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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:45
Pour le rédacteur-en-chef d’En Magnum la justice de classe est passée : Hubert de Boüard débouté de ses demandes à l’encontre d’Isabelle Saporta.

Ce matin au réveil j’ai lu sur le mur Face de Bouc d’un ami ceci :

 

Voilà ce que m'écrit Nicolas de Rouyn au sujet du procès perdu par Hubert de Boüard contre Isabelle Saporta : (copier/coller)

 

« Je lis le papier de Terre de vins et je suis effaré de voir à quel point les insinuations les plus dégoûtantes ne trouvent pas leur fin en justice. Un juge de gauche repêche une scribouilleuse de gauche. Tout est en ordre. C'est juste dégueulasse »

 

Signalons à cet ignare que la 17e Chambre est composée de 3 juges et que son amitié envers ce cher Hubert ne justifie en rien ses insinuations sur leur couleur politique qu’il ignore bien évidement.

 

Ce monsieur, qui dirige pour le compte du groupe Bettane&Dessauve, un organe de presse En Magnum n’a bien évidemment pas lu le jugement. S’il l’avait fait, mais est-il en capacité de le comprendre, sa diatribe venimeuse apparaîtrait pour ce qu’elle est : la confirmation de l’entregent d’Hubert de Boüard de Laforest dans le petit marigot du vin Français.

 

J’ai lu la copie de travail du jugement et lorsque celui-ci sera publié j’y reviendrai pour que tout un chacun puisse se faire une opinion. C’est la mission d’un journaliste, ce que ne semble pas être le rédacteur-en-chef d’En Magnum.

 

Rappelons tout de même le droit, car nous vivons dans un Etat de Droit et non dans une République soumise au bon plaisir de ceux qui se vivent comme des puissants.

 

« La démonstration du caractère diffamatoire d’une allégation ou d’une imputation suppose que celles-ci concernent un fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne identifiée ou identifiable.

 

Si une offre de preuve de la vérité des faits diffamatoires est formulée, elle doit, pour produire l’effet absolutoire prévu par l’article 35 de la loi du 29 juillet 1881, être parfaite, complète et corrélative aux imputations dans toute leur portée et leur signification diffamatoire.

 

Les imputations diffamatoires peuvent enfin, être justifiées lorsque leur auteur établit sa bonne foi, en prouvant qu’il a poursuivi un but légitime, étranger à toute animosité personnelle, et qu’ils s’est conformé à un certain nombre d’exigences, en particulier de sérieux de l’enquête, ainsi que de prudence dans l’expression, étant précisé que la bonne foi ne peut être déduite de faits postérieurs à la diffusion de propos et que l’ensemble des critères requis est cumulatif. »

 

Voilà le cadre juridique dans lequel le Tribunal a statué.

 

Je signale à l’imprécateur qu’une autre enquête est menée par la Gendarmerie, dont les conclusions ont été données à l’audience par la Présidente, je suppose que nos gendarmes sont tous d’affreux suppôt de la gauche aussi.

 

Bref, Hubert peut faire appel.

 

Attendre et voir.

 

AFP :

 

Un puissant vigneron perd son procès en diffamation contre une journaliste 

 

ICI 

 

« VinoBusiness » : Hubert de Boüard perd son procès en diffamation

 

ICI 

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 06:00
Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Oh les filles, oh les filles

 

Elles me rendent marteau

 

Oh les filles, oh les filles

 

Moi je les aime trop…

 

En 2005 ce fut le refrain du tube du groupe Au bonheur des dames mené par Ramon Pinpin et je trouve qu’il va bien au teint des deux filles : Justine Saint-Lô et Fleur Godart, Godart avec un T qui viennent d’accoucher d’une BD d’un nouveau type baptisée, au vin nature bien sûr, Pur Jus.

 

Que vient faire le teint des 2 filles dans ce road-movie dans le monde des vins nus, ou presque, me direz-vous ?

 

Rien !

 

Simplement j’imagine la tête que vont faire les bonzes du vin face à cette BD d’un nouveau type, ils vont en perdre leur latin de cuisine, tirer le nez, avaler leur gorgée de travers, manquer s’étouffer avant de se réfugier dans un silence excédé.

 

En résumé elles vont les rendre marteau.

 

Pensez-donc, voilà t’y pas que deux petites nanas, plutôt bien gaulées, ont trouvé le moyen pour se « barrer tous les week-ends dans les vignes, mettre les mains dans la terre, dormir à la belle étoile, sauter dans les lacs… se marrer comme des baleines, manger comme des ventres à pattes et boire du jus de raison fermenté. » (Sic)

 

Pas en voyage de presse drivées par les proprios des châteaux, mais sur leur tandem – j’écris ça parce qu’au départ leur projet se nommait Viticycle – sac à dos, nez en l’air, cheveux au vent (note du Taulier : sauf que la Fleur qui a fait table rase), cœur léger… hé, hé !

 

Pas très convenable tout ça s’exclamerait notre cher Hubert Le Forestier, ça ne se faisait pas dans les vignes de mon grand-père et que maintenant les filles se la jouent globe-trotters, elles vont casser le métier de winemaker !

 

Et puis, pire encore les voilà, ces gourgandines, qu’elles nous parlent savamment de l’esca ! 

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS
Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Ce n’est pas Dieu possible, mais où allons-nous, elles vont tout nous prendre, nous dépouiller de notre supériorité naturelle…

 

- De grâce Hubert évitez de prononcer ce mot satanique vous faites le lit de ces va-nu-pieds qui sont capables de venir nous importuner en plaçant sur des belles tables, y compris, étoilées, leur pur jus qui pue !

 

Prenez ce Jeff Coutelou de Puimisson dans l’Hérault, cette contrée barbare du grand Sud, là où le fleuve rouge versus degré hecto coulait à grands flots, il vend la mèche :

 

« Chez les voisins les vignes sont en taille mécanique sous perfusion pour l’irrigation, mais aussi pour les produits phytosanitaires et les engrais.

 

« Quand tu plantes une parcelle, on te donne 7000 euros, mais si tu arraches et replantes, on te donne 10 500 euros. Donc grosso modo, c’est plus intéressant pour les mecs d’arracher et de replanter.

 

- Elle dure combien de temps leur vigne alors ?

- 15-20 ans

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Et puis ce Lilian Bauchet : un révolutionnaire ! Un confédéré paysan ! Un plus que rouge !

 

Écoutez-moi ce qu’il déclare, y’a de quoi donner des idées à nos employés mon cher !

 

« Le truc, c’est que je voulais travailler seul.

 

- Pourquoi ?

 

- Parce que je ne suis pas un bon manager. C’est compliqué de gérer une équipe, je trouve.

 

« Quand t’as envie de glander, tu peux pas parce que tu es le patron, et quand t’as des gens qui glandent, tu gueules parce que tu es le patron… Et je voulais de la liberté. Et puis travailler au cheval, moins courir et avoir plus de temps sur chacune de mes vignes. Faire du jardinage, quoi ! »

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Glander, faire du jardinage, et pourquoi la sieste obligatoire pour le peuple, ça nous mène tout droit à Mélanchon

 

Mais ce n’est pas tout mon cher ami, j’en frémis lorsque je lis les propos de ce Jérôme Galaup de Castelnau-de-Montmirail dans le Tarn.

 

- Vous m’en apprenez de belles : Ils font du vin dans le Tarn ?

 

- Hé oui mais ils ont des vaches aussi et ce trublion ose dire que « les vaches m’ont expliqué le végétal. On a une sensibilité avec l’animal plus proche avec le végétal. »

 

- Incroyable, ce sont des vaches sacrés !

- Ne plaisantez pas mon cher je le crois sincère « Si j’avais pas eu les vaches, j’aurais mis beaucoup de temps à me sentir proche de mes vignes… »

Le road-movie de Justine et Fleur dans les vignes du Seigneur pour accoucher d’1 BD d’1 nouveau type PUR JUS

Elles sont même allées en Champagne chez un certain Vincent Charlot qui leur a raconté des horreurs qui vont mettre ce pauvre Bernard Arnault en fureur, pire encore que pour Merci Patron.

 

« Beaucoup de viticulteurs en conventionnel ont des problèmes de ventes. Ce sont les coopératives qui prennent leurs bouteilles et qui collent leurs étiquettes dessus. »

 

« Le groupe LVMH achète entre 60 et 70% de la production champenoise. Ça représente quelques millions de bouteilles. »

 

« Et puis bon, ça toujours été des magouilles, ici !

 

Par exemple, quand il y a surproduction, les viticulteurs sont obligés d’envoyer le surplus à la distillerie.

 

De gros négociants leurs proposent donc de couper gratuitement le raisin plutôt que de payer des gens pour le faire. Du coup ils reclassent les excédents dans leur appellation à eux et personne ne dit rien.

 

Personne ne parle de la Champagne. Les journalistes le savent mais ne peuvent pas en parler et tout se fait verbalement pour que rien ne sort de la Champagne.

 

Ce qui se passe en Champagne reste en Champagne. »

 

L’omerta, la Corse quoi et si En Magnum virait révolutionnaire, y z’en sont capables vu que Desseauve a viré bio, ça ferait du dégât dans le Landernau des châteaux…

 

Mais ce n’est pas tout, y’a même une cerise sur le gâteau, Tampon, le pirate parisien ami du vin qui fait de la vigne dans le Neuf 3 !

 

- Non !

- Si ! avec l’association Clinamen « qui réveille les pratiques paysannes en territoire urbain » (sic), ils investissent un terrain de l’université de Villetaneuse pour y planter des vignes expérimentales. Ils sont aidés par des bénévoles de tous horizons, récompensés en unités TU (Tampon Usufruit), qui seront ensuite autant d’unités de partage des fruits du travail collectif. »

 

- Mais c’est la porte ouverte au communisme, vraiment ce Le Foll distribue des droits de plantation à n’importe qui…

 

Vous comprenez mieux maintenant mon accroche « elles vont les rendre marteau » même si, comme un Saint-Simon du jaja pur jus, j’ai lu la BD des 2 filles avec un parti-pris évident de vieux garnement.

 

Je n’ai fait qu’effleurer le contenu, le texte de Fleur est riche, dense, documenté… c’est du lourd… mais les aquarelles de Justine sont aériennes, légères comme des libellules, elles attirent la lumière et donnent à ceux qu’elle croque une joie de vivre qui réconcilie avec la vie que l’on vit où il y a beaucoup trop de gris.

 

Plaisir des yeux, activation naturelle pour neurones, les 2 donzelles au look d’enfer vont vous mener tout droit au paradis des vignes du Seigneur où chantent les petits oiseaux, les abeilles butinent, les vermisseaux bronzent au soleil.

 

Y’a d’la joie comme chantait le fou chantant Trenet.

 

Comme l’écrit le sage François Morel dans sa préface Le vin en poupe

 

« Fleur et Justine aiment le vin dans sa plus authentique définition, avec ce que ça suppose d’exigence culturale, et elles sont parties – stylo, crayons et pinceaux dans la besace – à la rencontre des vignerons qui partagent la même passion. »

 

Passion, le mot est lâché et j’ai le souvenir de ce repas partagé avec les 2 filles pleines d’idées, d’envie, où Justine m’a montré ses premières planches, où je leur ai dit « allez-y ! Foncez ! » Pour sûr que c’était une aventure mais voilà c’est le bonheur que de faire, d’accomplir, d’aller au bout de ses rêves… »

 

Bravo les filles ! Je vous aime trop…

 

NB. BD d’un nouveau type ai-je écrit, ce n’est pas pour faire joli une appellation en l’air, c’est la réalité de cet opus au format agréable qui marie avec bonheur un dessin joliment troussé avec un texte qui donne à réfléchir.

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:00
Appel à candidature je cherche 1 contradicteur pour 1 débat sur la nature révolutionnaire du vin nu…

De mon temps, expression favorite de mon pépé Louis pour fustiger le modernisme des machines qui avaient mis ses grands bœufs blancs au rencard, le débat était au cœur de la vie de la cité. C’était souvent musclé mais nul ne se réfugiait dans le confort douillet qui prévaut aujourd’hui sur les fameux réseaux sociaux.

 

De la part des courageux manieurs de claviers il est facile de railler ce rappel au passé mais peu me chaut. Affronter l’adversité, s’expliquer, expliquer, tenter de convaincre des agriculteurs, des viticulteurs chauds bouillants, peu disposés à se ranger aux arguments d’un représentant du pouvoir socialo-communiste, j’ai pratiqué.

 

Les débats entre soi ne m’intéressent pas, ça ressemble à des messes chantées pour paroissiens zélés.

 

Alors, lorsque Antonin Iommi-Amunategui, l’homme des vins nus tout poilus qui puent, m’a demandé de participer au débat qu’il organise lors de la 3e édition les 5-6 novembre de son salon des vins actuels et naturels à Lyon au Palais de la Bourse : « Sous les pavés la vigne » sur le sujet « Le vin peut-il changer l'agriculture ? » ce qui traduit en langage pour non-initiés signifie « est-ce que les trublions des vins nature sont en mesure de mettre un petit caillou dans la godasse du géant vert ? »

 

C’est en gros la thèse de Nossiter.

 

Sont aussi invités me précise-ton : Antoine Gerbelle ex-RVF et Vincent Wallard qui fait du vin en Argentine et dans la Loire.

 

Après bien des réticences, je n’ai plus vraiment envie de monter sur les planches, j’ai finalement dit oui à Antonin mais en lui demandant que soit présent sur le plateau un contradicteur adepte de ce que l’on nomme, avec une certaine facilité, l’agriculture conventionnelle.

 

Comme aime à le dire une de mes copines vendeuse de vins nus : ulala…la…la, je sais que c’est beaucoup demander à un tenant de cette viticulture majoritaire que d’aller se jeter dans la fosse aux lions, même si en l’occurrence ce ne sont que de gentils chatons, la gente des vins nus est de tendance pacifiste, cool et rigolarde.

 

Mon ami Éric Rosaz peut en témoigner, lors de la dernière séance du salon à la Bellevilloise à paris, alors qu’il représentait l’INAO, il a pu s’exprimer dans la plus grande sérénité et exposer ses arguments qui ont éclairé l’assistance.

 

Donc il ne s’agit pas d’un match de catch entre l’Ange Blanc et le Bourreau de Béthune mais plutôt de la partie intello d’un salon où les gens viennent plutôt pour le jaja que pour le bla-bla.

 

Bien sûr, je me doute que mon appel a peu de chance d’être entendu par les habituels pourfendeurs de la gente qualifiée de bobos-parigots-mélanchono-and Co qui préfèrent se réfugier dans un courageux courage fuyons lorsqu’il s’agit de faire autre chose que d’aligner des phrases torchées à la truelle pour donner le trajet habituel des vins nature : l’évier.

 

Ceci écrit je reste persuadé qu’il se trouve encore des gens de bonne volonté pour venir débattre sur un sujet qui en vaut la peine et, sans utiliser de grands mots, d’accepter d’aborder des sujets de société qui certes fâchent certains mais que l’on ne peut évacuer en prétendant que seul le modèle en place est viable.

 

Ce qui est certain c’est que le vin, produit non indispensable à l’alimentation, qui se revendique produit de terroir, qui affirme son authenticité, se doit d’être le fer de lance de pratiques respectueuses de l’environnement et des consommateurs. Quant à savoir si le combat minoritaire qui se mène dans le vin, et ailleurs aussi, peut vraiment bouleverser la donne de l’ensemble du secteur agricole ce sera l’objet du débat si débat il y a.

 

Pour se faire j’espère qu’un contradicteur viendra nous rejoindre à Lyon le samedi 5 novembre. C’est mon vœu le plus cher.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:00
Êtes-vous plutôt calendrier Clara Morgane que guide Bettane ?

Pour ceux qui me suivent et me lisent, pas vrai Sébastien Demorand, je reviens de Corse et au cours de mon séjour pour pondre mes polygraphies corses j’ai surfé sur le net et un jour je suis tombé sur ça : PIRELLI, UN CALENDRIER CORSÉ.

 

Pirelli a présenté les clichés du calendrier 2012. Cette année, Mario Sorrenti a succédé à Karl Lagerfeld et réalisé cette série de photographies sur l'île de beauté.

 

C’est ICI 25 clichés où la Corse tient une place bien riquiqui mais les belles y sont à leur avantage.

 

Pour ceux qui l’ignorent Pirelli est une marque de pneus italienne et comme il fut un temps où le calendrier un peu hard était le quasi-monopole des routiers vous noterez la relation de cause à effet qui a transformé un truc kitch en un must pour esthètes ou prétendus tels.

 

Toujours pendant mon séjour sur Face de Bouc, les railleurs ont raillés après qu’Antonin Iommi-Amunategui ait publié le 9 septembre, 17:16 · Paris ·

 

« Michel Bettane avoue être très fier d’avoir découvert 70 % des meilleurs viticulteurs qui ont émergé depuis les années 1980, inconnus avant qu’on en parle. »

 

On va dire que je m'acharne, mais, mec... t'as le melon classe Titan !

 

Cette déclaration capitale fut recueillie religieusement par l’ex-miss Glou-Glou pour le compte du journal le Monde.

 

Ha ! la notoriété…

 

Ha ! les faiseurs de notoriété…

 

Mais oh horreur, malheur il n’est pas inscrit Parker sur les fronts de nos faiseurs de guide François.

 

J’ai laissé se dérouler le match de catch  lui préférant la contemplation des poissons.

 

Et puis de retour at home jetant un regard sur les infos du jour je suis tombé sur une nouvelle dans Paris-Match qui m’a remis la puce à l’oreille : Clara Morgane, toujours plus sexy pour son calendrier 2017  c'est ICI 

 

Et d’y découvrir que chaque année, le calendrier de Clara Morgane est un véritable succès, avec près de 100.000 exemplaires vendus.

 

Pour cette édition 2017, elle a choisi une ancienne demeure, ambiance Helmut Newton. «L’univers d’Helmut Newton m’a depuis toujours influencé mais ma passion pour ses images se lit réellement dans cette édition. Pour la première fois, trois autres personnages entrent en scène pour créer une ambiance particulièrement érotique et déstabilisante», explique Clara. «C’est mon 15e calendrier ! C’est un rendez-vous artistique annuel mais aussi l’occasion de me réinventer et de créer à chaque fois un nouvel univers.

 

Pour les âmes pieuses et les coeurs  purs la vidéo ci-dessous est très soft : 

Ma petite machine à relier des fils éparpillés s’est reconnectée.

 

Et voilà le résultat :

 

Du côté des guides de vin, les chiffres sont un secret d’État, même si dans le milieu vineux il se dit que le mieux vendu est le Guide Hachette qui, étonnamment ne bénéficie pas de la notoriété des grandes plumes du vin.

 

Comme chacun sait un guide a pour fonction de guider celles et ceux qui ne savent où aller ou se débrouiller tout seul, il peut-être en chair et en os comme un guide de haute montagne ou un préposé au remorquage d’un groupe du 3e âge juste descendu en escale d’un grand bateau qui va sur l’eau, ou de papier et maintenant sous la forme d’applications diverses et variées.

 

Ça va du choix du pays à visiter, de l’hôtel ou du restaurant, du musée ou du site remarquable, jusque bien sûr de leur bouteille de vin.

 

Bref, en posant l’étrange alternative : le calendrier de Clara Morgane plutôt que le guide Bettane il n’est pas question pour moi de contester l’utilité des guides même si j’ai toujours beaucoup ri en entendant ceci.

Dans mon propos de ce matin je me contente de m’interroger sur le périmètre de la population des acheteurs des guides de vin.

 

Pas de chiffres bien sûr, rien que des impressions, pour ma part là où j’ai croisé le plus de guides de vins c’est chez les vignerons eux-mêmes, dans les interprofessions, parfois chez les négociants et, sauf à être démenti par les faiseurs de guides ou leur éditeur je pense qu’ils constituent le noyau dur des acheteurs de guides papier.

 

Mais on va m’objecter que tout cela est du passé et que maintenant la génération Y va se ruer sur les applications pour faire le bon choix de son vin.

 

Je n’en sais fichtre rien mais je ne vois pas en quoi ce nouveau moyen va contribuer à l’extension du domaine du vin. La profusion des applications est telle que les utilisateurs sont contraints de faire des choix et je ne suis pas certain que le vin soit une priorité pour une majorité des jeunes pékins. 

 

Tout ça pour vous dire que tant que le petit monde du vin, et tout particulièrement ceux qui se disent et se veulent prescripteurs, n’auront pas compris qu’ils ne s’adressent qu’à un cercle restreint, qu’en entonnant toujours les mêmes quatrains, ils ne participent en rien à l’extension du domaine du vin, ils se contentent de faire fructifier leur petit fonds de commerce. La monoculture est mère d’appauvrissement.

 

Ouvrez les portes et les fenêtres que diable ! Arrêtez de vous contempler le nombril avec vos FAV et vos éternels marronniers, vos notes, utilisez les réseaux sociaux à bon escient car grâce à eux nul besoin de faiseurs de Roi pour se faire une place au soleil !

 

C’est dit je vais encore me faire une floppée d’amis mais pour me faire pardonner toutes ces beautés dénudées je vous propose de consulter un journal très pieux : La Croix pour mieux connaître Les différents calendriers utilisés dans le monde.

 

Le calendrier en usage aujourd’hui dans la plupart des pays est directement issu du calendrier romain. Celui-ci avait été réformé en 46 av. J.-C. par Jules César (d’où son nom de calendrier julien) afin de remédier au décalage existant, alors, entre l’année du calendrier romain traditionnel (366,25 jours en moyenne) et l’année astronomique (365,24219 jours) nécessitant un système complexe de jours et mois intercalaires souvent mal appliqué.

 

S’inspirant des observations des astronomes alexandrins, Jules César, en tant que pontifex maximus et plus haute autorité de la religion romaine, introduit donc l’année bissextile et obtient une année moyenne (365,25 jours) beaucoup plus proche de l’année astronomique.

 

La suite ICI

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:00
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…

Certains d’entre vous pourraient penser que je passe ma vie à me bâfrer au restaurant. C’est inexact, le plus souvent je cuisine chez moi pour me nourrir.

 

Et le plus souvent, au déjeuner, je cuisine de la pasta sèche.

 

Pourquoi ?

 

La pasta sèche est diverse et facilement stockable dans la durée, donc il suffit à midi d’ouvrir son placard à provisions et de choisir : spaghetti, penne, macaroni, coquillettes, fettuccine, tagliatelle, pappardelle… etc.

 

Il suffit de poser sur le gaz une grande casserole d’eau où l’on jette une poignée de gros sel gris de Guérande. Lorsque l’eau bout c’est le tour de votre pasta à cuire al dente et le tour est joué. On peut aussi cuire la pasta dans du vin rouge ICI ou du vin blanc ICI 

 

Après égouttage de la pasta le choix est très ouvert :

 

- Beurre, huile d’olive, sauce tomate simple ou bolognaise, all arrabattia, en bocal ou de fabrication personnelle.

 

- Parmesan ou pecorino ou gruyère râpé.

 

- Pesto de Genovese ou Rosso, en conserve ou frais.

 

- Avec des restes de volailles, de pot-au-feu, effiloché de porc…

 

- Avec des moules, des coquillages, des calamars, achetés chez son poissonnier en allant quérir son pain ou en conserve.

 

- Avec de la ratatouille, des champignons...

 

 

J’en oublie certainement mais j’ai gardé pour la bonne bouche le plat tendance dans toutes les cantines des nouvelles pousses italiennes de Paris : la pasta al ragù.

 

Pour eux c’est aussi simple que chez vous, car la portion est réalisée minute, et surtout avec une marge confortable eu égard au coût de la matière première et à la quasi-absence de restes.

 

 

La seule différence avec chez vous c’est l’art de confectionner le ragù.

 

J’en conviens mais je vous suggère une solution simple et peu onéreuse.

 

Démonstration !

 

Si vous avez, comme moi, un bon boucher (pour moi Lilly de Terroir d’avenir rue du Nil) ou charcutier (Vérot rue ND des Champs) ou un charcutier vendeur de comestibles (Pelé rue de Tolbiac), en faisant vos courses vous achetez une terrine de veau à la pistache par exemple.

 

Ensuite explication par l’image :

L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…

Pour le vin qui va avec c’est simple vous le choisissez selon l’humeur du moment, avec mes spaghetti à l’effiloché de terrine de veau à la pistache je me suis liché ça :

L’e-cuisine du Taulier c’est cuisiner simple à un prix raisonnable : la pasta dans tous ses états…
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 06:00
Le lent déclin du carrefour Saint-Germain… adieu le drugstore Publicis… et qui se souvient de l’enlèvement de Ben Barka et de l’attentat de Carlos ?

Au cours de mes nombreuses chevauchées sur les chaussées défoncées de notre ville capitale – merci Anne Hidalgo les vendeurs de pneus vous en sont reconnaissant –, juché sur mon beau et envié destrier, je passe très souvent par le carrefour Saint-Germain.

 

En ce lieu, ne trouve plus grâce à mes yeux que l’une de mes librairies préférées : l’Écume des Pages, le Flore et les Deux Magots ne sont plus que des cantines à touristes et de quelques anciennes gloires déjetées, Lipp n’est plus qu’une crèmerie de plus dans l’escarcelle du Groupe Bertrand, tout fout le camp !

 

Et pourtant, lorsque je suis arrivé à Paris, le Drugstore Publicis y était ouvert toute la nuit, ou presque, 18 h sur 24, dans lequel il était possible d’acheter le journal ou un disque, accéder à une pharmacie de nuit, boire un verre, manger un bout, trouver des cigarettes…

 

 

C’est Marcel Bleustein-Blanchet qui, après celui des Champs Elysées, l’avait ouvert en octobre 1965.

 

Il avait pris la place d’un établissement Le Royal Saint-Germain un peu éclipsé par ses prestigieux voisins, le Flore et les Deux Magots, repaire de l’intelligentsia germanopratine et de la fièvre existentialiste.

 

 

C’est pourtant au bord de son grand comptoir en cuivre que Jean-Paul Belmondo (Michel Poiccard) dans À bout de souffle (1960) s’enquiert du prix d’un œuf au plat-jambon, mesure qu’il n’en a pas les moyens… et en commande deux.

 

 

Et dans Playboys, Jacques Dutronc moque les « petits minets qui mangent leur ronron au Drugstore. »

 

C’est aussi un lieu qui a marqué l’Histoire :

 

  • 1o jours après son inauguration, Ben Barka, opposant au régime marocain, est enlevé sur le trottoir par des barbouzes et disparaît à tout jamais.

 

  • Le 15 septembre 1974, un attentat à la grenade attribué au terroriste Carlos y fait deux morts et 35 blessés.

 

 

L’établissement est jugé trop petit, pas aux normes, car bas de plafond, et le bail est cédé à Armani en 1996.

 

 

Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka disparaît en plein Paris, boulevard Saint-Germain, alors qu'il se rend à un déjeuner d'affaires à la brasserie Lipp. Le politique est embarqué dans une fourgonnette, conduite par deux hommes se présentant comme des policiers. Le piège se referme : Ben Barka ne réapparaîtra jamais en public. Depuis cinquante ans, les juges d'instruction se succèdent – certains plus tenaces que d'autres – pour tenter de résoudre cette affaire éminemment politique.

 

Qui a été le commanditaire direct de ce meurtre ?

 

Quel est le degré d'implication de la France ?

 

Trop de gens sont au courant, dans les services de renseignements marocains et français, ainsi que dans les sphères du pouvoir politique, pour que le secret ne soit pas éventé un jour, veut-on croire. Aujourd'hui, d'une seule question pourrait dépendre tout le reste : où le corps de Ben Barka a-t-il été enterré ? Joseph Tual, qui a consacré une bonne partie de sa vie privée et professionnelle à cette affaire, pense détenir la réponse.

 

L'affaire Ben Barka est sans conteste l'un des plus gros scandales d'État du XXe siècle. Ben Barka a-t-il été assassiné pour avoir voulu faire du Maroc une monarchie constitutionnelle ? Joseph Tual, comme les juges d'instruction, en est intimement persuadé : c'est bien Hassan II, même s'il n'a jamais été mis en cause dans le dossier, qui a réclamé sa tête. Seules les petites mains - françaises et marocaines -, celles qui avaient fait le sale boulot, ont été condamnées lors d'un procès qui s'est tenu à Paris en 1967. Mais aucun des commanditaires n'a jamais été désigné par les meurtriers.

 

« Ce qui s'est passé n'a rien eu que de vulgaire et de subalterne », tempérait en son temps de Gaulle. Fermez le ban ! La vérité est pourtant terrifiante...

 

LIRE ICI Chronologie de l'affaire Ben Barka 

 

Lire ICI Comment le Mossad a aidé le Maroc à tuer Ben Barka 

 

LIRE ICI Il y a 50 ans : l’affaire Ben Barka 

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 06:00
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s

Jamais il ne faut dire jamais…

 

Prenez mon cas, que certains jugent désespéré, jusqu’à ce jour j’affirmais haut et fort que, jamais au grand jamais, on ne me surprendrait à sacrifier à l’envoi de cartes postales aux amis ou à la famille et pire encore aux collègues de boulot.

 

Je vous concède aisément qu’il avait dans ce refus, c’en était un, une part de snobisme de 68 hard non-révisé, un côté je ne fais de tourisme moi, mais aussi une forme de paresse largement assumée : prendre le temps d’aller acheter une carte pas trop tarte, de s’assoir en terrasse pour y griffonner au dos quelques mots pas trop idiots, acheter des timbres, feuilleter son carnet d’adresses bel exemple de foutoir, transcrire l’adresse, coller le timbre, glisser la carte dans la fente prévue à cet effet. Ouf ! Pire encore lorsque vous êtes à l’étranger, alors là c’est l’horreur. Je n’ai jamais compris que la Commission Européenne, qui se préoccupe des chasses d’eau, n’ait pas pondu une directive instaurant le timbre unique.

 

Bref, comme dit le gus qui vient d’en tartiner trois couches, pourquoi diable cette année ce revirement de jurisprudence ?

 

  • Pour contribuer à l’équilibre financier de la Poste !

C’est à peine une galéjade, tout le monde geint à propos de la disparition des bureaux de poste mais qui aujourd’hui entretien des échanges épistolaires suivis via le courrier ? Le trafic est en chute libre, sauf pour les factures et la publicité, alors adieu facteur, factrice en vélo ou en auto, c’est la fin des haricots.

 

Plus grand monde en effet, moi le premier, et pourtant avant l’irruption du courrier électronique j’étais une grand adepte de la lettre manuscrite, surtout avec mes chéries. Pauvre de moi, les paroles volent, les écrits restent !

 

Mais, vous vous doutez bien que ce n’était pas l’unique raison de ma nouvelle lubie cartepostalgière.

 

J’avais une petite idée derrière la tête.

 

Dans le vin, la nouvelle tendance des chroniqueurs qui n’ont plus grand-chose à écrire c’est l’accord mets-vin. Tout y passe, même si je n’ai pas encore lu : que boire avec l’oignon cru ? Alors je me suis dit je vais trouver des accords entre la carte postale et l’ami (e) à qui on l’envoie.

 

Comme je suis un chineur repenti, sitôt après avoir posé le pied sur l’Île de Beauté je me suis précipité aux Puces d’Ajaccio qui se tiennent le dimanche sur le front de mer près du casino. Et j’ai cherché et j’ai trouvé des cartes postales anciennes. J’ai négocié un prix de gros et j’ai glissé mon butin dans mon sac.

 

Le même jour, j’ai rechuté et j’ai acheté un petit tableau des années 50.

 

 

Mais ce n’était pas tout, ma moisson n’était pas complète, j’avais une autre idée derrière la tête : trouver de bonnes reproductions de cartes anciennes.

 

Et bien sûr j’en ai trouvé et je les ai achetées… Il ne me restait plus qu’à les apparier.

 

Vaste programme !

 

J’ai mis du temps mais j’y suis arrivé. Il ne me restait plus qu’à écrire au dos et là j’y ai encore passé beaucoup de temps un soir à la veillée.

 

Stakhanov n’était à côté de moi qu’un petit amateur : 32 cartes au compteur !

 

Du beau boulot, de la belle ouvrage écrite en pattes de mouches : ce n’est pas Dieu possible comme le clavier vous fait perdre la belle graphie !

 

J’ai posté le tout à la boîte aux lettres de Sagone qui est relevée chaque jour à 9 heures du matin, les Corses sont des oiseaux de nuit.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la carte-postale alors vous pouvez consulter deux ouvrages de référence : l'Historique de la Carte postale illustrée française et du Dictionnaire de la Cartophilie Francophone, co-signés par Albert Thinlot et Paul-Noël Armand.

 

Ils y définissent ce qu’est une carte postale« La carte postale est un imprimé sur un support semi-rigide destiné à un usage postal, pour une correspondance brève à découvert».

 

Pour les férus d’Histoire ils peuvent lire ICI 

 

Et comme en France tout finit par des chansons voici Francis Cabrel

Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
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Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
Cette année j’ai décidé d’envoyer des cartes postales à mes ami(e)s
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 06:00
Hé oui je le dis j’aime la « Marie-Jeanne » et « Dans les yeux d'Émilie » de Joe Dassin

« Je suis perpétuellement étonné face au succès » disait Joe Dassin.

 

Il est 12h30, ce 20 août 1980, Joe Dassin a 41 ans. Il déjeune au restaurant « Chez Michel et Eliane », rue Jeanne d’Arc à Papeete, où il a ses habitudes. Autour de lui, il y a ses deux fils, Jonathan (1an et demi) et Julien (5 mois), sa mère, la violoniste Béatrice Launer, son ami et parolier Claude Lemesle. Il semble bien, il semble heureux. La fleur aux dents, comme dans sa chanson. Au beau milieu du déjeuner, il lâche « Qu’est-ce qui m’arrive ? » et il tombe. C’est fini la gloire et c’est fini la famille, tous les projets fichus, cette nouvelle vie qu’il appelait de ses vœux.

 

Moi je venais d’en avoir 32 et, même si les intellos snobaient la chanson populaire, j’aimais, et je le disais, certaines chansons de Joe Dassin.

 

Plus de 30 après, même si on l’entend peu sur les ondes, mes jeunes amies du Lapin Blanc, Claire en tête aiment Joe Dassin.

 

Pour le souvenir et le plaisir, deux de ses chansons :

 

Marie-Jeanne

 

Raconter un fait divers, un suicide en l’occurrence, en chanson est un exercice périlleux. Avec Marie-Jeanne, Joe Dassin le réussit avec une belle sobriété. Bien sûr il s’agit d’une adaptation par le parolier Jean-Michel Rivat, d’un titre populaire américain de l’été 1967 de Bobby Gentry, Ode To Billy Joe. « L’histoire traite du suicide de la dite Marie-Jeanne, suicide abordé lors d’une discussion de famille de paysans, en plein repas. Joe Dassin s’éloigne assez peu de la version originale, conserve son riff de guitare minimaliste et ses arrangements de cordes en volutes et prouve avec brio que sa voix chaleureuse s’intègre définitivement à la musique blues américaine. Des deux cents prises de voix enregistrées pour Marie-Jeanne, c’est la première qui a été retenue pour le mixage. »

 

« Le titre Marie-Jeanne est sorti à l’automne 1967 en face A d’un 45-tours simple. Il figure sur le LP Les deux mondes de Joe Dassin édité chez CBS en novembre 1967»

Dans les yeux d'Émilie

 

de Pierre Delanoë

 

Album : Les Femmes de ma vie

Date de sortie : 1978

 

Dans les yeux d’Émilie nous vient du vieux Québec « où les rues ont l’air d’avoir l’accent » dit la chanson. La beauté de la ville est vue au travers d’une histoire d’amour dans le grand hiver canadien, illuminé par les yeux d’Émilie.


C’est Joe Dassin qui chante : « Moi, j’avais le soleil jour et nuit dans les yeux d’Émilie qui réchauffaient ma vie » Mais la passion ne résiste pas au dégel de la nature. « On dirait que les gens sortent de la terre, mais Émilie n’est plus à moi, j’ai froid pour la première fois »

 

La version landaise des musiciens de Pomarez et leur reprise de la chanson de Joe Dassin, « Dans les yeux d'Émilie », déjà bien connue des Chalossais.

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 18:30
 «Arrêter l’alcool, ce n’est rien. Découvrir la vie, c’est extraordinaire», ce soir j’ai une pensée pour mon ami Olivier Ameisen.

En France il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt contre les lobbies et pourtant, même si le baclofène n'est pas le médicament miracle attendu par certains, il permet de réduire la consommation d'alcool, en particulier chez les plus gros buveurs, selon des résultats d'essais cliniques rendus public.

 

« Le baclofène permet de réduire la consommation d'alcool, dans un cas sur deux, ce n'est déjà pas si mal », dit à l'AFP le Pr Michel Reynaud, président du Fonds Actions Addictions en évoquant deux études françaises présentées au congrès mondial d'alcoologie à Berlin.


« Ce n'est pas un médicament miracle », souligne ce spécialiste qui estime cependant que « ce médicament apporte un plus dans l'arsenal thérapeutique » contre l'alcoolo-dépendance. »

 

La suite ICI 

 

En France, la popularité de ce médicament bon marché, disponible depuis 1975, a explosé depuis la parution du livre « Le dernier verre » d'Olivier Ameisen en 2008. Ce fut le début de son combat.

 

Il est mort en juillet 2013 et je l’ai accompagné dans sa dernière demeure, au cimetière Montparnasse, le 22 juillet, nous n’étions pas nombreux.

 

La lecture de son livre « Le Dernier Verre » m’avait bouleversé, choqué et convaincu que j’étais en présence d’un témoignage qui allait déranger l’establishment de l’alcoologie… Alors, le 3 novembre 2008 j’ai écrit une chronique qui était mes notes de lecture. ICI 

 

« Il venait d’avoir 60 ans et il est mort au moment où il commençait à être entendu. Olivier Ameisen restera comme une personnalité médicale hors norme, une forme de météore dans les cieux tourmentés de la lutte contre les addictions » écrivait le Dr Jean-Yves Nau. ICI 

 

Olivier confiait au journal Libération du mardi 17 janvier 2012 ICI  «Sans ma souffrance, je n’aurais jamais connu le bonheur. Je croyais poésie et souffrance indissociables et ne pouvais m’empêcher de pleurer en entendant Rachmaninov ou Barbara, en lisant Eluard ou Tolstoï.» Il ne pleure plus, puisqu’il ne boit plus. »

 

« Son traitement dérange parce qu’il pulvérise le dogme de l’abstinence. «Avec le Baclofène, vous pouvez boire un verre ou deux, mais vous n’avez pas envie de plus.» Une particularité qui constitue le graal de tout drogué : la consommation contrôlée. A la Fédération française d’addictologie (FFA), on lui reproche «de faire autant sa promotion personnelle que la promotion de son traitement». Surtout, les addictologues réclament des essais cliniques. La FFA rappelle que, «concernant des problématiques aussi complexes que les conduites addictives, il faut se garder des tentations de recourir à des thérapeutiques « magiques».

 

Lire « Les alcoologues sont un peu comme ces maris ou femmes trompés depuis des années… » à propos du livre du Dr Ameisen

 

2008-2016… pour en arriver à rendre justice au combat d’Olivier, c’est long, bien trop long…

 

Oui, ce soir j’ai une pensée pour Olivier…

 

 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 06:00
L’p’tit caviste de quartier dernier rempart contre la domination de la GD vu par les tontons flingueurs  Dupont&Gerbelle…

Ils ne sont pas donné le mot mais le petit nouveau du Nouvel-Obs. : l’Antoine Gerbelle transfuge de l’antique RVF drivée par ce cher et irremplaçable Denis Saverot et le Jacques Dupont le bas-bourguignon du Point, qui écume les vignobles tout au long de l’année depuis des années, se sont penchés de concert sur le berceau des nouveaux petits cavistes de quartier, qui poussent comme des petits rosés à l’égaille, irréductibles gaulois qui font la nique aux lourdes cohortes bardées de catalogues de la Grande Distribution.

 

Du côté du journal Le Monde, c’est « le guide cherche son chemin » pour Ophélie Neiman et « les caves se rebiffent. » pour Pascal Galinier qui me cite d’entrée, c’est bon pour l’ego, « Un vin de coopérative ? C'est le péché originel », s'amuse Jacques Berthomeau. Mais sur le sujet, l'homme n'a pas toujours manié l'ironie. Consultant en vin, il rédigea en 2001 un rapport qui fit frémir le monde vitivinicole français. Pointant du doigt « la coopération de clocher - qui - a fait son temps », il constatait que « sous les grandes ombrelles que sont nos appellations d'origine contrôlée – les fameuses AOC rebaptisées AOP en 2012 - s'abritent des vins moyens, voire indignes de l'appellation ».

 

J’y reviendrai peut-être si je prends le temps. En ce moment je suis plutôt Tango Corse.

 

Sous l’identité du titre «les caves se rebiffent» entre Galinier et Dupont se cache l’ambiguïté de la cave si je puis m’exprimer ainsi. Et bien évidemment, je laisse de côté l’appellation si prisée des polards des années 50 : le cave, celui qui se rebiffe.

 

Qu’est-ce qu’une cave ?

 

À la fois un lieu où l’on fait le vin : cave coopérative ou cave particulière au sens juridique, un chai pour les propriétaires ; mais aussi un lieu où l’on stocke son vin : chez soi ou par extension récente un lieu où on le stocke pour le vendre. Il faut savoir qu’au temps du jaja en litre 6 étoiles le vin était vendu par l’épicier du coin et que seuls les vins fins, les vins bouchés faisaient l’objet d’un commerce spécialisé : l’enseigne Nicolas étant l’emblème du caviste de quartier. Chez moi, ceux qui vendaient du vin nous les appelions les marchands de vin.

 

Mais laissons-là ces détails linguistiques pour commencer par l’outsider qui a tiré le premier dans le Spécial Vin du Nouvel Obs. du 1 au 7 septembre, titré L’esprit bio.

 

C’est très tendance le bio, même Butane&Degaz s’y sont convertis, même que le Thierry,qui va à vélo à la Maison de la Radio, proclame à qui veut le lire que le bio est l’avenir du vin ! Faudra qu’il passe la consigne à son passeur de plats d’En Magum pour qu’il prêche la bonne parole à ce très cher Hubert dont Angélus fait la Une du dit magazine papier glacé non-recyclable.

 

Je ne ferai pas ce reproche à l’Antoine, il a courageusement ferraillé dans sa vieille maison pour qu’on lui accorde l’absolution. Bref, dans son article sur La loi du marché, après avoir fait le constat que Bordeaux, tout en conservant la première place dans l’offre Foire aux vins de la GD, il note que « l’attrait des sacro-saints ‘châteaux’ de Gironde faiblit » et que globalement, depuis 2013, les ventes de Bordeaux s’érodent chez tous les grands acteurs historiques. »

 

Il se pose alors la question « Le public se lasserait-il des choix de nos grands distributeurs de masse ? »

 

Bon, comme chacun sait, dès 2000, la crème des GCC bordelais, vendue à des prix de Ferrari, a disparue des caddies des grands amateurs franchouillards, provoquant l’ire du pape de la LPV. C’est donc le grand repli dans les caddies, chers au Ribouldingue d’au-delà des Pyrénées, vers « les crus bourgeois et les crus moyenne gamme » note notre Antoine.

 

Et puis soudain patatras le voilà qu’il commet le péché mortel de Bordeaux bashing qui va fâcher le Président Farge que Jacques Dupont aime tant interviewer sur son tracteur.

 

« … le même profil de vin. Le nom du château varie, mais le vin est construit suivant le même modèle : des merlots et cabernet-sauvignon très mûrs, toujours élevés en fûts de chêne, souvent neufs, pour aromatiser le tout. Une playlist somme toute rassurante mais ennuyante. »

 

Ça va chauffer dans les datchas bordelaises et je ne suis pas sûr que l’autre Tonton Flingueur partage cette opinion. Mais laissons là l’éventuelle controverse, nous ne sommes pas sur Face de Bouc.

 

Venons-en au sujet de ma chronique « la renaissance du brave petit caviste de quartier, genre Amélie Poulain »

 

Je cite in extenso le sieur Gerbelle :

 

« La bonne nouvelle pour l’œnophile 2016, c’est le renouveau du métier de caviste. Dans les centres-ville, la mode de la cave bistrot est de retour. Charcuterie et fromages de belles origines sur l’ardoise, murs tapissés de crus signés… Leur offre est généralement en opposition avec celle des super et de hypermarchés. Peu de bordeaux et une large place aux vignerons artisans affiliés à la mouvance bio, biodynamique et plus radicale des vins dits « naturels ». Ces petites structures sont initiées par des amoureux de la dive bouteille, souvent en reconversion professionnelle, qui prolongent leur engagement par les réseaux sociaux et les nouveaux outils numériques. Dans cet esprit, on voyagera sur les sites de 1jour1vin.com, Carnetsdevins.fr, Veilleurdevin.com, Amicalementvin.com, Lacavedespapilles.com ou Vinsnaturels.fr, entre autres. Les applications sur le vin aident aussi la génération du goulot 2.0. Il y a la success story danoise Vivino, le Shazam mondial du vin, qui reconnaît et partage les notations de plusieurs centaines de milliers d’étiquettes. En France, une des applis les plus futées, à la communauté très active, se nomme Raisin, pour trouver, partager les vins naturels où que l’on soit. »

 

Tout cela est bel et beau mon cher Antoine mais ça sent un peu trop, au goût de qui tu sais, le parfum du bobo-mélanchono-parisien

 

Alors que notre Jacques, lui, patiemment, tel un bon docteur de campagne, ausculte la France profonde, celle de Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans l’Yonne où survit, un commerçant encore prospère : le caviste alors que dans la plupart des villes de 5000 habitants, note-t-il, de gros villages en somme, que reste-t-il ?

 

« Un clocher, une mairie, un Leclerc à l’une des sorties du bourg, doté d’un grand parking, de pompes à essence, de rouleaux pour laver les bagnoles, et un Auchan à l’autre sortie du bourg, avec les mêmes appâts. Au milieu, au centre-ville, entre l’église et l’ancienne place de la foire, hormis la pharmacie et le cabinet d’assurances et deux agences bancaires, il n’y a plus rien. Plus de commerces traditionnels, plus de boucher et encore moins de poissonnier. Ils furent les premiers à baisser le rideau, définitivement. »

 

Mais au bonheur, il reste encore le petit caviste de proximité, « c’est souvent un nouveau qui a changé de métier (ou pas), suivi une formation (ou pas) et qui par goût du vin et des voyages dans le vignoble, par amour de la découverte et pour gagner sa vie, se lance dans l’aventure. » note notre Jacques.

 

 

Attention, rien à voir avec les 68 hard « chevelus, fumeurs de pétards », qui dans les années 70, « avec quelques babioles récupérées chez grand-mère et joug de bœuf, s’improvisaient brocanteurs. »

 

Note d’un autre Jacques, moi je trouve que ça correspond assez bien au profil-type du néo-vigneron qui fait des vins à poils qui puent en tongs en se roulant des chichons au bout du rang.

 

Trêve de plaisanterie, il est sérieux notre Jacques et il nous aligne une démonstration imparable, chiffres à l’appui. Si vous voulez en savoir plus vous n’avez qu’à acheter le Spécial Vins du Point.

 

« L’homme de l’art (ndlr le petit caviste de quartier) doit se faire sociologue, voire anthropologue, doté d’une forte intuition pour deviner les goûts, les désirs, le budget du ou de la client (e). »

 

« En changeant de statut, passant de produit de première nécessité à matière de désir, élément de plaisir (« Le superflu, chose très nécessaire » disait Voltaire), plus occasionnel que quotidien, la représentation du vin, la façon de le consommer comme de le vendre a radicalement évolué. Le temps de la fidélité à une marque, à un vignoble, un château, un domaine semble en partie dépassé. On surfe, on zappe, on bouge, on passe d’un partenaire à l’autre, d’un rouge de Loire aux arômes de burlat à un languedoc aux senteurs de garrigue. La curiosité devient le moteur, et la découverte est source de bonheur. On n’entre plus chez le caviste comme chez le pharmacien avec une ordonnance, mais au contraire sans liste de courses, en quête. Suivez le guide. Lequel ne peut plus se contenter de vendre du vin et d’avoir une carte figée. Ses compétences se sont élargies. »

 

Pour clore son panorama, notre Jacques se pose la question à mille francs : est-ce que le fatras de nos appellations et dénominations ne serait pas un atout face à un mode de distribution qui tend à tout normaliser, la mosaïque viticole ne constitue-t-elle pas un rempart ? Le succès du caviste, justement, et sa résistance face aux grandes surfaces trouvent leur source sans ce labyrinthe où, pour dénicher la sortie, la bonne bouteille du soir se démarquant de celle de la veille, il est le conseiller de confiance, celui qui connaît le solfège. Et qui ne doit en aucun cas mépriser ceux qui ne le connaissent pas et aiment simplement déguster la symphonie des vins. »

 

Je suis globalement assez d’accord avec cette approche sauf que la diversité pour moi n’est pas une question de nombre d’appellations ou de dénominations, mais dans la capacité qu’ont certains vignerons de quitter les autoroutes que suivent la majorité de ses confrères pour emprunter les chemins de traverse, de rompre avec l’uniformité, d’exploiter les espaces de liberté, et là le nouveau caviste joue pleinement son rôle de chercheur, d’aiguilleur. L’extension du domaine des AOP-IGP n’a guère apporté de la diversité bien au contraire, les ODG n’ont de cesse de faire rentrer les récalcitrants dans le rang. La technologie lamine, gomme, uniformise.

 

Alors pour faire simple, dans ce renouveau des petits cavistes de quartier ou de gros village, il faut souligner, et ce n’est pas qu’une affaire de parigots tête de veaux, le rôle moteur joué par les cavistes engagés, ce qui ne signifie pas bornés, ils sont aussi des commerçants, qui créent des liens forts avec leurs vignerons, organisent des dégustations ludiques, décomplexées, qui ne consomment pas de l’idéologie, même s’ils ne cachent pas leurs convictions. Croyez-moi, ces gars-là, il y a aussi des filles, sont de bons artisans de l’extension du domaine du vin. Ils attirent à eux une foultitude de gens qui n’auraient jamais mis les pieds auparavant chez un marchand de vin. Même s’ils sont minoritaires ils impulsent une tendance forte qui ne fera que s’amplifier. Et ne me faite pas dire ce que je n’ai pas écrit, ces ludions sympathiques et francs buveurs ne vendent pas que des vins nus qui puent, loin s’en faut.

 

Pas vrai Philippe et Paco, l’un avec son Lieu du Vin est sis dans l’un des derniers quartiers populaires de Paris, à côté du Père Lachaise, qui en bon Aveyronnais fournit même le curé de la paroisse en vin de messe ; l’autre a planté son drapeau rouge dans l’un des derniers bastions rouge de l’ex-ceinture rouge de Paris : Ivry. Chez eux ça déménage, ça lève le coude et ça ripaille.

 

Combien de références chez ces héritiers du vin « une boisson d’époque » chère à Françoise Rosay dans le Cave se rebiffe (notre Jacques peut aligner dans le même article, Audiard, Voltaire ou Benoît Duteurtre) ?

 

La grande nouveauté c’est que dans ces antres de vin on a le vin joyeux loin des simagrées prout-prout ma chère des grands amateurs…

 

 

C’est une Révolution !

 

Je dis ça pour me faire bien voir de Philippe Cuq et Paco Mora, et bien sûr d’Antoine Gruner et de Christophe Ligeron… les tontons flingueurs du litron…

 

Merci à Jacques Dupont et Antoine Gerbelle pour leur éminente contribution à la défense du petit commerce de proximité. Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

 

Pour faire le Jacques je chute sur une citation de James Joyce, poète et écrivain d’un pays de bière :

 

« Le bon commerçant vous fait acheter ce qu’il a besoin de vendre. »

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