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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 06:00
Conte alsacien du vin : la cigogne et le renard, le long col et l’étroite embouchure des magnums alsaciens

Sur mon balcon il y a des cigognes, voir ci-dessus

 

Dans ma maison il y a des cigognes, voir ci-dessous.

 

 

La cigogne c’est pour moi l’Alsace : un oiseau de carte postale popularisé par l’illustrateur Hansi.

 

Oiseau sacré et porte bonheur la cigogne blanche est le symbole emblématique de l’Alsace où elle tient une place traditionnelle dans la vie locale de la région. Il fut un temps où voir la cigogne en Alsace devenait exceptionnel. Un temps menacé d’extinction en Alsace, le grand échassier au long bec est de retour à chaque printemps sur les clochers et les toits des villes et villages alsaciens.

 

De toutes les fables de la Fontaine Le Renard et la Cigogne faisait partie de mes favorites :

 

 

Compère le Renard se mit un jour en frais,

et retint à dîner commère la Cigogne.

Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts :

Le galant pour toute besogne,

Avait un brouet clair ; il vivait chichement.

Ce brouet fut par lui servi sur une assiette :

La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ;

Et le drôle eut lapé le tout en un moment.

Pour se venger de cette tromperie,

A quelque temps de là, la Cigogne le prie.

« Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis

Je ne fais point cérémonie. »

À l'heure dite, il courut au logis

De la Cigogne son hôtesse ;

Loua très fort la politesse ;

Trouva le dîner cuit à point :

Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point.

Il se réjouissait à l'odeur de la viande

Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.

On servit, pour l'embarrasser,

En un vase à long col et d'étroite embouchure.

Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ;

Mais le museau du sire était d'autre mesure.

Il lui fallut à jeun retourner au logis,

Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris,

Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :

Attendez-vous à la pareille.

 

Le vase au long col et d’étroite embouchure me séduisait, je trouvais ça élégant, raffiné et vous comprenez alors aisément que les magnums de vin d’Alsace au long col et d’étroite embouchure me plaisent. Ils ont un parfum d’enfance.

 

 

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 06:00
Illustration n’ayant rien à voir avec le schmilblick mais c’est l’esprit de Noël

Illustration n’ayant rien à voir avec le schmilblick mais c’est l’esprit de Noël

L’un de mes amis, à la fois vigneronne et vigneron, m’a transmis ce courrier qu’il venait de recevoir.

 

Bonjour,

 

 

Dans le cadre du prochain supplément vin du quotidien (…) nous organisons une dégustation de vins issus de l'agriculture biologique.

 

Si vous souhaitez y participer, merci de nous faire parvenir un exemplaire de votre cuvée « emblématique » à l'adresse suivante (Ndlr. que je ne mentionnerais pas) avant le vendredi 5 janvier et de nous préciser par retour email que vous participez à cette session.

 

Notez qu'il n'y a pas de contraintes de millésimes.

 

Les vins seront dégustés par X, Y et Z. Le supplément paraîtra le 26 janvier daté 27.

 

Vous trouverez en pièce jointe la fiche technique à nous retourner par email de préférence.

 

Nous sommes à votre disposition.

 

Cordialement.

 

Tartanpion

 

Pourquoi m’émeus-je de ce courrier me dire-vous ?

 

Tout bêtement parce qu’à aucun moment il n’est proposé à la vigneronne ou au vigneron, ou aux deux à la fois, de prendre en charge les frais de port de cet envoi.

 

C’est peanuts me direz-vous, quelques euros pour avoir l’extrême honneur de voir leur cuvée emblématique dégustée par un trio de composé de 2 dégustatrices et d’1 dégustateur.

 

Moi ça me choque que l’auteur de ce courrier n’ait pris la peine de le faire. C’eut été la moindre des politesses, une forme de respect qui trancherait avec l’habituelle désinvolture des auto-proclamés journalistes du vin trop habitués à se faire rincer par les zinzins interprofessionnels ou les propriétaires à gros budget.

 

Il est fort à parier que vigneronne et vigneron, s’ils étaient intéressés par ce genre de dégustation, auraient apprécié cette prévenance et expédié gratos leur flacon emblématique.

 

Faut le servir à domicile ces dégustateurs hors-sol, pour eux c’est temps perdu que d’aller poser leurs belles fesses chez vigneronne et vigneron pour exercer leur activité. Ils préfèrent aller s’asseoir à de belles tables en des banquets offerts par des propriétaires qui ne leur veulent que du bien.

 

Le vin des gueux, lui, vient à eux par la Poste…

 

Ainsi va le Monde, faut-il pour autant s’en satisfaire ou faire un bras d’honneur aux petits marquis et marquises, féminin oblige…

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 06:00
David Nutt (L) and David Orren (R) will soon be courting investors IBTimesUK

David Nutt (L) and David Orren (R) will soon be courting investors IBTimesUK

Quant à Jacques Dupont il  a déclaré la guerre à la perfide Albion, foi de bas-bourguignon !

 

Les sociétés occidentales s'apprêtent-elles à tirer un trait définitif sur l'alcool? Oui, répond David Nutt, professeur au prestigieux Imperial College de Londres. Et ce, bien plus tôt qu'on ne pourrait le croire. «D'ici 10 ou 20 ans, les gens ne boiront plus d'alcool à part lors de rares occasions», affirmait-il au IBTimes  le 14 décembre dernier. La prochaine génération aurait donc l'honneur de signer, selon lui, l'arrêt de mort de la boisson.

 

Bon vous me direz c’est un anglais qui le dit, après nous avoir envahi avec leur whiskies à 2 balles les voilà qu’ils voudraient éradiquer notre boisson nationale : le vin !

 

L'expert britannique en addictologie prédit l'avènement de l'«alcosynth», un alcool synthétique qui procurerait les sensations agréables de la boisson, sans ses effets indésirables. Autrement dit, fini la gueule de bois. Les maux de tête et nausées de lendemain de cuite ne seront prochainement que de lointains souvenirs.

 

«Remplacer les boissons alcoolisées par une substance inoffensive» serait alors, pour David Nutt, «l'une des plus grandes avancées en matière de santé publique de toute l'histoire».

 

 

Ma prédiction :

 

Pernod-Ricard créé une filiale, Lady D., pour distribuer l’alcosynth exclusivement en pharmacie, c’est mieux pour les prix.

 

Comme pour la sidérurgie, face au désastre économique : plus de vignes, plus d’œnologues, plus de winemakers, plus de RVF, de B&D, de cavistes, plus de bars, plus de taxes, ... plus rien un véritable désastre national, le gouvernement ressuscite la vignette Ramadier pour indemniser tous les sinistrés.

 

L’alcoolisme, les dépressions ayant fait un énorme bond en avant, les croisés de l’ANPAA réclament le triplement de leurs subventions.

 

L’armée française étudie la possibilité d’envahir l’Angleterre afin de venger enfin Jeanne d’Arc et mettre David Nutt aux fers…

 

Bref, tout ça ce ne sont que des conneries : vive le Brexit !

 

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 06:00
Comme c’est bizarre à la Mothe-Achard j’n’ai jamais cru au Père Noël dois-je l’avouer à mes petits-enfants ?

Dans ma Vendée, pour le clan des femmes qui m’a élevé en âge et en sagesse : ma sainte mère, la mémé Marie et sa sœur la tante Valentine, la nuit de Noël c’était la nuit du petit Jésus. Dans la crèche, la grotte en papier rocher, de la vrai mousse, Marie et Joseph à genoux, le bœuf et l’âne debout, les bergers avec leurs moutons et sur son lit de paille fraîche le petit Jésus. Et, horreur il y avait un brave noir qui présentait sa besace et lorsqu’on y glissait un sou, approuvait de la tête.

 

Nous allions à la messe de Minuit, au retour nous mangions un bout de brioche du P’tit Louis avec un bol de chocolat chaud et avant d’aller nous mettre au lit nous posions nos chaussons devant la crèche.

 

 

Le lendemain matin nous réceptionnions nos cadeaux bien évidemment déposé là par le Petit Jésus.

 

Le Père Noël était une invention satanique venu de la ville corruptrice.

 

Donc je n’ai jamais cru au Père Noël mais pire encore au Petit Jésus ( sauf pendant la courte période où j'étais pur comme saint Tartitius) : comment ce gamin juste né pouvait-il apporter des jouets ? Sur la cours de récré je commis l’irréparable je révélai à mes copains les Remaud qu’en fait nos parents allaient les acheter chez Decré à Nantes. En effet, je les avais entendus un soir dans la cuisine en parler.

 

Bref, j’étais de la tendance Dutronc.

C'était la fille du Père Noël

J'étais le fils du Père Fouettard

Elle s'appelait Marie Noël

Je m'appelais Jean Baltazar

 

Ma fille a cru au Père Noël et mes petits-enfants aussi mais de nos jours beaucoup de parents se pose la question : faut-il laisser croire au Père Noël à leurs enfants ?

 

Selon des spécialistes du développement, les parents devraient laisser leur enfant croire au père Noël aussi longtemps qu'ils le désirent. ... Malgré tout, il arrive souvent que les enfants qui ne croient plus au père Noël ont envie de revivre la magie de ces moments avec les tout-petits de leur entourage.

ICI 

 

Ces parents anti-Père Noël

 

Faire croire au Père Noël à ses enfants : une évidence ? Pas tant que cela à en juger vos nombreux témoignages. Pour des raisons morales, des croyances religieuses ou des considérations matérielles, certains parents décident de ne pas jouer le jeu du Père Noël. Décryptage de leurs motivations avec Dominique Tourrès-Gobert, psychiatre et psychanalyste, auteur de Il était une fois le bon dieu, le père Noël et les fées.

ICI

 

J’ai toujours été de la première tendance et comme lorsqu’on devient vieux on retourne en enfance dit-on : pour la première fois de ma vie je crois au Père Noël.

 

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 07:00
Oui je l’avoue contrairement aux Macron j’ai souvent couché dans le château de Chambord au temps où j’étais Monsieur Vin du Loir-et-Cher

En 1978, pendant mes week-end je suis « monsieur vin du Loir et Cher » et si vous ne me croyez pas demandez au président Coutoux. Ce premier contact de terrain m'amène à postuler à l'Office National des Vins de Table où je deviens le SG. » (Chronique du 21 mars 2006 Encore un bout de ma vie).

 

C’est le Préfet Gérard Belorgey, grand visiteur des caves, qui m’a confié la mission d’aider la viticulture départementale à passer des vins de table à des vins, comme on disait en ce temps-là, de qualité.

 

C’était le Conseil Général qui me prenait en charge, président Kléber Lousteau, je m’y rendais en train et le directeur de cabinet du Préfet, Jacques Lambert, celui qui organisa la Coupe du Monde de 1998, me prêtait sa voiture privée pour sillonner le département.

 

Gérard Belorgey, en dehors de son goût pour le vin, adorait le château de Chambord, il avait écrit le scénario du Spectacle nocturne de Chambord 1977-1992 ICI il me proposa de loger dans un appartement de l’aile gauche du château qui était occupé en semaine par un fonctionnaire des Affaires Culturelles.

 

C’était très spartiate, aucun confort, mais se lever le matin et contempler le spectacle de Chambord fut un plaisir inoubliable. Ma fille Anne-Cécile, qui m’accompagna un week-end, coucha dans un lit à baldaquin et, revenant à Paris, déclara à ses copines « j’ai dormis dans un lit de princesse »

 

Je partageais mes soirées avec une poignée de troufions effectuant leur service militaire à Chambord, ils patrouillaient à cheval dans la forêt. C’étaient la belle vie. Ils me firent découvrir un des secrets bien gardé de la République : les appartements qu’avait fait aménager le Président Pompe dans l’aile gauche pour accueillir les chasseurs et qui n’avaient jamais servis. L’équivalent de ce qui se faisait de mieux dans l’hostellerie de luxe.

 

Bien plus tard, sous Nallet, je suis allé présider un dîner de chasse en ses lieux et place mais cette fois-ci dans le château lui-même.

 

Je garde de ce court épisode de ma vie professionnelle un excellent souvenir, j’en extrais 2 : les dégustations de vins et fromages de chèvre à Selles-sur-Cher (les fromages surtout) et la présidence du banquet des 50 ans de la coopérative de Saint-Romain-sur-Cher où le capitaine des pompiers m’accueillit au garde-à-vous, où les agapes commencèrent vers 15 heures, 7 ou 8 discours, une longue litanie de plats, à 18 heures nous en étions pas encore au dessert. Je revins à Paris plus fatigué que si j’avais couru un marathon.

 

Bien évidemment je ne peux que clore cette chronique qu’avec feu Michel Delpech.

 

 

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 06:00
J’en appelle au ban et à l’arrière-ban des goûteurs gaulois Jacques Dupont en tête : existe-t-il un goût du champagne ?

Dans un arrêt du mercredi 20 décembre 2017, la Cour de justice de l'UE (CJUE) considère que la vente par le hard-discounteur allemand Aldi Süd d'un « Champagner Sorbet » ne « tire pas indûment profit (et n'exploite donc pas illicitement la réputation) de l'AOP Champagne si le produit en cause a, comme caractéristique essentielle, un goût généré principalement par le champagne. »

 

Comme vous vous en doutez la plainte avait été déposée en Allemagne par le sourcilleux Comité interprofessionnel du Vin de Champagne (CIVC) contre Aldi et son sorbet au champagne, proposé à la vente à partir de fin 2012 et qui contient 12% de champagne. Le CIVC assurait que la dénomination viole l'appellation d'origine protégée Champagne.

 

Saisie en dernier recours, la Cour fédérale de justice allemande a demandé son avis à la CJUE. « Il incombe à la juridiction nationale d'apprécier » si le sorbet a suffisamment un goût de champagne, a précisé la CJUE, ajoutant que « la quantité de champagne contenue dans le sorbet constitue un critère important, mais non suffisant ».

 

Après ça on est guère avancer et ma question est tout à fait pertinente car est-ce qu’un "extra-brut", un "brut nature", un "brut", un "extra-dry", un "sec", un "demi-sec", ou un "doux" ont le même goût ?

 

En effet, la "liqueur d’expédition" ou "liqueur de dosage" mélange de sucre de canne très pur et de vins de réserve, diffère :

 

extra-brut : entre 0 et 6 g/l de sucre

brut nature : moins de 3 g/l

brut : moins de 12 g/l

extra dry : de 12 à 17 g/l

sec (ou dry) : de 17 à 32 g/l

demi-sec : de 32 à 50 g/l

doux : plus de 50 g/l

 

Enfin, certains vins ne font l’objet d’aucun dosage complémentaire. Le vide dû au dégorgement est alors complété par l’ajout d’un vin identique à celui contenu dans la bouteille. Ces vins sont dits totalement bruts et portent plusieurs noms : brut 100 %, brut 0, brut intégral, brut sauvage, ultra brut, etc.

 

Rajouter à ça les différentes variétés de champagne

 

Il existe divers types de champagne. Ils sont présentés ci-après, étant entendu que plusieurs particularités peuvent se cumuler dans un même champagne, comme par exemple dans un crémant blanc de blancs 1973.

 

Voir ICI 

 

Il va donc falloir éclairer la lanterne des juges allemands qui ne sont pas forcément des experts en dégustation de champagne même si le champagne a toujours été apprécié par eux. Hermann Göring qui l’aimait, avait nommé des « weinführer », le corps des marchands de vins en uniforme allemand, pour « négocier » les ventes de vins avec les Français occupés. La délimitation de la zone occupée suit la carte des meilleurs vignobles. Otto Klaebisch, qui a travaillé pour une grande maison, est désigné pour la Champagne.

 

 

Alors sieur Saverot, au-lieu de pomper des dépêches AFP vous feriez mieux de convoquer le ban et l’arrière-ban des goûteurs gaulois Jacques Dupont en tête, suivi de vos ennemis héréditaires B&D qui ont décidé de ne pas se pacser avec le Figaro de Dassault, même le JM Deiss qui vous la fera géo-sensoriel, votre ex Antoine Gerbelle, la célèbre caviste belge, l’ex miss Gouglou et pourquoi pas quelques vignerons champenois qui ont donné des coups de pieds dans la fourmilière, pour aider l’impérial CIVC à triompher de l’Aldi des caddies…

 

 

 

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 06:00
J’aime le vol au vent à la financière car en même temps ça excite les insoumis et ravit mon amie Isabelle Spiri.

Les vol-au-vent sont des bouchées à la reine de grande taille.

 

Créés par le cuisinier-auteur Marie-Antoine Carême (1784-1833), ce sont des cylindres de pâte feuilletée légère (d'où le nom), servis chauds, garnis de poisson, de quenelles, de ris de veau, le tout lié par une sauce à la crème.

 

Si vous ne vous sentez pas en capacité de d’en faire un de vos petites mains, et si vous êtes parisiens, vous allez chez le charcutier vedette Gilles Vérot 3, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris (VIe), 01-45-48-83-32.

 

Il propose un vol-au-vent à la financière: ris de veau, cervelles d'agneau, crêtes de coq, petites quenelles de volailles, lamelles de truffe sur commande uniquement).

 

C’est Guillaume Nicolas-Brion qui va être content, il est dingo de Vérot.  

 

C’est tout près de chez moi mais moi j’ai décidé de me lancer dans le Vol au vent à la financière pour les raisons indiquées dans le titre.

 

Comme je n’ai pas la main pâtissière, pour le réceptacle en pâte feuilletée je passe commande à Mario Goettle tenancière et excellente pâtissière du café Mirabelle 16 Rue la Vacquerie, 75011 Paris.

 

Pour la garniture

 

1 ris de veau

12 quenelles de volaille

2 tasses de vin

2 cervelles

100 g de rognons de veau

100 g de lard gras

100 g de beurre

50 g de crêtes de coqs

25 g de pelures de truffes

Sel

Pain

2 cuillerées à soupe de farine de blé

1 jaune d’œuf

 

Recette

 

1. Je fais dégorger le ris de veau 12 heures dans de l'eau froide.

 

2. J’enlève les parties dures du ris de veau puis je le plonge 5 minutes dans de l'eau en ébullition. Je l’égoutte et je le coupe en dés, ainsi que le rognon et les cervelles.

 

Je préchauffe mon four (thermostat 7).

 

3. Je prépare la garniture : dans une cocotte je fais fondre le lard à feu doux. J’ajoute 40 grammes de beurre, puis le ris de veau, le rognon, la cervelle, les crêtes de coq, les quenelles, les truffes escalopées. Je sale et poivre. Fait revenir une dizaine de minutes et je réserve dans un plat.

 

4. Dans la même cocotte, je fais fondre le reste du beurre, j’ajoute la farine, je tourne vivement, puis je mouille avec le bouillon froid et le vin de Madère. Je laisse épaissir, puis j’ajoute la garniture. Hors du feu, j’incorpore le jaune d'œuf.

 

Je place la garniture dans un bain-marie.

 

Je réchauffe mon réceptacle dans mon four.

 

Je le remplis de la garniture et je sers.

 

Et je bois quoi avec mon Vol au vent à la financière ?

 

Isabelle Spiri dit « Un Meursault de Fanny Sabre bien sûr ! »

 

 

 

 

Moi je penche, après consultation, pour un Marsannay 2014 Chardonnay de Sylvain Pataille

 

 

Comme je joue cartes sur table, je n’ai pas mis mes mains dans le Vol au Vent car il va me falloir trouver des convives qui apprécient les abats qui sont dedans.

 

Crêtes de coq

 

 

Préparation de la recette

 

ICI 

 

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 06:00
Qu'est-ce qu'il fait, qu'est-ce qu'il a, qui c'est celui-là ? Complètement toqué, ce mec-là, complètement gaga, Il a une drôle de tête ce type-là… la réponse n’est pas celle que vous croyez

Qui connaît encore Pierre Vassiliu, qui écoute encore sa chanson culte ?

 

Pas grand monde en dehors des vieux cons de mon espèce, elle est revenue dans ma tête lorsque je suis tombé, en feuilletant TINTIN À la rencontre des peuples du monde dans l’œuvre de Hergé aux éditions moulinsart, sur la photo que j’ai placée à la Une de cette chronique ?

 

 

Qui c’est celui-là ?

 

La  réponse d’un vrai tintinophile c’est dans le Lotus Bleu, Tintin déguisé en général de l’armée japonaise, Milou faisant office de bedaine-postiche.

 

Mais pour moi, qui ai l’esprit mal tourné, ça me fait penser à quelqu’un d’autre, un accro des réseaux sociaux qui exècre les parigots, les bobos et les vins plein de défauts...

 

Qui, me direz-vous ?

 

Ça, comptez dessus et buvez de l’eau (1), je ne vous le dirai pas.

 

Trouvez-le tout seul !

 

Le problème c’est, qu’en dépit de son omniprésence sur Face de Bouc et Twitter, peu d’entre vous le connaissent en chair et en os, plutôt en chair d’ailleurs.

 

Vous pouvez jouer à donner des noms, via les commentaires qui ne sont publiés que lorsque  j’ai vérifié qu’ils ne mettent pas en cause ma responsabilité.

 

Origine

 

À l'origine, à la fin du XVIIIe siècle, l'expression est simplement « compte là-dessus ».

 

Bien sûr, il s'agit d'une formule ironique puisque sa signification est à l'opposé de ce qu'elle peut laisser croire, comme quand on dit à un ami à qui on promet de rendre un service « tu peux compter sur moi ».

 

L'ajout « et bois de l'eau », parfois complété par l'adjectif « fraîche » (peut-être par mélange avec « vivre d'amour et d'eau fraîche »), est attesté en 1823 chez Paul-Émile Debraux dans « Voyage à Sainte-Pélagie ».

 

Certains l'analysent comme une formule sacrificielle où il faut comprendre : tu peux toujours te sacrifier en allant jusqu'à ne boire que de l'eau (au lieu d'un excellent vin), n'espère quand même pas obtenir quoi que ce soit.

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 06:00
André Fuster, poudres de perlimpinpin en tous genres, s'en branle un peu y boit pas du pinard pour sauver le Monde mais pour y prendre du plaisir.

J’adore « Dédé la science » y rate pas une occasion de moucher les morveuses et les morveux qui ramènent leur petite science de bobos parisiens ou girondins.

 

Incollable qu’il est le gars sur les produits de collage, avec lui pas de souci, j’ai l’impression de contempler l’armoire à pharmacie de mémé marie : tu acidifies avec de l’acide tartrique ou tu désacidifies avec du carbonate de calcium, du tartrate de potassium ou encore du bicarbonate de potassium…

 

Y me fait penser aux fonctionnaires du Ministère, ceux de la protection des végétaux, les vétérinaires-inspecteurs, les contrôleurs de tous poils, qui sont des bibles règlementaires, y peuvent te réciter le paragraphe 3 de l’article 5 tiret 4 modifiant le règlement communautaire n° avec plein de chiffres derrière.

 

Attention, je ne raille pas, y sont payés pour ça et le Fuster lui aussi pour vendre ses poudres faut bien qu’il sache où il met les pieds.

 

Donc, le Dédé, bordelais type non révisé, du genre à susciter le fameux Bordeaux bashing, est un sachant qui a viré un chouia sa cuti très récemment, normal voilà t’y pas que des Palmer, Latour virent à la biodynamie faut coller à la tendance.

 

La preuve :

 

« Bon, tout ça pour dire - encore une fois - que non non pas de souci : il y a plein de questions qui méritent d'être posées tant à propos des techniques viti vinicoles que de tel ou tel produit qui peut être (qui peut être, pas qui est systématiquement) utilisé pour telle ou telle raison dans telle ou telle circonstance.

 

Des questions méritent d'être posées, et appellent réponses. De vraies réponses. »

 

Ouais, ouais, j’adore, je savoure, je jouis, mais avant d’atteindre l’extase permettez-moi un retour en arrière.

 

Un de mes maîtres, grand professeur de Droit, m’avait donné ce conseil pour choper une bonne note : « faites une bonne introduction et une bonne conclusion, entre les deux c’est du remplissage… »

 

Fuster adopte la technique :

 

  1. Il commence par moucher « la petite nana » de Sud-Ouest

 

Ça attaque fort :

 

« L’offre des vins dépourvus de produits chimiques se multiplie. Voici ce qu’il faut savoir pour s’y retrouver dans le casse-tête des dénominations et des labels »

 

Oui, c'est l'entame d'un papier récemment paru dans Sud-Ouest.

 

Il est signé de Cathy Lafon, son titre ?

 

« Bio, vegan ou naturel… comment choisir son vin "écologique"? »

Lire ICI 

 

  1. Le milieu c’est ICI samedi 9 décembre 2017 Sud-Ouest, vraiment très très à l'Ouest ...

 

Grâce à Dédé vous saurez tout sur tout même ce que c’est que le goût, le sien bien sûr.

 

  1. La conclusion « Sur ce je vais m'oxygéner en allant boire un joli Jurançon sec dont je ne sais pas s'il est bio ou pas (et dont je causerai peut-être plus tard dans un billet un rien moins énervé mais aussi vachement moins drôle). Remarque vu qui me l'a vendu, bio peut-être l'est-il ? Mais on s'en branle un peu, en fait, car je bois pas du pinard pour sauver le Monde ni pour donner des leçons de philo, seulement pour y prendre du plaisir. »

 

J’espère, puisqu’il s’en branle, que ce n’est pas un plaisir solitaire réprouvé par le clergé, mais pour lui la messe est dite : retour à la case départ, il faut se poser les bonnes questions pour y donner de vraies réponses, surtout pas toucher au grisbi.

 

Ma pomme simple consommateur de vin, je ne vois pas au nom de quoi, dans les vignes, pour produire un objet non alimentaire de pur plaisir, on balance des produits toxiques (tête de mort sur les bidons) qui mettent en danger ceux qui les épandent, s’écoulent dans le sol et la nappe phréatique… Le sieur Fuster n’en vend pas, je crois, mais il s’en branle tout simplement. Ses produits à lui ne sont pas toxiques, ce sont de simples ajouts pour remettre des vins debout, moi ça ne me dérange pas je n’en bois pas (ces vins-là), mais pourquoi ne dit-on pas au cochon de payant, comme sur tous les autres produits alimentaires, ce qu’il y a dans le vin ? L’histoire de la surcharge de la contre-étiquette est une plaisanterie car il existe aujourd’hui des moyens simples pour que le consommateur désireux de s’informer puisse consulter.

 

Conclusion de cette petite passe d’armes girondine : comme le père Fuster va se branler de ce que je viens d’écrire, je jouis, vieux con que je suis !

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 06:00
Retenez-les Emmanuel M. sinon les p’tits chefs du vin vont faire 1 malheur : la Buzyn au piquet ou bien y rendent leur copie blanche.

Désolé, je trouve ça d’un ridicule achevé lorsque je lis que « les représentants du vignoble et du négoce,  ont sommé le chef de l’État et son gouvernement de clarifier la place du vin dans la société française avant d’en recevoir la stratégie de développement. »

 

Moi, si j'étais Emmanuel et Edouard, je dirais chiche !

 

Vu l’angle choisi pour définir cette stratégie, ça épargnerait au chef de l’État et à son Premier Ministre de se farcir une synthèse du type PS hollandais.

 

Seul le Travers comprendrait vu qu'il a fait toutes ses classes dans la boutique en naviguant dans tous les courants.

 

Tout y sera sauf les vrais choix.

 

Serais-je mauvaise langue ?

 

Absolument pas, ce sont des multirécidivistes, des adeptes du compromis mou, des immobilistes patentés.

 

De toute façon je vous fiche mon billet que, comme le dit l’immense Jérôme Despey, le président du Conseil Vin de FranceAgriMer, ils n'attendent qu'un signal et alors, comme un seul homme, ils iront, tels les bourgeois de Calais, déposer leur jus de tête aux pieds d’Emmanuel.

 

Moi je serais Emmanuel je ferais du dégagisme en rayant d’un trait de plume tous ces organismes parasites où nichent des présidents et des qui font des voyages à Paris.

 

Puisqu’on parle d’États Généraux de l’Agriculture, donc de la viticulture, il faudrait au préalable faire le ménage, cesser de mettre la poussière sous le tapis, donner congé sans solde à cette engeance et en appeler vraiment au peuple des vignerons pour espérer redonner de l’élan et de l’oxygène à la représentation de la vigne France.

  

Quant à la place du vin dans la société française, n’en déplaise à ces messieurs (les dames y'en a pas), c’est un sujet qui n’intéresse pas que les vignerons, nous les citoyens, consommateurs ou non, avons aussi notre mot à dire.

 

Que cessent les postures, camp contre camp, la Santé contre la Viticulture, qui permettent de tenir des discours inopérants depuis des décennies.

 

J’ai suffisamment œuvré et dénoncé ici sur ce blog les prohibitionnistes masqués pour avoir le droit de dire aux dignes représentants de la vigne, qui se disent préoccupés eux aussi par notre santé, qu’ils ont mis beaucoup de temps à s’engager dans la défense du consommation dite responsable et surtout qu’ils se refusent toujours, se noyant dans des arguties, à aller jusqu’au bout du bout de leur souci de Santé Publique en étant bien timides, et même parfois hostiles, aux demandes sociétales sur les pesticides.

 

« On ne peut pas déposer de stratégie tant que la plus autorité ne s’est pas exprimée sur la stigmatisation dont la filière viticole fait l’objet au ministère de la santé. On attend un signal avant ce 15 décembre » c’est signé Jean-Bernard de Larquier, représentant d’une région assez peu vertueuse dans le domaine de l’environnement.

 

Allons,allons, messieurs sortez de votre casemate, en poussant des cris d'orfraies vous faites le jeu de vos adversaires qui ont beau jeu de vous accoler l'étiquette infâme de lobby.

 

Ce qui me frappe dans c’est que les chiffons rouges de madame Buzyn, s’ils fâchent à juste raison les vignerons, n’ont guère d’effets auprès de la population des buveurs excessifs, premiers concernés normalement, et que le raffut du CNIV est contreproductif car il donne un écho à une campagne, l’histoire du tire-bouchon, qui n’a aucun impact.

 

Bref, tout ça c’est de la politique, un rideau de fumée pour masquer l’incapacité des chefs du vin de proposer des choix clairs pour l’avenir de la vigne France. 

 

Carl von Clausewitz (1780 - 1831)

La stratégie est un art militaire

 

Qu’est-ce que la stratégie ?

 

« La stratégie est basée sur une démarche d'anticipation en vue d'un objectif. Elle vise à choisir des actions, à les mettre en oeuvre et à les coordonner afin d'obtenir un résultat. Dans cette optique de manœuvre qui peut dériver, seul le but recherché compte »

 

STRATÉGIE :

Nom féminin emprunté d'abord (1562) au latin impérial strategia, du grec stratêgia, le sens de "gouvernement militaire d'une province", sorti d'usage.

 

Réemprunté au début du XIXe siècle ; au dérivé du grec stratêgia "commandement d'une armée", "charge de stratège" et "aptitude à commander une armée", il désigne (1803, Bloch et Wartburg, puis 1812) l'art de faire évoluer une armée sur un théâtre d'opérations jusqu'au moment où elle entre en contact avec l'ennemi, puis, spécialement (1876), la partie de la science militaire qui concerne la conduite générale de la guerre et l'organisation de la défense d'un pays.

 

Dans ces deux valeurs, le mot est opposé à tactique. Comme ce dernier, stratégie s'emploie par figure pour parler d'un ensemble d'actions coordonnées ; d'abord par métaphore du sens militaire (Pourquoi la paix n'aurait-elle pas sa stratégie ? E. de Girardin), ce sens ne s'est lexicalisé que plus tard par exemple dans stratégie électorale (stratège, en ce sens se répand peu avant 1914) ; par extension, il s'est introduit dans le vocabulaire de l'économie (1973, stratégie défensive), de la publicité (stratégie de communication) et désigne généralement la manière d'organiser une action pour arriver à un résultat.

 

Ce qui est indiqué ci-dessous ne me semble pas être de nature à permettre de définir une stratégie de développement de la vigne France ; c’est un gros catalogue des préoccupations du moment doublé d’un savant dosage pour satisfaire la plus ample palette de présidents.

 

Attendre et voir, après les rodomontades d’usage viendra le temps de l’accouchement et nous verrons si le bébé a la tête de l’emploi.

 

Quatre axes et dix présidents

 

Faisant suite à la stratégie de filière de 2014, le plan de la filière vin serait composé de quatre axes :

 

- La création et le partage de la valeur, dans un groupe de travail animé par Stéphane Héraud (Assemblée Générale des Producteurs de Vin) et Jean-Bernard de Larquier (trésorier du Comité Pineau des Charentes).

 

- L’export est suivi par Georges Haushalter (ancien président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux) et Thomas Montagne (président des Vignerons Indépendants de France).

 

- La résilience des entreprises aux crises économiques et climatiques est co-animée par Didier Peterman (le président du Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace) et Jérôme Volle (vice-président de la FNSEA).

 

- La Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises est suivie par Michel Carrére (vice-président de l’Interprofession Vins du Sud-Ouest) et Bernard Farges (président de la CNAOC).

 

La synthèse est portée par Jérôme Despey (président du conseil vin FranceAgriMer) et Jean-Marie Barillère (président du CNIV).

 

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