Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 00:21

Du haut de sa chaire de la Sorbonne, l'éminent professeur Pitte, un fin connaisseur des choses du vin, une référence pour l'establishment, un homme qui boit grand et bon, un écrivain du vin, partenaire privilégié du président de la Sopexa, la totale donc pour moi petit écrivaillon sans quartier de noblesse, sous-expert à la solde de ceux qui veulent tuer notre nectar (cf dessin), ce monsieur bien sous tous les rapports donc, à qui le rapport du préfet Pommel donne des démangeaisons, surtout ces p... de copeaux de chêne, tonnait grave :

"Pleurs et grincements de dents proviennent depuis longtemps du monde viticole français ou, tout au moins d'une partie de celui-ci : les représentants des vins de table, des vins de pays, des grandes appellations génériques (bordeaux, bordeaux supérieur, entre-deux-mers, côteaux-du-languedoc, beaujolais, touraine, côtes-du-rhône, etc,). Une exception : la Champagne qui ne parvient pas à satisfaire toute la demande et réclame le droit de stocker ses excédents de rendements des années "fastes" pour les années de petite récolte, au mépris de toute éthique qualitative.
Que demandent les vignerons et négociants qui geignent ? Bien entendu, comme d'habitude en France des subventions, des dégrèvements fiscaux, des prix garantis par l'Etat et versés par celui-ci, même lorsque la mévente oblige à distiller pour déstocker. Qu'importe si l'on a tout fait depuis des décennies pour augmenter les rendements (clones productifs, engrais, etc...), qu'importe si personne ne veut plus consommer certains vins sans grâce ni esprit : la solidarité de la Nation doit jouer pleinement et les contribuables doivent éponger les résultats de choix économiques absurdes que l'Etat n'a rien fait pour éviter. Sous prétexte que les coopérateurs languedociens ont le sang chaud et qu'ils descendent vite dans les rues de Béziers lorsqu'ils sont mécontents, on n'a pas poussé la logique qualitative jusqu'au bout et on a laissé en production assistées d'immenses vignobles de plaine plantés en aramon et autres médiocres cépages. Sur les 18 millions d'hl de vin que produit le Languedoc, 8,5 sont des vins de pays dont beaucoup sont d'une insigne platitude et 4 des vins de consommation courante, au-dessous de tout. Il est évidemment impossible d'obtenir du bon vin sur des sols riches et profonds, en taillant long et en récoltant 200hl/ha. "

la suite de cette brillante prose sur :
http://geoconfluences.ens-lsh.fr/doc/typespace/vin/VinScient5.htm

faites l'effort de cliquer sur ce lien et de lire et aussi de réagir un chouaïa

 

Il les habille pour l'hiver les gars du Languedoc, les coopérateurs cienbur, notre titulaire de haute chaire, sur un fond de vérités bonnes à dire tous les poncifs et les lieux communs sont en rendez-vous, bref y'a des jours où je me dis que Cohn-Bendit n'a pas fini le boulot à la Sorbonne, mais bon ça doit faire son effet dans les salons - pas ceux où on vend du vin - ceux du 6ème et autres arrondissements défavorisés de la capitale : " de la bibine ma chère, des breuvages d'une insigne platitude, au-dessous de tout, et tout ça avec nos impôts, mais que fait le gouvernement cher ami..." Moi j'y enverrai bien sous les ors et les damas, pour une dernière mission, notre "bougon des cépages", avec ses santiags, perfecto et rayban, pour mettre un peu d'animation chez les rombières et les agrégés, ça serait plus utile que les voyages en Chine, ne croyez-vous pas ? Je rigole mais j'avoue que les bras m'en tombent. C'est consternant et je suis consterné. Certains me diront qu'on n'en a rien à traire du point de vue du professeur Pitte, qu'on le laisse à son élitisme hautain, que tout ça n'est qu'une tempête dans un verre à dents. Peut-être mais ces gens là, avec les signataires de la pétition "naufrageurs du vin " donnent le la, continuent de mettre en avant une image caricaturale du monde du vin, influencent les décideurs politiques et médiatiques. Préparons-nous alors à assumer un plan de type sidérurgique pour les "pleunichards" chers au professeur Pitte. Ce n'est pas grave le "vin de négociant" se fera ailleurs, sous d'autres cieux, et ça n'empêchera pas les beaux esprits du 6ème arrondissement, les habitués de Le Divillec, les raconteurs d'histoire, de dormir...  

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 00:08

Texte retrouvé dans mes archives signé Jérome David. Reproduit tel quel, sous sa responsabilité, si des erreurs ou des approximations s'y sont glissées je laisse le soin aux spécialistes de les signaler et rectifier. Vous pouvez aussi contribuer à l'édification des foules ignares des subtilités de nos belles appellations en brodant sur ce texte...


 

Si Bordeaux et Bourgogne sont des appellations, Bordeaux est le nom d'une ville et Bourgogne est le nom d'une région. La Corse est une île qui produit aussi des vins d'appellations.


Le Premier Cru est le top de la hiérarchie bordelaise devant le Deuxième Cru. En Bourgogne c'est le Grand Cru qui tient le haut de l'échelle devant le Premier Cru. Il n'y a pas de Deuxième Cru bourguignon mais il y a des Troisièmes Crus à Bordeaux et à St Emilion les Premiers Grands Crus classés A et B, dominent un classement où le Grand Cru Classé n'arrive qu'en troisième position. Jusque là c'est logique et donc facile à retenir, surtout si vous n'êtes pas français.


L'Hermitage est à la fois une appellation de la vallée du Rhône et une colline avec une petite chapelle alors que L'Hermitage est la marque d'un vin de St Emilion proche de L'Angélus. Le Clos de l'Eglise est un Côtes de Castillon mais le clos de l'Eglise est aussi un Pomerol, tout comme le Domaine de l'Eglise et le clos du Clocher. Heureusement Figeac, Yon-Figeac, petit Figeac, La Croix Figeac, Lamarzelle Figeac et La Tour Figeac sont des St Emilion. Si Latour est un Pauillac et Le Pin un Pomerol, La Tour du Pin Figeac des Giraud-Bélivier est un St Emilion. La Tour du Pin Figeac des Moueix aussi d'ailleurs alors que le clos de Latour n'est qu'un Bordeaux supérieur. Le Moulin Rouge et Lautrec avaient mauvaise réputation mais le Moulin Rouge est un Haut-Médoc tout à fait respectable.


Le Clos des Jacobins et le Couvent des Jacobins sont des St Emilion, tout comme Canon, La Gaffelière et Canon-La-Gaffelière. Si Canon de Brem et la Croix Canon sont des Canon Fronsac, par chance Corbin, Haut Corbin, Grand Corbin, Grand Corbin Manuel, Grand Corbin-Despagne, Corbin Michotte et Croque Michotte sont tous des St Emilion. On ne présente plus Petrus mais Lafleur, La Fleur Petrus, La Fleur de Gay, Lafleur-Gazin et Gazin sont aussi des Pomerol. La Fleur de Bouard n'est pas un Pomerol mais un Lalande-de-Pomerol et Pichon Comtesse de Lalande un Pauillac. Si Lagrange est à la fois un St Julien et un Pomerol, heureusement Léoville las Cases, Léoville Poyferré, Léoville Barton et Langoa Barton sont tous des St Julien et le Clos St Julien un vin de St Emilion. La Tour d'Argent est un restaurant parisien onéreux mais la Cour d'Argent est un Bordeaux tout à fait abordable.
Sans être un cas unique, Plaisance est néanmoins un cas particulier puisque c'est à la fois un Bordeaux supérieur, un Premières Côtes de Bordeaux, un St Emilion et le nom d'une villa sans la banlieue d'Arcachon.


L'Alsace est une région française qui produit le meilleur et le pire des Riesling et Moenchberg, Muenchberg, Pfingstberg, Pfersigberg, Hatschbourg, à vos souhaits, Zinnkooepflé et Wiebelsberg sont des Grands Crus alsaciens dont les noms sont imprononçables même par de nombreux français.


Chablis, Petit Chablis et Chablis Grand Cru sont trois appellations mais Blanchot, Bougros, Les Clos, Grenouilles, Preuses, Valmur et Vaudésir sont des "climats" classés en Appellation Chablis Grand Cru par l'INAO. La Moutonne est un "climat" qui n'a pas été classé dans l'appellation Chablis Grand Cru mais qui est reconnu comme un Grand Cru de Chablis par l'INAO.


Perrières est un premier cru de Meursault qui mériterait le statut de Grand Cru mais La Perrière est un Premier Cru de Gevrey-Chambertin qui ne mérite pas son classement. Par chance, le clos des Perrières est un premier cru de Meursault qui mérite bien son rang. Corton, Charlemagne et Corton-Charlemagne sont trois appellations bien distinctes mais Charlemagne et Corton-Charlemagne ne produisent que des blancs. Si un Charlemagne peut aussi revendiquer l'appellation Corton-Charlemagne, l'inverse n'est pas vrai. Heureusement le Corton n'est pas une appellation mais un "climat" au sein de l'appellation Corton, qui, elle, produit à la fois du blanc et du rouge.


En dépit des apparence, le Grand Echezeaux n'est pas supérieur à l'Echezeaux puisque les deux sont des Grands Crus d'Appellation d'Origine Contrôlée, tout comme la Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant et la Romanée. Cependant, La Romanée, est aussi un Premier Cru d'Appellation Communale Gevrey-Chambertin. Par chance, Chapelle-Chambertin est un Grand Cru d'Appellation d'Origine Contrôlée et Petite-Chapelle est un Premier Cru d'Appellation Communale Gevrey-Chambertin.


N'oubliez pas que les Côtes de Bourg, Côtes de Francs, Côtes de Blaye et Côtes de Castillon sont des appellations bordelaises, que le Côte de Beaune et la Côte de Nuits sont les deux secteurs qui composent la Côte d'Or en Bourgogne, que Côte Rôtie est à la fois une appellation de la vallée du Rhône et le nom d'un Premier Cru Bourguignon de Morey-Saint-Denis, que la Côte de Boeuf est une appellation très commune pour un restaurant en Champagne, que Cailleret est un blanc d'appellation Chassagne-Montrachet, Le Cailleret un blanc d'appellation Puligny-Montrachet et Les Caillerets un Volnay rouge qui tire parfois sur le rosé.


Heureusement pour le consommateur, Cheval Blanc est un vin rouge, Rolland Maillet un St Emilion et Michel Rolland un oenologue à Pomerol.


No comment

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 00:19
Piéger l'amour par un entêtant parfum de phéromones, jeter la confusion dans les ébats sexuels, priver les amants d'une nuit de l'accouplement, mais jusqu'où les chercheurs iront-ils ? Ceux de l'INRA de Bordeaux développent la technique de la confusion sexuelle en utilisant le langage olfactif des papillons de nuit. En effet, les femelles produisent des odeurs spécifiques (phéromones sexuelles) qui attirent les mâles pour l'accouplement. La méthode de l'INRA consiste à poser, dans le vignoble, sous de charmantes petites tentes suspendues, une grande quantité de diffuseurs artificiels (500 par ha) qui répandent des phéromones artificielles en grande quantité. Ainsi les mâles n'arrivent plus à localiser les femelles dans ces fragrances trompeuses. Plus d'accouplement donc plus de reproduction : CQFD. Les initiateurs font toutefois remarquer, qu'en dépit de son efficacité, cette technique est chère et utilisable uniquement sur des zones d'au moins 10 hectares. Les little sont pas toujours beautiful... 
Le cuivre et la bio ?

La surface cultivée en viticulture biologique de raisins de cuve est toujours en progression en France. Ce mode de culture est pourtant aussi exposé aux maladies et aux ravageurs que la culture conventionnelle. le nombre de traitements est souvent encore plus important car les produits biologiques sont moins puissants. Des solutions de traitements contre ces bio-agresseurs existent dans les cahiers des charges biologiques, mais les solutions contre les maladies principales ne sont pas toujours très "bio" et pas toujours "logiques". Prenons l'exemple du produit phytosanitaire "biologique" le plus utilisé : le cuivre. Malgré son origine "naturelle", son utilisation fréquente (en bio, comme en conventionnel) et à des doses importantes est responsable de contaminations des sols viticoles avec des quantités parfois très importantes de ce métal lourd. Des concentrations de 200 ppm (mg par kg de sol) sont courantes (soit un à plusieurs tonnes de cuivre par ha). Il n'y a aucune méthode efficace pour dépolluer ces sols. Ces concentrations importantes ont un effet très négatif sur la biodiversité botanique et faunistique du sol car la majorité des organismes y est très sensible. La règlementation impose aujourd'hui des réductions substantielles du cuivre."

 

Cet extrait et les infos de cette chronique sont tirés d'un article Vers une viticulture sans pesticides de Maarten van Helden chercheur à l'UMR santé végétale à l'ENITA de Bordeaux publié dans L'écologiste de décembre-mars 2007 N°21;


L'auteur, y aborde, l'une des questions qui fâchent, en écrivant " La culture de la vigne est aujourd'hui encore très consommatrice de produits phytosanitaires. pour un produit "de luxe" comme le vin, très appréciable mais certainement pas "indispensable" pour notre existence, il est difficilement acceptable que cette culture consomme aujourd'hui environ 20% des volumes de produits phytosanitaires sur à peine 4% de la SAU française. Si cette forte consommation ne pose pas de problème majeur pour les consommateurs de vin, car très peu de résidus sont détectables (hormis le cuivre) elle pose des problèmes de santé pour le vigneron et ses ouvriers (qui sont le plus exposés aux produits de traitement) et pour l'environnement (sol, eau, air). Elle nuit à l'image de santé, fréquemment associée au vin".


Je sens que ça va bouillir ! L'intégralité de l'article, qui je le précise n'a rien d'ayatollesque, bien au contraire d'une grande honnêteté intellectuelle, est à votre disposition ou vous reporter au numéro de l'écologiste cité ci-dessus.

 

Partager cet article
Repost0
23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 00:03

Dans le débat politique, lorsqu'on est à cours d'arguments, il est de bon ton de disqualifier les gens d'en face en les accusant de pratiquer la langue de bois ; de bois mort bien sûr, du sapin dont on fait l'ultime boîte des moins que rien. Mais de quoi est donc faite la langue de ceux qui disent pratiquer un parler vivant ? De viande sans doute, fraîche disent-ils, mais pas forcément de qualité. Pour ma part je préfère le bois à la viande, c'est écologique, vivant aussi, ça vieilli bien, ça se patine, on y retrouve la trace du passé. Tout ça pour vous dire que deux autres formes de langue : la langue de béton et la novlangue, sont des nouveaux produits très en vogue sûr le marché du je me fous de votre gueule, avec aplomb, sourire, bonne conscience, impudeur. Plus c'est gros, lourd, mais enrobé dans du papier de soie, plus ça passe et, les troupes et autres thuriféraires, de reprendre le nouveau refrain. Le chef à dit, donc le troupeau suit.

L'exhumation, au bout de 6 années de petites manoeuvres, d'arguments frelatés, de slogans badigeonnés nuitâment sur les murs des caves et autres pratiques post-soviétiques, du concept de " Vin des Vignobles de France " pour le traduire en termes règlementaires, a donné lieu a un concert gratuit de langue de béton teinté de novlangue pour ceux qui veulent faire jeunes. Je dois vous avouer que de lire les déclarations de ceux qui, à la manière des généraux d'opérettes, couverts de médailles gagnées sur des champs de bataille imaginaires, s'attribuent des succès qui ne sont que la résultante de l'évolution naturelle du marché, m'a fait penser à un absent, celui qui dans les années 80, contre ses pairs du négoce, dans la réprobation de son environnement régional, a innové. D'autres que lui ont, par effet d'aubaine, récolté les fruits de son combat. Salut Bob, nous on n'oublie pas ! Ces hauts dignitaires sont saisis du syndrôme bordelais, qui rappellons-le consiste à croire qu'on peut être un vignoble global, généraliste, sans en assumer les contraintes et surtout en pensant que la production peut dicter ses conditions à tous les segments du marché.

La palme de la langue de béton doit cependant être attribuée à tous ceux qui, drapés dans la défense de leur belle région, accusent le pouvoir central, ce Paris des technocrates honnis, d'avoir imposé son diktat, de piétiner la volonté de la base, et bien sûr de briser la révolution qualitative. Permettez-moi de poser quelques questions naïves ?
- où les adversaires du projet " Vignobles de France " le bloquaient-ils ? A la préfecture de Région sans nul doute...
- où doit-on arbitrer les divergences entre les bassins de production ?
- qui sont les 3 plus grands metteurs en marché du plus grand vin de pays de cépages et où est situé leur siège social ?
- quand on fait un peu mieux que ceux qui ont tout faux est-ce que pour autant on peut qualifier le résultat de réussite ?
- pourrait-on m'expliquer le principe des vases communiquants ?  

- comment mesure-t-on la représentativité économique de ceux qui disent s'exprimer au nom d'une entité régionale définie comme une quasi entreprise commerciale ?

Ceci étant écrit, soyons clair : si " Vignobles de France " n'est qu'une catégorie juridique supplémentaire, non fondée sur un contrat entre ceux qui détiennent la ressource et ceux qui se veulent des bâtisseurs de marques ; si elle n'est pas une nouvelle donne fondée sur la rigueur d'un process " industriel" ; si les parties en présence ne tiennent pas compte de la nouvelle structure de la valeur ajoutée pour enclencher un processus gagnant-gagnant ; si chacun y va de son petit bidouillage, de ses arrangements avec la qualité des assemblages, de tout ce qui a plombé les AOC génériques ; eh bien ce sera l'échec au bout de la route. Une nouvelle occasion de perdue et ce ne sont pas les " on vous l'avait bien dit " des détenteurs de fauteuils présidentiels qui consoleront ceux qui auront du fermer boutique. 

Si ça vous chante allez donc sur le site Mon beau béton www.monbeaubeton.com/ pour découvrir le design en béton : des boutons de manchette en béton (je ne plaisante pas, des enceintes pour votre chaîne hi-fi... etc alors pourquoi ne pas proposer aux créateurs branchés dans le cadre de leur exposition La vie en rose (c'est pas de ma faute) une langue de béton...

Pour le pique-nique ça commence à arriver sur lepiknik-demonik2007@hotmail.fr et même sur mon téléphone. 06 80 17 78 25 Les guichets sont ouverts. Ne soyez pas timides, lancez-vous chers lecteurs, profitez de la toile pour initier un évènement original par le bouche à oreille. A bientôt... 

      

Partager cet article
Repost0
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 00:08

 

En dépit d'un thermomètre s'adonnant à des températures élevées pour la saison, vous me direz que ce n'est pas vraiment une bonne période pour le pique-nique, bien que dans le South of France c'est de l'ordre du possible. J'en conviens mais ce matin, comme l'occasion fait le larron, profitant de cette bouteille achetée, au hasard de mes périgrinations, du côté du marché St Honoré (ouvrez le message ya de belles photos), je vous fais une petite piqure de rappel chers vous qui me reprochiez, il y a quelques temps, que notre club " Sans Interdit " ne vous proposait pas beaucoup de grain à moudre.

Notre invitation à venir vous joindre à nous pour concevoir, développer, promouvoir un évènement mobilisateur de tous ceux qui font, vendent, aiment le vin est l'occasion de passer à l'acte, de sortir de la déprime ambiante, d'aller au delà des mots, d'agir en direction de ceux qui sont ou feront l'avenir de notre divin nectar. Allez ne soyez pas timides, à vos souris : lepiknik-demonik2007@hotmail.fr ou précipitez-vous sur votre téléphone 06 80 17 78 25 vous serez bien accueilli... Bonne semaine à tous.


J'ai ouvert la bouteille hier, ça se laisse boire, et avec un saucisson beurre le cul sur l'herbe je pense que ce serait encore meilleur...

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 00:32

Aussi bizarre que ça puisse paraître, moi qui était né à quelques kilomètres de la mer je n'avais jamais quitté la terre ferme sur un quelconque bateau. L'avion, n'en parlons pas,  en ces années-là voyager était un luxe. A l'embarcadère de Fromentine, face à l'ïle de Noirmoutier, je découvrais notre navire propret, tout blanc, " la Vendée ". Les marins y embarquaient victuailles et fournitures entassées sur des palettes. Ils chargeaient aussi quelques voitures. Sur la jetée de bois, tout un petit monde de vacanciers, d'îliens, de passagers d'un jour se pressaient. Tout était allé si vite, je n'en revenais pas. Ma croyance dans les fenêtres ouvertes par le hasard se renforçait. Au téléphone avec Marie j'étais resté évasif, lui faire la surprise, aller la cueillir à son arrivée à Port-Joinville serait un vrai bonheur. Pour l'heure je me laissais aller à imaginer l'accueil de celui que je devais assister. D'une manière très étrange nous n'avions eu aucun contact. Au téléphone c'était son père, médecin de l'île, retraité, qui m'avait sondé. Plus exactement, l'homme, policé et courtois, m'expliquait que Jean, son fils, avait besoin d'une sorte de tuteur. Quelqu'un qui tienne les comptes, fasse les courses, la cuisine, assure en gros l'intendance générale du magasin de brocante de la Ferme des 3 Moulins. De prime abord étonné c'est avec un réel enthousiasme que j'avais accepté les conditions proposées.

Mon arrivée à Port-Joinville, sous un ciel si bleu, un air tendre et des bouffées de senteurs fortes, restera pour moi l'un des moments forts de ma vie. Jean Neveu-Derotrie était le sosie de Jacques Tati sans l'imperméable. Sa garde-robe se résumait en trois pantalons de tergal gris, deux chemises nylon blanches et une paire de sandales de plastic blanc. Mèche sur les yeux, pipe éteinte au bec, flanqué de son chien, appuyé aux ridelles d'une camionette C4 il me tendait une main ferme et chaleureuse. L'homme était merveilleusement loufoque, cultivé. Au bar de la marine il me comptait son histoire de rejeton d'une famille où l'on était médecin ou dentiste. Lui s'était fait visiteur médical. Il sillonnait la France en fourgonnette J7 pour placer des matelas anti-escarts dans les hopitaux et chiner toutes les vieilleries qui lui tombait sous la main. Militant au PSU, pacifiste, son sens des affaires consistaient à savoir acheter. L'argent ne représentait rien pour lui. Un vieux Rouen, une commode Régence ou un homme debout marqueté, ça lui parlait, ça le faisait bander. Capable des pires manoeuvres pour acquérir le meuble ou l'objet sur lequel il avait jeté son dévolu il se fichait ensuite pas mal de vendre. Jean n'aimait rien tant que de voir son magasin empli de belles choses. C'était un esthète, un pur esprit, notre accord fut instinctif, immédiat. Sans parole.

Les marins l'appellaient le " marchand de vermoulu " et se faisaient un devoir de lui faire prendre, à chacune de ses sorties, une muflée. Mon baptême du feu se révéla redoutable. Après les bières nous étions passés au pastis et, sans nous avoir mis une quelconque nourriture sous la dent, l'heure du Cognac sonnait. Je pratiquais, autant que je le pouvais, la politique du verre plein sans toutefois pouvoir éviter d'en descendre quelques-uns. Jean semblait imperturbable. Droit, rallumant ostensiblement sa pipe toujours éteinte, dans le brouhaha, il me narrait sa "guerre d'Algérie" comme infirmier. Achille, le chien, me fixait de ses yeux tendres. Tous les deux nous allions aussi former une belle paire d'amis. On m'observait. Soumis au rite initiatique d'admission dans le cercle restreint des gus capables de marcher droit après une poignée d'heures passées à écluser sec je devais triompher. Aux alentours de minuit, avec la raideur hésitante de ceux qui sont pleins comme des huîtres mais qui veulent encore porter beau, Jean et moi, côte à côte, sans nous porter secours mutuel, quittions le bar en saluant les derniers piliers de bistrot. La C4 nous mena sans encombres jusqu'à la Ferme des 3 Moulins.

Pensez-y : lepiknik-demonik2007@hotmail.fr ou le 06 80 17 78 25 pour un grand mouvement ludique autour de notre produit. Créons des liens ! A vos souris chers lecteurs...

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 00:04

L'ordre régnait à nouveau. Le pouvoir n'était plus à prendre. A la Sorbonne le comité d'organisation décidait de chasser les "Katangais" et de fermer les portes pour quarante-huit heures ; y'avait beaucoup de détritus. Daniel Cohn-Bendit, convoyé par Marie-France Pisier, rentrait en Allemagne avant que le pouvoir ne prononce la dissolution de plusieurs organisations gauchistes. Le 16 juin, la Sorbonne capitulait sans heurt. Le 17 juin, les chaînes de Renault redémarraient. Le 30 juin, au second tour des législatives, c'est un raz-de-marée, les gaullistes et leurs alliés obtenaient 358 des 465 sièges de l'Assemblée Nationale. Nous à Nantes, forts du sérieux de notre organisation, face à des caciques revigorés, nous sauvions les meubles. Ici, le vent de mai, laissera des traces durables, aussi bien chez les paysans, que dans les organisations ouvrières et politiques : la deuxième gauche allait prendre d'assaut le Grand d'Ouest et investir la plupart des places fortes d'une démocratie chrétienne à bout de souffle et incapable d'influencer son camp : Nantes, Rennes, La Roche sur Yon, Brest, Lorient viendraient s'ajouter au fief de St Brieuc.

Mon parcours d'avant-mai me valut d'être exempté de tout examen. C'est Hévin qui me l'apprit. Mon premier mouvement fut de refuser. " Evitez la bravoure Benoît, en septembre ça va être un véritable carnage. Vous avez été le témoin de leur lâcheté, ils ne vous le pardonneront pas. Examen ou pas, quelle importance pour vous, ça n'est pas du favoritisme mais l'application pure et simple de l'accord conclu. Partez en vacances ! On aura besoin de vous l'année prochaine pour tenir le choc de l'onde en retour..." me dit-il en me prenant par le bras. Marie, consultée, abonda dans le même sens. En quittant la Fac, je me sentais vidé, sans ressort. Qu'allais-je faire de ces longues vacances ? J'étais raide. Depuis plus d'un mois je n'avais pas mis les pieds ni chez mes curés, ni chez ma vieille logeuse, il me fallait aller apurer mes comptes. Mon arrivée à l'Institut Richelieu, alors que les élèves sortaient du réfectoire, déclencha un mouvement étrange. On fit cercle autour de moi, des jeunes et des profs : " alors raconte-nous ? " me dit un grand boutonneux de Terminale. Le tutoiement, un silence attentif, du respect dans leurs regards, autant de marques de la reconnaissance de mon nouveau statut d'ancien combattant de mai. A l'étage du Père Supérieur, l'accueil fut plus protocolaire, avec jusque ce qu'il faut d'ironie moqueuse, on me règla mon solde de tout compte sans discuter. Ma logeuse, elle, faillit avaler son dentier. Je fis mon balluchon en silence et la laissai en plan sans autre forme de procès.

Restait pour moi à faire un retour au pays. Voir mes parents. Au Conti, avant mon départ, Marie me pressait " allez, soit pas fier, viens avec moi à l'Ile d'Yeu..." Je haussai les épaules sans répondre. " Alors on ne va pas se voir pendant deux mois ? " Elle tapait là où ça faisait mal. Je me regimbais.  " T'en fais pas, je vais me débrouiller. Je t'appelle ce soir..." Aux Sorinières, le pouce levé, je regrettais ce départ précipité. Le stop marchait encore. A la maison on me ne posa pas de questions. Maman trouvait que j'avais maigri. Le clan des femmes s'activa pour me faire festin. Papa, pour la première fois, me parla politique. Notre première proximité. La mémé Marie, qui elle avait tout compris, interrompant son rosaire, me dit " elle est doit être jolie cette petite..." En lui montrant une photo de Marie je lui fis remarquer que maintenant j'avais deux Marie dans ma vie. Dans l'après-midi, le docteur Lory vint délivrer l'ordonnance de calmants pour le dos de la tante Valentine. C'était un type froid, avare de mots. Pourtant, ce jour-là, aimable, il me demandait " tu fais quoi de tes vacances ? " Ma réponse évasive me valait une proposition qui me laissait pantois " Mon cousin, Jean Neveu-Derotrie, brocanteur, cherche, disons un homme à tout faire, pour l'aider. Deux mois à l'Ile d'Yeu ça te dirais ? "

Simple rappel : le club Sans Interdit se mobilise pour organiser le pique-nique de la convivialité, rejoignez-nous pour réfléchir à cet évènement : lepiknik-demonik2007@hotmail.fr ou 06 80 17 78 25 c'est mon téléphone... Agissons ensemble pour mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes... 

           

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 00:01

" En juillet dernier, rue du Pas-de-la-Mule, j'ai assisté au départ de trois autobus de TCRP (Transports en Commun de la Région Parisienne) remplis de familles juives que des agents avaient tirés de leurs logements. Incroyable ! Sur le trottoir était parqué un dernier ramassage en attente d'un prochain transport. Je connaissais de vue presque tout le monde, puisque nous vivons dans le même quartier. Une femme, qui avait servi de remplaçante à la concierge pendant les vacances, me fit signe d'approcher. " Emmenez ma petite fille, madame. avec vous elle n'aura pas peur de me quitter. Je ne veux pas qu'elle connaisse ce que je pressens qui nous conduira vers la mort. " L'enfant ma prit la main et me suivit à la maison.
- Vous avez pris une grosse responsabilité, et aussi un grand risque, lui dis-je.
- Mais, répondit-elle, je ne pouvais pas faire autrement.
Mon amie, arrivée entre temps, ajouta : " Ca allait de soi."

Ceci est l'histoire de Madame Collin et de sa fille institutrice, relatée par Lucie Aubrac.

La photo ci-dessus est celle de Daniel Trocmé, le cousin du pasteur Trocmé, l'une des 19 victimes de la rafle de la maison des Roches, mort au camp de Maïdanek en avril 1944

" Ca allait de soi..." phrase d'une simplicité lumineuse, expression du courage anonyme des gens de peu. Moi, enfant de l'après-guerre, très tôt, la période grise du régime de Vichy, absente des livres d'histoire, ce temps de la collaboration, des délateurs, mais aussi de la résistance, me troublait au plus profond. Aurais-je saisi cette main ? ou comme le montrait si bien le film document d'Harris et Sédouy " Le chagrin et la pitié " me serais-je réfugié dans un attentisme frileux comme la grande majorité de nos concitoyens ?

Le courage est la vertu du commencement nous dit Jankélévitch. " Or commencer - commencer de lutter, commencer de résister - non seulement ne va pas de soi, mais peut aller aussi contre soi-même, malgré soi. Malgré la peur, malgré l'inertie, malgré ce qui nous permet et pousse aux douces lâchetés, aux serviles abandons..." écrit Michel Klein dans la préface du numéro d'Autrement Le courage février 1992. Nous les enfants de la paix, retrouvons humilité et modestie face au courage des humbles, tous ces " justes parmi les nations ", reconnus ou anonymes. Inclinons nous face au courage du pasteur Trocmé répondant au préfet qui lui annonçait un recensement des juifs sur le plateau de Chambon : " Nous ignorons ce qu'est un juif, nous ne connaissons que des hommes ". Avec lui, tout le village de Chambon-sur-Lignon et ses alentours a sauvé des milliers de juifs de la déportation et de la mort. Honneur à eux ! Je me sens tout petit.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 00:37

Vous souvenez-vous du télégramme d'Yves Montand avec Simone Signoret en dame du téléphone ? C'est bien vieux me direz-vous : 1950. Ce fut un tube radiophonique. C'est tombé dans la trappe de l'oubli... Et pourtant, c'était un bijou. C'est toujours un bijou. Si vous souhaitez soit le  découvrir ou, pour les plus anciens d'entre vous, le redécouvrir clicquez sur  ce lien :
 www.paroles.net/chansons/22419htm 
Pour la version sonore c'est dans le volume 2 du coffret " Yves Montand les 100 plus belles chansons " chez Mercury novembre 2006.

Mon télégramme à moi, ce matin, est moins poétique, mais j'espère qu'il trouvera un écho favorable et enthousiaste parmi ceux d'entre vous, chers lecteurs, chaque jour plus nombreux, mais un petit peu mou du clic, qui trouvent que les éminences grises de Sans Interdit, dans leurs hautes sphères parisiennes, n'étaient pas jusqu'à présent très partageuses de leurs réflexions.  

Sans Interdit réuni le 17/01 aux aurores dans un troquet  du côté de la gare St Lazare - stop - Assises de la Convivialité comme casse-croûte - stop - Cherchons personnes intéressées pour bosser sur le projet pique-nique et plus si affinités - stop - Si vous vous sentez concernés - stop - D'abord souriez - stop - Ensuite vite à vos claviers - stop - Merci de nous communiquer vos coordonnées - stop - Remue-méninges assuré - stop - On se fait une petite bouffe après - stop - à vous lire - stop - vous voir,- stop - vous entendre - stop - On vous fait la bise - stop - à plus - stop - amitiés -

signé : les conjurés de la convialité (06 80 17 78 25 ou contact au bas de ce blog noyé dans le fond rouge en tout petit)

Je viens de créer une adresse spécifique pour l'opération : lepiknik-demonik2007@hotmail.com  vous pouvez l'utiliser pour me communiquer vos coordonnées ou commentaires... A vous lire. Merci.

 


Partager cet article
Repost0
17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 00:31

 

Dans mon pays, la belotte était l'apanage des gars du bourg, l'aluette un jeu de paysans. Comme la Mothe-Achard était un gros bourg de commerçants, et comme un commerçant c'est quelqu'un qui veut être bien avec tout le monde, les concours de cartes organisés pour remplir les caisses des pompiers, des anciens d'AFN ou de la Vaillante Mothaise, étaient toujours mixtes. Ma génération considérait le bistro et les jeux de cartes comme des trucs de vieux. Nous préférions courir les filles. Quand nous nous alignions dans les concours, officiellement pour nous fendre la gueule, c'était l'aluette que nous choisissions. Pour deux raisons, d'abord parce que nous y retrouvions les figures les plus emblématiques du pays - des tronches en général affublés de sobriquets savoureux : Bite au dos, Lucien dit le Caïphe, Morisset dit Cécette, Romain dit Maës... -ensuite, parce qu'à l'aluette on joue à la parlante (voir § 3)et qu'on se fait des signes. Y'avait donc une ambiance pagnolesque, l'accent en moins. Du côté jaja, on barbottait dans l'infâme et le toxique.


Vous allez me dire, l'aluette ce n'est qu'un jeu de cartes parmi d'autres. Détrompez-vous, les 48 cartes de luette sont héritées des Maures et leur symbolique est très intéressante.

 

Elles sont divisées en 4 séries de 12 cartes :


- les bâtons ou massues représentant les paysans
- les deniers (pièces de monnaie) représentant les marchands
- les épées représentant les nobles
- les coupes ou calices représentant les prêtres.
(chaque série comprend as, roi, cavalière,valet, pas de 10 et la bigaille 9,8,7,6,5,4,3 à l'exception des cartes d'aluette et de double)


Les cartes d'aluette:


le 3 de "denier" dit Monsieur
le 3 de "coupe" dit La grande Dame
le 2 de "denier" dit Le Borgne
le 2 de "coupe" dit La Vache
 

Les cartes de double :


le 9 de "coupe" dit le Grand neuf
le 9 de "denier" dit le petit neuf
le 2 de "bâton" dit deux de chêne ou la balançoire
le 2 d' "épée" dit le deux d'écrit

le 5 de denier dit Bise-dur est très populaire bien qu'il n'ait aucune valeur particulière.

 

Cette énumération, en dehors des noms, montre la hiérarchie sociale des inventeurs du jeu : les marchands ont 3 cartes maîtresses, dont la plus importante ; les prêtres aussi, mais ils n'ont que la seconde carte maîtresse, les paysans et les nobles doivent se contenter d'une carte en 7 et 8 ème position. Pour la règle allez sur le net si ça vous intéresse.


Moi ce matin c'est de vous offrir une petite tranche sonore de ce jeu de bandits  www.arteradio.com/son.html?2163 Cliquez sur ce lien et écoutez bien, ça ne dure que 2mn15 et vous entendrez aussi des petits chocs qui vous réjouiront le coeur. Dans ce jeu, ce qui compte c'est la bande sonore liée au fait que si la partie se joue par couple, l'un des deux partenaires, celui qui estime avoir la meilleure donne, commande le jeu. Pendant qu'on s'échange des signes, fusent des "oui j'y suis mais au dessus de la dessus" et "deux fois en dessous de la dessous", ça y va sec, et quand la partie commence ce sont des : viens à moi tout petit, file tes belles, fait pourri (couvrir avec une carte de même valeur pour qu'il n'y ai pas de plis)... Cette dernière stratégie, en général, prépare le plus beau coup du jeu "faire mordienne" c'est-à-dire gagner en remportant les dernières levées sans avoir amassé de plis auparavent et sans qu'un des derniers plis ait été pourri. On l'annonce à son partenaire en se mordant les lèvres. On empoche deux points.


Si je vous parle de ce jeu de bandits venu comme il l'est dit dans la bande sonore, par la mer, le port de la Chaume aux Sables d'Olonne, des mauresques, c'est pour rappeler à certains en Vendée même, le Vicomte pour être précis, pronant la fermeture de nos frontières, le repli sur soi, que nous sommes des gens de sangs mêlés, des métèques et que, pour ma part, j'en suis fier car j'en suis.


 

 

 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents