Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 06:00
À l’attention des maîtres à déguster le vin : « C’est le défaut qui fait le remarquable » 1 champenois  « On ne peut pas faire des vins parfaits, la perfection c’est chiant » JY Bizot.

« … il s’était souvenu du mot que lui avait un jour soufflé un grand vigneron de Champagne… » note Sébastien Lapaque dans son livre Théorie d’Alger.

 

«L’industrie moderne est caractérisée par un souci toujours plus grand de l’exactitude ; au fur et à mesure que l’outillage devient plus scientifique, on exige que le produit présente moins de défauts cachés et que sa qualité réponde ainsi parfaitement, durant l'usage, aux apparences». — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, p.356)

 

Le monde du vin est entré, avec l’intrusion de l’œnologie moderne, dans une phase industrielle qui touche via les conseils, les prescripteurs de produits œnologiques, les faiseurs de vin, aussi bien les structures collectives, telles les coopératives, que beaucoup de vignerons qui affichent un statut d’artisan.

 

Qui s’en plaindra me rétorquera-t-on, il n’y a presque plus de mauvais vin sur le marché. Je n’en disconviens pas, c’est une réalité, une normalité.

 

Mon propos ne vise pas la masse des vins destinés à un marché de masse mais ceux qui s’affichent ou se veulent remarquables de par leur origine ou leur notoriété ancienne.

 

Sur ce front qu’en est-il ?

 

Sans tomber dans le « je les mets tous dans le même sac » je suis en droit de me poser la question de savoir si l'uniformité est aujourd'hui la règle face aux politiques menées par les ODG qui pratiquent le « je ne veux voir qu’une seule tête » et « l’air de famille » en faisant la chasse aux défauts.

 

J’entends déjà les ricaneurs ricaner et les videurs de vin à l’évier persifler.

 

Libre à eux, ils ont le droit, et je ne le conteste pas, d’aimer ce type de vins lisses, bien fabriqués, sans aspérités, fruit du savoir-faire universel des winemakers globe-trotter.

 

Ce qui me fait sourire c’est que cette élite autoproclamée du vin, de manière consciente ou par paresse intellectuelle, tombe dans ce qu’un de mes amis, grand amateur d’art, nommait la production pour salle d’attente des professions friquées. La reproduction, certes limitée pour des raisons économiques, du même modèle qui plaît.

 

Là encore je ne jette pas la pierre à ceux qui me rétorqueront que c’est le marché qui appelle ce type de produit, même dans le luxe. C’est de la Louis Vuittonisation, le sac de « luxe » dupliqué à des millions d’exemplaire.

 

Avec la communication de masse, tous les millésimes reçoivent des qualificatifs ronflants, nous ne nageons plus que dans de l’extraordinaire alors, qu’en fait, nous sommes dans « le tout est sous contrôle », dans les chais bien sûr, car malheureusement la nature est aussi bien cruelle pour certains.

 

Tout cela est de bonne guerre, nous vivons dans un monde de produits normalisés, répondant à des cahiers des charges drastiques, formatés pour entrer, via le marketing, dans le bon créneau de prix qui séduira la cible visée.

 

Que le monde du vin se vivant comme un marché de luxe, et je ne vise pas là que les GCC hors de prix mais le luxe à portée de portefeuilles bien pourvus, joue cette carte ne me dérange absolument pas. Libre à chacun de choisir entre le paraître et le vrai luxe qui ne se niche pas dans les images des publicitaires.

 

Ce que je conteste c’est le combat d’arrière-garde des maîtres à déguster contre ceux qui restent, envers et contre-tout, de réels artisans du vin que je ne réduis pas au petit noyau des seuls vignerons nature.

 

« Un vin parfait, ça n’existe  pas ! Je prends toujours l’exemple des grands tisserands iraniens. Quand ils font un tapis, ils décalent la symétrie pour être sûr de ne pas toucher à la perfection. On ne peut pas faire des vins parfaits, la perfection c’est chiant. C’est quoi la perfection ? Ça suppose qu’il existe un modèle préconçu et que ça rentre parfaitement  dans ce modèle. La quête exclusive, c’est stérilisant. Il y a un moment parfois où on peut de rapprocher d’un équilibre qui tend vers l’idéal, mais ce n’est pas la perfection. D’ailleurs un grand vin en tant que te, ça n’a pas de définition. Le vin, c’est une circonstance. »

Jean-Yves Bizot in « Entre les vignes »

 

Mon ami Claire Deville, la Taulière du Lapin Blanc après avoir bu le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot m’a déclaré : « Ma plus belle émotion avec le vin…»

 

ICI 

 

Oui mais c’est cher va rouscailler le grand-prêtre de la LPV.

 

Comme un Chiraz ou un Kashan persans M’sieur Perez car ça le vaut bien !

 

L’avis de VÉRONIQUE RIVEST La Presse Canada via Marc André Gagnon ‏@vinquebec

 

LE COURRIER DE LA SOMMELIÈRE

 

ÉLOGE DES DÉFAUTS

 « Bien sûr, les développements qui permettent aux vignerons de bien vivre de leurs récoltes, et aux consommateurs de boire de meilleurs vins, sont les bienvenus. Mais lorsque tout devient trop parfait, voire aseptisé, on perd aussi toutes ces petites nuances qui donnent au vin sa personnalité, distincte de celle des autres.

 

À force de rechercher la perfection, on a poussé un peu trop loin. Un taux d’alcool excessif dans un vin lui fait perdre son équilibre, mais il masque aussi son caractère. C’est une route vers l’homogénéisation.

 

Je me plais souvent à dire que la perfection est ennuyeuse ; la beauté, dans le vin comme chez les gens, réside souvent dans les défauts. »

 

Partager cet article
Repost0
23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 06:00
Adresse à l’attention du dénommé PAX, addict de ma crèmerie, qui s’est rendu un soir en loucedé à la cantine d’altitude Le Lapin Blanc.

C’était un vendredi morose et pluvieux, le 14 octobre, réfugié dans mes pantoufles je cocoonais. À  17h 38 je recevais un sms de l’amie Claire : « Mon p’tit Jacques ! Ce soir 19 h un de tes lecteurs a réservé une table chez nous. Un dénommé Patrick, si tu veux le rencontrer. »

 

Ce prénom fleurait bon l’anguille sous roche, le nœud papillon et l’Alsace réunis. Que faire ? Y aller ?  Dans mon état de fainéantise je ne me voyais pas mettre le nez dehors. Bien sûr, le plaisir de rencontrer celui dont je soupçonnais l’identité me poussait à accepter  mais je me suis dit dans ma petite Ford d’intérieur que troubler la découverte du Lapin Blanc par ce fin gourmet, dégustateur  émérite c’eut été prendre le risque d’influencer son appréciation du lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je chargeai donc Claire de m’excuser auprès du dit Patrick.

 

 

 

 

Mais très cher Patrick, connaissant votre plume, je ne puis maintenant que vous demandez de vous fendre d’une chronique de votre cru : qu’avez-vous bu ?

 

Certes je sais que vous n’êtes pas comme les petites louves et les petits loups adepte d’Instagram ou de Face de Bouc pour poster des photos des belles quilles que Claire vous a proposé de découvrir mais ça ne devrait pas vous empêcher de vous muer en critique des dives bouteilles de vins nu.

 

Ce n’est pas un défi mais une simple adresse sympathique et polie pour que vous me déchargiez de mon fardeau quotidien.

 

Vous avez déjà pratiqué ce sport ICI pour le compte de ma petite maison et croyez-moi j’en serais très honoré.

 

Je ne sais si lors de votre passage dans notre capitale vous êtes allé vous restaurer dans d’autres cantines qui me sont familières. Dans ce cas libre à vous de nous narrer l’ensemble de vos plaisirs de table.

 

Bien évidemment je comprendrais, cher PAX, que vous ne souhaitiez pas livrer à mes lecteurs chéris, dont vous êtes, le détail de ce qui n’était qu’un voyage privé.

 

Bref, cher Pax, vos commentaires du dimanche m’ont manqué, je suis sûr que vous vous rattraperez dès votre retour du côté de Strasbourg.

 

Dans l’attente de vous lire recevez mes plus sincères amitiés.

 

Votre Taulier dévoué.

 

Le Lapin Blanc (ouvert tous les jours sauf le lundi)

 
06 63 08 60 50

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 06:00
J’aurais bien aimé faire goûter la cuisine de Julien Boscus du restaurant Les Climats à maman, elle aurait adoré… papa aussi…

Maman était couturière, je suis donc né dans le fil à faufiler et j’ai grandi au milieu des coupons, des patrons en papier et au son de la Singer à pédale. J’ai gardé grâce à elle le goût des belles étoffes.

 

Maman était aussi un vrai cordon bleu, grâce à elle j’ai appris la cuisine avec les yeux.

 

Dans mon petit roman du dimanche j’ai même écrit.

 

« Maman, qui avait fait la cuisine, orchestrait l'ensemble avec autorité et doigté. À l'apéritif, Banyuls pour tout le monde, on disait vin cuit en cette Vendée ignare. Le menu : vol au vent financier, colin au beurre blanc, salade, de la chicorée - mon père avait droit à une préparation personnelle avec croutons aïllés - fromages : du Brie de Maux et du Gruyère, et en dessert : un savarin crème Chantilly, évitait à mon cordon bleu de mère de passer trop de temps devant ses fourneaux. Le seul moment grave, bien sûr, avait consisté à monter le beurre blanc. En l'absence de maman, son époux facétieux informa Marie que sa Madeleine de femme avait des doigts de fée. Du côté des vins, du Muscadet sur lie, un Gevrey-Chambertin et du Monbazillac. Je haïssais le Monbazillac qui m'empâtait la langue. Tout atteignait l'excellence, même le café que maman passait dans une cafetière à boule de verre qu'elle ne sortait que pour les grandes occasions. Papa nous empesta avec ses affreux petits cigares de la Régie. Les yeux de Marie brillaient. Nous étions heureux. »

 

Si j’évoque maman c’est que le 18 octobre 2006 j’écrivis la plus courte chronique de mon jeune blog : « Maman est morte hier matin. J'ai du chagrin. À demain... »

 

Le 21 octobre je lui rendais hommage, en n’oubliant pas mon père qui nous quitta si tôt.

 

« En ce petit samedi humide et gris, de retour de mon pays, même si sa discrétion naturelle en eut souffert de son vivant, je vais vous parler de maman. Née le jour de la Ste Catherine, à Ste Flaive des Loups, on la prénomma Berthe. Elle ne l'aimait guère ce prénom mais accolé à mamy ses petits-enfants et arrières petits enfants ont réussi à le lui faire trouver joli. C'était une fille Gravouil, l'aînée de six enfants, qui aurait bien aimée, elle qui avait "l'orthographe naturelle", être institutrice. Elle fera son apprentissage de couturière. Et puis, elle rencontrera un beau gars de St Georges de Pointindoux, Arsène Berthomeau. A dix-huit ans un mariage d'amour : ils étaient beaux et avaient fière allure sur leur photo de mariés. » La suite ICI 

 

Alors cher Julien, je suis sûr que tu comprendras que j’associe aujourd’hui ceux qui ont fait l’homme que je suis à ta cuisine que j’apprécie et qu’ils auraient sans aucun doute adoré, même si chez moi nous étions avare de compliments.

 

Maman tout d’abord aurait beaucoup aimé le cadre, elle aurait félicité Carole pour son goût pendant que mon rêveur de père se serait arrêté au niveau de la cave bourguignonne et pris langue avec Denis.

 

Le Bourg-Pailler, si je puis dire, est situé entre terre et mer, le jardin potager et fruitier mais aussi les ports des Sables d’Olonne et de Saint-Gilles- Croix-de-Vie nous offraient que des produits frais. Alors, cher Julien, ils se seraient extasiés  devant le beau balancement de ta carte entre terre et mer. Pour la commande, auprès d'un Carlos dans ses petits souliers, maman aurait penchée pour :

 

LANGOUSTINES EN DECLINAISON,

En tartare à la coriandre, rafraichi d’un consommé de têtes aux feuilles de kéfir. En salpicon grillé minute, sauce aux fruits de la passion et miel de la vallée du Lot. En raviole au galanga, bouillon émulsionné au foie gras et Sherry.

 

BAR SAUVAGE DES COTES BRETONNES,

En croute de pain de mie ; fricassée de girolles au Viré – Clessé Vendange Levroutée, noix fraîche, Comté et arroche rouge.

 

Du côté du père, un peu d’hésitation entre :

 

 

TOURTEAU DE CASIER,

Relevé de fins aromates et de truite fumée de Banka ; guacamole avocats/pamplemousse/fruits de la passion.

Et

VEAU ROSE BASQUE ET TRUFFES DE LA SAINT-JEAN,

En tartare assaisonné d’une sauce à la truffe d’été et navets daikon ; Crème glacée burrata du parc naturel de Cilento et Croc truffe.

 

Il aurait choisi le tourteau mais tu lui aurais fait goûter le veau.

 

Pour le plat aucune hésitation, même si le cochon… :

 

 

JEUNE GROUSE D'ECOSSE,

Suprêmes rôtis aux raisins Chasselas, ventrèche de porc noir de Bigorre et jus tourbé. Fricassée de champignons sauvages, blettes, endives et fine purée de céleri rave.

 

Là encore, papa ayant bon appétit, tu lui aurais servi une légère portion, en dépit des protestations de maman, de cochon Iberico.

 

Pour le dessert :

 

 

BABA AUX AGRUMES, pour maman,

Biscuit Baba imbibé au jus d’orange épicé, chantilly au chocolat blanc, méli mélo d’agrumes frais et confits, sorbet pomelos/anis/orgeat.

 

SOUFFLE MARRON ET WHISKY, pour papa,

Biscuit soufflé chaud au marron parfumé au single malt de Michel Couvreur. Crème glacée butternut/noix de coco. 

 

Papa aurait gentiment taquiné maman sur ton soufflé, je te dirai dans l’oreille pourquoi.

 

Du côté vin Franck-Emmanuel aurait, avec sa maestria habituelle, emberlificoté papa et il lui aurait même servi pour finir, en dépit des protestations de maman, un Marc de Bourgogne de derrière les fagots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la fin du repas, tu serais passé à notre table, maman t’aurait dit, en mots choisis, tout le bien qu’elle pensait de ta cuisine, et même, fait exceptionnel chez elle, que c’était le meilleur repas de sa vie. Du côté du père, il t’aurait branché politique, car tu aimes bien discuter politique Julien, c’était sa manière à lui  d’exprimer son contentement.

 

Voilà Julien, ça faisait un bail que je voulais te consacrer une chronique mais je suis un peu comme mon cher père je ne suis pas très friand d’étaler mes compliments.

 

Pour une simple raison Julien, qui suis-je ?

 

Un simple pékin qui a appris à faire la cuisine avec les yeux, qui sait manier la queue d’une poêle, faire du riz au lait et des pappardelle au ragù. Alors, il me fallait trouver un angle pour te dire que tu es de la graine d’avenir, un chef qui aime les produits qu’il choisit et cuisine, un garçon de talent qui doute, c’est bon de douter ça fait avancer, mais qui fait une cuisine précise, inventive, charnelle, sensuelle. Une cuisine que j’aime à faire partager.

 

Sensuel, le mot est lâché. La sensualité est l’antichambre du plaisir. De ma jeunesse j’ai gardé le goût des belles étoffes, les anglaises, le coton d’Egypte, des textures fines et structurées, des fragrances affirmées. Je n’aime ni l’eau tiède, ni le patchouli, mais les saveurs respectées, magnifiées. Il faut savoir me pousser dans les retranchements de mon petit jardin d’intérieur bien barricadé pour que j’atteigne une belle satiété. C’est pour ce tas de raisons que ta cuisine Julien me va comme un gant.

 

J’ai toujours respecté et admiré l’intelligence de la main Julien et puisque tu es Aveyronnais je te propose de lire la chronique que j’avais écrite lors de mon  dernier voyage du côté  de Laguiole : Les mains de René Pastissier pêcheur à la mouche vivante : elles ont l’habileté d’une brodeuse

 

« Les mains que je vous présente ce matin sont celles de René Pastissier pêcheur à la mouche vivante du côté de Laguiole en Aveyron. Elles m’ont fasciné car elles semblent lourdes, pataudes, malhabiles alors que leurs doigts tout abimés vont se saisir délicatement, à la sortie du piège à mouches, d’une mouche vivante pour l’embrocher entre les deux ailes sur l’hameçon (je sens que les défenseurs de bêtes vont soit défaillir, soit me haïr). Les mains de René Pastissier sont la démonstration vivante que ce que fait la main, son habileté, sa précision, sa concision, résulte du contrôle de la tête : notre René sa passion c’est la pêche à la mouche vivante alors toute son intelligence pratique est tendue vers l’excellence. »

 

La suite ICI 

 

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 06:00
Oui François Des Ligneris avec Yannick Alleno ne laissons plus de côté le vinaigre faisons-le sauter avec un beau poulet fermier !

Seul François comprendra !

 

Patience et longueur de temps

 

Font plus que force ni que rage.

 

Ha ! Le vinaigre, sur Face de Bouc ça tourne souvent au vinaigre et pas que du bon surtout lorsqu’il s’agit du vin nu auquel on accole cette infâmante appellation.

 

2 citations pour faire genre :

 

« Mais vu l'ampleur de la chose, si la sauce tourne au vinaigre, on ne trouvera jamais un parapluie assez vaste pour couvrir ceux qui devront sauter.» Il faut tuer René Dousquet ! (1998)

 

« Il suffit que tu arrêtes les parties de touche-pipi que tu fais avec elle pour que ça tourne au vinaigre. » Un drôle de mec (1949)

 

Le vinaigre ce mal-aimé, ce vin aigre, et pourtant indispensable condiment de nos salades qu’il faut fatiguer :

 

« Fatiguer la salade » j’adore cette expression, par ailleurs définie dans la Robert Culturel : comme étant l’action de « la remuer pour y mêler l’assaisonnement » (1845), tout d’abord parce que je la trouve bien plus belle que « mélanger sa salade » ou « touiller sa salade », mais surtout parce qu’elle transpire d’une chaude sensualité.

 

Et pourtant le vinaigre a ses lettres de noblesse avec l’Aceto balsamico tradizionale di Modena, le vinaigre de Banyuls, le vinaigre artisanal d’Orléans, le vinaigre de Xérès

 

Et le succulent poulet au vinaigre d’Andrée du  Pied de Fouet !

 

Et puis, pour les fans de Claude Chabrol son fameux Poulet au vinaigre avec le pince sans rire Jean Poiret

 

 

Vous l’avez compris les poulets et le vinaigre font bon ménage et il y a belle lurette que suis addict de ce plat simple et délicieux (lire Poulet au vinaigre de cidre augeron 

 

Du côté des poulets y’a ceux de papa Godart :

 

« Chez les Godart on est aviculteur, à la ferme des Grands Champs, en Dordogne, de père en fils depuis 1928. C'est sans doute pour cela que Fleur Godart, la fille d'Étienne, n'est pas avicultrice – je plaisante bien sûr – mais éleveuse de vins – je plaisante toujours car elle fait plutôt vendeuse-livreuse-diseuse de belles quilles sur son scooter parisien. Qui c'est cette Fleur ? Tout le monde connaît Fleur dans le Terroir Parisien. Elle n'oublie pas son papa en prospectant les bons bistros, pour parigots tête de veau, afin d'y placer les volailles de Qualité Fermière de la Ferme des Grands Champs. Comme je suis un bon zig je vous filerai la liste des meilleurs en fin de chronique. »

 

La suite ICI 

 

J'ai grandi en  Dordogne à la ferme avicole des Grands-Champs,

 

fondée par mon grand-père dans les années 1950. Mon père a pris sa suite, quant à moi je n'avais pas envie de travailler dans l'élevage de poulets - même si ces gallinacés ont la belle vie, au grand air et sans chimie. Ce que j'ai toujours voulu faire, c'est raconter des histoires. Je me suis donc lancée dans des études de théâtre. Lorsque j'avais 17 ans, mon père a été immobilisé par un accident de moto, et m'a demandé de le remplacer sur un marché fermier à Paris. A côté du stand où je vendais nos volailles, il y avait un vigneron, un certain Fifi, très bavard, qui présentait sa production de vins naturels. Il tenait absolument à m'en faire goûter. Je n'y connaissais rien. Chez nous, on est des paysans et on boit du vin alimentaire, des piquettes qui rendent les gens bêtes. J'ai tout de même accepté de goûter à la production de Fifi, surtout pour le faire taire. C'était un sauternes de Barsac, élaboré sans soufre, chose rare dans le Bordelais. J'ai pris trois heures pour le déguster, tant sa richesse aromatique et sa précision en dentelle me fascinaient. Il m'emmenait au jardin, au milieu des roses musquées et des pivoines, puis dans les îles, avec de l'ananas, des épices, des fruits confits. J'étais bouleversée. C'était ma première dégustation, tout à fait empirique et solitaire, et j'ai compris qu'on pouvait raconter plein d'histoires avec du jus de raisin fermenté. Je suis allée passer deux ans au domaine de Fifi, le Château Massereau, pour finir par abandonner le théâtre et me consacrer entièrement au vin. J'ai travaillé chez des cavistes, avant de partir à la rencontre des vignerons et de leurs produits, et d'organiser des dégustations et des livraisons dans des restaurants parisiens.

 

Fleur à Camille Labro Le Monde

 

Et puis dans ma quête de sujets pour chroniquer voilà-t-y pas que je tombe sur une immense nouvelle : « Le vinaigre réhabilité par Yannick Alléno ! »

 

« Quant au vinaigre, je trouve que c'est un ingrédient que l'on a trop laissé de côté dans la cuisine. D'abord, c'est un excellent allié pour décoller les sucs de cuisson. Il apporte aussi beaucoup de fraîcheur aux plats. »

 

Vous me connaissez j’ai un esprit d’escalier surdéveloppé : c’est Fleur Godart qui un jour m’a présenté au sieur Alléno, alors à la tête des fourneaux du Meurice et qui venait de signer avec André Ribaud critique gastronomique du Monde un opus au nom alléchant : Terroir Parisien.

 

 

Le petit déjeuner avec lui au Meurice me laissa un fort goût de « tout pour ma belle gueule » et pas grand-chose pour l’extension du domaine d’une agriculture de proximité renouant avec de bonnes pratiques. Beaucoup de chefs de haute-cuisine sont des marques et se contrefichent de s’en servir pour  faire progresser le bien-manger de madame et monsieur tout le monde.

 

Alors il ne faut pas s’étonner qu’ils profitassent de la complaisance de celles et ceux qui font profession de vendre du papier.

 

GASTRONOMIE. Chaque semaine, un grand cuisinier nous dévoile une recette. Aujourd'hui, le chef multi-étoilé Yannick Alléno.

 

Pour moi, tâcheron obscur  de la toile mais dénicheur de petites pépites, je vous propose en ce premier jour de WE, où il vous est possible de cuisiner, une recette de poulet au vinaigre naturiste de Sicile Pantalleria

 

Gabrio Bini 

 

L’Azienda Agricola Serragghia de Gabrio Bini est situé sur l'île de Pantelleria, une masse volcanique de au sud-ouest de la Sicile. L'île est célèbre pour deux choses, ses câpres et les dolce, fait avec le cépage Zibibbo local. Gabbrio fait bien sûr les deux mais aussi un remarquable vinaigre.

 

C’est mon ami Pierre Jancou, le taulier d’une de mes cantines préférées : Achille, qui m’en a offert une bouteille.

 

Les raisins de Gabrio proviennent de vieilles vignes plantées sur d'anciennes terrasses sur les sols volcaniques de l'île. Plus en altitude que la plupart des autres vignobles de l’ile, le Serragghia bénéficie d’une brise de mer fraîche et les températures y sont étonnamment modérée, même en plein été. Les vignes ne sont jamais traités et sont entretenus par la main et le cheval. Les raisins sont triés sur le volet, égrappés et laissés à fermenter longtemps et lentement dans l'argile amphores. Ils sont mis en bouteille non filtrée, sans aucun ajout.

 

Le vinaigre est embouteillé dans un flacon identique à  celui des vins sauf que la flèche rouge  est orientée vers le bas.

 

 

La recette :

 

  • 1 beau poulet nourri aux grains de 1,8 kg
  •  6 gousses d’ail, 2 tomates mûres, moutarde de Dijon forte, huile d’olive douce, beurre salé et crème fraîche crue.
  • Le vinaigre de Gabrio Bini

 

  • Dans une sauteuse Le Creuset faites chauffer l’huile d’olive (2 cuillerées à soupe) et le beurre saké (50g). Y faire dorer les morceaux de poulet que vous aurez au préalable salé et poivré et les gousses d’ail. Versez 1dl de vinaigre et laissez-le s’évaporer. Ajoutez les tomates ébouillantées et épépinées. Rectifiez l’assaisonnement et laissez cuire 45 mn.

 

  • Pendant la cuisson mélangez dans un bol une cuillerée à café de moutarde et 150 g de crème fraîche.  

 

  • Lorsque le poulet est cuit, retirez les morceaux et tenez-les au chaud.

 

  • Filtrez le jus de cuisson avec une passoire fine en écrasant les gousses d’ail. 

 

  • Faites le réduire sur feu vif pendant environ 5mn.

  • Nappez-en les morceaux de poulet et servez-les accompagnés de ma ratatouille.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 06:00
Les vers de terre sortent de leur longue pénitence médiatique : et si nous rendions hommage à l’ami des lombriciens l’autodidacte Marcel Bouché.

Tout le monde en parle ou presque, c’est tendance le ver de terre !

 

Je dois avouer que ça me fait un peu marrer.

 

Mon intérêt pour les achées est ancien : voir ma chronique du vendredi 20 février 2009 « Allez les vers ou la saga des « gueules noires » de nos beaux terroirs viticoles » ICI 

 

J’écrivais en ce temps fort lointain, pensez-donc 7 ans, un septennat, une éternité :

 

Au temps de mes culottes courtes lorsque je suivais le pépé Louis, qui tenait fermes les manchons de la charrue « Brabant », tout en encourageant de la voix sa paire de bœufs indolents, « Jaunet&Blandin », j’étais toujours stupéfait à la vue, sur les flancs de la terre fraîchement retournée, des colonies d’achées se tortillant, s’enlaçant, se confondant avec la glaise humide, tels des lianes rouges ou brunes. Dans ma Vendée bocagère, le ver de terre, le lombric nous le nommions achée* car il servait d’appât pour les pêcheurs à la ligne. Ignorant de sa fonction naturelle nous le respections pour la simple raison que sa présence en nombre marquait la fécondité de cette terre.

 

Que mon achée vendéen ne soit guère sexy j’en conviens même si je lui ai toujours trouvé un aspect tat, – il n’en existe qu’une petite poignée dans notre vaste monde – « Les lombrics n’attirent pas les naturalistes car ce ne sont pas des jolies fleurs ou de beaux papillons », ils sont associés à la décomposition, à la mort. Et pourtant, ils sont un maillon essentiel au cycle de la vie comme l’explique notre chercheur de l’INRA : « La plante absorbe l’énergie du soleil et la fournit à ce beau monde d’en bas sous forme de tiges, de feuitrès clean. Comme le fait remarquer Marcel Bouché, spécialiste des lombrics de son élles, de fleurs. Les vers de terre broient et mélangent ces éléments nutritifs, à la manière des brasseurs de bière. De leur côté, les micro-organismes assurent la décomposition. Ce qui permet de redonner des éléments nutritifs pour les nouvelles générations de plantes…»

 

* Les achées (selon Marcel Lachiver appâts pour pêcheur à la ligne).

 

Le 23 septembre 2014 je récidivais pour recommander le livre de Marcel B. Boucher :

 

 

 

« J’aime bien son histoire à cet homme qui déclare : « pour ce qui est de la culture générale je n’ai pas dépassé le certificat d’études primaires… » Tout d’abord diplômé comme jardinier de la Ville de Paris, il entrera à l’INRA comme aide de laboratoire « l’équivalent du travail d’une femme de ménage » précise-t-il. Découvrant le monde scientifique il intégrera la Fac des Sciences en prenant des cours par correspondance pour revenir à l’INRA où on lui confiera « l’étude des vers de terre dont personne ne voulait. » En 1963, il commencera à faire l’inventaire des vers de terre : « j’ai fait une sorte de tour de France des vers de terre en parcourant le pays avec la carte Michelin et tous les 30km je faisais des prélèvements. À l’époque, nous en avions recensé 170. Aujourd’hui, on doit être à 300 espèces répertoriées en France et plusieurs milliers dans le monde… »

 

La suite ICI 

 

Le ver de terre est aussi, à sa manière un gourmet « Les lombriciens ont, autant  que l’on sache, une perception du monde qui les entoure et une intelligence très sophistiquée de celui-ci. Darwin avait déjà noté que, avant d’enfouir leur nourriture, ces animaux choisissaient lors de la manducation (prise avec la bouche) les débris végétaux potentiellement ingérables (exclusions des débris trop gros pour être ingérés) et apparemment selon leur goût. Depuis, des essais de laboratoire ont confirmé ce choix gustatif. »

 

Nos vers de terre dans notre lombriculteur du toit de Veni Verdi

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 06:00
« Le meilleur d’entre nous… » disait Chirac à propos d’un gars qui eut la Tentation de Venise, dans le monde du vin la chasse au meilleur est ouverte !

Le dernier en date : le meilleur caviste de l’année qui fait suite à une longue liste : vigneron, négociant, sommelier, coopérative, blogueur… j’en passe et des meilleures !

 

Y’a même un championnat du monde de la dégustation, c’est dire !

 

À quand un Nobel attribué par la LPV ?

 

Un de ces jours Butane&Degaz vont être obligés de nous concocter une application pour nous y retrouver.

 

Et si nous exigions une certification !

 

Un cahier des charges estampillé par l'INAO ?

 

Dans un pays où les meilleurs, jusqu’à ces derniers temps, sortaient des Grandes Écoles de la République pour peupler la Haute Administration et les Conseils d’Administration c’est dans la logique nationale.

 

La crème quoi !

 

La médaille en chocolat !

 

Texte de Remy Bousquet à l'attention du meilleur blogueur de l'année 2015 pour la RVF, un garçon  qui à toujours raison... et qui ne supporte pas la contradiction...

 

Meilleur-meilleur :

 

  1. [En parlant d'une chose ou d'une pers.] Qui est d'une qualité supérieure à celle de l'objet comparé.

 

« Un autre ménagera en vous des qualités que j'offense; il vous entourera de son amour; vous aurez un meilleur amant, vous n'aurez pas un meilleur frère (Musset, Confess. enf. s., 1836, p.377).

 

« La langue de ce «traité» est des plus belles et Bossuet ne s'est montré nulle part meilleur écrivain ni plus grand artiste » (Gide, Voy. Congo, 1927, p.710).

 

Qu’il y en ait qui  soit meilleur que d’autres je n’en disconviens pas mais ce qui m’interroge, comme le disait avec son accent rouergat, Mgr Marty au temps où il fut archevêque de Paris, ce sont ceux qui distribuent les titres : sont-ils les meilleurs des meilleurs pour juger qui est le meilleur ?

 

Et c’est là  que le bât blesse : les gars, les filles n’étant guère prisées dans le monde du vin comme l’a noté une caviste belge  qui a la langue bien pendue, nos dispensateurs du titre de meilleur ne sont pas forcément des lumières qui brillent haut dans le ciel.

 

Comme l’aurait dit mémé Marie « Ils n’ont pas mieux à faire ? »

 

Je suis fasciné par cet entre soi, ce goût immodéré de se contempler le nombril, ce petit lissage d’ego bien ridicule.

 

« Seul, le médiocre est toujours à son meilleur. »  Somerset Maugham

 

« L'homme est bon, mais le veau est meilleur. » Bertolt Brecht

 

Mais soyons résolument optimiste : « Il faut tirer le meilleur du pire. » proclamait à la tribune de l’Assemblée Nationale Alain Peyrefitte un éminent spécialiste.

 

Pour ma part je m’en tiens à l’adage « Le meilleur pain est celui de la maison. » car les conseilleurs ne sont jamais les payeurs.

 

Pour les petites louves et les petits loups qui achètent leurs œufs frais dans des paniers en osier, la Tentation de Venise c’est souhaiter passer de la lumière de la notoriété à l’ombre afin de s’y épanouir et de se consacrer à des choses qui valent la peine d’être vécues.

 

Cette expression très récente, souvent utilisée pour des politiques, surtout depuis le début de ce XXIe siècle,  a été popularisée par le titre d'un livre publié en 1993 par Alain Juppé pendant sa traversée du désert suite à des ennuis judiciaires causés par celui qui l’avait qualifié de meilleur d’entre nous.

 

Il s'y s'interroge sur l'utilité de consacrer sa vie au métier de politicien, alors que bien d'autres choses par ailleurs valent la peine d'être vécues ou considérées. Il y évoque, entre autres, la ville de Venise où il va volontiers se ressourcer tout en y mesurant certaines insuffisances de sa vie. D'où la tentation de s'y replier définitivement et d'y oublier la violence de la vie politique.

 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 09:50
Voilà l'ennemi de classe

Voilà l'ennemi de classe

Depuis dimanche soir je suis en colère mais, comme celle-ci est souvent mauvaise conseillère j’ai pris le temps de tourner ma langue 7 fois dans ma bouche avant de me décider à répliquer au bateleur de foire qui fait la chasse aux voix avec un grand filet dérivant.

 

Monsieur le candidat à la Primaire de la droite et du centre,

 

Vous fûtes notre Président de la République, sans ma voix je précise, et donc le Président de tous les Français.

 

Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous rappeler vos errements et vos multiples revirements puisque vous avez fait, très partiellement acte de contrition.

 

Vous avez changé proclamez-vous à qui veut l’entendre !

 

Je serais tout près à vous croire mais, depuis que  vous avez à nouveau changé d’avis « je me retire de la politique » pour mettre la main sur un parti qui, pour la énième fois, a changé de nom pour s’approprier l’appellation « Les Républicains » qui est notre bien commun.

 

Vous voulez retrouver votre position, c’est votre droit, mais cette fois-ci vous devez passer par la case, un peu humiliante, d’une Primaire. Pas très gaulliste tout ça mais c’est la conséquence du rejet que vous inspirez dans votre famille politique.

 

Ceci écrit, maintenant je vous tutoie monsieur le candidat, me mettant en cela à votre niveau qui, ces derniers temps, sent le caniveau, et je retiens mes mots à la différence de toi qui lâchait si facilement au salon de l’Agriculture à un quidam insolent « casse-toi pauvre con ! » et qui couvrait d’injures ses propres collaborateurs dans le secret de son cabinet en présence de son âme damnée, un certain Buisson.

 

Pourquoi suis-je en colère puisque ça fait un bail que tu dépasses la mesure ?

 

Tout bêtement parce qu’au Zénith de Paris tu prétends être le candidat du quotidien des Français en brocardant l’élite dont tu es, ne t’en déplaise,  un des plus « beau » spécimen. (voir le verbatim en fin de chronique)

 

Que connais-tu de la vie de ce petit peuple dont tu brosses  complaisamment l’échine en flattant ses plus bas instincts ?

 

Pas grand-chose, même pas le Bon Coin ! Comme tes frères en politique tu te flattes de bien connaître le terrain parce que tu serres quelques mains sur un marché entouré de tes sbires ou que tu vas, sous l’œil des caméras, t’enquérir du mal être d’un paysan.

 

As-tu jamais fais tes course ?

 

Conduit tes enfants à l’école ?

 

Pris le métro, le RER, le bus aux heures de pointe ?

 

Comme beaucoup de tes frères en politique, énarques ou non, la réponse est non ! Tu te contentes de poser tes fesses au fond d’une berline payée par la République. C’est un attribut de ton ancienne fonction que je suis tout près à admettre si tu te révélais à la hauteur de celle-ci.

 

Mais qu’as-tu fait de ton temps depuis ta défaite ?

 

L’as-tu consacré au bien commun ?

 

Bien sûr que non, tu t’es consacré à faire rentrer du blé dans tes caisses avec des conférences-bidons payées par des gens qui se foutent du petit peuple comme de leur première chemise.

 

Attention, je ne te reproche pas de vivre dans l’hôtel particulier de Carla dans le XVIe, c’est ton droit et je n’ai pas la même fibre démago que toi. Mais, arrêtes de nous faire chier avec tes diatribes minables contre ceux que l’on nomme les bobos à vélo.

 

Toi tu fais, ou tu faisais du vélo, autour  du lac du Bois de Vincennes, rien que pour doper tes mollets de petit coq alors qu’eux, bien plus que toi, qui ignore le prix d’un douzaine d’œufs, contribuaient par leurs achats à faire vivre ces petits paysans que tu prétends comprendre.

 

Qu’as-tu fait pour eux au cours de ton quinquennat ?

 

Pas grand-chose, si ce n’est le Grenelle de l’Environnement avec NKM avant de se parjurer pour draguer les voix des tenants de la FNSEA.

 

J’oubliais : la fin des quotas laitiers au nom de la doxa libérale obligeant le « gentil » Bruno Le Maire à vendre aux éleveurs ses contrats qui se sont révélés des chiffons de papier.

 

Quant au petit commerce, tu es totalement déconnant, il survit dans les villes grâce à ces bobos et autres, qui continuent de pousser leurs portes. À la campagne y’en a plus et c’est bien plus Michel-Edouard Leclerc qui les a tué que ces petits bourgeois que tu vilipendes.

 

T’as tout faux Sarko car, même si tu n’es pas un bobo, tu es un bourgeois tout court qui préfère la compagnie de Bolloré et qui ne passe pas ses vacances au camping au Cap d’Agde mais chez sa belle-mère au Cap Nègre ou dans une enclave chez un pote Corse.

 

Encore une fois c’est ton droit, Léon Blum était un grand bourgeois et l’être ne disqualifie en rien l’action menée.

 

Ce que tu fais n’est même pas de la démagogie c’est pire c’est du mépris.

 

Dernier point  qui me reste au travers de la gorge : tu affirmes que les citoyens qui ont le cœur à gauche se parjureraient en allant voter à la Primaire se parjureraient.

 

Un jour au second tour j’ai voté pour Jacques Chirac, et si j’avais été en situation je l’aurais fait aux Régionales pour Xavier Bertrand et même Estrosi.

 

Ce dont je puis t’assurer c’est que si le chemin des urnes t’était favorable à la Primaire et que tu te retrouvas au second tour face à la fille du père je ne te donnerai pas ma voix.

 

J’en reste là.

 

Je ne sais pas quelle formule de politesse employer pour terminer.

 

Réflexion faites : bonjour chez toi !

« Moi, je vous le dis, la France est trop malade pour qu'on la soigne à dose homéopathique. Je suis candidat pour parler du quotidien des Français, pas pour être le représentant d'une petite élite pour qui tout va bien, cette élite si puissante dans la sphère administrative et médiatique et si minoritaire dans le pays. Cette élite, elle ne prend pas le métro, elle voit les trains de banlieue en photo, elle regarde avec une larme à l'œil les collèges de ZEP et elle s'imagine qu'il y a même des commissariats où on peut éventuellement déposer une main courante (???).Cette élite-là, elle n'a jamais mis les pieds dans les exploitations agricoles au bord du gouffre même si elle aime avec son panier, en osier, aller acheter des œufs frais, le matin chez la fermière. [Applaudissements] Cette élite, ça fait longtemps qu'elle n'a pas poussé la porte d'un de ces petits commerces qu'on a braqués pour la 3e ou 4e fois et qui se demandent ce qu'ils ont fait à travailler 14 heures par jour pour qu'on vienne dévaliser une caisse où il y a 250 euros de recettes. C'est un scandale que cette France-là ait peur. »

 

Nicolas Sarkozy dénonce la France qui achète des œufs frais “avec son panier en osier” 

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 06:00
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…

Ceux d’entre vous qui me suivent sur Face de Bouc peuvent constater, photos à l’appui, que je passe mes lundi et jeudi matin sur le toit que gère Veni Verdi dans le IIe arrondissement avec Émilie notre jardinière et d’autres volontaires de l’association.

Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…

Mon titre ne souffre d’aucune équivoque, je ne suis pas le Michel Bettane des jardins, je ne guide pas le peuple vers un retour aux bonnes pratiques, même si je suis grand-père, même si dans un lointain passé j’ai usé mes fonds de culotte sur les bancs d’une école d’agriculture, par bonheur les conseils qui vont être ici prodigués ne sont pas de moi, ce serait le meilleur moyen de mener le jardin du toit de Veni Verdi  au désastre.

 

Le pépé en question, est tout droit sortir de chez Larousse, vous savez la devise « je sème à tout vent » due à Émile Reiber, architecte et décorateur français (1826-1893), et renvoie à l'idée de semence, de germe, de fructification par l'instruction.

 

« Mon grand-père jardinait comme ça ! » nous affirme Serge Schall

 

 

Installer un fil de cuivre dans les tomates pour les rendre résistantes aux maladies, confectionner une potion de bière et de sucre pour éloigner les limaces, utiliser du bicarbonate sur les fraises pour détruire les champignons. Ce livre rassemble toutes les recettes et les trucs et astuces d’antan, naturels, et qui ont fait leurs preuves, pour réussir et entretenir son jardin et son potager ! Les techniques de jardinage de grand-papa : la rotation des cultures, les engrais verts, les purins, les fumures et les engrais organiques, les bonnes associations de plantes. Réussir ses cultures au potager : avoir des salades presque toute l’année, rendre ses fruitiers résistants aux maladies, appliquer les bonnes astuces pour avoir de beaux choux. Comment grand-papa protégeait son jardin : utiliser la cendre de bois, lutter contre la piéride du chou, les taupes, les fourmis, les hannetons, la pourriture grise et le perce-oreille. Utiliser les plantes répulsives contre les parasites et connaître les plantes amies, confectionner des recettes de purins, d’insecticides. Grand-papa est un malin : les trucs et astuces pour faire ses graines, cultiver les plantes santé, jardiner avec la lune, faire appel au hérisson pour nettoyer

Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…

Lise Gobeille, dans le DEVOIR, journal de la Belle Province écrit et c’est bien écrit :

 

« C’est un fort joli petit cahier qui donne de nombreux trucs pratiques pour cultiver biologiquement nos légumes au jardin. Sa présentation à l’ancienne lui confère un charme singulier et la mise en pages est excellente, car on y repère rapidement les informations recherchées. Maintes techniques de jardinage du grand-père nous sont expliquées, comme la rotation des cultures, les engrais verts, les purins, etc. Des astuces nous sont transmises pour réussir les tomates, avoir de beaux poireaux ou des melons fort bons… On y trouve également des recettes utiles pour protéger les végétaux des prédateurs et des maladies, telles que la cendre, la bouillie bordelaise, et des insecticides maison, entre autres. Et, dans le dernier chapitre, sont abordés les plantes médicinales, la production de ses propres graines, l’importance des insectes pollinisateurs et comment jardiner avec la lune. »

 

J’adore les titres : 

 

  • Des radis en folie

  • L’aubergine la belle chipie

  • Des poireaux tout beaux

  • Des carottes qui vous bottent

  • Grand papa ramène sa fraise…

 

Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…

Il m’a donc fallu choisir dans la foultitude des conseils du papy et j’ai opté pour les astuces pour les semis pour une bonne et simple raison c’est que, ayant été préposé aux semis par Émilie : haricots verts, radis, carottes et épinards, j’en ferai mon miel, autre spécialité de Veni Verdi : le miel de béton avec ses petites abeilles.

 

Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Les gentils conseils d’un papy au semeur amateur que je suis  sur le toit de Veni Verdi…
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 06:00
Je n’ai jamais vendu 1 litron étoilé de 12°5 mais j’ai acheté du papier 12°5, c’est kitch mais un peu lisse !

Ha ! qu’il était beau le temps du degré-hecto, la boisson totem chère à Roland Barthes dont l’absence sur la table du président Coty, au début de son septennat, mit « la nation entière en émoi... Le vin fait ici partie de la raison d’Etat », le litron de rouge étoilé emblème des travailleurs, l’opium du peuple pour les prohibitionnistes…

 

Et puis rideau, adieu le litre étoilé acheté chez l’épicier place aux vins bouchés, aux vins embourgeoisés vendus toujours 2 balles dans la GD… Qui se préoccupe du  degré ? À part les gabelous de la DGDDI et les contrôleurs de la DGCCRF – acronymes obscurs, formes de chancres modernes – pas grand monde.

 

Maintenant le loulou de bord de bar ne dit plus « Sers-moi un 13 bien tassé ! » mais « je voudrais du cabernet ! ». Le Dieu cépage règne en maître chez les licheurs éclairés, le reconnaître, l’identifier, le nommer, c’est la marque d’une nouvelle noblesse du jaja.

 

Tout ça pour vous dire, « Soyez bref ! » signé Pépin, que 180°C a accouch de 12°5, même air de famille de la jaquette, bon chic bon genre, l’anti En Magum glacé sans atteindre la rigueur janséniste du LeRouge&leBlanc, une RVF débarrassée de sa putasserie.

 

20€ tout de même, ça fait presque 150 balles dans les francs anciens pour du 12°5, avec ça dans mes années degré-hecto on pouvait s’acheter quelques quilles de GCC chez le père Nicolas qui était encore caviste.

 

Je plaisante bien sûr, c’est le prix à payer pour ne pas vivre de la publicité.

 

OK bien noté mais il n’en reste pas moins vrai qu’il faudra que le cochon de payant y trouve son compte pour revenir à l’abreuvoir. Je ne pense pas être le cœur de cible de cette nouvelle parution donc mes remarques ne pèseront pas lourd.

 

J’ai payé. J’ai lu. Je chronique.

 

Ça commence par un portrait de l’ami Patrick Beaudouin, ex-établi (au sens de Robert Linhart) et libraire-mao de la rue de Belleville, revenu au pays. Il est tiré par une régionale de l’étape Aymone Vigière d’Anval. Avec mon mauvais esprit j’eus préféré que ce fut par Sylvie Augereau c’eut été plus rock-and-roll mais celle-ci lui a préféré Marie-Thérèse Chappaz la reine du Valais qui est la nouvelle coqueluche des publications. Deux combattants, l’un pour le chenin, l’autre la biodynamie, des valeurs sûres pour un premier numéro ça se comprend.

 

 

J’aime beaucoup les vins de Ratapoil, ça fait un bail que j’achète les vins de Raphaël Monnier à la cave des Papilles.

 

 

J’aime beaucoup le cheval, même que je suis le père de la journée du cheval créée en 1990 avec en guest-stars les chevaux-lourds des Haras Nationaux débardant du bois dans le jardin des Tuileries.

 

Jacky Durand écrit toujours aussi bien mais ça verse dans le portrait bien classique…

 

J’adore Michel Tolmer !

 

Bien sûr on a droit aux inévitables accords mets&vins ! 

 

Plein de belles photos, les terrasses du Larzac sans José Bové, un zeste de féminisme un peu réchauffé sur des pratiques qui n’ont plus court dans les cantines qui aiment le vin, et plein de sujets divers et variés.

 

J’hésite à citer le Libre Arbitre d’Isabelle Saporta  « L’art de couper l’herbe en quatre » car j’y suis longuement cité, ça fait connivence style Hubert.

 

Alors heureux ?

 

Oui mais… comme le disait le déplumé de Chamalières ; le oui pour le plaisir d’une publication de qualité, bien léchée, bien pensée, bien présentée ; le mais pour un certain manque d’acidité, c’est un peu lisse, centriste, sans grandes aspérités, ça manque d’élan, ça manque de sujets neufs, de regards extérieurs différents, je n’ai pas écrit de militantisme mais plutôt d’une forme de non-conformisme léger et ludique qui sorte le vin de ses habits compassés et des discours convenus, y compris ceux des amoureux des vins nus.

 

Affaire à suivre donc… et bien sûr bon vent à 12°5… cet avis n’est que le mien mais je le partage c’est le quotidien du chroniqueur solitaire.

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 06:00
Sade à la Bastille, Churchill au Kremlin, De gaulle et Jacky Kennedy, Chirac un Noël en Guyane… 2 historiens joyeux drilles passe l’Histoire à table !

Dans l’imagerie populaire, une chercheuse associée au CNRS répondant au petit nom de Marion Godfroy-Tayart De Borms et un directeur de musée, le Louvre-Lens, Xavier Dectot, associés en écriture ça  doit sentir le sérieux, l’ennuyeux, les références en bas de pages, le pavé quoi !

 

Z’avez tout faux avec nos deux têtes pleines, historiens, c’est plutôt le pavé dans la mare, réjouissant et savoureux. Pensez donc ils embrassent « le polythéisme des dieux blancs de bœuf, lard, saindoux… », ils se clivent entre échalote rose : Marion, et échalote grise : Xavier en sachant que selon l’un d’eux (Ndlr. le mec bien sûr) la France se divise en 3 : les barbares, qui utilisent oignon et échalote rose, ce qui est comme boire un cocktail de vin de Loire et de Bourgogne ou mélanger foie gras et truffe ; les centristes mous, qui utilisent oignon et ail ; les civilisés qui utilisent échalote grise et ail.

 

Ils sont « non culinairement corrects » disent-ils, même si j’aimerais le vérifier en passant à table avec eux…

 

L’Histoire passe à table ! Les 50 repas qui ont fait le monde chez Payot est à classer dans les petits livres – par leur taille – dignes d’entrer dans la bibliothèque des amoureux du bien-vivre.

 

 

J’ai glané et je vous propose en amuse-bouche quelques extraits.

 

En 1784, Donatien Alphonse, marquis de Sade est en prison du fait du « déshonneur que l’écrivain cause à sa famille. » et il goûte peu « l’ordinaire » des prisonniers. « Alors comme tout captif, il l’améliore et commande, contre une somme sonnante et trébuchante, les mets qu’il préfère. »

 

Je vous laisse le soin de découvrir quoi lorsque vous aurez acheté le livre, mais si Sade mange il écrit aussi les Cent vingt journées de Sodome.

 

« Ce repas devant être moins fort que le souper, on se contenta de quatre services superbes, chacun composé de douze plats. Le vin de Bourgogne parut avec les hors-d’œuvre,  on servit le bordeaux aux entrées, le champagne aux rôtis, l’hermitage à l’entremets, le tokay et le madère au dessert ; peu à peu les têtes s’échauffèrent. Les fouteurs, auxquels on avait en ce moment-là accordé tous les droits sur les épouses, les maltraitèrent un peu. Constance fut même poussée, un peu battue, pour n’avoir pas apporté sur le champ une assiette à Hercule, lequel, se croyant très avant dans les bonnes grâces du duc, crut pouvoir pousser l’insolence au point de battre et molester sa femme, dont celui-ci ne fit que rire. Curval, très gris au dessert, jeta une assiette au visage de sa femme, qui lui aurait fendu la tête si celle-ci ne l’eût esquinchée. »

 

C’est soft pour du Sade et je ne piperai pas un mot sur les remarques de nos 2 lurons à propos des accords mets&vins même si mon silence à un soupçon de moquerie.

 

Churchill, est arrivé à Moscou à l’été 42 :

 

« Pour le petit déjeuner du vieux lion, Staline a mis les petits plats dans les grands : caviar, gâteaux, chocolat, fruits, café, omelettes. »

 

Pour le dîner c’est bombance « Quinze hors-d’œuvre froids (dont deux sortes de caviar), huit plats chauds suivent. Le festin se conclut par des sorbets, des liqueurs et des petit-fours. »

 

25 toasts portés !

 

« Churchill nota dans ses écrits que Staline mangea peu ce soir-là. »

 

Dans l’avion du retour, Churchill bénéficia d’un « copieux panier de pique-nique, ccomposé de caviar et de champagne, au grand bonheur du vieux lion. »

 

Les auteurs ne précisent pas si c’était du Pol Roger. Je suis taquin.

 

 

Jacky Kennedy et le grand Charles en mai 61 à l’Elysée.

 

Le menu :

 

  • Langoustes à la parisienne,
  • Noix de veau Orloff,
  • Foie gras du Périgord en gelée
  • Salade,
  • Melon surprise.

Vins :

 

  • Gewurztraminer 1953,
  • Beaune-grèves 1952
  • Mumm cordon rouge 1952.

 

« Des confidences inédites de Jackie Kennedy, datant de 1964, ont été dévoilées aux États-Unis et en France. Dans son n° 2035, Le Point publie des extraits de l'entretien entre l'ex-première dame et l'historien-journaliste Arthur Schlesinger. Jacqueline Kennedy y révèle qu'elle n'aimait ni le général de Gaulle, qu'elle décrit comme "méchant", ni les Français, qu'elle trouvait égoïstes. "De Gaulle était mon héros quand j'ai épousé John", y raconte l'ancienne first lady. Mais "il m'a vraiment déçue. Il était rancunier ", ajoute-t-elle, évoquant sa visite en France en mai 1961 avec son époux John F. Kennedy, président depuis quatre mois. Elle décrit également Yvonne de Gaulle comme "une pauvre femme, paraissant fatiguée".

 

Jacqueline Kennedy, qui parlait très bien le français pour avoir étudié un an à la Sorbonne quand elle avait 20 ans, n'est pas plus tendre avec les Français en général. "Je déteste les Français", confie-t-elle, de sa voix lente et un peu infantile. "Il n'y a pas un seul Français auquel je puisse penser, à part peut-être deux personnes très simples. Ils ne sont pas très gentils, ils ne pensent qu'à eux."

 

En décembre 1975, Jacques Chirac alors Premier Ministre de Giscard, se rend en Guyane pour annoncer le lancement du Plan Vert (ndlr.  Un des plus beaux fiascos agricoles, au cabinet du Ministre de l’Agriculture j’ai eu à solder les dernières réalisations désastreuses de ce plan).

 

Pour faire plaisir à Robert Vignon qui reste l’un des hommes forts de la Guyane Chirac accepte de se rendre dans « sa commune, la plus grande de France (sa superficie est supérieure à celle des trois départements du Calvados, de l’Orne et de la Manche réunis), mais aussi la plus difficile d’accès, puisque l’on ne peut y venir depuis Cayenne qu’en avion ou en pirogue depuis Saint-Laurent-du-Maroni. »

 

 

Rien n’arrête Chirac, même s’il ne s’y rendit pas en pirogue. Dernier détail ce déplacement eut lieu le 24 décembre au soir donc il y réveillonna.

 

Mais quelle spécialité locale lui servit-on ?

 

Mystère, vous le saurez en piochant dans le petit bouquin de nos explorateurs ! Cependant, même si on n’a pas conservé le souvenir de la réaction du grand Jacques, je prends le pari que ce grand bâfreur de tête de veau a dû trouver ça succulent.

 

 

Pour la petite histoire « Avec Jacqueline Chabridon, l’histoire prend une tournure  totalement différente: « Il a 41 ans. Il est marié, il tombe amoureux d’une autre. Il est premier ministre…Un livre savoureux raconte cette histoire politico-sentimentale qui s’est jouée au sommet de l’État, dans les années 1970 », écrit  Éric Mandonnet dans l’Express.  Dès lors, « Jacques Chirac inonde la journaliste de mots doux, jamais rassasié de sa présence. Il avait même loué un appartement non loin de l’hôtel de Matignon, afin de la rejoindre régulièrement », rapporte le quotidien Le Parisien. Lors de voyages officiels outre-mer, elle fait désormais partie des heureux élus accompagnant le premier ministre. On la retrouve ainsi aux Antilles et en Guyane à Noël 1975, où les journalistes devant le vide des briefings comprennent vite que Jacques Chirac a la tête ailleurs et que ce voyage prend  des allures de prétexte. »

 

 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents