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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 06:00
Le magazine Régal n’aime pas les rosés nus dites-moi pourquoi Eve-Marie Zizza-Lalu rédactrice en chef ?

Je ne sais pas.

 

Dans son n°66 de juillet-août Régal surfe comme tout le monde sur la vague et la vogue des vins rosés : 1 bouteille sur 3 consommée en France en présentant 60 rosés testés & approuvés par 16 experts du vin.

 

Le dossier a été orchestré par Hélène Piot.

 

Le chemin est balisé dit-elle. Je n’en doute pas puisque ce sont des pros qui vendent du vin donc des prescripteurs (1) et pour certains des prescripteurs importants qui ont testé et approuvé ces choix (ils les signent d’ailleurs).

 

Je ne conteste pas leur choix puisqu’il correspond à celui qu’ils font pour leur propre compte mais je m’interroge sur l’absence dans ce panel de cavistes ou de sites proposant à leurs clients des vins que l’on ne rencontre pas partout ?

 

Pour faire court les vins nus ou apparentés.

 

Simple question adressée à la rédaction en chef de Régal ?

 

Je ne pense pas que ce soit un oubli mais un choix délibéré.

 

Est-il, pertinent ?

 

Je ne le pense pas à l’heure où Denis Saverot est saisi au sortir du Jeu de Quilles par l’esprit naturel qui souffle sur le vignoble français.

 

Alors pourquoi cet ostracisme ?

 

Encore une fois je ne remets pas en cause le choix des acheteurs qui prescrivent ce qu’ils estiment être les vins qui conviennent à leur clientèle mais je m’étonne du caractère convenu et peu innovant de la proposition de Régal.

 

Pour une fois que ce magazine, qui habituellement fait peu de place au vin, lui consacre un gros dossier (10 pages) on aurait pu espérer pour que ses lecteurs puissent voir clair dans la marée de bouteilles de rosés qu’une place fut faite aux vins nus.

 

Ce n’est pas une mode mais une tendance lourde qui s’installe auprès de toute une génération, la négliger c’est se tirer une balle dans le pied Eve-Marie Zizza-Lalu Rédactrice en chef de Régal.

 

Mais où sont passés les dénicheurs, les découvreurs ?

 

Les Sélectionneurs :

5 femmes et 11 hommes.

 

2 acheteurs de la GD : Système U et Monoprix

 

4 acheteurs d’1 réseau de cavistes : Repaire de Bacchus, VandB, Intercaves  et Lavinia

 

4 cavistes e-commerce : troisfoisvin.com, le petit ballon, et Wine and Co 

 

1 sommelier myvitibox 

 

4 cavistes : le chemin des vignes, Caravin, au gré des vins et Caves du Parc

 

1 négociant Duclot propriétaire de 2 sites de ventes Internet

 

1 directrice du marketing d’un club de ventes par correspondance Club du vin français

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 06:00
Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !
Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !

« Le vin est un produit culturel donc qui s'apprend. » écrit sur son blog Le Tire-Bouchon un œnologue retraité à propos du débat sur l’amendement clarificateur de la Loi Evin réécrit par le gouvernement.

 

Selon cette nouvelle version, « ne relèverait pas de la loi Evin les contenus liés notamment à une région de production ou au patrimoine culturel, gastronomique ou paysager liés à une boisson alcoolique disposant d'une identification de la qualité ou de l'origine, ou liés à un terroir protégé ».

 

Dans le même temps, Philippe Barret, dans l’édito du dernier LeRouge&leBlanc : AOC le suicide en pente douce, pose un sérieux bémol sur le niveau culturel de nos vins d’origine.

 

Laxisme historique de l’INAO « qui a fait passer la part des vis en AOC de 45% en 1990 à 60% en 2012 (ndlr il faut relativiser cette progression en % par le fait que les Vins de Table ont fortement régressés au cours de cette période) On a laissé honteusement certaines appellations s’étendre sur des terroirs indignes. Et l’on a trop facilement fait monter d’un niveau hiérarchique certaines appellations de type VSQS. »

 

Et d’en appeler au maître es-juge aux concours de beauté à l'aveugle : Michel Bettane qui reconnaissait en 2011 lors d’un forum organisé par le Monde que « seulement 20 % des vins d’appellation d’origine méritent ce statut. On a été d’un laxisme et d’une démagogie terrifiants dans la multiplication des appellations d’origine. »

 

Tellement culturel le vin que les critiques, les guides, les blogs, les cavistes, traitent au mieux qu’un pourcentage microscopique de ces vins (2, 5 %, je ne sais) et que tout le reste est fourgué via les murs de vins de la GD. L’infiniment petit a bien du mal à masquer l’infiniment grand. Bref, y aurait-il une culture, celle de l’élite, et une sous-culture, celle des pousses-caddies (au bémol près des foires aux vins, restons honnête)

 

Le vin c’est aussi de l’alcool, le nier serait méconnaître la réalité de sa consommation : allez donc comme moi marcher le long du canal Saint Martin ou du bassin de la Villette pour constater que les quilles de vin peu dignes de la culture voisinent avec la bière. Il n’y a pas que le shoot, le vin participe aussi à l’alcoolisation.

 

Alors, éducation me rétorquera-t-on !

 

Oui, mais où et comment ?

 

Plus simple à afficher qu’à mettre en œuvre d’une manière massive afin d’espérer obtenir des résultats probants.

 

C’est possible mais il faudra que chaque partie sorte de son discours formaté et bétonné.

 

La santé est un bien qui ne se découpe pas en rondelles selon le point de vue que l’on défend.

 

Philippe Barret conclue « aujourd’hui on en arrive donc à un incroyable paradoxe : on déclasse de nombreux vins hors « normes » pourtant plébiscités par les consommateurs, alors qu’on trouve parfaitement représentatifs d’un terroir des breuvages matraqués de pesticides, d’anti-pourriture, de levures aromatiques, d’enzymes et de soufre. »

 

Il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit, les vignerons en premier, mais de tous accepter notre part de responsabilité dans cette dérive qui mène une grande part des vins dans l’univers de l’enfer agro-alimentaire.

 

Le petit monde des « journalistes » et critiques de vin qui s’en est foutu pendant longtemps comme de leur première chemise, quand certains ne se sont pas privés de railler les bio-cons et autres naturistes élaborateurs de vins poilus qui puent, ferait bien d’éviter ces postures de vierges effarouchées.

 

Le mercanti n’était pas loin pour retenir la plume, la rendre serve à la régie publicitaire, faut assumer les cocos le mélange des genres entre le commerce et l’indépendance éditoriale. Faut bien que les petites entreprises vivent mais merci de ne pas pousser le bouchon trop loin car il risque d’être rattrapé au vol par les défenseurs de notre santé.

 

Alors, merci de dire adieu aux équivalents Rafale qui mêlent les choux et les navets, les modes de consommation du vin ont certes beaucoup évoluées mais ne l’analyser qu’au travers des produits culturels c’est se raconter des histoires et les histoires d’amour finissent mal en général…

Bizarre vous avez dit bizarre le vin un produit culturel est vendu à 80% en Grande Distribution !
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 06:00
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Dans son livre Éloge politique du chocolat Serge Guérin « S’il y a quelque chose de désagréable pour un amateur de chocolat, c’est bien la vieille formule « être chocolat », qui très clairement désigne le couillon, le bêta, le benêt. On parle avec mépris et commisération, de médaille en chocolat pour le champion qui arrive quatrième et n’obtient pas de récompense. »

 

D’où vient cette expression ?

 

Sur son blog Bruno Dewaele, le champion du monde d'orthographe, s’interroge À Pâques ou à la Trinité, comment diable peut-on « être chocolat » ?

 

« Si le sens de l'expression est connu de tous, son origine est pour le moins controversée...

 

Ce n'est pas que les hypothèses fassent défaut : en la matière, on afficherait plutôt complet ! »

 

La suite ICI

 

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Moi j’avoue humblement que c’est Gaston Chaissac, l’Hippobosque du Bocage, qui m’a fait découvrir cette expression. « Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat »

 

Je profite de l’occasion pour signaler à Bruno Dewaele deux oublis dans son livre : l’un bénin, la cigarette en chocolat et l’autre un peu plus grave, le chocolat à cuire.

 

Bien évidemment, de la part d’un grand amateur de chocolat c’est tout à fait compréhensible, en effet le chocolat à rouler et le chocolat à cuire ne risque pas de plonger les esthètes dans l’extase.

 

Mais pour moi ce sont deux plaisirs d’enfance, et les goûts d’enfance sont des marqueurs indélébiles qu’il faut savoir préserver, chouchouter car, comme l’aurait dit Dubuffet, ils sont bruts, dépourvus de l’habillage cher aux adultes.

 

La cigarette en chocolat, c’était une forme de provocation face à l’interdit, manière de faire accroire à nos mères que nous nous contentions de ce leurre alors que nous grillions en cachette des P4.

 

Transgresser !

 

Oui, je n’ai jamais, depuis ce temps-là, fumé autre chose que du tabac, Gitanes, Boyard, Puros, un peu la pipe, puis des roulés. Jamais les addictives marques internationales. D’ailleurs je ne suis pas addict. Pendant une quinzaine d’années je n’ai rien fumé, aujourd’hui je m’offre parfois une roulée après mon café.

 

Lire Transgression absolue : la Boyard papier maïs dosée à 2,95 mg de nico

 

Mes vices cachés

 

Alors vous comprenez mieux que je soutienne un juste combat :

 

Une tribune de Libération de Gilles Dal en 2005 tirait la sonnette d’alarme : Sauvons les cigarettes en chocolat ! 

 

Depuis l'interdiction de fumer dans les entreprises, les non-fumeurs ont l'impression de travailler plus et se sentent lésés. « J'ai acheté un paquet de cigarettes en chocolat pour faire une pause »

 

Pour le chocolat à cuire, ou chocolat de ménage laissez-moi évoquer la tablette de chocolat Cémoi de mon enfance et le gâteau de riz recouvert de chocolat à cuire de ma tante Valentine.

 

« Fidèle au chocolat de ménage qui a fait sa renommée, il se contente de suivre ses recettes éprouvées et rate ainsi la révolution du chocolat en poudre. »(Le Monde 1996 Extrait du Monde de janvier 1996)

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

C’est Félix Cartier-Millon, qui après avoir dirigé les pâtes Lustucru, est le« père » à Grenoble du Chocolat Cémoi. Contrairement à ce qui est écrit, le chocolat Cémoi a été fondé à Grenoble, en 1922, au départ d'une petite entreprise en déclin, la « Chocolaterie des Dauphins » dont il change le nom qui devient « Cémoi » et lance une fabrique moderne de fabrication de chocolat.

http://www.bernardgaborit.fr/

« Mais avec l’évolution du cours du cacao et après avoir raté le virage de la grande distribution, l'entreprise dépose le bilan en 1970 et sera définitivement liquidée en 1973, après plusieurs procédures. En 1981, Cantalou acquiert de nombreuses enseignes, dont Cémoi, et décide en 1989 de faire de Cémoi sa marque phare. »

« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!
« Dubuffet parla d’art brut, le mot fit fortune et je restai chocolat » et moi j’aime le chocolat à cuire Cémoi et les cigarettes en chocolat!

Voilà ma recette inspirée de celle de ma tante Valentine

 

« Pour faire du bon riz au lait faut d'abord du bon lait cru et du bon lait cru c'est rare. J'en prends deux litres de lait cru de vache jersiaise de Bernard Gaborit un agriculteur bio du Maine-et-Loire.

 

Dans le faitout je ne verse pas tout le lait, je garde un petit fond de lait froid.

 

Pendant que le lait chauffe à feu doux je fends une gousse de vanille Bourbon, de la vraie, bien dodu et luisante, stockée dans un tube de verre. Je gratte la fente et disperse le coeur vanillé.

 

Sur ma balance de ménage je pèse du riz blanc rond. Quand le lait frémit j'y jette le riz. Je brasse avec une cuillère en bois. Attention à ne jamais racler le fond du faitout.

 

IL faut un peu de temps, le temps de penser : une cuisine est un bon lieu pour agiter ses idées.

 

Lorsque le riz prend de la consistance, commence à cloquer, alors je saupoudre du sucre roux, comme ça, au pif.

 

Sur la fin sur feu fort je fais buller le riz pendant 1 à 2minutes puis je coupe le feu et je jette le reste de lait froid sur le riz très chaud. Opération capitale pour l'onctuosité.

 

Ensuite je verse mon riz dans un moule en dôme.

 

Frigo et plus tard démoulage sur un plat rond bien plat…

 

À feu doux je fais fondre du chocolat de ménage. Je nappe.

 

Re-frigo et puis bon appétit.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 06:00
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Je dois vous avouer que j’ai peu de goût pour le tourisme en charroi organisé avec guide incorporé très prisé par mes consœurs et confrères retraités. Certes vous me direz que c’est bon pour le commerce local, car les vieux ça mange, ça boit encore, ça dort, ça achète des souvenirs. Dans les vignes et les chais on a baptisé ça œnotourisme. Fort bien j’en conviens mais je n’en suis pas.

 

Mon truc à moi fils de couturière, c’est le cousu main, la petite virée hors les sentiers battus, sur les chemins de traverse, dans les plis et les replis du vaste patchwork qu’est notre pays, arpenter la mosaïque de nos pays, les découvrir avec celles et ceux capables de vous faire partager l’esprit du lieu. Éveiller notre curiosité, prendre le temps pour une leçon de choses qui ravive nos cœurs d’enfant.

 

Alors, lorsque mon amie Magalie, l’exilée de Barcelone, m’a écrit « pour mon anniversaire je veux retourner en Champagne » mon choix fut vite fait : cap sur les Riceys !

 

Elle en fut fort étonnée : « C’est où les Riceys ? »

 

  • Aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne lui répondis-je en lui précisant, rappelle-toi notre déjeuner chez Alice et Olivier de Moor à Courgis dans la mer de vignes de Chablis.

  • Qui c’est ?

  • Demande à Claire elle est fan !

Le sésame de Claire suffisait à Magalie et c’est ainsi que nous sommes partis, un beau jeudi, dans une auto rouge cerise, en direction des Riceys.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous avions prévus de pique-niquer. Ce fut Émilie qui, sur la carte, pointa le doigt sur le lac d’Orient, faisant ensuite le GPS bien vivant jusqu’à la plage. Radis rouges, œufs durs, sandwiches jambon-beurre-cornichons bas-bourguignons, fromages affinés, abricots et cerises, nous goûtions la paix et la sérénité du lieu. Nous avions le temps, nous prenions le temps.

 

Café puis cap sur les Riceys sous un soleil ardent.

 

Tout comme Jean-Paul Kaufmann les trois grâces que j’accompagnais pouvait s’extasier.

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret.

 

Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ?

 

Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. Trois bourgs distincts et consubstantiels formant une entité unique et indissoluble.

 

Trois appellations d’origine contrôlée aussi (Champagne, Rosé des Riceys, Coteaux Champenois), aucune autre commune champenoise ne peut se prévaloir d’une telle originalité. La complexité qui partout ailleurs est l’indice d’un échec ou d’un désagrément est historiquement aux Riceys un avantage et même un privilège, en tout cas un défi. La singularité de ce lieu et de ce vignoble qui l’incarne tient dans cette complexité fièrement acceptée. Une difficulté - mais non un embarras - qu’on lui envie secrètement.

 

Les Riceys aiment jouer sur les deux tableaux. C’est la nature profonde de ce village. La place a appartenu tantôt à la Bourgogne, tantôt à la Champagne. Il y a dans la mentalité de cette terre une espièglerie, une gaieté libre et truculente, presque rabelaisienne, qui a beau se dissimuler sous un certain quant-à-soi mais n’en est pas moins heureuse et conviviale comme il sied à un pays où l’on cultive la vigne. »

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Nous étions dans la place, la leçon de choses pouvait commencer sous la houlette de l’ami Olivier.

 

Les vignes d’abord ! Elles se planquent sur les croupes aux Riceys, nous les découvrons, leur histoire, l’histoire familiale des Horiot, les choix d’Olivier, la biodynamie pour retrouver les gestes, redonner à la vigne sa vigueur, la géologie, la crise phylloxérique, la prospérité champenoise, les 5 cépages Pinot Noir, Pinot meunier, Pinot Blanc, Arbanne, Chardonnay, les 3 appellations… Les filles sont aux anges et c’est dans une cadole que nous en appelons aux dieux du lieu.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

La fraîcheur du chai, goûter les vins clairs, nouvelle religiosité non cérémonieuse, la pipette, Magalie la mercanti veut tout acheter ou presque. Olivier explique mais il écoute aussi, les certitudes ne font pas parties de son ADN, il cherche, il doute, toujours en quête de l’expression de son terroir, de ses parcelles. Que du bonheur partagé !

 

Nouvelle station chez la sœur d’Olivier qui tient Le caveau des Riceys  face à la magnifique halle. L’air est tendre, la jeune équipe de palissage d’Olivier a pris ses quartiers sur la terrasse. Nous nous joignons à eux. Les filles font leurs emplettes. Marie, l’épouse d’Olivier, nous rejoint. Ardoise de fromages du cru, chaource en tête. J’avoue ma faiblesse pour le Soumaintrain. Nous buvons bien sûr, du champagne évidemment, le jour décline mais il nous restait encore du temps pour aller goûter tous les vins d’Olivier et de Marie Horiot.

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?

Comme je suis accompagné d’oiseaux de nuit, sur qui l’heure n’a pas de prise, sans cérémonie, les belles quilles défilèrent, les mots s’envolèrent, nous survolèrent, nous étions gais comme des pinsons, tout devenait possible, même qu’Émilie lançait à la volée, sitôt suivie de Claire, qu’elle était partante pour se lever à 5 heures afin de se joindre à l’équipe de palissage.

 

Nous marchions dans Riceys-le-bas endormi. Un petit clebs aboyait à gorge déployée. Nous étions très gais. Il était 2 heures.

 

Et elles se sont levées à 5 heures et elles ont palissé…

 

Je les ai rejointes à 9 heures pour prendre le café avec Marie. Elles ont bien mangé. Olivier, sur son drôle d’engin plein de tuyaux est venu lui aussi nous rejoindre. Émilie se voyait déjà aux commandes de cet oiseau bleu. Magalie toute pimpante arrivait. Nous n’avions pas très envie de repartir mais comme les bonnes choses ont toujours une fin, lestés de nos beaux souvenirs et de belles quilles achetées, nous embrassions et remercions Marie et Olivier pour ce beau jour de partage, de convivialité et d’amitié.

 

À bientôt les Riceys pour de nouvelles aventures !

Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
Et si vous veniez vous aussi palisser aux Riceys les vignes d’Olivier Horiot aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne ?
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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 06:00
À propos de la loi Evin « Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix. » Léon Schwartzenberg cancérologue

Oui, foutez-moi la paix vous les gardiens de notre Santé Publique, comme vous, comme nous tous, je vais mourir un jour et de grâce j’espère que ce jour-là vous ne m’agglomérez pas à vos grosses statistiques que vous agitez comme un épouvantail.

 

Oui, je n’en disconviens pas comme l’écrivait Jean-Yves Nau dans Slate en 2013 «L'alcool tue. Mais combien de personnes?»

 

« Il y a quelques jours, l’Ireb a pris une initiative peu commune dans une communauté scientifique traditionnellement ouatée: critiquer publiquement les résultats de deux groupes d’épidémiologistes; deux équipes réputées travaillant l’une et l’autre pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) (2). Il est vrai que ces deux publications ne pouvaient manquer d’étonner. L’une concluait qu’en 2006 le nombre des décès prématurés directement imputables à l’alcool avait en France été de 20.255. La seconde concluait que ce nombre avait été, en 2009, d’environ 49.000. Soit une augmentation de plus de 100% en trois ans! »

 

La mort c’est mon affaire, pas la vôtre et j’exècre aussi bien celles et ceux qui se disent préoccupés par ma santé en attendant que je sois malade ou dépendant que ceux qui me dise que boire je ne sais combien de verres pour devenir vieux.

 

Vieux je le suis, et j’ai toujours un large sourire lorsque je lis ou j’entends celles et ceux qui en font un argument pour me discréditer.

 

L’alcoolisme est un fléau trop ravageur pour le laisser entre les seules mains des alcoologues qui, comme toutes les corporations de ce pays, confondent le doigt avec la lune tel celui-ci qui écrit « Peu importe donc que notre micro-santé vacille en cas d'abus: des centaines de milliers de morts prématurées depuis vingt ans. Une paille... une flûte... Car l'important, aujourd’hui, est de sauver, non pas la santé de nos compatriotes, mais notre œnotourisme! »

 

Que le vin, comme toute boisson alcoolisée, fabrique aussi des alcooliques, des violents, des dangereux je suis le premier à le reconnaître mais cette bataille autour de la publicité via la loi Evin est à l’image de notre société : hypocrite.

 

Les prohibitionnistes masqués me font tout aussi chier que certains dirigeants du vin qui n’ont qu’une vision bien étroite et sélective de notre santé. Celle-ci commence dans la vigne pas seulement dans nos verres.

 

En ce moment, tout le monde tresse des couronnes de laurier sur la tête de Michel Rocard la loi Evin fut voté alors qu’il était Premier Ministre sous la pression Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages. Elle avait le soutien d’une large majorité de l’opinion publique : nous étions à la fin des années 80 soit à la fin du lent déclin du gros rouge des classes populaires.

 

Non la loi Evin n’a pas été écrite par Jérôme Cahuzac comme l’écrit un bedeau de service qui se prend pour un journaliste depuis que son nom est dans l’OURS d’un magazine papier glacé pour salle d’attente de dentiste mais par Claude GOT membre du Groupe des Cinq sages.

 

Claude GOT était clair « Vis-à-vis du monde politique, le groupe des 5 n'a pas été constitué au hasard explique l'un d'entre eux. Deux d'entre nous sont proches du PS, un autre est centriste, un autre encore proche du RPR. Le dernier n'a pas d'affiliation politique déclarée. Et de préciser sans faux-fuyant :

 

« Lors des nombreux meetings avec des hommes politiques, nous étions toujours deux. L'un politiquement proche de nos interlocuteurs, l'autre opposé. Ce procédé a été très efficace. »

 

Cahuzac n’était que le grouillot de service espérant par ce fait obtenir un poste de chef de service à l’AP de Paris. Il ne faisait pas encore dans le capillaire mais le cœur.

 

Détail d’importance j’étais en face des profs pas de trace de Cahuzac.

 

Quand on ne sait pas écrire on ne réécrit pas l’Histoire pour faire de l’esbroufe.

 

Lire l’histoire ICI 

 

Bloc contre bloc, les Rafales contre les morts, ça suffit !

 

Que chacun prenne toutes ses responsabilités, les parties prenantes et les gouvernants, pour passer un bon compromis qui mette fin aux hostilités à la manière des Accords Matignon sur la Nouvelle-Calédonie. Jean-Marie Tjibaou l’indépendantiste et le député anti-indépendantiste Jacques Lafleur, hommes de bonne volonté.

 

Le débat actuel à propos de l’amendement César sur la loi Evin ne pose pas les bases de ce nécessaire compromis car il n’est que l’expression à l’instant T d’une vieille partie de bras de fer gagnée par l’une des parties qui n’apportera pas la paix.

 

Les pouvoirs publics se réfèrent à un maintien de l’équilibre qu’aurait institué la loi Evin. Ce n’est que pure illusion dans un paysage médiatique qui a radicalement changé depuis les années 80. Où se trouve la frontière entre la publicité et la communication sur les réseaux sociaux ? Que vaut l’illusoire ligne Maginot de la loi Evin dans un monde décloisonné et mondialisé ?

 

Nous nous accrochons à nos vieilles lunes, à nos combats insignifiants, à notre incapacité à innover, à adopter un langage, des pratiques en prise avec le réel, nous nous faisons plaisir : traduction nous brossons les gens dans le sens du poil pour que surtout rien ne change.

 

Pour en finir avec la mort qui nous guette, j’ai une pensée pour mes amis d’enfance les Remaud qui ont vu partir la semaine passée leur mère Madeleine la grande amie de maman ; aussi pour la famille Delorme car Christophe Delorme, qui dirigeait avec son frère le Domaine de La Mordorée, à Lirac, nous a quitté brutalement à 52 ans, des suites d’une crise cardiaque.

 

Et j'ai aussi une pensée pour mon jeune filleul Téo, qui lutte contre elle.

 

Mourir vieux, dans la fleur de l’âge ou beaucoup trop jeune, avec ou sans raison apparente, déclarée, authentifiée, c’est notre lot commun, mais comme Michel Eyquem de Montaigne « Ce n’est pas la mort mais le mourir qui m’inquiète. »

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:28
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?

Nous vivons dans un beau pays de naufrages judiciaires à répétition, dernier en date celui des 3 juges d’Instruction du procès, dit du Carlton, où le tendre et câlin DSK faisait tandem avec l’élégant et malin Dodo la Saumure.

 

Comprenne qui pourra ?

 

Et moi pendant ce temps-là, loin du stupre et de la fornication, je subis les assauts du Docteur Rigaud le président d’une association, au nom long comme le bras : l’Association Nationale de Prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) creuset de tous mes vices sauf celui-là. La chair est faible… « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible » Matthieu 26:41

 

En effet, dans un courrier du 1er juin le dit président, qui me donne même du cher ami, me dit que je suis adhérent de l’ANPAA depuis des années et me remercie de mon engagement, de mon soutien et de ma fidélité.

 

Sauf que, depuis 2009, pour des raisons obscures, mon matricule 17004 m’a été retiré. Sans doute que je déplaisais dans ce club restreint et fermé.

 

Alors je m’interroge, comme le défunt Mgr Marty :

 

  • Dois-je de nouveau cotiser et faire de l’entrisme comme un vulgaire trotskyste ?

  • Dois-je ainsi gonfler la maigre pelote d’adhérents de cette association qui passe son temps à chercher des poux sur la tête du Président Farge et de l’auguste Jacques Dupont ?

  • N’y aurait-il pas chez nos « amis » de l’ANPAA un certain sauve-qui peut, comme une impression de perdre pied ?
  •  

Débat cornélien que je remets entre vos mains : que dois-je faire ?

 

Merci de m’aider à dénouer ce nœud gordien.

Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
Le Président Rigaud de l’ANPAA me racole : dois-je céder à ses avances aguichantes ?
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 06:00
Le GO des vins des Riceys qui c’est ? Demandez à JP Kauffmann qui a le sens de la géographie humaine…

Même sous les pires menaces je ne répondrai pas à cette question, et ce pour deux raisons, la première et la seconde comme l’aurait dit à juste raison Pierre DAC.

 

Y’a des jours où je me demande pourquoi je me décarcasse comme le proclamait Ducros pour ses épices, dès que je m’éloigne de votre vin chéri pour soutenir une jeune entrepreneuse, qui par ailleurs est une bonne buveuse ICI, la majorité se fait porter pâle. 

 

Je n'en sors pas pour autant mon magnum mon MAGNUM  et mets donc sagement un mouchoir sur mon juste courroux et fait appel au sens de la géographie humaine de JP Kauffmann : Les Riceys, miroir d’un monde par JP Kauffmann :

 

« Apercevant pour la première fois les Riceys il y a une quinzaine d’années, je n’en croyais pas mes yeux. De vieilles maisons vigneronnes bien tenues, ornées de ferronneries, d’admirables façades ne laissant rien deviner du dedans, un vignoble intensément travaillé, un air de superbe et de secret. Comment un tel village à la beauté intacte pouvait-il encore exister en France ? Un village ou plus exactement trois villages en un seul. Je faisais connaissance avec la redoutable complexité ricetonne, presque aussi difficile à concevoir que le mystère de la Sainte Trinité. »

 

La suite ICI vaut le détour 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 06:00
In Vivo acquiert le groupe vin Cordier-Mestrézat : j’oserai écrire que les vendeurs doivent se dire ouf merci Aspro !

Avec mon ami JLV, suite à mon rapport et à la note stratégique Cap 2010 le défi des vins français, nous avions posé, avec 3 acteurs majeurs du marché, les fondations d’un grand groupe français en capacité de répondre au défi des vins du Nouveau Monde sur les grands marchés émergeants.

 

Le cours de l’Histoire en a décidé autrement mais ce n’était pas un château en Espagne comme ce que nous annonce Le Figaro, qui se targue d’être une référence en économie des entreprises, mais qui a la mémoire courte lorsqu’il titre que le rachat de Cordier Mestrezat, l'un des trois plus grands négociants de Bordeaux, par In Vivo, un groupe coopératif, le premier du pays (c’est une Union) est une Révolution Quai des Chartrons.

 

La révolution c’aurait été ça : 22 juin 2009 Coup de tonnerre à Vinexpo : une mystérieuse holding lance 1 OPA inamicale sur les Big Three coopératives de South of France… 

 

« Vin&Cie a reçu dans la nuit un communiqué émanant d’une mystérieuse Holding « CCL » qui déclare vouloir prendre le contrôle des Big Three de South of France en lançant une OPA inamicale auprès des détenteurs de parts sociales de ces groupes coopératifs qui contrôlent une large part de la production viticole languedocienne et qui sont parmi les plus importants metteurs en marché du pays. »

 

En effet, y’a belle lurette que la maison Cordier est passée sous pavillon coopératif grâce à l’un de ces montages (avec le groupe suisse TAG) qu’affectionnait l’audois de Bizanet, Yves Barsalou, lorsqu’il présidait boulevard Pasteur ce que l’on appelait alors le Crédit Agricole (maintenant c’est CASA) et qu’il menait en sous-main le Val d’Orbieu.

 

Lorsque le Val d’Orbieu se vit pour des raisons de survie économique dans l’obligation d’élaguer : fourguer Listel au champenois Vranken et, comme on dit chez les banquiers, faire porter par CASA ce que le groupe coopératif ne pouvait plus supporter dans le groupe Cordier Mestrezat. Suite à cette dernière opération 78% du capital était entre les mains du Crédit agricole et du groupe suisse TAG, propriétaire de l'écurie de F1 McLaren et de TAG Aviation, leader du jet privé, le restant détenu par le Val d’Orbieu.

 

Ce sont ces 78% qu’In Vivo vient d’acquérir pour près de 40 millions d’euros nous dit Le Figaro et j’oserai écrire que les vendeurs doivent se dire : ouf merci Aspro !

 

En effet, ça fait un bail que Cordier était sur le marché et ne trouvait pas preneur.

 

Thierry Blandinières, directeur général du groupe déclare que «C'est la première pierre à l'édifice du pôle vin d'In Vivo » et qu’il est déterminé à faire du vin son quatrième pilier à côté de l'agriculture, de la santé animale et du pôle grand public (Gamm Vert, Delbard).

 

«Nous sommes déjà présents en amont de la filière via la gestion de vignes, explique-t-il. Nous souhaitions nous développer dans l'aval et allons saisir des opportunités de structurer ce nouveau pôle pour atteindre assez vite un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros.»

 

Le Figaro nous dit que pour y parvenir, In Vivo veut développer les ventes des vins de la marque Cordier, qui représentent 25 % du chiffre d'affaires de sa nouvelle filiale (45 millions d'euros) aux côtés du négoce de grands crus (50 %) et de petits châteaux bordelais (25 %).

 

Le groupe coopératif (5,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans 28 pays) mise sur son savoir-faire d'exportateur pour développer à l'international la marque Cordier sur le segment premium (8 à 10 euros en grandes surfaces).

 

Il veut convaincre plus de viticulteurs de lui vendre leur production et est prêt à élargir la gamme Cordier au-delà des bordeaux.

 

Si In Vivo réalise son objectif, Cordier Mestrezat deviendra le troisième acteur français du vin, derrière les groupes Castel et Grands Chais de France. Et sera un acteur majeur de la riposte française à l'offensive des acteurs des vins du Nouveau Monde, bien meilleurs dans la commercialisation des vins de marque. »

 

Don’t acte !

 

Permettez-moi de penser que baser une stratégie de conquête des marchés émergeants sur Cordier et sur Bordeaux c’est vraiment se fourvoyer…

 

L’avenir tranchera…

In Vivo acquiert le groupe vin Cordier-Mestrézat : j’oserai écrire que les vendeurs doivent se dire ouf merci Aspro !
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 00:06
Faut-il avoir le nez creux pour apprécier un vin nu ?

Guerres intestines… odeur nauséabonde…bataille entre le vin nature et les vins classiques… des camps… des chapelles… des ayatollahs… véritables escroqueries… terrorisme intellectuel… J’en passe et des pires.

 

À tout cela je réponds : disproportion du rapport des forces en présence. Que les ultras minoritaires naturistes donnent de l’urticaire aux lourdement majoritaires dit classiques, par un haut niveau de bruit médiatique, sans proportion avec leur poids économiques, est dans l’ordre des choses et dans la nature même de leur combat fort pacifique.

 

Un vigneron, peu soupçonnable d’être un suppôt des vins nus, s’adressant à Michel Bettane écrivait récemment « Enfin, tu parles de ton influence sur les consommateurs tout en tirant à boulets rouge sans discontinuer sur un phénomène de société, les vins nature, que personne ne peut aujourd'hui ignorer, tant il est fort et vigoureux et montre au minimum que tout a changé, le consommateur, les marchés, l'information, la critique. »

 

Oui, les lignes bougent, « Le monde évolue parce que certains marchent à côté des chemins. C’est dans la marge que se font les plus claires corrections » écrivait avec pertinence Robert Mallet.

 

Même si ça sent la retape pour regagner de la crédibilité, du racolage même m’écrit un vigneron, lorsque Denis Saverot le rédac-chef d’une RVF qui est passée à côté de tout, écrit « Comment l’essentiel du vignoble a-t-il pu le refuser si longtemps ? On reste pantois devant les erreurs accumulées dans les années 60, 70 et 80. Un aveuglement collectif. Pour produire davantage en dormant plus tranquilles, beaucoup de vignerons se sont mis à planter des clones ultra-productifs, cultivés à grands coups de traitements chimiques. Et la plupart des critiques, les clients même, ne voyaient rien, ou si peu. Les ravages ont été considérables : la dégustation des crus des années 70, robe orangée et palais sec et décharné, en témoigne. Et que dire des atteintes sévères à la santé des vignerons manipulateurs de produits phytosanitaires ? » c’est que le vent tourne, pas la girouette.

 

Pour ma part je n’ai pas forcément le nez propre mais, après avoir été peu sensible à ces sujets, au contact de la réalité j’ai évolué en observant, depuis la remise de mon rapport en 2001, les mouvements de ces vignerons qui prenaient des chemins de traverse pour revenir à l’essence de leur métier. Mes amis de Sève m’y ont bien aidé et le vin aussi…

 

Oui, j’ai eu le nez creux ! Et je m’en félicite comme aimait à le dire de mon temps le Président Antoine Verdale le boss des coopératives vinicoles.

 

C’est à dessein que j’ai utilisé deux expressions tombées en désuétude. En effet, fêtant les 10 ans de mon blog avec mon amie Claire, dans la conversation, à propos d’une belle photo, je lui dis en me marrant : « Tu sais j’ai souvent le nez creux ! » Étonnée, elle m’a confié que c’était la première fois qu’elle entendait cette expression.

 

Alors, pour l’édification de la jeunesse, en voici les définitions :

 

Garder son nez propre : s’en sortir sans dommage, ne pas être innocent, ne pas être parfait…

 

« Ayant fait ses preuves en maint coup dur, ayant toujours gardé son nez propre, il était devenu une sorte d'arbitre de la voyoucratie internationale. »

Auguste Le Breton

 

Avoir le nez creux

 

« Avoir du flair, avoir de l'instinct, une bonne intuition, être malin, découvrir quelque chose aisément, faire un bon choix, montrer de la perspicacité

Synonyme : malin, intelligent, astucieux, débrouillard, habile… »

 

« Ben, ma vieille futaille, l'apostropha familièrement Croquignol, tu peux te vanter d'avoir le pif plus creux qu'une canne de sureau.

Les Pieds Nickelés

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 06:00
Même pas peur des notes des dégustateurs aveugles !

Je ne parle pas de moi mais des vignerons et je n’écris pas en leur nom.

 

Alors pourquoi diable une telle affirmation qui frise la provocation ?

 

Tout simplement parce que l’un d’eux le dit sur le GJE.

 

Comme je n’ai que peu d’appétence pour les forums : LPV et GJE par bonheur j’ai de bons informateurs.

 

L’un de ceux-ci, samedi matin, me signalait que sur le blog du sieur Mauss celui-ci avait posté le 27 mai « Incohérences de journalistes du vin » et que s’ensuivait une longue litanie de commentaires.

 

Parmi ceux-ci, mon informateur me copiait-collait l’un de ceux posté par Hervé Bizeul le vendredi 29 Mai 2015, 21:32 GMT+

 

Intéressant, très intéressant, comme le diraient les journalistes tendance : clivant, très clivant…

 

Donc à lire mais, afin de ne pas sortir ce commentaire du contexte de la discussion, si vous souhaitez en prendre connaissance je vous invite à aller sur le site du GJE ICI

 

Je n’en retiens pour ma part que la conclusion, même si je partage l’ensemble de l’analyse d’Hervé Bizeul.

 

« Le temps où les journalistes avaient du « pouvoir » sur les vignerons est révolu. On a plus peur. En tout cas pas moi. »

 

Les journalistes dégustateurs, à l’aveugle ou en plein jour, critiques de vin qui étaient des faiseurs de roi ne le seraient donc plus !

 

Leur titanesque travail, lors des Primeurs de Bordeaux ou des dégustations groupées des zinzins du vin débouchant sur des notes sur 20 ou sur 100 ne compterait plus que pour du beurre pour les vignerons et les propriétaires comme on dit dans certaines hautes appellations.

 

Pourquoi ce soudain dédain de l’utilité des notations pour la prescription et la notoriété des vignerons ?

 

Petite réflexion matinale sur ce qu’est une note :

 

  • À quoi servent les notes en général ?
  •  

À juger la valeur du travail fourni ;

 

À s’étalonner par rapport aux autres notés ;

 

À se situer dans le peloton de tête des meilleurs pour passer la barre des concours chers à notre beau pays plein de Grandes Écoles ;

 

À se motiver…

 

Je ne sais car mon rapport aux notes a toujours été strictement utilitaire :

 

  • En avoir de bonnes en cours d’année scolaire me permettait de couler des jours tranquilles, qu’on me fiche la paix, la croix d’honneur à la boutonnière plaisait à ma mère ça me laissait donc une large marge de liberté.

  • De même pour les examens, mes deux bacs, ma stratégie avait la simplicité de la guerre éclair : cultiver exclusivement les bonnes notes dans les matières à fort coefficient qui vous font passer l’obstacle sans trop de danger. Je visais les 18/20 en dissertation : banco pour le capital de points !

 

  • Mais ayant aussi enseigné j’ai dû noter.

Ma pratique de la notation fut à l’image de la conception que j’avais en tant que noté : pas de notes molles type écarts en 8 et 12, non des très bonnes et de très mauvaises. Ça motivait le noté. Rassurez-vous n’ayant jamais noté ni des examens, ni des concours je n’ai, en procédant ainsi, jamais nuit à l’avenir de vos chérubins.

 

  • Revenons à nos chers notateurs de vin qui, eux, sont des gens beaucoup plus prudents du type ratiocineur « ils fignolent et se pignolent sur une mesure de longueur avec un double de décimètre alors que le km a été estimé au jugé. »
  •  

Conséquence de cette prudence : les notés forment un gros peloton groupé comme cela les « agences de notation » ne risquent pas de fâcher les notés qu’il faut savoir dorloter car ils peuvent être aussi de bons clients pour salon ou régie publicitaire !

 

Tout ça pour ça a-t-on envie de dire ? Tout ce cinéma pour des résultats où les notés se tiennent dans un mouchoir de poche.

 

Autre point à soulever : est-ce qu’un 16 de Tartemolle a la même valeur qu’un 16 de Tartempion ?

 

La réponse est d’une simplicité biblique : non !

 

La valeur d’une note dépend, aussi bien pour le vigneron que pour l’acheteur, du poids spécifique de celui qui note.

 

Au temps de l’aventure des vins de garage j’imagine aisément l’angoisse de Jean-Luc Thunevin, et Dieu sait qu’il s’angoisse vite le Jean-Luc, lorsqu’il attendait la note de Parker.

 

Était-il dans le même état pour les autres notes venues de la concurrence ? Sans doute un peu mais si vous le lui le demandez, comme il est sympa et qu’il ne veut pas faire de peine à qui que ce soit, il sourira. Bien sûr une bonne note de Tartemolle ou de Tartempion ça ne peut pas faire de mal, ça ne mange pas de pain, mais quand à faire péter les ventes ça ne me semble jamais avoir été un jour à l’ordre du jour.

 

Je sais qu’en écrivant cela que je vais irriter Périco Légasse qui tonne à nouveau dans Marianne «Quand l'infamie vinicole devient une référence».

 

Désolé cher Périco ça reste toujours d’actualité même si le gourou a plié bagage.

 

« On croit rêver ! Désormais, il en est pour nous vendre des vins "parkerisés" du nom de Robert Parker, ce journaliste américain qui, avec son guide, est responsable de tant de dégâts dans le secteur vinicole français.

 

Afin de plaire au gourou, dont le palais est étalonné aux vins californiens, les châteaux bordelais firent appel à des œnologues, dont le plus célèbre est Michel Rolland, pour donner à leurs vins la matière, la structure et la vigueur entrant dans les canons conformes aux critères parkériens. Reniant la finesse, en privilégiant des raisins surmûris, et l'élégance, pour obtenir des moûts concentrés, ont produit ainsi des monstres dont l'élevage prolongé en barriques de chêne neuf leur donne la musculature d'un athlète olympique en masquant le terroir et le millésime, c'est-à-dire l'âme du cru. Tout le contraire de l'esprit du vin de France. »

 

Or voici que le site Wineandco, pourtant sérieux, valorise une promotion avec l'expression « prix imbattables sur 20 crus parkérisés ». Le « label » porte même sur des vins de la vallée du Rhône. Déconcertante réalité d'une époque où ce qui doit servir de repoussoir vire au compliment. »

Même pas peur des notes des dégustateurs aveugles !

Avec nos Tartemolle et nos Tartempion nationaux les sites de vente sont beaucoup plus modestes : ils se contentent parfois d’accoler aux flacons proposés leurs notes et leurs commentaires lapidaires.

 

De plus, mon petit doigt me dit que dans la GD, dont la poignée d’acheteurs fait la pluie et le beau temps dans la vigne France, la ménagère de plus de 50 ans est plutôt sensible aux macarons, pas ceux de Ladurée mais ceux généreusement distribués par les nombreux concours.

 

Pour finir une petite dernière question naïve d’un gros nul aux grands experts qui naviguent à longueur de jour sur les forums :

 

Hormis celles de Parker qui font chauffer les prix, est-ce qu’une très bonne note de Tartemolle ou de Tartempion, dans un bon millésime, permet d’amplifier le coup de pouce au tarif et, dans un millésime moyen (espèce en voie de disparition) de les maintenir au même niveau ?

 

Oh ! là, là, là cachez-moi ce prix que je ne saurais voir c’est affreusement mercanti… comme chacun sait les vignerons sont comme les oiseaux du ciel… qui ne sèment ni ne moissonnent… façon de parler… ils vivent de l’air du temps…

 

À propos d’argent je me pose une question qu’il ne faut pas poser aux vignerons qui vont dans les grands salons : est-ce que l’investissement en vaut encore la peine au plan commercial ?

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