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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:00

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Aujourd’hui je suis Bourguignon et, bien sûr, fier de l’être. Je traîne mes guêtres du côté de Beaune, de Savigny-les-Beaune, du Clos Vougeot, dégustateur indépendant et insignifiant mais toujours présent pour flairer les bons coups, ceux qui se boivent en priorité.


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Le vent  a soufflé sur Paris, les particules fines se sont envolées et aujourd’hui c’est le printemps dont j’ai glané quelques signes avant-coureurs en me baladant fièrement sur ma flèche d’argent.


Les VOICI : salivez, gorgez vous de soleil et de produits frais, buvez bon


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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:09

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La seule évocation de la proposition d’un vin nature peut provoquer des boutons dans la population des hauts dégustateurs patentés.


Mais à quoi ça sert un haut dégustateur patenté ?


À écrire des commentaires et à noter des vins pour que des amateurs les lisent.


Fort bien, mais les autres buveurs, l’immense majorité des consommateurs de vin ils sentent le gaz ?


La réponse est oui et tout le monde s’en satisfait, y compris les blogueurs.


Oui mais les hauts dégustateurs patentés vont m’objecter que du côté des vins nus ça n’a aucune espèce d’importance vu que ce sont là des vins de bobos.


Objection votre honneur comme le disent les lawyers dans les séries américaines !


En êtes-vous si sûr ?


Bien sûr que non dans la mesure où madame et monsieur tout le monde n’a guère la voix au chapitre : t’as pas vu un sondage dans la RVF sur cet important sujet ?


Non, mais y’a jamais de sondages dans la RVF z’ont pas les moyens.


Pour pallier ce manque grave je vous propose un test original : la démonstration par la méprise.


Je m’explique. C’est une histoire authentique.


Dans le réfrigérateur 2 bouteilles de blanc attendent sagement : l’une pour être convoyée vers un dîner en banlieue, l’autre pour être dégustée par le Taulier.


La première est un excellent blanc de Provence de facture traditionnelle Grand Boise ; la seconde est un vin nature italien Litrozzo.


Le samedi soir, l’une des bouteilles est prélevée dans le réfrigérateur pour être convoyée vers le dîner en banlieue. Précision, les futurs consommateurs de cette bouteille ne sont pas des amateurs de vin mais des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin.


Bref, dirait Pépin, le lendemain le verdict est tombé dans l’oreille du Taulier « Dis-donc il était super bon ton vin blanc. Nous nous sommes vraiment régalés… »


Étonné, votre Taulier va inspecter l’intérieur du réfrigérateur. Qu’y trouve-t-il ? La bouteille de Grand Boise qui n’a pas fait le voyage en banlieue.


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Morale de l’histoire : « des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin ont apprécié et se sont régalés d’un vin nature… »


La démonstration par la méprise vaut tous les baratins boursouflés de certains hauts dégustateurs patentés…


Qu’en pensez-vous, vous ?


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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:09

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De mon temps de concierge parisienne, avant les digicodes, on disait un pas de porte, maintenant y disent un « hub » du côté de Saint-Émilion. Au début je n’ai pas très bien compris pourquoi mais très vite mon petit doigt m’a dit que là-bas, depuis qu’une certaine Saporta avait craché dans le bouillon et séduit puis trahi le Grand Jurat, tout devait passer par lui afin de recevoir son Nihil Obstat.


Bref, moi qui ne suis qu’une cancanière née, qui fait ses délices des ragots les plus gratinés, j’ai donc décidé de tenir un « hub » officiel de tout ce qui se raconte au village.


Ben oui j’en avais un petit peu marre des potes de Norbert Le Forestier – ne pas confondre avec Maxime – qui peuvent tout se permettre, même d’insulter un auteur parce que c’est une nénette, et surtout de me faire dire ce que je n’ai jamais écrit.


« Vos gueules les mouettes ! » que  je leur dit.


Et de leur appliquer à ces plats courtisans la célèbre saillie d’Éric Cantona  « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines. »


Comme de bien entendu, toute « gorge profonde » bien informée est la bienvenue pour alimenter mon « hub » saint-émilionnais, discrétion assurée il n’est pas écrit buisson sur mon front.


Je vous propose donc le N°1 de mon « HUB »


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No consultant via JM.Quarin chronique 168


Jean-Marie Quarin fait partie de ceux qui ont parlé à Isabelle Saporta. Je m’inquiète pour lui, va-t-il être excommunié ?


 « Avec d’autres amis nous avons ouvert une bouteille d’Ausone 1990, à l’expression rigide (noté 15 // 87). Je me souviens très exactement de ma dégustation de ce vin avant et après sa mise en bouteilles. Il brillait par ses nuances et sa complexité. Je ne les retrouve plus. Je parlais librement cette semaine avec Alain Vauthier (il n’a pas fait ce vin) de cette modification de comportement. Au milieu des années 1990, il a commencé à comprendre qu’il fallait ouvrir les caves d’élevage dans le calcaire et non pas les fermer comme on cherche à le faire dans les chais de surface. Pour lui l’hygrométrie faisait baisser le degré d’alcool. Aujourd’hui, il va même jusqu’à chauffer cette cave naturelle, la déshumidifie et se méfie terriblement de toutes les manipulations du vin faites à basse température à cause de la dissolution d’oxygène et le risque de perte aromatique.


Dans cette approche pointe un fait nouveau : la remise en cause de l’expérience communément admise, celle des voisins ou des confrères, pour identifier ce qui fait sens dans la qualité de son propre vin. Dans un monde du vin très industrialisé comme celui de Bordeaux, qui doit répondre à tant d’attente, demandons-nous comment peut exister le temps de l’observation, celui qui induit une conduite particulière et adaptée à son cru. C’est probablement dans cet esprit que Pierre Olivier Clouet, jeune dirigeant technique de Cheval Blanc aime à dire : « à Cheval Blanc, il n’y a pas de consultant ». Sous-entendu, nous devons bâtir notre expérience et faire fi des conseils standardisés et des recettes. Voilà un fait nouveau. »


La fausse-noblesse, noblesse d'apparence via une « gorge profonde » 


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« Un certain Norbert du Bois de la Broussaille est allé chez son voisin qui a une ferme avec toutes sortes d’animaux. Il était invité pour la tue-cochon et les préparatifs culinaires qui s’en suivent. En arrivant il a bien vu le cochon avec sa petite queue en tire-bouchon et son groin-groin.


Puis il y a eu le meurtre de l’animal. Ils ont alors procédé au découpage et commencé à faire les jambons, les boudins, les pâtés, etc.


Combien de bouteilles ont été bues durant la journée, personne ne le saura…


Le soir quand, tant mâle que mal, il est parti pour rentrer chez lui, il était ivre, il voyait double…


C’est ainsi qu’il a vu que le porc avait deux groins !


Avant de repartir Norbert a buté dans la poubelle et l’a renversée. Il a alors balbutié à son voisin :


-        T’inquiètes donc pas, j’essuie partout


Extrait de l’Encyclopédie de la fosse noblesse&associés dans la collection « Un pour tous, tous purin »


En ventre chez tous les blogueurs à part ayant pognon sur cru »

 

 

« Pierre-Marie Dioudonnat, né en 1945, est un écrivain, historien prosopographe, et éditeur français, spécialiste de l'histoire des noms de famille.


« Le nom de Pierre-Marie Dioudonnat est étroitement associé à son Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, qui recense de la manière la plus exhaustive possible les nombreuses familles françaises dont le patronyme actuel présente une apparence nobiliaire sans avoir, en fait, jamais appartenu au Deuxième Ordre (sous réserve de la preuve du contraire). On parle désormais du Dioudonnat, comme on dit le Valette ou le Bottin.


Le Dioudonnat recense les familles qui ne sont pas de noblesse française à titre de noblesse d'apparence. S'intéressant à la seule noblesse d'origine française, le Dioudonnat ne considère que les familles non reconnues comme telles par l'ANF, en considérant toutefois les différences existant entre les familles de noblesse inachevée, les familles dont certains membres ont été qualifiés d'écuyers sous l'Ancien Régime, les familles d'ancienne bourgeoisie et les familles en mal de reconnaissance sociale...


«  Pour tuer des hommes, on commence par les priver de nom. Exister, c’est avoir un nom. En changer, c’est modifier la substance de son identité. »


Portes  Ouvertes d’exception à Saint-Emilion du  1er au 4 mai


Le Taulier mon hébergeur a  reçu cette invitation « Le weekend du 1er au 4 mai, les viticulteurs de Saint-Emilion ouvrent leurs portes de leurs châteaux »


Bravo qu’il m’a dit mais il ne faudrait pas qu’il y ait aussi des châteaux aux portes fermées pendant ces 4 jours-là. Prière de faire suivre à Norbert et à ses frères, le Taulier exige la montgolfière car comme le dit un châtelain du coin bien doté à l'humour corrosif « Si la Dordogne déborde, Angélus risque fort de devenir une première crue... »


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Affaire à suivre comme l’on dit dans les prétoires… 


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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:09

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Au-delà du tintamarre, de la fureur, des excès de langage, des insultes, soulevées par la publication d’un livre, dont j’ai fait une critique précoce et sereine link, la plupart de ceux qui sont montés au créneau pour défendre « l’honneur bafoué » de leur grand ami, se gardent bien d’aborder le fond du dossier du classement de saint-émilion.


Il agissent sans doute par méconnaissance, amateurisme ou complaisance, peu m'importe les juges trancheront tant sur le recours administratif que sur la plainte au pénal. Quant à l’accusation de diffamation publique du propriétaire du Château Angélus contre l’auteure Isabelle Saporta et son éditeur, elle ne constitue pas « la fin de la récréation » comme l’écrit un esprit limité, mais ouvre un épisode judiciaire à mon sens inutile. Que sera, sera, nul ne doit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.


François Mauss, à juste raison, souligne « Faut-il redire que ce classement des St Emilion n'a rien à voir avec un classement de terroirs comme en Bourgogne – ce que je regrette à titre perso – mais dont le but était de mettre en avant des domaines prêts à offrir une nouvelle approche de la clientèle. »


En effet, un peu d’histoire doit nous remettre en mémoire ce qu’est un Grand Cru du côté de Saint-Émilion. Le cahier des charges de l’AOC « saint-émilion grand cru » homologué par le décret n°2011-1779 du 5 décembre 2011, JORF du 7 décembre 2011 indique page 55, point X lien avec la zone géographique « La zone géographique de l’AOC « saint-émilion grand cru » identique à celle de l’appellation « saint-émilion », est située… »

 

On ne saurait être plus clair, le différentiel de rendement est minime, entre 4 et 5 hl/ha en moins, il suffit de payer la cotisation et le tour est joué. Le fait de porter le terme « Grand Cru » sur une étiquette fait gagner environ 2 euros. En gros et HT, une bouteille de Saint Emilion est vendue 3,5 euros alors qu'une Grand Cru est vendue 5,5.


Les sorties propriétés à la fin décembre 2013 donnent les chiffres suivants :

Saint-Émilion 36 440 hl

Saint-Emilion « grand cru » 127 556 hl soit 78% de l’ensemble. (30 à 40 % il y a 30 ans)


Récoltes 2011 : 76 000hl saint-émilion et 171 764 hl saint-émilion grand cru

2012 : 66 704 hl et 166 764 hl

2013 : 52 952 hl et 116 346 hl

 

Surfaces : 2011 1453 ha saint-émilion et 3955 ha saint-émilion grand cru

2012 : 1333 ha et 4072 ha

2013 : 1491 ha et 3891 ha

 

Rendements : 2011 52,3hl/ha saint-émilion et 43,5hl/ha saint-émilion grand cru

2012 : 50,1hl/ha et 41 hl/ha

2013 : 35,5 hl/ha et 29,9 hl/ha

 

Que du bon ?

 

Pas si sûr, je ne me risquerais pas à évaluer le % de saint-émilion « grand cru » au-dessous du niveau de la mer. Nos grands dégustateurs ne s’intéressent guère à la piétaille mais c’est pourtant du saint-émilion, l'appellation-socle, qu’il faudrait mettre à niveau et, comme une délimitation semble exclue, car elle serait, politiquement et pratiquement, irréalisable ne restent plus que des artifices pour que l'utilisation du terme très valorisant « Grand Cru » puisse perdurer.


Je vous invite à lire page 55 du cahier des charges le texte décrivant le lien avec la zone géographique c’est un grand moment link Saint-Emilion Grand Cru_JORF du 7 décembre Document Adobe Acrobat [123.4 KB]

 

Mais le vrai problème le plus important c’est que beaucoup d'autres AOC souhaitent pouvoir utiliser ces mots : le Languedoc, Bergerac, Montagne-Saint-Emilion, Lalande-de-Pomerol, etc.... et les Bordeaux souhaitent obtenir la dénomination « 1er Cru ». Pourquoi ne se réclameraient-ils pas de la jurisprudence saint-émilion grand cru ?


Bref, les grands de Saint-Émilion, le « meilleur d’entre-eux » en tête, lui qui siège au Comité National de l’INAO, garant de l’intérêt général de l’appellation et des appellations, devraient s’en soucier.


Que nenni, ou presque la nouvelle ODG dit serrer les boulons qualitatifs, toute l’énergie a été tournée vers la conception d’un classement qui fasse émerger, sur un océan de relative banalité, voire médiocrité, la crème de la crème.


Et c’est à ce niveau, celui de l’élaboration du texte que tout s’est joué. En effet, profitant du choc des recours à répétition et de l’annulation par le Conseil d’État du précédent classement, nos petits machiavel ont concocté le fameux règlement que j’ai épluché dans une chronique du 17 avril 2013.


« Après tout y’a que le vin qui compte puisque c’est lui que je bois… démonstration par le classement des Grands Crus de Saint-Émilion »


Je vous la livre dans son intégralité


Quant à moi, qui bois bien sûr, je suis allé mettre mon nez dans l’Arrêté du 6 juin 2011 relatif au règlement concernant le classement des « premiers grands crus classés » et des « grands crus classés » de l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru » signé par Bruno Le Maire et l’immense Frédéric Lefèvre pour voir comment le vin y est traité. En clair combien le niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons pèse dans la note finale ?


Extrait de l’Article 6 : Examen des candidatures


 Les critères et pondérations retenus par la commission pour fixer la note des candidats sont les suivants :


 Pour la mention « grand cru classé » :


 1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons (50 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale ou internationale du vin de l'exploitation, de la mise en valeur du site, de la promotion et des modes de distribution (20 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (20 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (10 % de la note finale) ;


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 14 sur 20 est proposé au classement « grand cru classé ».


 

Pour la mention « premier grand cru classé » :


 

1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés à partir de l'excellence des résultats de la dégustation et de l'aptitude au vieillissement (30 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site (35 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (30 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (5 % de la note finale).


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 16 sur 20 est proposé au classement « premier grand cru classé ».


 

La commission peut décerner des distinctions (A et B) aux vins proposés pour la mention « premier grand cru classé » compte tenu de leur notoriété et de leur aptitude au vieillissement.


 

Bref comme dirait Bof la qualité du vin pour un « premier grand cru classé » ne compte que pour 30% dans la note finale soit moins que la Notoriété appréciée 35% avec un parent très très pauvre la Conduite de l'exploitation 5%.

 

Enfin, pour accéder au nirvana A et B c’est encore la notoriété qui se taille une belle part.

 

I have a dream j’achète un magnum d’Angélus – rêver ne coûte rien – vais-je boire pour 35% de notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site ?


Un peu difficile à avaler tout de même surtout qu'il faut qu’en sus je me tamponne la coquillette du fait que la conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage c’est peanuts.


Sans être un grand dégustateur patenté, ça se saurait et le GJE m'accueillerait à bras ouverts, je constate que ce classement, du fait de la pondération des critères, vise essentiellement les buveurs d’étiquettes à forte capacité financière.


C’est le choix de l’ODG Saint-Emilion que je n’ai pas à contester et que je ne conteste pas. Ce que je n’admets pas c’est que tout ça soit contenu dans un Arrêté Ministériel link.


Que vient faire la puissance publique dans cette affaire ?


Ce classement est en effet une affaire qui relève du droit privé, de la volonté des parties et non d’un intérêt général supérieur impliquant l’INAO qui, dans mon souvenir, était le garant de l’origine et non un certificateur pour la bonne marche des affaires.


N’en déplaise à ceux qui se pavanent en traitant ceux qui ne pensent pas comme eux d’esprits faibles, sous-entendant ainsi qu’ils sont des esprits forts, en dépit de la signature de 2 Ministres en bas de cet arrêté, les critères du nouveau classement de saint-émilion sont contestables en droit public. L’Etat n’a pas à cautionner une pure opération commerciale qui débouche sur un enrichissement patrimonial. Ce type de compétition, je le répète relève du droit privé, de la liberté des parties de se soumettre à des règles qu’ils se sont données.


Il est très important de rappeler que le texte de l’arrêté du 6 juin 2011 a été rédigé par le syndicat de saint-émilion sous l’œil bienveillant de l’INAO, puis approuvé par le Comité National de l’INAO avant d’être soumis à la signature des 2 Ministres qui n’ont eu pour seule alternative : signer le texte en l’état ou le rejeter sans pouvoir d’amendement.


Si vous m’avez bien suivi, en dépit de la longueur de ma chronique, c’est dans cette boîte « grise » que tout se joue. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce jeu se déroule sur le devant de la scène, l’influence, le lobbying, les amicales recommandations, toute la batterie des liens, relations, amitiés, entrent en ligne de compte… et je n’irai pas au-delà. En écrivant cela je ne porte aucune accusation à l’encontre de qui que ce soit, mais je préconise une solution simple : le retrait pur et simple de la puissance publique. Elle n'a rien à faire dans cette galère...


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De la part de gens qui plaident pour le moins d’Etat ce serait mettre en conformité leurs actes avec leurs revendications. Ainsi, l’INAO pourrait retrouver ses couleurs d’origine en demandant aux ODG, ex-syndicats d’appellation de se préoccuper de l’essentiel : la défense de la nature même de leur appellation.


Tel n’est pas le cas à Saint-Emilion où l’appellation socle déjà bien galvaudée ne ressort pas renforcée avec le contenu du fameux arrêté du juin 2011. Les critères qui le fondent n’ont strictement rien à voir avec une AOC. Le ver est dans le fruit et je trouve cela très inquiétant pour l’avenir de notre système d’AOC déjà bien ébranlé par la dilution. 

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:09

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GNB est un obsédé de la peau… de la peau des raisins blancs bien sûr… mais aussi de toute peau qui se mange seule ou avec d’autres comme nous questionnait le curé à confesse à propos de l’acte de chair.


Ainsi vous comprendrez mieux le poids de son exhorte dans la préface de l’opus co-écrit avec Aurélie Portier La peau  dix façons de la préparer aux éditions de l’Épure : « Oser cuisiner toutes les peaux ! »


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Cuisiner les peaux encore un truc de bobos ! Va-t-on lui rétorquer dans les salons des bourgeois tout court du VIIe arrondissement.


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Ouais, ouais, pas tout à fait faux, mais le Guillaume, grand érecteur de la saucisse au couteau de Chevassieux link qu’a réponse à tout, leur cloue sitôt le bec avec l’argument qui tue « Oser cuisiner toutes les peaux, c’est rompre la monotonie des produits de l’industrie agroalimentaire avec son cortège de produits aseptisés et son prêt-à-manger ! […] Pour sortir des autoroutes du goût, la condition sine qua non est de cuisiner la peau rien que la peau. À ne pas confondre avec l’épluchure, l’écorce ou le zeste… »


Bon, bon, allez, ne chicanons pas, tous aux fourneaux pour vous colleter la préparation des fameuses peaux de bananes (pas celles bien sûr que se glissent gentiment par mots interposés les blogueurs qui s’adorent) C'est la recette 10 Muffins à la peau de banane.


À propos de peau, sans vouloir faire le ramenard, je n’ai pas attendu le Guillaume et sa charmante compagne pour me délecter de la peau dorée du poulet (recette 6 bonbons de peau de poulet) cuite sans une once de matière grasse bien sûr. Chaude ou froide, la peau des poulets de grains de mémé Marie c’était une vraie gourmandise, craquante…


En revanche j’ai toujours détesté, contrairement à ma grande sœur, la peau du lait (recette 8 petits pains à la peau de lait) ça m’asirait. En revanche, j’étais et je suis toujours capable de m’enfourner une belle tartine de pain chaud recouverte de crème crue.


Nos deux peaussiers, qui tiennent beaucoup à notre bonne santé, nous avertissent « pour exécuter cet entrechat culinaire, la peau ne doit surtout pas avoir subi d’opérations de chirurgie esthétique. Les fruits très lisses, trop brillants, sans aspérité sont à bannir car les produits chimiques de synthèse se concentrent dans leur peau. N’oublions pas qu’elle est un organe vivant et la première barrière contre les agressions. Le choix de matières premières d’origine biologique s’impose donc. Et pour qu’elles donnent le meilleur de leur potentiel aromatique, cela va s’en dire : il faut respecter les saisons. »


Le bon peuple naturiste n’en attendait pas mon moins de son guide suprême mais, toujours sans faire le moins du monde le ramenard, je me permets de faire de lui faire remarquer que le bio n’est pas forcément un exhausteur d’arômes, ni même la saison, c’est le temps qu’on a laissé à la plante, au fruit, à l’animal pour atteindre sa maturité. La nature quoi dans toute son expression et sa vérité, pommes ridées, navets tavelés et poulets potelés !


Bon public j’ai donc parcouru l’opus de nos jeunes peaussiers qui sont sans cesse en train de voyager et je me suis dit, dans ma petite Ford d’intérieur, « Tout ça est bel et beau mais, très franchement, je ne me vois pas me mettre au piano pour cuisiner des peaux et que j’étais en droit d’attendre du peaussier déluré GNB qu’il passât à l’acte. En effet, c’est bien beau d’aligner des mots sur les peaux mais rien ne vaut le geste du altier du cuisinier penché sur ses fourneaux et que jamais je n’ai goûté sa tortore alors que lui ainsi que toutes les Tronches de Vin ou presque savent combien on s’en met plein la lampe chez le Taulier. »


Nous disions, sur la cour de l’école, lorsque nous jouions au drapeau, « chacun pour sa peau » en clair ça signifiait que nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes. Alors, dans la grande empoignade entre les naturistes et les anti-naturistes GNB est, sans aucun doute, celui qui défend mieux leur peau. Lui seul est capable, avec une foi qui ne saurait être qualifiée de mauvaise, de faire mieux que défendre ses liquides étranges qui ici sont oranges.


Sa passion, son culte de la peau ne pouvait que déboucher sur une balade dans la galaxie des vins de macération. Ceux pour lesquels le vigneron « laisse la peau des raisins en contact avec le moût bien plus longtemps que d’ordinaire ;  cela va d’une dizaine de jours à quelques années, contre un ou deux jours en moyenne pour les blancs classiques » nous précise-t-il dans sa préface.


Donc, très naturellement, chaque recette de peau de zébi est accompagnée d’un de ses vins orange dont raffole GNB. Y’a même un vin d’Ivo, l’homme qui séquestre mon couteau, c’est un blanc 2012 issu de la macération de cépages blancs entre 10 et 15 jours. Quand notre peaussier en chef nous concoctera un mouhalabier parfum peau d’avocat (recette 3) j’espère qu’il nous portera aussi les quilles d’Escarpolette Ivo.

 

« Le blanc de l'Escarpolette ! C'est la première année que j'en fais. Bien sûr, je le trouve bien bon mais surtout ce sont les premières parcelles que j'ai récoltées cette année, une récolte mémorable...  C'est un assemblage de muscat et de maccabeu qui subit une macération jusqu’à la fin des sucres, un peu comme en rouge. Du coup, on a un nez très, très exotique avec une bouche fraiche et tranchante. Le contraste surprend et j'aime ça ! »


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Désolé Aurélie de n’avoir causé que de GNB mais, comme il est un chouïa macho ça flattera son ego qui a bien du mal à dépasser la taille du mien. Pour vous le prouver je vais étaler ma culture comme de la confiture en me mettant dans la Peau de Curzio Malaparte, l’homme aux cent vies militant ambiguë des causes opposées, improbable mélange d’aventurier, d’affabulateur, de courtisan, de provocateur, de dandy, de diplomate guerrier, de Don Juan.


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Curzio Malaparte est un écrivain majeur, toujours lu mais un peu oublié. Les putes de Naples avec, sur le sexe, des perruques blondes pour aguicher les GI’s noirs, c’est en 1943, où correspondant de guerre et officier de liaison auprès des Alliés, il se trouve à Naples avec les troupes américaines venues libérer le pays. Malaparte avait le sens de l’image dans ses reportages comme dans ses romans, tels Kaputt (1944) ou la Peau (1946), ses deux œuvres les plus célèbres.


Dans la Peau Malaparte  entreprend une tragique odyssée à travers d’une Italie en ruine, livrée à la misère, au chaos, soumise aux plus viles exactions. Comme un écho au tumulte des hommes, le Vésuve entre en éruption, les animaux meurent au supplice, la terre se déchire. « De page en page, la complexité de ces destins happés par la brutalité de l'Histoire se déploie sous l'œil de l'auteur, intransigeant jusqu'à l'écœurement avec la cruauté des faits. Et c'est là la force de son récit : outre la beauté de son style, c'est sa capacité à s'indigner et à indigner le monde qui demeure remarquable. »


La Peau se clôt sur une phrase sibylline: «C'est une honte de gagner la guerre.» Mais le livre montre surtout combien il est honteux de la perdre. L'Italie des années 43-45 est une terre ravagée par la mort, la misère et l'humiliation.

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:09

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J’en veux beaucoup au sieur ami Lalau de m’avoir accolé, dans l’une de ses chroniques gentiment consensuelle link, à Deux Ruines, qu’il ne faut pas confondre avec B&D ses tauliers. Son « un peu de tout » me dérange un peu, non que je fusse contre la diversité mais parce qu’il semble préconiser une forme de relativisme, très en vogue par les temps qui courent, en sous-entendant que toutes les opinions sont à placer sur le même plan.  C’est le consensus mou que lui-même d’ailleurs ne pratique pas lorsqu’il étrille la Sandrine Goeyvaerts par exemple.


La blogosphère est un média où n’importe qui peut entrer, émettre une quelconque opinion plus ou moins bien fondée, exister, durer, perdurer, dire tiout et son contraire, copier-coller, invectiver, car c’est un espace dans liberté sans régulation, sans filtre éditorial, sans réel modèle économique. C’est d’ailleurs pour cette raison que des journalistes patentés y postent des chroniques qui n’engagent pas leur rédaction.


C’est donc un média mais pas un média de même nature que ceux qui l’ont précédé et il ne faut pas s’étonner qu’il reproduise et amplifie toutes les tares et pratiques qui discréditent les médias traditionnels. De plus l’instantanéité, le désir de dégainer le premier, pas vrai Hervé, de faire le buzz induit des contenus creux, peu documentés, à la limite de la légèreté, du n'importe quoi. Le monde est alors binaire, les pour les contre, les bons et les méchants, les sachants et les ignorants…


Qu’importe, ne survivront, ne dureront que ceux qui, dans la plus grande sérénité, traceront leur route depuis longtemps entamée. Tout le reste n’est qu’écume sans lendemain et appeler à une sorte d’armistice c’est l’équivalent de pisser dans un violon.


Qu’il faille lire l’ensemble des opinions qui s’expriment sur un sujet avant de se forger sa propre opinion j’en suis le premier partisan mais, pour autant, ce ne doit pas déboucher sur le plus petit commun dénominateur, sorte de petit robinet d’eau tiède dans un monde de bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.


Car, tout le monde n’est pas beau, tout le monde n’est pas gentil, le déluge d’injures déversé sur Isabelle Saporta en est la preuve et Hervé tu as aussi subi ce genre de Lalau Bashing pour tes propos de « camionneur » sur la nouvelle star de la vieille RVF.


Si tout sur la blogosphère du vin n’était qu’une question de point de vue il nous suffirait d’agglomérer des opinions inconciliables, de faire des synthèses improbables à la façon des motions du PS, de faire semblant que le monde du vin est un bel ensemble de convivialité, de se congratuler de manière hypocrite, ça n'ajouterait qu'à la confusion et au discrédit.


En effet, un point de vue, c’est à la fois l’endroit à partir duquel on voit bien un paysage, c’est choisir un angle (viewing point) et une opinion, une façon de penser (point of view).


Cette dualité n’a rien d’innocente et elle permet d’affirmer aussi bien « De ce point de vue, vous avez raison. » qu’ «  À mon point de vue, cela est faux. »

 

Le débat, la confrontation des idées, exigent de la clarté, de la netteté, du tranchant parfois, du respect toujours sauf pour ceux qui sortent de la bienséance, invectivent, insultent.


Il est aussi une autre restriction d’importance concernant les intervenants sur la Toile dont la plume est serve, au service exclusif de la main qui les paie, pour moi ils se placent d’emblée hors-jeu et ils sont disqualifiés.


La presse du vin, les blogs de vin, souffrent trop du mélange des genres, de certaines adhérences peu compatibles avec la sérénité de l’expression de point de vue pour que l’exigence de clarté ne soit pas un impératif catégorique.


Non aux faux nez, à celles et ceux qui avancent plus ou moins masqués, libre à eux d’exercer leur métier mais qu’on ne vienne pas me demander d’être des leurs.


Les gens infréquentables je ne les fréquente pas, c’est mon droit, et je ne fais pas ami-ami avec eux sur Face de Bouc, je les vire.


Intolérance me direz-vous ?


Absolument pas, ignorer cette engeance ce n’est pas remettre en cause leur droit d’expression mais une simple mesure d’hygiène intellectuelle.


En dépit de mon goût pour la médiation, je ne suis pas un modéré comme je l’ai écrit ICI en mars 2009 link 


Certes, mon cher Hervé, certains sur le Net sont pathétiques, d’autres de mauvaise foi, mais pourquoi diable t’en inquiéter puisque ça ne censure pas ta liberté de pensée. Tu peux le regretter mais pourquoi préciser que tu n’as pas d’autre ligne rédactionnelle que l’air du temps, que tes coups de cœur ou tes indignations, aussi variées qu’instinctives. Que c’est ce que tu aimes dans le blog, le côté carnet de bord, le côté herbier, « choses bues », miscellanées.


Pourquoi te justifier en affirmant que l’on pourra trouver sous ta plume « autant d’articles pro-bio que critiques du bio, par exemple ;  autant de papiers à la gloire des AOC que de charges à leur encontre. On me taxera aussi facilement de jouer les antisystèmes que les béni-oui-oui, au gré des billets. »


Tu dis ne pas demander grand-chose : « juste d’être jugé sur pièces, et non en fonction de prétendues affiliations ou d’agendas secrets. »


Très amicalement je sens poindre sous tes phrases une grande envie d’être aimé du plus grand nombre et ça, cher Hervé, c’est demander l’impossible…


Comme le chante Tonton David :

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Chacun son rêve

Chacun son destin

 

Dites-leur que:

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Passe le message à ton voisin...

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 00:09

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Ne vous méprenez pas sur ma bordée de mots, elle n’est que le fruit de ma mémoire qui relie souvent les mots d’aujourd’hui à ceux d’hier. Les mots durs et tranchants sont le carburant des extrêmes, leur dialectique est implacable, avec eux ils modèlent le monde, le plient à leurs phantasmes. Par bonheur de nos jours le pouvoir reste loin de leurs mains.


Aux temps qui ont suivis le printemps de mai 68, les maos se payaient de mots tout comme Le Grand Timonier variqueux, dans son petit livre rouge, qui avait déclaré pour stimuler les larges masses : « Mourir, c’est toujours grave, mais mourir pour le peuple, c’est léger comme une plume»


Pour mémoire rappelons que ce phare illuminant le monde fut concepteur du « Grand Bond en avant, qui tua 36millions et demi de personnes entre 1958 et 1961. Cet épisode tragique ne doit rien aux calamités naturelles, ordinaires, rien au rappel par Khrouchtchev des experts soviétiques, impuissants, et tout aux délires d’un tyran, au pouvoir sans partage, qui s’obstina dans son utopie populiste alors qu’il était informé du désastre.


Au pire moment de la famine, Mao refusa de réduire les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant un commentaire qui glace le sang: «Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment.»


Comment qualifier l’envoi à des villageois qui mouraient de faim par centaines de milliers de détachements policiers qui détruisaient leurs masures pour y trouver les grains qu’ils y auraient cachés et torturaient à mort les cadres locaux pour leur faire avouer où ils dissimulaient ces récoltes imaginaires? »


Ce sont les camarades de l’Humanité.fr qui font ce sanglant constat.


Qui se souvient de « La Gauche Prolétarienne dirigé par Benny Levy, alias Pierre Victor, le Raïs de la GP, faux clandestin reclus au fin fond de Normale Sup rue d’Ulm, petit brun affublé grosses lunettes d’intello qui donnaient, à son regard «gris et froid comme celui d’un héros de James Hadley Chase» (Claude Mauriac dans son journal Le Temps immobile vol 3 attribue cette description à Gilles Deleuze…), chef suprême d’un noyau dur pour qui la «guerre civile» ne pourrait être menée par la classe ouvrière sans que des flots de sang soient versés.


Le gourou fascinait son entourage, sa douzaine de zélotes, par son verbe brillant, son goût de la synthèse et l’art qu’il avait de déceler chez ses interlocuteurs la faille dans laquelle il s’engouffrait sans pitié –l'autocritique étant à la GP la seule thérapie autorisée. Tout passait par lui, il auditionnait ses lieutenants et parfois même de simples hommes de troupes, dépiautait leurs dires, tranchait, approuvait ou désapprouvait, sans appel possible, lançait des ordres du jour délirants. Ses batailles de référence, Flins et Sochaux, ses Austerlitz à lui, loin des bastions tenus par ceux qu’il nommait avec mépris les chiens de garde du PCGT, dans le terreau vierge des prolétaires, fondait sa stratégie militaire.


Ceux qui n’ont pas connu cette période de diarrhée verbale putride et délirante ne peuvent comprendre l’ambiance qui régnait dans les hautes sphères de la GP. Pour convaincre les sceptiques je leur propose ce que Benny Levy, alias Pierre Victor, confiait à Michel Foucault en 1972.


 « Soit le patron d’une boîte moyenne, on peut établir la vérité des faits, à savoir qu’il a exploité les ouvriers abominablement, qu’il est responsable de pas mal d’accidents du travail, va-t-on l’exécuter ?


Supposons qu’on veuille rallier pour les besoins de la révolution cette bourgeoisie moyenne, qu’on dise qu’il ne faut exécuter que la toute petite poignée d’archi-criminels, en établissant pour cela des critères objectifs.


Cela peut constituer une politique tout à fait juste, comme par exemple pendant la révolution chinoise…


Je ne sais pas si cela se passera comme cela ici, je vais te donner un exemple fictif : il est vraisemblable qu’on ne liquidera pas tous les patrons, surtout dans un pays comme la France où il y a beaucoup de petites et moyennes entreprises, cela fait trop de monde. »


Sympa le petit juif pro-palestinien, enfin un politique qui se préoccupait du sort des PME, qui, dans les années 80, jettera sa défroque marxiste par-dessus bord pour renouer avec le judaïsme de son enfance, un judaïsme ultra-orthodoxe, deviendra rabbin et affirmera toujours aussi implacable  «Le peuple palestinien n’existe pas. Il n’a pas le droit d’exister…»


Le pont entre les 2 rives a toujours été facile à franchir, il l’est aujourd’hui bien plus encore. Le délitement des élites, leur impuissance, leur impudence aussi, ouvrent une large brèche dans laquelle s’engouffrent des citoyens désemparés. Alors, bien sûr, l’annonce d’un pacte de responsabilité ça ne fait pas bander les héritiers des guides des larges masses mais j’avoue que la réhabilitation du mot responsabilité me plaît assez dans un pays où tout ce qui va mal est la faute des autres…


C’était mon quart d’heure réformiste, je n’ai jamais cru aux lendemains qui chantent ce n’est pas aujourd’hui que je vais me convertir…

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 00:09

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Depuis la soudaine conversion d’Alain  Passard aux légumes, sa fuite résolue de Varenne, tout le monde s’y mets pour nous bassiner avec les légumes oubliés : panais, navet, topinambour, rutabaga… les chefs de haute-cuisine nous en font tout un plat et Enrico Bernardo dans le Figaro nous la joue accord mets/vins : « que boire avec les légumes oubliés ? » afin de nous placer les seconds vins des GCC de Bordeaux. J’en ris a gorge déployée !

 

Mais pourquoi aller chercher si loin du dépaysement, alors qu’avec notre bonne vieille patate, la grosse Bintje des grasses plaines de l’Aisne, tout est permis.


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Bien sûr elle est la reine des friteslinkou de la soupe de légumes en compagnie de ses acolytes le navet, la carotte et le poireau, mais on oublie trop souvent que cuite bouillie en robe des champs la grosse patate se prête à toutes les folies pour un tout petit prix.


Je ne vais pas vous faire l’histoire de la patate, pour ceci allez ICI link


Les patates modernes se vendent lavées, brossées et se présentent luisantes comme des sous neufs. C’est pour faire joli et plaire aux ménagères de plus de 50 ans.

 

Moi je préfère les grosses patates bien sales. Les laver est à la portée du premier con venu, donc de ma pomme.


Les miennes, 2,5 euros le kg proviennent de chez Laurent Bérurier est maraîcher à Neuville-sur-Oise, il cultive 145 variétés de légumes dont raffolent les grands chefs, la carotte jaune, la blette rhubarbe, la tétragone…


Le principal avantage de la patate bouillie est pratique : elle dispense de l’épluchage à cru. On les épluche cuites et la peau s’enlève comme du papier à musique en trois coups de couteaux…


Le second avantage est bien sûr économique :


-         si vous l’achetez en gros la Bintje Bassin Nord non lavée cat. II 50-75mm sac 10kg  c’est en ce moment 190 euros la tonne (cotations FranceAgrimer) soit 19 cts d’euros le kg.


 

-         Si vous les achetez sur le NET link-         Pommes de terre Bintje sac 10 kg Prix Unitaire 3,99 € Poids: 10 kg origine: France Cal: 35/50 soit 0,39 cts d’euros le kg.

 

 

-         Chez Leclerc POMMES DE TERRE BINTJE Cal. 50 et +. Cat. 2. Soit le kg : 0,30 €. 2.95 EUR (LE FILET DE 10 KG) ORIGINE France

 

-         Chez votre marchand de légumes comptez comme chez le mien : 1,50 euros le kilo


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Mode cuisson dans un gros faitout à l’eau froide poignée de gros sel gris ou comme moi du gros sel de Colonnata, évitez la cocotte-minute qui ne permet pas de vérifier en live l’état de la cuisson de vos grosses patates en plongeant une fine lame dans leur chair.


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Mode opératoire :


Dès que vos grosses patates sont cuites à point, vous en sortez une en la piquant délicatement avec une fourchette, vous l’épluchez avec dextérité puis vous la déposez dans une large assiette creuse.


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Vous l’écrasez brutalement à la fourchette pour la réduire en une purée granuleuse.


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Vous poivrez l’appareil et ajoutez de la cannelle moulue ou râpée.


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Vous saupoudrez l’appareil de farine ou de fécule (pour les no gluten).


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Délicatement, l’appareil étant encore assez chaud, dans le creux de vos mains formez une boulette que vous déposez sur une assiette plate  garnie un mince lit de farine


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Tapez-là ou roulez-là.


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Tournez-la pour la réduire à l’état de galette (grande ou petite selon vos désirs et la taille de votre patate).


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Dans une grande sauteuse faites fondre une grosse noix de beurre salé jusqu’à ce qu’il devienne mousseux.


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Lorsque le beurre a atteint cet état déposez délicatement avec une spatule la galette dans la sauteuse.


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Cuisson douce et précautionneuse.


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Retournez la galette pour dorer la seconde face.


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Le temps de cuisson de la galette dépend de votre goût pour une croûte dorée ou plus carbonisée.


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Vous répétez cette gymnastique autant de fois que vous avez de patates bouillies et, si vous avez la main cuisinière vous pouvez, comme le Taulier en faire cuire une colonie.


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Veillez bien à laisser vos patates au chaud dans l’eau pour qu’elles conservent leur chaleur qui est l’un des éléments de la réussite du pétrissage express  de vos galettes.


Donc n’égouttez pas vos patates bouillies !

 

La galette de patates à la cannelle se mange chaude, tiède ou froide, seule ou en accompagnement d’une belle viande blanche… avec de la salade… comme support de ce que vous voulez


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Bien évidemment il est possible d’incorporer dans sa galette de patate toutes sortes d’ingrédients : herbes fines, oignons dorés, des restes de pot-au-feu, du jambon, du fromage râpé ou en lamelles…


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Elle peut aussi se manger nature et même sucrée…


Bref, c’est un petit plat simple, qui ne demande pas beaucoup de temps, facile à préparer, délicieux et qui ne coûte pas cher… Mon plat est le fruit de 2 patates bouillies (600g) qui m'ont permis de fabriquer 7 petites galettes. Hormis le prix des patates, un peu de farine, de la cannelle, du beurre et la cuisson le calcul est simple à faire : mon plat revient entre 1 et 2 euros.


Ce message s’adresse à tous les adeptes des plats cuisinés moins cher que moins cher acheter en GD, il est possible de bien manger à petit prix en étant sûr de ce que l’on sert dans son assiette et celles de la maisonnée. Piquez un peu de temps à votre télé pour cuisiner et votre pouvoir d’achat retrouvera des couleurs…


Symphonie pour grosses patates bouillies en sol mineur…

 

Pourquoi sol mineur ?

 

Pour vous signaler que le terroir ça existe aussi pour les produits modestes.

 

Il est d'autre terroirs modestes, tel celui de Saint-Drézery où officie Catherine Bernard qui fait du bon vin et fort bien la cuisine. Bon appétit et soif XXL...


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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:09

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Dans les critères du nouveau classement de Saint et Millions il y a une très grave omission préjudiciable au bon renom de l’appellation : la révérence obligatoire !

 

Illustration : Laquais servant du vin. Illustration de H. Reuß zu Köstritz: Der korrekte Diener, Paul Parey Verlag, Berlin 1900; p. 21


Comme à la Cour, genoux fléchis, le front bas, la plume serve telle une vile « nénette » sur la carrosserie d’une trop neuve Bentley…


Que le domaine Huet à Vouvray ait refusé la dégustation de ses 2013 à deux journalistes bloggeurs britanniques lors du Salon des Vins de Loire, Jim Budd Chris Kissack montre à l’évidence que le phénomène fait tache d’huile.


Sarah Hwang, présidente de la société Huet, a déclaré à La RVF : « Pour être claire, ni M. Kissack ni M. Budd n’ont été interdits de visite au domaine, et j’ai invité chacun à acheter des bouteilles du millésime 2013 lorsqu’il sera commercialisé. Après deux années où la situation du domaine a été parfois présentée de manière trompeuse, où nous avons parfois senti un manque de respect envers le domaine et un manque de soutien pour l’appellation Vouvray, j’ai fait le choix de ne plus me taire pour défendre le domaine, notre équipe, et Vouvray. »


Les critiques de tout poil se doivent donc pour être en odeur de sainteté d’être respectueux et de soutenir l’appellation. Des supporters tendance souteneurs…


Interdit de séjour, je connais ! Le président de la RVF Jean-Paul Lubot, après nous avoir fait de plates excuses, sous la pression de madame Prouvost sa présidente du groupe Marie-Claire, pour son comportement inadmissible, m’a puni.


Vive la liberté d’expression ! Les cireurs de pompes sont légion… y’en a même un qui donne du cher Hubert… pour se donner des airs qui ne trompent personne… y compris l’intéressé qui le renverra à son panier lorsqu’il ne lui sera plus d’aucune utilité… Vaillant pourtant, droit dans ses mini-bottes, le p'tit Rin Rin monte au front, à petits pas, tutoiement en bandoulière, pour laver la souillure de la Nunuche Saporta jetée sur le blason de son idole :

 

«Pour conclure, deux choses.


Un, la surabondance de notes de bas de pages montre que tu t’attends à quelques procédures. Je pense qu’il n’en sera rien. Ton petit livre sale n’intéresse déjà plus personne.


Deux, la jubilation avec laquelle tu décris la manière dont tu as piégé Hubert de Boüard montre assez quelle sorte de personne tu es. Il y a un gros mot de six lettres pour ça, mais ici, c’est un blog familial, des enfants peuvent le lire, tu m’as compris.»

 

C'est du lourd, et dire qu'ils ont picorés ensemble des petits fours au baptème des cloches d'Hubert. Le Nunuche étant en ce temps-là en odeur de sainteté au royaume des petits marquis et de leurs laquais. Y' a du Buisson chez la Saporta...


H de Boüard vient de faire savoir à un nez éminent qu’il ne sera plus « reçu » à Angélus pour déguster ses primeurs. Un de plus. Après Perse, Magrez, Rolland et quelques autres…


Faites-le savoir autour de vous !


Pour ce cher Hubert, le « je suis partout », ça se comprend après ses « liaisons dangereuses » avec la sulfureuse Isabelle Saportalink


Je vais de ce pas me fendre d’une belle lettre à ce bon Hubert de Boüard de Laforest pour lui proposer d’aller lui présenter mes civilités à Angélus… Adviendra ce qu’il voudra mais ça lui ferait du bien d’entendre des propos qui le fasse redescendre sur terre plutôt que de se contenter de l’encens des laquais.


Du côté de madame Prouvost, la présidente du groupe Marie-Claire je me propose de lui demander si les excuses de son directeur-délégué n’étaient  qu’un chiffon de papier ?


Affaires à suivre, je ne dispose pas de dictaphone enfouit dans la poche de ma veste pour enregistrer les propos peu amènes des uns sur les autres, je laisse cela au conseiller du Prince par ailleurs fort révérent comme le souligne le Canard Enchaîné

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:09

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Vendredi dernier messire le soleil ayant enfin consenti à sortir le bout de son nez j’ai de suite enfourché ma flèche d’argent pour rattraper le temps perdu. Marre de la pluie même si le ciel se pare parfois de superbes arc-en-ciel. Pour m’accompagner j’ai sorti Shaun le mouton héroïque de Wallace et Gromit de son étagère, il est tout content de prendre l’air.


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Moi aussi, ça me donne faim, une faim de tartare et en voilà un qui vaut le détour je vous l’assure de quoi défroquer une tribut de vegan des plus enragée ! Mon estomac en rit encore en se souvenant aussi de cet Avis de Vin Fort ce Bourgueil clairet de printemps même si nous ne n’y sommes pas encore.


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Shaun gentiment m’attendait pendant que je me prenais pour un grand reporter avec mon Leica C en bandoulière.


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Bien sûr j’ai pris aussi une entrée et un dessert avec le liquide qui va avec mais ce sera pour une autre fois. Faut pas gâcher la matière à chronique !

 

Le ciel perdait son sourire, des bubons noirs masquaient le Dieu soleil, et voilà que ça « guenassait » (pluie fine et collante caractéristique du climat breton). Je craignais le pire. Mes lunettes prenaient l’allure d’un pare-brise sans essuie-glaces. Ça se calmait ou plus exactement ça n’empirait pas et j’arrivais à bon port un peu humide.


Faire des courses, savoir faire ses courses, constitue la première marche pour qui veut cuisiner bon. C’est comme un bon raisin pour nos amis vignerons.


Sous l’œil indulgent d’Alessandra RAP ici link je prenais mon temps. Je cherchais et bien sûr je trouvais.


Certains esprits caustiques vont dire que je suis à l’Ouest (avoir un petit vélo dans la tête) puisque je m’écriais « Est ! Est !! Est !!! » en exhibant une fine quille aux reflets jaune paille.


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Qu’est-ce-à-dire ?


Je l’ai déjà dit en 2007 :


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L'Est ! Est !! Est !!! est un vin blanc de Montefiascone, près du lac de Bolsena. 


Les points d'interrogation ne sont pas toujours portés sur les étiquettes mais c'est un vin célèbre à Rome, sec ou plus souvent doux, jaune foncé, même si ce n'est pas un grand il faut le goûter rien que pour sa légende.


Sa légende veut qu'il remonte à l'an 1111 au cours duquel un certain évêque Fugger fit un voyage d'Allemagne à Rome. le prélat très pointilleux sur le chapitre du vin envoya un de ces hommes de confiance goûter les vins dans toutes les auberges et les tavernes de la route. S'ils lui semblaient bons l'homme devait écrire près de la porte « est » et dans le cas contraire « non est ».

Bref tout se passa normalement jusqu'à ce qu'il atteigne Montefiascone. Là, à peine eut-il goûté le vin qu'il ressortit en trombe écrire sur le mur : « Est ! Est !! Est !!! ».


Selon la légende, lui et son maître en burent, heureux jusqu'à leur mort.


En prime dans cette chronique une belle nouvelle de Frédérique Echard : Le balcon link  et link 


Tout content de cette belle prise : imaginez mon bonheur que cet Est ! Est !! Est !!! avec ses 6 points d’exclamation, je sentais que je devais pousser plus loin mon avantage. Du doigt, ce qui est malpoli aurait dit ma mémé Marie, je montrais à Alessandra un fromage qui me semblait nimbé de rouge.


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Bonne pioche : l’ubriaco-di-rabioso est un fromage au lait de vache affiné au vin produit uniquement dans la région de Trévise.


Je goûtais.


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Ubriaco signifie ivre être en état ​​d'ivresse.


Selon la légende les origines de ce fromage remontent à la Première Guerre mondiale lorsque les paysans italiens de la région du fleuve Piave cachaient leurs meules de fromage dans des fûts de fermentation du jus de raisin pour empêcher les armées d'invasion de les voler.


C'est donc un fromage de lait de vache cru demi-dur qui est pressé mais pas cuit. Il est plongé dans du Raboso, du moût de raisins pendant plusieurs semaines. Au cours de cette immersion le fromage absorbe la saveur du moût, son arôme et sa croute se teinte d’une couleur rouge rubis profond. Il est affiné pendant six mois dans les caves du  maître affineur Mr. Carpenedo.


La pâte du fromage obtenu est jaune pâle avec des petits trous et des notes de couleur rouge à la surface interne de sa croute. Sa saveur  forte, puissante même laisse en bouche des notes de fruits noirs et de cerises acides avec des notes poivrées. Il a du caractère.


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Alessandra me proposait aussi de compléter mon plateau de fromage avec un BLU’61 Raboso qui est un fromage bleu au lait pasteurisé ensemencé vieilli dans du mout de vin de Vénétie (raboso) et des myrtilles (canneberges). Comme il est enveloppé et sous poche car il baigne dans son jus je ne l’ai pas goûté. Depuis je l’ai fait c’est  un fromage parfaitement équilibré en saveur et en  texture, assez La vinosité n’est jamais envahissante, elle se marie à merveille avec  les notes de lactées et les marbrures.


Pour mettre un peu de baume sur notre susceptibilité de vieux pays qui produit plus de 365 sortes de fromages et qui, selon de Gaulle, ne peut pas perdre la guerre ! Je vous propose un Roquefort le Vieux Berger de la maison COMBES  fondée en 1923.


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« C’est avant tout une histoire de famille profondément attachée aux valeurs de son terroir et à celle de la fabrication manuelle du Roquefort.


 Ainsi depuis trois générations, la famille COMBES apporte sa sensibilité particulière à l’élaboration du Vieux Berger en s’inspirant de principes simples et immuables.


Des méthodes traditionnelles à la fabrication


Un savoir-faire incomparable à l’affinage


Pour faire du Vieux Berger un produit gastronomique de très haute qualité. »


-        Et avec le bleu vous boirez-quoi monsieur ?

-        Quelque chose de fort comme avec le Roquefort !

-        Alors un blanc macéré sur peau…

-        J’ai ce qu’il vous faut mais je vous ferai aussi découvrir le Bel Hazard issu d’une saignée de Merlot fait de raisins très mûrs qui a passé 4 ans en barrique et développé naturellement son voile…


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Je remontais sur ma flèche d’argent, descendais la rue Rodier qui luisait, le ciel restait menaçant, je pédalais de bon cœur mon cabas plein de provisions accroché au guidon ce qui est le gage de futures chroniques…


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