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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 06:00
À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…

La maison B&D est sur son 31, son hallebardier a lustré ses petites Richelieu, c’est le Grand Tasting dixième du nom.

 

Et moi, pendant ce temps-là, tel un autre Jacques en campagne, je mange des pommes.

 

Hé oui, c’est la saison des pommes car, pour ceux qui l’ont oublié, à force d’en voir tout au long de l’année, elles viennent juste d’être récoltée et elles sont, si vous choisissez les bonnes variétés, succulentes et pleines de trucs et de machins bons pour la santé. 

 

Pendant 5 ans j’ai fait dans la pomme, la pomme à cidre qui, comme sa dénomination l’indique, sert à faire du cidre, du pommeau et du calvados. Président de l’IDAC (Interprofession des appellations cidricoles) sans avoir un seul pommier.

 

Bref, j’aime la pomme ! J’aime les petites pommes toutes ridouillées, acidulées, loin des grosses variétés des supermarchés.

 

J’adore la Clochard.

 

Normal car la Reinette Clochard appelée aussi Rochelle, Clocharde, Pomme Clocharde ou Reinette de Parthenay est une pomme à couteau née à Secondigny dans les Deux-Sèvres. C'est une variété assez répandue en Charente et en Vendée.

 

Cette petite pomme qui ne paye pas de mine est délicieuse. Sa peau jaune est rugueuse et tachetée et c’est cet aspect qui lui a sans doute valu son nom de clochard. Sa chair est ferme, juteuse, sucrée et agréablement parfumée.

 

Elle se récolte à partir de novembre et se conserve très bien; en vieillissant, elle sèche, prend un aspect ridé et son parfum excellent se concentre. C’est une pomme pour grand amateur.

 

Pomme à couteau certes mais aussi pomme à gâteau : la petite Clochard aime s’en payer une tranche.

 

Je m’explique c’est une bonne pomme à tarte.

 

Je suis très tarte !

 

«Ce vieux micheton était tellement tarte qu'il tomberait tête baissée dans la combine.» Fleur de Poisse André Lorulot.

 

Mais je suis très bonne pomme… Sous-entendu un peu con-con...

 

Donc pas besoin de vous faire un dessin : j’adore la tarte aux pommes !

 

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même : je fais ma tarte aux pommes.

 

Ça commence par pétrir de la pâte brisée. Au pif, pas de balance, jamais deux fois pareil. Pour les ingrédients c’est mon secret de fabrication.

 

Ensuite, je fais de la compote pour garnir le fond : pommes entières, épluchées, épépinées, dans une casserole, un jet de Calvados et feu vif. Elles moussent, éclatent, je les bats au fouet. La compote est ainsi d’une légèreté remarquable.

 

J’étends la pâte, beurre le moule, je le garni, le piquette et un petit tour au four.

À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…

Je pèle les pommes pour la garniture.

 

Je retire le fond du four et je le garnis de compote, puis patiemment je pose mes petites tranches de pomme. Un coup de cassonade et re-four.

À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…
À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…

Avec les retaillons de pâte je fais une pomme d’amour et un petit boudin.

 

C’est fini.

 

Je devrais faire une Masters Class de tarte aux pommes pour mec qui disent qu’ils ne savent rien faire de leurs 10 doigts…

À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…
À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…

Avec ma tarte aux pommes je bois, du cidre ou un coup de blanc !

 

Du cidre Zang 

 

Du gewurztraminer ambré, non filtré, les 5 éléments de JP Rietsch

À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…
À l’heure du Grand Tasting de B&D j’avoue être complètement tarte mais très bonne pomme…
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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 09:00
C’est la poêle qui se moque du chaudron, pour le vin à tous les étages journalisme et mercantilisme même combat ?

La tendance est à la sous-traitance dans les journaux et les hebdos pour la rubrique vin ou les spéciaux vins.

 

B&D et RVF, les salonnards, se partagent le gros du marché.

 

Dernier avatar de ce mouvement le journal le Parisien vient de confier sa rubrique vin au site de vente les Grappes ce qui lui a valu une volée de bois vert d’une blogueuse donneuse de leçons, elle-même chroniqueuse dans un hebdo féminin bourré de pub de luxe et caviste de profession.

 

C’est vraiment la poêle qui se moque du chaudron ou mieux encore l'hôpital qui se fout de la charité

 

Journalisme et mercantilisme même combat !

 

Le blogueur, quel que soit son sexe, est bien commode, pas trop couteux, il dédouane les médias car c’est un produit hybride mais, comme il ne vit pas de l’air du temps, ses analyses et ses conseils ne sont pas forcément désintéressés.

 

Conflit d’intérêts évident, récurant, ça n’étonne plus personne, même ceux qui chevauchent en permanence les grands principes. Chacun défend son bout de gras. Bien sûr, il va m’être rétorqué que les purs et durs, les militants, pratiquent de façon désintéressée ou presque, loin des sirènes de la publicité et que les chevaux de retour, eux, s’en gavent. Moi je veux bien tout ce qu’on veut mais cette dérive, cette confusion des genres nous mène bien loin de ce que devrait être le journalisme.

 

Crédibilité en berne, tout s’achète et tout se vend, mais qu’importe c’est encore et toujours le temps des copains et parfois des coquins et ça rime bien avec le vin.

 

Ce qui me défrise c’est qu’une partie de cette engeance nous donne en permanence des leçons d’éthique. Merci de balayer devant votre porte et de ne pas planquer la poussière sous le tapis-brosse de l’échoppe.

 

La première expression « C’est la poêle qui se moque du chaudron » était usitée au Bourg-Pailler ; la seconde « C’est l'hôpital qui se fout de la charité », plus mystérieuse, mérite explication.

 

« Rey et Chantreau, dans leur "Dictionnaire des expressions et locutions", situent la naissance de cette expression dans la région lyonnaise, sans précisions sur la date. Claude Duneton, dans son "Bouquet des expressions imagées", la situe au même endroit, en 1894.

 

Et il est vrai qu'à partir du XVIIe siècle, il existait à Lyon aussi bien l'Hôtel-Dieu[1] que l'hôpital de la Charité[2] tous deux plus tard gérés ensemble par les Hospices Civils de Lyon (HCL). Et certains documents montrent qu'il y avait effectivement une rivalité certaine entre ces deux établissements, d'où de probables critiques de l'un vis-à-vis de l'autre et vice-versa.

 

Du point de vue du malade, celles-ci étaient probablement injustifiées, le risque d'y mourir étant probablement à peu près aussi élevé dans l'un que dans l'autre, d'autant plus si la date proposée par Duneton est exacte, car à cette époque, l'organisme de gestion commune de ces deux établissements avait fait le nécessaire pour en améliorer la salubrité (et donc abaisser le taux de mortalité), suivant en cela les recommandations du médecin et baron de la Polinière dans ses rapports intitulés "Considérations sur la salubrité de l'Hôtel-Dieu et de l'hospice de la Charité de Lyon".

 

[1] Laïc, dont les premiers bâtiments, remplacés ensuite, ont été initiés en 1184, et qui existe toujours. Au XVIIe siècle, il avait une bien meilleure réputation que l'Hôtel-Dieu de Paris puisque dans le premier, seul un malade entrant sur quatorze était assuré d'y vivre ses derniers jours, alors que c'était un sur quatre à Paris.

 

[2] Religieux, construit à partir de 1617 et détruit en 1934.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 08:00
Seul le parti d’Arlette Laguiller est vent debout contre la «clarification» de la loi Evin : plutôt Rouge que Mort !

J’avoue, toute honte bue – le sujet s’y prête – que mon titre initial était : « Alors les St Thomas du vin qu’est-ce qu’on dit après la «clarification» de la loi Evin ? »

 

Et puis, alors que je pondais, une dépêche est tombée : « Loi Évin : les lobbies du vin ont le bras long… et l’oreille de Macron »

 

Et, ho ! surprise, je découvrais qu’elle émanait de Lutte Ouvrière la crèmerie de notre Arlette « travailleurs, travailleuses… » sextuple candidate à la Présidence de la République.

 

Jamais au grand jamais Google ne m’avait proposé une info émanant de LO.

 

Et c’est le vin d’Evin qui me valait cette première.

 

Ni une ni deux je rangeais mon titre un peu provocateur pour un autre plus vendeur.

 

Cependant, comme ma chronique était déjà pondue je vais d’abord vous la livrer toute chaude avant de vous balancer la prose du parti d’Arlette Laguiller.

 

Le « plutôt Rouge que Mort ! » de mon titre fait référence au slogan des pacifistes qui s’opposait au SS20 américains pointés vers l’Est.

 

Pour Rouge c’était l’organe de presse de la LCR devenue NPA ennemi juré de LO... Ils s'adorent...

 

Ce slogan était lui-même le détournement de l’exorde de Joseph Goebbels à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour motiver l'armée et la population allemande à combattre l'Armée rouge jusqu'à la fin « Plutôt mort que rouge » (« Lieber tot als rot »).

 

Pour Mort l’auteur de l’article de LO écrit « L’alcool tue environ 60 000 personnes par an »

 

J’en reviens à ma question initiale : Alors qu’est-ce qu’on dit après la «clarification» de la loi Evin ?

 

Au Bourg-Pailler, le clan des femmes, ma sainte mère en tête, ne badinait pas avec la politesse, dès que l’on me proposait, un bonbon, un gâteau ou tout ce qui s’apparentait à un cadeau, aussi petit fut-il, avant même que je ne l’accepte, j’avais droit à un « qu’est-ce-qu’on dit ?

 

- Merci…

 

Alors, depuis le temps, qu’à corps et à cri, le ban et l’arrière-ban des gens qui disent compter dans le vin, réclamait disons, pour faire court, la réforme de la loi Evin, et qu’après avoir mis en doute la volonté et la détermination du gouvernement actuel de le faire, celui-ci a suivi l’avis d’une majorité de parlementaires, « Qu’est-ce-qu’on dit ?

 

Vraiment, comme je suis un être simple, qui a gardé son cœur d’enfant, j’aurais aimé qu’ils disent MERCI.

 

Mais la simplicité n’est plus de saison, le temps est au communiqué peaufiné par les experts en communication.

 

Vin & Société nous dit donc :

 

Réunis à l’Assemblée Nationale Mardi 24 novembre, les députés (à une large majorité 102 voix contre 29 et de toutes sensibilités politiques) ont voté la clarification de la Loi Evin. Ce faisant, ils sont dans la continuité de la position du Gouvernement et du Président de la République qui, à Vinexpo en juin dernier, a indiqué qu’il fallait préserver l’équilibre de la loi.

 

« Ce vote sécurise l’information journalistique et œnotouristique sans donner pour autant plus de droits publicitaires. Il devrait également éviter une forme d’autocensure préjudiciable à la fois aux médias et aux acteurs régionaux en charge de développer l’œnotourisme. Le contexte règlementaire ainsi clarifié, permettra à chacun d’exercer sa responsabilité sereinement. Ce vote, n’assouplit pas la loi Evin mais en favorise l’application » déclare Joël Forgeau, Président de Vin & Société. »

 

Ça ne pète pas d’enthousiasme, c’est un peu froid mais les bonnes âmes me rétorqueront qu’il vaut mieux avoir le triomphe modeste pour ne pas chiffonner plus encore celles et ceux qui campait sur la loi Evin comme nos soldats sur la ligne Maginot.

 

Comme je suis mauvaise langue je me dis, dans ma petite Ford d’intérieur, que certains grands chefs de la tribu du vin auraient eu la langue mieux pendue si la clarification était venu du bon côté.

 

Quant aux Saint Thomas – héritier de l’apôtre incrédule – je comprends parfaitement qu’ils ne se fendent pas d’un communiqué pour dire qu’ils se sont trompés, qu’ils n’auraient pas dû douter.

 

Bref, maintenant que la loi Evin est enfin clarifiée contre quoi vont-ils pouvoir râler et qui vont-ils pouvoir vilipender ?

 

Ça va couper le petit sifflet du Pr Tiron, peu nombreux sont ceux qui s’en plaindront.

 

Est-ce que le temps de la paix des braves est venu ?

 

Le président Joël Forgeau le souhaite :

 

« Nous mesurons la responsabilité qui est la nôtre ainsi que la confiance qui nous est accordée. La clarification de la loi Evin est une avancée significative. Nous sommes convaincus par ailleurs que nous devrions travailler tous ensemble, professionnels et acteurs de santé publique, sans passion, en faveur d’une politique de santé publique ambitieuse fondée sur la prévention et l’éducation. Car si nous sommes fiers de notre vin, nous savons aussi que ce n’est pas un produit comme un autre. Il convient de l’apprécier avec respect et responsabilité ».

 

Pour ma part j’ai aussi un souhait à formuler : que nos amis de Vin&Société s’intéressent à notre santé de la vigne à notre verre.

 

Et puis, j’ai une pensée émue pour Jacques Dupont, c’est un peu sa victoire, lui qui s’est dévoué corps et âme à la cause. Va-t-il encore s’Invigner ?

 

Enfin, le petit chroniqueur qui n’a pas l’heur de plaire à certains de ses « confrères », tricard à la RVF et chez B&D pour impertinence, souhaite vraiment que le mélange des genres ne soit plus la règle dans le journalisme du vin. C’est à ce prix que la presse du vin retrouvera de la crédibilité… et assurera sa pérennité… et de surcroît ne prêtera pas le flanc aux pisses-vinaigres ce qui est un comble pour des pisses-copies.

 

Enfin comme annoncé, pour le plaisir de constater que le parti des travailleurs-travailleuses n’aime pas le Rouge, je livre à votre lecture attentive :

 

 

Loi Évin : les lobbies du vin ont le bras long… et l’oreille de Macron 

 

25 novembre 2015

 

« Le vin fait partie de notre patrimoine, soyons-en fiers et faisons-le savoir », a déclaré Macron en soutenant le projet d’amendement à la loi de santé qui assouplit la loi Évin. Les députés l’ont suivi par leur vote mardi 24 novembre, en autorisant la publicité sur l’alcool.

 

Le ministre du Budget avait déjà tenté d’introduire cet assouplissement dans son projet de loi prétendument destiné à relancer l’économie présenté en début d’année, mais la ficelle était trop grosse pour être acceptée même par le Conseil constitutionnel. Les lobbies viticoles n’étaient pas restés inactifs et ils ont de plus l’oreille bienveillante de nombre d’élus. Le Sénat était revenu à la charge en proposant le texte sous une nouvelle forme, qui vient d’être validée par l’Assemblée nationale.

 

Mais attention, selon Macron qui se tortille les méninges pour jouer les vertueux, le but de ce texte n’est pas de faire de la publicité pour l’alcool, il est de donner la possibilité de transmettre des informations à caractère œnologique ! Tout est dans le vocabulaire. « Il faut permettre à certaines régions, et aux emplois qui vont avec, de défendre leurs intérêts, de faire la promotion de ce qu’on appelle l’œnotourisme », a-t-il déclaré. Par régions, il faut bien sûr entendre quelques grandes sociétés vinicoles.

 

Votée en 1991, la loi Évin, qui en principe interdit la publicité pour toute boisson alcoolisée, a plusieurs fois été remise en cause. Trois ans seulement après sa parution, un premier assouplissement permettait les affiches de promotion. En 2005, il devenait légal de diffuser des publicités se rapportant au terroir et en 2009 un autre amendement introduisait la publicité sur Internet. Tout cela bien sûr accompagné du message hypocrite : « avec modération ».

 

Avec une consommation moyenne de 11,1 litres par an, la France dépasse de 25 % celle des pays de l’OCDE et arrive en sixième position des consommateurs d’alcool. L’alcool tue environ 60 000 personnes par an et l’addiction touche de plus en plus de jeunes. Cet amendement est un vrai recul dans la lutte contre l’alcoolisme, d’autant plus qu’il valorise aussi certains alcools forts. Mais, pour Macron, la consommation de boissons alcoolisées est une cause nationale. « À la bonne vôtre », dit-il en s’adressant aux grosses sociétés vinicoles !

 

Marianne LAMIRAL

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 06:00
Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»

Ce vendredi 13 au soir nous étions 15 autour d’une table de la cantine d’altitude du haut de la rue de Ménilmontant, le Lapin Blanc, pour découvrir des vins de Bourgogne qui n’empruntent pas des chemins ordinaires.

 

Ce fut comme chez soi, sans chichis, ni bla-bla-bla, dans le respect de la diversité des participants, nul ne se sentait obligé de mettre des mots sur les vins proposés : 7 blancs et 7 rouges de belle et haute expression.

 

Je tenais le rôle du monsieur Loyal de cette soirée et je ne suis pas forcément le mieux placé pour traduire les sentiments des participants mais, ce dont je suis certain, c’est que chacun d’eux y a trouvé, si je puis dire, son compte de découvertes et d’enthousiasme. Ça faisait vraiment plaisir à voir et à entendre.

Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»
Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»

Et puis les nouvelles de l’horreur toute proche nous sont tombées dessus. Nous sommes restés un long moment ensemble, au coude à coude, interdits, abasourdis, le cœur lourd mais chevillé à notre vivre ensemble.

 

Et puis nous sommes rentrés chez nous au petit matin dans des rues désertées.

 

Et puis la vie a repris le dessus.

 

Et puis au restaurant Les Climats, avec Carole et Denis nous avons partagé un Vosne Romanée 2010 de Jean-Yves Bizot. Que des éloges, sincères et directs, un des plus grand, si ce n’est le plus grand, de la nouvelle génération de vignerons.

Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»

Et puis Claire, celle de Ménilmontant, à qui j’avais transmis la photo de l’étiquette, me répondait à propos du Vosne-Romanée 2011 du même Jean-Yves : « Ma plus belle émotion avec le vin…»

 

Alors j’ai décidé de vous parler du si discret Jean-Yves Bizot…

 

C’est par une autre Claire que je l’ai découvert.

 

Je lui avais alors posé la question :

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces méthodes naturelles ?

 

« Méthodes naturelles : comment peut-on élaborer un vin (ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs) suivant des « méthodes naturelles » ? La définition du terme « naturel » dans ce cas s’éloignerait radicalement de la racine du mot. Mais comme il semblerait que personne n’en soit à un antagonisme près dans une locution, il existe déjà depuis longtemps le « naturel dans l’art », voire même « art primitif » qui s’en rapproche puisqu’il est sécrété par les « naturels ». Mais si sous ce vocable il faut comprendre « interventionnisme minimal » sur le vin je suis d’accord. Mais il y a probablement d’autres sens, tout aussi acceptables, et certains contesteront certainement celui que j’ai choisi. »

 

Ce sont les chemins du Népal, qui vont en ligne la plus droite possible, qui ont marqué et influencé la manière de voir le vin de Jean-Yves.

 

« Aller le plus droit et pour cela faire simple. Trouver une solution qui n’irait pas à la source du problème, c’est générer à nouveau des problèmes, qui nécessiteront à nouveau des solutions, qui génèreront d’autres problèmes. La démarche n’est pas simpliste, loin de là, mais se pose la question de ce qui est vraiment essentiel. Et on n’arrive à l’essentiel que par la réflexion. »

 

« Ce qui me frappe chez lui c’est sa volonté résolue, autonome. Il sait ce qu’il veut et veut ce qu’il sait.»

 

« Prenons le tri, ce n’est pas grappe par grappe, mais baie par baie. Rendement ridicule, 10 hectolitres par hectare en moyenne. En général, l’histoire des rendements bas choque beaucoup. Il n’est pas question de limiter ses rendements pour la frime.»

 

Joliment, un ami vendangeur d’occasion ( Didier Dumarque) aux Violettes, écrit :

 

« Un viticulteur, c’est un homme qui a mal à la vigne », me confie une grappe que je viens de couper. »

 

« Jean-Yves est précurseur et comme tous les précurseurs, il détonne un peu dans le paysage. Il a commencé à vinifier sans soufre depuis 1998. Géologue de formation, il est loin des élans mystiques de certains gourous de la biodynamie. Il doute. Il s’interroge. Toujours ouvert et à l’écoute. Jamais fermé sur des dogmes, mais l’objectif maintenu coûte que coûte. J’aime cette volonté fermée sur elle-même, qui lâche rien, qui s’enracine dans le courage »

 

Et Jean-Yves de me confirmer cette ligne de crête :

 

« Mon objectif : me débarrasser de ce qui n’est pas indispensable : foin de l’égrappoir, du foulo-pompe, de la pompe, de tapis… Dans le même temps, on se rend compte facilement qu’encuver un raisin intact ne nécessite plus d’utilisation de SO2 : le meilleur système de protection contre l’oxydation, c’est encore la vie. Travailler avec un raisin vivant : important. Les problèmes biologiques : ils demeurent un risque, mais que n’évite pas le sulfitage. Enfin, pas autant qu’on le dit. On peut le limiter : hygiène, rigueur et protocole. »

 

Réfléchir, douter, se remettre en question, ouvrir un champ de possible infini, aucune solution technique n'est réellement définitive.

 

Les 2 axes de réflexion qui l'ont conduit progressivement à adopter des méthodes de travail pour, selon une belle image, à bâtir un mur sans étais. « Un mur tient bien quand il est droit. » :

 

-  Qu’est ce qui est vraiment nécessaire pour faire du vin ?

 

- Que peut­-on encore inventer au bout de 6000 ans de fabrication d'un produit ?

 

La deuxième question résume toute l'histoire de l'art et la réponse est simple : rien. Mais tout est à réinventer en permanence.

 

Certains y voient du passéisme et on lui reproche parfois de faire du vin d'un autre temps alors que Jean-Yves fait un vin de son époque, sans nostalgie, « comme pourrait le faire n'importe quel fin vigneron du XVIIème, du XVIIIème ou du XIXème, s'il vivait aujourd'hui. » souligne son ami vendangeur.

 

Dans notre civilisation technologique Jean-Yves est un minimaliste assumé, certes discret mais qui sait aussi prendre ses responsabilités pour tenter de faire bouger les lignes, de sortir du prêt-à-penser, de fendre l’armure de l’hypocrisie ambiante. Je lui sais gré d’emprunter ces chemins de traverse qui me sont chers. Eux aussi, dans mon univers bocager, allait au plus droit, au plus simple, loin de ceux goudronnés par nos ingénieurs des Eaux et des Forêts ou des Ponts et des Chaussées.

 

Je sais que Jean-Yves n’aime pas que l’on personnifie ses vins mais notre rencontre au Lapin Blanc se voulait un retour à une simple esthétique du vin, alors la plus belle émotion de Claire partagée par d’autres, méritait largement ta mise sur le devant de la scène.

 

Merci bien Jean-Yves.

 

Merci aussi à Claire, Alice, Thomas, Olivier dont les vins ont enchanté les participants à la soirée du Lapin Blanc, et ce n’est pas une formule de style mais une réalité attestée par leur envie de parfaire les découvertes de vos vins. J’ai transmis les adresses.

 

Dans notre petite cantine d’altitude nous avons vécu un beau moment de grâce, loin des Masters Class chères aux marchands de notoriété ressassée, et je revendique avec fierté d’avoir bien plus contribué qu’eux à l’extension du domaine du vin.

 

«Il ne faut jamais raconter une peinture. C'est la pire des choses. La peinture ne raconte pas d'histoire, elle produit de l'énergie. Oui, c'est de l'énergie qu'on a enfermée dans un cadre, dans un rectangle»

 

Le vin c'est de l'énergie enfermée dans une bouteille... Nous en avons bien besoin pour fortifier nos cœurs et nos âmes en ces moments bien difficiles…

 

* les guillemets entourent des citations d'un texte de Didier Dumarque sur le site LPV et une part de ma chronique brode sur son texte que m'a transmis JY Bizot sans en préciser l'auteur, je le revisite, lui redonne vie, c'est la loi du genre pour un chroniqueur qui ne vit pas du siphonnage de ses collégues... 

DOMAINE BIZOT

9 Grand’Velle

21700 VOSNE-ROMANEE

 

Installé à Vosne-Romanée, le DOMAINE BIZOT est une exploitation de trois hectares et demi, produisant essentiellement des vins de l’appellation Bourgogne Hautes Côtes de Nuits, Vosne-Romanée et Marsannay-la-Côte.

 

LA CULTURE :

 

Le domaine utilise pour les traitements les produits agréés en agriculture biologique. En outre les traitements ne sont réalisés que si nécessaires et limitant au maximum le nombre d’intervention.

 

Les vignes sont soit enherbées et tondues dans l’inter-rang et soit nettoyées mécaniquement sous les ceps.

 

Les apports d’engrais sont adaptés à chaque parcelle afin de limiter la vigueur des vignes.

 

Les rendements sont naturellement faibles : 16 hectolitres par hectares en moyenne sur 5 ans dans les Echezeaux, 21 dans les Vosne-Romanée, 35 dans les Bourgogne blancs.

 

LE VIGNOBLE :

 

Le domaine exploite 1 hectare 70 de vigne en appellation Vosne-Romanée. Quatre cuvées sont élaborées et commercialisées sous les noms de « les vieilles vignes » (plantations de 1927 et 1933), « les Jachées », « les Réas » ; la quatrième, issue de vignes plus jeunes (plantation de 1986) est seulement intitulé Vosne-Romanée.

 

Les Echezeaux du domaine sont implantés sur deux lieux-dits : les Treux et les Orveaux. Seul le vin provenant des Orveaux est commercialisé en Echezeaux. La production de la parcelle des Treux est commercialisée en Vosne-Romanée 1er cru.

 

Une mention spéciale doit être faite au Bourgogne blanc. La vigne de chardonnay, dont il provient est sise au lieu-dit « les Violettes », dans, le long du mur sud du Clos de Vougeot.

 

En 2007, le domaine a acquis deux parcelles sur la commune de Chenôve : une en l’appellation Bourgogne Chapitre, l’autre en l’appellation Marsannay, au Clos du Roy. Ce sont deux lieux-dits historiques, repérés pour la qualité de leur production.

 

Une jeune vigne plantée en Bourgogne hautes Côtes Nuits sur la commune de Magny-lès-Villers avec des plants issus des parcelles de « Violette » est entrée en production en 2007.

 

LA VINIFICATION :

 

A l’exception de la cuvée de Vosne-Romanée « vieilles vignes » qui résulte de l’assemblage de 4 parcelles, les raisins de chaque lieu-dit sont vinifiés séparément pour respecter la diversité des terroirs.

 

La vendange rentrée en caisses puis triée est acheminée intacte, sans égrappage ni foulage dans des cuves en bois. Il n’y a pas d’apport de sulfite à l’encuvage.

 

Les cuvaisons durent entre 11 et 23 jours, suivant le millésime.

 

L’ELEVAGE ET LA MISE EN BOUTEILLE :

 

Les vins sont élevés en fûts neuf pendant 15 à 20 mois selon les millésimes. Il ne subit aucun soutirage, aucun collage ni aucune filtration Il est mis en bouteille sur ses lies, pièce par pièce, à la chèvre à deux becs, après un léger sulfitage.

 

Pour une bonne dégustation, redresser les bouteilles et les déboucher quelques heures avant de les consommer. Il est même souhaitable de les décanter, ceci afin de dégazer le vin et de le séparer de son dépôt.

Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»
Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…»
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 07:31
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest

Comme vous le savez j’adore les titres qui accrochent et, comme l’on dit aujourd’hui dans les milieux tendances, qui font sens.

 

Pas très joli de dire « ça fait sens » note Adèle Bréau dans « Je dis ça je dis rien et 200 autres expressions insupportables»

 

« Force d’enregistrer toute nouvelle expression française dans ma tête, j’ai pu passer pour une mal élevée. A un certain moment j’ai dû en désapprendre certaines pour que ma façon de parler s’accorde mieux à ma personnalité. J’ai appris que ce n’est pas très joli de dire « ça fait sens » ou « la question fait débat », même si on l’entend souvent.»

 

Bref, j’étais ce samedi-dimanche à Brest pour célébrer coquillages&crustacées.

 

Le premier jour fut ventée, j’ai un peu erré, reluqué des loutres, goûté quelques huîtres, bu un café orgé, mangé un sandwich d’un bon pâté, bu une bière artisanale et un verre de côte de Thongue du domaine Coste Rousse, acheté des livres, fait quelques photos postées sur Face de Bouc et terminait ma journée en dînant dans un aquarium plein de squales…

« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
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Ensuite je dormais comme un loir à l’Amirauté. Au matin, après avoir absorbé force de far et de kouign-amann, le soleil étant au rendez-vous j’ai enfilé la rue de Siam en aller-retour, puis m’en suis retourné retrouver, dans une grosse cylindrée, les festivaliers à Océanopolis.

 

Le bleu du ciel, l’air tendre, le soleil jetaient sur mon regard un philtre d’optimisme. Je baguenaudais le cœur léger face à des chefs perchés sur des estrades, postait sur mon mur des photos suggestives, me posait au carré VIP (oui-oui-oui) auprès de mon ange gardien préféré pour me restaurer de quelques huîtres.

Ferme de Kerguelen www.legumes-project.com
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Qu’allais-je faire après ?

 

La sieste dans un vaste amphithéâtre où se déroulait une conférence dont le titre sitôt assis m’intrigua : « Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? »

 

Pendant que le chef Patrick Jeffroy 2 étoiles au Michelin à Carantec avec son assistant s’affaire pour préparer des coques à sa façon, la conférence se met en place dans une décontraction studieuse. L’amphi s’emplit. La barque va être menée, de main sûre, par Émilie et une belle bande filles étudiantes au Master Expertise et Gestion de l'Environnement Littoral de l'IUEM. … (1 garçon se faufilera tout de même dans le lot).

« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest

Nous allons débattre de la pêche à pied

 

Bonne pioche : votre cher Taulier qui a du nez avait acheté la veille un petit opus «Pêche à pied en bord de mer» chez Artémis 

« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest

Nos jeunes pousses ont bien travaillé leur sujet, c’est rondement et élégamment mené. Même que la table ronde n’a pas tourné en rond, scientifiques, pêcheur à pied pro et de loisirs, défenseur de l’environnement (Gérard Veron (IFREMER), Julien Chevre (IFREMER), Agathe Larziliere (PNR Armorique), Ronan Le Corre (Pêcheur à pied pro), ont su trouver les mots pour captiver l’auditoire. On n’entendait pas une mouche voler dans l’amphi pendant plus d’une heure et demie.

 

Comme j’aime les mots j’en ai découvert un nouveau l’estran (partie du littoral alternativement couverte et découverte par la mer)

 

« Un estran distingue une zone du littoral soumise aux variations des marées (balancement des marées) dans la partie intertidale ou tidale. Un estran est donc une bande côtière découverte par la mer à marée basse. L'estran est limité par les niveaux des plus hautes et des plus basses marées.

 

L'estran de marées qualifie une grande étendue plate qui est alternativement immergée et exondée par la marée et qui est principalement constituée de boue et de sable non consolidés. »

 

Bravo et chapeau à tous !

 

Avant de vous livrer quelques extraits de ce que j’ai entendu je voudrais aussi souligner ce qu’a déclaré Patrick Jeffroy à propos de la cuisine des coquillages…

 

Tout d’abord une huître, une palourde, crue, gobée telle qu’elle reste la quintessence de la saveur iodée de la mer…

 

La cuisson doit respecter le coquillage…

 

La préparation doit magnifier le coquillage, le mettre en avant, ne pas le noyer sous des préparations qui se veulent savantes !

 

J’adhère à 100% à cette manière de voir et de faire : trop de tout tue le tout !

 

Je ne vois pas ce que viens faire une tranche de foie gras dans un plat de coquillages, c’est un intrus qui n’apporte rien, gêne, masque, c’est une faute de goût.

 

Le génie du chef se situe par sa touche, ce que sait faire la main, dans cette pure exaltation, cette simple exhalaison des saveurs spécifiques du coquillage…

 

Si l’on veut dépasser l’éternel plateau de fruits de mer accompagné de vins blancs bien ordinaires, seule cette justesse, cet art de s’effacer derrière la vérité du produit, permettra de donner aux coquillages une autre dimanche !

 

Reste à mettre en avant les grands blancs qui vont avec !

 

Rendez-vous l’année prochaine chers vignerons !

« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest
« Nos coquillages auront-ils la pêche dans 20 ans ? » au 1er SEAFOOD FUSION FESTIVAL de Brest

Revenons à l’estran !

 

Guy Prigent, auteur de la pêche à pied et usages de l’estran chez Apogée 1998, écrit que les milieux littoraux ont pu s'épanouir du Néolithique au Moyen-Âge sur les côtes bretonnes. Une véritable civilisation de pêcheurs cueilleurs s'est installée sur ces vastes estrans rocheux, offrant d'importantes ressources coquillières et minérales (galets de silex pour confectionner les premiers outils), dont témoignent en particulier les dépôts coquilliers.

 

« Plus près de nous, au XVIIIe siècle, 70 % des pêcheurs trégorrois ont une activité agricole. Le modèle du pêcheur laboureur est donc fort bien implanté en Trégor ». Il rappelle que, dès cette période, les autorités ont commencé à se préoccuper des ressources. « À l'époque, François Le Masson du Parc, commissaire de la marine, a eu pour mission de comptabiliser les pêcheurs, inventorier les techniques de pêches, dénombrer et décrire les pêcheries, et inventorier les ressources du territoire. Protéger les juvéniles et garantir la rente halieutique, étaient déjà des préoccupations et ont débouché sur de nouvelles législations visant à limiter le chalutage ».

 

Dans la pêche à pied il y a les pêcheurs professionnels patentés qui en vivent  et les amateurs comme vous et moi. Il y a des règles de tailles légales (décret du 11 juillet 1990) dont le non-respect sont susceptibles d’amendes lors de contrôles des gardes maritimes ou de la gendarmerie.


Ces dimensions varient selon les côtes car le littoral français est divisé en 3 zones :

 

  • Mer du Nord, Manche et Atlantique au nord du 48e parallèle
  • Atlantique au sud du 48e parallèle
  • Méditerranée.
  •  

Les crustacés sont mesurés de la pointe du rostre à l’extrémité de la queue (dans le cas d’un homard), tandis que les coquillages se mesurent sur leur largeur ou le côté le plus important.

 

Des règles de quantité, de matériel utilisable et de zones de pêche sont aussi applicables.

 

Pour ceux que ça intéresse vous trouverez ici la réglementation applicable à la pêche maritime de loisir dans le département du Finistère et les coordonnées des services. 

 

Pêche à pied - conseils 

 

Franck Delisle, chargé de mission scientifique, explique les menaces qui guettent le milieu naturel, et indique les bons gestes pour une pêche durable. Pour lui, « si le pêcheur respecte 5 gestes de base, l'impact néfaste sur les espèces sera limité ». Il conseille de « se renseigner sur le site de pêche (horaires de marée, conditions sanitaires, conditions météo), respecter la réglementation (tailles, quotas, périodes autorisées), respecter les habitats littoraux (remettre en place les pierres dans le bon sens, algues brunes au-dessus), utiliser les outils autorisés et adaptés, laisser sur place les femelles qui portent des œufs, garantissant ainsi les générations futures ».

 

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 06:00
Je suis définitivement immunisé contre les idéologies en béton armé…

Le seul avantage d’être un vieux baby-boomer, je n’écris pas la supériorité, celle-ci est réservée en exclusivité aux philosophes qui eux, selon le plus médiatique d’entre-eux, savent prendre du champ, de la hauteur donc, c’est d’avoir vécu la historique qui couvre la deuxième moitié du XXe et les 15 premières années du XXIe.

 

Au temps des 2 blocs antagonistes, il y eu l’illusion des non-alignés, le choc d’idéologies en béton armé dominait ce que l’on nommait le « monde libre ». Chacun campait, que dis-je guerroyait, stigmatisait, trainait dans la boue, bien sûr les gens d’en face mais surtout qui ne se reconnaissaient pas dans leur lourde phraséologie. Haro donc sur ceux qui ne voulaient pas se faire embrigader, ils étaient dans la logorrhée de l’époque « des alliés objectifs » de la maison d’en face.

 

Faut-il rappeler les errements de ceux qui ont soutenus la Révolution Culturelle de Mao, les khmers rouges, le « bon » Ceausescu, le bilan globalement positif des démocraties populaires, les FAR, les Brigades Rouges, Action Directe… etc. Et puis le Mur est tombé permettant aux bonnes âmes d’oublier, de tenter de faire l’impasse sur leurs prises de position ancienne en les recyclant dans l’imbroglio sanglant du Proche et du Moyen Orient.

 

Bien évidemment, sur les réseaux sociaux les révolutionnaires de comptoir, fesses bien calées, l’œil rivé sur leur écran, prêchent pour, disent-ils, débattre, lutter contre le politiquement correct, la pensée unique… que sais-je encore… piochent allègrement dans les écrits ou déclarations du sieur de Villiers, du philosophe bas-normand, de Galouzeau de Villepin, de Finkielkraut… qui sont comme chacun le sait des bannis des grands médias.

 

Le débat me va mais je suis un non-aligné, je refuse l’adhésion aveugle à l’un ou l’autre des camps. Par ailleurs, la plupart de ceux qui prétendent débattre se contentent d’ânonner la vulgate de leur chapelle. Lisent-ils d’ailleurs ? J’en doute. Ils foncent tête baissée, sans grands risques par ailleurs, contre les adversaires d’en face.

 

Dans l’affaire Syro-Irakienne, j’avoue être bien en peine de comprendre, de me faire une opinion solide, d’être en capacité de choisir dans l’offre politique et stratégique : les pacifistes me laissent un goût de Munich, les va-t’en guerre une impression de justifications de leurs erreurs passées. Alors, que faire ?

 

Je ne sais pas.

 

Simplement je continue de lire ceux qui ne font ni la guerre, ni la paix par procuration, ceux qui ont la modestie d’avouer leur désarroi, leur trouble, leur volonté de pacifier le débat, de le rendre audible, compréhensible.

 

Ainsi j’ai choisi de vous proposer la lecture du blog d’Axel Khan :

 

LA SEMAINE D’APRÈS le 16 novembre 2015 

 

« Lundi, la semaine d’après débute. Tout est à la fois différent puisque le « temps de l’innocence » est définitivement terminé, mais aussi furieusement inchangé. Durant le week-end, chacune et chacun y est allé de ses commentaires, répétition ad nauseam de positions immuables, avancées tactiques, stratégies de récupération, dérapages plus ou moins incontrôlés.

 

Lire le communiqué du NPA et d’autres groupuscules gauchistes, analyser hélas le traitement de l’information par Médiapart, confirme ce que je notais déjà en janvier après les attentats débutant par l’assassinat des collaborateurs de Charlie Hebdo : de l’islamo-gauchisme à la remise en question communautariste de la laïcité, il existe bien un courant établi en France qui voit dans l’islamisme radical une forme de résistance à l’impérialisme qui ne peut être totalement mauvaise, parfois la forme déguisée qu’il emprunte, voire un complice d’Israël, dans tous les cas le dernier refuge dans un monde dominé par le capitalisme et la bourgeoisie des forces révolutionnaires successeurs d’un prolétariat aujourd’hui bien assagi. Au mieux, on renvoie dos à dos l’État islamique et ses adversaires. L’ineptie de ces analyses est elle aussi constante. Les révolutionnaires d’antan luttaient pour l’humanité, pour l’Homme. Daesch en fait ses ennemis, son idéologie est religieuse, nihiliste et apocalyptique, il est financé par des nababs richissimes des pays du golfe, royautés moyen-âgeuses enflées de leurs pétrodollars. Tous les drames que connait notre pays témoignent de l’affaiblissement de l’idée de laïcité, certes pas de son inadaptation aux temps modernes, au contraire. Quant à Médiapart, il est plus prompt à dénoncer les menaces que font peser les mesures de sécurité sur les libertés publiques qu’à détailler ce que pourraient être les moyens les mieux adaptés pour offrir aux citoyens ce qui est aussi l’un de leurs droits inaliénables, celui à une meilleure sécurité. »

 

IDÉES REÇUES SUR LE TERRORISME le 18 novembre 2015 

 

« Michel Onfray dans le Point et d’autres dans les journaux où ils s’expriment nous ressortent pour relativiser la culpabilité des terroristes du treize novembre les mêmes arguments que ceux déjà entendus après les attentats de janvier, et même l’affaire Merah. Or, certains d’entre eux sont tout simplement ineptes. »

 

[...)

 

« Ce qui est incontestable, en revanche, c’est, je viens de le rappeler, le rôle historique dans la situation actuelle de la politique des États-Unis et de leurs alliés en Afghanistan, Irak, Syrie, de la France en Libye. C’est l’ambiguïté de la politique d’alliance des pays occidentaux avec les pétromonarchies du golfe d’où s’est répandu le wahhabisme, qui ont financé l’essentiel des groupes et mouvements salafistes sunnites dans la région et à travers le monde. C’est la rivalité de l’Arabie et des émirats avec l’Iran, c’est l’opposition datant de treize siècles entre les sunnites et les chiites. C’est l’hypocrisie de ces pays riches qui, après avoir soufflé sur les braises laissées par les interventions occidentales, n’accueillent aucun des réfugiés fuyant la situation qu’ils ont eux aussi contribué à créer et sont plus occupés à bombarder le Yémen voisin et à intervenir contre leurs populations chiites qu’à lutter contre l’État islamique. »

LA LETTRE DE HARLAN COBEN À LA FRANCE 

 

« Mais ce qui m’a toujours étonné chez vous, mes amis français – ce que le natif du New Jersey que je suis vous a toujours envié et a toujours voulu imiter – c’est votre joie de vivre. Vous ressentez chaque émotion à la puissance dix. Tout chez vous est d’une merveilleuse intensité. La façon dont vous dégustez votre cuisine. Dont vous appréciez votre vin. Vous vivez pleinement votre musique, votre art et votre théâtre, vous vous y jetez à corps perdu. Vous chérissez la grandeur et le rayonnement de votre culture. Vous adorez la beauté que ce monde a à offrir.

 

En un mot, vous vibrez. Vous ne vous contentez pas de suivre le mouvement. Vous vibrez. Vous vivez, riez, aimez avec ferveur. La contrepartie, mes chers amis, c’est que vous portez le deuil avec la même intensité. Vous n’y pouvez rien, c’est le prix à payer: quand on vit pleinement, on souffre de même. La tiédeur vous est étrangère. C’est une force, pas une faiblesse. Toute médaille a son revers, il n’y a pas de haut sans bas, le bien n’existerait pas sans le mal… et il n’y aurait pas ces larmes s’il n’y avait votre rire débridé. »

 

À Wembley la plus belle Marseillaise entendue de toute ma vie :

 

« Alors que l’orchestre interprétait La Marseillaise, un tifo géant aux couleurs de la France a été déployé dans les gradins de Wembley. Disposant des paroles, les 70 000 spectateurs ont chanté l’hymne à l’unisson. Un geste solennel, empreint de compassion. Comme un symbole d’unité, plus de dix ans après les attaques terroristes qui avaient frappé Londres, le 7 juillet 2005, faisant 56 morts de 700 blessés. Puis les deux équipes se sont disposées en cercle autour du rond central pour observer une minute de silence. C’est à peine si on entendit un toussotement dans l’enceinte. »

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 06:00
Paris-Brest et retour c’est du gâteau surtout à vélo… Le Recouvrance que l'on délaisse, La rue de Siam, ses nuits d'ivresse chante Miossec

« Mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest* »

 

C’est par le capitaine Haddock que Brest est entré dans mon imaginaire…

 

Depuis, marin d’eau douce que je suis à peine, je ne sais toujours pas distinguer le sabord et le bâbord…

 

Et puis, toujours au temps de mes culottes courtes, Brest ce fut aussi le Paris-Brest de maman… et Paris-Brest et retour de mon grand-frère qu’aimait la petite reine…

 

Le Finistère, la fin de la terre, la rade, le quartier de la Recouvrance, la rue de Siam, peuplèrent plus encore mon imaginaire où les ports occupent une place de choix car longtemps je fus ces «… voyageurs retour de Damas qui partaient pour l’Océanie regardaient avec émoi, symbole de la vie errante, des mouettes qui n’avaient jamais quitté Saint-Nazaire. »

 

Comme les courageux qui me suivent depuis belle lurette le savent j’écris chaque jour que Dieu fait depuis plus de 10 ans, alors parfois il me suffit de puiser dans mon vivier pour trouver de quoi broder (Broderie Glazig  bien sûr, du côté de Quimper) sur tout et rien.

 

 

 

C’est le cas aujourd’hui où j’ai mis le Cap sur Brest pour aller assister à 1 Festival des crustacés… 

 

 

Dans les frimas de fin janvier 2010 j’écrivais :

 

« C’est un simple pâtissier de Maisons-Laffitte, Louis de son prénom comme pépé Louis, doté d’un patronyme fort répandu : Durand qui ne vous prédestine guère à la notoriété, pouvait créer dans son anonyme « laboratoire » un des musts indémodables de la pâtisserie française.

 

« Le Paris-Brest qui, comme son nom l’indique, s'inspirait d'une très vieille classique de la petite reine : le Paris-Brest-Paris créée en 1891 par Pierre Giffard du Petit Journal (elle défuntera en 1951 faute de participants). Elle avait lieu tous les 10 ans et comptera en tout et pour tout 7 éditions (interruption pendant le 2d conflit mondial, reprise en 48). »

 

Le gâteau, créé lui en 1910, est censé représenter une roue de bicyclette avec des rayons en pâte à pain (certains pâtissiers, dit-on, perpétuent la tradition des grands Paris-Brest, si vous en connaissez faites-le savoir). Ceux de maman, fine cuisinière et excellente pâtissière, dans mon souvenir, avaient de 35 à 40 cm de diamètre. Pour faire simple le gâteau consiste en une couronne de pâte à choux garnie d’amandes effilées, garnie d’une crème au beurre ou d’une crème mousseline pralinée… »

 

L’intégrale ICI 

 

Encore un peu d’Histoire pour l’édification des larges masses et mon ami Christophe Larcher :

 

« Paris-Brest-Paris doit sa naissance en 1891 à un homme, Pierre Giffard, alors « chef des informations » (de nos jours on dirait « rédacteur en chef ») du Petit Journal.

 

Passionné par les nouvelles technologies de son époque, il a déjà publié un certain nombre d’ouvrages de vulgarisation sur le télégraphe, le téléphone, le phonographe, la lumière électrique.

 

C’est avec le même enthousiasme qu’il a découvert la bicyclette et ses avantage : « la vélocipédie est plus qu’un sport, c’est un bienfait social » écrira-t-il.

 

En 1890 il publiera chez Firmin-Didot « La Reine bicyclette ». C’est du titre de cet ouvrage que vient l’expression « la petite reine ».

 

En cette fin du XIXème siècle les courses cyclistes se multiplient. Les bicyclettes sont maintenant pourvues de pneumatiques gonflables.

 

En mai 1891, le journal « Le Véloce-Sport » et le « Bordeaux Véloce Club » organisent une course devenue elle aussi mythique : le Bordeaux-Paris. 600 kilomètres en une seule étape.

 

Les britanniques, alors très en avance sur la France tant techniquement que sur le plan sportif remportèrent la course haut la main. Alors que les organisateurs pensaient que la course allait s’étaler sur plusieurs jours, l’anglais George Pilkington Mills parcouru la distance non-stop en 26 heures 34 minutes. Les trois suivants étaient eux aussi britanniques, le premier français (Jacques Jiel-Laval) ne terminant que plusieurs heures plus tard.

 

Pierre Giffard qui couvrit l’arrivée pour « Le Petit Journal », enthousiasmé par ce premier Bordeaux-Paris, estima que l’on pouvait faire encore plus fort. Avec le soutien total du patron de son journal il publia peu de temps après, le 11 juin 1891, un article intitulé :

 

« La course du Petit Journal – De Paris à Brest et retour : 1200 kilomètres ».

 

La suite ICI 

 

À bientôt sur mes lignes…

 

* L'expression tonnerre de Brest vient du coup de canon qui annonçait chaque jour l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal à 6 heures et à 19 heures aux pieds du château de Brest.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 06:00
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…

Alessandra est Génoise d’origine, elle me le pardonnera j’en suis sûr mais, pour moi, enfant d’une contrée reculée, la Vendée, une génoise fut, pendant ma prime jeunesse, un aérien et mousseux gâteau de mon cordon bleu de maman.

 

Si elle me le permet encore Alessandra à la cuisine chevillée au corps, elle me sert de conseillère culinaire lorsque je m’aventure dans l’inconnu des produits de son Italie chérie.

 

 

Dans sa belle échoppe Alessandra prend toujours le temps, avec tous ses clients, souriante, disponible et attentive, elle est l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie.

 

Et puis la voilà qui nous déclare avec son français chantant : « Je ne fume plus, je mange ! Mais je peux également fumer et manger… »

 

Qu’est-ce à dire ?

 

« Dans l’ancien monde paysan, (fumer) c’était même indispensable. Avec la fumée, on conservait de nombreux aliments, surtout les viandes et les poissons, afin d’assurer les provisions pour l’hiver. » nous dit-elle, et ce langage là je le comprends fort bien, nourri que j’ai été du jambon séché et fumé de papa, cuisiné avec des fayots (haricots) bien sûr.

 

Alors, dans la belle collection de l’Épure les 10 façons de préparer… Alessandra signe « le fumé »

 

 

- Alors pourquoi ne pas se préparer lorsqu’on a un petit creux une tartine de courgettes Scamorza fumée… (2)

Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…

C’est quoi la Scamorza ?

 

« C’est la reine des fromages fumés… Belle, ronde, onctueuse, un goût divin… On la râpe, on la tranche, on la mange crue ou on la fait fondre. Attention, le risque d’addiction est bien réel, vous êtes prévenu ! »

 

Ou alors croquez le sandwich surprise d’Alessandra (3), fait dans de belles ciabatta, en pleine rue, assis sur un muret face aux Faraglioni, sur la promenade des Cyclopes à Acitrezza, en Sicile.

 

Et au dessert, fumez du chocolat ! (10) nous dit-elle.

 

Moi ça me rappelle les cigarettes en chocolat de mon enfance !

 

Alessandra, un tout petit peu dévergondée, nous fait rêver… et saliver…

 

Buon appetito et large soif !

 

Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
Avec Alessandra Pierini l’ambassadrice à Paris du meilleur de l’Italie je ne fume pas la moquette mais les courgettes…
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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 06:00
Je propose au Pt Patrick Baudouin « Les chenin de la gloire » pour sa nouvelle appellation de grands blancs secs d’Anjou…

D’abord j’ai vérifié, l’appellation du film de Kubrick, longtemps censuré, est « Les sentiers de la gloire » donc ma proposition est déposable, pardon reconnaissable après 15 ans de commission d’enquête par les fins limiers de l’INAO’Q.

 

Gloire ça rime avec Loire ! Le G en plus !

 

La Loire de Maurice Genevoix :

 

« Ainsi, par les soirs purs d’octobre, lorsque le soleil s’est couché, le ciel d’avant la nuit est envahi d’une blême transparence qui très vite se décolore, jusqu’à donner aux regards qui s’y perdent le vertige d’un vide absolu. Après, la Loire les prend et les attire vers elle ; ils se reposent sur sa surface polie, en éprouvent joyeusement la densité et la couleur ; une alternance de coulées lilas, tièdes encore comme des fleurs au crépuscule, et de minces glacis vert émeraude, extrêmement pâles et froids, mais dont la nuance demeure sensible et franche jusqu’aux limites de son évanouissement. Lorsqu’elle a enfin disparu, la Loire reflète un ciel nocturne et familier, peuplé d’étoiles, et son friselis vivant prolonge à travers la vallée le murmure du vent assoupi.» Val de Loire terre des hommes page 150.

 

 

Que dit le Président Baudouin à Gabrielle Vizzavona dans le Figaro ?

 

« Nous construisons une réflexion d'ensemble sur le chenin blanc. Nous pouvons faire de grands liquoreux à la seule condition de ne pas en produire tous les ans. Le botrytis est la pire et la meilleure des choses ; si on ne le maîtrise pas en fonction des millésimes et des marchés, on se brûle. La démarche à laquelle nous réfléchissons sur les vins blancs d'Anjou serait de créer des crus, dont une appellation de chenins secs qui serait sur Chaume et Quarts-de-Chaume. Ces vins attesteraient du potentiel de nos grands blancs secs et permettraient de poser les fondements d'un modèle économique viable. Le chenin est un passeur de terroir et de millésimes, une page blanche. Tous ceux qui travaillent avec lui, à l'heure actuelle, réalisent des cuvées parcellaires. C'est un cépage polymorphe : il peut faire nombre de vins d'expressions différentes, peu de cépages ont cette capacité. Cette versatilité est notre atout. »

 

Même si je suis un ignorant grave je sais que le chenin est un cépage blanc et, pour le vieux Vendéen que je suis, les Blancs, qui n’aimaient rien tant que de foutre sur la gueule des Bleus, ça évoque pour moi la première insurrection populaire comme l’a écrit Gracchus Babeuf préfigurateur du communisme et de l'anarchisme… Le rouge et le noir…

 

Plaisanterie mise à part, Patrick Baudouin que de chemin parcouru depuis l’article de Véronique Maurus dans le journal le Monde du 21 mars 2005 sur les francs-tireurs de la Vigne où, notre René Renou, qualifié de puissant président de l’INAO par la journaliste, soupirait « Patrick, c’est le José Bové de la viticulture. Sur le fond, il a raison mais il n’est pas reconnu par son milieu, pas considéré comme un vigneron à part entière »

 

José est député européen et toi président du Syndicat des Anjou blanc, et ça n’est pas sous ma plume de rocardien un reproche mais plutôt un compliment. Je serai d’ailleurs présent le vendredi 18 décembre 18h au musée de la Vigne et dus vins à Saint Lambert du Lattay pour la remise du prix René Renou.

 

Cependant ton affaire de nom de baptême de ta nouvelle appellation m’interroge Patrick :

 

- En Anjou les blancs secs sont minoritaires, le rosé domine au raz des pâquerettes et les liquoreux même grands n’ont guère la cote comme dans le Sauternais… c’est donc suffisant pour poser le problème, j’en conviens mais est-ce prendre le problème par le bon bout en privilégiant la démarche traditionnelle de création d’une nouvelle appellation ?

 

- Dans ton affaire je m’y perds, Chaume, Quarts-de-Chaume socles de ta nouvelle appellation, c’est une forme de mixité que tu veux, à juste raison, gérer ?

 

- Gérer n’est pas forcément un gros mot mais de mon long chemin dans le maquis des appellations proliférantes je n’ai jamais constaté qu’une nouvelle appellation générait un modèle économique plus viable que celui existant avant son érection. La notoriété bâtie sur presque rien c’est le modèle Hervé Bizeul et sa petite Sibérie, une marque de vigneron. C’est l’avant-garde des vignerons, surtout ceux qui ne suivent pas les chemins ordinaires qui, souvent, génère la hausse de la production de valeur d’une appellation, pas les décrets.

 

- Du côté vocabulaire du buveur ordinaire que je suis, je ne suis convaincu que le chenin polymorphe et versatile soit un bon angle pour convaincre mes frères en buvaison, surtout les petites louves et les petits loups dont le commentaire culte est « ça goûte bien ! » et qui ont tendance à prendre les déviations pour gagner les chemins de traverse.

 

- Comme je ne veux, ni ne peux, donner de noms de vignerons, je peux quand même signaler qu’au Lapin Blanc, certes rien qu’une petite cantine d’altitude, le chenin blanc sec a une cote d’enfer.

 

Bref, ceci écrit, j’ai tout à fait conscience, cher Patrick, de n’avoir guère fait avancer le schmilblick mais d’avoir posé quelques questions auxquelles il vous faudra bien répondre, toi et tes mandants, pour progresser sur le chemin de la notoriété et de la différenciation de ce chenin si polymorphe et si versatile… entre la douceur de vivre des grands doux et la rigueur monastique des grands secs…

 

Chacun sa route, chacun son chenin, mais passe ton message à ton voisin…

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 10:50
Nous les survivants vivons comme avant !

Ce matin, écrire, dire, me semble bien vain.

 

Alors pourquoi m’exprimer ?

 

Simplement parce que Paris c’est mon chez moi, notre chez nous, et que tous ceux qui ont été fauchés par la barbarie sont une part de nous-même, frères et sœurs, voisines et voisins, amis, inconnus, parisiens, banlieusards, provinciaux, étrangers de passage, de toutes conditions, couleurs, âges…

 

Tous étaient assemblés dans des lieux de vie, de convivialité, de partages, innocents et joyeux, vivants avant d’être sauvagement assassinés, blessés, mutilés à jamais…

 

Ces lieux ce sont les miens, ce sont les nôtres, des petits territoires d’humanité…

 

C’est donc nous tous qu’ils ont voulu frapper, terroriser… c’est tout ce que nous sommes, représentons qu’ils veulent faire taire, asservir…

 

Alors en ce lendemain sanglant pleurons nos morts dans le silence et le recueillement, prions pour ceux qui savent prier, soignons et pansons les plaies de nos blessés, aidons les rescapés, ayons des pensées fortes pour leurs parents, amis, proches, qui sont dans la peine et la douleur.

 

Que certains politiques, commentateurs et autres profiteurs du malheur se taisent, arrêtent de s’ériger en procureurs, qu’ils aient la décence de respecter celles et ceux qui pleurent.

 

Nous, par hasard, nous sommes toujours vivants et, tout ce que moi survivant je suis en capacité d’écrire ce matin c’est que je vais continuer de vivre, de penser, d’aimer comme avant.

 

Tous ces lieux où la sauvagerie a frappés hier au soir me sont familiers, cycliste de nuit comme de jour leurs noms sont des repères, des symboles de parcelles de ma ville où l’on s’assemble et où l’on vit… Je vais continuer de rouler sur le bitume parisien comme avant avec fiché au cœur le souvenir de tous ces innocents, mes sœurs, mes frères.

 

Là où nous étions au moment où les premières nouvelles de l’horreur sont tombées, ce Lapin Blanc où, autour de belles bouteilles de mes amis vignerons bourguignons Alice, Claire, Olivier, Jean-Yves nous nous extasions, nous échangions, fut le symbole de notre liberté, de notre fierté, de notre amour pour la vie, la nôtre, celles des autres.

 

Ça ils ne le tueront, ni le blesseront, ni le mutileront… C’est à nous. C’est nous. Notre substance, notre fierté, notre humanité.

 

Les paroles de Gaulle à la Libération restent toujours bien fichées dans nos cœurs et nos têtes : « Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! »

 

Je vous embrasse...

 

Nous les survivants vivons comme avant !
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