disposer d’un peu de blé ne nuit pas.


 

Dans notre monde du vin certains disposent de ce blé qui leur permet de se faire connaître en investissant dans des moyens commerciaux, de la publicité et de la communication.


 

Je n’épiloguerai pas sur eux, sauf à signaler que l’essentiel de l’argent dépensé dans le secteur du vin l’est via l’argent collectif des Interprofessions qui, par construction, est aussi le vôtre, chères vigneronnes et vignerons.

 

Pas simple de concilier la masse et l’infiniment petit, de privilégier ceux qui tirent la charrette, les plus dynamiques, ceux qui se bougent, qui ne restent pas les deux pieds dans le même sabot et de remuer le gros de la troupe. »


Lire ma proposition ICI link

 

Conclusion de l’époque valable encore aujourd’hui :


« Ne soyez pas timides, libérez-vous du qu’en dira-t-on, faites du Pousson, laissez-vous aller, faites comme si vous alliez à une fête, sans chichis, soyez vous-même, ne cherchez pas forcément à plaire, souriez : vous êtes filmés. Sachez que le Taulier saura aussi vous guider, vous aider à surmonter votre légitime pudeur et faire en sorte que vous vous sentiez à l’aise.


 

Bienvenue donc à toutes et à tous chez un Taulier qui n’est pas mou du genou (il ne l’est plus) et qui n’aime rien tant que de joindre le geste à la parole.

 

Vous pouvez poser devant l’objectif avec vos vins là où vous le souhaitez : sur votre tracteur enjambeur, au café du coin, sous une tonnelle, dans votre chai à barriques, entre vos rangs de vigne, juchés dans les arbres ou sur votre âne, en couple aussi bien sûr, c’est comme vous le sentez !


 

À bientôt je l’espère sur mon espace de liberté pour vous présenter en compagnie de vos beaux vins (désolé ça m’a échappé…)

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 10:00

« Tirez pas sur le pianiste » avant d’avoir lu cette courte chronique !

 

J’adore emmêler les fils pour en faire des écheveaux, des échezeaux, ne montez  pas sur vos grands chevaux…

 

C’est du François Truffaut, un film qui a suivi, en 1960, les 400 coups avec Charles Aznavour en pianiste timide et la trépidante chanson Avanie &Framboise de Boby Lapointe.


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J’adore les bords de bar, les hauts tabourets et les samedi soir passés à papoter avec une « Audrey Hepburn » en scooter comme dans Vacances Romaines de William Wyler.


Bien sûr, je ne suis pas Gregory Peck mais je me soigne.


J’adore le risotto !


Alors photos…


Les Tapas de la Rallonge link avec en vedette les 2 risotto chipirons et coquillettes… et pour le liquide lisez donc le Saint-Simon du carignan Michel Smith  Carignan Story n°54 : Vinci, ou la grâce du « Rafalot »link


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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:00

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Mon rêve : ne rien faire ! Attendre «Pépère» vos écritures et me contenter de les copier-coller sur la zone prévue à cet effet. Je vous ai tant et tant écrit : 4000 et quelques chroniques en presque une décennie. Me rappelant, qu’insolents et irrespectueux, nous avons scandé le 13 mai 1968 « 10 ans ça suffit ! » à l’adresse du Général Président, je me suis dit en ce début  d’année qu’il me fallait le lever le pied avant de subir l’outrage de ce type de slogan.


Chemin faisant, en pédalant à nouveau, une idée a germé : et si je leur demandais à mes chers lecteurs de faire un petit effort et d’écrire à ma place sur mon espace de liberté ?


En voilà une bonne idée, une forme de sous-traitance sympathique qui suppléerait mes lacunes et mes insuffisances de gouteur de vin.


Simple comme une bouteille aimée !


1-    Vous faites comme mes copines blogueuses qui dégainent leur petite machine à faire des photos plus vite que leur eye-liner : une photo en pied du flacon et une de l’étiquette.


2-  Vous tartinez un petit commentaire de votre cru, sans chichis, comme ça vous vient. Nature quoi !


3-  Vous nous dites le pourquoi du comment qui vous a poussé à choisir cette quille avec tous les détails d’intendance, tout ce que bon vous semble, tout ce qu’aiment lire les dégustateurs éclairés.


Et ne venez pas maintenant me dire que c’est trop  difficile, que vous n’avez pas le temps, que ça fait un bail que vous n’avez pas fait de rédac, que ça ferait se marrer votre belle-mère, que vous avez mieux à faire.


C’est un défi !


J’espère que certains de vous relèveront le gant.


L’humour, la dérision, même les jeux de mots à deux balles, la précision, le pourcentage des cépages, la vie sentimentale du vigneron, tout est permis sauf les conneries.


Je ferai mon travail de rédac chef.


Pour ceux qui ont de l’ego une petite photo de leur tronche de vin sera bien sûr la bienvenue.


Maintenant je pars brûler un cierge à mon saint patron pour que ma supplique ne fasse pas un flop.


Par avance merci de venir coucher vos mots sur mes lignes…

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 09:21

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« Ma poule ! » telle fut l’appellation dont me gratifia, sitôt notre première rencontre au Plazza-Athénée, un fils de pub bronzé à la lampe qui a réussi sa vie puisque, bien avant ses 50 ans, il exhibait une Rolex à son poignet. Je ne suis pas bégueule puisque c’était pour le boulot je n’ai pas bronché sans pour autant lui retourner le compliment.


Avant la Noël, pour mon dîner des Tronches de Vin, une douzaine, j’ai inscrit un « risotto de poule » au menu. Top ma poule ! Que du bon !


JP Gené de son côté, dans le Monde, proclame « Voici venu le temps des vieilles poules. Depuis novembre, elles pondent de moins en moins à mesure que la température baisse. » link 


Enfin, Guillaume Lapaque, nous convie du côté de Bourgueil le mardi 21 janvier à partir de 11 h 00 au restaurant « Vincent Cuisinier de Campagne »  19, rue de la Galottière, 37140 Ingrandes-de-Touraine a un lâché de poules dans les vignes (250 poules seront lâchées dans 1 ha de vignes entièrement clôturé, à terme ce seront des «gélines d'Ingrandes-de-Touraine») link


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Du côté du 53 de la rue des Martyrs, tout en haut dur dur à vélo,  j’ai mes aises « au cul de poule » où règne la belle et grande Camille. Pour sûr que l'ami Feuilly vous dira en détail ce qu'est un cul de poule...


Des poules, des poules oui mais avec toutes ces poules que boiriez-vous camarades ?

 

À vos plumes !

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:09

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Je ne suis pas un fanatique de l’ordre mais je suis très conservateur, en effet j’accumule, je conserve, non comme une fourmi, je suis plutôt cigale, pour garder une trace de ce que furent des moments de ma vie.


J’adore ressortir mes vieilles chemises des piles du placard ou extraire de leurs boîtes des chaussures oubliées. Aucune nostalgie mais simplement une envie de retrouver le parfum d’un objet pour qui j’ai eu un coup de cœur. Toute ma vie je suis tombé amoureux de ce que j’imaginais, acheteur impulsif je jouissais de trouver ce que je cherchais sans chercher.


Avec les mots, le stockage, la conservation de leur trace, avant l’irruption des disques durs, se traduisait par l’empilement en de lourdes chemises sanglées ou de multiples petits carnets et cahiers, de feuillets épars qui finissaient en scories dans l’obscurité de ma cave.


Dieu sait que j’en ai noirci des pages qui dorment d’un sommeil éternel avant que je ne trouve le courage de les mettre dans la benne jaune de l’immeuble.


L’irruption de l’écriture sur Toile a, sans que je n’en prenne conscience, marqué un virage essentiel dans mon désordre congénital. J’écrivais et, dans l’anonymat de monstrueux serveurs, mes enfilades de mots, en une forme d’appertisation post-moderne, restaient à disposition, accessibles en quelques clics.


Encore fallait-il prendre le temps d’aller les rechercher. Ce temps, je l’ai eu, je l’ai pris un peu contraint et forcé par mes 3 semaines de moine.


J’ai débuté cette plongée par ce que j’avais baptisé, un peu pompeusement, mon petit roman du dimanche commencé le 7 octobre 2006. Ce fut pour moi une forme d’astreinte, une obligation librement choisie, et, à ma grande surprise, je m’y suis tenu sans faillir.


Écrire donc, en laissant libre-court à mon imagination et à mes envies d’expérimenter des formes d’écritures, de camper des personnages : Francesca séduisit un temps Luc Charlier, de restituer des moments d’Histoire, de raconter des histoires. Figures libres, imposées, répondre présent pour une poignée de lecteurs.


J’ai donc compilé ces textes de bric et de broc.


Résultat quantitatif : 1 657 774 mots, 1378 pages…


Au plan qualitatif, beaucoup de feuilles mortes, de scories, mais dans le tas reste des matériaux utilisables pour tenter de bâtir ce qui pourrait être un vrai roman. Remettre sur le métier l’ouvrage, je m’y attelle chaque jour.


Comme le copié-collé est peu chronophage je vous propose de découvrir, au gré de mon travail d’élagage, quelques morceaux choisis.


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« La spontanéité de la marée des Champs-Elysées, et des foules des grandes villes de province, s'appuyait sur l'art consommé de la vieille garde du Général à mobiliser ses réseaux de la France libre. Mobilisation amplifiée par l'adhésion d'une partie du petit peuple laborieux excédé par le désordre et de tous ceux qui voulaient voir l'essence réapparaître aux pompes pour profiter du week-end de la Pentecôte. La majorité silencieuse, mélange improbable de la France des beaux quartiers et du magma versatile de la classe moyenne, trouvait ce jeudi 30 mai sa pleine expression.


La journée plana, d'abord suspendue à l'attente du discours du voyageur de Baden-Baden avant de prendre son envol avec le bras-dessus, bras-dessous des Excellences soulagées sur les Champs-Elysées, elle s'acheva, telle une feuille morte se détachant de sa branche, dans un mélange de soulagement et de résignation. Mai était mort et tout le monde voulait tourner la page, l’oublier. L'allocution du Général fut prononcé sur un ton dur, autoritaire, menaçant. L'heure de la normalisation avait sonnée. De Gaulle ne savait pas encore, qu'en fait, c'était une victoire à la Pyrrhus, une droite réunifiée et les veaux français ne tarderaient pas à le renvoyer à Colombey pour élire Pompidou le madré maquignon de Montboudif.


Avec Marie, en cette fin de journée, nous sommes assis dans les tribunes du vieux Stade Marcel Saupin, au bord de la Loire, tout près de l'usine LU pour assister au match de solidarité en faveur des grévistes, entre le FC Nantes et le Stade Rennais. En ce temps-là, les footeux, parties intégrantes de la vie des couches populaires venant les supporter, match après match, osaient mouiller le maillot, prendre parti pour eux. José Arribas, l'entraîneur des Canaris, républicain espagnol émigré, à lui tout seul personnifiait cette éthique.  


Le stade semblait abasourdi, comme si on venait de lui faire le coup du lapin. Les Gondet, Blanchet, Budzinsky, Le Chénadec, Suaudeau, Simon, Boukhalfa, Robin, Eon, conscients de la gravité du moment, nous offraient un récital de jeu bien léché, à la nantaise, comme le dirait bien plus tard, un Thierry Rolland revenu de ses déboires de mai. Il fera partie de la charrette de l'ORTF. Comme quoi, mai, ne fut pas, contrairement à ce nous serine l'iconographie officielle, seulement un mouvement de chevelus surpolitisés.


Marie, ignare des subtilités de la balle ronde, applaudissait à tout rompre. A la mi-temps, en croquant notre hot-dog, dans la chaleur de la foule, sans avoir besoin de nous le dire, nous savions que ce temps suspendu que nous venions de vivre marquerait notre vie. Nous ne serions plus comme avant. Lorsque l'arbitre siffla la fin du match, l'ovation des spectateurs, surtout ceux des populaires, sembla ne jamais vouloir s'éteindre. C'était poignant. La fête était finie, personne n'avait envie de retrouver la routine du quotidien. Dans la longue chenille qui se déversait sur le quai, le cœur serré je m'accrochais à la taille de Marie comme à une bouée.


L'ordre régnait à nouveau. Le pouvoir n'était plus à prendre. A la Sorbonne le comité d'organisation décidait de chasser les «Katangais» et de fermer les portes pour quarante-huit heures ; il y avait beaucoup de détritus. Daniel Cohn-Bendit, convoyé par Marie-France Pisier, rentrait en Allemagne avant que le pouvoir ne prononce la dissolution de plusieurs organisations gauchistes.


Le 16 juin, la Sorbonne capitulait sans heurt. Le 17 juin, les chaînes de Renault redémarraient. Le 30 juin, au second tour des législatives, c'était un raz-de-marée, les gaullistes et leurs alliés obtenaient 358 des 465 sièges de l'Assemblée Nationale.


Nous à Nantes, forts du sérieux de notre organisation, face à des caciques revigorés, nous sauvions les meubles. Ici, le vent de mai, laissera des traces durables, aussi bien chez les paysans, que dans les organisations ouvrières et politiques : la deuxième gauche allait prendre d'assaut le Grand d'Ouest et investir la plupart des places fortes d'une démocratie chrétienne à bout de souffle et incapable d'influencer son camp : Nantes, Rennes, La Roche sur Yon, Brest, Lorient viendraient s'ajouter au fief de St Brieuc. »


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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 15:38

 

Ce matin retour au bureau puis déjeuner à la cantine.


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Au retour, dans ma petite auto, en écoutant la radio, les propos me font penser à « Suzanne et les vieillards, Suzanne au bain, épisode apocryphe racontant qu'une jeune femme, Suzanne, surprise alors qu'elle prend son bain, refuse les propositions malhonnêtes de deux vieillards qui l'accusent alors d'adultère et la font condamner à mort. Mais le jeune prophète Daniel survient, prouve son innocence et fait condamner les vieillards.

 

Suzanne et les vieillards. 81x100. Huile sur toile André Lemaître Musée André Lemaitre - boulevard de la Libération - 14700 FALAISE 

 

L’adultère…


Le récit de la « femme adultère » de Jean 8 est l'un des plus beaux de l'Evangile. Cette femme pécheresse, condamnée par les intégristes de l'époque, est relevée par Jésus, pardonnée, libérée de ses accusateurs... avec cette formule restée célèbre : « Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ! »


Jésus enseignait dans le Temple. Les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise en flagrant délit d’adultère : « Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, qu’en dis-tu ? » (Jean 8,5)


Mais, se baissant, il se mit, imperturbable, à tracer du doigt des traits sur le sol. Puis, se redressant, il leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. »(Jean 8,7)


Après avoir entendu ces paroles, les accusateurs se retirèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés. Le Maître se tourna vers la femme : « Où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? » « Personne, Seigneur », répondit-elle. « Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus ». (Jean 8,10-11)


Comprenne qui voudra

Moi mon remords ce fut

La malheureuse qui resta

Sur le pavé

La victime raisonnable

A la robe déchirée

Au regard d’enfant perdue

Découronnée défigurée

Celle qui ressemble aux morts

Qui sont des morts pour être aimés                

Une fille faite pour un bouquet

Et couverte

Du noir crachat des ténèbres

Une fille galante

Comme une aurore de premier mai

La plus aimable bête

Souillée et qui n’a pas compris

Qu’elle est souillée

Une bête prise au piège

Des amateurs de beauté

Et ma mère la femme

Voudrait bien dorloter

Cette image idéale

De son malheur sur terre.

 

Paul Eluard

 

J’ai zappé et préféré écouter David Bowie The Man Who Sold The World avant de me remettre à écrire.


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 00:09

Richard-Anthony-Et-Je-M-en-Vais-Richard-Anthony-1963-Partit.jpg

 

Aujourd’hui c’est, comme on dit, « comme un lundi » qui, comme chacun sait, est le lendemain du dimanche, jour qu’on ne passe plus à Orly mais sur la zone commerciale d’Evry à tromper l’ennui.


Même si le dimanche on peut toujours lire au lit mes petites chroniques je me suis dit, pour être bien compris, qu’il me fallait tout de même opérer une petite piqure de rappel ce lundi.


Alors, même si je n’ai jamais vraiment compris le succès de Richard Anthony, son goût prononcé, non pas pour le vin mais pour le train, qu’il entend siffler, m’a incité, à lui emprunter l’un de ses titres très entraînant : et je m’en vais.


Bien sûr je ne mets pas la clé sous la porte, je ne me tire pas à la cloche de bois, mais tout simplement je décroche.


Je vais le faire à mon rythme, tel un plongeur remontant par palier à la surface, décélérer sans pour autant arrêter de pédaler car, tout cycliste le sait, le risque est grand alors de tomber sauf si on est doué pour faire du sur-place comme savent si bien le faire certains de mes collègues éminents dégustateurs.


Ce ne sont pas des adieux, je reste fidèle à mon espace de liberté mais il faut savoir se ressourcer, se donner de nouveaux horizons, ne pas tomber dans la répétition.


Je vais donc continuer de chroniquer mais sans calendrier, sur tout et rien, et bien sûr le vin. Ainsi je ne me croirai plus obligé de participer à des trucs et des machins sans intérêt. J’ai déjà commencé. Ça m’évitera d’y croiser certaines gueules de raie qui s’y pavanent.


Si vous souhaitez connaître mes raisons allez donc lire ma chronique  du dimanche : « Du vin, non merci, un soupçon, une larme… link


Sinon vaquez à vos occupations et bonne journée à tous…

 

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