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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 06:00
Faire rimer hygiaphone avec téléphone le défi rock de la bande des 4 Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corine Marienneau…

« Bonsoir. On avait oublié de vous dire au revoir... Et merci ! »

 

C’est ce qu’a déclaré Jean-Louis Aubert, après « Crache ton venin », premier morceau de la soirée, tiré de l'album du même nom sorti en 1979, aux fans réunis au Point Éphémère où les « Insus ? » – pas terrible comme nouvelle appellation, j’aurais préféré Smartphone – soit les 3 mecs de Téléphone, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Richard Kolinka, sans leur bassiste historique Corine Marienneau, sont apparus sur les coups de 21 h 15 sur la scène…

 

« 1976-1986 le temps du « passage de l’ombre à la lumière » selon l’inénarrable Jack Lang à propos de l’élection le 10 mai 1981 du François de Jarnac comme premier président de gauche de la Ve République. Téléphone : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corine Marienneau participe au gigantesque concert organisé le 10 juin, place de la République pour célébrer la victoire en partageant l'affiche avec Jacques Higelin. La chanson Faits Divers, interprétée en direct, tient lieu de générique au journal télévisé de la nuit sur Antenne 2. »

 

Nostalgie ?

 

Non !

 

Bras d’honneur à ceux qui vannent les retraités qui dansent ?

 

Oui !

 

Comme je rentre, non pas de vacances car j’y suis en permanence, mais de Corse, vous aurez droit en ce dimanche à mes écrits anciens.

 

 

« À 56 balais le Jean-Louis Aubert boosté, transcendé par une formation exceptionnelle de 10 instrumentistes, le mercredi 27 avril lors de sa première au Zénith, nous a offert plus de deux heures de grand bonheur. Quelle vitalité ! Quel respect pour son public ! Qui a dit que les Français ne savaient plus s’assembler, exulter, danser ? Ce soir-là, toutes les générations étaient présentes et nul ne se souciait de la couleur de la peau ou des croyances de son voisin. Moi j’ai fini la soirée en état quasi-liquide heureux comme un bienheureux. Et que les grincheux ne viennent pas me bassiner sur le thème « tu te la joues jeune pépé ! » Rien à cirer, je préfère passer l’arme à gauche en dansant plutôt que de vivoter en pestant contre l’air du temps !

Aubert fait partie de notre patrimoine et j’ai osé dans mon titre lui accoler l’appellation climat car j’en ai plein le cul de tous ceux qui captent abusivement nos héritages populaires. Ras-le-bol des ratiocineurs télévisuels, des poseurs professionnels, des héritiers d’une France rance, des qui ont la trouille de tout et de rien, des bonnets de nuit, pour moi la vie c’est aussi vivre, boire et chanter car c’est bon pour la santé ! Le gars Jean-Louis nous en a offert pour notre argent, il n’a pas lésiné pour nous offrir un vrai spectacle, un truc qui te fait sortir de ta coquille, léviter au-dessus de tes baskets, en être, communier, chanter, swinguer, ne pas vouloir que ça s’arrête. Papy Rocard du haut de ses 80 balais a raison « Il faut chanter, lire, jouer de la musique… Notre époque a perdu le sens de la fête. »

 

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:00
celle qui passait devant le Bourg-Pailler
celle qui passait devant le Bourg-Pailler

celle qui passait devant le Bourg-Pailler

L’autre jour sur Face de Bouc j’ai reçu un poke estival de Philippe Rapiteau, une des Tronches de Vin qui vit en Vendée, accompagné d’une photo d’une coupure de presse indiquant qu’à la Mothe-Achard où je suis né, au Bourg-Pailler, DI ME Z-OU raconte Le vin qui rend fou 

DI ME Z-OU : Le vin qui rend fou… au Pays des Achards on conte l’Histoire… le noah… le frère Bécot
DI ME Z-OU : Le vin qui rend fou… au Pays des Achards on conte l’Histoire… le noah… le frère Bécot

L’accusé ce bon vieux noah « son degré alcoolique le rendait redoutable » note Alain Mornet.

 

Eh bien, non, pendant les battages, quand je suivais la batteuse de mon père, c’était la boisson largement consommée mais le pauvre degré était bien bas et la mixture trouble était surtout redoutable pour l’estomac… Pépé Louis en faisait, donc je connais.

 

« Pépé Louis avait une vigne sur le haut de la Mothe-Achard, commune qui avait peu de hauts et beaucoup de bas, complanté entièrement en noah. J’ai donc décavaillonné, vendangé, mais pas vinifié vu qu’une fois pressuré le moût vivait sa vie en toute liberté – il serait privé de la dénomination nature vu que pépé souffrait à mort pour lutter contre les fleurettes, et pourtant c’était un vin nu de chez vin nu – et bien sûr bu ce breuvage titrant les meilleures années 8°. Aux battages, les bouteilles de noah désoiffaient les gars des gerbes et du pailler. Ce n’est pas pour rien que j’habitais au Bourg-Pailler. » 

 

Pauvre Noah ils ont décrété qu’il rendait fou, alors que c’était faux, afin de préserver les intérêts des pinardiers qui voyaient d’un très mauvais œil cette autoconsommation populaire ? La vérité historique de l’interdiction de ces cépages c’est ICI 

 

Le noah est revenu en grâce et le sieur Cuq le proclame Je suis fan de noah, et alors ?

 

Mais laissons-là cette controverse pour nous intéresser à une grande figure locale, qui fut mon professeur d’histoire à l’École d’agriculture de la Mothe-Achard et celui qui m’a fait manier un sécateur pour la taille, le frère Bécot, dont Alain Mornet dit « on buvait ses paroles, il parlait savamment, il était convaincant »

DI ME Z-OU : Le vin qui rend fou… au Pays des Achards on conte l’Histoire… le noah… le frère Bécot

J’ai écrit sur lui ICI 

 

« Le frère Bécot, professeur d'histoire, royaliste (ah la messe du 26 janvier pour la mort de Louis XVI...), l'homme du vignoble vendéen, l'homme du vin, aux yeux rieurs sous son béret à la Dubosc vissé sur la tête, toujours en quête de compagnons pour célébrer la dive bouteille. Les poches de sa soutane étaient le repère de flacons qu'il destinait à la célébration d'anniversaires ou autres prétextes et, sur un vélomoteur poussif, il sillonnait la commune pour rentrer le soir « gai » comme on disait à cette époque. C'était un grand ami de mon père Arsène Berthomeau. »

 

Et puis, j’ai aussi écrit Mon maître vigneron : le frère Henri Bécot 

 

Jean Huguet dans « Vignes&Vignerons de Vendée » écrivait :

 

« Bécot, dans l’immédiat après-guerre 1945, fit avancer l’idée d’un vin de qualité primant sur le vin de petite façon, donc de quantité. On l’a dit apôtre des hybrides. Des bons hybrides, oui ; mais des grands cépages aussi. Quand il me conviait à la découverte d’une cave, c’était avant tout pour apprécier tel sauvignon, tel groslot, tel traminer (eh ! oui) ; je ne me souviens pas qu’il m’ait « débauché » pour quelque seibel, ravaz ou orberlin, même s’il ne les dédaignait pas. Ce professeur de géographie et d’histoire, né au pays de Vallet, mais originaire de Bazoges-en-Pareds, fidèle à ses racines paysannes, n’avait cure d’économie vinicole. Ce qui le préoccupait, c’était le bonheur du vigneron occasionnel, dont le labeur céréalier ou le soin asservissant des bêtes méritait la récompense du fier plaisir de la vendange. Il condamnait fermement les étranges fidélités qui l’attachaient, ce paysan, aux plants américains et prêchait pour qu’on les remplaçât par les meilleurs hybrides français couronnés à la foire annuelle de Chantonnay où son inusable soutane et son rabat bleu flottaient au vent de son enthousiasme comme l’emblème de la vigne vendéenne. Aurait-il applaudi au classement des Fiefs en VDQS ? Je le pense ; mais son action ne se plaçait pas sur le terrain des labels nobles ; elle se situait dans la quotidienneté du laboureur dont la profession principale n’était pas de faire du vin. »

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:00
Messieurs de l’INAO : un soupçon, une larme d’humanité ne saurait nuire à la notoriété du Pouilly-Fumé, les vins d’Alexandre Bain le valent bien.
Messieurs de l’INAO : un soupçon, une larme d’humanité ne saurait nuire à la notoriété du Pouilly-Fumé, les vins d’Alexandre Bain le valent bien.

Suis en colère !

 

Je sais vous allez me répondre que vous avez toutes les bonnes et mauvaises raisons du monde de faire ce que vous venez de faire, que vous appliquez à la lettre les textes élaborés par les professionnels, que vous êtes de simples exécutants, tout juste si vous ne vous réfugiez pas dans le je ne pouvais pas faire autrement.

 

Moi je vous rétorque que si, avant de faire tomber un tel couperet : décision définitive de retrait d’habilitation on épuise tous les moyens de la médiation.

 

La médiation, cette recherche d’une solution intelligente, courageuse, n’est malheureusement pas dans votre culture administrative. Même les contrôleurs des impôts prennent plus de gant que vous gens de l’INAO avant d’acter une décision définitive de cette envergure. Ce n’est pas rien que de priver un vigneron de son droit à revendiquer son appellation.

 

Inflexible, sans trembler, Monsieur Jean-Luc Dairien, Directeur de l’INAO vous faites signer la sentence par délégation à un simple délégué territorial-adjoint. Tout de même, réfléchissez deux secondes dans votre bureau de Montreuil, sans parler de simple humanité, vous auriez pu le faire vous-même et surtout auparavant appeler Alexandre Bain pour voir avec lui s’il n’y avait pas une autre voie.

 

Je le sais, j’ai pratiqué, il y a toujours une autre voie dans ce genre de dossier, sauf à penser que dans cette affaire il y eut une volonté de faire un exemple, de manier le couperet de l’exclusion pour faire rentrer une forte tête dans le rang.

 

Mais dans quel monde vivez-vous ?

 

Dire qu’Alexandre Bain gênât dans son milieu est un euphémisme, il est connu et reconnu et ça provoque bien des jalousies. Pour autant, parce qu’il dérange les pratiques habituelles de son appellation, lui nuit-il ?

 

Écorne-t-il sa notoriété.

 

La réponse est non, bien au contraire, il participe à la défense de la diversité et de l’authenticité de son appellation.

 

Quand comprendrez-vous que l’uniformisation, la normalisation, nous privent de ce qui faisait la particularité de nos appellations ? Dans la mondialisation, c’est un avantage comparatif de poids, banaliser l’appellation c’est nous faire perdre de la valeur et de la notoriété.

 

C’est une faute grave de votre part que de vouloir mettre tous les vins dans le même grand panier indifférencié, de rabâcher qu’il faut promouvoir les signes de qualité, et il serait à l’honneur d’une vieille maison comme l’INAO de cesser de se comporter comme un banal service de répression au service de certains professionnels qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

 

J’ai connu des temps plus courageux mais le temps présent est au suivisme et à la démission : silence on gère ! C’est ainsi qu’on enterre les belles idées, sans fleurs ni couronnes, dans la froideur d’une banale lettre-recommandée avec AR.

 

Moi ça me fâche et je l’écris.

 

Le traitement du dossier d’Alexandre Bain c’est du gâchis et chez moi, dans ma vieille Vendée crottée, mes parents m’ont inculqué la valeur du bien public qui ne se réduit pas à la peur du gendarme.

 

Comme l’a écrit Antoine Gerbelle de la RVF sur Face de Bouc « Les organismes de contrôle des AOC n'ont rien de plus important à faire que de transformer les trublions de la nouvelle génération "nature" en martyrs ?

Quel gâchis. Bon courage Alexandre. »

 

Ce qu’une lettre-recommandée avec AR a fait une autre tout à fait ordinaire peut le défaire Monsieur Dairien Directeur de l’INAO. Il vous suffit d’être clairvoyant et courageux, de passer outre à des avis qui se disent éclairés mais qui ne sont qu’orientés.

 

Comme moi, vous allez bientôt quitter la carrière, que risquez-vous ?

 

Rien, absolument rien, si ce n’est qu’on se souvienne de vous comme d’un homme sage qui a su prendre ses responsabilités.

 

Mon ton vif, parfois cinglant, vous le connaissez Monsieur le Directeur de l’INAO, vous y avez été confronté quelques années au 78 rue de Varenne. Je sais que vous le comprendrez car, en des temps difficiles pour vous, mon appui ne vous a jamais été mesuré.

 

Avec mon meilleur souvenir et l’espoir que l’intelligence prévaudra. Je crois toujours en l’intelligence, surtout celle du cœur…

 

PS. je tiens à votre disposition la lettre du délégué régional de l'INAO à Alexandre Bain signifiant la décision définitive de retrait d’habilitation.

 

Bien évidemment j'ai étudié le fond du dossier et la précipitation de l'INAO à retirer l'habilitation à Alexandre Bain traduit bien la faiblesse des arguments des détracteurs de ses vins...

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 07:20
En dévers et contre tout (16) Mes gamins de 6e au collège de Pouzauges je leur ai fait aimer la musique avec Guy Béart… son album « les très vieilles chansons françaises»
En dévers et contre tout (16) Mes gamins de 6e au collège de Pouzauges je leur ai fait aimer la musique avec Guy Béart… son album « les très vieilles chansons françaises»

Ce fut mon premier job alors que j’entamais ma seconde année de droit à Nantes.

 

Voulais avoir quelques sous, être indépendant et acheter la 2 CV du curé-doyen.

 

Celui-ci m’a aidé, nous sommes allés à la Roche-sur-Yon au siège de l’enseignement catholique tout puissant dans cette contrée dominée par les nobles et les curés.

 

On m’a demandé de produire mon certificat de baptême, que j’avais, et mon passé brillant d’enfant de chœur m’a permis de décrocher un poste à mi-temps au CEG de Pouzauges.

 

Pouzauges la patrie de Fleury-Michon, mon début de carrière sera marqué par le cochon puisqu’ensuite il sera le sujet de mon doctorat de droit.

 

1967.

 

J’avais 18 ans.

 

La paye 700 francs par mois, pour arrondir mon maigre pécule je faisais aussi des vacations à la cantine et sur la cour de récréation : le pion quoi.

 

Bouche-trou : histoire-géo, dessin et musique… en 6e.

 

J’étais un peu l’attraction surtout pour les filles de 3e qui minaudaient sur mon passage.

 

Bref, le dessin ce n’était pas mon fort mais les gamins aimaient ça.

 

Pour la musique c’était une autre paire de manches, morne plaine c’était la vague yéyé qui balayait tout sur son passage.

 

Que faire pour les accrocher ?

 

Après moult expériences ratées c’est Guy Béart qui m’a sauvé avec son album « les très vieilles chansons françaises» que j’ai pu faire acheter par le collège.

 

« Après son petit passage à vide du début des années 1960, Guy Béart était revenu sur le devant de la scène avec une idée originale : rééditer et reprendre d’anciennes chansons du folklore français, morceaux sur lesquels il n’existait plus de droits d’auteurs à payer, situation alors fort pratique pour un Béart connaissant quelques soucis d’argent.

 

Ce sixième volume de l'Intégrale reprend la plupart de ces anciens titres, tous écrits et interprétés entre 1966 et 1969. On pense immédiatement à « Vive la Rose » qui fut le titre qui signa son retour, « Le Pont de Nantes » et « Aux marches du palais », mais les moins connus « Le Roi a fait battre tambour » ou « Le Sort des matelots » sont autant de titres à redécouvrir. A noter l'absence du titre « Et moi je m'enfoui-foui » sur la réédition CD. »

 

Benjamin D'Alguerre

 

Que des merveilles!

 

Mes mômes ont accroché et même qu’ensuite j’ai pu leur proposer Carmen de Bizet.

 

Mais ce qui m’a le plus touché c’est que le jour de mon départ ils se sont cotisés pour m’offrir l’album. Ça on ne l’oublie pas.

 

Merci Guy Béart...

 

Vive la rose /Le pont de Nantes/Aux marches du palais/À la claire fontaine/Le roi a fait battre tambour/Quant au temple/Fleur d'épine/V'là l'joli vent/La bohème/Brave marin/L'amour de moy/Et moi je m'enfoui-foui/Mandrin/Je me suis engagé/Le sort des matelots/Blanche biche/La chaloupe à l'eau/Comme les autres font/Ma mère je le veux/La belle au jardin/Ça n'va guère/Les tristes noces/Le conscrit du Languedoc/Le fils du renard

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (14) levurer son moût c’est le dernier chic genre potage Liebig en sachet avec monsieur Plus…
En dévers et contre tout (14) levurer son moût c’est le dernier chic genre potage Liebig en sachet avec monsieur Plus…

- C’est mou en ce moment, trouve-moi un angle coco, faut que ça buzz sur les réseaux sociaux !

 

- On pourrait montrer des belles cuves en inox… c’est nickel inox… ça brille… ça fait riche… ça fait propre… genre labo pharmaceutique…

 

- Ouais et pourquoi pas mettre une charlotte sur la tête de l’œnologue !

 

- Ça plairait à Étienne Dauder, le président des caves de Molière en Languedoc pour qui c’est un « véritable alchimiste », à qui l'on doit des vins de grande qualité sur le secteur.

 

- La qualité mon cul, on aurait tous les bobos au cul !

 

- Patron ce ne serait pas si con car les bobos, avec leur jaja à poils, tout nu, qui pue, sont les champions toutes catégories de la communication…

 

- T’es pas un génie, t’aurais dû te faire embaucher chez Roux&Combaluzier dit B&D, mais tu sais y faire pour pomper de la publicité…

 

- J’ai une idée…

 

- Ça c’est un scoop, accouche !

 

- Pas de problème chef moi les vannes à 2 balles glissent sur moi comme un pet sur de la toile cirée…

 

- Te vexe pas coco, je dis ça pour faire monter la pression, fais pas ta chochotte je ne vais pas te soutirer tes bonnes idées…

 

- Y’a qu’à levurer !

 

- …

 

- Ben oui ensemencer avec des levures sélectionnées !

 

- Sélectionnées par qui ? Philippe Saint-André !

 

- Déconnez pas patron, les détecteurs de petites bêtes travaillent pour des maisons sérieuses, la science quoi ?

 

- Ramène pas la tienne et dis-moi où ils les ramassent leurs levures ?

 

- C’est simple : d’un côté y’a des zozos qui font confiance à celles de chez eux, des pas toujours propres, des toutes pourris, fainéantes, disent les autres ; et de l’autre y’a des intelligents qui font faire le boulot par des travailleurs extérieurs. Genre plombier Polonais.

 

- Ce n’est pas de jeu ! Trop fastoche, des ramiers quoi !

 

- Pas tout à fait y disent que leur petit vin blanc un peu mou devient avec elles une bête de concours. Un peu comme si tu mettais Zizou dans une équipe de branques et avec ça y z’empochent la Coupe du Monde.

 

- Ouais, ouais, mais si tout le monde fait pareil tu ramènes les compteurs à zéro, la balle au centre.

 

- Détrompez-vous chef, la partie ne se joue pas ainsi. Ça ne fonctionne que chez les génies de la vinif, les Paganini qui savent se vendre aux bons critiques, les rosbeefs surtout, y’a pas de place pour les ringards.

 

- Y’a un truc qui me chiffonne coco c’est la photo…

 

- La photo, quelle photo ?

 

- Ben celle du petit génie de l’œnologie moderne avec ses ciseaux qui ouvre une poche de petites levures sélectionnées, ça a un côté potage Liebig en sachet avec monsieur Plus…

 

- Pas faux patron mais vous savez le potage Liebig ça se vend bien et monsieur Plus à fait un tabac dans la publicité…

 

- Si je comprends bien ton vin avec levures sélectionnées incorporées c’est comme la Rolex de Séguéla « si t’as pas levuré avant 50 ans c’est que tu as raté ta vie… »

 

- Oui chef vous avez toujours le dernier mot pour rire…

 

- Pour ne fâcher personne, j’en connais qui sont susceptibles comme des pucerons, nous mettrons un message sanitaire sous l’article : «La chronique titre 2° d’humour…»

 

- Y’a pas à dire patron vous êtes si bon que vous devriez vous présenter aux élections…

 

- Trève de plaisanterie Coco, bigofonne à Laffort pour qu'ils se payent une double page de pub dans le canard...

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 06:00
Les larmes des urbains sur la dépression des agriculteurs sont des larmes de crocodile cher Éric Fottorino

C’est bien joli d’applaudir la ronde des gros tracteurs dans les rues de Paris et d’arpenter avec ses mouflons émerveillés les travées du Salon de l’Agriculture pour s’extasier devant veaux, vaches, cochons, couvées…

 

Mais ce qui serait encore mieux c’est de se préoccuper du prix du litre de lait UHT demi-écrémé, de la côtelette de cochon en promotion permanente, du steak haché de Bigard bien marqueté et cher pour ce que c’est, dans les soupentes de la GD, avant de verser des larmes de crocodile réservées à ces pauvres paysans…

 

Ceci s’adresse aussi bien aux urbains qu’aux ruraux adeptes inconditionnels de la GD.

 

La détresse de certains éleveurs je l’ai vécue dans les dernières années de mon job de médiateur dans le secteur laitier pour le compte de Bruno Le Maire.

 

J’ai vu pleurer, face à moi, un grand jeune homme désemparé, lorsque le seul fromager de la fourme de Montbrison a fermé et que les grands collecteurs : Lactalis et Sodiaal se renvoyaient la balle pour ne rien faire.

 

Vous pouvez vous reporter à mes chroniques de l'époque :

 

Dans ma longue mission dans le Grand Sud-Ouest afin de trouver des collecteurs pour ramasser le lait de producteurs en déshérence, j’ai croisé des fils de la Terre, isolés, désemparés, qui n’avaient comme seul lien mon numéro de téléphone. « Je vais vendre mes vaches… je n’en peux plus monsieur Berthomeau… » C’était un dimanche matin, lui dans l’Aveyron moi à Paris. Pas simple de trouver les mots…

 

Là aussi vous pouvez lire ces 2 chroniques :

 

« Le public a applaudi. Devant moi Sébastien a craqué, il a pleuré. Avant la projection il n’avait pas revu les images, il les a découvertes avec nous, les a revécues, difficile épreuve que cette mise-a-nue publique. J’aurais aimé lui dire je ne sais quoi d’ailleurs mais les mots ici n’avaient pas droit de cité. Mon silence respectait ses larmes et surtout, plus encore qu’avant la projection, je sentais sur mes petites épaules le poids de cette mission qui m’avait été confiée. J’étais un peu colère, une colère contre moi-même mais aussi contre la bonne conscience très abonné à Télérama de ces gens à qui Edouard venait de proclamer pour alléger l’ambiance « Allez, on va boire un coup» qui sonnait comme la voix de son père que nous venions de voir sur l’écran le jour où il avait rassemblé ses voisins chez lui pour les régaler. Bien sûr que nous sommes allés boire un coup, comme l’a dit ou écrit quelqu’un « pour tordre le cou » au désarroi, vaille que vaille… » Pour sûr que j’avais envie de fendre la bonne conscience, monter sur la barrique pour dire à l’assistance : « Que faites-vous au quotidien pour qu’un Sébastien Itar, dans le fin fond de sa vallée du Lot, avec ses vaches, sa solitude, mais aussi se collègues de Cantaveylot, vive, fasse des projets, se projette dans l’avenir. Lors de mes dernières rencontres avec de ses collègues, producteurs de lait dans le Lot-et-Garonne et la Dordogne, ce besoin de visibilité, de compréhension active, m’a été martelée.»

 

« J'avais planqué un fusil et deux cartouches dans une serre. Mon épouse savait que j'étais à bout. Elle me faisait suivre partout par mon fils ». Sans le soutien de sa famille, Roger Pessotto, 66 ans, sait qu'il serait passé à l'acte. Le souvenir est encore frais, mais il veut témoigner.

Roger Pessotto a toujours voulu être agriculteur. Une belle carrière de maraîcher avec la fraise pour spécialité. « On est parti de rien. Et on est arrivé à rien ». Dans cette aventure, il avait pourtant tout donné, et sa fierté, c'était d'y être arrivé. Sa success-story avait même attiré les caméras d'une émission télévisée, quand son exploitation pesait encore entre « trente à quarante salariés».

 

Tout ça pour vous dire, cher Éric Fottorino, mon extrême sensibilité de fils et de frère de paysan de Vendée sur la détresse de ces fils de la Terre. Il ne s’agit pas de me dédouaner, bien au contraire, j’ai pendant 10 ans, auprès de Michel Rocard, participé au système, et je l’assume.

 

Mais cessons d’accuser le système, nous sommes tous, le système.

 

Votre dossier sur la détresse des agriculteurs a le grand mérite d’exister, c’est rare dans la presse d’aujourd’hui, et il apporte un éclairage intéressant que je ne conteste pas, mais si je puis dire, il ne va pas au fond des choses, il laisse trop de place à une vision très rat des villes sur ce qu’est la vie des rats des champs.

 

Pourquoi ne pas avoir donné aussi la parole à des gens d’en bas, beaucoup d’agriculteurs seraient tout aussi pertinents, même plus qu’un Michel Onfray, plutôt que de la donner à un brillant représentant des grandes cultures, Philippe Chalmin, très représentatif du système qui a dominé la fameuse PAC, ces Organisations Communes de Marché fabriquées par nos brillants technocrates dans la roue d’Edgard Pisani. Le blé et le lait, enfants de l’exploitation de polyculture de mon grand-père, privilégiés, protégés pour le plus grand bénéfice des grandes plaines et de la future spécialisation laitière.

 

Je ne parle pas du cochon et du poulet, simples transformateurs de céréales, qui ont fait du Grand Ouest le lieu privilégié du hors-sol – vivre sur quelques ha, la fameuse exploitation familiale à 2 UHT – pour le plus grand bénéfice des PSC et du soja importés via Saint-Nazaire et Brest. Mais aussi la fortune d’un Charles Doux et des fabricants d’aliments du bétail chers à Avril ex-Sofiprotéol. La désertification de certaines zones rurales n’est pas une opération du Saint-Esprit.

 

Quand à nos producteurs de viande du bassin allaitant, ils ont toujours été les laissés pour compte dans la mesure où c’est le troupeau laitier qui fait le prix de la viande : les fameuses vaches de réforme qui font le steak haché de M. Bigard, nourriture favorite des jeunes générations.

 

Et l’abandon des quotas laitiers, que nous avions mis en œuvre avec Michel Rocard, contre tous : l’impérieux François Guillaume SG de la FNSEA, futur Ministre de l’Agriculture de Jacques Chirac – j’ai été de ceux auprès de Stéphane Le Foll, ce fut ma dernière mission, à tirer la sonnette d’alarme, en vain, pour dire que certains de nos producteurs n’étaient pas préparés au coup de torchon des prix du grand large.

 

Bref, il y a tant à dire sur ce que vous appelez, cher Éric Fottorino, un État sans vision, que le retraité que je suis n’a plus envie de prêcher dans le désert de l’indifférence et de la démission.

 

Bien évidemment je n’ai pas la prétention de détenir une quelconque vérité, mais ayant trempé mes mains dans le cambouis de la politique agricole, cogéré aussi avec les Raymond Lacombe, Luc Guyau, Jean-Michel Le Métayer cette politique, mais aussi fait reconnaître la représentativité syndicale des minoritaires devant l’AG du Conseil d’État, je connais le poids de l’Histoire, ses pesanteurs et ses contradictions.

 

Il suffit de lire le livre de Bruno Le Maire Jours de Pouvoir pour s’en persuader, être courageux au Ministère de l’Agriculture face à l’omniprésence des majoritaires relève d’un apostolat bien difficile. Lorsqu’avec Michel Rocard nous avons négocié les accords de Dublin pour mettre fin au désastre programmé des vins de table languedocien, nous avons été vilipendé par nos amis socialistes et communistes, mais je n’ai aucune gêne à affirmer que nous avons sauvé ce vignoble et ceux qui en vivent aujourd’hui.

 

Il y a 2 ans l’éditeur Autrement, lecteur de mon blog, m’a contacté pour que commette un livre dans l’une de ses collections. J’ai proposé « Je veux des paysans pour mes petits-enfants »

 

Réponse : pas porteur coco !

 

Et pourtant, chaque jour que Dieu fait, j’en croise des nouveaux paysans, vignerons, maraîchers, éleveurs… Ils sont entreprenant, innovateur, intelligent…

 

Qui leur donne la parole ?

 

La commisération et l’émotion n’étaient guère de mise au Bourg-Pailler à propos de la politique, les valeurs que m’a transmis mon père, mendésiste – il était bouilleur de cru pourtant – sont celles du bien public, du gouverner c’est choisir…

 

J’ai choisi cet angle très personnel afin d’éviter de vous livrer mon analyse détaillée sur chaque article, ce qui n’avait que peu d’intérêt. Chaque lecteur est libre de se forger son point-de-vue sans les béquilles d’un ancien acteur du théâtre politique.

 

Ce que viens d’écrire ne doit pas vous empêcher d’acheter le N°72 Les Paysans la Grande Dépression, bien au contraire, c’est un bon dossier qui a le mérite de proposer des points de vue intéressant. Tout ce que je souhaite c’est qu’il ait une suite et que celle-ci n’attende pas que survienne une nouvelle « crise ».

 

Merci à Éric Fottorino et à son équipe de nous proposer du contenu, c’est si rare dans la presse d’aujourd’hui qu’il est important de joindre le geste à la parole de la même manière que les citoyens-consommateurs devraient le faire lorsqu’ils font leurs courses alimentaires…

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:00
Après avoir bien mangé spaghettis au brocciu et bien bu mon 100% fait main du pur Sciacarellu nu je vais faire la mariennée à l’ombre d’un cocotier…

Je plaisante, en Corse il y a des palmiers mais pas de cocotiers.

 

Il est une expression « secouer le cocotier » dont peu de personne aujourd’hui comprennent le sens originel et beaucoup l’emploient à contre-sens pour qualifier une personne qui dérange l’ordre établi.

 

Cette expression remonte au XIXème siècle et elle puiserait ses origines dans le milieu de certaines ethnies polynésiennes où il était d’usage d’éliminer les vieilles personnes qui devenaient trop faibles pour grimper sur les cocotiers et réaliser la cueillette.

 

En argot « secouer le cocotier » c’est se débarrasser des vieux, faire de la place pour les jeunes et Galtier-Boissière dans « Mon journal dans la drôle de paix » en 1947 écrivait « Une fois de plus, l'Etat fait banqueroute, ruinant les braves gens qui lui ont fait confiance : les pensionnés, les retraités, les vieux sont délibérément sacrifiés. Ainsi qu'après chaque guéguerre, les gens en place secouent le cocotier… »

 

De nos jours, les DRH, après avoir parlé plaisamment de «dégraissage» font des plans sociaux qui mettent les seniors sur le carreau.

 

En politique, les jeunes loups surtout, rêvent de secouer le cocotier pour voir le chef et ses affidés tomber.

 

Mais revenons au sujet du jour : la mariennée.

 

Qu’est-ce ?

 

En Anjou, dans l’Anjou cher à Patrick de la Chaudefonds sur Layon, c’est « le repos de midi, la sieste après le repas et avant la reprise du travail « à chaque fois qu’il faisait mérienne, c’était la même chose… […] il rêvait » Étienne Pérochon, Nène.

Dans le Vendômois c’est la mérienne aussi et dans ma Vendée profonde : la mariennée sans doute parce que dans l’Aunis tout proche mérienner se dit « des brebis qui, à midi, se serrent toutes ensemble, la tête de l’une sous le ventre de l’autre, pour sommeiller, un peu à couvert du soleil » (in les mots du passé de Marcel Lachiver).

 

Mon pépé Louis, pendant tout l’été, faisait la mariennée à l’ombre du pailler.

 

Matisse - Intérieur à Collioure, la sieste -

 

Dans son opus « L’art difficile de ne presque rien faire » chez Denoël, Denis Grozdanovitch, qui vit entre Paris et la Nièvre, écrit à propos de la sieste méridienne :

 

« Le moment préféré de mes journées d’été demeure celui où, après le repas de midi, je m’achemine tranquillement jusqu’à notre ponton au bord de la rivière, sous le grand marronnier où j’ai installé mon hamac. Je m’y installe alors confortablement, un gros livre de philosophie (de préférence bien abstrus) à la main, et la lecture distraite d’une dizaine de ligne suffit amplement, en général, à me faire glisser dans ce que j’appellerais un sommeil de surface – très différent en cela de la profonde et souvent angoissante plongée nocturne – au cours duquel ma conscience, engourdie par une sorte d’agréable hypnose, continue d’enregistrer avec une sourde volupté le bruissement de la brise dans les feuillages, les dialogues entrecroisés et compliqués des oiseaux , le doux ronronnement du nid de guêpes dans l’aulne voisin et même le subtil friselis du courant le long des berges.

 

Je goûte alors – plaisir de la vraie vacance – au luxe suprême du demi-sommeil et de la demi-conscience qui sont les meilleures voies pour rejoindre ce fameux « cours des choses » si cher aux taoïstes de l’ancienne Chine, lesquels aimaient précisément à répéter que pour bien vivre il valait mieux ne vivre qu’à demi. »

 

L’auteur donne ensuite la définition par le Littré du mot « dormition » qui est un terme ecclésiastique, Le mot dormition, est utilisé, dans le vocabulaire chrétien pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles, quand ce n'est pas une mort violente. Le mot cimetière exprime la même idée de sommeil provisoire.

 

Au son du Tango Corse, cher à Fernandel, après avoir mangé mes spaghettis au brocciu et bu un verre du vin nature de mon propriétaire « 100% fait main du pur Sciacarellu nu… »

 

« Qui n’en a pas goûté ne connaît pas l’île » affirme Émile Bergerat dans son livre Souvenirs d’un enfant de Paris 1887. Le brocciu ou encore broccio est une « friandise » qui se consomme tout au long de son vieillissement. Frais, il se prête à toutes les fantaisies, nature ou agrémenté de sucre, d’eau-de-vie, de fruit ou de confiture sur une belle tranche de pain. Avec l’âge, il s’affermit et son goût s’affirme, et alors le brocciu s’allie avec tous les moments du repas, chaud, froid, frit : entrées, légumes, pâtes, poissons, viandes, œufs et, bien sûr, desserts. »

Après avoir bien mangé spaghettis au brocciu et bien bu mon 100% fait main du pur Sciacarellu nu je vais faire la mariennée à l’ombre d’un cocotier…
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 08:45
Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

Je l’admets sans honte, je suis plus con que la moyenne, je ne comprends rien à rien à l’humour titrant 2°. Et pourtant j’ai tété le lait de Coluche et de Desproges, m’en suis goinfré, jamais rassasié. L’âge venu, mes neurones ne sont plus aussi pointus et je suis passé à côté du contre-pied d’un Outre-Quiévrain qui cause du vin. Je me couvre la tête de cendres, bat ma coulpe, implore le ciel de me rendre ma lucidité.

 

Qui plus est, me dit-on, le Baudouin du Chenin de l’Anjou Noir est ravi.

 

Que demander de plus, embrassons-nous folle ville, le chenin va ressusciter !

 

Quel magnifique entre soi, c’est beau comme un pèlerinage de convaincus.

 

C’était tellement gros que, selon l’auteur, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure qu’il adorait ce foutu chenin cher au cœur du Patrick Baudouin. Oui, sans nul doute pour ses quelques paroissiens habituels mais les autres, ceux qui n’en sont pas, les cons dans mon genre qui par hasard entrent dans l’église, ils ne bitent que dalle à son humour étiqueté au 2ième degré.

 

Sur le Net y’a ceux qui ne lisent que les titres, des très cons sans doute mais majoritaires, ceux-là retiendront que le chenin n’est pas un grand cépage. Je comprends que Patrick soit content. Même tarif pour les moteurs de recherche, dont le gros Google, qui traquent les mots-clés : pour eux c’est simple comme une courte-vue : le chenin n’est pas un grand cépage.

 

Les regrets ne servent à rien c’est ainsi sur le grand barnum du Net et des réseaux sociaux où chalutent monsieur et madame tout le monde, emballé c’est pesé et ce petit monde qui lit tout au premier degré passe à autre chose. Bon, je sais le clergé du vin ne s'intéresse guère à la piétaille ignare, mais y boivent du vin ces locdus.

 

J’admets que c’est beau de se faire plaisir entre soi, on colloque à plaisir, on invite quelques membres du clergé du vin chargé du buzz médiatique et ce n’est pas un vieux con ramenard, qui ne comprend rien au film, qui va troubler la béatitude commune.

 

Même si, comme le proclamait le mec de Nazareth, qui changeait l'eau en chenin, pardon en vin « bienheureux les pauvres d’esprits… car ils veront Dieu »

 

Bon, sans encore ramener ma fraise de veau, faut pas s’étonner que les églises se vident, que les lecteurs des chapelles en papier du vin se raréfient, que le clergé du vin se désespère : comment faire pour attirer des ouailles dans leurs lieux saints ? Même le denier du culte, la publicité, se fait rare ou alors faut se transformer En Magnum pour subsister.

 

Écrire sur le Net ça n’a jamais nourri son homme mais ça permet d’aller chercher les brebis égarées, celles qui n’ont pas inventé l’eau chaude, celles qui n’en ont rien à branler des cépages et autres joyeusetés. Des cons sans doute, des consommateurs sûrement, mais ceux-là on les laisse entre les mains des foires aux vins chères à MEL le grand récupérateur.

 

J’ai confessé ma faute, récité 3 pater et 2 ave en pénitence, et le pire c’est que je ne regrette rien poursuivant mon petit bonhomme de chemin en n’en pensant pas moins.

 

Comme la tendance est à informer le consommateur, merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !

 

Pour relancer le chenin peut-être devrait-on en faire le cépage unique et obligatoire du vin de messe !

Merci au clergé du vin d’indiquer le degré d’humour sur vos burettes de vin !
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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 06:00
Bien avant The Voice 4 j’ai découvert et apprécié la voix soprano colorato de Battista Acquaviva le rossignol de Corsica

Je ne sais plus trop bien quand je baguenaudais je ne sais trop où lorsqu’une affiche a attiré mon regard.

 

The Voice 4 pour moi c’est du mandarin vu que ça fait un bail que je ne regarde plus la TV. Mais curieux j’ai cherché sur le Woueb et j’ai su que c’était un bouzin, genre radio-crochet revisité, importé des USA, et animé par Nikos Aliagas et un jury avec Florent Pagny, Zazie, Jenifer, Karine Ferri...

 

« Battista Acquaviva a marqué les téléspectateurs de "The Voice" saison 4. Encensée autant que critiquée, la chanteuse originaire de Corse a convaincu les quatre coachs lors de la première audition à l'aveugle. Grâce à sa voix hors normes sur le "Paume de David", elle a fait se retourner MIKA, Zazie, Florent Pagny et Jenifer. Solidarité oblige, c'est cette dernière qui a accueilli Battista dans son équipe. Eliminant Rany Boechat lors d'une battle émouvante sur "Hijo de la Luna" de Mecano, elle a gagné son ticket pour la demi-finale grâce à ses interprétations aériennes de "Greensleeves", "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum ou encore "S'il suffisait d'aimer" de Céline Dion. Mais malheureusement, Battista a quitté l'aventure samedi soir. »

 

Moi ça fait un bail que je l’ai découverte Battista : très précisément le 10 mars 2011 lors d’une dégustation d’UVA Corse

 

« Maintenant permettez-moi de vous présenter Battista Acquaviva, fille du frère de Pierre Acquaviva du Domaine d’Alzipratu qui nous a régalé a capela d’un chant d’amour Culomba. Elle est née à Bastia, a étudié « pendant dix ans le violon classique et baroque sous la direction d’un professeur particulier. Parallèlement, elle étudie le chant avec son père Nando Acquaviva, qui l’initie à l’écoute des intervalles spécifiques de la pratique du chant traditionnel corse, à la performance et au placement de voix correspondant. » Élève de l'école de musique de Pigna Scola di cantu. Sa tessiture est soprano, mezzo et colorature. Battista a choisi pour thème de sa thèse de doctorat la « mystique féminine et mythes de la femme dans le XIXème littéraire D'H.de Balzac » au sein de l'école doctorale de Julia Kristeva, sous la direction de José-Luis Diaz. »

 

Le 18 octobre 2012, je récidivais :

 

« Le plus bel accord avec les vins corses se nomme Battista Acquaviva : le rossignol de Corsica » 

 

Après cette audition je vous propose de lire 2 des 11 pages que Robert V. Camuto consacre à Pierre Acquaviva « Le sang d’un frère » dans son livre « Un Américain dans les vignes » chez Michel Lafon.

 

 

« Après avoir été déjeuné Chez Michel à Calenzana au soir du vendredi saint, de retour à l’hôtel à Calvi y trouve un message urgent attend Camuto qui fait finement remarquer que ça le choque « car il n’est pratiquement jamais personne dans ce pays pour estimer qu’il y a urgence. » Le billet demande de rappeler Pierre Acquaviva du domaine d’Alzipratu. Camuto appelle le numéro griffonné sur le bout de papier et apprend que ce n’est pas Pierre qui a appelé mais son père Maurice. Celui-ci a 72 ans « maigre, trapu, avec une touffe de cheveux clairs et bouclés, des yeux verts, un regard vif Mais, contrairement à son fils, il parlait le français avec un fort accent corse, outre une autre différence frappante : quand je lui tendis la main, il la saisit de sa main gauche, et la prit maladroitement. Je regardai sa main droite. De sa manche, sortait une prothèse verte, en plastique, de la main et de l’avant-bras. » Camuto lui propose de venir à 18 heures à son hôtel sur le port. Arrivé en avance, Maurice Acquaviva, pour parler sans être dérangé, entraîne Camuto dans un appartement appartenant à des cousins. « Ignorant mes protestations, il commença par la façon dont les français avait conquis la <corse indépendante, plus de deux cents ns auparavant, puis passa plus d’une heure à me décrire les mauvais traitements que les Français leur avaient fait subir, des guerres du XVIIIe aux taxes du XXe sur les vins corses en passant par la gestion étatique du ferry reliant le continent.

 

Ce système de ferry, qui met Marseille à une demi-journée de la Corse, a pour effet d’augmenter le coût des exportations de vins en direction du continent et de rendre ridiculement cher le transport depuis la France du matériel nécessaire pour la mise en bouteille.

 

- Pour nous, dit-il, acheter la bouteille, l’étiquette, le bouchon et la capsule, ça coûte 6 francs.

 

Comme la plupart des personnes d’un certain âge vivant en France, il se destinait à parler « en francs » pour le restant de ces jours.

 

- Mais ici, au supermarché, ils vendent du bordeaux à 6 francs. C’est la même bouteille, la même étiquette, tout. La seule différence, c’est le vin qu’il y a dedans ! Comment est-ce possible ?

 

Il continua :

 

- Ils ont le monopole. Ils ont fait en sorte que nous restions pauvres et à genoux.

 

Il cracha.

 

- Les Français, les colons, ils…

 

Sa voix se brisait. Il avait soudain les yeux rouges. Il dressa son pouce sous le menton, et appuya jusqu’à ce que l’extrémité du pouce devienne blanche.

 

Il batailla ensuite pour parvenir à caler sur ses genoux, avec sa prothèse en plastique, son paquet de cigarettes. Il en sortit une avec sa bonne main, la glissa entre les doigts de sa prothèse et lui présenta un briquet. La cigarette allumée, il l’ôta de la prothèse avec sa main gauche et commença à fumer.

 

- Chirac n’a rien à dire aux États-Unis, lâcha-t-il en se lançant dans une comparaison entre les présidents français et américain – Entre Chirac et un George W. Bush que l’Europe vouait aux gémonies. Chirac a fait en Corse dix fois pire que Bush en Irak.

 

Il apparut que Maurice était un séparatiste – ou, pour employer son langage, un « résistant ». Lui, il agissait publiquement, dit-il. Dans l’ombre opéraient les clandestins du FLNC qui accomplissaient des missions contre l’État français et contre les profiteurs étrangers (c’est-à-dire les non-Corses).

 

- Je ne les connais pas et, si je les connaissais, je ne le dirais pas, mais nous pensons la même chose.

 

Pierre m’avait parlé de la mort de son frère aîné, Jean Battiste, qui avait dirigé la cave vinicole avant lui. Cependant, j’ignorais les circonstances de son décès.

 

- Jean Battiste faisait parti des clandestins, reprit Maurice. Il posait des bombes.

Il suspendit sa respiration. Je tournai les yeux vers les rideaux de dentelle et remarquai que le lumière méditerranéenne, à l’approche du soir, tournait à l’orange.

 

Ainsi, quand il ne supervisait pas le domaine familial ou les opérations de vinification, le fils aîné de Maurice plastiquait des bâtiments administratifs, les maisons des « colons » et le siège des « spéculateurs » qui voulaient « bétonner » la côte avant de s’envoler avec le butin – en s’assurant toujours que les habitations étaient vides.

 

Un matin de 1987, alors qu’il avait vingt-sept ans, Jean Battiste partit pour une mission « contre une maison ».

 

- Mais quelqu’un m’attendait, expliqua Maurice. I a été tué par balle. On ne sait pas qui a fait le coup. La police ou le colon qui habitait là. On a demandé une enquête pour savoir comment il a été tué. Ils n’ont jamais rien fait.

Tandis qu’il poursuivait son récit, je fus frappé par cette description de son fils partant faire sauter une maison. Le propos était détaché, comme on aurait dit : « Un matin, il est allé acheter une miche de pain… »

 

Quand il eut fini, je me sentis épuisé. Des heures avaient passé. Je rassemblai mon courage pour poser à Maurice la question gênante : comment avait-il perdu sa main ? Lors d’une mission, lui aussi, en posant une bombe ?

 

Il considéra sa prothèse, puis la bougea comme si elle avait pu signifier que les dégâts physiques n’étaient pas si graves. C’était un accident d’enfance, expliqua-t-il. Ça lui était arrivé en jouant avec une grenade de l’armée italienne après l’Occupation. »

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 06:00
L’énigme de l’été du Taulier : du rouge, rien que du rouge, une montagne de rouge… un magnum de vin nu à gagner !

C’était un temps que les jeunes naturistes lichant des vins à poils aux noms provocateurs ne peuvent pas connaître ; un temps qu’ont oublié ceux qui pleurent sur la chute, non de l’empire romain, ni de la loi Evin, mais celle qui marque le déclin inexorable de la consommation du vin dit de consommation courante. Celui que l’on livrait en casiers rouge emplis de 6 litres étoilés consignés chez les épiciers. Le populo consommait du rouge principalement, au degré : du 10 au 13°.

 

Bercy règnait sur Paris.

 

Mais, l’empereur du rouge, qui n’était pas Pierre Castel, lui, voyait grand, très grand, il s’expatriait aux lisères de Paris : port pour les péniches, embranchement ferré pour les trains-citernes complet. C’était la plus grande usine à vin du monde, même les chinois de Mao viennent la visiter. Il y avait un monstre pour constituer les casiers mixtes : rouge-blanc-rosé.

 

Bref, il est au sommet. Ce n’est pas lui qui trône sur la montagne de casiers mais celui par qui l’usine s’est édifiée.

 

Simple question du Taulier : où se situait cette usine à vin ?

 

Les anciens de la maison ne peuvent participer ?

 

Elle n’existe plus, qui l’a remplacé ?

 

2 bonnes réponses et vous aurez gagné 1 magnum de vin nu…

L’énigme de l’été du Taulier : du rouge, rien que du rouge, une montagne de rouge… un magnum de vin nu à gagner !
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