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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 11:55
Le blog « pourri » de « l’odieux vieillard » à 10 ans et toutes ses dents pour croquer la vie que l’on vit

Elvire Popesco sur les formulaires officiels, à la case « née le… », écrivait «oui».

 

Je n’ai pas cette coquetterie ma page Face de Bouc affiche mon âge et une photo avec ma tronche de cake est surmontée de cheveux blancs.

 

Je chronique depuis 10 ans c’est mon hébergeur qui vient de me l’annoncer.

 

À l’origine bien solitaire puis petit à petit environné d’une nuée de petits nouveaux qui allaient tout bouffer mais doucement le soufflé s’est dégonflé, Face de Bouc est arrivé, et comme le Twette avec sa pertinence habituelle Fabrice Luchini (@LuchiniFan):

 

«Le drame de notre temps, c'est que la bêtise se soit mise à penser.»

Jean Cocteau

 

Y’en a une flopée à qui je ne confierais même pas la conduite de la mobylette que je n’ai pas alors qu’ils passent leur temps à vilipender les approximatifs conducteurs du char de l’État…

 

Le vieil homme indigne que je suis, rit et écrit au gré de ses envies, de ses amours et de ce qui fait la vie de tous les jours.

 

Merci au millier de lecteurs journaliers qui viennent butiner sur mon espace de liberté…

 

Je les embrasse.

 

Ça s’arrose ces dix années, toujours prêt à trinquer… à la nôtre... et à la bonne vôtre !

Le blog « pourri » de « l’odieux vieillard » à 10 ans et toutes ses dents pour croquer la vie que l’on vit
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 08:00
Mr et Mme Cocu, les sobriquets et rien d’autre… rien de rien…

Dans mon pays crotté, la Mothe-Achard, au temps où je trempais mes tartines dans mon Banania, vivait un couple très estimé : les Cocu, lui entrepreneur de maçonnerie, elle, madame Ginette, coiffeuse. Jamais au grand jamais, même les plus grossiers du pays, nul ne se serait risqué à se moquer de ce patronyme pourtant pas très aisé à porter. Et ils l’ont porté sans problème pendant longtemps jusqu’au jour où, le frère de Francis Cocu je crois, pour cause de professorat d’Université, souhaita en changer. Ils en changèrent par la procédure ordinaire, choisirent le patronyme de Dubreuil et ce fut inscrit au JO de la République. Jamais ils ne se sont offusqués que pendant encore un temps nous les appelions toujours Mr et Mme Cocu.

 

En revanche, toujours dans ce pays de paysans, fleurissaient à tout bout de champ, des sobriquets, des surnoms…

 

Le plus célèbre étant « Bite au dos »

 

Sobriquet : « surnom familier que l'on donne à une personne avec une intention moqueuse ou plaisante, faisant référence à des particularités physiques ou à des traits de caractère de cette personne, à son origine sociale ou géographique, à son métier, à une anecdote de sa vie ou encore formé sur un jeu de mots.

 

Le sobriquet peut être grotesque, peu flatteur, immérité ou mérité…

 

Napoléon « Son nom, que son accent corse lui faisait prononcer à peu près Napoilloné, lui valut des camarades le sobriquet de la paille au nez (Las Cases, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 79)…

 

Le Canard enchaîné, grand amateur de cet exercice, donnait du Président Pompe à Georges Pompidou…

 

Au temps  du Congrès de Rennes du PS il y eu : gueule de raie et méchant con pour qui vous savez...

 

Notre Président tant aimé les collectionne… flamby, capitaine pédalo

 

Moi-même j’ai affublé le Sarkozy de Saint-Émilion d’un surnom : Norbert Le Forestier.

 

Bref, il est une grande différence, entre se moquer d’un nom pas forcément simple à porter et d’affubler quelqu’un au nom bien ordinaire, même précédé d'une particule, d’un sobriquet, ironique ou non, justifié ou non, jouant sur son petit nom ou non.

 

Dans le premier cas c’est pure goujaterie, dans le second cas c’est le jeu de tout temps dans les médias satiriques mais pas sûr que notre homme soit très Charlie...

 

Ce distinguo est sans doute trop subtil pour celui que j’ai affublé de divers sobriquets en cour dans la petite cour des blogueurs ou autres journalistes du vin. Je n’en ai inventé aucun, je ne suis pas assez doué pour ce genre d’exercice. Ils m’ont tous été soufflés par des confrères qui, soit dit en passant, pourraient le confirmer. Mais le courage est fort mal porté dans notre société.

 

J’assume, et les sobriquets, et mes propos peu amènes vis-à-vis d’un personnage qui n’a pas pris de gants pour rouler dans la boue, avec des mots sales, Isabelle Saporta à propos de son livre et de son film. L’employé de la maison B&D ne doit donc pas s’étonner, monter sur ses petits chevaux, que je lui rende et que je lui rendrai coup pour coup lorsqu’il se permettra ses « fantaisies » de cour de récré.

 

Je ne vais pas me gêner… Je persisterai et je signerai.

 

Quand à mon âge « Vieillir, c’est le seul moyen qu’on ait trouvé pour vivre longtemps. » disait Sainte-Beuve et c’est tout le mal que je souhaite à ce plumitif arrogant en vertu de l’appellation d’odieux vieillard qu’il me colle et que j’assume sans problème puisque je me qualifie moi-même de « vieil homme indigne. »

 

Je fais du vélo, lui du scooter... et ma photo est à jour... les rides de l'esprit sont bien plus profondes que celles du visage et elles n'ont rien à voir avec l'âge.

 

Voilà c’est écrit sur mon « blog pourri » qui lui n’est pas assis sur les 5 millions d'euros de CA du groupe B&D qui est une petite entreprise qui ne connaît pas la crise « avec une activité Média-presse qui représente 40%, une activité événementielle (Grand Tasting, Winelab, salons à Hong Kong et Shanghai) qui pèse 40%. Les 20% restant proviennent de notre travail de prescripteur auprès des distributeurs. »

 

Mais tout de même permettez-moi de m’étonner : pourquoi diable la maison B&D continue-t-elle à m’inviter à ses pinces-fesses professionnels ?

 

C'est la vie, juste un peu de bruit dans les branches de sassafras, bien faire et laisser dire... et comme le disait Le Tigre Clémenceau qu'aime tant notre Manuel de Matignon « Le Maréchal Lyautey ? Voilà un homme admirable, courageux, qui a toujours eu des couilles au cul même quand ce n'était pas les siennes ! »

 

La prose du « Bon Vivant »

 

« Le plus violent, comme toujours, c’est l’innommable Papy Zinzin qui, sur son blog pourri, m’insulte gravement parce que j’ai esquissé l’ombre d’un jeu de mots sur le patronyme dudit vigneron. Il s’appelle Pire.

Je conseille à l’odieux vieillard de relire ses logorrhées et se souvenir enfin, avant de l’ouvrir, de ce qu’il fait depuis des mois, sinon des années, de mon patronyme à moi. Et si ce monsieur Pire a, comme moi, traversé des années de cour de récré, il est largement vacciné contre ce genre d’humour, comme moi. Rien de grave, en somme.»

 

PS. Je sais que ce n'est pas bien mais une gorge profonde me sussure depuis plusieurs jours à l'oreille un sobriquet collectif dont on a affublé une petite entreprise dont je tairais le nom : Félix&Popotin, vraiment les gens sont méchants...

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 06:00
Edizione del 26 maggio 2015 d'Il Manifesto

Edizione del 26 maggio 2015 d'Il Manifesto

Ce lundi de Pentecôte, sous un soleil incertain et un petit vent virevoltant, les trottoirs de Paris grouillaient de monde, les terrasses étaient bondées, les magasins regorgeaient d’acheteurs, consommation, consommation…

 

Je file sans vraiment les voir. J’accoste. Razzia à l’Écume des pages, une brassée de livres et je repars pour une consommation immédiate loin de tout ou presque…

 

Je me plonge dans « La mer couleur de vin » (nouvelles écrites entre 1959 et 1972)

La Sicile de Léonardo Sciascia avec sa mer couleur de vin… et Thierry Desseauve jette les idées reçues très parisiennes sur le carreau du Temple
La Sicile de Léonardo Sciascia avec sa mer couleur de vin… et Thierry Desseauve jette les idées reçues très parisiennes sur le carreau du Temple

« Pourquoi ai-je recueilli et publié ces récits ?

 

Parce qu'il me semble avoir ainsi composé une somme, un condensé de mon activité jusqu'à maintenant, et il apparaît (je ne peux cacher que j'en suis, d'une certaine façon, satisfait, dans le cadre de ma plus générale et constante insatisfaction) que, pendant toutes ces années, j'ai poursuivi ma route sans regarder ni à droite ni à gauche (c'est-à-dire regardant et à droite et à gauche), sans incertitudes, sans doutes, sans crises (c'est-à-dire avec beaucoup d'incertitudes, avec beaucoup de doutes, avec des crises profondes), et que, entre le premier et le dernier de ces récits, il se dessine une certaine ligne circulaire qui n'est pas celle du chien qui se mord la queue. » -

Léonardo Sciascia

 

« Un grand écrivain italien du XXe siècle. Maître de culture et de langage, intelligence supérieure, citoyen « engagé », mais jamais dans un parti ou un parti pris, toujours dans l'exigence de vérité, député pendant 5 ans, témoin et acteur de l'histoire dans un pays lacéré par tant d'impostures des pouvoirs établis : l'église, les partis clientélistes, la mafia et les intérêts privés. Un grand penseur. D'une totale singularité, toujours actuelle, anticonformiste, hérétique, incommode. Dans la grande tradition classique européenne. Parmi les grands auteurs que sa Sicile natale a donné. Il en a fait un observatoire du monde.

 

Que diriez-vous sur lui pour donner envie de le lire ?

 

« C’est un auteur qui surprend constamment. Narrateur et essayiste en prise avec l’histoire, avec la vie, son écriture est à la foi digressive et ciblée. L’alternance et le mélange des genres étaient revendiqués. Il refusait tout enfermement et il renouvelait les thèmes qu’il approchait : récit historique, chronique et réflexions partant de faits divers, roman policier, fiction. Il aide à comprendre le monde qui a été et ses évolutions déroutantes. Il souligne l’impensé de ces évolutions et les diverses impasses d’une modernité qu’aucune rationalité ne semble plus orienter. Moraliste au sens classique. Maître d’ironie. Il ne se hausse jamais du col. Constant et tenace. Il parlait bas, mais sa voix portait loin. Par quel mystère ? La magie de l’écriture et de la pensée maitrisée et mise en mots dans la joie du travail accompli. Au cœur de l’aventure humaine. »

 

Extrait de Joseph Donato, dans les pas de Leonardo Sciascia : « Joseph Donato nous offre une traduction forte de Leonardo Sciascia, La difficulté d’être sicilien, de Matteo Collura (L’Écarlate, octobre 2012). 

 

De retour à la maison je fais un grand ménage dans mes « amis » de Face de Bouc, j'en virais à la pelle et j’inscrivais Il parlait bas, mais sa voix portait loin…

 

Un sentiment d’urgence : plus le temps de perdre mon temps avec une flopée de crétins…

 

Ça m’a fait un bien fou.

 

L’examen

 

- En réalité, plus les gens partent, plus le pays devient pauvre.

 

- Cela n’est pas possible, dit le chauffeur qui appliquait à l’économie la simple arithmétique.

 

- Ce n’est pas comme quand on est assis à beaucoup sur un banc, serrés, pressés les uns contre les autres, et que quelqu’un se lève ; alors, les autres respirent et s’installent plus à l’aise… Chez nous, personne n’est assis : et si quelqu’un s’en va, les autres ne s’en aperçoivent même pas ; ou il s’aperçoivent que le pays se vide »

 

La mer couleur de vin

 

«On ne peut avoir foi dans la technique sans avoir foi dans la vie : on ne peut aller se mettre sur orbite autour de la Terre que pour cette raison qu’il y a des enfants de quatre ans, des enfants qui naissent et des enfants qui naîtront (…)

 

L’important est de voir que les enfants ne sont pas un problème. Une société qui les voit comme un problème se détache d’eux, provoquent une solution de continuité… »

 

« Les études classiques ! À propos de tout, il faut que nous nous référions à la Grèce.» « Mais si, c’est un fait : en Suisse, on voit en chaque enfant le Suisse qu’il deviendra ; en Grèce, l’individu, l’homme… Et aussi en Sicile, j’imagine : ces deux enfants… » « Ce sont des endroits où il n’y a pas d’éducation : il n’y a pas de règles, de techniques, d’habitudes d’éducation ; il y a les sentiments affectifs : et les Grecs, les Siciliens croient qu’il n’y a pas de problèmes dans la vie que l’affectivité ne puisse résoudre. » « Ils résolvent ainsi même la mort », pensa-t-il… »

 

« La mer couleur de vin : où ai-je entendu cela ? se demandait l’ingénieur. La mer n’est pas couleur de vin, le professeur a raison. Peut-être aux premiers moments de l’aurore ou au crépuscule ; mais pas à cette heure-ci. Et pourtant, cet enfant a saisi quelque chose de juste : peut-être l’effet que produit, comme le vin, une mer telle que celle-ci. Elle n’enivre pas : elle s’empare de la pensée, elle éveille l’antique sagesse. »

 

Et quelles sont-elles ces idées reçues Thierry Desseauve ?

 

« Il y a quelques grandes tendances à Paris: les vins natures dans les bistrots, et les vins de bordeaux sont considérés comme un monde de gros bourgeois avec des bouteilles chères! L'idée du Winelab est de montrer qu'il y a une autre réalité. Nous faisons cela avec curiosité et sans a priori. Nous avons l'impression que les professionnels ont des idées reçues plus fortes que le grand public. »

 

La suite ICI 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:00
Avec l’arrogance des méprisants sommes-nous en train d’oublier que le vin est d’abord une boisson !

Un ami vigneron m’écrit « Révélateur le torchon sur Guillaume Pire ! D’une bêtise sans nom, et dans le propos sur la personne et dans le contenu de la critique : quelle est la place du cidre dans l’imaginaire de ce monsieur ? Un truc pour gueux ? D’une insulte, il s’exhibe deux fois, et ce n’est pas beau à voir. »

 

Certains dégustateurs patentés et/ou autoproclamés, juchés sur leur art qui n’en est pas un, au fur et à mesure que leur influence s’effrite sous les coups de boutoir des « libertins » du vin qui se contrefichent de leurs notules pour choisir ce qui est bon pour eux, laissent percer, sous leur vernis de maîtres à « penser », tout le mépris qu’ils ont pour ces vignerons qui suivent d’autres chemins que ceux bien balisés.

 

Dérapage contrôlé ou incontrôlé, peu importe, ce qui compte c’est leur goût immodéré pour ce que nous aurions appelé dans les années 60 : l’impérialisme de leur manière de faire. Imposer la norme, calcifier le dogme, excommunier les déviants, et pire encore afficher avec morgue leur soi-disant supériorité.

 

Que des dégustateurs se réunissent en des forums, libre à eux, je n’en suis pas même si, lorsque je m’aventure sur leurs lignes, je ne puis m’empêcher de penser que c’est l’art d’ériger des propos de café du commerce en vérité avec ce qu’il faut de méchanceté : « j’écris donc je pense donc je suis ». Si ça les amuse et comble des vides dans leur vie, bien faire et laisser dire.

 

Reste, comme l’aurait mieux dit que moi le Général, le quarteron des faiseurs de guides qui, pour amorcer la pompe de leurs beaux salons où les grands amateurs se pressent, sont obligés d’aller à la pêche aux cochons de payants.

 

Alors, tout est bon pour se faire remarquer même le pire c’est le cas de le dire…

 

Quand vont-ils comprendre qu’après leur échec cuisant face à la déferlante Parker nous sommes en train de changer d’ère, que le temps des pontifiants est derrière nous et qu’il faut renouveler le genre en commençant par s’écouter et s’entendre ?

 

Mare des « bonne dégustation » lancées à la volée dans nos mangeoires et nos abreuvoirs !

 

Nous mangeons, nous buvons, nous apprécions ou non sans avoir besoin de béquilles pour appuyer nos choix…

 

Mon propos n’est en rien une condamnation du métier de critique mais une simple exhortation à un peu plus modestie et de politesse de leur part. Ce n'est tout de même pas trop leur demander.

 

Comme le disait, avec sa cruelle ironie, Sacha Guitry « Les critiques de théâtre sont comme les eunuques : ils savent parfaitement comment ça se fait, mais ils sont incapables de le faire. »

 

Alors, de grâce, si tout un chacun a le droit d’aimer ou de ne pas aimer, un vin, un cidre ou une bière, épargnez-nous, chers éminents critiques, vos saillies, vos oukases, vos hauteurs de vue qui se situent au-dessous de la ceinture et gardez-les pour vous et vos petites cours.

 

Les réseaux sociaux ne sont pas les bassins déversoirs de vos détritus… Allez Twitter ailleurs. Vos relents d’après boire ne présentent aucun intérêt.

 

Par avance : merci !

 

Pour finir ce billet d’humeur, permettez à l’ancien Président des cidres et des Calvados réunis élu alors qu’il n’avait jamais ni produit de pommes, ni élaboré de cidre ou du calvados, de conseiller à l’ignare de la maison B&D de lui conseiller de lire le Traité du vin et du sidre (De vino et pomaco) de Julien Le Paulmier de Grantemesnil, né en 1520, à Agneaux, près de Saint-Lô et mort en décembre 1588 à Caen, est un médecin français. Traduit en français par Jacques de Cahaignes. Réimprimé avec une introduction par Émile Travers. Rouen et Caen, H. Lestringant et P. Massif, 1896

 

Ça comblera son immense et insondable inculture.

 

« Persuadé, dit E. Haag, qu’« il était guéri par l’usage du cidre de palpitations du cœur qui lui étaient restées à la suite des journées de la Saint-Barthélemy où il avait vu périr plusieurs de ses amis et où il avait couru lui-même de grands dangers, il écrivit un traité sur le cidre pour préconiser cette boisson, que selon lui, on devait préférer au vin

 

Après diverses considérations historiques et médicales, il s’attarde dans ce traité sur les différents vins de l’époque en donnant leurs vertus : les vins de l’Île-de-France, vins de Château-Thierry, vins d’Orléans, vins de Bordeaux, vins de Montmartre et vins d’Argenteuil, vins de Bourgogne et vins d’Anjou. »

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:20
Goujat !

« Étonnant ch'nin sur le fromage. Toutes les qualités d'un mauvais cidre. Le mec s'appelle Pire. Oui. »

 

Ce qui est encore plus étonnant c’est que sur Twitter un pauvre mec bien connu puisse railler un vigneron, ou quiconque, sur son nom.

 

Quand s’attaquera-t-il par exemple au chef Alexandre Couillon du restaurant La Marine à Noirmoutier ?

 

Trop risqué, l’homme frappe bas, comme tout bon mercenaire, au-dessous de la ceinture, de préférence les gens d’en-bas.

 

Dans le cas précis c’est à Adrien et Guillaume Pire  du Château de fosse-sèche qu’il s’attaque

 

Guillaume est vraiment touché: il vient de perdre son père, agronome passionné en Afrique, et je crois qu’il a été encore plus meurtri par l’attaque sur le nom de son père, que sur son vin.

 

Pourquoi une telle violence, un tel mépris pour quelques gorgées de vin ?

 

Un seul qualificatif pour le petit récidiviste : Goujat !

 

Au fig. Homme grossier dont les propos ou les manières sont volontairement ou involontairement offensantes.

 

« Ils savaient que j'étais là et ils sont repartis comme ça? Quels goujats! (Queneau, Enf. du limon, 1938, p. 75).

 

« Vraiment? Eh bien, moi, je vous tiens pour un mufle et un goujat! » (Aymé, Clérambard, 1950, II, 6, p. 107).

 

Ce petite bonhomme n’est même pas capable de présenter des excuses à Guillaume Pire, qu’il ne connait pas dit-il, c’est au-dessus de ses capacités.

 

Comme me l’écrit un ami à son propos « l'indifférence est la meilleure stratégie à mon avis. Il peut faire ses phrases, cracher tout ce qu'il veut, ça ne va pas plus loin que le bout de ses mocassins ; et le vent lui remet tout dans la figure aussitôt. »

 

Le bon vivant est une personne qui a du savoir-vivre : attention aux contre-façons!

 

Mon soutien et mes amitiés à Guillaume Pire...

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 06:00
Out of Lucia Ceracchi tout le charme sulfureux du domaine Piana Dei Castelli à Velletri...
Out of Lucia Ceracchi tout le charme sulfureux du domaine Piana Dei Castelli à Velletri...

Comme je suis un bon petit camarade je ne citerai pas les noms de tous ceux qui se pressaient devant la table de Lucia Ceracchi, à l’étage de la Bellevilloise, lors du salon des vins nu du bel Antonin…

 

Lucia fait  du cinéma, l'actrice (Tournage (en Italie) Mai 2015: DIABOLIKA de Francesco Maria Dominedò, rôle principal) , et c'est Matteo son frère qui fait le vin...

 

De leurs yeux s’échappaient des lucioles et, tout en agitant élégamment leur verre, ils buvaient ses paroles, s’attardaient, s’épandaient en compliments pour les vins du domaine Piana Dei Castelli à Velletri dans le Latium bien évidemment.

 

Rome !

 

Le 22 juin 2011,

 

« Chez RAP, c’était en fin de journée, je venais de prendre une vraie saucée sur mon vélo, pluie joyeuse et bénéfique, lorsque j’entrais un peu dégoulinant, le premier sourire que j’ai capté c’est celui de Lucia Ceracchi. Sans tomber dans les clichés faciles, l’image des escapades sur la Vespa, petite guêpe agile, d’Audrey Hepburn et de Gregory Peck dans Vacances Romaines (1953) puis de Nanni Moretti dans Journal Intime (1993) me venait à l’esprit. J’étais en terres italiennes pour découvrir les vins de Matteo Ceracchi, jeune vigneron passionné, du domaine Piana Dei Castelli, à Velletri au sud-est de Rome, dans le Latium, dans un terroir volcanique. »

 

Piana Dei Castelli : pour l’amour du beau vin by Matteo&Lucia Ceracchi  

Lucia et Matteo Ceracchi

Lucia et Matteo Ceracchi

Un an après, en mai 2012 j’écrivais La collection cousue main des vins de Lucia et de Matteo Ceracchi : un style !

 

« Concevoir une allure, c’est composer un style… L’élégance, la vraie, est imperceptible, intangible. C’est un je ne sais quoi, une alchimie, le mystère d’une griffe, l’expression d’un supplément d’âme, une composition au sens musical : harmonie ou rupture, une pure apparence me direz-vous… Pas si sûr, sous les pavés la plage proclamions-nous en un mois de mai débridé et débraillé : et pourtant Dany le Rouge avait de l’allure, un style. Un rien l’habille disait d’une de ses jeunes clientes ma couturière de mère. Simplicité, liberté, superbe, rébellion, le style est l’expression de sa singularité. J’y suis sensible, mais bien plus que l’élégance physique c’est l’élégance morale qui me séduit.

 

Dire d’un vin qu’il a un style, sans le qualifier, relève d’une certaine forme de facilité. En revanche, reconnaître à la collection de vins d’un vigneron un style, en le caractérisant, c’est tenter de faire entrer l’amateur dans l’univers d’un créateur. Créer, au sens de ce que fait la main de l’homme, ce n’est pas simplement reproduire des gestes mais, sans forcément bousculer la tradition, opérer des métamorphoses, y faire entrer une part de son imaginaire, de sa culture. Chercher, observer, douter, aller au plus près de l’expression de sa terre, du ciel et de la lumière, accompagner, être attentionné, rechercher l’authenticité bien plus qu’une geste gratuite et forcément éphémère. »

 

Oui jeunes gens, dont je tairais toujours les noms, depuis longtemps vous auriez dû vous rallier à mon panache blanc !

 

Moi j’ai craqué pour OUT le voici dans les mains de Lucia.

 

Les vins du domaine Piana Dei Castelli sont disponibles chez Alessandra Pierini à RAP et chez l'alternatif caviste of Aveyron Philippe Cuq au Lieu du Vin.

erratum OUT titre 15° et non 17°
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 06:00
Supplique aux faiseurs de courrier anonyme : servez-moi un cordial bien tassé mais de grâce épargnez-moi vos cordialités !

Merci à l’ami PAX qui aime tant le petit Todd de m’avoir mis la puce à l’oreille… « Les formules de politesse : Il n'y en a plus qu'une, la plus conne et la plus dénaturée - "Cordialement" ! - Ou est la place du coeur là-dedans ? Quand une lettre de refus catégorique, pleine de morgue et puant le mépris, se termine ainsi (cf. vos courriers reçus des bankster et autres assureurs) »

 

Réflexion faites, mon petit coup de sang, sans doute inapproprié dans la forme comme l’aurait concédé Bill Clinton ou DSK, à propos de la peu amène communicante de Gérard Bertrand, était justifié.

 

En effet, ce qui me frappe c’est que, là comme ailleurs, dans la correspondance électronique tout est expédié vite fait, plutôt mal fait, sans la moindre parcelle de cordialité.

 

Après t’avoir abordé d’un sec Monsieur impersonnel, on te tricote un texte tout à la gloire du client – normal, c’est lui qui paye – puis pour finir on te balance un cordialement aussi creux qu’un verre vide de sens.

 

Mais mon « bon » monsieur nous n’avons pas de temps à perdre avec vous car vous n’êtes qu’un parmi d’autres dans notre fichier contacts. Estimez-vous heureux d’y être et épargnez-nous votre bla-bla-bla.

 

Je suis tout prêt à en convenir, même si du côté bla-bla-bla vous ne nous épargnez guère le vôtre qui n’est pas toujours de la meilleure eau, mais sans être imbus de ma personne, j’aime bien qu’on m’aborde par un franc bonjour Jacques Berthomeau, avec ou sans cher, même si c’est le logiciel qui le dit.

 

Ça brise la glace comme on dit et surtout c’est pour moi l’expression de la plus élémentaire considération, un zeste ou un reste de politesse, et même si je suis vieux jeu – je vieillis mal selon le Gérard – j’y tiens.

 

Le ridicule, qui ne tue jamais c’est bien connu, se situe aussi chez ceux qui vous invitent à partager le pain et le sel, et le vin de leur client, en pondant un courrier genre prospectus pour la GD…

 

Et, quand ça commence mal ça finit généralement tout aussi mal et le cordialement que l’on vous jette, faute de mieux, en est la meilleure preuve. J’avoue que l’apposition d’aucune formule de politesse au bas du message, de l’invitation, vaudrait mieux que cette cordialité galvaudée.

 

C’est affligeant et par bonheur certaines agences de presse, à l’ancienne, établissent des rapports humains avec la petite gente qui fait, ou fait croire, qu’elle fait l’opinion du vin.

 

Je vous propose de lire une lettre adressée au journaliste Kermit Lynch, par Madame de Lacaussade propriétaire du château de l'Hospital, dans les années 1980 publiée dans son livre « Mes aventures sur les routes du vin »

 

Cher Monsieur,

 

Merci de votre lettre. Entendu pour le départ de cartons début octobre. Je suis tout à fait désolée de vous avoir ainsi contrarié au sujet du prix du vin. Je vous avais fait un prix amical pour le 1979, et ne pensais pas que cela deviendrait une habitude !

 

Si j'ai le plaisir de vous revoir, je vous montrerai les factures de mes fournisseurs et de la main-d’œuvre pour le chai !

 

Je ne compte pas mon temps, et vous n'ignorez pas que les expéditions pour les USA sont plus longues à préparer, le paiement plus lent aussi.

 

Mes clients européens n'ont fait aucune difficulté concernant l'augmentation.


Le 1979 était à trente francs ; il ne me reste que vingt-quatre bouteilles et autant de magnums, que je voudrais garder. Il me semble tout à fait normal d'augmenter de trois francs mon prix de vente.

 

Le 1980 est peut-être médiocre chez les autres, mais pas ici.

 

J'ai augmenté mon prix lors d'une réunion du CIVB après avis autorisé.

 

N'oubliez pas que mon vignoble bien modeste, bien petit, est un cru exceptionnel rattaché aux Graves de Léognan. Sur ce territoire, il est impossible de trouver un prix approchant ; certains crus y jouent la politique du rendement et leur qualité ne vaut pas...la mienne.

 

Comme je ne veux pas ruiner un homme aussi aimable et aussi amoureux du vin que vous, je veux bien vous consentir une nouvelle fois le prix amical de trente francs au lieu de trente-trois francs pour le millésime 1980, en échange de quoi vous voudrez bien me régler plus rapidement.


Recevez, cher Monsieur, mon souvenir le meilleur.



Mme de Lacaussade

 

Et ce n’était qu’une lettre commerciale.

 

Bien évidemment je ne demande pas le même traitement tout en soulignant que je ne suis pas un journaliste mais un simple chroniqueur qui ne demande rien, n’exige rien, sauf qu’on arrête de lui balancer des courriels génériques dont il n’a que faire.

 

Est-ce trop demander ?

 

Non, je n’ai jamais varié d’un iota sur ce sujet.

 

Aux riches heures des blogueurs, le soufflé s’est depuis bien dégonflé, j’ai eu droit comme tous les blogueurs au grand jeu de la séduction. Ça ne m’a fait ni chaud, ni froid alors maintenant que tout est rentré dans l’ordre car les blogueurs sont assimilés, ils font partis du troupeau qui est invité à la gamelle et qui doit dire merci pour ce moment, j’ai le droit d’exiger que l’on cesse de me harceler.

 

En effet, après avoir exploré l’écosystème du petit monde du vin parisien, pour voir comme on dit au poker, j’ai décidé de me retirer du jeu pour vivre ma vie de chroniqueur au fil de mes seuls choix et au rythme de mon porte-monnaie.

 

Ce retrait n’a rien de hautain, je garde de solides amitiés avec ceux qui font le métier, y compris beaucoup d’attaché(e)s de presse, pas vrai Annie, même la Bernadette, mais comme je l’ai dit et répété à celles et ceux qui m’invitaient : ne me donnez pas à manger mais donnez-moi des idées…

 

Que je sois devenu un vieil homme indigne je l’ai déjà confessé ICI

 

« L’amitié libre, y’en a qui ne comprennent pas, ça les dépasse, bien faire et laisser dire, oui je suis un vieux monsieur indigne et j’aime ça. »

 

« Prenons garde à ce que la vieillesse ne nous attache pas plus de rides à l’esprit qu’au visage » Michel Eyquem de Montaigne.

 

J’en reste là tout en soulignant que dans mon libelle à madame Pain je n’ai pas écrit un mot de travers à l’égard de Gérard Bertrand ce qui ne l’a pas empêché de me gratifier d’une commisération assez peu élégante.

 

Mais, comme j’ai l’esprit mal tourné je ne peux m’empêcher de vous gratifier d’une fin de chronique sur le cordial qui était à l’origine une potion stimulant le fonctionnement du cœur, un fortifiant, un réconfortant, un remontant, un tonique.

 

Puis par extension la désignation d’une boisson alcoolisée « ... l'eau-de-vie. Beau terme, qui indique le réveil que ces gouttes de feu suscitent en l'être réjoui. Car la vraie, la pure eau-de-vie n'est pas un poison, mais un stimulant et un cordial. » Joseph de Pesquidoux, Chez nous, 1921.

 

Enfin, cordial et cordialement s'associe parfois à des termes péjoratifs, ou du moins exprimant un sentiment négatif (haine, ennui, etc.), mais sans changer de sens et s'employer par antiphrase, comme l'affirment de nombreux dictionnaires.

 

« Risée des gens au pouvoir, dont l'infortuné brigue l'amitié bien qu'ils ne lui dispensent, à son insu, qu'un cordial mépris » (Bernanos, Imposture, 1927, p. 389).

 

Je n’irai pas jusque-là bien que parfois ça me démange….

Supplique aux faiseurs de courrier anonyme : servez-moi un cordial bien tassé mais de grâce épargnez-moi vos cordialités !
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 06:00
Xavier Denamur le limonadier déchaîné contre la malbouffe se met enfin à table : même Piketty en reste coi, c’est dire…

Dans son juste combat contre la malbouffe Xavier Denamur, sur Face de Bouc, comme le disait Sophie Daumier à Guy Bedos, je le trouvais un chouïa collant, plutôt grande gueule et je me disais que ce limonadier vitupérant pataugeait lui aussi dans le même marigot que les réchauffeurs de poche. Bref, je zappais souvent.

 

Y’a quelque temps, un soir, je suis allé, pour une dédicace du bouquin d’Isabelle Saporta, dans l’un de ses bouclards (en argot magasin, à l’origine librairie). Xavier Denamur est proprio de 5 Bistros à Paris dans le quartier du Marais, et je dois avouer que le matamore, en chair et en os, était plutôt sympa et dégageait une réelle empathie. La tortore était bonne, l’offre vineuse assez tradi de chez tradi mais bon à tout pécheur miséricorde, la cote du Denamur remontât chez moi d’un bond.

 

Enfin, lors du pince-fesses du bel Antonin à la Bellevilloise, ce truc qui donne de l’urticaire aux vieux buveurs blanchis sous le harnois des critiques arthritiques, le sieur Denamur était présent pour booster les ventes de son brulot : « Et si on se mettait enfin à table » publié chez Calmann-Lévy 17,50€.

 

Vu l’immensité de ma surface médiatique, qui fait blêmir le Choron du pauvre et le passeur de plats de B&D, Xavier – je lui donne du prénom pour bien souligner que mon papier va lui servir la soupe – m’a fait un service de presse et une dédicace mûrement réfléchie.

 

J’ai lu son livre, dimanche après-midi, vautré sur le divan du Lapin Blanc en tortorant le brunch de Claire.

 

C’est bien écrit, vif, argumenté et vitriolé.

 

C’est intelligemment écrit.

 

C’est une confession sans concession.

 

Le Xavier ne ménage personne, lui en tête.

 

La 4e de couverture ne ment pas « En rupture avec tant de restaurateurs grincheux, qui râlent contre les impôts et les charges, dénigrent les fournisseurs et arnaquent les clients, Xavier Denamur brise la langue de zinc.

 

Il raconte son quotidien, en cuisine et en salle, les marges, les embauches et les prud’hommes, ne cachant rien des dessous-de-table et des méthodes peu ragoûtantes du milieu de la restauration. Il dit comment, en faisant le choix du « vrai fait maison » pour le plaisir de ses clients et en acceptant de bien payer et de déclarer ses équipes, il a pu donner une âme à sa petite entreprise. Tout le contraire du modèle dominant « low cost », imposé par les cupides de l’agroalimentaire surgelé qui ont piégé la restauration indépendante et saccagent la planète. »

 

JP Géné du Monde aime, pas trop fort tout de même : « Xavier Denamur possède les qualités indispensables à un auteur : il aime parler de lui et encore plus se faire remarquer. Il y a chez cet homme – incontestablement – matière à bel ouvrage, à commencer par celui qu’il a construit au cœur du Marais à Paris : Les Philosophes, La Chaise au plafond, La Belle Hortense, Le Petit Fer à cheval et L’Etoile manquante, une principauté bistrotière proposant des plats de bonne facture où l’on parle couramment anglais, enclavée dans le 4e arrondissement. » 

 

Moi qui suis coquet et un peu chochotte je déclare, sans restriction ni dessous de table, que le livre Xavier Denamur est d’utilité publique. Ce mec est un citoyen-consommateur qui participe avec pertinence et efficacité à ce que j’appelle la stratégie du petit caillou dans la chaussure.

 

À mon humble avis de Commandeur le limonadier déchaîné mérite, s’il ne l’a déjà, le poireau, c’est-à-dire les insignes verts de chevalier du Mérite Agricole.

 

Dossier à suivre.

 

Qui m’aime me suive : donc lisez !

 

Quelques citations

 

« Tout ce que je sers dans mes restaurants est à mon image. Les œufs brouillés du brunch me ressemblent – ils sont bio, produits par Damien, un super mec ! Le mojito, after hours, me ressemble – menthe fraîche, citron jaune pressé, sucre, rhum Havana Club bianco, glace pilée suivant la recette apprise à Cuba ! Sans avoir goûté mon confit de canard, on ne peut me comprendre. Je suis une quiche, mais pas n’importe laquelle, avec une pâte brisée abaissée chaque matin et, dans l’appareil, des œufs bio, du lait frais entier et du lard paysan produit par Thierry Schweitzer, bref la quiche lorraine que quarante clients commandent quotidiennement, sept jours sur sept, trois cent soixante-cinq jours par an. Comme dirait l’autre : ceci est mon corps, ceci est mon sang. Je n’ai rien inventé ! C’est sans doute parce que je sers à chacun un petit peu de moi-même que je n’admets pas que l’on puisse tromper son monde, lorsqu’on m’invite à passer à table ! ».

 

« D’après moi, quitte à prendre encore plus des cailloux sur mon pauvre crâne, le sens du bien public ne se découpe pas en tranches de saucisson. La morale, c’est tout le monde et tout le temps, ou bien c’est la Grèce, la misère au soleil, comme le chante Aznavour, c’est magnifique, mais je préfère le système de protection sociale français, l’école républicaine avec tous ses défauts, les services publics, tout ça. D’après moi, le droit protège les faibles et tous les systèmes soi-disant « col » ne profitent qu’aux plus forts.

 

J’ai longtemps cherché l’origine des trous dans la raquette. J’ai fini par comprendre qu’il n’y avait pas de hasard : si le pays de Colbert et de Turgot conçoit ses bars, ses cafés, ses boîtes de nuit, ses restaurants étoilés ainsi que ses bouis-bouis comme des zones de non-droit, c’est que la France n’a jamais vraiment tourné la page des privilèges de l’Ancien Régime. À l’instar des notaires ou des huissiers, des ambulanciers, des taxis ou des coiffeurs, les professionnels de la restauration sont traités comme des professions règlementées. La justice pour tous, les faveurs pour mes amis… »

 

Pour clore ma guirlande de couplets de louanges je ne peux m’empêcher de semer un peu de mon grain sel dans la bouffe maison du père Xavier.

 

Cher Xavier,

 

Dans le passé je suis allé manger, avec une fiancée, Au Petit Fer à cheval l’une de tes crèmeries, je n’ai plus de souvenirs de la bouffe, n’en conclut pas pour autant que celle-ci n’était pas à la hauteur et que si je n’y suis pas retourné c’est que je n’étais pas satisfait. Tout simplement je ne suis pas un habitué du quartier.

 

J’ai encensé ton bouquin car je l’ai lu alors il ne reste plus qu’à aller tester la bouffe chez toi, en me glissant dans la peau grise et terne d’un inspecteur du guide rouge. Donc un de ces 4 je vais aller m’envoyer incognito le plat du jour fait maison dans l’une de tes maisons.

 

En passant, une petite pique, cher Zorro du Marais, tu ne portes pas, semble-t-il Bruno Verjus et sa Table, dans son cœur (rires) : y es-tu allé ? Si ce n’est pas le cas je t’y invite tu pourras ainsi t'inspirer de sa belle carte de vins nature en pratiquant des prix plus doux.

 

Pour le reste chapeau pour la transparence cher camarade Xavier lorsque tu alignes des chiffres que tout bon Français répugne à révéler : tu payes 591 000 euros d’impôts sur le revenu et 26 000 euros d’impôt sur la fortune. Chez toi un plongeur gagne 1500 euros en salaire net, un commis 1800, un serveur 2000 et 3500 en fonction de l’ancienneté, sans compter le pourboire non imposable, un chef de partie 1900, un second 2500 et le chef 4500.

 

Xavier Denamur met la restauration à table

 

Entrée en vigueur du label "Fait maison" : "Il faut aller plus loin", pour Xavier Denamur 

 

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 06:00
Pourquoi tant de haine face à ces naturistes poilus qui puent vrais morpions, vrais casse-couilles, « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font… » ?
Pourquoi tant de haine face à ces naturistes poilus qui puent vrais morpions, vrais casse-couilles, « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font… » ?

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23:34) c’est du Jésus pur jus délivré immédiatement après sa crucifixion : il demande ce pardon pour ceux qui ont participé à sa condamnation et exécution.

 

C’est mon côté enfant de chœur qui a manié le latin de cuisine et les saintes écritures qui remonte à la surface.

 

J’adore les mots verts, les mots crus, mais j’avoue que dans la bouche de certains, ou sous leur plume, leur fumet prend comme l’odeur qu’ils attribuent aux vins nus.

 

Qu’Antonin le Vindicateur ne soit pas un enfant de chœur je suis le premier à le reconnaître, que sa manière de mener le combat ne corresponde pas à la mienne c’est une bonne chose, mais nul ne peut contester l’authenticité de ses convictions.

 

Sa part de voix, son niveau de bruit, très au-dessus de son poids dans le business, énerve la petite gente médiatique du vin sur le déclin, celle qui glisse vers l'oubli, se désespère de ne plus être sur le devant de la petite scène. C’est la vie, ses joies, ses peines, la roue tourne on ne peut pas être et avoir été.

 

Pourquoi ce matin tout ce baratin ?

 

Tout bêtement parce que le 10 mai, jour anniversaire du moment où la France passait de « l’ombre à la lumière » dixit Jack Lang Michel Smith qui s’ennuyait ferme dans son Perpignan publiait sur sa page Face de Bouc un billet sur Le Manifeste pour le vin naturel d’Antonin Iommi-Amunategui.

 

Même si ça vous surprend je n’ai pas lu Le Manifeste pour le vin naturel d’Antonin Iommi-Amunategui.

 

Michel Smith non plus mais il a suffit qu’il publiât sur Face de Bouc ce qui suit pour que le Choron du pauvre, qui se prend pour le trou du cul du monde du vin, se déchaînât vu qu’il n’a rien d’autre à branler dans sa vie.

 

Pour ceux qui aiment la bouillie pour les chats c’est ICI sur Face de Bouc 

 

« Attention, la "contre-culture" du vin est en marche ! Antonin Iommi-Amunategui sort son petit livre rouge !

 

"En marge de l'industrie du vin et de ses millions de litres insincères, le vin naturel nous offre en fait un modèle de société inédit, joyeux et transparent, à décliner immédiatement... Ce vin exemplaire, délicieux et philosophal - mais qui n'a aucune reconnaissance officielle à ce jour - méritait donc son manifeste.

 

Le vin naturel est à l'évidence l'émanation d'une contre-culture dans l'agriculture - une "contre-agriculture" qui s'impose dans le paysage sans autre violence qu'un ou deux cadavres de bouteilles. Et ces gentils missiles sol-verre, qui grignotent du terrain an après an, font désormais parler d'eux bien au-delà des habituels cercles de trinqueurs. Mais selon nous, leurs défenseurs, leurs prescripteurs, ces vins figurent (surtout) un modèle, à reproduire partout : dans l'agriculture et l'artisanat en général, bien sûr, mais aussi dans tout acte de production. Parce que le vin naturel est la manifestation la plus achevée d'une utopie, sa réalisation concrète ; une chaîne éthique, qui va de la terre et de la plante travaillées avec soin (sans engrais ni pesticides de synthèse et en faisant l'impasse sur 99% des additifs autorisés) jusqu'au consommateur comblé et informé, transparence oblige, en passant par une commercialisation elle aussi artisanale et équitable (notamment via les cavistes alternatifs, ces passeurs passionnés). »

 

Aucun des intervenants n’ayant lu l’opus tout se jouait donc sur l’exécration de ces naturistes qui sont de vrais morpions, des casse-couilles, des sectaires, des gardes-rouges… j’en passe et des bien lourdes…

 

La relecture de l’Histoire par des nains ne présente aucun intérêt si ce n’est de souligner leur inculture.

 

Je me suis bien gardé de participer à cette empoignade dans un cloaque. Sauf une petite photo pour illustrer que nous avons le vin triste comme le laissais croire l'Apollon en modèle réduit du vin.

Pourquoi tant de haine face à ces naturistes poilus qui puent vrais morpions, vrais casse-couilles, « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font… » ?

Clap de fin sauf qu'hier matin sur les 5 du Vin après l’horreur rouge voici la terreur noire Les Jihadistes du vin enregistrés : le complot démasqué !

 

Sous le couvert de Robert Parker sur Twitter « Le mouvement Jihadiste de vins sans soufre, verts, issus de raisins pas mûrs, faibles en alcool, oxydés et puant la fosse à purin sont des trucs pour masochistes promus par la police anti-plaisir…. » un texte mal écrit, besogneux, sans une once d’humour pour relever le brouet.

 

Libre à l’auteur de se risquer sur un terrain bien peu ragoutant. Même l'omniscient Pousson dit que c'est du réchauffé, de la daube quoi !

 

Sheikh Omar : Mais vous n’avez jamais dégusté cette daube ? Moi si ! C’était exactement comme ce Blobber Parker a dit : maigre, acide et dur. Seulement une personne qui déteste le plaisir, les enfants et les petits chiots mignons peut aimer ça ! Les senteurs étaient pires que l’haleine de mille chameaux ! Il paraît que tous les vins de Bourgogne ont cette odeur épouvantable qui ferait fuir une armée.

 

Khalid : Mais alors comment faire pour convaincre les gens que de tels vins sont bons ?

 

Cheikh Omar : Nous avons recruté une armée de jeunes éphèbes que l’on appelle sommeliers. Nous avons flatté leur vanité, puis nous leur avons dit que Parker n’aimait pas les vins de Bourgogne et leurs suiveurs, qu’il ne pouvait plus rien goûter en dessous de 15° d’alcool et que son palais était flingué. Mais qu’eux pouvaient devenir célèbres en soutenant les vins de Bourgogne et de Loire. Une fois les sommeliers dans notre poche, les imbéciles de journalistes ont suivi et tout ce beau monde a entraîné les consommateurs qui sont tous des moutons. Nous avons accéléré le processus en infiltrant les blogs et sites de discussion avec des pseudonymes et en vantant les vins de Bourgogne et de Loire. Les infidèles ont gobé tout cela très facilement !

 

Khalid : C’est un coup de maître Cheikh !

 

Cheikh Omar : On ne pouvait rêver mieux. Ces amerloques et ces froggies pathétiques se sont laissés convaincre que la voie de la rédemption passait par la Bourgogne. En réalité, c’est la voie vers le prochain califat. Et cette fois-ci, Inch’Allah, nous serons aux portes de Beaune, puis de Paris, et non pas de Vienne !

 

L’intégralité de cette bouse ICI 

 

Tout ça sent le sapin dont on ne fait pas les tonneaux.

 

« En vérité, je te le dis aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23:43) adressé par Jésus à l’un des deux malfaiteurs cloué en croix à ses côtés…

 

Et comme la musique adouci les mœurs des imprécateurs avec la voix de Michael Lonsdale et le Quatuor Turner : un concert donné à Saint-Gervais le 18 mars 2013, dans le cadre du «Marais Chrétien»

Pourquoi tant de haine face à ces naturistes poilus qui puent vrais morpions, vrais casse-couilles, « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font… » ?
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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:00
Comme Gilles Azzoni vigneron ardéchois cœur fidèle lisez mon roman du dimanche vous passerez de l’autre côté du miroir où s’admirent les politiques

Comme vous le savez lundi soir je suis allé au ciné au Lilas. Nous étions tout juste assis dans la belle salle lorsque l’huissier, commis par la maison Nicolas vint se poser, carnet et stylo en main, juste devant Émilie. En effet, au ciné j’étais bien entouré : Gilles Azzoni à ma gauche, normal, et Émilie du côté droit. Nous papotions en attendant la projection du brûlot du ci-devant Guillaume Dupré. Bien évidemment, après  l’irruption de l’officier ministériel dans notre champ d’audition nous murmurions afin qu’il ne consignât pas nos propos subversifs dans son petit carnet.

 

Pensez-donc Gilles me confiait lire avec gourmandise mon petit roman du dimanche dans lequel mon étrange narrateur conte ses amours et ses coups fourrés dans les coulisses du monde politique.

 

Ce petit roman est aussi vieux que mon blog. Il suit le fil de ma vie mais n’est en rien autobiographique, ou presque. Le narrateur au fil de l’histoire a traîné ses pompes, depuis mai 68, dans les usines Citroën au temps des établis, dans les soupentes de la Gauche Prolétarienne de Benny Levy à l’ENS, dans l’affairisme immobilier au temps de Pompidou, a été membre du cabinet du bel Albin Chalandon, à Berlin-Est avec la Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion, RAF), dans le Chili d’Allende et le MIR, dans l’Italie des années de plomb et des Brigades Rouges, a adhéré à l’UMP lors du triomphe du petit Nicolas, et depuis quelques temps dans une opération baptisée Chartrons il travaille en sous-main à la victoire de Juppé aux primaires de l’UMP. Blessé au cœur dès les premiers épisodes, il brûle sa vie, se consume à la vue des belles filles : c’est un cœur d’artichaut qui découvre, à son grand désappointement, le grand amour auprès d’une jeune et belle alors qu’il se fait vieux. Gilles Azzoni un chouïa coquin m'avoue qu'il est lui aussi conquis par la belle… comme je le comprends.

 

Gilles Azzoni inspire de suite la sympathie, avenant, ouvert aux idées, toujours prêt à entamer une discussion aussi bien sur le fond des choses du monde que sur mon petit roman du dimanche où ma belle inconnue plonge le narrateur dans un état absolu d’attrition amoureuse …

 

Bref j’aime beaucoup Gilles Azzoni !

 

Mais attention avant d’aimer le vigneron j’ai d’abord aimé son vin « Hommage à Robert » bu chez Pierre Jancou.

Comme Gilles Azzoni vigneron ardéchois cœur fidèle lisez mon roman du dimanche vous passerez de l’autre côté du miroir où s’admirent les politiques
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Ayant fait une piqure de rappel au salon rue89 je persiste et je signe pour le vin et son vigneron.

 

Mais qui est donc Gilles Azzoni ?

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« En remontant le cours de l’Ibie, près des contreforts de la Cévennes ardéchoise, entouré de montagnes, de chemins de randonnées et de lieux de baignades insolites, se dresse le hameau « Les Salèlles », petit coin de paradis, où réside Gilles Azzoni.

 

Installé depuis 1983, avec à peine 7 hectares aujourd’hui, Gilles s ‘efforce depuis les années 2000 d’accompagner le vin et non de le transformer. Pas de soufre, pas de sucre, pas de levurage : rien que du raisin ! Pour élaborer ses différentes cuvées, il se fie à ses envies, ses dégustations, perceptions diverses et réalise alors l’assemblage final.

 

Roussanne, viognier, merlot, cabernet-sauvignon, grenache et syrah sont utilisés pour donner des cuvées qui sonnent Brân, Hommage à Robert, Fable ou encore Nedjma qui signifie étoile en arabe. Les rouges sont de bonne structure, avec des belles concentrations aromatiques ; les blancs sont fins et délicats, riches, aux arômes de fleurs blanches et fruits frais. Ses vins portent la mention « Nature et Progrès », et sont bien loin des modèles productivistes.

 

Aujourd’hui ambassadeur de sa région, il inspire de nombreux vignerons à prendre la même direction, il s’accorde alors le temps de recevoir à l’ombre du tilleul pour échanger avec bonne humeur et sympathie. »

 

C’est la cave des Papilles qui le dit.

Comme Gilles Azzoni vigneron ardéchois cœur fidèle lisez mon roman du dimanche vous passerez de l’autre côté du miroir où s’admirent les politiques

« Les Compagnons... Une société secrète aux origines encore voilées de mystère. Née sans doute au XIIIe siècle, elle se perpétue encore aujourd'hui. Son originalité : recruter en milieu ouvrier, et presque exclusivement en France. Son aspect le plus attachant : combler l'aspiration profonde du travailleur manuel qui veut réellement "créer" et pas seulement produire. De là vient l'attrait que le compagnonnage exerce depuis si longtemps, et avec une telle constance, sur une part importante de la jeunesse ouvrière.

 

L'histoire racontée par Jean Chatenet et Jean Cosmos, se situe dans les années 1820. Les vrais débuts de l'industrialisation, de la vapeur et de la mécanique déclenchent des conflits sociaux dont la violence va croissant. Ils coïncident avec une forte réaction du compagnonnage, mis en sommeil par les interdits de la Révolution et de l'Empire.

 

Toussaint, ancien capitaine des armées impériales, regagne son village de l'Ardèche; après dix ans d'exil au Canada. Il y retrouve sa famille en butte aux persécutions des exaltés, des furieux de la Terreur Blanche. Son frère, menuisier, est parti faire le Tour de France des Compagnons. Pour tenter de le retrouver Toussaint s'engage à son tour dans la Compagnie.

 

Mille aventures viriles et tendres à travers les provinces de France. La découverte d'un monde singulier, attachant, fraternel. "Ardéchois Cœur Fidèle" c'est à la fois le roman de compagnonnage et une sorte de "western" à la française dont les auteurs ont tiré le grand feuilleton télévisé. »

 

Et un petit extrait de mon petit roman du dimanche pour la route… peut se consommer en se lichant une des cuvées de l’ami Gilles Azzoni.

Comme Gilles Azzoni vigneron ardéchois cœur fidèle lisez mon roman du dimanche vous passerez de l’autre côté du miroir où s’admirent les politiques

CHAP.15 opération Chartrons, « S’il faut venir coller des enveloppes, je viendrai ! » Chirac à propos de la candidature Juppé aux primaires…

 

Ma voix s’était doucement éteinte dans les profondeurs de la nuit de samedi à dimanche. Les yoyos de la météo joint à ma pratique du vélo avaient eu raison de mes cordes vocales. Mon allergie à la chimie de la pharmacopée moderne m’amenait à m’en tenir à une thérapie minimaliste : inhalations d’eucalyptus et grog intense, dans une claustration totale. Ensuqué, entre mes grogs carabinés : miel + gingembre + citron + cannelle + rhum blanc je me gavais de westerns et de films d’Hitchcock. Patience, patience donc, sauf qu’elle me manquait, elle me manquait beaucoup. « Prends bien soin de toi » m’avait-elle écrit sur le clavier de son petit téléphone obsolète, coquetterie de grande fille qui me plaît tant. Je rongeais mon frein, ne foutais rien, par bonheur le ciel était exécrable. C’était tout moi : plus j’ai du temps plus je le perds.

 

Pour ne pas me concentrer uniquement sur les lents progrès de ma gorge en difficulté de déglutition je grappillais des informations sur le fil de la Toile. La pétulante Roselyne d’abord qui taillait dans son dernier bouquin un costard au Raïs de Républicains qui après un déplacement aux Etats-Unis en septembre 2006, alors qu’il n’était que ministre de l’Intérieur, était revenu «enthousiasmé». «Alors que nous étions quelques-uns à discuter dans son bureau à l'UMP, lui était tout excité», écrit Roselyne Bachelot et il leur déclarait «Les amis, j'ai rencontré Barack Obama, le maire de Chicago [ce qui est faux]. Ce type est le prochain président des Etats-Unis… Bon, vous vous mettez en chasse. Il me faut un Noir, ou mieux, une Noire !».

Comme Gilles Azzoni vigneron ardéchois cœur fidèle lisez mon roman du dimanche vous passerez de l’autre côté du miroir où s’admirent les politiques

Gilles Azzoni, Mas de la Bégude La pipette aux quatre vins, le blog de Philippe Rapiteau Le 30 juillet 2011 

 

« L'endroit est paisible. On y ressent souvent une sorte de sérénité. Gilles Azzoni est vigneron, mais l'on devine qu'en sa compagnie, on pourrait passer des heures, autant pour évoquer l'Histoire, la grande, la Littérature, en échangeant sur nos récentes lectures réciproques, ou pour traiter aimablement de tout ce qui doit renforcer notre sens de l'Humanisme. Entre temps, on pourra apprécier quelques cuvées du cru, parler du Raisin et disserter quant au sexe des Anges !... »

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