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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 00:03

C'est une revue tout ce qu'il y a d'officielle du Ministère de la Culture  Direction du Patrimoine : TERRAIN 13 carnets du patrimoine ethnologique. Un numéro d'octobre 1989 : Boire avec, entre autre, un article " Des caves et des hommes en Vendée " par Christian Hongrois. Comme à l'accoutumée je vous en livre quelques extraits. Ceux qui seraient intéressés par l'intégralité du texte peuvent me le demander. Je le scannerai et leur ferai parvenir.

 

" En Vendée, dans le canton de La Châtaigneraie où s'est déroulée cette recherche, la "cave" est non seulement le lieu où se fabrique et se garde le vin mais l'espace d'une sociabilité masculine qui s'exprime tout particulièrement au cours des "descentes" et des "visites" que se rendent les hommes à l'occasion de tournées rituelles qui concernent les jeunes.
Par elles, chaque garçon est conduit jusqu'à l'âge d'homme. Il en gravit les degrés, pris en charge par le groupe qui en a défini coutumièrement les passages. Cet apprentissage, en Vendée, se fait dans le cadre d'une institution : la conscription. C'est elle qui organise le temps de la vie de garçon et lui fournit son langage. Ici "la synchronie absolue du temps militaire a permis d'inscrire dans chaque destin un point de repère fixe autour duquel prennent place des évènements qu'une série continue de rites s'efforcent de capter ". ces derniers s'articulent donc autour d'un lieu : la cave ; d'un objet : la bouteille ; et d'un état : l'ivresse. Celle-ci réelle ou "jouée" apparaît bien comme une manière d'être entre deux statuts qui s'accorde aux moments du changement, du passage.
Tout "honnête homme" en Vendée se doit d'avoir "sa cave". Les meilleures caves sont connues et deviennent l'objet d'une concurrence acharnée tant pour la quantité et la qualité des vins que pour l'esthétique et l'originalité du lieu. Marcel H., d'Antigny, nous explique avec insistance qu'elle ne fut sa surprise quand des nouveaux amis du Nord de la France vinrent leur rendre visite en juillet 1984 en avouant qu'ils ne savaient pas ce que signifiait "descendre à la cave" et encore moins ce qu'était une "cave". Par la suite, il leur fit faire une "tournée des caves" des copains au cours de laquelle ses amis purent prendre des photos et goûter aux vins de pays en général prohibés par la loi : variétés Noa, Oberlin...
Dans les fermes, il s'agit souvent d'une cave souterraine ou simplement de l'ancien fournil ou d'un coin d'écurie aménagés en cellier. Lorsque la place le permet, nous retrouvons dans cette pièce le pressoir à vis ainsi que tout le matériel de vendange, vinification et conservation du vin. Chaque ferme possède plusieurs "milliers de mètres carrés" de vigne soigneusement entretenus, fournissant les deux ou trois barriques de vin nécessaires à la consommation annuelle. Quand un fermier a plusieurs enfants exerçant une autre profession, la récolte est partagée également, soit en vendange, soit en vin, aussi point n'est besoin d'être récoltant pour avoir "son vin" : les ouvriers ou fonctionnaires détachés de cette répartition vinicole achètent du moût ou du vin nouveau en vrac qu'ils mettent en barrique, le temps de la fermentation, puis en bouteille. Très souvent, lorsqu'ils ne possèdent pas de cave assez fraîche pour conduire au mieux la vinification, ils achètent le vin "en cubi" et le conditionnent aussitôt. Il s'agit souvent de vin d'Anjou ou nantais - muscadet - et, dans chaque commune, un correspondant de viticulteur permet un achat en gros. Ce vin acheté est au préalable goûté chez le correspondant, qui propose un "cubi" de démonstration. Chaque commerce, chaque entreprise possède un lieu spécialement aménagé pour recevoir des bouteilles et, quelle que soit son importance, cet endroit est appelé "cave". Nous y trouvons rarement des sièges, le vin doit être consommé debout. Quand la cave est assez grande, les hommes peuvent y jouer aux palets, nodules de fonte lancés dans un sabot, de préférence, pour mieux constater l'"état" du lanceur (...)

à suivre... 

 

Comme ma très chère soeur a épousé un fils Ouvrard d'Antigny (les établissements Ouvrard font dans la machine agricole et bien sûr la machine à vendanger) j'ai pu de visu apprécier "la qualité" du vin et du décor des caves : ça craignait grave mais ça aurait plu à nos adorateurs du bon temps des fermiers en sabots et de la fermière en quichenote avec le bon beurre, les bons poulets et tout ce qui fleurait bon la sueur et le petit porte-monnaie... Le service militaire a disparu. C'était il y a 15 ans, de l'ethnologie mais, croyez-moi, les émules de la Croix d'Or et leurs héritiers hygiénistes ont puisé dans ce terreau des motivations pour leur lutte sans merci contre le vin et, aujourd'hui encore, ce type de consommateur dans ces régions créé de l'illusion chez certains viticulteurs en vente directe. Ils vont disparaître sans remplaçant

 

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 00:04

Nouvelle pratique des jeunes, produit d'importation en provenance des pays autrefois non buveurs de vin, le binge-drinking (1) ou, dans le français que l'on cause aujourd'hui, se déchirer grave, consiste en fin de semaine à ingurgiter des doses d'alcool pour atteindre la limite et même la dépasser en sombrant dans des comas éthyliques. Envoyé spécial, l'émission de reportage de la 2, consacré à ce phénomène, a ému et inquiété beaucoup de mères ou de parents. Je n'ai pas vu l'émission mais je puis vous assurer qu'autour de moi, chez des personnes ne pratiquant pas un quelconque ostracisme à l'égard des boissons alcoolisées, le trouble était réel. D'autant plus que ces beuveries avaient pour cadre des soirées organisées par des associations d'étudiants. Certains me diront, puisque ça n'est pas avec du vin qu'ils le font ça ne nous concerne pas ou mieux ça renforce notre combat pour la consommation modérée de notre produit. A ceux-là, même s'ils ont en parti raison, je réponds : essayez donc ce type de réponse auprès de parents confrontés à ces pratiques ravageuses. Il tombe à plat. On ne s'appuie pas sur du négatif pour promouvoir une autre approche de consommation.

 

Ces jeunes, pour la plupart, sont majeurs, Bac plus quelquechose, et s'en tenir en guise de diagnostic au laxisme des parents ou au il faut que jeunesse se passe ou ils le font sous la pression des alcooliers ou aux explications sociologiques à la mort moi le noeud habituelles ne nous mènerait pas loin. Le phénomène existe et ses conséquences irréversibles sur l'avenir de ces jeunes doivent nous préoccuper. Comment ? En premier lieu, en tant que prescripteurs de boissons alcoolisées quelles qu'elles soient, en adoptant une attitude d'absolue responsabilité excluant toute bataille de parts de marché ou de pratiques d'incitation à la consommation immodérée sous le couvert de la teuf. En urgence, un code de bonne conduite doit être élaboré entre les associations d'étudiants, les producteurs et les distributeurs afin de tracer la ligne qu'on s'engage à ne pas dépasser et de définir les moyens pour être sans concession face aux dérives. Créer des consommateurs : oui, des alcooliques : non ! La marge est peut être étroite mais, n'en déplaise aux prohibitionnistes, elle est à l'image de la plupart des actes de notre vie : à risque.

En second lieu, certains diront que je radote, nous les gens du vin devons nous inscrire dans le combat de la civilité, de la convivialité, aider à recréer des liens, à produire comme nous l'avions écrit dans Cap 2010 " un peu de douceur dans ce monde de brutes ". Mais la convivialité ne se décrète pas, elle nait d'une alchimie à la fois simple et complexe, du  regard porté sur l'autre, les autres, de notre capacité d'accueil, cette chaleur communicative, le quignon pain partagé, des trucs risibles dans nos sociétés dures toutes entières tournées vers la froide efficacité. Bref, bien plus que le combat pour la défense de notre produit contre ceux qui veulent, dit-on, le naufrager, attelons-nous à une tâche plus rude : redonner à nos concitoyens le goût de la responsabilité, du bien vivre ensemble et de la convivialité. En effet, et si c'était l'image de ce monde impitoyable que ces jeunes qui se déchirent grave voulaient exorciser à nous de montrer l'exemple d'une autre façon d'être citoyenne, ludique et porteuse d'un réel espoir d'un monde plus vivable.

  

(1) Pour plus d'informations sur le Binge-Drinking aller sur http://en.wikipedia.org/wiki/Binge_drinking  http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/3121440.stm

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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 00:35

 

Au lever du jour, investit par le frère de Marie - celui que nous avions croisé le premier jour - et quelques-uns de ses acolytes, l'appartement se transforma en repaire de conspirateurs. Ignorant notre présence, exaltés, ces jeunes gens se préparaient à la grande manif commanditée par une étrange coalition de gaullistes, d'anciens pétainistes, de partisans de l'Algérie française et des fafs habituels de la Fac. La spontanéité de la marée des Champs-Elysées, et des foules des grandes villes de province, s'appuyait sur l'art consommé de la vieille garde du Général à mobiliser ses réseaux de la France libre. Mobilisation amplifiée par l'adhésion d'une partie du petit peuple laborieux excédé par le désordre et de tous ceux qui voulaient voir l'essence réapparaître aux pompes pour profiter du week-end de la Pentecôte. La majorité silencieuse, mélange improbable de la France des beaux quartiers et du magma versatile de la classe moyenne, trouvait ce jeudi 30 mai sa pleine expression.

 

La journée plana, d'abord suspendue à l'attente du discours du voyageur de Baden-Baden avant de prendre son envol avec le bras-dessus, bras-dessous des Excellences soulagées sur les Champs-Elysées, elle s'acheva, telle une feuille morte se détachant de sa branche, dans un mélange de soulagement et de résignation. Mai était mort et tout le monde voulait tourner la page, oublier. L'allocution du Général est prononcé sur un ton dur, autoritaire, menaçant. L'heure de la normalisation a sonné. De Gaulle ne sait pas encore, qu'en fait, c'est une victoire à la Pyrrhus, une droite réunifiée et les veaux français ne tarderont pas à le renvoyer à Colombey pour élire Pompidou le maquignon de Montboudif. Avec Marie, en cette fin de journée, nous sommes assis dans les tribunes du vieux Stade Marcel Saupin, au bord de la Loire, tout près de l'usine LU pour assister au match de solidarité en faveur des grévistes, entre le FC Nantes et le Stade Rennais. En ce temps là, les footeux, parties intégrantes de la vie des couches populaires venant les supporter match après match, osaient mouiller le maillot, prendre parti  pour eux. José Arribas, l'entraîneur des Canaris, républicain espagnol émigré, à lui tout seul personnifiait cette éthique.

   

Le stade semblait abasourdi, comme si on venait de lui faire le coup du lapin. Les Gondet, Blanchet, Budzinsky, Le Chénadec, Suaudeau, Simon, Boukhalfa, Robin, Eon, conscients de la gravité du moment, nous offraient un récital de jeu bien léché, à la nantaise comme le dirait bien plus tard, un Thierry Rolland revenu de ses déboires de mai. Il fera parti de la charrette de l'ORTF. Comme quoi, mai, ne fut pas, contrairement à ce nous serine l'iconographie officielle, seulement un mouvement de chevelus sur-politisés. Marie, ignare des subtilités de la balle ronde, applaudissait à tout rompre. A la mi-temps, en croquant notre hot-dog, dans la chaleur de la foule, sans avoir besoin de nous le dire, nous savions que ce temps suspendu que nous venions de vivre marquerait notre vie. Nous ne serions plus comme avant. Lorsque l'arbitre siffla la fin du match, l'ovation des spectateurs, surtout ceux des populaires, sembla ne jamais vouloir s'éteindre. C'était poignant. La fête était finie, personne n'avait envie de retrouver la routine du quotidien. Dans la longue chenille qui se déversait sur le quai, le coeur serré je m'accrochais à la taille de Marie comme à une bouée.

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 00:03

Le soir du mardi 28 mai, coup de théâtre, tel un grand fou rire, la nouvelle se propageait sur les ondes : Cohn-Bendit, en dépit de l'interdiction qui lui a été notifiée de rentrer en France, réapparaît à la Sorbonne. Tout le monde rit, jaune pour certains, le pouvoir connaît quelquechose de pire que l'impuissance, le ridicule. Christian Fouchet, car les télévisions des chaînes internationales sont là, est la risée du monde entier. Avec Marie, alors que nous redescendions sur Nantes dans notre 2CV capotée, nous l'avions entendu sur le transistor miniature, made in japan, que nous avait offert son père. Cet épisode, grand guignolesque, devait conforter le général dans son incompréhension de cette chienlit si éloignée de l'ordre militaire. Mais comme nous l'avait expliqué le père de Marie, il le tenait de l'épouse du Premier Ministre qui appréciait sa peinture, ce que de Gaulle supportait mal c'était de voir beaucoup des Excellences du gouvernement - la saillie est de Bernard Tricot - se " décomposer biologiquement". Seuls quelques originaux, du style Sanguinetti, ne cédaient pas à la panique. Le Vieux, ne pouvait camper sur cette position désabusée. Son goût du poker politique, qui l'avait vu affronter des pointures comme Churchill et Roosvelt, allait le pousser à un dernier coup de bluff.

A Nantes, le front ouvrier est solide. La Faculté de Lettres est un cloaque. En Droit, tout est figé. Seuls les médecins, partis sur le tard, hors structures syndicales, ruent dans les brancards. Avec Marie je participe à l'intendance du mouvement en tirant des affiches à l'atelier improvisé dans la buanderie du CHU. Les carabins ont une bonne descente, un goût prononcé pour la copulation, alors les fins de soirée s'apparentent à de quasi orgies. Le nouveau statut de Marie, la nana du grand juriste gaucho, la préservait de leurs assauts, car même si le carabin est chaud il reste encore très respectueux des codes de la bienséance. A notre retour de Paris nous fûmes traités tels des émissaires venant de rendre visite au grand Mogol. En dépit de ses protestations, je laissai la parole à Marie. " My chérie c'est la meilleure thérapie que je connaisse pour guérir tes chers collègues de leur machisme policé..." Le résultat dépassa mes espérances, les blouses blanches lui firent une standing ovation. Il faut dire que l'amour de ma vie, fine mouche, avait su brosser un tableau de la situation qui ne pouvait que satisfaire ces grands jeunes gens dont l'immaturité politique était proportionnelle au sectarisme des extrémistes des deux bords.

Ce soir-là Marie voulut que nous couchions chez sa mère. A peine rentré le téléphone sonnait. C'était son père. La nouvelle était d'importance : de Gaulle venait de quitter Paris en hélicoptère. Le grand poker menteur venait de commencer. Flore dînait en ville. Plus exactement elle passait sa soirée chez son notaire. Seuls dans le grand appartement, étendus sur le grand canapé du salon, nous écoutions Procol Harum en boucle en sirotant de grands verres de citronnade glacée. Mai, ce mois de mai fou, échevelé, toujours à la limite sans jamais la franchir, retenait son souffle, en apnée, tel un courreur insoucieux de ses forces qui, dans le dernier virage, alors que la ligne d'arrivée est proche, sait qu'il va perdre ; que ceux qu'il a nargué pendant sa folle chevauchée vont fondre sur lui, le laisser sur place, gagner. La France qui avait peur, celle qui se terrait, allait débouler sur les Champs Elysées, le tricolore allait flotter, la Marseillaise sortir des gosiers jusqu'ici serrés de trouille. Marie, en se blotissant contre moi, me disait " il est à nous ce mois, ça il ne pourrons pas nous l'enlever..." 

 

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 00:02

Grâce à mon amie Françoise, qui sait allier l'attention d'une maman pour son fils et le plaisir du bien boire, cette chronique innove en vous présentant une manga : Sommelier. Si vous êtes intéressés vous pouvez vous transporter sur le site de l'éditeur www.glenatmanga.com/ puis taper Sommelier. Pour les autres je retrancris la notice de la collection (5 tomes).

Joe Satake est un sommelier japonais résident en France, dont les talents font nombre d'envieux ( y compris dans son pays natal ). Beaucoup de chefs et de responsables d'établissement aimeraient jouir de ses talents. Capable de deviner la provenance et l'année de n'importe quel cru, ce héros flegmatique et élégant trouve aussi le temps de déjouer les complots, de résoudre les affaires de meurtres, et de faire chavirer le coeur des belles qui passent à sa portée.
Une manga sur le vin, c'est une première en France ! Au Japon, Sommelier est déjà devenu une référence. Sa renommée est d'ailleurs telle qu'il a contribué à la promotion du vin (au détriment du saké), et fait de certains, comme le Pinot Noir, de véritables vedettes. Cette série originale et inspirée est destinée à un large public, même si au Japon, les frasques du beau Satake ont passionné particulièrement les jeunes femmes.

Aux dernières nouvelles, il se dit que Perrico, jaloux de la popularité de Satake, a décidé de faire ses tournées chez les petits producteurs artisanaux (ceux qui font que des belles petites bouteilles rien que pour les bons petits cavistes qui ne vendent qu'à des petits consommateurs qui n'achètent que du vin français) en kimono. D'autre part, l'Amicale Nationale des Sanitairement Correct s'est rendue en car - affrété par l'ANPAA - à l'ambassade du Japon pour élever, auprès d'un chargé d'affaires, une vive protestation face à ce qu'ils ont qualifié " de procédé insidieux de perversion de la jeunesse française ". Les plus extrémistes ont même menacé de se faire " hara-kiri " si les mangas n'étaient pas retirées immédiatement de la vente. Face à cette atteinte à la liberté d'expression la rédaction d' " Hara-Kiri " a publié, en Une, des caricatures des Noces de Cana. L'ANSC envisage de demander au Pape de remplacer le vin par de l'eau teintée au rouge de cochenille. José Bové à la télé, sans sa pipe - la chaîne l'a exigé au nom du on ne fume plus qu'avec la permission de... - protesté contre cette dérive orchestrée par les naufrageurs du vin. Les deux S, sur leurs blogs, ont assuré les français qu'ils se préoccupaient de ces importantes questions.  Chabalier attend son heure. Ainsi va la France chers lecteurs...   

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 00:03

Vieillir ! oui ! mais garder un semblant de talent
Alors, faire un portrait serait un témoignage,
Car je peux peindre encore et malgré mon grand âge,
Je le fais, c'est le Tien - pour le moins ressemblant -

Mais d'où vient, qu'au surplus il soit si troublant,
Pourquoi cette émotion qui déjà s'en dégage
Est-ce de tes cheveux encadrant ton visage
De ton joli regard, bien trop ensorcelant

Mais qu'on devinera, filtrant sous ta paupière
Que tu sais bien farder, ma petite sorcière,
D'un certain bleu discret à me rendre amoureux.

Je l'ai voulu vivant maintenant je l'achève,
Heureux, ne pouvant pas en détacher mes yeux
Et par la même atteindre à l'absolu du rêve.

Louis-Edouard Garrido peintre de la Normandie

Chers lecteurs, en croquant la galette des rois, pensez au cidre du Pays d'Auge et à ses fines bulles... Vive le Roi ! Vive la Reine ! De la convivialité ! Tout est dans le regard porté sur l'autre... 

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 00:04

" La jeunesse est impatiente et sévère dans ses jugements, problablement plus en France qu'ailleurs, certainement aujourd'hui plus qu'avant. Ce n'est pas moi qui vous en blâmerai, vous les jeunes, car vous avez de fortes raisons d'être inquiets, d'être critiques. Je n'ignore pas ces raisons. Mais je sais aussi qu'il dépend de vous que votre critique demeure vaine et votre impatience stérile, ou qu'elles soient, l'une et l'autre, et dès maintenant, des ferments d'énergie ou d'action.
On dit souvent, selon une formule un peu banale, mais vraie, que vous êtes le sang nouveau qui peut revivifier la nation. Si, demain, les responsabilités doivent vous incomber, il n'est pas trop tôt pour en assumer d'ores et déjà une part, et plus importante que vous ne croyez - mais il faut le faire très vite. Sinon, un jour, vous trouverez écrasante la charge des hypothèques que vous aurez laissé accumuler sur vous.
Cela arriverait immanquablement, si vous permettiez que se gaspille et se perde la force vive dont vous disposez, si, prenant prétexte de ce que l'Etat vous ignore ou vous néglige souvent, vous vous détourniez de la chose publique, si vous vous désintéressiez de la conduite des affaires de ce pays, c'est-à-dire du foyer où vous passerez votre vie entière, et où vous serez demain heureux ou malheureux. Aussi, vous ne pouvez pas vous borner à répéter : " A quoi bon ? " Vous devez vous employer dès maintenant à faire changer ce qui doit être changé.
Vos problèmes s'identifient évidemment avec ceux d'une nation qui a le souci de son avenir. C'est dans ce sens qu'on a pu dire qu'il n'y a pas de question qui soit particulière à la jeunesse, mais il est tout aussi exact de dire que la gravité d'une question de mesure à la façon dont elle affecte la jeunesse.
Certes, les jeunes ne sont pas les seuls à avoir besoin de se loger. Mais le cas des jeunes ménages qui ne trouvent pas de toit, ou des étudiants qui n'ont pas de chambre le soir, pour travailler, n'est-il pas le plus dramatique ?
Certes, le plein emploi et la paix sont des bienfaits indispensables à tous les citoyens et de tous les âges, mais comment ne pas voir que la guerre met en cause pour un jeune tout son destin, et le chômage tout son espoir. Comment ne pas observer que ces calamités, qui peuvent ébrancher ou même abattre des arbres adultes, sont pour de jeunes arbustes un arrachement par la racine plus bouleversant, plus tragique, et surtout plus irréparable ? (...)
L'efficacité du régime républicain, du régime de liberté, ses chances de survie et de prospérité dépendent donc des liens qu'il saura créer entre la jeunesse et lui. Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle péréclitera, elle perdra de plus en plus son sens et sa justification, elle se dissoudra ; mais si elle sait s'y adapter, si elle est capable de comprendre l'espérance des filles et des garçons de France, d'épouser cette espérance, de la servir dans chacune de ses décisions, alors elle n'aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes, car elle sera toujours plus forte et plus vivante, portée par sa jeunesse, ardemmment défendue, et chaque jour renouvelée par elle.
Malheureusement, il faut le reconnaître, les démocraties, lorsqu'elles sont faibles, lorsqu'elles perdent leur sens profond et véritable, inclinent parfois à ne considérer que l'immédiat ou le très proche. Les échéances à plusieurs années de distance retiennent alors peu l'attention ; les hommes politiques sont souvent accaparés par les difficultés qui surgissent au jour le jour, ils croient que de la manière dont ils parviendront à les ajourner, dépendent les applaudissements qu'ils recueilleront.
Cette attitude repose sur un jugement erroné à l'égard d'un pays comme le nôtre, que son bon sens et sa maturité rendent apte à entendre toutes les vérités. L'homme d'Etat doit le savoir et toujours peser l'incidence de chacune de ses décisions sur le destin du pays ; il lui faut diriger son regard plus loin que les obstacles quotidiens, vers ces horizons qui sont, en vérité, les vôtres (...)
N'hésitez pas à prendre part à la vie politique, qui sans votre inspiration risquera toujours de retomber dans les vieilles ornières...
Ayez constamment présente à l'esprit la relation étroite et quotidienne qui existe, et qui maintenant existera de plus en plus, entre vos préoccupations, vos soucis, vos besoins, et l'action d'un grand Etat, qui, après tant d'épreuves, veut se refaire, veut se redresser. Comprenez le rôle que vous pouvez jouer, la contribution dans la marche en avant que vous pouvez apporter. Décidez dès aujourd'hui de peser de toutes vos forces sur la destinée nationale, préparez de vos propres mains l'avenir plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens ! " 

Extraits du message à la jeunesse de Pierre Mendès France in  "Gouverner, c'est choisir" décembre 1955.

En dehors de sa beauté formelle ce texte reste, 50 ans après, d'une belle actualité, il a le charme des vieux films que l'on redécouvre, qui n'ont pas pris une ride, et qu'il faut savoir revisiter avec humilité et optimisme.

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 00:36

En réponse à un commentaire d'Agnès Payan sur la justification de l'action des JA (ma chronique haro sur l'épicerie) permettez-moi, sans référence à l'âge, qui en l'occurence jeune ou vieux ou entre les deux, n'est ni une excuse, ni un facteur aggravant, de vous donner mon point de vue sur la violence gratuite, délibérée, justifiée comme seule réponse à la violence sociale. Je la récuse absolument dans une démocratie où la liberté de manifester ses opinions est garantie. L'action des Don Quichotte est pacifique, donc respectable. En revanche, que des jeunes chefs d'entreprises - les viticulteurs en sont - au nom d'un syndicat : les JA, reçu très officiellement dans les palais de la République, préméditent et exécutent une action de commando visant une entreprise ou une administration, n'est ni justifié, ni justifiable. Désolé, chère AP, mais en 1968, sur la Place Royale, j'étais de ceux qui s'opposaient à la réthorique violente et au goût de la casse des pseudos-révolutionnaires (1). Si la France, contrairement à L'Italie et à ses années de plomb et l'Allemagne de la bande à Baader, n'a pas sombré dans la violence extrême, c'est parce que des gens de gauche, dont Rocard, s'y sont opposés. Le romantisme révolutionnaire, du passé faisons table rase conduit aux pires totalitarismes.


Comme j'avais 20 ans en 68, je suis donc à ce jour un presque vieux qui ne regrette rien de chacun des âges de sa vie, qui assume sa part de connerie, et qui n'a aucune envie de refaire un nouveau parcours, je peux vous narrer deux épisodes de cette vie où j'ai assumé, contre la compréhension ambiante, le risque de m'opposer aux adeptes du double langage. Dans le cas de nos JA qui ne peuvent pas faire autrement que de casser, je signale qu'à l'époque du grand débat sur l'avenir de notre secteur, ils sont rentrés sagement à la niche comme de bons petits toutous lorsque leur grand maître a sifflé la fin de la récré. Le courage n'est pas leur qualité première. La violence est l'exutoire des faibles. Dans le cas de notre viticulture, l'absence des responsables jeunes, leur volonté de coller à leurs aînés, explique leur accès de violence. Que la situation présente soit grave, je suis le premier à le reconnaître, mais pour autant je ne vois pas au nom de quoi je trouverais de bonnes raisons à leurs actions violentes.


Revenons à mes souvenirs de barbe grise. C'était, au temps de Rocard, Ministre de l'Agriculture, confronté au refus de l'élargissement, aux plasticages, je lui proposai que nous refusions de recevoir l'un des leaders charismatiques, Perfecto ouvert sur croix occitane et Ray Ban incorporée, tant qu'il ne condamnât pas explicitement les exactions des CAV. Ce qui fut fait. Stupéfait, notre homme excipa son ancienne appartenance au PSU, ses rendez-vous au château et l'antienne du " il faut bien que je donne des gages à la base". Rien n'y fit. Deux ans de privation de la rue de Varenne qui ne nous empêchèrent pas de conclure les accords de Dublin. L'histoire nous a donné raison. Quelques années plus tard, dirigeant le cabinet du Ministre, je fus confronté à des actions violentes contre des camions de moutons britanniques. Un jour, un commando mit le feu à un camion et le chauffeur faillit griller avec les ovins. Au téléphone le commandant de gendarmerie m'indiqua que ses hommes avaient relevé les numéros des voitures mais il me fit comprendre que si la procédure habituelle se déroulait : protestation formelle mais classement sans suite, il les garderait par devers lui. Plainte fut déposé et les auteurs condamnés.


Tout cela est peut-être du radotage de vieux mais on ne se refait pas chère AP. Continuez votre combat, je le respecte. Ne comptez pas sur moi pour baisser pavillon face à ceux qui exploitent la misère du monde pour se donner des raisons d'exister. Le travail des gens de peu est trop respectable pour qu'on l'insulte ainsi. Il est de l'honneur des dirigeants, quel que soit leur âge, d'assumer leur pleine et entière responsabilité.


(1) à Nantes, rien à voir avec le Quartier Latin, le conflit fut dur mais toujours respectueux des outils de production comme des biens, tradition des organisations ouvrières et paysannes de ce lieu.

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 00:35

Certains de mes amis, gentiment, me reprochent d'avoir la dent dure pour les communistes et la gauche de la gauche, et me disent, toujours gentiment, que je devrais aussi décocher mes flèches sur les roses pales, et bien sûr, ceux de l'autre rive. Pour ce qui concerne ma famille, laissez-moi le soin de régler nos différents entre nous. Pour les gens d'en face, sauf bien sûr ceux de l'extrême droite, je me contente de constater qu'ils sont parties intégrantes de la démocratie, la deuxième branche de l'alternative. Comme Karl Popper, je pense que la démocratie politique, le pire des systèmes à l'exception des autres, ce n'est pas le pouvoir du peuple, mais un système où, grâce aux élections, le peuple peut changer de gouvernants, sans coup d'Etat ni parricide. Pour ceux que ça intéresse, je conseille la lecture du dossier " Autour de L'Extrême Gauche plurielle " paru dans la Revue le débat n°142 novembre-décembre 2006 Gallimard. En amuse-bouche, si je puis m'exprimer ainsi, je vous propose des extraits d'une contribution " La fin sans fin de la gauche extrême " de Bernard Poulet. Je me retouve dans les propos de l'auteur.

" L'extrême gauche en France est à la fois - dans sa version troskiste - un passé qui ne passe pas et - dans sa version ATTAC ou Toni Negri - une manière de poser des questions au futur avec l'ambition d'en faire une théorie. Elle est également l'expression d'une difficulté française à accepter le marché et parfois la démocratie. C'est enfin une hypothèque sur le fonctionnement de la démocratie politique puisque l'extrême gauche pèse plus de 10% des suffrages exprimés dans les élections. D'où le grand intérêt du travail de Philippe Raynaud - le coordinateur du dossier - qui ne se contente pas de faire la description de ce qu'il qualifie de "magma socialement et culturellement assez hétérogène", mais veut, en philosophe, en comprendre les fondements intellectuels et idéologiques.
Il montre bien comment les trois principales organisations trotskistes perpétuent un discours explicitement communiste, n'excluant pas la violence, en vertu d'une supposée virginité morale que leur auraient conférée leur dénonciation permanente du "stalinisme" et le statut de victime endossé par le trotskysme. Discours que le PCF - beaucoup plus "coupable" face à l'histoire - n'ose plus assumer lui-même.
A ce propos, Philippe Raynaud soulève un point très important du nouveau climat idéologique en France, qu'il définit comme le "révisionnisme antirévisionniste" ou l'"effacement progressif de la réflexion anti-totalitaire". Tout se passe en effet comme si le totalitarisme communiste, absous au nom de ses supposées bonnes intentions, n'avait plus de compte à rendre. Comme si le " Livre noir du communisme " avait été effacé par le " Livre noir du colonialisme ", comme s'il s'agissait de faire réviser François Furet par tous ceux qui se sont beaucoup trompés, de nouveau fiers d'avoir eu tort avec Sartre. Ce retournement a permis au PCF de s'absoudre de presque toute responsabilité, d'éviter un quelconque bilan, ce qui n'est pas étranger à cette "exception française" qu'est la permanence de l'extrême-gauche.
Philippe Raynaud, trop fin pour se laisser duper par les apparences, a le mérite de bien signaler, notamment à ceux qui votent pour les candidats trotskystes et aux commentateurs médiatiques trop présentéistes, ce qui survit toujours derrière les minauderies populiste de la retraitée du Crédit Lyonnais, Arlette Laguiller, ou le modernisme jeuniste du petit facteur, Olivier Besancenot, " version à peine relookée de l'orthodoxie trotskyste traditionnelle".
Il rappelle, impitoyablement, comment le gauchisme français pu faire les yeux doux aux terroristes (ceux d'avant le 11 septembre 2001), comment il a continué à penser la "violence de classe" ou la collectivisation totale ou partielle de l'économie, et comment il a cultivé un anti-sionnisme parfois très ambigu. Il insiste sur ce dernier point et montre que ces ambiguités ont pu nourrir un nouvel antidémitisme, certes peu trotskyste ni même maoïste, mais décomplexé au nom de l'anti-impérialisme et de la dénonciation Bush-Sharron. La même ambiguité dangereuse, souligne-t-il, est entretenue par plusieurs secteurs de la gauche radicale sur des questions aussi explosives que les rapports avec l'islamisme (l'attitude à adopter vis à vis de Tariq Ramadan, par exemple), le foulard à l'école ou l'histoire coloniale. Mais il explique aussi que chacune de ces questions suscite des conflits à l'intérieur de l'extrêm-gauche. Car au-delà des cortèges "unitairez" cette mouvance est très divisée (...)

à suivre page 106 de la revue le débat. Bonne lecture !

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 00:04

Pendant que je pataugeais avec Marie dans le bonheur, le 25 mai, rue de Grenelle Pompidou veut reprendre la main, être de nouveau le maître du jeu. Il joue son va-tout. L'important pour lui c'est de lâcher du lest sur les salaires pour neutraliser la CGT de Séguy. Le falot Huvelin, patron d'un CNPF aux ordres suivra en geignant. Les progressistes de la CFDT, bardés de dossiers, assistent à un marchandage de foirail. Comme un maquignon sur le marché de St Flour, baissant les paupières sous ses broussailleux sourcils, tirant sur sa cigarette, roublard, tendu vers l'immédiat, le Premier Ministre ferraille, main sur le coeur en appelle à la raison, pour lâcher en quelques heures sur tout ce qui avait été vainement demandé depuis des mois, le SMIG et l'ensemble des salaires. Le lundi, chez Renault, à Billancourt, Frachon et Séguy, se feront huer. Chez Citroën, Berliet, à Rodhiaceta, à Sud-Aviation et dans d'autres entreprises, même hostilité, même insatisfaction. Le "cinéma" des responsables de l'appareil cégétistes à Billancourt n'a pas d'autre but que de blanchir les négociateurs, de mettre en scène le désaveu de la base.


La semaine qui s'ouvre est décisive. Pompidou sur la pente savonneuse, la célèbre "voix" jusque-là infaillible semble douter après le bide de sa proposition de référendum, Mendès le chouchou de l'intelligenstia, qui le considère comme l'homme providentiel, consulte, mais comme d'habitude attend qu'on vienne le chercher. Le 28 mai sous les ors de l'hôtel Continental Mitterrand, avec sa FGDS, se pose en recours. Tous les camps s'intoxiquent. Le vrai s'entremêle au faux. On parle de mouvement de troupes au large de Paris. La frange barbouzarde des gaullistes mobilise. On affirme que les membres du SAC ont déballé dans leur repaire de la rue de Solférino des armes toutes neuves. Le Ministère de l'Intérieur révèle la découverte de dépôts d'armes dans la région lyonnaise, à Nantes, dans la région parisienne, ce qui ajoute du piment à une situation déjà quasi-insurrectionnelle. Ce qui est vrai, c'est que depuis plusieurs jours certains membres de la majorité ne couchent plus chez eux. Avec Marie nous décidons de nous joindre au cortège qui se rend à Charléty.


Dans la foule : Mendès-France. Le PC et la CGT ont refusé leur soutien. Dès la mise en place du cortège, au carrefour des Gobelins, il est évident pour les organisateurs que la manifestation rencontre un vrai succès populaire. Des drapeaux rouges et noirs flottent au-dessus de la foule. Le service d'ordre de l'UNEF nous encadre. A Charléty, nous nous installons dans les gradins. "Séguy démission". André Barjonet, en rupture de ban avec la centrale lance " La révolution est possible." Geismar annonce qu'il va donner sa démission du SNESUP pour se consacrer à ses tâches politiques. Pierre Mendès-France n'a pas pris la parole. Aux accents de l'Internationale nous quittons calmement le stade. La manif est un succès mais elle nous laisse sur notre faim. Le mouvement est frappé d'impuissance et ce n'est pas la prestation de Mitterrand le lendemain qui va nous ouvrir des perspectives. A sa conférence de presse, l'un des nôtres, lui a demandé s'il trouvait " exaltante la perspective de remplacer une équipe qui n'a plus d'autorité depuis dix jours, par une équipe qui n'a plus d'autorité depuis dix ans..." Le député de la Nièvre, pincé, répliquera " je me réserve de vous montrer que vous avez peut-être parlé bien tôt et avec quelque injustice..." La suite allait prouvé que le vieux matou avait vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué.  

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