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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 06:00
Les big laitiers nous ont fait le coup de la pénurie de beurre, normal c’est le beurre et l’argent du beurre comme dirait Emmanuel Besnier

Ça doit chauffer dur à Laval chez Lactalis, le jeune Emmanuel Besnier, l'Howard Hughes du fromage, qui n’aime pas se faire photographier, doit être furax  de la tournure que prend l’affaire des laits infantiles contaminés.

 

Cette maison a un goût immodéré du secret, elle n’aime pas qu’on vienne mettre son nez dans ses affaires, sa ligne de défense : nous sommes les plus fort, les plus professionnels, circulez y’a rien à voir !

 

À la tête de Lactalis, Emmanuel Besnier : pour vivre riche, vivons caché 

 

Dans ma vie antérieure j’ai fréquenté papa Besnier, Michel, avec qui j’ai eu des relations musclées lors de la faillite de l’Union Laitière Normande. Il voulait faire main basse sur le lait normand, passer en force, jusqu’à la dernière minute il ne lâcha rien. Son grand rival, le discret, l’ex-séminariste, Jean-Noël Bongrain, l'homme du Caprice des Dieux, du Boursin et autres spécialités fromagères, l'homme des marques, fondateur et patron du groupe laitier éponyme créé dans une petite laiterie de Haute-Marne, va emporter le morceau.

 

Cette partie de bras de fer perdue me valut de sa part une forme de « respect » et je dus, une fois par mois, dîner en sa compagnie et celle de Jean Pinchon, alors président de la Société des Caves de Roquefort. Ce dernier alimentait la conversation. Je n’étais pas dupe de ces attentions, le père Michel lorgnait sur ce joyau et voulait m’amadouer. L’affaire était bien différente, les pouvoirs publics ne détenaient pas les clés, c’est le Crédit Agricole qui fera basculer cette société dans son escarcelle en dépit de notre opposition.

 

Bref, de ces dîners je ne garde qu’un seul souvenir : la cérémonie du plateau de fromages où Michel Besnier officiait. Je n’ai jamais mangé autant de fromages qu’à ce moment-là.

 

Michel Besnier était comme son père André, un fromager et son génie fut de rassembler sous l’étendard Président ses joyaux de l’époque : le camembert et le beurre.

 

Tout ça pour vous dire que l’affaire de la pénurie de beurre ne fut que le énième épisode de la guerre des gros beurriers, Lactalis en tête, contre la GD, Leclerc tout particulièrement.

 

En 2011, Leclerc ayant refusé les hausses de prix demandées, Lactalis a cessé de livrer ses supermarchés pendant près d’un an ! Après avoir montré les muscles, les Besnier ont néanmoins fini par signer la paix des braves.

 

« Il y a une forme de blocage entre les transformateurs et les distributeurs. Je ne peux être que contre cette guerre des prix » dixit le Travert qui a toujours du retard à l’allumage.

 

« À la fois conjoncturelle et structurelle, cette crise du beurre n’est qu’une nouvelle manifestation de la crise plus profonde que connaît la filière laitière en France depuis la fin des quotas laitiers européens, qui permettait de réguler à la fois les volumes et les prix », souligne de son côté Xavier Hollandts, professeur à la Kedge Business School.

 

Le cours du beurre s’est envolé sous l’effet d’une demande mondiale, notamment en Asie, qui progresse en moyenne de 2,5 % par an. Tiré par les marchés émergents, le prix du beurre est ainsi passé de 2 500 € à 6 500 € la tonne entre avril 2016 et octobre 2017.

 

« D’où la demande des industriels de revoir à la hausse des prix fixés en février dernier. Ce que la grande distribution française se refuse à faire, au contraire de ce qui s’est passé en Allemagne où le prix de la plaquette en rayon a augmenté de 100 % à 150 %. Dans ces conditions, les groupes laitiers français se tournent tout naturellement vers les marchés exports, plus rémunérateurs », explique Xavier Hollandts.

 

Moi je n’ai jamais manqué de beurre car mon beurre je l’achète là où il faut l’acheter c’est-à-dire loin des marques et de la GD.

 

 

C’est dans mon ADN de natif du Bourg-Pailler où le matin je m’éveillais au son de la sonnette de l’écrémeuse que moulinait la tante Valentine dans la souillarde. Dans le grand tarrasson de grès la crème mousseuse s’épandait pendant que le petit lait s’évacuait dans un seau. Dès qu’elle se serait refroidie la crème recevait une poignée de gros sel et la tante Valentine allait, dans sa dorne, la baratter à la main. C’était lent. Tout à la fin elle plaçait la motte de beurre dans un moule en bois ovale dont une face était évidée en forme de fleur.

 

 

C’est avec ce beurre que j’ai grandi en âge et en sagesse alors pourquoi irais-je arrondir la pelote de ces gros beurriers qui veulent le beurre et l’argent du beurre ?

 

 

Pourquoi voulons-nous le beurre et l'argent du beurre?

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:00
La bistronomie bascule d’1 économie de l’offre à celle de la demande : « Les clients sont devenus plus exigeants, ils ont plus d’éléments de comparaison », Bertrand Grébaut Septime.

La bistronomie s’essouffle, concurrence pléthorique oblige !

 

Elvire von Bardeleben dans le Monde pose la bonne question mais je ne suis pas sûr qu’elle y donne les bonnes réponses.

 

En effet, comme trop souvent chez les journalistes parisiennes ou parisiens, elle ne tend son micro qu’aux chefs star de la bistronomie.

 

Normal, me direz-vous, ce sont eux, Yves Camdeborde,  Inaki Aizpitarte, Bertrand Grébaut, Pierre Jancou, Sven Chartier, Giovanni Passerini…,  qui ont qui ont permis l’érection du concept…

 

Le concept en notre temps post-moderne c’est la pierre philosophale qui transforme le plomb en or.

 

 « Concept né dans les années 1990 de la contraction des mots « bistrot » et « gastronomie ». Le principe : les chefs, souvent formés dans des établissements prestigieux, ouvrent un restaurant plutôt accessible en prix. Les bistronomes mettent le paquet sur l’assiette, inventive, composée avec soin et élaborée avec des produits d’excellente qualité – pour compenser, le décor et le confort sont souvent minimalistes. La plupart des restaurants n’ont pas de carte, mais un menu unique (aussi appelé « carte blanche »), où le chef improvise selon son inspiration cinq, six ou sept plats. Souvent, leur contenu n’est dévoilé qu’à table, lors de longues explications de la part du serveur qui raconte d’où viennent les produits, comment ils ont été cuisinés et dans quel but. »

 

Mais plus encore qu’au temps de la Nouvelle Cuisine, tout s’accélère, le nouveau vieilli vite, les concepts comme la pile Wonder, s’usent parce que l’on s’en sert, trop !

 

« Il faut se réinventer, passer à l’étape suivante. » lâche d’entrée Bertrand Grébaut de l’emblématique Septime, où il faut subir un parcours du combattant pour espérer une table.

 

Vertige des sommets, lassitude, le champ des possibles n’est pas infini. « Je ne sais pas encore ce qu’on va faire. On pourrait nourrir beaucoup de monde, ouvrir sept jours sur sept et être très abordable. Ou décider que Septime devient 100 % végétarien. Quoi qu’on choisisse de faire, on le fera d’ici deux ans. »

 

 

Pierre Jancou, multirécidiviste, La Crèmerie, Vivant, Heimat, Achille… met le doigt là où ça fait mal  « Forcément, la formule a fait des émules, dans la capitale puis en Province. Certains ont copié, tantôt avec succès, tantôt sans se donner les moyens de leurs ambitions. « Paris a un style qui a fait école : un super décor, toujours un peu brut, de la ferraille, des vieilles tomettes et de la pierre à nu. Une cuisine axée sur le produit et des vins nature. Le revers de la médaille, c’est le manque d’originalité, les mêmes fournisseurs, la même mode de tout cramer au chalumeau ».

 

Il a mis les voiles pour aller  se réfugier dans son Diois « Je n’ai plus grand-chose à raconter à Paris, je ne vois pas comment apporter quelque chose d’original. Tout y est devenu moins convivial et tellement pointu. J’ai envie de faire la cuisine à des gens normaux », rigole-t-il.

 

Happé par le succès, l’anticonformisme des pères fondateurs s’est dilué, codifié, rigidifié, pour n’être plus chez certains qu’un conformisme de plus dans un univers moutonnier qui prend, jette, se lasse vite.

 

En fait, on assiste dans l’univers de la bistronomie à un phénomène classique dans une économie hyperconcurrentielle : dans premier temps floraison des entreprises, deuxième temps une hiérarchie s’installe chez les consommateurs – peu aidés par la nullité de la critique qui encense tout le monde, c’est le bouche à oreille du net surtout – enfin arrive le temps du tri, de la chute des moins bien gérés, de ceux qui n’ont pas su ou pu s’imposer.

 

 

Bertrand Grébaut, en est bien conscient la multiplicité de l’offre a aiguisé les attentes des clients : « Ils sont devenus plus exigeants, ils ont plus d’éléments de comparaison. Aujourd’hui, presse et clients te tombent dessus dès le premier jour. Il y a sept ans, on laissait aux restaurants le temps de s’installer ».

 

Le voilà qui revient en force : LE CLIENT !

 

Pour ma part, qui ne suis qu’un cochon de payant à la différence de ceux qui vivent sur la bête, je considère que dans le monde des bistronomes un chef va dans le bon sens, c’est Giovanni Passerini.

 

Je le suis depuis qu’il s’est installé rue Traversière, je déjeune au bar tous les mercredis.

 

Il a rétabli la carte parce qu’il estimait que c’était à lui, « aux gens de [s]a génération d’inventer une nouvelle formule ». Il dit en baver : « Aujourd’hui, ma carte est schizophrénique, elle oscille entre la trattoria rustique et les plats élaborés que je faisais chez Rino. C’est le bordel dans ma tête » – au final, c’est très bon dans l’assiette.

 

La carte présente aussi selon lui l’avantage de « remettre la nourriture à sa juste place. Avec un menu imposé, le serveur interrompt sans cesse la conversation pour expliquer le plat que les clients se sentent obligés de commenter parce que c’est cher… Quand tu fais des spaghettis, le service n’est pas intrusif. C’est important pour moi d’arrêter de me la péter ».

 

Giovanni sent, écoute ses clients, il se renouvelle excellemment en proposant des entrées qui sont souvent des petites merveilles, sa pasta est classique mais en perpétuel renouvellement, ses plats à partager mettent une touche de convivialité aux repas entre amis qui n’ont nul besoin de baratin autour des plats, le service du vin est précis, pro, et même les desserts de Gio ont le droit à mon brevet de satisfaction. Enfin le service est au top.

 

Reste, pour terminer mon papier d’économiste non distingué, sur l’usure du modèle bistronomique, à donner la parole, sur le culte du chef, à  Pierre Jancou, qui parle d’expérience.

 

« Le menu, c’est moins de boulot que de gérer une carte et ça flatte plus l’ego. Mais à la fin, j’en pouvais plus de montrer ma gueule, de relever mes manches de chemises pour qu’on photographie mes tatouages, de répondre aux mêmes questions des journalistes. »

La bistronomie bascule d’1 économie de l’offre à celle de la demande : « Les clients sont devenus plus exigeants, ils ont plus d’éléments de comparaison », Bertrand Grébaut Septime.
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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 06:00
À Paris, tout le monde se lève pour mon riz au lait, normal c’est le carnaroli d’Acquerello, 1 plat simple avec 1 bon produit ça fait du bien …

Oui, oui, je n’ai aucun souci avec mon ego qui, sur l’échelle de Richter des ego, est au plus haut, il luit, éblouit, mes groupies affamées qui, me supplient de les régaler avec mon fameux et tendre riz au lait…

 

Jeudi matin, sur France Inter, j’écoutais la jactance vindicative de la présidente de la FNSEA, au détour d’une phrase elle concéda que ses gros cochons prisonniers elle ne les vendait pas au charcutier du coin pour faire du boudin mais à la coopé du coin qui les fourguait à la GD qui sème la terreur chez les agriculteurs. Main sur le cœur elle jurait que, si ces cons de consommateurs changeaient d’avis, elle nourrirait ses gorets de glands, qu’ils feraient du bon gras en gambadant et en se vautrant dans l’herbe fraîche des pâtis.

 

Sur la seconde partie de son intervention j’ai un peu romancé le propos de Christiane Lambert. Dans cette histoire d’intensification de l’agriculture c’est l’éternelle histoire de la poule et l’œuf : qui a commencé à mettre en œuvre les élevages hors-sol de volailles, de cochons ? Pas le Saint Esprit mais des fabricants d’aliments du bétail privés et coopératifs. Qui qu’a vendu à pleine pelletée des engrais, des pesticides, des antibiotiques aux agriculteurs et aux éleveurs ? Pas Dieu le père dans son infinie bonté mais les mêmes coopés propriétés de ces mêmes agriculteurs et éleveurs.

 

Pendant ce temps-là à la suite du père Edouard de Landerneau, de Carrouf et autres érecteurs d’hypermarchés, ont attiré dans leurs rets des pousseurs de caddies soi-disant amateurs de bas-prix. Ce fut la ruée dans des aires bitumés aux portes des villes. Bubons infâmes promus par des maires en chasse de taxes et parfois de bakchich, pots de vin en français.

 

Tout le monde s’y est mis au temps de la lutte contre l’inflation, le moins cher du moins cher devenait le slogan populaire.

 

Bref, en dépit des ébraiements de Jean-Pierre Coffe sur la malbouffe, c’est de la merde, de qui a mal fini chez Leader Price (voir plus loin), le panier de la ménagère de plus de 60 ans s’est empli de barquettes, de plats dits cuisinés, de trucs et de machins très chers au kilo et de promos à jet continu.

 

La mal est fait.

 

Miss Lambert a raison sur ce point : stigmatiser les agriculteurs et les éleveurs est parfaitement injuste. Pour autant, elle se contente de nous jouer l’éternelle partition de la FNSEA majoritaire représentant tous les éleveurs et les agriculteurs.

 

C’est la vérité des chiffres aux élections des Chambres d’Agriculture mais pour autant c’est créer de l’illusion de fourrer tout le monde dans le même sac. La FNSEA reste, de par son fonctionnement national tenue par ses grands financeurs que sont les associations des grandes cultures et par une poignée  de dirigeants professionnels que l’on retrouve dans les CA des grandes coopés et des anciens organismes mutualistes.

 

Ce complexe économico-politico-syndical n’est guère porté vers les remises en cause, il se défend, se préserve, subit les évolutions, s’adapte vaille que vaille mais reste toujours à la traîne des demandes sociétales.

 

C’est dit et si j’ai choisi un riz au top, donc plus couteux au kilo c’est pour refaire la démonstration qu’avec des plats simples : riz au lait, pot-au-feu, poule au riz, saucisses purée, on défend son pouvoir d’achat tout en s’offrant une matière première de qualité.

 

Lire ci-dessous :

 

27 février 2008

 

Recherche pouvoir d'achat, désespérément ! 

 

6 octobre 2017

« Si les pommes de terre étaient rares chez nous, manger de la purée relèverait du snobisme. » Biographie de la faim - Amélie Nothomb

 

Le riz Acquerello.

 

Ce dernier est cultivé, raffiné et confectionné en Italie dans la Tenuta Colombara qui est la propriété de la famille Rondolino.

 

C'est un riz unique au monde parce qu’il est vendu à l'état encore brut, affiné durant au moins un an et raffiné lentement suivant une méthode unique.

 

C'est un riz unique au monde parce qu’il est vendu à l'état encore brut, affiné durant au moins un an et raffiné lentement suivant une méthode unique.

 

De type Carnaroli, le riz Acquerello est classifié "Extra" pour sa qualité, et c'est afin de le conserver dans des conditions optimales qu'il est confectionné sous vide, que ce soit en paquet ou en boîte.

 

Il est parfaitement adapté pour chaque recette de riz grâce à ses grains intégraux qui sont plus durs, plus égrenés et plus savoureux que la normale. Ils ne collent pas, absorbent mieux les assaisonnements et durant la cuisson il ne perdent pas d'amidon, ni de protéines ou de vitamines. Avec le riz Acquerello on ne rate jamais un risotto. »

 

Les ramenards habituels, qui me reprochent de vivre dans le luxe, d’ignorer le populo qui pousse son caddie chez Lidl, vont pousser des cris d’orfraies : l’Acquerello vaut la peau du cul.

 

L’Acquerello  de base c’est cher… 21,30 € / kg

 

Riz carnaroli 7 ans Acquerello c’est très cher... 44,40 € / kg

 

Achat moins cher en Gros ICI  12,48 euros le kg et 20,8 euros le kg

 

Pure provocation mais dans mon petit calcul de prix de revient d’un riz au lait au top de la qualité, je suis compétitif : RIZ au lait cru de vache jersiaise dit Berthomeau :

 

1 Litre de lait cru de vaches jersiaises : 1,92 euros/l

100 g de riz Acquarello : 1,24 euros

½ gousse de vanille bourbon : 1 euro

100 g de sucre roux Bio : 0,29 euro

 

Total : 4,45  euros/kg

 

 

Le RIZ au lait Saveur Vanille la Laitière NESTLE  leader du marché

 

Composition / Ingrédients

 

LAIT entier (65,4%), sirop de glucose, riz (10,0%), eau, crème (LAIT) (2,5%), sucre, sel, émulsifiant (E471), arôme vanille, colorant (rocou)

 

Prix au kg constaté : Carrefour-Leader Price entre 4,33 euros/kg et 4,46 euros/kg

 

À dessein j’ai poussé le bouchon au plus haut, si vous utilisez un riz de qualité moins couteux que l’Acquarello vous obtenez un riz au lait qui vous revient à 2,50 euros le kilo.

 

À vous de choisir entre un riz au lait fait avec du bon lait, du bon riz et un riz au lait fait avec des cochonneries (pardon Christiane Lambert)

 

Le 2 juin 2009

 

Le discount ou comment fabriquer des pauvres : merci JP Coffe de promouvoir le modèle WAL•MART

 

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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 06:00
J'ai trouvé ce dessin très mimi, lire plus bas...

J'ai trouvé ce dessin très mimi, lire plus bas...

Étant retiré des voitures, contrairement au cheptel politique que j’ai longtemps accompagné, y’a pas de sot métier disait ma mémé, je tiens toujours mes promesses, au 7 du mois, pour une raison connue que par moi, je vous propose le vin du mois.

 

Pour ce faire, c’est clair, le nez en l’air, flâneur sur les chemins de traverse, petit buveur ordinaire, je puise à la meilleure source, au plus près de la nature, mon beau jaja du mois.

 

Un de mes maîtres me disait toujours « Si tu veux réussir dans la vie, soit toujours la bonne personne au bon endroit… »

 

Je ne sais si j’ai réussi dans la vie mais ce que je sais c’est que j’ai eu la « chance », me dit-on souvent, d’y croiser des personnes avec qui j’ai aimé travailler.

 

De la « chance », je ne crois pas, ces rencontres ont eu lieu sur un chemin que j’avais choisi avec une idée bien claire en tête, celle que mon père m’avait inculquée par son exemple, un goût immodéré de la chose publique.

 

Maintenant que je suis en vacances éternelles, au lieu de chausser mes pantoufles comme me le conseille Hervé Bizeul, je maraude, je cherche et je trouve.

 

Démonstration :

 

Sans être un pilier de bar j’aime, tous les mercredis, déjeuner à celui de Giovanni Passerini. 3 couverts seulement, parfois je lie conversation avec mon ou mes voisins ou voisines. Je papote avec Julie, Justine et Cécile qui me bichonnent aux petits oignons comme un coq en pâte.

 

Heureux homme que je suis sur ces terres fertiles en vins nature, ce nectar exécré par l’engeance officielle, vilipendé par les stipendiés de la plume, parfois bien exploité par certains de ses zélotes.

 

Bref, je n’ai strictement aucun mérite à jouer les conseillers en nectar de terroir ayant échappé au massacre des temps modernes.

 

Contrairement à la RVF qui ne sait plus où donner de la tête pour surnager ou du duo d’amortis B&D ou du Figaro qui les a rachetés, je ne suis ni sponsorisé et je n’offre rien.

 

Donc, mercredi de la semaine passée, un jeune homme faisait déguster à Cécile la sommelière ses flacons. Tout à la fin je m’enquis auprès de lui d’où il venait.

 

 

Renaud Guettier est installé dans la vallée du Loir à Bueil-en-Touraine, petite commune de l’Indre-et-Loire. C’est un ingénieur agronome, y’en a qui tournent bien, qui a toujours voulu s’installer comme vigneron. En 2004 il dégote et baptise son domaine La Grapperie.

 

Depuis l’origine Renaud élabore ses cuvées sans soufre. Aujourd’hui, avec 6 hectares, il cultive la totalité du vignoble en agriculture biologique avec autant de blancs que de rouges.

 

Donc, sitôt sa dégustation terminée, Renaud a traversé la rue pour présenter ses vins à une bouche experte. Avant qu’il ne parte j’ai fait une petite photo d’une de ses étiquettes, à mon âge j’ai besoin de cultiver ma mémoire.

 

 

Je n’ai donc pas dégusté mais il m’est dit que « ses blancs issus du cépage chenin sont d’une grande complexité aromatique et sublimés par de longs élevages. Les rouges, issus des cépages pineau d’Aunis, gamay, grolleau et cot, sont fins, charnus et d’une fraicheur étonnante. »

 

Alors, dans mon immense sagesse, j’ai traversé la rue, je suis entre en conclave avec mon oracle et enfin la fumée blanche s’est épandu dans le ciel gris de Paris : le vin du mois sera La Désirée, un vin blanc de chenin, produit de vieilles vignes de 40 à 80 ans, vinifié naturellement, Vin de France, sans sulfites ajoutés.

 

 

Buvez en confiance

 

Désirée : la désirée est une bouteille de vin de 50 cl 

 

Désiré

 

Signification de ce prénom masculin qui peut facilement se féminiser avec l’adjonction d’un e muet : Désirée

 

Du latin desideratus, « souhaité, désiré ».

 

Ce prénom était aussi attribué aux nouveau-nés par des parents qui souhaitaient prouver que l'enfant était voulu et non un accident.

 

Désiré Ferry (1886-1940) homme politique français. Ministre de la IIIe République, en 1924 et 1930. Ministre de la Marine dans le Gouvernement Frédéric François-Marsal en juin 1924, puis, le 2 mars 1930, ministre de la Santé Publique dans le cabinet de Tardieu.

 

Désiré a pour saint patron un évêque de Bourges qui organisa la formation du clergé sous les règnes de Clotaire et Childebert aux Ve et VIe siècles.

Jean d’Ormesson, l’élégant immortel, puis Johnny Halliday que l’on croyait éternel, nous ont quittés. Déluge d’hommages sur les réseaux sociaux avec un focus sur les citations Wikipédia et les références moi  avec d’Ormesson. J’avoue humblement que je n’ai jamais ouvert un livre de Jean d’Ormesson et que je n’étais pas un fan de Johnny. Ceci écrit j’ai toujours le plus grand respect pour ceux qui restent, la famille, les proches, les amis, qui pleurent à juste raison le disparu.

 

De Johnny, le seul 45 tours de lui que j’ai acheté c’est Retiens la Nuit.

Le d’Ormesson dont j’ai souvenir c’était le directeur de la rédaction du Figaro qui ferraillait contre les cocos.

 

Bref, je vous confie mon maigre héritage :

 

L'histoire de la chanson censurée de Jean Ferrat contre un édito de Jean d'Ormesson

Claude Askolovitch — 05.12.2017 -

 

En réponse à un éditorial du directeur du Figaro sur la chute de Saigon, le chanteur communiste avait écrit une chanson au vitriol.

 

ICI 

Leon Smet, le père de Johnny en 1984 I  AFP

 

Comment Jean-Philippe Smet est devenu Johnny Hallyday

 

C'est l'histoire d'un enfant de la balle appelé à devenir une star qui un jour trouva un sens à sa vie devant un film d'Elvis. Il entra alors dans le rock'n'roll comme on entre en religion. Retour sur ses années d'avant la gloire.

 

Philippe Boggio — 06.12.2017

 

ICI

 

 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:00
« Ah si vous connaissiez ma poule*… vous en perdriez la boule…»

Avec la froidure, après mes envies de pot-au-feu viennent celle de poule au pot.

 

Comme je suis graphomane j’ai déjà écrit le 13 février 2013 :

 

Dès que le mercure se paye une déprime, qu’il dévisse au-dessous de zéro, un temps d’engelures que je n’ai jamais eu, qu’on se caille les miches ou les glaouis, me prends des envies, des folies de viande bouillie : au choix le pot-au-feu ou la poule au riz. L’avantage avec la viande bouillie c’est que par définition elle te permet de faire du bouillon, du bouillon gras avec plein de zieux dedans. Comme dirait les génies du marketing, genre Findus revisité par le couple débile de chez le jeune Leclerc, c’est un 2 en 1. Chez moi c’est encore plus car j’y mitonne des suppléments.

 

Lire ICI mes conseils 

 

 

Mais, comme en ce moment nous nous écharpons gravement sur le masculin qui l’emporte sur le féminin je propose à votre sagacité de masculiniser toutes les expressions ou proverbes où la poule tient une belle place.

 

Plus sérieusement vous pouvez lire l’excellent article d’Alain Rey sur le sujet : « Faire changer une langue, c’est un sacré travail ! »

 

Le linguiste et lexicographe revient sur les récentes controverses autour de la place ­du féminin dans le français. En fin de compte, rappelle ­cet amoureux des mots, « c’est l’usage qui a raison ».

ICI  

 

Bouche en cul-de-poule.

 

Chair de poule.

 

Être comme une poule qui a couvé un canard.

 

Être comme une poule qui a trouvé un couteau.

 

Mère poule (Père poule ou papa poule)

 

Se coucher comme les poules.

 

Une poule n'y retrouverait pas ses poussins.

 

Nid de poule.

 

Pied-de-poule.

 

Quand les poules auront des dents.

 

Mais, pire encore, je me dois de rappeler qu’une poule dans le langage du populo, et celui des bourges aussi, c’était une femme, fille de conquête facile, le plus souvent entretenue. Synonyme de cocotte.

 

Mayol « Viens poupoule »

 

Viens poupoule, viens poupoule, viens !

Quand j'entends des chansons ça m'rend tout polisson

Ah ! viens poupoule, viens poupoule, viens !

Souviens-toi qu'c'est comm'ça que j'suis dev'nu toi.

 

Maurice Chevalier « Ah si vous connaissiez ma poule »

Ah ! si vous connaissiez ma poule,

Vous en perdriez tous la boule.

Ses p'tits seins pervers

Qui pointent au travers

De son pull-over

Vous mettent la tête à l'envers !

Elle a des jambes faites au moule

 

 

« Ah si vous connaissiez ma poule*… vous en perdriez la boule…»
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 06:00
 Hulot contre Travert, c’est l’ « affectif colérique contre l’armoire normande » le « En même temps » cher à Macron, 1 synthèse entre écologie et agrobusiness ?

Brice Lalonde puis Ségolène furent mes interlocuteurs environnementaux lorsque j’occupais le bureau ovale du 78 rue de Varenne, au premier étage.

 

Souvenir du premier lors du déjeuner avec le nouveau Ministre, Louis Mermaz, un mitterrandien du premier cercle, un politique pur sucre, ce brave Brice, la bouche en cœur, se félicitant d’avoir un interlocuteur à sa hauteur et non un techno comme Nallet « maqué » avec le père Raymond Lacombe, le boss de la FNSEA, l’ancienne maison du Henri.

 

Le maire de Vienne pratiqua selon sa méthode favorite : « l’anesthésie locale » et Lalonde, le pauvre, repartit ravi. Mon cher Louis, avec son humour pince sans rire, me dit « toi, le rocardien, tu ne peux pas comprendre… Je ne vais pas faire de la peine à monsieur Lacombe qui est un si brave homme pour un type qui ne représente rien…»

 

Après Brice vint Ségolène, et là la méthode changea, Louis Mermaz, alors en charge des investitures, avait propulsé la jeune Royal dans les Deux-Sèvres où elle fit son nid et il lui appliqua la méthode Solférino « t’es de mon courant donc tu as parti liée… »

 

Ça faisait enrager Ségolène mais elle ne ruait pas dans les brancards. C’est sûr moi qu’elle passait ses nerfs comme ce jour où, dans le grand amphi de l’école polytechnique montagne Sainte Geneviève, pour la conférence de lancement du sommet de Rio, en compagnie du charmant Ministre de la Recherche, Hubert Curien, je représentais Louis qui, de par la hiérarchie gouvernementale devait prendre la parole en dernier, elle me toisa « Il est encore absent… j’approuvai… tu n’interviendras donc pas… j’approuvai… Curien se fit médiateur… Ségolène tourna les talons, pris place à la tribune où j’allai me placer à sa gauche. La suite fut plus terre à terre, je pris la parole sous la condition de tuyauter Ségolène sur le barrage du Petit Saut (Guyane). Ce que je fis. Pragmatique la Ségolène…

 

La situation présente n’a plus rien à voir avec celle des années 90, l’Environnement pèse plus lourd dans la balance même si le Ministère de l’Agriculture reste toujours celui des agriculteurs.

 

Sous la Macronie, l’heure est pourtant au balayage de l’ancien monde, et pourtant face à la star des sondages Nicolas Hulot le locataire du 78 rue de Varenne est un pachyderme caricatural du concubinage du Ministère avec la FNSEA.

 

Le Stéphane Travert ne fait pas dans la dentelle, en bon normand qu’il est, la subtilité et lui font deux, il y a du Hervé Morin (le président de la région Normandie, maire d’Epaignes) sauf que Travert ne se vante pas d’avoir vu débarquer les Alliés en 1944 lire ICI 

 

Le gars sait, comme tout bon socialiste, louvoyer : « Il milite pour le “non” au référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. Lors du congrès de Reims en 2008, il soutient Benoît Hamon puis Martine Aubry. Il rejoint en 2014 le camp des frondeurs en ne votant pas la confiance au Premier ministre Manuel Valls. Il ne vote pas de nombreux textes économiques ou budgétaires comme la sécurisation de l'emploi ou le pacte budgétaire européen. En mai 2014, Mediapart le situe à l'« aile gauche du PS, tendance Hamon »

 

Et puis, traversée ultra-rapide de l’échiquier : « Il est l'un des premiers à soutenir Emmanuel Macron, qu'il rencontre à la fin de l’année 2014, au moment de l’examen à l’Assemblée de son projet de loi dont il est désigné rapporteur2,6, contre l'avis de Bruno Le Roux, président du groupe socialiste7. Il est nommé délégué du mouvement En marche ! Le 26 octobre 2016. »

 

C’est ainsi qu’on récolte le hochet, très ancien monde cher Emmanuel !

 

Plus étonnant, sur une photo Twitter, ci-dessous,

 

Christophe Castaner‏ Compte certifié @CCastaner

 29 nov.

Mobilisés autour d' @EPhilippePM au sein du comité de la majorité pour transformer en profondeur le pays.

 

Que vois-je ?

 

Stéphane Travert à la gauche de Rugy, dans sa position favorite les mains jointes devant sa bouche.

 

Et pas de Hulot ?

 

Alors, le défenseur des carottes de Créances peut-être goguenard lorsqu’on lui pose la question :

 

  • Certains glosent sur votre départ du gouvernement. Qu’en est-il ?

 

  • Cela me fait sourire. Dans ce ministère, il faut savoir affronter des tempêtes, les pieds bien plantés dans la terre. Je n’ai pas d’états d’âme.

 

Alors, ça sent le double langage, d’un côté le Président qui brandit un tweet comme quoi le glyphosate sera jeté à la décharge en France d’ici 3 ans et de l’autre, le Travert qui se réjouis de la décision européenne de le prolonger pour 5 ans.

 

@EmmanuelMacron

J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans. #MakeOurPlanetGreatAgain

18:10 - 27 nov. 2017

 

Glyphosate : France ou Allemagne, il y a un problème avec les ministres de l'Agriculture

 

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert à Paris, le 8 novembre. (JOEL SAGET / AFP)

 

« Des deux côtés du Rhin, les ministres de l'Agriculture sont soupçonnés d'être à la botte des puissants lobbies agroalimentaires. Ils se sont opposés aux ministres de l'Environnement et n'ont pas vraiment été en phase avec les expressions de leurs présidents dans la crise du glyphosate. Pourtant, ni Stéphane Travert ni Christian Schmidt ne seront vraisemblablement débarqués par Emmanuel Macron et Angela Merkel. »

 

La suite ICI 

 

Serait-ce un bel exemple du « En même temps » ? Cher au président Macron ? Une synthèse entre écologie et agrobusiness ?

 

Exercice d’une grande complexité, une synthèse molle chère à ce cher François Hollande, du Le Foll sans la pratique de la doxa de l’ex-premier secrétaire ?

 

Mais alors, qu’adviendra-t-il du grand discours fondateur d’Emmanuel Macron à Rungis ?

 

Quand on lit, le texte ci-dessous, de Travert, publié vendredi 3 novembre, faisant le point sur l’état d’avancement des travaux dans les « ateliers » qui débattent aux Etats généraux de l’alimentation, ça sent la « bouillie pour les chats » congelée à la mode « langue de bois »

 

Ce texte lumineux comme un fanal de char à bancs nous apprend que ce jour-là  « les représentants des acteurs économiques des filières agro-alimentaires se sont réunis au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation  en présence de Stéphane Travert, pour finaliser un projet de charte d’engagement (…) Cette charte entend porter la volonté des acteurs de poursuivre le travail constructif qui s’est amorcé dans le cadre des Etats généraux, notamment dans les négociations commerciales qui vont se dérouler ces prochaines semaines entre les maillons de la chaîne agro-alimentaire (…) La réunion de travail de ce jour a permis aux parties prenantes d’avancer vers une rédaction commune. L’objectif partagé est que la charte puisse être signée dans les prochains jours par l’ensemble des acteurs volontaires ».

 

Sans déconner, en décodant ce charabia, si Travert espère que cette « charte puisse être signée dans les prochains jours par l’ensemble des acteurs volontaires »,  c’est que tous les acteurs (j’adore ce terme qui laisse accroire que les entreprises jouent un rôle écrit par d’autres) ne seront pas  forcément «volontaires».

 

En clair, ça s’appelle un effet d’annonce très ancien monde, ce qui doit plaire à Michel-Édouard Leclerc qui, très probablement, ne la signera pas ou la considérera  comme un chiffon de papier qu’il offrira à Travert pour se torcher.

 

Suis vulgaire mais, au-delà de la fixation sur le glyphosate, le grand chantier de l’Alimentation reste en jachère au 78 rue de Varenne. Le « parler vrai » n’est pas la langue de Travert, je le regrette…

 Hulot contre Travert, c’est l’ « affectif colérique contre l’armoire normande » le « En même temps » cher à Macron, 1 synthèse entre écologie et agrobusiness ?
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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 06:00
Françaises, français de – 35 ans quand allez-vous arrêter de vous goinfrer de steaks hachés ?

Semaine de la viande rouge chez le taulier qui, dans la panoplie de ses activités diverses et « avariés » diront ses détracteurs, à commis en avril 2011 en compagnie de 3 de ses collègues bien plus compétents que lui un RAPPORT sur l’Analyse stratégique de la filière bovine française par bassins de production

 

 

Ce n’est pas tout neuf mais les grandes tendances restent les mêmes, elles tordent le cou aux âneries répandues par les grands médias et certaines ONG.

 

« Avec les résultats du Kantar Worldpanel. Selon les données de ce panel, la consommation globale des ménages de viande de bœuf a chuté de 8% entre 2005 et 2009 avec cependant une évolution divergente entre la viande hachée qui progresse légèrement et une baisse de 12% de la viande en morceau. Les consommateurs privilégient les produits dont « l’assurance tendreté » est la meilleure et les moins chers, le haché frais valant 9,11€/kg en 2009 contre 12,43€/kg pour la viande en morceau.

 

Qu’importe la qualité, le consommateur veut du steak haché… titrait le journal Sud-Ouest du 26 avril 2017 »

 

« Le marché de la viande bovine offre un triste constat : les mauvaises bêtes sont particulièrement prisées quand la vache d’exception peine à trouver preneurs »

 

« Plus de 52 % de la viande transformée provient des vaches de races laitières contre 28 % pour celles issues de races à viande et 15 % de jeunes bovins. Et faute d’animaux légers disponibles sur le marché intérieur, les industriels n’hésitent pas à s’approvisionner à l’étranger en carcasses et en découpes d’animaux légers.

 

La France est ainsi le principal importateur de vaches laitières européennes des Pays Bas, d’Irlande et d’Allemagne essentiellement. Elles représentent 80 % des volumes de viande achetés.

 

Les viandes bon marché d’origine polonaise ont de plus en plus la côte mais aussi les jeunes bovins élevés en France et initialement destinés à l’export. Déclassifiée et devenue bon marché, leur viande pauvre en matière grasse, n’en est pas moins appréciée. 

 

La baisse du pouvoir d’achat n’explique pas à elle seule cette vogue pour ces produits de « premier prix ».  La hausse de la consommation de viande hachée en frais, en surgelé ou en préparation de près d’un point par an traduit avant tout un changement d’habitude alimentaire et de gout des consommateurs tant le phénomène prend de l’ampleur. Commercialisés dans des supermarchés (42 % de la viande bovine vendue) et dans des chaines de restauration rapide, ces produits sont tout à fait adaptés au mode de vie actuel.

 

En restauration hors domicile, la consommation de viande hachée est dynamisée par l’explosion du burger. Aussi bien en restauration rapide qu’en restauration traditionnelle où les restaurants dégagent de meilleures marges qu’avec leurs plats de viandes en morceaux. »

 

Le marché de la viande pour haché au top de la filière bovine 

 

Voici quelques données issues de ma plume :

 

En 2009, les ménages ont réalisé 72% de leurs achats de viande fraîche de bœuf dans les Hypermarchés et supermarchés. Avec le hard-discount la part des grandes surfaces atteint 80%. Une part des consommateurs reste attachée aux magasins spécialisés mais ils n'y achètent que 15% de leur viande fraîche de bœuf. Cette répartition évolue peu dans le temps mais la part du hard-discount progresse : 6 % en 2003, 8 % en 2009.

 

Cette évolution s'inscrit dans une tendance lourde du budget « alimentation » dont la part est toujours plus comprimée soit pour des raisons économiques (explosion de certains postes de dépenses : logement, énergie transports) ou des raisons culturelles (loisirs, TIC). De plus les besoins alimentaires sont saturés et la crise renforce les arbitrages. Les consommateurs dans leurs comportements quotidiens développent une vigilance accrue sur les prix, opèrent des achats plus réfléchis, et ont plus d'exigence vis-à-vis de l'innovation. Leur sensibilité aux promotions est très grande. Ils privilégient de plus en plus simplicité et rapidité : plats préparés ou pré-préparés surtout chez les jeunes.

 

Les ménages les plus jeunes (- 35 ans) se détournent des viandes qu'ils estiment nécessiter un savoir-faire culinaire. Ils privilégient la viande hachée fraîche et surgelée tout comme les produits élaborés qui sont commodes, faciles à préparer et appréciés par les enfants. Ils consomment trois fois moins de viande de bœuf en morceau que leurs aînés.

 

Cette situation est préoccupante car elle rapproche le modèle de consommation français de viande rouge de celui des anglo-saxons.

 

En contrepoint de cette évolution le repas à la française résiste: persistance des 3 repas, maintien du plat principal à base de viande ou de poisson, importance de la convivialité et de la dimension plaisir renforcée par la crise. Le retour du « fait maison », le développement de la culture de tribu autour d'instants de consommation, la percée du « bio » et du local et la cuisine hobby surtout le week-end tendent à conforter les habitudes de consommation spécifiquement françaises.   

 

Sur la base des données de 2010 la segmentation du marché des gros bovins produits en France ou importés s'établit comme suit (en milliers de tec d'après SSP, douanes, Franceagrimer, Kantar-World- panel) :

 

Consommation des ménages 1123 (en milliers de tonnes équivalent carcasse)

 

Hyper et Supermarchés 765

 

Hard-Discount 106

 

Bouchers détaillants 155

 

Autres 97

 

Consommation collective 280

 

Exportation 314

 

 Total 1717

 

Ces marchés sont approvisionnés par trois ressources différentes :

 

 Viande du troupeau laitier 544

 

 Viande du troupeau allaitant 808

 

 Importation 365

 

 Total de la ressource 1717

 

Sous l'effet de la progression de la demande en steak haché, le volume du marché pour les viandes standards, d'origine laitière ou importées progresse légèrement (+ 1500 tonnes). Les viandes importées se substituent aux viandes du troupeau laitier. Les viandes du troupeau allaitant subissent de plein fouet la baisse du marché et diminuent de 93 000 t soit 11,5 % de leur production. Cette baisse représente l’équivalent de l’activité de 24000 exploitations élevant des vaches allaitantes en système « naisseurs » soit 20 20% du total de cette catégorie d’exploitations.

 

Le steak haché, star controversée du rayon viandes

 

« Inventé par l’armée, « le » produit de référence du rayon boucherie a vu sa réputation entachée par plusieurs crises. Retour sur une histoire houleuse.

 

La viande hachée ? Archi-connue depuis l’Antiquité ! À l’époque, on la cuisine surtout en farce et en boulettes. Les premières traces de viande hachée « façon steak » remontent au XIIe siècle, lorsque les chevaliers mongols, partis à la conquête du monde à dos de poney, prennent l’habitude de transporter de la viande hachée, placée sous la selle, pour l’attendrir. Notre sacro-saint steak haché à la française, de forme ovale, naît bien plus tard, dans les années 60, sous l’impulsion de l’armée de terre. Celle-ci lance un appel d’offres pour fournir à ses soldats une ration de protéines calibrée et un produit sûr en termes sanitaires et bactériologiques. Les industriels fournissent le steak haché tel que nous le connaissons avec sa forme ovale et ses stries, qui servent à renforcer l’aspect grillé de la viande une fois poêlée. Très vite, il sera aussi décliné pour la grande distribution, dans les années 60-70.

 

D’emblée, le produit rencontre un succès majeur. Car la ménagère, sortie de ses fourneaux pour entrer dans le monde du travail, n’a plus le temps de faire mijoter des heures durant des plats à base de bœuf. Le steak haché représente donc un produit pratique, et économique.

 

Pour les industriels, c’est aussi une bénédiction : pour la première fois, on se sert de morceaux à bouillir, situés à l’avant de l’animal, pour en faire un produit à griller, cuisson des­tinée normalement aux parties plus nobles de l’animal, à ­l’arrière.

 

La confiance ébranlée

 

Premier coup de frein sur le steak haché en 1996, avec la crise dite de la vache folle. En 2005, des steaks hachés porteurs de la bactérie E. coli sont retirés des rayons surgelés chez Leclerc : des dizaines de personnes sont hospitalisées pour avoir consommé ces produits. En 2011, 2012 et 2013, le haché est de nouveau pointé du doigt : des produits sont retirés dans plusieurs enseignes. En ligne de mire : la bactérie Escherichia coli. Des morts, des images chocs dans les médias, le produit star devient objet de crainte…

 

La suite ICI

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 06:00
Ne vous en déplaise Mme Christiane  Lambert présidente de la FNSEA je suis con, sot, mateur et le premier concerné par ce que vous mettez dans mon assiette, glyphosate compris !
Ne vous en déplaise Mme Christiane  Lambert présidente de la FNSEA je suis con, sot, mateur et le premier concerné par ce que vous mettez dans mon assiette, glyphosate compris !

Je vous préviens de suite je risque dans ce libelle d’être grossier comme l’était mon pépé Louis lorsqu’il se fâchait contre le marchand de vaches qui lui offrait des clopinettes pour ses grands bœufs blancs. Ça mettait la mémé Marie dans tous ses états, elle égrenait sur son chapelet noir aux grains usés des rosaires pour le pardon de ses péchés.

 

Il avait raison d’être colère le pépé Louis ; je le suis !

 

Au Bourg-Pailler nous ne roulions pas sur l’or, loin de là, mais nous mangions bien, bon et sain. Et je ne suis pas de ceux qui psalmodie que c’était mieux avant, loin de là au marché de la Mothe y’avait pas que du bon. Pour preuve je ne mangeais que le beurre baratté par la tante Valentine car lorsque j’accompagnais mon père dans les métairies je constatais souvent que l’on y prenait bien des libertés avec l’hygiène.

 

Devenu urbain, pas forcément au départ avec un gros pouvoir d’achat j’ai toujours mis un point d’honneur à faire les courses pour continuer  à me nourrir au mieux.

 

Avant d’aller plus avant je dois vous dire pourquoi je suis en colère : suite à ma chronique sur le glyphosate où je narrais le vote positif des ministres de l’agriculture de l’UE et du débat chez nos voisins suisses, j’ai eu droit sur Face de Bouc de la part d’un de mes anciens élèves du lycée agricole de la Roche-sur-Yon à l’argument qui se veut massue de la distorsion de concurrence avec nos concurrents si le jeune Macron tient sa promesse de virer le glyphosate des rayons des coopés agricole et des jardineries dans un délai de 3 ans.

 

J’ai répondu : toujours aussi con !

 

Pas très gentil de ma part je le concède mais le sieur François Moinard, Exploitant agricole 85240 NIEUL-SUR-L'AUTIZE, chevalier du mérite agricole au 31/01/2008, promu officier par Le Foll dans la promotion du 15 juillet 2015, est coutumier des tirades pur sucre FNSEA où nous sommes traités de bobos bio-cons qui ne comprenons rien aux questions agricoles. 

 

François Moinard c'est assez consternant de voir comment certaines élites occultent la parole des plus concernés.

 

Concernés dites-vous et nous nous comptons pour du beurre, salé, je suppose...

 

Ras-le-bol de ces discours de « gentil notable » de province pourfendeur des élites parisiennes !

 

Ben non François Moinard je ne suis et je n’ai jamais été un bêlant de bio mais j’ai été le témoin privilégié des éructations de François Guillaume contre Michel Rocard cet urbain qui ne connaissait rien à l’agriculture, du baratin de Christiane Lambert ex-présidente des JA et éleveuse de porcs en Maine-et-Loire, des pattes douces de Bruno Le Maire se déclarant au service de la FNSEA, des guili-guili de Stéphane Le Foll aux majoritaires pour que les gros tracteurs qui n'aiment pas les socialos ne viennent pas emmerder ces cons d’urbains.

 

Oui je ne suis pas très fier, au temps où j’étais au 78, d’avoir envoyé à la décharge avec aides des tonnes de fruits et légumes, d’avoir subventionné des exportations, pas très conformes à la concurrence entre partenaires, pour nourrir à bas coût ces braves consommateurs des pays au-delà du rideau de fer.

 

La très puissante AGPB, qui n'aime rien tant que le Round Up, a bénéficié durant des années d’une PAC permettant aux céréaliers de se faire des couilles en or avec l’intervention de l’ONIC et lorsque nous avons réformé la PAC en 1992, il a fallu faire cracher au bassinet l’UE avec des aides directes plus que confortables.

 

Alors la vocation exportatrice des céréales françaises, à d’autres, dans le bras de fer du GATT puis de l’OMC il s’agit bien plus d’une bataille de puissance entre les USA et l’UE. Que ce soit un réel problème stratégique je n’en doute pas, l'arme alimentaire sous les bons sentiments de nourrir le monde, mais alors il faut dare dare se rallier aux positions du groupe de Cairns, faire souffler un grand vent libéral sur les échanges mondiaux de commodités et que le meilleur gagne avec ou sans Round Up ou OGM croyez-moi !

 

Pour autant je ne suis pas Mélanchonien, je ne préconise pas de faire table de rase du passé, mais de grâce que ceux qui se sont claquemurés dans des positions hostiles, virulentes, bloquant toute évolution ne viennent pas nous dire « encore une minute monsieur le bourreau ! » Faut pas inverser la charge de la preuve !

 

La question du glyphosate est symbolique, cet herbicide n’est pas le pire des pesticides en vente sur le marché mais son prix bas fait qu’il est très utilisé et il focalise les peurs des consommateurs.

 

Et c’est là où je veux en venir, le souci de prendre en compte les désirs des consommateurs n'est plus de plus belle lurette, pour certains, à l’ordre du jour car leurs interlocuteurs sont les industriels de l'agro-alimentaire friands de « minerai » pour faire leur tambouille pour la GD ou la GD elle-même dans le cas des fruits et légumes avec l'exemple type des tomates ou des fraises espagnoles qui sillonnent l'Europe dans de gros camions qui puent et polluent.

 

Le lien est rompu et les urbains, prompts à s’émouvoir de la détresse de beaucoup d’agriculteurs, poussent toujours leurs caddies dans les temples de la consommation et Michel-Edouard Leclerc fait partie des personnalités du monde économique préférées par les Français.

 

Bien au-delà de la fièvre du Round Up c’est ce lien de proximité et de confiance qu’il va falloir retisser sans tomber dans l’angélisme ou le misérabilisme. En effet, on ne change pas une société par décret mais, même Sarkozy l’avait compris avec son Grenelle de l’environnement, il faut savoir bousculer les conservatismes des corps intermédiaires.

 

Si l'on souhaite éviter la stigmatisation des agriculteurs ou des éleveurs il faut que leurs chefs soient à la hauteur de l'enjeu sociétal.

 

Et ce n'est pas le cas, les dirigeants des OPA qui cogèrent,vaille que vaille,avec le locataire du 78, devraient se poser des questions, se rappeler la prophétie du père Rocard sur les grandes organisations verticales qui allaient un jour tomber en ruine.

 

Le jeune Macron a fait la démonstration en moins d’un an que ce qui paraissait inimaginable à la veille des présidentielles, siphonner la droite raisonnable, tuer la gauche sociale-démocrate est devenue une réalité.

 

Alors,celles et ceux qui passent plus de temps à Paris que sur leur exploitation, et je ne fais pas de la démagogie, dont la plupart sont bâtis sur le même modèle que les apparatchiks des partis politiques, Jérôme Despey vice-président de la FNSEA, soi-disant représentant de la viticulture gauloise en est un modèle qu’il faudrait déposer au pavillon de Sèvres, pourraient un jour prochain sentir le vent du boulet.

 

Bien sûr la majorité dite silencieuse des citoyens qui se fichent de ce qu’ils mettent dans leur assiette est le meilleur édredon pour atténuer la demande de ceux qui se posent des questions. Et, que l’on ne vienne pas me seriner que le moins cher du moins cher c’est pour tenir la tête hors de l’eau des pauvres ou des exclus, ceux-ci sont plutôt abonnés aux restos du cœur et que chez Lidl on croise beaucoup de gens à la bourse bien garnie qui préfèrent aller au ski plutôt que d’acheter bon et sain.

 

Nous sommes tous co-responsablesde la situation actuelle et malheureusement je crains que les États Généraux de l’Alimentation n’accouchent que d’une petite souris, l’enfer est pavé de bonnes intentions mais on ne réforme pas un grand corps économique, divers, contrasté, sans déranger les conservateurs.

 

De l’air, changeons d’ère madame Lambert… ne pas confondre  avec notre Bernard Lambert…

 

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 06:00
La Barbana (la Barbanne) : une rivière plus importante qu’on ne croirait

La Barbana (la Barbanne) : une rivière plus importante qu’on ne croirait

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »  c’est la morale qui conclut la fable de La Fontaine Le Lion et le Rat.

 

C’est dimanche mais, comme je suis un mécréant je vais pécher, me réjouir en vous contant cette histoire de faux châtelain bordelais du vin.

 

J’ai connu la baronne dans le TGV, disons que je l’ai repérée en photo debout sur un canapé dans le magazine qui traîne dans le TGV, la madame bien née déclarait qu’elle vendait son vin chez les gens, style Tupperware.

 

Intrigué je lui téléphonai. Elle me répondit du tac au tac que si je souhaitais en savoir plus je n’avais qu’à me radiner dare-dare dans son château. Ce que je fis. Le couple, oui la baronne avait épousé, me reçut avec chaleur et convivialité dans la grande cuisine du château.

 

Le couple qui roucoulait m’expliqua, surtout elle, comment ils se retrouvaient là. Un beau défi me dis-je ? Un gros paquet de pognon, les sœurs étaient gourmandes. Lui se voyait déjà en haut de l’affiche, même qu’il fit un bras d’honneur au maître du coin dont le nom corrézien semait la terreur. Détail au passage, comme Bettane il raillait les bio-cons. Ils vinifiaient avec la star du moment, un non-œnologue.

 

Donc moi, un peu con, je mordis à l’hameçon, la baronne avait son franc-parler, je soutins à juste raison les sans-chais, elle chroniqua même pour moi. Isabelle Saporta lui consacra un chapitre dans VinoBusiness. Cependant, petit à petit, le doute s’installa, comme une faille, mais, après tout, ce n’était pas mes oignons même si le mec me parut de plus en plus faux-cul.

 

Et puis un jour patatras, exit la baronne, la maison était sous la tutelle de ses banquiers alors elle tomba dans l’escarcelle d’un haut feudataire de l’autre rive. Je ne peux ici révéler ce que je sais, devoir de réserve et protection de mes sources, mais je sais.

 

Lui resta, se comporta comme le maître des lieux, se la joua, ce qui est son droit, en se fabriquant une nouvelle vie étalée complaisamment sur Face de bouc. Même que le monsieur s’était mué en ardent défenseur de la biodynamie pratiquée par son maître.

 

L’armée des pique-assiettes, les encenseurs professionnels, les je gobe-tout, défilèrent, c’était la belle vie.

 

Et puis, patatras, ce qui était écrit en creux à l’encre sympathique dans le contrat initial, le maître congédia le manant sans prendre beaucoup de formes. Tu vides les lieux à date et tu te tires.

 

Ainsi va la vie, la roue tourne, le boomerang revient toujours dans la tronche de celui qui croyait que son imposture serait éternelle.

 

Mes amis du cru et d’ailleurs à qui j’annonçai la nouvelle eurent tous la même réaction, sans se réjouir du malheur de l’autre, « y’a quand même une justice sur cette terre de temps en temps… »

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25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 06:00
L’édito de Saverot à propos de la fracture entre les naturistes et ceux qui ne le sont pas c’est l’équivalent d’une notice IKEA

Dur, dur, d’être rédacteur en chef de la RVF, « Denis garde toi à gauche, Denis garde toi à droite, la vérité est au centre… », déchiré qu’il est le Denis entre les gros bataillons à grosse contribution publicitaire et les petits cons qui font, dit-il, un vin qui sent le cheval – y’en a même qui sentent le cul – mais qui n’ont pas un rond.

 

Le problème c’est que les naturistes occupent dans les médias un poids qui n’a rien à voir avec leur puissance économique, ils sont dans la tendance, gouailleurs, branleurs, provocateurs, il n’est donc plus possible de jouer les Bettane du bon vieux temps des « bio-cons ». Faut les brosser dans le sens du poil, qu’ils ont abondant, les ménager, les flatter, certains y sont sensibles.

 

Alors le Denis, bon petit soldat, il a plongé sa plume dans le style notice IKEA. En vertu du principe « ce n’est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule ! » il a pondu un édito où, si j’ai bien compris, « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… » ou presque...

 

Pas d’angélisme nous dit-il, la connaissance plutôt que la croyance, cette juste balance est fondamentale mais, le Denis, y met un bémol établir sans relâche une hiérarchie argumentée entre les vins : tous ne se valent pas.

 

Sans vouloir offenser ce brave Denis je crois qu’il n’a rien compris au film, il continue de vivre dans l’ancien monde lui qui pourtant se penche sur le berceau de la génération Y.

 

Je l’invite à relire cette chronique du 29 mai 2012 Le vin nu « un vin qui se contente de refuser le soufre et n’exprime rien n’est pas naturel. » Alice Feiring buvait les paroles de Marcel Lapierre. 

 

Voilà c’est dit cher Denis surtout ne crois pas que je fasse une fixation sur toi, loin de là dans ton style IKEA tu es très représentatif des gros bataillons du vin gaulois.

 

Pour mes chers lecteurs voici son édito :

 

 

La querelle montant depuis des années, on connaît les principaux arguments échangés : les produits de synthèse et le soufre (un produit d’origine naturelle) utilisés depuis plus de 80 ans pour lutter contre les maladies de la vigne et favoriser la conservation des vins sont nocifs, une forme de poison pour les parasites mais aussi pour l’homme.

 

Les partisans des vins “nature” préconisent de les supprimer totalement, même si dans la bouteille les résidus de ces produits sont infimes. La nature étant capricieuse et les bactéries nuisibles vivaces, cela ne marche pas à tous les coups. Même avec la meilleure bonne volonté du monde, les vins issus de raisins dégradés par des maladies puis non protégés lors de la vinification affichent régulièrement des défauts et des goûts déviants.

 

Longtemps, ces défauts furent jugés rédhibitoires par la critique et les connaisseurs. Mais dans le vin aussi, certains veulent tourner le dos “aux forces du monde ancien”. Pour les partisans des vins “nature”, la qualité n’est plus seulement une affaire de bon goût. Selon eux, pour la première fois depuis Pasteur, un vin oxydé ou un vin qui sent le cheval ne doit plus être systématiquement rejeté s’il est issu de la viticulture naturelle. "Chaque vin est respectable en lui-même, a sa personnalité : il faut écouter ce qu’il a à dire", entend-on dans certains bistrots avant-gardistes parisiens.

 

QUELLE EST LA POSITION DE LA RVF ?

 

La suite ICI  

 

 

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