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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 09:13

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Samedi prochain je descends – les parisiens descendent toujours, alors que le reste de la France monte à Paris – dans l’Hérault.

 

Raison : voyage d’affaires, donc la discrétion est de mise.


Dimanche plutôt que de regagner mes pénates du XIVe, avec la petite auto de location, j’ai décidé de me plonger dans les profondeurs du vignoble.


Aucun programme, l’anti voyage de presse, je vais baguenauder.


Si ça vous dit de tailler une petite bavette avec moi faites-moi signe.


Voilà c’est dit.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 00:09

« C’est l’histoire d’un mec », comme le disait Coluche, qui monte à vélo dans le XXe, à la mairie, place Gambetta, pour récupérer au guichet de la PP son nouveau passeport biométrique et sa nouvelle carte d’identité sur lesquels il affiche sa tronche de cake genre bagnard tout juste évadé d’Alcatraz.


Faisait chaud, le mec l’avait soif et un chouïa faim alors il se dit que ce serait bien de faire une p’tite halte dans un p’tit caboulot où tu manges et tu bois bien sans te ruiner. Alors il consulte son GPS d’intérieur et se dit qu’il va passer tout près des Bricoles chez Céline au 43 rue Servan. link


Alors, ni une ni deux, il oriente sa flèche d’argent sur le bon cap et débarque à bon port dans un mouchoir de poches. Tartare de betterave, fusilli courgettes-fèves et une mousse de rhubarbe arrosé d’un verre de blanc.


Comme le mec l’est curieux son regard acéré dépiaute le tableau des vins proposés et, même si c’est écrit en tout petit il tombe en arrêt sur un nom Claire Rivier


Rivier.jpg

 

Alors le rouge lui monta au front, non qu’il fût pris de boisson, mais parce que remontait en sa mémoire un courrier de Claire datant de fin 2012 où elle lui faisait part, qu’avec François  ils avaient repris l'exploitation en direct d'un petit domaine du cru Régnié. « Notre site : link peut t'en donner une idée. »  avait-elle ajouté.


« Si tu as l'occasion de passer dans notre région, tu es le bienvenu à la maison ou sinon on pourrait se voir à Paris lors de nos passages périodiques. Il y a plus de 20 ans que nous ne nous sommes pas vu et donc les sujets de discussion seront nombreux


Amicalement


Claire et François »


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Les jours et les jours sont passés et… me voilà face à la bouteille de Régnié de Claire et François


Faut que je vous raconte, car bien sûr le mec oublieux c’est moi :


Constantine-32.jpg

 

Claire et François c’est Constantine, la coopération civile pour Claire et François et militaire pour moi. Nous logeons dans les bâtiments de la SONATIBA (en l’Algérie de Boumediene il n’y a que des SON’ des sociétés nationales : pour qui Sonelgaz faisait partie des blagues échangées avec nos amis algériens). Avec François, économiste, nous nous ennuyions ferme à la Fac d’Aïn El Bey et décidions d’aller proposer nos services au recteur Abdelak Berheri, le recteur de l'Université de Constantine. Ainsi, avec nous et d’autres, naîtra le CURER (Centre Universitaire d’études et de réalisations) en 1973-74. Ce « jeune et sémillant recteur de l’université de Constantine » selon le mot d’Armand Frémont - Directeur scientifique au CNRS qui fut coopérant visiteur à l’université de Constantine –


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Sur le blog de simohbag Médiapart j’en ai retrouvé la trace :


« Son objectif était d’inscrire l’université au cœur du développement économique, social et culturel des wilayate de l’est du pays ; notamment Constantine et Oum el Bouaghi. Une autre manière de réaliser concrètement, la réforme de l’enseignement supérieur que le regretté Seddik Benyahia venait de lancer, en fer de lance de la révolution culturelle. Un visionnaire s’il en fut.


L’action du CURER s’ordonnait à partir de projets effectivement inscrits à la nomenclature des deux wilayate et se développait sous la forme juridique de conventions précisant la nature de l’intervention du Centre.


Le CURER toucha à bon nombre de domaines, soit sous la forme d’études, soit sous celle de réalisation effective. Petite hydraulique à Djebel Ouahch, deux barrages collinaires à Sétif et Constantine, agriculture avec l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch; énergie solaire avec l’expérimentation de la maison solaire et d’un prototype de chauffage solaire ; programme de reboisement pour les wilayate de Constantine et d’Oum el Bouaghi, apiculture sur 21 unités apicoles, 21 variétés de miel et mise au point du catalogue des fleurs mellifères algériennes ; études d’aménagement du territoire ; architecture et urbanisme ; établissement de la carte d’amélioration des conditions de vie et de santé des populations de la région ; études de villages socialistes agricoles ; pour ne citer que ces quelques opérations parmi un plan de charge bien fourni.



Les acteurs de tous ces projets: des enseignants algériens soutenus par des coopérants de haute volée… »


Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne.


Abdelak Berheri se servit de cette étude en haut lieu à Alger, il devint par la suite Ministre de l’Enseignement Supérieur et «L’aventure du CURER prit fin avec la suppression de l’ONRS (Office National de la Recherche Scientifique) et son remplacement par un haut-commissariat à la recherche scientifique.


Pourquoi ? Magouilles et bouches cousues.


L’Algérie socialiste, l’Algérie de Houari Boumediene, laissait place à l’Algérie des réformes économiques prônées par Chadli Bendjedid. Réformes qui allaient l’arrimer au marché mondial, au FMI et à ses plans d’ajustement structurel.


Mais quelle est donc cette malédiction qui fait, qu’à chaque fois que l’on change de fusil d’épaules, on efface tout et l’on recommence.


Comme si l’on repartait de zéro. » écrit le blogueur simohbag


Je ne vais pas commenter mais l’Histoire s’écrit parfois avec une encre qui fait fi elle aussi de la réalité…


Les vaches déjà….


Bref, 40 ans sont passés, Claire et François et vous voilà vignerons à Régnié et comme il n’est jamais trop tard pour se retrouver : « faites-moi signe lorsque vous irez aux Bricoles, où votre vin est apprécié (j’en acheté une), nous partagerons le pain et le sel et votre vin qui va avec… et nous évoquerons nos souvenirs…»


Deux détails :


-          Le premier pour François, sportif aguerri, qui m’entraîna sous un cagnard d’enfer à faire du vélo dans les monts du Beaujolais, Paris est plus plat mais du vélo j’en fais depuis presque chaque jour : ma flèche d’argent.


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-          Le second pour Claire : Anne-Cécile que tu as connu bout de chou m’a fait 3 fois grand-père : Martin, Zoé et Juliette…


PS. François qui est un garçon soigneux doit avec conservé un exemplaire de notre rapport sur les vaches de Djebel Ouahch


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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:09

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22 v’là les flics !


Ici ils sont 36 en garde à vue avec une écrasante majorité de représentants du sexe masculin, 30, y’a même des étrangers et un exilé, une belle rafle comme dirait les adeptes de l’égrappage.


Officiellement « La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour maintenir à la disposition des enquêteurs le suspect d'un crime ou d'un délit. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuie ou ne consulte ses complices. »


Entre Série Noire et Quai des Orfèvres, Agatha Christie et James Hadley Chase, Hercule Poirot et San-Antonio, les auteurs de ce vaste coup filet dans le milieu terroiriste valent la peine d’être salués.


De la belle ouvrage que de se prêter au rire des autres car comme le disait un poète « Le rire c’est le bruit d’aile que fait la joie en s’évadant… »


Soyons positif, nos 36 gardés à vue vont tous s’évader eux aussi en toute légalité.


Pour vous j’ai extrait de cette garde à vue 2 femmes méconnues Florence Quiot, Valérie Soutiran, et 2 hommes très connus Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour afin de rétablir la parité et moi aussi de m’amuser.


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Les occasions de rire ou même de sourire se font tellement rares, y compris dans le monde du vin où règne de plus en plus un sérieux papal alors le pape actuel ne l’est plus, lui.

 

Comme vous le savez je ne participe plus à la litanie des dégustations mais j’ai fait une exception car je ne sais pas résister à mes copines.


Merci Eva de m’avoir attiré dans ce Repaire de Bacchus de la rue de Montorgueuil, il y avait de fines gâchettes : Pierre Guigui et David Cobbold qui m’ont guidé pour mener à bien mon enquête.


Merci aussi aux concepteurs de cette sympathique mise en scène : le commissaire Fenouil et l’inspecteur Paolo Bouca Nova et à celles et ceux qui ont acceptés de faire l’actrice ou l’acteur. Je trouve que Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour  sont vraiment entrés dans la peau de leurs personnages.


Ceci écrit, guidé par les 2 meilleurs limiers de la planète l’un très bio l’autre pas j’ai trempé mes lèvres dans les breuvages offerts.


J’en ai flashés 2 ce qui, de ma part, représente un réel effort vu mon état de flémingite aigüe.

-          Mas de Martin « Roi Patriote » vin de Table 2012 provenance languedocienne 11,90€


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-          T.Oinos rouge Cyclades Grèce 2010 22,50€


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Y’avait vraiment du bon, du Trévallon 2004, du Au pied du Mont Chauve blanc 2012, du famille Perrin Coudoulet Côtes-du Rhône 2012…


Un clin d’œil : la famille Quiot avec 4 références : Château du Trignon Viognier 2012, Château du Trignon Rasteau 2010 et Domaine Duclaux Châteauneuf-du-Pape 1998 méritait largement une mise en garde à vue mais j’aurais espérer voir Jérôme s’y coller. Il eut été avec Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour en bonne compagnie.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:09

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« À nous les petites Anglaises » le film de Michel Lang se solda par un impressionnant succès commercial, 5,7 millions de spectateurs, renforcé par celui de la bande originale, signée Mort Shuman. Il est mort le 24 avril à Deauville, des suites de la maladie d’Alzheimer. Il avait 74 ans.



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Cleo Cocos, l’auteur de  Boire Chic en 12 leçons : l’art de l’ivresse chez Autrement, est née à Rio d’un père grec et d’une mère anglaise. Elle vit à Londres, ville de toutes les folies. Elle a été championne de skateboard, comédienne et productrice. « C’est la personne à inviter pour que votre fête soit réussie. » Elle est Docteur ès art de l’ivresse… »

 

Vous connaissez sans doute le dicton «il ne faut jamais boire avant-midi… » assorti de ce qu’aurait répondu Hemingway « il est toujours midi quelque part… »


Miss Coco nous prévient « Ce livre ne vous apprendra pas à prendre une cuite. Il vous apprendra à boire avec discernement. Il s’agit d’une master class d’ivresse joyeuse. Vous découvrirez mes secrets pour éviter la gueule de bois, mes recettes pour qu’un soleil liquide vous réchauffe de l’intérieur, et je vous initierai à cette science ultime : quels breuvages verser dans un verre pour connaître la félicité suprême ? »


En voilà un bien beau programme mes biens chères sœurs et mes biens chers frères, mais il y a un mais.


Miss Coco poursuit son adresse « Je vais vous enseigner l’art de boire comme il faut. D’atteindre ce délicieux état d’intoxication où vous et vos compagnons d’ivresse devenez enfin cette version idéale de vous-même. L’art de métamorphoser le moindre apéritif en une apothéose glorieuse et triomphale. »


Vous allez me dire que jusqu’ici, à part les prohibitionnistes et les hygiénistes ces propos vous réjouissent le cœur.


Ce qui suit va peut-être refroidir vos ardeurs : « les pages qui suivent renferment la quintessence de l’alcool, son esprit le plus pur… »

 

Le mot maudit est lâché : l’alcool !


Moi ça ne me gêne pas car j’aime appeler un chat un chat mais les grands prêtres du vin s’en offusquent. Comme si les gens du vin n'étaient jamais pompette, si c'était vrai ça se saurait !


Est-ce bien raisonnable d’ostraciser l’alcool lorsqu’on milite pour la modération, l’excès, contre l’addiction. Comme le note miss Coco « c’est vrai, boire n’a pas toujours bonne réputation. Mais je vous assure que le problème n’est lié ni à l’acte de boire, ni à l’alcool. Non : ce qui nuit à la boisson, ce sont tout simplement les gens qui s’y adonnent en dépit du bon sens… »


Mais je sens que les adeptes du vin se tortillent en pensant que cette anglaise ne carbure qu’à la vodka, à la téquila, au gin, au whisky et au rhum

 

Faux !


Elle consacre 2 chapitres à nos boissons nationales : à bulles et tranquilles…


-          Mon royaume pour du champagne


-          Le vin : grands plaisirs et petits tracas.


À cet instant précis vous m’attendez au virage : « il va tout nous dire ! » Désolé de vous décevoir mais dans le cadre de ma politique de modération : « moins j’en fais mieux je me porte » vous devrez patienter pour tout savoir des écrits de miss Coco.


Une seule confidence : ayant consommé dimanche au Pavillon des Canaux son texte jusqu’à la page 93 je vous avoue qu’il est passionnant, plein d’humour, précis, intéressant. Si vous êtes pressé vous pouvez en faire l’acquisition ICI pour 15,90€ link


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Pour vous faire patienter je vous offre le baromètre de John Emsley, chimiste et écrivain, qui indique les effets de l’alcool sur l’individu moyen (publié  dans The Consumer’s Good Chemicl Guide)


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A NOUS LES PETITES ANGLAISES (bande-annonce) par ludosan13

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:43

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J’ai vécu, en direct live, juste avant la publication de Cap 2010, ce que vaut l’appui du négoce français : le poids des assignats.


L’Union des Maisons et Marques de Vin, l'UMVIN ça n’est pas l’UINM mais au mieux un club sympathique présidé par un président sympathique : Ghislain de Montgolfier puis par un président trublion Michel Chapoutier, au pire un leurre où jamais on ne croise les 2 poids lourds du négoce : Pierre Castel et Joseph Helfrich.


Sans risque d’être démenti je puis donc tranquillement affirmer, comme ce bon président Mao qui marchait sur l’eau, que le négoce français n’est qu’un tigre de papier : même pas peur !


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Alors lorsque le nouveau président de l’UMVIN, avec  sa manière directe et imagée, s’interroge à propos du futur plan d'avenir de la filière « et déjà, où est passée la stratégie d'il y a 4 ans ? » j’ai fort envie de lui demander : et vous le négoce qu’en avez-vous fait ? 

 

Rien !


Et même si vous avez hypocritement fait semblant de ne pas contribuer à son enterrement vous portez, vous aussi, une lourde responsabilité dans sa mise en bière.


N’attendez pas de moi que je dresse l’état de l’Union du négoce français car je suis, sous mes airs de vieux monsieur indigne, un garçon charitable mais permettez-moi de douter très fortement de l’efficacité du style de Michel Chapoutier sur le cours tranquille et pépère de la filière.


Qu’il soit excédé que le « négoce se fasse marcher dessus de manière éhontée », je peux bien sûr le comprendre mais le souvenir de ma mission d’appui à la peu courageuse Catherine Vautrin sur les droits de plantation me remet en mémoire la splendide position du négoce français  « courage fuyons ! »


Bref, comme tranchait Mac Arthur « Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard. »


Les lamentos sur la « division par deux de ses parts de marché à l'international en 30 ans » me laisse de glace et je n’irai pas jusqu’à citer la saillie de Jacques Chirac pour illustrer mon propos.


C’est d’ailleurs sous la présidence de celui-ci que furent célébrées les funérailles de Cap 2010 avec Hervé Gaymard comme porteur des cordons du poêle. La grande famille unie du monde du vin suivant le défunt en essuyant pour certains quelques larmes de crocodiles.


Dies Iræ  dies illa et l’interview de Michel Chapoutier link

 

Si vous n'êtes pas abonnés à Vitisphère faites-moi signe je peux vous secourir 


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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 00:09

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La photo est signée Armand Borlant photographe des stars

 

Au Bourg-Pailler, aux portes du bourg, sur le bord d'une Nationale passante, chez nous, la nuit comme le jour, les portes étaient toujours ouvertes, c’est-à-dire jamais fermées à clé.

 

Qu’avions-nous à voler ?

 

Pas grand-chose certes, mais cette attitude reflétait surtout une façon d’être. Seule la tante Valentine pestait sur ce qu’elle considérait comme du laisser-aller. Je dois dire que tout le monde s’en fichait. S’encombrer de clés, se barricader, n’était pas inscrit dans notre ADN de bons campagnards.

 

J’aime toujours les portes ouvertes où l’on frappe et où l’on répond : entrez ! Quand j’étais mioche, du fait du métier de mon père : entrepreneur de battages et de travaux agricoles la salle commune était très souvent occupée par des clients qui venaient soi-disant régler leur note mais qui, très souvent, après avoir éclusé quelques verres et bavassé repartaient comme si de rien n’était.


Cette forme de table ouverte dans une maison où l’on entre et l’on sort sans façon, le ballet matinal des bonnes à tout faire qui venaient quérir le lait pour leurs patronnes (tous les ragots venaient à mes oreilles), m’ont marqué à jamais.

 

De plus, mon pays étant un pays d’épais bocage où la clôture de fil de fer n’existait pas : les hauts et épais buissons entouraient les prés et les champs et il était toujours possible de sauter les échaliers qui étaient comme des fenêtres sur.

 

Vous comprendrez donc plus aisément tout le plaisir que j’aurai à accueillir du monde sur cet espace de liberté pendant cette période de roue libre.

 

Vigneronnes et vignerons, lectrices et lecteurs, vous êtes donc en permanence les bienvenus ici alors, faites de belles photos et profitez-en pour laisser libre-court à votre plume.

 

Vous êtes les bienvenus.

 

Merci par avance de votre aide...

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 08:40

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C’était mon objectif et j’y suis arrivé : tenir le rythme jusqu’au 30 juin 2014 date anniversaire du lancement officiel de ce blog.

 

 9 années !

 

Un sacré bail...


Les statistiques de mai 2014 ont récompensé mes efforts : 32197 visiteurs/ 57261 pages lues.


Et pourtant un record de ponts mais beaucoup de grisaille qui favorise la lecture, l’audience de mon blog a de nouveau sauté un palier. Depuis le début il en  est ainsi, à chaque fois que je pense que l’intérêt va fléchir la conjonction des fidèles lecteurs et de nouveaux arrivants donne un coup  de pouce aux statistiques.


Ces chiffres, somme toute modestes, sont un encouragement bien sûr mais pas une raison suffisante pour continuer en appliquant le même modèle.


J’ai besoin de me renouveler, de trouver de nouveaux angles, de relever de nouveaux défis.


En début d’année j’ai envisagé de tout laisser tomber. Je me suis ravisé en me donnant comme butoir la date anniversaire de ce blog, la fin d’un bail agricole de 9 ans.


Permettez-moi un rapide retour en arrière :


L’acte d’état-civil de Vin&Cie l’espace de liberté était court link

 

Mes premières chroniques de Juin 2005 ont sombré avec le site myspace : le 1er juin Adriana /le 2 Juin : Parker /le 3 Juin : Wine Attitude /le 6 Juin : Comme un lundi /le 7 Juin : Mobylette /le 8 Juin : vins de propriétaires /le 9 Juin : le retour du bon pain /le 10 Juin : la Logan /le 13 Juin : Carré de Vigne /le 14 Juin : Cinémascope / le 15 juin : Archives Nationales/ le 16 juin : Pollinisation Croisée/ le 17 juin : Vinexpo/ le 24 juin : Audimat / le 27 juin : Elevés à l'ancienne / le 28 juin : Noa Otello Clinton / le 29 juin : immeubles à la découpe.


Ma première vraie chronique chez mon nouvel hébergeur fut : décavaillonneuse date du 3 août 2005 link

 

En fin de bail :


4350 chroniques au compteur : trop sans doute, qu’importe !

 

Pages vues :      3 422 064 

 

Visites totales :               1 576 101

 

Abonnés : 1167


Le 30 mai 2011 j’écrivais « J’ai 6 ans et pas encore toutes mes dents : Vin&Cie l’espace de liberté vogue doucement vers la puberté » link


« Pour autant Vin&Cie l’espace de liberté n’est qu’une minuscule chiure de mouche à peine visible sur l’immensité de la Toile, il faut savoir raison garder. Ma chance initiale c’est que, suite à mon rapport en 2001, que certains ont rebaptisé Rapport Berthomeau, Google me référence très bien : j’ai un côté GD irritant. Les blogueurs sont courtisés, hameçonnés, en l’absence de modèle économique la tentation est grande pour eux de céder aux sirènes et aux joueurs de fluteaux. Pour ma part je n’ai aucun mérite à m’en tenir à une position hors des sentiers battus : j’ai un job, je file vers la retraite et j’ai toujours eu un goût prononcé pour l’indépendance. Simplement, je me permets de dire à tous ceux qui nous bombardent de communiqués de presse à copier-coller que l’ennui naquit de l’uniformité. Si vous souhaitez, et c’est compréhensible, mettre en avant vos vins, ne nous demandez pas de mettre nos pas dans ceux de nos confrères papier si conformistes.


La maison Berthomeau produit beaucoup, trop sans doute, mais sa production étant virtuelle l’empreinte carbone reste modeste. La Toile présente le grand avantage – certains estiment que c’est un inconvénient mais ils n’ont qu’à être prudents sur ce qu’ils mettent en ligne – elle stocke tout et les chroniques germent ou renaissent au gré de l’actualité via les mots-clés. C’est fascinant de voir resurgir une chronique oubliée, de celle que vous aviez négligée alors qu’elle m’avait demandé beaucoup de sueur. Alors, je biche !  L’Internet est ce que l’on veut qu’il soit : ce n’est qu’un moyen de communication qui ne recèle en lui-même aucune perversion. Moi je le prends pour ce qu’il est : une large ouverture sur le Monde. Contrairement à ce que certains pensent je ne passe pas ma vie devant mon écran je travaille par séquences lorsque l’envie ou la nécessité me prennent. L’Internet, Facebook ne me fascinent pas, je m’en sers. »


Et maintenant, après neuf années à chroniquer, que vais-je faire ?


Je n’en sais fichtre rien ou, pour ne rien vous cacher, je vais d’abord concrétiser mes nouveaux projets tout en chroniquant au fil de l’eau.


De toute façon vous verrez bien.


Bonne journée à tous.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 00:09

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Dans ma prime jeunesse vendéenne, où ne nous sortions guère de notre petit cercle villageois, les images du vaste monde se résumaient en quelques photos  glanées dans des magazines de la Bonne Presse, aux plans souvent tournés en studio des films de fictions vus au Rex de la Mothe-Achard.


Les nouvelles du monde parvenaient à mes oreilles par la radio et par les missionnaires venant prêcher pour collecter des fonds pour l’évangélisation des peuplades lointaines link Nous étions à des années-lumière de l’instantanéité de la Toile.

 

Les premières vraies images du monde, de l’Afrique tout particulièrement, je les ai découvertes lors des séances de cinéma de « Connaissance du monde », un organisme fondé en 1945 par Camille Kiesgen. Il s’agissait de documentaires de qualité qui nous étaient projetés à la salle paroissiale. L’énorme projecteur à lampes était installé au fond de la salle sur un trépied. Ça m’impressionnait. Nous vivions ces projections comme une longue récréation, beaucoup d’entre nous découvraient les premiers seins nus des femmes africaines.


Pour ma part, ce qui m’étonnait c’est que l’on désignait les peuples colonisés, dans les commentaires, d’indigènes avec une connotation péjorative, désignant des individus ou des arts « non-civilisés », ou avec un sens équivalent à celui de barbare ou de sauvage.


La supériorité supposée du colonisateur sur les gens du lieu, les indigènes me troublait : n’étions-nous pas nous aussi les vendéens crottés des indigènes ? J’admirais Jess Owens, le roi Pelé, les grands jazzmen noirs… Hitler, Staline, les collabos étaient des blancs.


Tout ça pour vous dire que les mots ne sont jamais innocents.


Le distinguo conflictuel entre levures sélectionnées et cultivées (voire transgénèse ou OGM) et les levures indigènes ou naturelles, contribuant à la fermentation alcoolique, c’est-à-dire la transformation du sucre du raisin en alcool, relève consciemment ou non d’un affrontement d’ordre culturel entre supérieur et inférieur.


D’où la violence des prises de position, la confusion des débats, les irréductibles de chaque camp s’employant à travestir la réalité pour mieux masquer l’indigence d’un combat dont il serait bon d’éclairer le sens.


Dans ma petite tête ce combat est pourtant simple à résumer : il s’agit de l’affrontement classique entre l’uniformité et la diversité.


Notre monde post-moderne est niveleur : tout partout à l’identique pour favoriser les échanges dans notre monde mondialisé. L’empire des marques mondiales insoucieuses de la main qui fait, la sous-payant pour mieux s’engraisser, jettent sur le marché des produits uniformes, formatés.


Avec le vin nous sommes dans le domaine du vivant, la fermentation alcoolique ne démarre que sous l'action des levures (celles de l'espèce Saccharomyce cerevisiae) à une certaine température. Ces champignons unicellulaires décomposent la matière, en l'occurrence le glucose, pour produire l'alcool, en diffusant du gaz carbonique qui échauffe le moût et qui stimule un peu plus les levures...


Dans notre monde, où tout s’achète et tout se vend, les marchands d’intrants cernent beaucoup de viticulteurs-vinificateurs,  les « conseillent », débitent des ordonnances rassurantes, on s’assure, on se réassure. C’est normal le monde économique est si dur.


Affirmer que le choix des levures est laissé au seul libre arbitre du vinificateur constitue un abus de langage, un déni de la réalité : beaucoup sont contraints, obligés, pieds et poings liés avec les exigences économiques auxquelles ils sont confrontés. Prendre le risque de ne pas obtenir ce que l’on souhaite comme résultat n’est pas à la portée de tous.


Et là on en revient à ce qui fâche, pour les vignerons qui font le choix des levures indigènes il s’agit d’un respect de ce que la nature confère au vin, le reflet de l’apport de la vigne, de la baie. Une forme d’idéal qui remet le terroir au cœur du travail du vigneron, conférant au vin une plus grande authenticité.


Est-ce contestable ? La démarche de ces vignerons n’est-elle pas tout simplement, non pas un retour en arrière, ni la recherche d’une naturalité antinomique avec toute l’histoire du vin, mais une volonté de retrouver la grandeur et la beauté de ce que fait la main avec le moins d’artifice possible. Prendre le risque, l’assumer, sans pour autant revendiquer une quelconque supériorité. Retrouver le temps de faire, prendre le temps de faire, être attentif, soigneux et intelligent.


Nous jugerons l'arbre à ses fruits est un bon adage que je fais mien… Nous trierons le bon grain de l’ivraie sans nous référer aux goûts dominants reflets d’un autre temps.


Choix de buveur, et non de  dégustateur, primauté à la liberté d’apprécier, d’aimer…


L’irruption dans le monde du vin d’une génération de vignerons plus respectueux de leur terroir, de leur vigne et de l’élaboration de leur vin, est un progrès. Condamner une démarche respectable au nom d’une supériorité de pratiques qui ne disent pas leur nom me semble une bataille d’arrière-garde.


Que chacun assume ses choix, chanter le vin comme un produit de civilisation tout en se fondant dans le grand océan des produits formatés en est un que je respecte et j’assume. Il a ses contraintes, ses risques aussi. La fameuse segmentation des marchés implorée pour régler l’absence de choix à la vigne et aux chais de beaucoup de nos appellations et autres IGP de masse, est un cache-misère. Ce ne sont pas les vins dit naturels qui menacent l’avenir des vins de France mais l’incapacité dans laquelle nous sommes de sortir d’une vision d’un autre temps. L’AOC pour tous ou presque c’est la dilution, le meilleur moyen de détruire de la valeur.


Pour le débat je vous propose 3 liens :


1-      « Levures indigènes et maîtrise des fermentations spontanées » Institut Français du Vin link


2-      « La supériorité des levures «indigènes»: un fantasme de naturistes ? » David Cobbold link


3- « Levures indigènes : révélatrices de terroir mais pas que ! » Amicalement Vin link

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:00

J’ai reçu dans ma messagerie personnelle le 26 mai 2014 00:24 sous le titre : Vive le kolkhoze!


Ceci


« Tiens, l'omniscient, au moins, avec ces quelques chiffres, tu connais mieux tes amis, les humanistes, enfin, ceux que tu défends ardemment, champion!

(Évidemment, je sais, la SOFRES le confirme, c'est de ma faute, c'est une réaction…)


Européennes Castelmaure

 

À toutes fins utiles je signale que je ne connais en tout et pour tout que 2 citoyens-électeurs de cette commune qui compte comme l’indique le tableau 162 inscrits sur les listes électorales.


Sans commentaire !


Si vous voyez le rapport expliquez-moi, merci.

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 00:09

carreau-du-temple-marais.jpg

 

Vraiment désolé de maltraiter ainsi dans mon titre la conjugaison du verbe être avec le verbe avoir et réciproquement mais je me conforme à la jurisprudence du « j’ai été au salon de la RVF » link pour pouvoir dérouler ma démonstration.


Acte 1 : Le vin s’installe dans une nouvelle dimension... me dit-on Dégustation au Carreau du Temple le lundi 2 juin 2014 de 11h30 à 20h30


Inscription: link 


Acte2 : je clique sur le lien et le prix s’affiche 10€ sauf que si j’applique mon code d’invitation WLLK c’est gratos.


Acte 3 : je me dis dans ma petite Ford intérieure tu devrais te méfier ! Pourquoi diable me direz-vous ?


2 raisons :


1-      Le matin même j’avais reçu ça via le réseau LinkedIn :


Cher/Chère Jacques,


J'aimerais que vous rejoigniez mon réseau sur LinkedIn. Thierry Desseauve Owner, bettane+desseauve


Vexé comme un pou que j’étais que le Thierry, que je connais depuis des lustres, ne sache même pas si je suis un garçon ou une fille. Puis réflexion faites je me suis dit que c’était le robot qui déconnait et que le Thierry faisait ça pour me plaire : pensez-donc demander à un vieux con retraité de rejoindre son réseau c’est vraiment très charitable de sa part.


2-      Et puis y’avait l’histoire du « j’ai été au salon de la RVF » qui avait photocopié son billet d’entrée pour bien montrer qu’il avait payé 25€. Là, je me suis dit que si je me pointais gratos au Carreau du Temple je tomberais dans un piège abominable. Imaginez le titre de la chronique de « J’ai été » : « non content d’avoir une carte de vieux dans les chemins de fer de l’État socialiste le Taulier se fait raser gratis, pardon rincer gratis, par Michel et Thierry »


Acte 3 : Réflexion faite je ne me suis dit qu’il ne me fallait pas commettre le post de trop qui souillerait de façon indélébile un parcours sans tache. Ce serait le coup de Clémenceau à Marcellin Albert 1 billet de cent francs pour payer son retour en train. Les 10 € de la honte et du déshonneur pour moi.


Acte 4 : « Qui veut trop prouver ne prouve rien.  » Thomas Fuller physicien anglais (1652-1734)


Acte 5 : Puisque je n’irais pas de toute façon au winelab de B&D pour ne pas tomber dans l'odieux guet-apens tendu par j'ai été  je publie aujourd’hui ma chronique avant même qu’il ne se déroulât, ça fera de la pub pour l’évènement.

 

Acte 6 : cadeau Bonus de la maison B&D


Bonjour à tous,


Pour ceux qui seront à Paris lundi 02 juin 2014, nous organisons un nouveau salon des Vins. Un nouveau concept, un nouveau lieu.


N’hésitez pas à vous inscrire gratuitement et à venir déguster de beaux flacons.


11h30 – 20h30 – www.bdwinelab.fr/inscriptions/

 

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