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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 00:09

Le seul vin qui a droit de cité  dans le n° de Régal mars-avril l’est sous la forme d’une publicité en vis-à-vis de la première page (au dos de la couverture donc).


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Étrange publicité puisque ce Commandeur s’affiche comme « Le rosé d’hiver ».

 

Question : est-il un rosé fait en hiver (c’est possible) ou est-il à boire en hiver ce qui convenez-en à la veille du printemps me semble quelque peu décalé.


Il est issu d’une vigne historique franc de pied nous indique l’étiquette.


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photo papilles et papotes

 

Qu’est-ce donc « le franc de pied » ?


La réponse est donnée par les gars de B&D : « L’histoire de la viticulture française (et européenne) a eu ses heures sombres. La tragique épidémie de phylloxera qui a sévi dès 1863 en fait partie, qui a décimé le vignoble et transformé à jamais le visage de ses vins. Le fléau passé, et il a fallu près de trente ans pour s’en débarrasser, c’est à partir de greffes de pieds de vignes sains venus d’Amérique que tout a pu recommencer. Dans les sables de Camargue, l’insecte ravageur n’a pas pu se propager, la fragilité du terrain l’empêchant d’y creuser des galeries.


Grâce à cela, les parcelles de grenache désormais «historiques» du domaine Commandeur de Jarras ont été épargnées. »


Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas tout ce « grenache d’autrefois » est apprécié par ces fins nez : « Ses ceps non greffés produisent un vin qu’on peut qualifier d’exception viticole, au nez plein de vie, d’arômes de fruits rouges, de pêches de vigne et d’abricots. En bouche, son charme délicat est amplifié par une rondeur et un gras parfait. Témoignage du passé élaboré avec les techniques d’aujourd’hui, ce gris de gris a une longueur et une consistance peu communes » disponible au prix conseillé de 18 euros chez les cavistes et auprès du domaine (tél. : 03 26 61 62 63).


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Les gars du Point sont plus concis et précis :


IGP sable-de-camargue

15/20

- Listel

Vin disponible en grande distribution et chez les cavistes.

 

« Commandeur de Jarras. Vigne historique franche de pieds (issue de vignes non greffées). Nez groseille, rose, floral, bouche tendre, élégante, bien parfumée, équilibrée, finement épicée, finale griotte. Environ 18 €. »


Les sieurs Bettane&Dessauve parle de domaine sans plus, au Point on dit Listel et qui dit Listel dit Vranken un petit vigneron bien connu en Camargue. SAS Domaines Listel - Château de Villeroy BP 126 - 34202 - Sète


Mais ce n’est pas tout mais ce n’est pas tout ce Commandeur de Jarras est vendu chez Nicolas qui lui aussi donne son avis : « Robe saumonée lumineuse, nez finement épicé avec des notes marines, iodées et de noisette. Bel équilibre, franc, fin, plein, ample, bien typé, nerveux avec une finale longue, ferme et enrobée. Réussi. » et  aussi son prix 13.40 € TTC


Ben dit-donc il casse les prix le père Nicolas, la maison Castel sait acheter…


Donc vous l’aurez compris ce Commandeur de Jarras a tout pour déplaire aux naturistes, il cumule tous les handicaps même si comme l’écrit une blogueuse en visite au domaine « les vieux pieds qui sont toujours récoltés à la main et qui donneront la cuvée « Commandeur ». On cultive par-contre le plus possible en bio ou tout au-moins le plus naturellement possible. Hors saison, des moutons sont lâchés entre les vignes pour désherber, et les lapins, nombreux ici, sont heureux de leur habitat ! »


Moi, même au prix discount de Nicolas je n’achète pas car je trouve ça cher pour un rosé d’hiver…

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:09

Pourquoi ?


-        Pas sûr que chez ce Leclerc de Lanester il y ait 1 rayon poissonnerie tellement il est petit.


-        Si oui y’a sûrement pas de céteaux !


-        En effet le céteau ne fait pas partie du panier-type défini par l'UFC-Que Choisir, composé de 78 produits de consommation courante (65% de marques nationales et 35% de marques de distributeurs) parmi lesquels figurent par exemple de la crème fraîche Yoplait, un shampoing L'Oréal et de la farine fluide Francine…


C’est qui ou quoi le céteau ?


Vous ne savez pas ce que c’est… Vous donnez votre langue au chat ?


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Le céteau est si minuscule, 10 à 20 cm, si plat, qu’on le prendrait facilement pour une langue de chat, toute brune, je ne plaisante pas, à Bordeaux, on le nomme aussi langue d’avocat (peut-être que la Saporta va en avoir besoin d’un du côté de Saint et Millions). On dirait une petite sole mais ce n’est pas, n’en déplaise aux eurocrates, une petite sole (1) c’est un céteau.


Ce petit poisson aime nager en eaux troubles, se vautrer dans la vase et sa tiède chaleur, dans les fonds marins entre les Sables d’Olonne et le bassin d’Arcachon. Le coquin a la peau toute bronzée et la chair d’une blancheur nacrée. Il est fragile et fin. On le pêche à partir du mois de mars lorsque les eaux se réchauffent et qu’il s’approche des côtes jusqu’à novembre où il s’en éloigne pour s’envaser. Pour le cuisiner c'est ICI link

 

Si j’ai associé Lanester, Leclerc et cette petite langue de… qui se vautre en des eaux pas très nettes c’est parce que c’est un petit poisson bien de chez moi dont la pêche commence en mars et non parce que j’y verrais une allusion au frétillant Michel-Edouard Leclerc le roi du moins cher du moins cher.


Pour sûr pourtant qu’il sait y faire le Michel-Edouard Leclerc sur les plateaux, mémé Marie aurait de lui que c’était un bavout c’est-à-dire quelqu’un qui cause beaucoup. Et ça marche puisque ce cher garçon, qu’à jamais eu de magasin, est me dit-on l’un des chouchous des Français. Ça dit bien plus qu’un long discours le niveau auquel nous sommes tombés.


N’en concluez pas que j’ai une dent contre les épiciers, MEL n’en est pas un, il se contente de nous saouler avec son baratin. Le débat entre une économie de la demande et celle de l’offre montre lui aussi que nous n’avons rien compris à la création de richesse en notre pays. « Tu seras caissière au supermarché ma fille… Tu tireras un transpalette mon fils… » Y’a pas de sot métier mais beaucoup de CDD.


Bon comme le disent nos brillants économistes « Les prix restent sous très haute surveillance dans la grande distribution en France, avec une hausse de 0,2% sur un an, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir, dans laquelle Leclerc reste l'enseigne la moins chère et Casino effectue une remontée notable.


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Cette enquête a été effectuée à partir de relevés de prix dans 3.048 magasins de grande distribution, à partir d'un panier-type défini par l'UFC-Que Choisir, composé de 78 produits de consommation courante (65% de marques nationales et 35% de marques de distributeurs). Même en prenant en compte les fortes disparités locales, Leclerc reste l'enseigne la moins chère, avec un panier moyen à 295 euros.


La nouveauté cette année est qu'il est suivi de près par Géant Casino (hypermarchés), qui gagne neuf places par rapport à l'an dernier, avec un panier moyen à 300 euros. » Les supermarchés du distributeur stéphanois "restent chers", avec un panier à 329 euros, note l'UFC.


Hyper-U est 3e (307 euros) et la Vendée est le département le moins cher de France.


Monoprix (qui appartient également à Casino)  a le bonnet d’âne bon dernier place du classement, avec un panier moyen à 362 euros, soit un écart de près de 30 euros sur celui qui le précède.

 

Intermarché Hyper et Carrefour se partagent la quatrième place (311 euros).

 

Auchan (9e place, panier à 320 euros) a perdu quatre places entre les deux classements.


« L'effort est très net et porte préjudice aux hard-discounters, dont la part de marché a reculé en 2013, retombant à 12% contre 14% en 2010", indique l'UFC-Que Choisir. »


Donc faire les courses à Paris, jusqu'à 40% plus cher que dans l'ouest. Pour un même panier de 78 produits, il y a 121€ de différence entre la grande surface la plus chère de France et la moins chère. Le panier-type coûte 273€ dans le Leclerc de Lanester (Morbihan), contre 394€ au Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.


Question : y’a-t-il des céteaux à Sceaux ?

 

D'une région à l'autre, les prix varient clairement dans la grande distribution : l'ouest de la France est le moins cher (avec par exemple un panier moyen à 306€ en Loire-Atlantique contre 314€ en moyenne nationale). Paris en revanche fait exploser les prix : 358€ en moyenne pour le panier-témoin, soit près de 50€ de plus que la moyenne.


L'enquête montre aussi le développement considérable des services de Drive. En cinq ans, ils sont passés de presque rien à 400 structures en France, plus 1.800 magasins qui proposent un service similaire. Là encore, selon l'UFC, c'est Leclerc qui dispose du plus de services de ce genre, suivi par le groupe Système U (Super U, Hyper U et U express).


Question : Est-ce qu’on peut acheter des céteaux en Drive ?

 

 

Morale de l’histoire : allez donc en Vendée acheter des céteaux chez un poissonnier…

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 00:09

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J’ai reçu d’une main amie le « Rapport d’étape à la réflexion stratégique sur les perspectives de la filière viticole à l’horizon 2025 » daté du 18 décembre 2013. Je l'ai gardé au chaud en me disant que j'avais mieux à faire qu'à revenir sur le sentier de la guerre mais au moment où la grande foire agricole du SIA va fermer ses portes et les réseaux sociaux frémissent encore de l'affaire Giboulot, une petite piqure de rappel ne saurait faire de mal à nos brillants stratèges en chaise longue... 

 

Commande ministérielle : « Lors de la présentation du projet de loi d’avenir pour l’agriculture devant le Conseil Supérieur d’Orientation et de Coordination de l’Economie Agricole et Alimentaire (CSO), le 17 septembre dernier, le Ministre de l’agriculture a annoncé qu’il confiait à FranceAgriMer et à son Conseil d’administration la mission de conduire une réflexion sur l’avenir des filières agricoles et agroalimentaires. »


L’objectif de co-construire une stratégie à moyen terme permettant aux filières agricoles et agroalimentaires de relever les défis majeurs qui engagent leur pérennité, dans une approche intersectorielle.


NDLR : la filière vin n’est pas au sens propre une filière agro-alimentaire mais un couple production-commerce et une approche intersectorielle me semble peu pertinente. 


 Avertissement « La contribution du conseil spécialisé de la filière viticole de FranceAgriMer étant attendu pour la fin de l’année 2013, les membres du conseil spécialisé de la filière viticole ont souligné que l’exercice de réflexion demandé était difficile avec la contrainte calendaire imposée. »


Étonnement d’un ancien petit rapporteur et questions : attendre et voir, reculer pour mieux sauter ou tout bêtement ne pas choisir alors que tous les éléments des choix stratégiques sont sur la table depuis bien longtemps.

 

Donnez-moi 6 mois de plus M'sieur le bourreau, pardon M'sieur le Ministre « Néanmoins, compte tenu que la filière viticole était à un moment «charnière» et que des questions d’importance se posaient actuellement, les membres du conseil spécialisé ambitionnent d’établir un plan stratégique complet, pertinent et nourri d’un plan d’actions. Ce plan stratégique pourrait être présenté pour avis au conseil spécialisé de la filière viticole en juin 2014 »


NDLR : ces messieurs les anglais vont-ils enore tirer les premiers pour nous vanner ?


« Avec les faits du passé lorsqu’il s’agit de répondre à la question : pourquoi n’avons-nous rien fait ou presque rien, face à une situation donnée qui, avec le recul du temps, apparaît comme ayant dû provoquer une prise de conscience, déclencher un sursaut, impliquer des choix clairs, générer des décisions courageuses, deux attitudes sont à proscrire : les occulter et s’en exonérer pour ceux qui étaient en charge de décider, les ressasser et en tirer avantage pour ceux qui, sans être des visionnaires, avaient fait l’effort minimal d’analyse afin de proposer une stratégie pour tenter de relever les défis. 


Pour faire simple « AGIR, plutôt que RÉAGIR... »

 

« J’ai toujours voulu que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver mais ce que nous allons faire » Henri Bergson.


Fermez le ban !


Ce n’est pas moi qui repasse le plat mais le magazine US Harpers qui titre « First Berthomeau, now it’s plan B »

 

 

Chronique du 28/10/2009link

 

Alors, 10 ans après allons-nous avoir ce fameux plan B ?


« Le travail présenté ci-après sous forme d’un rapport d’étape à la réflexion stratégique sur les perspectives de la filière viticole à l’horizon 2025 ne se veut volontairement complet et exhaustif. Il tente de dresser un état des lieux et un constat les plus partagés possible et hiérarchise les principaux enjeux. Les objectifs et le plan d’action complets seront intégrés dans le plan stratégique final. »


NDLR : Nous les Français sommes les champions du monde des états des lieux, des constats, des analyses complètes et exhaustives mais ça ressemble  beaucoup à la stratégie du trou du sapeur Camember.

 

1-      L'adjudant-major interpelle le sergent Bitur : « Que signifie, sergent, ce tas d'ordures dans la cour de la caserne ? Si dans une heure ce n'est pas enlevé, je vous ferai savoir comment je m'appelle ! »


2-      Bitur fait venir Camember : « Sapeur, lui dit-il, je vous imprime l'ordre de creuser un trou pour à seule fin d'y mettre ces ordures et autres, si non je vous fera-z-un peu voir comment j's'appelle ! »


3-      Camember, qui ne tient pas à savoir comment s'appelle le sergent Bitur, a creusé un trou et y a délicatement déposé les ordures. Puis il demeure perplexe : « Oui, se dit-il, mais, maintenant, la terre du trou,… ousque j'vas la fourrer ? »


4-      « Sergent ! interroge Camember, et la terre du trou ? — Que vous êtes donc plus herméfitiquement bouché qu'une bouteille de limonade, sapeur ! Creusez un autre trou !… — C'est vrai ! » approuve Camember.


5-      Camember creuse donc un deuxième trou et y dépose la terre du premier, puis il redevient perplexe : « Oui, mais la terre de ce deuxième trou, se redit-il… qu'est ce que j'en vas faire ? »


6-      « Sergent ! réitère Camember,… ousque j'vas la mettre celle-ci ? — S'pèce de double mulet cornu ! m'ferez quatre jours pour n'avoir pas creusé le deuxième trou assez grand pour pouvoir y mettre sa terre avec celle du premier trou.


Conclusion : ça fait 10 ans qu’on attend alors à quoi bon se presser vu que pendant ce temps-là les affaires continuent et qu’apparemment tout le monde est content en campant sur les fameux bons chiffres du commerce extérieur de la branche vin&spiritueux.


Nos stratèges de Montreuil continuent de s’interroger après leur beau constat et de l’excellence de état des lieux, ne riez pas SVP : une question centrale et stratégique se pose « La France viticole a-t-elle vocation à être présente sur tous les segments de marché tant en France qu’à l’international : du vin destiné à un second usage au vin « icon ».


Et bien sûr suit une batterie de 7 questions d’importance qui « nécessitent des réponses claires de la part de la filière viticole (et pour certaines des pouvoirs publics) pour formaliser une stratégie cohérente. »


AFFLIGEANT !

 

Le père Killy, ravi, d'un p'tit tonneau lui fit

Une paire de planches, et dit : « aller, vas-y mon p'tit »

« Vas doucement, c'est tout bon,

C'est tout bon bon bon, c'est tout bon

Killy, c'est bon, c'est bon, c'est tout bon

Vas doucement, c'est tout bon ! »

 

D’où mon titre volontairement provoquant : EXPLICATION

 

C’est le film Patton sorti en 1970, et qui  remporta sept oscars, qui m’a fait découvrir ce personnage haut en couleurs. Georg Smith Patton fut un général très controversé, fort en gueule, brutal mais courageux, mais unanimement considéré par ses pairs comme un grand stratège capable d’élaborer et d’exécuter des plans audacieux et gagnants. Proche du terrain il a fait émerger de nouvelles méthodes de commandement De même, ses tactiques basées sur des offensives rapides et agressives se sont traduites par le développement de nouvelles doctrines dans le domaine de la guerre mécanisée.


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Lors de l’invasion de la Sicile, l’opération Husky, Patton fut affecté au commandement de la 7e armée américaine devant débarquer au sud-ouest de l'île pour soutenir la 8e armée britannique du général Montgomery qui elle attaquait par l'est. Le 1er corps blindé et ses 90 000 hommes débarquèrent le 10 juillet 1943 repoussant les contre-attaques des allemands devant Gela et Patton mena personnellement ses troupes contre les renforts allemands.


Rapidité et sens de la décision, alors qu’initialement Patton devait couvrir le flanc gauche des forces britanniques mais comme celles-ci était  en difficulté devant Messine il força la main d’Alexander il fut autorisé à prendre Palerme. La 3e division d'infanterie du major-général Lucian Truscott avança de 160 km en 72 heures et arriva à Palerme le 21 juillet. Patton se tourna alors vers Messine qu’il investit le 16 août dans la soirée juste avant l'arrivée des forces britanniques.


« Oublier Palerme » d’Edmonde Charles-Roux, épouse de Gaston Deferre  Prix Goncourt 1966


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« Babs travaille dans la rédaction d'un magazine à New York et semble prise au piège de ce petit univers, soumis aux règles de l'arrivisme et de l'hypocrisie. Ce monde, Gianna Meri, une Palermitaine amie de Babs, le refuse. Contrainte à s'exiler après la guerre, elle ne parvient pas à s'insérer dans cette ville trop grande, trop symétrique. Face à elle, Babs et Carmine Bonnavia cherchent à oublier leurs racines et à s'assimiler à cette société américaine. Pourtant, la Sicile est plus forte et parvient toujours à reprendre les siens. »

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 00:09

Marie Chaillot a épousé Louis Berthomeau, ils n'ont eu qu’un seul fils Arsène mon père non qu’ils eussent voulu qu'un fils unique pour préserver leur patrimoine du partage – ils étaient métayers des de Lézardière à la Célinière commune de Saint-Georges de Pointindoux – mais tout simplement parce que le pépé Louis a passé la bagatelle de 7 ans sous les drapeaux : 3 de service militaire plus 4 de guerre au front dans les tranchées de 14-18. Ça relativise les temps durs évoqués par nos contemporains.



Arsène Berthomeau a épousé Berthe Gravouil. Ils ont eu 3 enfants, Alain, Marie-Thérèse, qui sont nés à la Célinière, et ma pomme le petit dernier qui est né au Bourg-Pailler à l’entrée de La Mothe-Achard où le pépé Louis avait acheté une petite métairie et où mon père exerçait la profession d’entrepreneur de battages et de travaux agricoles.



Je ne vais pas aller plus loin dans l’arbre généalogique des Berthomeau mais simplement vous indiquer que seul Alain, mon frère aîné, a eu un garçon, son aîné : Vincent Berthomeau qui est aussi mon filleul.



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Dans l’une de mes toutes premières chronique du 5 décembre 2005 : L’autre Berthomeau link, de façon brève, oui je faisais court en ce temps-là, j’avais dressé le portrait de ce jeune chef installé à Nantes.




Bref, vous me voyez venir avec mes gros sabots du gars né au Bourg-Pailler des mains de Marthe Regnault la sage-femme qui fut maire de La Mothe-Achard (avant-gardiste les Mothais). Oui, profitant de mon séjour à Nantes je suis allé déjeuner à l’Abélia link avec le camarade Patrick Baudouin vigneron à Chaudefonds-du-Layon.



Mais comme je ne fais rien comme tout le monde je vais commencer par la fin. Lorsque Patrick m’a déposé à la gare de Nantes pour mon retour le haut-parleur annonçait que le TER 858823 de 16h34 terminus Les Sables d’Olonne s’arrêtait à La Mothe-Achard. Pincement au cœur, hésitation, je serais à 17h37 à La Mothe-Achard. J’ai, même si ça peut vous paraître étrange, pensé aux Pompiers de la Mothe-Achard.

 

 

Pourquoi ?

 

 

Tout simplement parce qu’Henri-Pierre Troussicot m’avait fait parvenir récemment  3 photos de ceux-ci : 1943, 1953, 1973 et qu’au petit jeu de savoir qui était qui seul mon frère Alain saurait mettre des noms sur les visages.



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Alain n’a jamais été pompier mais il jouait de la grosse caisse à la clique de La Mothe-Achard. De tout cela nous avons parlé avec Vincent après notre excellent repas à l’Abélia.



C’est Pascale, l’épouse de Vincent qui nous a accueilli et a pris notre commande. Je suis allé faire un petit coucou au chef en cuisine avant. L’impression du comme chez soi est rassurante et cosy. Il y a en plus une très belle terrasse ouverte dès les beaux jours. De la lumière, c’est sobre et de bon goût.


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En entrée même plat Patrick et moi : Timbale de seiche et rouget barbet aux pointes d’asperges vertes.


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En plat : Beau lieu jaune de la Turballe et risotto crémeux à la truffe pour Patrick et Trio de lotte, bar et St Jacques avec le risotto pour bibi.


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En dessert le même : Gâche vendéenne rôtie aux pommes, glace riz au lait.


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Afin de ne pas me faire accuser de favoritisme, je laisse à Patrick le soin de porter un avis sur le déjeuner « c'était très bon, la cuisson du poisson parfaite… »



C’est Patrick qui a choisi le vin, du Muscadet bien sûr, un excellent et pur Muscadet de son ami Vincent Caillé. Clin d’œil de l’histoire Pascale l’épouse de Vincent est née Caillé et ce vin un raccourci de celle-ci. Belle carte de Muscadet à l’Abélia. Nous avons parlé vin car Vincent prend grand soin de sa carte de vins. L'Abélia est une belle et grande maison, si vous passez par Nantes n'allez pas à Montaigu (je ne poste pas la vidéo même si ça plaîrait beaucoup à Vincent, la digue, la digue...) mais vous restaurer à l'Abélia...



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Moi je me réserve pour vous dire que la gâche du dessert de Vincent est le fruit de la transmission familiale lire ICI linkallez-y il y a les photos de mémé Marie et de sa sœur la tante Valentine. La gâche de Vincent c’est de la vraie, goût d’enfance et si au lieu d’un moderne TER la SNCF avait ressorti une Micheline je crois que j’aurais fait un saut même qu’elle se serait arrêtée aux Clouzeaux et à Sainte-Flaive des Loups…


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Souvenir, souvenir, et pendant ce temps-là Jules le petit dernier de Pascale et Vincent était en sortie scolaire à Paris et plus particulièrement au mémorial de la Shoah


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:00

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Petit texte écrit le 2 juin 1994, et publié sur mon blog en 2006, après que le service marketing de LU appartenant alors au groupe Danone avait décidé de modifier la  recette su petit LU  pour soi-disant s'adapter au goût des jeunes consommateurs (le sucré)


Lire aussi sur la saga LU link

 

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Ils ont tué le petit LU


La nouvelle m'est tombée dessus


Le premier juin après dîner


Alors qu'au fond de mon plumard


Je lisais en père pénard


Le Monde daté


Du jeudi deux juin mille neuf cent quatre-vingt-quatorze


Le rédacteur un certain Pierre Georges


Avait trempé sa plume dans la réprobation


Et moi je sombrais dans l'affliction


Qui étaient ces meurtriers anonymes


Quel était le mobile de leur crime?


Fallait-il rechercher les assassins


Du côté de son rival le petit Brun ?


Ces ignobles adorateurs des courbes de vente


Qui dans leurs luxueuses soupentes


Pour contenter d'immondes petits niards


Téteurs de coke noir


Bouffeurs de Big Mac baveux


Auraient en moins de deux


Exécutés mon petit beurre


Me touchant en plein cœur


Balayant sans le moindre remord


Ma folle jeunesse passée au bord


De la Loire


Où quand tombait le soir


Le fond de l'air avait des senteurs


De petit beurre.


Et ces chaudes soirées du mois de mai

 

Soixante-huit où tes accoucheurs


Avaient déposé leurs tabliers


Pour manifester


Toi notre petit beurre


Ton odeur manquait à notre bonheur.

 

 

 

Assis sur mon céans, ulcéré

 

Je décidai que jamais l'usurpateur

 

Ne franchirait le seuil de ma demeure

 

Et, n'y tenant plus je me suis levé

 

Pour extraire

 

De la dernière étagère

 

Du buffet

 

Un paquet entamé

 

Des derniers petits LU

 

Ici vus.

 


Sachez messieurs les faussaires


Qu'au perron de la maison


De mon père et de ma mère


Le seul panneau de réclame accepté


Etait dans sa monacale simplicité


Celui de la maison LU


Qui nous payait pour seul tribut


A la fin de chaque année


Une boîte en métal de petits beurrés


Ça me donne le droit d'être le dépositaire


Des mannes du goût


De l'ancêtre créé par Louis Lefèvre Utile


Et de crier à la foule versatile


Ils sont devenus fous.


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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:09

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Contrairement à Philippe Ridet, jamais de ma vie je laisserai le soin, à qui que ce soit, d’acheter et de cuire mes pâtes. J’insiste sur le possessif. Il est extrêmement rare lorsque je fais les courses que je n’ajoute pas un ou plusieurs paquets dans mon panier. Pour ce qui est du vin aujourd'hui c'est notre Eva qui s'occupe de la quille (c'est tout à la fin).


-        Philippe Ridet (devant le rayon) : J’ai regardé avant de partir. Nous avons déjà deux paquets de linguine, des tagliatelle, des spaghetti,  des penne, des orechiette


-        Sa femme (qui est italienne remplissant le chariot) : On ne  sait jamais.


Comme vous le savez « j’ai longtemps rêvé d’être italien. À défaut, j’ai cherché à en avoir l’air ».link 


Résultat je suis  plus italien que madame Ridet.


« Le placard de la cuisine en déborde : des longues, des courtes, des tortillées,  des dodues, des effilées, des plates, des convexes et des creuses… »


Pourquoi ?


Je ne suis pas de ceux qui ont peur de manquer ou qui font des stocks en prévision d’une quelconque pénurie. Non, c’est qu’à tout moment, si une envie pressante me saisit, je puisse choisir les pâtes qui conviennent à mon appétit.


« Le premier mérite  des pâtes est de bien nourrir – et à peu de frais. Le second est de symboliser l’abondance et par conséquent la générosité. En comptant un paquet de cinq cents grammes pour quatre personnes, deux paquets suffisent à assurer un dîner de huit couverts. »


Reste à les accommoder.


« Personne ne préparant les pâtes comme son voisin, la façon de les accommoder fournira alors un sujet du repas lui-même. Cuisiner en Italie est d’abord un art de la conversation et ensuite une leçon de géographie. »


Tous aux fourneaux !


« D’autant qu’on ne laisse pas l’homme ou la femme officier seul aux fourneaux. On participe, on investit les lieux, on suggère, on goûte. Jamais d’ordres, mais des conseils parfois insistants. Un congrès d’ethnologues comparant les mérites respectifs de leurs tribus amazoniennes ne susciterait pas moins d’échanges et de disputes :


« Dans les Pouilles, ma mère les fait comme ça.

-        Chez moi à Avellino, on ajoute ceci ou cela… »

 

Passons aux travaux-pratiques :

 

1° Gentile Gragnano Napoli link 


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Les pâtes de Gragnano sont célèbres. Pour les fabriquer on utilise de la semoule fine de blé dur Senatore Cappelli et les pâtes sont séchés à basse température selon la «méthode Cyril. »


Cyril de Torre Annunziata, un ingénieur, en 1919, a estimé qu’il était impossible de continuer à sécher les pâtes dans la rue et il a inventé une méthode artificielle qui reproduit le phénomène naturel. C’est la « Méthode Cyril  qui combine chauffage et ventilateur, et réduit le temps de séchage et libère la production des aléas météorologiques (dix jours de séchage dans la rue trois / quatre jours dans les cellules à l'intérieur des usines).


La fierté de la production est la fusilli travaillée entièrement à la main. Le « fusillare » roule nouille après nouilles sous l'avant-bras pour lui donner une forme hélicoïdale et une extrême diversité de chaque fusillo individuel. (Voir absolument la vidéo)


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ICI l’épicerie locavore link 


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L’épicerie locavore est une jeune fabrique de produits d’épicerie biologiques et locavores, implantée à Bagnolet (93).


Gamme de produits : plusieurs variétés de pâtes classiques ou originales, des légumineuses, et des mélanges de farines à pain. La proximité des fournisseurs de la région Île-de-France vous assure la qualité et la traçabilité de nos produits.


 

Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato link


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Penne au Gaperon link 

Lors d'un dîner des Tronches de vin votre Taulier aux fourneaux avait préparé des plâtrées de macaroni au Gaperon (les penne vont bien aussi à ce plat) et notre Eva en rêve encore la nuit. C'est pour cette raison que je lui ai demandé de choisir le vin ce qu'elle a fait avec un Chorey-les-Beaune 2007 de la maison Sylvain Loichet.

 

«Un chardonnay bien mûr, ample, gras comme il faut, qui ne s'endort pas en bouche grâce à une belle vivacité. On enrobe le gratin de macaroni au gaperon et on le réveille grâce au vin. »

 

Excellent choix que mes amis italiens comprendront aisément.

 

Pour eux je rajoute le 27-07 Sauvignon 2010 - Lazio IGT blanc Azienda Matteo Ceracchi – Piana dei castelli link adoré par une autre tronche de vin : le ouistiti des vins natures Guillaume Nicolas-Brion


« La vendange de ce sauvignon a eu lieu le 27 juillet 2011. D'où le nom de 27.07 : ce n'est pas un agent secret, mais un vin quasi secret, 9300 bouteilles. Les vignes sont cultivées en biodynamie mais on ne le dit pas trop. Résultat ? Forcément inattendu. Bien sûr, une forte acidité mais pas dérangeante, au contraire : rafraîchissante. Une finale très minérale. Ce vin n'est pas vert : le fruit est mûr, le jus est précis, la quille taillée pour quelques belles années. Assurément, on l'a bu trop tôt. C'est une sacrée découverte. »


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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:16

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll,

 

Il est un vieil et bon adage chez les plaideurs : un bon compromis vaut mieux qu'un mauvais procès.


Dans ce qui est devenu l’affaire Giboulot il me semble qu’il est temps que vous disiez halte au feu !


Je ne reviens pas sur le fond de l’affaire car vos services déconcentrés : DRAAF Bourgogne et le Préfet vous ont sans aucun doute informés.


Emmanuel Giboulot a contrevenu à un arrêté préfectoral et il comparaîtra le lundi 24 Février 2014 devant le Tribunal Correctionnel de Dijon.


Au-delà de l’émotion et de l’importance d’une pétition, du fond même de l’affaire, il me semble important que le Ministre, sans déjuger qui que ce soit, services/ organisations professionnelles, sans interférer sur la séparation des pouvoirs, puisse demander que cette affaire quitte le prétoire pour revenir là où elle aurait dû rester : au plan d’une action proportionnée à la réalité des risques encourus par la non-application de l’arrêté préfectoral.


Nul dans cette affaire ne détient la vérité car il n’y a malheureusement aucune vérité et ce qui compte c’est que les parties en présence puissent à l’avenir s’entendre et se comprendre pour mettre en œuvre des actions concertées et efficaces pour éviter que la flavescence dorée se propage.


En prenant une telle position de pacification, sans jouer le Ponce-Pilate ni le Salomon, Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, vous ramèneriez de la sérénité dans une affaire qui n’aurait jamais dû prendre de telles proportions.


Comme vous le savez je crois, car je l’ai pratiqué avec un certain succès, aux vertus de la médiation pour dépasser les antagonismes et les positions trop rigides qui figent tout et entretiennent des conflits stériles.


C’est une proposition constructive ménageant l’avenir comme les susceptibilités, car elle ne présente que le risque de réussir. L’important dans ce combat n’est pas de donner tort ou raison à qui que ce soit mais de mettre en place un dispositif proportionné aux risques.


En espérant être lu et compris, recevez Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, à la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les respects d’un vieux et parfois turbulent serviteur de l’Etat.


 

Jacques Berthomeau

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:09

 

Mon brillant passé d’enfant de chœur à la paroisse Saint Jacques le majeur de la Mothe-Achard au temps du curé-doyen Bailly qui m’a vu monter jusqu’au haut de la hiérarchie me permettant de porter la croix lors de nos sorties pour les manifestations extérieures : rogations, la fête Dieu, enterrements… de couvrir le dos du curé de la chape à l’instant de l’élévation du saint-sacrement… de lui tendre le goupillon ou l’encensoir… de faire la quête et la distribution du pain béni… j’ai gardé une grande aversion pour la génuflexion.


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Sans proférer de blasphème je me dois d’avouer que mes collègues et moi-même n’étions guère pieux. La fonction d’enfant chœur était perçue par nous comme une forme de loisir, en un temps où dans notre Vendée crottée y’en avait peu, et une façon facile de se faire de l’argent de poche. En effet, les enterrements et les mariages se célébraient en semaine donc nous séchions l’école pendant une matinée ou un après-midi. Nos maîtres de l’école « libre » trouvaient ça normal (aucun gars de la laïc ne pouvait accéder à la fonction). Pour les « pécuniaux » (expression sicilienne) nous quêtions pour notre compte lors des mariages et des baptêmes et le curé nous octroyaient des étrennes. Ça mettait du beurre dans nos épinards, certains ouvraient un livret de Caisse d’épargne, moi j’allais au ciné au REX rêver face aux beaux yeux de Debra Paget.


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Bref, la règle absolue, incontournable comme l’écrivent à tour de bras les communicants, était de génuflexionner lors de tout passage devant le tabernacle. Comme le plus souvent à cette époque le curé célébrait la messe dos au peuple chacun d’entre nous cultivait son style. Comme le parquet ciré par les petites sœurs de Mormaison ressemblait à une patinoire des Jeux olympiques et que nous étions équipés de chaussons à semelle de feutre tout l’art consistait à arriver en glissade et d’esquisser au passage la génuflexion. Les plus balourds se prenaient des gamelles mémorables qui leur valaient les gros yeux du curé. Pour leur défense je rappelle que nous portions une soutane rouge ordinairement et noir pour les enterrements. Vu ma taille d’asperge (celle de Lavillenie) je préférais opérer la génuflexion dans la foulée tête raide comme un passement de jambes au basket (je rappelle que j’officiais comme passeur à la Vaillante Mothaise).


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Tout ce long préambule pour faire remarquer que dans notre petit marigot vineux les adeptes de la génuflexion sont légion. Dès que celui qui leur accorde ses faveurs est un tant soit peu égratigné, moqué ou pris les doigts dans la confiture, ils quittent, mus par un irrépressible ressort, leur position de soumission pour monter bravement au combat. Sans barguigner ils font don de leur corps, prennent d’assaut les murs de Face de Bouc par la face Nord, lancent des bordées d’injures, couvrent de boue celui qui a oser s’aventurer en zone interdite.


Ce sont des obligés travestis en « honorables » dégustateurs, blogueurs, critiques ou attaché (e) de ceci ou de cela. Tant qu’il y a de la bonne avoine dans le râtelier il n’y a aucune raison de se priver mon bon monsieur. Comme je les comprends mais « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur. » Le simple passage de plats, tarifé ou gratifié, c’est dit-on de la «bonne» communication mais cet exercice n’autorise en rien ceux qui pratiquent ce genre d’exercice à venir baver sur ceux qui s’essaient à informer, à exprimer un point de vue, à faire le métier quoi.


Que je sache il n’y a pas de vaches sacrées dans notre beau pays et ceux qui pensent tenir entre leurs rets tout leur petit monde devraient calmer cette piétaille. Qui plus est, certains d’entre eux, ne savent même pas lire ou tout au moins ne lisent pas, dès qu’ils voient le nom de leur maître ils se ruent comme des morts de faim qu'ils ne sont pas pour mettre à l’index l’affreux qui ose relayer des propos «immondes» sur sa noble personne.


Dans le cas du livre d’Isabelle Saporta VinoBusiness j’ai pu vérifier que tout ce petit monde perd complètement les pédales et tout sens de la mesure.


Je rappelle à ceux qui savent lire ou qui prennent le temps de lire :


1-    Que je n’ai pas été tendre avec ce livre : chronique du 18 février link 


« Comparaison n’est jamais raison mais le brulot annoncé à grands coups de formules chocs (voir ci-dessous) après l’avoir lu me laisse le même sentiment d’un bric à brac savamment et complaisamment étalé où se mêlent l’accessoire et l’essentiel, l’anecdote érigée en cas général, l’approximation, les jugements péremptoires et sans appel, des choux et des navets, le petit bout de la lorgnette, les vrais et graves problèmes, les pinces-fesses, une forme bien contemporaine du tout commence avec moi…


Tout n’est pas bon à jeter dans ce livre, bien au contraire, tout y est, mais en vrac, sur le même plan, sans hiérarchisation et j'estime que le fond du sujet, les problèmes posés, méritaient mieux, beaucoup mieux que ce soi-disant brulot, qui ne révèle rien de très nouveau, toutes les informations étaient déjà sur la table, cette charge qui ne porte pas le fer, faute d’une analyse approfondie, là où il faut car elle ne s'en tient qu’à la surface des us et des coutumes d’un microcosme qui dispute l’arrogance à l’indécence. »


2-  Que la chronique du 19 février « Les déboires d’Hubert de Boüard « le Sarkozy des vignes » ou les costars taillés par Isabelle Saporta » était une compilation de citations tirées du livre hormis la petite histoire vacharde recueillie par moi de la bouche d’un responsable d'un très grand cru à l'humour corrosif. link 


Je ne dois rien à qui que ce soit. Je n’insulte pas qui que ce soit. Ce n’est pas moi qui ai accueilli à bras ouverts l’auteur. Comme dirait l’autre ce sont les risques d’une communication trop habituée au copié-collé, à la révérence et la génuflexion.


Qui puis-je ?


Rien, ce n’est pas ma tasse de thé tout comme d’ailleurs les procédés d’Isabelle Saporta. Alors de grâce que les supplétifs laissent leurs idoles monter au front pour contrer les allégations de l’auteur d’un livre qui fut de tous les pinces-fesses où ils adorent se faire inviter.


Je peux, pour qu’ils me foutent la paix, leur expédier des boîtes de cirage dont ils feront bon usage.

 

Deux remarques pour terminer :


- les conseils en communication de ces messieurs sont vraiment en dessous du niveau de la mer pour n'avoir pas su informer leurs clients de là où ils mettaient les pieds : zéro pointé 

 

- je ne fais pas parti des gorges profondes qui ont informé celle que tous ces messieurs vouent aux gémonies  désolé moi vous savez je suis très mal informé...

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:09

L’appellation « vigneron-paysan » accolée à son patronyme est du cru de la Rouletabille des GCC Isabelle Saporta dans son petit brulot VinoBusiness. Dans cette chronique je ne vais pas tirer le portrait de Dominique Techer, nous ne connaissons pas assez même si au travers de discussions passionnées sur le forum de Sève j’ai apprécié sa droiture et les raisons de son combat qu’il mène avec Claire Laval son épouse. Claire  a pris en main le destin de Gombaude-Guillot en 1983, Dominique l’y a rejoint un peu plus tard.


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Moi, qui suis un parigot tête de veau, je croise souvent au Lapin Blanc, le terrier des naturistes, Olivier Techer qui, sur Face de Bouc décline son pedigree ainsi Olivier Techer De  Latécherie directeur artistique/agent de surface, à Château Gombaude-Guillot Pomerol link 


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C’est lui qui sur son compte Twitter a posté le 12 février la nouvelle ‎ « Pas de millésime 2013 pour Gombaude-Guillot, soyons lucide, le niveau espéré n'y est pas. Vivement 2014! #vin #bordeaux #pomerol ». En clair pas de premier vin le château Gombaude-Guillot en 2013.


« On ne peut pas produire la qualité que l’on désire cette année. Nos vins ont vocation à s’épanouir sur 20 ans, cette année la structure est trop légère. On ne veut pas prendre le risque de décevoir » explique Olivier Techer. Lire la suite ICI link 


Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. S’y ajoute le clos Plince, une propriété de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.link 


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Dans l’opus de la grande copine d’Hubert, le Sarkozy du vignoble, Dominique Techer est cité à plusieurs reprises en contrepoint de la bonne conscience et de l’hypocrisie ambiante.


Page 103 « il y a ceux qui ne travaillent correctement leurs sols qu’aux abords immédiats du château et pour le reste de leurs parcelles, c’est banzaï. On sort l’artillerie lourde…. Ça leur permet de prendre de jolies photos et de faire une brochure réussie dans laquelle ils vantent leur attachement à l’écologie »


Page 235 « cette année, les viticulteurs vont crever, mais les vendeurs de peur vont se faire des couilles en or… Quand les vignerons vivent mal, le business des petits chimistes se porte à merveille »


En novembre 2012, à la suite la bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément… » je lui avais donné la parole le 8 novembre 2012 dans une chronique « Après son envol dans les cieux de Saint-Emilion faut-il sonner les cloches de Mgr Ricard : François des Ligneris, Dominique Techer répondent… » link


Comme les voix du Seigneur sont toujours aussi impénétrables, et celles de ses serviteurs simples mortels bien plus encore, je me suis adressé à deux hommes du terroir profond de la Rive Droite pour les scruter.


Je les connais tous les deux et je sais que ce sont des hommes de bonne volonté. Fortes têtes, certes, peu adeptes de génuflexions civiles, mais leur fierté en ce monde si vénal trouvera, sans nul doute, une oreille attentive de celui que mon brave curé doyen de la Mothe-Achard appelait Le Très Haut.

 

Et que les thuriféraires des capitaines d'industries des GCC, ces supplétifs trop contents de grapiller les miettes du festin, ne m'accusent pas de cracher sur la brillante réussite de faiseurs de vin pour nouveaux riches. J'aime le talent, l'esprit d'entreprise, celles et ceux qui innovent, qui crééent... mais dans le cas d'espèce je n'ai rencontré que des voraces qui n'éveillent guère l'admiration.


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Magnum de Chateau Gombaude Guillot 1997 en vente chez le meilleur caviste de Paris : Philippe Cuq Le Lieu du Vin link 

 

Intervention divine à Saint-Emilion.


La cérémonie de bénédiction du carillon du Château Angélus de Hubert de Boüard par l’archevêque de Bordeaux a irrésistiblement réveillé en moi le souvenir de pratiques passées, peu glorieuses, de l’Eglise catholique : les indulgences. Elles consistaient à racheter ses pêchés, et par là s’assurer une place au ciel, au moyen de dons sonnants et trébuchants à l’Eglise. Comme le disait un ecclésiastique vénal du 16e siècle : « Aussitôt que l'argent tinte dans la caisse, l'âme s'envole du Purgatoire ».

 

Qu’un notable parvenu fasse admirer par le Rotary Club local et ses plumitifs l’étendue de sa réussite financière,  qu’il fasse se pâmer les sommités de la sous-préfecture en étalant le montant des travaux entrepris, qu’il les éblouisse par une débauche de vins prestigieux, de mets raffinés et de spectacles grandioses, rien que de plus banal.

 

Par contre, en ces temps  de spéculation financière indécente et de paupérisation d’une part croissante de la population dans notre pays lui-même, comment un archevêque peut-il accepter, de venir faire la promotion médiatique d’un vin vendu plus de 300 € la bouteille, soit près de la moitié du minimum vieillesse ?   Quelle humiliation pour lui d’être ravalé au rang d’acteur de cinéma perché dans une nacelle et de devoir attendre pour officier, la dissipation de la brume matinale afin qu’arrive de la belle lumière pour les photographes !

 

On espère que la participation à cette farce n’a pas eu pour simple compensation les quelques bouteilles d’Angélus promises à la cave de l’évêché. Se damner pour si peu !

 

Des miracles à la pelle !

 

Mais Monseigneur Ricard aurait pu profiter de l’occasion pour édifier les populations locales en leur révélant les nombreux miracles survenus lors des opérations de classement des grands crus classés de Saint Emilion. Miracles qui, par leur ampleur, attestent incontestablement d’une intervention divine!

 

Miracle, la transmutation du modeste terroir de Château Quinault en Grand Cru Classé. Situé sur les « sables de Saint-Emilion», ce grand cru a été racheté dernièrement par Bernard Arnault et Albert Frère, et devrait voir sa valeur marchande fortement revue à la hausse.

 

Miracle, le classement direct du Château Valendraud et de La Mondotte en Premier Grand Cru Classé B, sans passer par la case Grand Cru Classé !

 

Miracle à rebours que le déclassement de La Tour du Pin Figeac pourtant situé sur un excellent terroir juste en face de Cheval Blanc, propriété de Bernard Arnault et Albert Frère. Dans leur malheur, les propriétaires actuels seront assurément réconfortés par de charitables propositions de rachat émanant de très pieux voisins.

 

Divine et totale surprise que l’accession au rang de Premier Grand Cru Classé A du Château Angélus d’Hubert de Boüard, président du Comité Régional de l’INAO, membre du Comité national de l’INAO, président de l’ODG Saint Emilion, Premier Jurat de Saint-Emilion, administrateur du Conseil des vins de Saint-Emilion, membre du CIVB et consultant de plusieurs crus promus. Parmi ceux-ci, celui du président du Conseil des vins de Saint-Emilion.

Divine surprise que la promotion en Grand Cru Classé de nombreux domaines possédés par de grandes fortunes, promotion il est vrai, légèrement favorisée par une grille d’évaluation génératrice de gros investissements de prestige.

 

Enfin, intervention divine pour que l’INAO laisse se dérouler sans broncher un classement où la grille de cotation n’existait pas à la remise des dossiers et n’a été connue de l’ensemble des candidats que huit mois plus tard.

 

Que de miracles ! Que de miracles !

 

Et s’il lui restait des forces à Dieu, ne pourrait-il pas aussi chasser les marchands du temple ?

 

Dominique Techer, vigneron à Pomerol, soucieux du devenir des Appellations d’Origine, plus très Protégées de la cupidité ambiante


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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:09

 

Pour le service du vin c'est tout à la fin, il est assuré par la maison Perraud link avec le sourire d'Isabelle link.

 

« L’œuf mimosa ne figure plus guère sur les menus de bistrots. L’œuf dur mayonnaise, qui forme avec le hareng pommes à l’huile et les radis beurre la trilogie classique des hors-d’œuvre inscrits au patrimoine parisien, semble avoir imposé sa banalité simpliste »

 


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Le mimosa pour moi c’est le bois de la Chaize à Noirmoutier link

 

Mais voilà t’y pas que l’autre jour, pour tirer ma tronche de cake en photo, je prends la pause face à l’objectif, environné de jonquilles, j’essaie de ne pas trop ressembler à un pot de fleurs. Je poste quelques clichés sur Face de Bouc et vlan deux gars de South of France : le chevalier blanc du Carignan et le p’tit gars de Pézenas me vannent grave en me chicanant sur l’absence de mimosa dans mon environnement.


Vous me connaissez, si on me cherche, on me trouve…


Comme j’ai un fusil à 2 coups :


1-    Je suis allé acheter un bouquet de mimosa rue Daguerre. J’ai dû slalomer entre les gars de l’UMP qui voulaient me fourguer des brassées de papier pour NKM. Pas de socialos à se bout-là, je suis passé altier pour aller quérir mon bouquet. Mon fleuriste m’a dit qu’il achetait son mimosa au kilo et que cette semaine les affaires avaient bien marchées. Un Français qui ne se plaint pas c’est un miracle.


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2-   J’ai décidé d’exhumer l’œuf mimosa de son malheureux oubli alors qu’il fut pendant longtemps « le soleil des hors-d’œuvre populaires. Sur la table du dimanche, il escortait en nombre toujours pair (deux demi-œufs faisaient un œuf) la reine joufflue de nos étés, la bonne grosse tomate crue bourrée de macédoine de légumes liée à  la mayonnaise. »


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La recette est simplissime : « on y mêlait le jaune des œufs durs, passés à la moulinette à persil, semoule fragile et dorée dont on conservait quelques pincées, pour ce saupoudrage final qui, sur l’œuf, simulait le mimosa. » link

 

C’était souvent à la maison l’entrée du dimanche et j’ai toujours gardé, plus que pour les œufs mimosas, le goût d’enfance de la macédoine de légumes qu’en ce temps-là on n’achetait pas en boîte, tout était fait maison. Comme les tomates venaient du jardin, hors saison maman les remplaçait par des tranches de jambon blanc roulées en cornet.


Comme le note Jacques Gaillard dans son livre « Qu’il était beau mon meccano ! 21 leçons de choses » on trouve toujours des boîtes de macédoine de légumes dans les rayons de la GD, et de se demander « qui en mange encore, et avec quel assaisonnement » et très malicieusement il ajoute « il en existe des boîtes minuscules, pour veuf, et d’autres énormes, pour scouts. »


Foin de nostalgie, comme le nouveau vieillit vite la mode culinaire exhume des bannis, tels le rutabaga et le topinambour, pour en faire les nouvelles stars de plats assez chiches en consistance.


Une raison d’espérer pour notre œuf mimosa Jacques Gaillard nous dit « qu’il fait le bonheur des petits enfants : c’est la première leçon de cuisine, paraît-il, dans les maternelles bien équipées. » Reste que ça ne va peut-être pas plaire à notre Jean-François Copé que l’on mélangeât ainsi les petites filles et les petits garçons à la cuisine. Ça fait mauvais genre ne trouvez-vous pas !


Les hors-d’œuvre, présentés en plat parfois immenses, le genre Guy Degrenne, étaient parfois des chefs d’œuvres lors des noces et des banquets. Le service à l’assiette, la productivité toujours, a tué ces monuments ménagers qui plaisaient tant au sous-préfet aux champs qui profitait du service pour plonger son regard concupiscent dans le décolleté de la serveuse.


On buvait sec aussi.


Alors mes biens chers frères, mais bien chères sœurs – si je vous ai inspiré et que vous vous risquez à préparer des œufs mimosa pour votre maisonnée, à monter la mayonnaise, je me devrais de sacrifier au rituel accord mets-vin.

 

Sauf que j’ai eu une bien meilleure idée : j’ai demandé sur Face de Bouc à Isabelle de me remplacer en puisant dans le chai de la maison Perraud et voilà son choix...


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