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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 00:09

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Tous les ans je monte au village, à Peri, aux portes nord d'Ajaccio, pour dîner chez Séraphin, un restaurant tenu par Monique Manzaggi et son époux Séraphin. C’est sa mère, Philippine, qui l’a initiée aux secrets de la table corse et depuis plus de vingt-cinq ans elle régale celles et ceux qui aiment l’authenticité d’une cuisine simple mais pleine des saveurs sauvages de cette île secrète.


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Autour des tables, sous la charmille, une grande majorité d’insulaires, en famille, des résidents ou des expatriés, ce restaurant est l’un des plus prisés de l’île et ce n’est pas un hasard.


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Le lieu est superbe, lorsque j’arrive à quelques kilomètres du village, alors que la lumière s’adoucit avec l’arrivée de la nuit, et que je le redécouvre accroché à la montagne, chaque année je suis ému par sa beauté minérale qui défie le temps.


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L’accueil de Monique Manzaggi est simple, souriant, elle vaque pour poser un bouquet de fleurs de son jardin sur chaque table. D’un regard elle rappelle qu’elle vous connaît depuis tant d’années, nul besoin d’en rajouter. En être est en Corse un viatique absolu et lorsqu’un ramenard tonitruant se pointe en affirmant haut et fort qu’il est venu chez elle sur la recommandation d’un corse célèbre : Pascal Olmetta, il n’a droit qu’à son silence.


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Chez Séraphin, à Péri, on se pose, on prend le temps… loin de l’agitation, comme si le temps s’était arrêté. Cependant, le village n’est pas momifié, muséifié, il vit en dehors de nous qui ne faisons que passer. Chaque année, à la mi-septembre, s’y déroule A Festa di u Ficu link organisée par les bénévoles de l'association U Fiurone qui œuvrent depuis des années pour faire revivre la culture de ce fruit précieux. 4 000 personnes, s’y pressent et le nombre de figuiers augmente chaque année sur le territoire insulaire.


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Le figuier, dont Gênes avait rendu la culture obligatoire dès 1647, retrouve petit à petit sa place grâce à la ténacité de Joseph Bisgambiglia, président de l'association U Fiurone qui mise sur les jeunes agriculteurs  « Ce sont eux qui font la filière. C'est en augmentant la production, la transformation et la commercialisation que l'on développera la filière figue en Corse», précise-t-il.  


Depuis 2009, avec le soutien de la chambre d'agriculture de Corse-du-Sud et la pépinière de Castelluccio (DDTM), qui en 2012 a obtenu la certification Bio, l'association produit et élève des plants de figuiers sélectionnés.


De Candolle nous apprend que l’histoire du  Ficus Carica « présente beaucoup d’analogie avec celle de l’olivier en ce qui concerne l’origine et les limites géographiques. Son habitation, comme espèce spontanée, a pu s’étendre par un effet de dispersion des graines à mesure que la culture s’étendait […] De nos jours, le figuier est spontané ou presque spontané dans une vaste région dont la Syrie est à peu près le milieu, savoir de la Perse orientale ou même de l’Afghanistan, au  travers de toute la région de la Méditerranée, jusqu’aux îles Canaries. »

 

« La figue est considérée à l'heure actuelle comme le plus ancien fruit domestiqué, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain en Palestine de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l'intervention de l'homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 9 400 à 9 200 avant JC et donc domestiquées à la même époque que celle du riz en Asie, mais 1000 ans plus tôt avant celle du blé, de l'orge et des légumineuses »


De Candolle note « On peut avoir du doute sur l’ancienneté des figuiers dans le midi de la France ; mais un fait bien curieux doit être mentionné. M. Planchon a trouvé dans les tufs quaternaires de Montpellier et le marquis de Saporta dans ceux des Aygalades, près de Marseille, et dans le terrain quaternaire de La Celle, près de Paris, des feuilles et même des fruits du Ficus Carica sauvage… »


« En France, Louis XIV était un grand amateur de figues. La Quintinie, son jardinier, planta donc plus de sept cents figuiers de diverses variétés dans le potager du roi au Château de Versailles pour satisfaire la passion du Roi Soleil.


En Italie, les grands-ducs de Toscane appréciaient également de nombreuses variétés comme en témoigne une peinture de Bartolomeo Bimbi.


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De façon plus triviale la figue fait l'objet de nombreux jeux de mots entre Français, Italiens et Corses : en effet, en italien, les mots fica et figa désignent vulgairement le sexe féminin, alors que le figuier et son fruit sont nommés fico, masculin pour l'arbre et pour le fruit. Le geste dit de la « figue », consistant à placer le pouce entre l’index et le majeur.


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Reste, bien sûr, un grand classique en Corse : la confiture de figues à consommer étendue sur de fines tranches de Tomme de brebis, par exemple une tomme de Figari : un délice en compagnie d’un Saparale blanc du Lieu du Vin link


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Bon appetitu et large soif ! 


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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 00:09

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Nous venons de vivre la quintessence d’un plan com. pour le retour de celui qui n’était jamais parti, « retiens-moi, sinon je fais un malheur ! » : message sur Face de Bouc, confidences au JDD puis « merci de m’avoir invité » sur France 2 avec un Delahousse tétanisée, enfin bon vieux meeting dans une banlieue huppée du nord de la France.


Vive la forme – pas le jogging du susdit – tout est dans l’enchaînement d’images formatées, d’éléments de langage accrocheurs, le fond des choses tout le monde semble s’en foutre ou presque.


Inquiétant mais bien dans la ligne de la marchandisation de l’offre politique : pour être bien vendu il faut exciter la demande, savoir renouveler sans cesse la présentation du produit pour réanimer le segment de marché. Le nouveau, le changement, la présentation : le packaging, le positionnement : rassemblement ici, sont des mots clés.


Comme l’écrit Houellebecq dans La carte et le territoire où il imagine son héros Jed Martin déambulant dans un supermarché avec lui-même Michel Houellebecq pour contempler les têtes de gondoles, les nouvelles mises en place, les ruses pour attirer le chaland « L’offre en pâtes fraîches italiennes s’était encore étoffée, rien décidément ne semblait pouvoir stopper la progression des pâtes fraîches italiennes. »


Dans notre joli monde du vin : même motif, même punition, tout ce qui est en possibilité (d’une île…), ou presque, de pondre un papier, activé par les agences de com et les attachés de presse, est sur le pont pour faire bouillir sa petite marmite.


C’est la soudaine profusion sur 1 évènement : tout le monde en parle en même temps, sur à peu près le même mode, le petit soufflé monte pour s’affaisser rapidement.


Au bénéfice de qui ce flux soudain ? Du client, le pauvre il ferait mieux de pisser dans un violon ce serait pour lui plus productif et jouissif.


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Bernard Maris, dans son petit livre ironique « Houellebecq économiste » chez Flammarion note, féroce,  « Dans le monde inversé du spectacle, le travail de tous les parasites (les gens de la com’, par exemple) se présente comme utile, alors qu’il est parfaitement parasitaire. »


Valérie, l’héroïne de Plateforme, brillante cadre sup’ de la com’, le sait « Je suis prise dans un système qui ne m’apporte plus grand-chose, et que je sais au demeurant inutile ; mais je ne vois pas comment y échapper. Il faudrait, mais je ne sais pas quand on pourra prendre le temps de réfléchir. »


Réfléchir, quel vilain gros mot et, en plus prendre le temps, quelle perte de temps !


Le plan com’, petit ou grand, c’est simple comme un petit appât lancé dans le marigot des journalistes ou, pour ce qui concerne le vin, la petite cohorte des blogueurs ou des critiques autoproclamés.


Invitation, voyage ou déjeuner de presse et c’est parti mon kiki, tous ensemble, tous ensemble, ou presque, on louange ce beau champagne chanté par un grand chef de cave d’une grande maison, cette cuvée d’exception décrite dans un beau dossier de presse sur papier glacé avec photos du maître de maison posant dans ses vignes sur fond de monts ensoleillés…


C’est beau !


J’adore !


Je jouis lorsque je vois débouler sur Twitter ce concert de louanges programmées je ris tellement la ficelle est grosse, vulgaire.


Imaginez 30 secondes l’un de ces invités pondant un papier où il estimerait que le mousseux était daubé ou que le nectar carillonné ressemblait à un sapin de Noël tellement il était chargé ?


Impossible !


Si dans ce cas on n’aime pas la seule issue est de se taire mais alors le risque est grand de voir se tarir le flux des invitations pour ceux qui ne jouent pas le jeu.


Alors c’est clair mieux vaut pour eux de prendre, gentiment souvent, leurs lecteurs pour des cons !


Attrape-nigauds moderne !


Pourquoi les en blâmer c’est la vie que nous vivons  dans une société déboussolée et comme le dit Houellebecq en 2 traits saisissants :


« Valérie : est-ce que tu crois que c’est ce qu’on appelle l’économie de l’offre ?

Michel : je n’en sais rien… […] Je n’ai jamais  rien compris à l’économie ; c’est comme un blocage. »

Plateforme

 

« Les cadres montent vers leur calvaire

Dans des ascenseurs en nickel »

Le sens du combat

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 00:09

Une de mes amies du Lapin blanc, terrier naturiste des hauts de Ménilmontant, Nathalie Panda, folle non pas du chocolat Lanvin mais tout simplement du vin, du vin du Lieu du Vin link, lors de notre dernière grande : fête l’extension du domaine de la fête, me héla alors qu’on venait de lui servir un verre de côtes de Duras :


-        Duras what else ?


-        C’est ça dis-je link


Avant d’ajouter pour faire l’intéressant :


-        Pour Duras je me dois de commencer par Marguerite – et ce n’est pas un dérapage berthomesque – puisque Marguerite Donnadieu écrivit, au château de Duras link  son premier roman « Les Impudents » link où elle exalte la beauté des paysages de son adolescence et elle devint célèbre sous le pseudonyme de Duras. Le bourg est plus modeste que celui de Bazas, 1200 habitants, mais il est le centre d’un « vignoble à portée de mains » celui des Côtes de Duras.


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Voilà c’était dit, le dernier mot revenant au grand Philippe caviste éthique mais pas vraiment étique, sur ce le petit clos des Vents 2011, Claire, un blanc link :


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« 100% sauvignon, 15 jours de macération, 1 an de cuve pour finir les fermentations, puis un an en fûts de plusieurs vins. Un nectar complexe, légèrement oxydatif, sur les agrumes. »


Mais, vous commencez à me connaître, pouvais-je en rester là avec une Nathalie Panda rassasiée par Claire ?


Bien sûr que non et, pour faire dans la culture pour plaire à Nathalie j’ai sorti mon Moderato Cantabile.


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Anne Desbaresdes femme d’un industriel mène une vie ennuyeuse qui noue une liaison amoureuse audacieuse et futile avec Chauvin employé dans l’usine de son mari.


« Anne Desbaresdes gémit. Une plainte presque silencieuse, douce, sortit de cette femme.

-        C’est curieux, je n’ai pas envie de rentrer, dit-elle.

Il prit brusquement son verre de vin, le termina d’un trait, ne répondit pas, la quitta des yeux.

-        J’ai dû trop boire, continua-t-elle, voyez-vous, c’est ça. »

 

 

« Elle ne cessa plus de regarder sa bouche seule désormais dans la lumière restante du jour.

-        De loin, enfermé comme il est, face à la mer, dans le plus beau quartier de la ville, on pourrait se tromper sur ce jardin. Au mois de juin de l’année dernière, il y aura un an dans quelques jours, vous vous teniez face à lui, sur le perron, prête à nous accueillir, nous, le personnel des Fonderies. Au-dessus de vos seins à moitié nus, il y avait une fleur blanche de magnolia. Je m’appelle Chauvin.

Elle reprit sa pose coutumière, face à lui, accoudée à la table. Son visage chavirait déjà sous l’effet du vin. »


 

« Aussitôt entrée, Anne Desbaresdes se cabra près de la porte. Chauvin se retourna vers elle, l’encouragea d’un sourire. Ils arrivèrent  à l’extrémité la moins en vue du long comptoir et elle but très vite son verre de vin comme les hommes. Le verre tremblait dans sa main.

-        Il y a maintenant sept jour, dit Chauvin.

-        Sept nuits, dit-elle comme par hasard. Comme c’est bon le vin.

-        Sept nuits, répéta Chauvin. »


« Anne Desbaresdes boit de nouveau un verre de vin tout entier les yeux mi-clos. Elle en est déjà à ne plus pouvoir faire autrement.

Elle découvre, à boire, une confirmation de ce qui fut jusque-là son désir obscur et une indigne consolation à cette découverte. »


 

« La patronne était bien à son poste, derrière sa caisse. Anne Desbaresdes parla bas.

-        La difficulté, c’est de trouver un prétexte, pour une femme, d’aller dans un café, mais je me suis dit que j’étais quand même capable d’en trouver un, par exemple un verre de vin, la soif… »


 

-       Je voudrais boire un peu  de vin, elle réclama plaintivement, comme déjà lésée. Je ne  savais pas que l’habitude  vous en venait si vite. Voilà que je l’ai presque, déjà.

Il commanda le vin. Ils le burent ensemble avec avidité, mais cette fois rien ne pressa Anne Desbaresdes de boire, que son penchant naissant pour l’ivresse de ce vin. Elle attendit un moment après avoir bu et, avec la voix douce et fautive de l’excuse, elle commença à questionner cet homme »

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 11:15

L’effroi, égorgés ou décapités de sang-froid face au monde par des mains immondes des frères de sang, sans défense, paient, on  ne sait quel prix de leur vie.


Nous sommes touchés, horrifiés, mais au-delà des mots de compassion pour celles et ceux qui aimaient, connaissaient, appréciaient les innocentes victimes ou de révolte face à la barbarie de ces fronts bas imbéciles, seule l’intelligence du cœur constitue un rempart durable face aux obscurantistes.


Ne pas céder un pouce de terrain, ne pas dévier de notre trajectoire, marcher droit la tête dans les étoiles avec les poètes, faire front face aux faiseurs de sermons ineptes, ne rien lâcher sur le droit des femmes, sur la liberté de penser, ne rien concéder à la force brutale.


Résister !


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Le Djurdjura est d’une grande beauté, je le sais, j’ai vécu deux ans en Algérie, notre pacifique compatriote Hervé Gourdel y a été lâchement et sauvagement assassiné, les criminels ajoutant son nom à celui des journalistes américains enlevés en Syrie James Foley et Steven Sotloff et au travailleur humanitaire britannique David Haine.


Alors, pour lui, pour eux, loin des armes malheureusement nécessaires, des « on vous l’avait bien dit », ces quelques vers de Muhammad al- Nawaâjî :


« Des faiseurs de sermons épargne-moi le blâme


Fais tourner dans la nuit les coupes du moût-d’âme,

 

L’existence ne vaut que quand la pleine lune


T’arrive en pleine nuit chargée de l’astre diurne.

 

Honore son salut par ton acceptation,


Et par un sourire à son sourire réponds.


Va, verse-le-moi pur ; à la sainte eau évite


Que ton bras ne la mêle aux choses illicites,


Oublie le campement et embrasse un printemps


Qui des primes nuées est la sève,


Car la vie n’est qu’un somme, et les plaisirs du temps


Passent comme passent les rêves »

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 00:09

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C’est quoi encore ce charabia ?


Le résultat d’une longue marche vers la vraie, l'aauthentique galantine.


Dans ma jeunesse la galantine du charcutier était la star des entrées des noces&banquets en Vendée.


Je trouvais la dénomination d’un ridicule achevé car, si j’identifiais facilement ce qu’était un galant et sa galante, je ne voyais pas le rapport avec ce gros truc noyé dans la gelée.


J’avoue que je ne me suis jamais préoccupé de savoir qu’elle était l’origine  du mot galantine car je détestais la galantine.


L’âge aidant, afin de mettre de la substance à ma détestation je viens de me décider à me plonger dans le Grand Robert qui sait tout sur tout.


« C’est un nom féminin, vers 1223 galentine, altération de galatine vers 1225, probablement emprunté au dalmate de Raguse (aujourd’hui Dubrovnik) galatina, le mot était attesté dans un texte en latin médiéval (la ville était renommée au moyen âge pour ses exportations de poissons en gelée). Le mot dérive du latin classique gelare : geler. »


Voilà pour les lettrés mais je me dois de compléter la définition pour ceux qui font profession de juges aux élégances gastronomiques. Très important, sinon je vais me prendre une avoinée sévère par le genre « enfileuse de boudins» ou par les gars qui n’aperçoivent plus leur ceinture de pantalon.


« Selon le Centre d'Information des Charcuteries-produits Traiteurs (CICT), ces charcuteries « sont fabriquées à partir d'une préparation maigre constituée de longs morceaux (appelés lèches) de volaille, de gibier, de veau, de porc ou de lapin et d'abats (foie gras, bloc de foie gras d'oie, de canard, foie,...). Ballottines et galantines se composent ainsi d'une fine farce dans laquelle se détachent des morceaux de maigre et/ou de foie (en quantité au moins égale à 35 % du produit). »


Oui j’avoue une grande exécration pour la gelée sous toutes ses formes et toutes ses utilisations, c’est jaune caladois et à l’œil ça a la gueule d’un joint en caoutchouc usagé. Je trouve ça d’un kitch achevé qui  doit plaire aussi bien aux bobos en recherche d’authenticité qu’aux ramenards que j’éviterais de nommer afin de ne pas me faire enguirlander. Quant au  reste de la préparation ça ne casse pas 3 pattes à un canard.


Je sais, je sais, la patrouille va me balancer Gilles Vérot dans les pattes mais peu me chaut.


Mais, il y a un mais de taille. En effet, dans mes recherches sur la galantine j’ai découvert la recette traditionnelle, celle qui est « préparée directement dans la carcasse d'une volaille ou d'un lapin que l'on remplit d'une farce composée de la viande et des abats coupés en dés, de lard haché, de jambon finement coupé, de champignons, oignons, ail, mie de pain, etc.


La carcasse pleine, roulée et bien serrée dans un torchon est cuite lentement dans un court-bouillon contenant des os et un pied de veau. »


Face à une telle révélation je suis tout disposé à réviser mon aversion pour la galantine enrobée de gelée. Mais qui va me préparer cette galantine traditionnelle ?


Je ne sais !


Alors, je lance un appel solennel à une belle faiseuse de bons plats charcutière de son état : « fais-moi passer sous tes fourches caudines, fais-moi une galantine »


Si je trouve chaussure à mon pied je promets pour faire pénitence d’écluser un magnum de Viré-Clessé de Valette…

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 00:09

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Sur Face de Bouc et Twitter ce fut un grand raffut, juchés sur l’excellence de leur savoir, appuyés sur leur haute importance, les doctes docteurs ès-vins, ne pas confondre avec Evin, se sont déchaînés pour tailler une jupette à la pourfendeuse d’un brave gars du village endimanché qui posait devant sa caméra avec un sourire de lou-ravi, non pas droit dans ses bottes mais à côté de ses bottes afin de rappeler au bon peuple qu’en dépit de son look de pingouin c’était un vrai terrien, lui.link


C’est plus fort que moi, je ris !


Beaucoup de précieux ridicules post-modernes avec des œillères épaisses et suffisance incorporée du type de celle d’un mec dont j’ignorais l’existence « Ça a pas l’air net ce truc, se dit illico la ménagère de moins de 50 ans qui est abonnée à Télérama et prend son brunch dominical au bord du Canal Saint Martin (j’ai essayé et c’est plutôt sympa le brunch au bord du Canal Saint Martin. Télérama, moins). »


Toujours le même tropisme des gens du vin à se regarder le nombril et à se congratuler entre eux : ça leur fait du bien, ça ne mange pas de pain mais ça ne fait pas non plus vendre plus de vin.


Comme je suis au taquet de toutes les tares de ce joli monde : parisien, élitiste, trop longtemps dans les cabinets, blogueur dit compulsif, aimant plus la compagnie des belles filles que celle des barbons sentant le bouchon, mon plaisir est immense à les voir s’épancher pour une poignée de fidèles sur Face de Bouc.


Oui j’avoue sans honte que je trouve ça jouissif.


Bien évidemment, libre à chacun d’aimer ou de ne pas aimer, même de détester le documentaire d’Isabelle Saporta, ce type de sport ça se nomme la critique et sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloge flatteur.


Ce qui, en revanche, me paraît être hors de saison, c’est l’argument stupide développé principalement par la vieille dame permanentée qui a placé le susnommé Norbert tout en haut, dans l’Olympe des grands hommes du vin, la patrie reconnaissante, : l'AUTO-FLAGELLATION


Enfin, phénomène bien français, alors que le secteur viticole de notre pays fonctionne plutôt bien, que les vins produits par nos vignerons représentent toujours le deuxième poste excédentaire dans notre balance commerciale, n’était-il pas possible de voir les choses d’une manière plus positive, de se féliciter des progrès réalisés, de mettre à l’honneur des centaines de vignerons petits et grands qui aiment leur métier et qui prennent soin de leur terroir au jour le jour, plutôt que de jeter une nouvelle fois l’opprobre sur une profession, certes encore loin d’être exempte de défauts, mais qui contribue largement au rayonnement de notre pays dans le monde. »


Le pompon de la grandiloquence étant toutefois décerné au sieur Pousson « Et vous, vous croyez qu'un jour on parlera de d'amour du vin à la télévision d'État française? Qu'enfin on mettra ce trésor national à la place qu'il mérite ? »


Là je dis chiche aux 2 procureurs : FAITES donc !


La vieille boutique à vins fins, avec son traditionnel quart d’heure de retard à l’allumage et ses salonnards qui mettent beaucoup de beurre dans ses épinards ; le second, depuis la bourgade de Barcelone, avec sa plume si leste, jamais en reste d’un « c’était si beau et si bon avant dans une France pleine de petits paysans en sabots, de petits commerçants en blouse à carreaux »


Faites donc comme Isabelle Saporta, trouvez vite un producteur, topez avec lui pour réaliser un documentaire où louanges, éloges, encens, génuflexion, critiques bien dosées, tout et tout et des poussières, moi je ne sais pas, toute la panoplie d’une bonne communication, pour donner comme du pain béni au bon peuple, dont tout le monde se fout ordinairement parce qu’il achète des pauvres vins en GD, une belle image du vin français.

 

Je semble railler, mais ne vous méprenez pas je suis sérieux comme un pape ce discours je l’ai entendu depuis que j’ai eu l’audace de m’intéresser au Saint des Saints du vin. Je l’entends toujours et, tel sœur Anne, je ne vois rien venir.


Pourquoi cette inertie, cette difficulté à l'allumage ?


Ce peu de goût pour la création ?


La réponse est donnée par Pousson qui a réponse à tout : les médias grand public l’œil rivé sur l’audience veulent du sensationnel, du sang et des larmes, des règlements de compte à OK Corral. Donc les gens sérieux ne peuvent faire œuvre utile, chanter les louanges du vin, rejetés qu’ils sont par des gens qui préfèrent faire l’amour dans le pré.


Je suis tout à fait prêt à admettre cet argument mais je me pose une question : est-il possible pour ceux qui vivent essentiellement de la publicité et des salons qu’ils organisent de se lancer dans une aventure où l’objectivité journalistique, bien documentée, serait au  rendez-vous ?


La réponse est absolument : NON !


Reste donc pour entrer dans ce processus de création que l’inaltérable, l’inoxydable, l’incorruptible Pousson qui peut faire aussi bien dans le cochon qui court que dans le litron aux petits oignons.


Ou bien alors une solution radicale : recréer notre belle radio-télévision nationale contrôlée par un Ministre de l’Information : l’ORTF. Là y’aurait plus photo la télévision d'État française donnerait enfin la place qu’il mérite à ce trésor national qu’est le vin.


Bien sûr il n’y’a plus le Léon, pas le nôtre, mais le Zitrone, pour commenter avec sa voix de stentor ce morceau de bravoure mais notre cher Pousson pourrait mobiliser l’homme qui s’enquille je ne sais pas combien de quilles sans être bourré (tiens je pense aussi à Jean-Claude Bourré) : le Gégé national !


« Ça commence à la maison, avec du cham­pagne ou du vin rouge, avant 10h00. Puis encore du champagne. Puis du pastis, peut-être une demi-bouteille. Puis le repas, accom­pa­gné de deux bouteilles de vin. Dans l'après-midi, champagne, bière, et encore du pastis vers 17h00, pour finir la bouteille. Plus tard, de la vodka et/ou du whisky. »

 

Dieu qu'elles étaient belles au REX de la Mothe-Achard les Actualités Pathé !


Allons, ne reculons devant aucun sacrifice comme le disait Georges Pompidou, le 20 juin 1969 « Qu’on le veuille ou non, la télévision est considérée comme la Voix de la France, et par les Français et à l’étranger. »


Comme les belles CVO notre chère redevance servirait enfin à la grandeur de la France !


Y’a plus qu’à faire !


Je connais même des petits producteurs qui savent faire de vrais documentaires link

 

Et ça marche très bien dans la France profondelink


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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 09:30

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« Dominique Techer le vigneron-paysan de Pomerol cette année, les viticulteurs vont crever, mais les vendeurs de peur vont se faire des couilles en or… » link lorsque j’ai commis cette chronique le 20 février 2014, suite à la lecture de ce qui allait devenir le brûlot de l’été : VinoBusiness d’Isabelle Saporta, elle a fait un score de lectorat très modeste et j’étais vénère du peu d’intérêt de mon lectorat pour un homme droit, sincère qui, contrairement à beaucoup, ose aborder des sujets qui fâchent sur le plateau de Pomerol.


Hier au soir, au Lapin Blanc, nous avons visionné sur France3 le reportage d’Isabelle Saporta, puis le débat, qui prit au départ des allures du Droit de Réponse du regretté Michel Polac, puis nous avons bu et mangé  en nous disant mais pourquoi donc le Norbert avait-il autant harcelé la réalisatrice ?


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Mais l’objet de cette chronique n’est pas là. En effet, je suis rentré dans mon XIVe à vélo, je me suis couché et je me suis levé tard comme Marcel Proust. Après avoir petit-déjeuner j’ai ouvert mon écran comme chaque jour. En bon Taulier je suis allé jeter un œil embrumé sur les résultats de la veille.


Là j’ai cru tomber par terre le thermomètre du lectorat montait au ciel : 5503 visiteurs uniques !


Score jamais atteint.


Alors je me dis chez Overblog ils se sont pris dans le tapis et je vais voir le détail de ce chiffre.


Que vois-je alors ?


Qu’au millier de lecteurs habituels la chronique sur Dominique Tescher avait vue par 4515 lecteurs.


Incroyable mais vrai, sitôt le docu vu les internautes se sont précipités sur leur clavier et « Dominique Techer le vigneron-paysan de Pomerol cette année, les viticulteurs vont crever, mais les vendeurs de peur vont se faire des couilles en or… » s’est affiché.


Le score s’est réalisé entre 22 heures et minuit.


Viralité du Net, rien ne se perd, à tout moment une chronique qui avait fait un bide peut revivre.


Complémentarité entre deux médias qui devrait faire réfléchir les grands esprits des organisations professionnelles qui pompent des CVO (pas vrai Dominique !)


Je suis heureux pour Claire, Olivier et Dominique car je suis persuadé que leur visibilité en sera améliorée car leur vin il leur faut bien le vendre.

 

Belle journée à eux et à vous…


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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 00:09

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Tout juste de retour de Corse, le verdict est tombé, pas de très haut, vu la hauteur de vue du qui a pleuré le jour où le Monsignore du quai des Chartrons s’est élevé dans les cieux du bas de Saint-Emilion, si humide que la brume peina à se lever au-dessus des cloches, le docu qui va passer à la Télé ce soir est un docu qui ne vaut pas la peine d’être vu. Pour ce faire, notre peine à jouir du clavier a annexé 3 brillants bloggeurs, dont la surface médiatique, certes moindre que la sienne qui, chacun le sait, à un côté désert de Gobi, fait frémir le cercle de leurs amis, afin de jeter un opprobre définitif sur ce film que le susdit, jamais en reste d’élégance, avait qualifié de merde. Pour faire bon poids, le petit sous-traitant, le magistral jeteur d’appât, a annexé le Jacques Dupont. J’adore ce recours ultime a quelqu’un qui le tient en très haute estime, moi, si j’étais le Jacques, je ferais comme Pierre Mendès-France avec les voix du PC stalinien : à la poubelle !


Mais, à toute chose malheur est bon, ce qui me réjouit profondément dans tout ce tintouin, je ne fais pas ici référence au bas-bruit des 3 blogueurs émérites, c’est le tas de pognon dépensé par le tonton pour que France 3 ne diffuse pas ce « docu à la con ». Vous savez ce genre d’exercice ce n’est pas donné, ça douille sec. Que de salive dépensée en pure perte, sauf pour ceux qui l’ont dispensée. Moi je serais vraiment vénère, d’abord de m’être fait rouler dans la farine par une « gourgandine », puis de me retrouver passer à la télé dans un état de ridicule achevé. C’est dur à avaler lorsqu’on a pris la bonne habitude de tout contrôler sans l’air d’y toucher. Je trouve qu’il est très mal entouré cet homme, il devrait se préoccuper de l’efficacité de ses porte-serviettes qui ne sont pas à la hauteur de leur seigneur, surtout le petit qui fait des moulinets.


Les blogueurs sont comme la pile Wonder, ils ne s’usent que si l’on s’en sert en des mains viles. 


Pour les éminents blogueurs et commentateurs d’un article des INROCKS link sur le fameux documentaire que l’expression « et des poussières » ne signifie pas que les vins de Norbert contiennent des poussières mais « Indique qu’une quantité, une valeur, un montant est arrondi à la baisse. » pas la peine d’en faire des tonnes pour disqualifier l’auteur. Parfois je me dis que Michel Onfray a raison sur les ignares mais bon ça a au moins le mérite de se faire une idée de la qualité des auteurs.


C’est à peine à un kilomètre et des poussières d’ici.


Le trajet prend généralement deux heures et des poussières.


Je me suis couché vers minuit et des poussières.


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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:00

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1-    Soit des raisins de sciacarellu qui est un « cépage noir spécifique de Corse-du-Sud qui signifie « craquant ». Il représente 38,5% du vignoble avec 4,57 ha. Adapté aux vins rouges comme aux vins rosés, il présente une originalité et une typicité marquées. Son profil aromatique puissant est parfois exubérant, avec ses arômes de poivre, d’épices et de maquis. Moyennement coloré, bien charpenté, ayant de la finesse et une saveur particulière, le Sciaccarellu est un grand cépage, qui a fait la renommée des vins du Sartenais. Ses grosses grappes aux baies croquantes apportent au vin finesse et favorisent l’épanouissement d’un bouquet poivré. »link


2-   Soit Pierre Bianchi corse de Balagne installé au Sud possédant quelques ceps de sciacarellu qui se dit : pourquoi je ne ferais pas du vin à la main ?


3-   Il se documente, lis et passe à l’action en achetant des raisins (plusieurs cépages) dans le vignoble d’Ajaccio. En 2012 il fait goûter sa production nature au Taulier qui l’encourage vivement à continuer car c’est du bon.


4-   Pour le millésime 2013, le choix est monocépage : sciacarellu, 50kg de ses vignes et 200kg achetés.


5-   Égrappage.


6-   Foulage manuel avec un pilon.


7-   Pressurage manuel avec une presse à levier bricolée, vin de goutte et vin de presse : 105 litres de moût.


8-   Fermentation alcoolique et macération en container pendant 10 jours avec pigeage.


9-   Mise en bonbonnes obturées par un bouchon de caoutchouc muni d’un dispositif pour surveiller l’évolution du vin.


10-         Mise en bouteilles au printemps avec numérotage de la provenance du vin : n° de la bonbonne sans ajout. Degré alcoolique entre 14 et 15.


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11- Dégustation par le Taulier de 2 bouteilles : n°2 et n°3 en plusieurs phases et consommation au cours du repas.


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Couleur : beau rubis pour le n°3, plus clairet pour le n°2.

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Nez : franc pour les 2 sans grande expression aromatique avec un soupçon  de volatile.


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Bouche : très agréable à l’attaque pour le n°3, fraîche et charnue, finale mettant en valeur des notes poivrées. Le n°2 gazouille à l’attaque, acidulé, avec une finale astringente.  


Choix du Taulier le n°3 sans hésitation. C’est un gentil vin nature, agréable, sans prétention, et ne venez pas me demander le pourquoi du comment des différences entre la bonbonne 2 et la bonbonne 3, ce n’est pas écrit œnologue sur l’enseigne du Taulier, plus nul que lui : tu meurs ! 

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 00:09

« Vous l'avez sans doute remarqué si vous ne rentrez pas à l'instant d'un séjour prolongé dans un pays qui a fait main basse sur l'anticyclone des Açores, l'été est pourri. Cela est bien sûr consternant et affecte le moral de ceux qui sont obligés de se fader les vagues successives de nuages poussés par une dépression qui campe à notre porte.


Comme le disait Kinky Friedman dans l'un de ses premiers bouquins, « le mauvais temps, c'est comme la connerie, tout le monde s'en plaint mais personne n'y peut rien » écrit Pierre Sérisier sur son blog du Monde.


Nous étions prévenus : « Si le mois de juillet vous a déçu, le mois d’août va vous énerver. En effet, la tendance pour les neuf prochains jours ne va pas changer et va rester sur la lignée de ce que nous a proposé juillet. Soit des averses et peu de soleil… »


Dépression, dépression quand tu nous tiens, y’a de la déflation dans l’air, récession, récession qu’ils disaient, y-a-t-il quelque chose de pourri dans le royaume de France ?


Loin de se laisser gagner par ce flot de morosité votre Taulier se dresse, s’oppose, s’impose, fait don de son corps à la collectivité nationale, affiche un optimisme en acier inoxydable, prend tout le monde à contrepied pour crier vent debout sous la pluie : à la soupe !


Quoi de meilleur pour vous réchauffer le corps et le cœur en ces temps difficiles qu’une bonne soupe fumante ?


Nos voisins espagnols, qui adorent se restaurer à pas d’heure, nous ont exportés pour la chaleur de l’été leur soupe glacée : le gaspacho !


Leur soupe elle est rouge vif comme le jabot de notre râleur national qui nous a fait un brin de dépression : j’ai nommé Mélanchon !


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Moi je suis vert !


Oui, pour mon âge, je suis très vert, pas écolo tendance Duflot mais dans la filiation de feu René Dumont.


Bref, je vais cesser de faire l’andouille pour vous proposer une soupe radicale, sans allusion aucune à feu les radicaux de gauche comme de droite, qui allie la nature à l’état pur et la quintessence de ce qui pue dans notre beau terroir national :


-         L’oseille.

-         L’andouille.


« Malgré son apparence, des feuilles couleur vert franc à la forme ovale à oblongue formant une touffe, l'oseille n'est pas un cousin de l'épinard ; elle appartient à la famille des polygonacées et au genre rumex. Mais, contrairement à Rumex obtusifolius ou Rumex crispus, l'oseille commune (Rumex acetosa) n'est pas considérée comme une mauvaise herbe ; bien au contraire : elle est cultivée comme plante potagère. En effet, ses feuilles au goût légèrement acidulé sont utilisées pour aromatiser de nombreux plats.


Il en existe plusieurs variétés dont l'oseille « Belleville », la plus cultivée pour ses feuilles larges, ou bien encore l'oseille « Verte de Nonay », très rustique.


L’andouille s’inscrit dans une longue histoire.


« Déjà en 1393, l’auteur du Ménagier de Paris révèle sa recette d’andouille.


On trouve également, dès le Moyen Age, trace de la présence d’andouille à Jargeau (Loiret).


Une spécialité tout particulièrement appréciée par le tourangeau Rabelais.


En effet, dans Pantagruel, Rabelais la présente comme l’un des mets préférés de ses contemporains et la met en scène dans « La guerre des Andoyles et de Quaresmeprenant ».


Selon l’histoire, les Andouilles et Quaresmeprenant (Carême prenant) étaient en guerre depuis déjà de longues années, lorsque Pantagruel décida qu’il serait bon de mettre fin à cette querelle. Avertie de l’approche de Pantagruel et de sa troupe, la Reine des Andouilles le prit pour un allié de Quaresmeprenant. Elle lança immédiatement l'offensive, menée par 42 000 Andouilles à la fière allure, armées de piques bien pointues et acérées.


Convaincu qu'il s'agissait d'une « bataille culinaire », Pantagruel rallia ses 161 cuisiniers. Cachés dans une truie géante - engin équipé de canons - ils approchèrent avec succès les Andouilles. Le combat débuta. Rapidement le champ de bataille fut recouvert d'Andouilles mortes ou navrées ». Soudain, apparut dans les airs un gros pourceau aux ailes immenses, qui jetait de la moutarde du ciel. Il s'agissait, en réalité, du premier fondateur de toute la race Andouillisque. En l'apercevant, les Andouilles abandonnèrent les armes et s'agenouillèrent en levant leurs mains jointes. Le combat cessa, la Reine des Andouilles comprenant qu'elle s'était mépris sur l'identité de Pantagruel. Afin de s'excuser, elle lui promit qu'elle et ses « successitres » lui obéiraient toujours en tout, ainsi qu'à ses successeurs et que chaque année, 78 000 Andouilles royales, destinées à être servies en entrée, lui seraient remises.


Dès le lendemain, six navires chargés d'Andouilles étaient envoyés à Gargantua, le père de Pantagruel. Hélas, durant le transport et faute de moutarde, remède à toutes les Andouilles mortes ou mourantes, elles périrent presque toutes en chemin. Elles furent enterrées dans un endroit que l'on baptisa, en leur hommage, Pavée d'Andouilles*. »


Lire la suite ICI link


Donc chaud devant je vous propose une Soupe d’oseille à l’andouille croustillante.


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C’est simple et rapide pour 4 : 10 mn de préparation et 25 mn de cuisson.


-         Un saladier de feuilles d’oseille

-         Une petite patate

-         ¼ de litre d’eau

-         ¼ de litre de lait

-         1 échalote ou 1 petit oignon frais

-         25 g de beurre

-         10cl de crème fleurette

-         Une douzaine de tranches de l’andouille de votre choix

-         Sel, poivre.

 

Préparation :


-         Epluchez votre petite patate et coupez-la en dés puis votre échalote ou votre petit oignon que vous émincez.


-         Dans une casserole à fond épais faites fondre le beurre puis faire blondir votre échalote ou votre oignon, ajoutez les dés de patate, l’oseille soit en l’état, soit tranchée, l’eau et le lait, salez.


-         Laissez cuire doucement 20 mn


-         Dans une poêle de Buyer faire rissoler vos  tranches d’andouille pour qu’elles soient croustillantes.


-         Mixez dans un Blender la soupe.


-         Servez votre soupe dans de belles assiettes.

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