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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 00:09

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Ces jours-ci je passe ma vie au téléphone. Les bonnes âmes me diront que c’est moins fatiguant que de passer sa vie à vendanger. Je veux bien mais j’avoue que je préfèrerais trimer dans les rangs de vignes du Léon de Corneilla. Certes j’aurais le dos cassé mais le soir j'aurais la tête dans les étoiles et je dormirais comme un sonneur de vèze, un bienheureux quoi. Bon je ne vais pas vous prendre la tête avec mes soucis de ceci et de cela car vous pourriez me faire la tête, mais sachez que vous m’aidez chaque jour à me sortir la tête du sac. Mon espace de liberté c’est mon oxygène.


Bref, jeudi soir, comme j’avais dit oui à Valentina Bertini qui m’avait invité à la conférence de presse du Salon, organisé par Le Vin en Tête qui aura lieu au début du mois de décembre au 104, j’ai pris ma petite auto pour monter jusqu’aux Batignolles. Pour me convaincre de venir Valentina avait écrit : « Il s’agit désormais d’un RDV annuel pour tous les amants des vins italiens. » Être ou ne pas être l’amant des vins italiens ? Je ne pouvais que pencher du côté de ma plus grande pente qui me porte vers le féminin. Donc, bille en tête, Cap sur le 30 rue des Batignolles où est sis le QG du Vin en tête. Pour y aller il me faut traverser la Seine par le Pont Royal puis gagner la place de l’Opéra, rejoindre la gare saint-Lazare et enfiler la rue de Rome.


À peine avais-je posé mon auguste cul sur le siège de ma Twingo que mon grelot grelotait. Du fin fond de la France profonde un de mes interlocuteurs du lait m’appelait. Par bonheur j’ai un kit mains libres et ça bouchonnait. Donc nous avons causé et je me surprenais à parler avec les mains pour convaincre mon interlocuteur ce qui n’est pas très conseillé au volant. Tout ça m’a tenu jusqu’à Opéra et comme une fois passé Haussmann tout redevenait fluide Batignolles s’offrait à mes bras. Sauf que le grelot a de nouveau greloté et qu’ainsi j’ai raté la rue où je devais tourner. Vive les sens interdit à Paris ! Je ne sais comment je me suis retrouvé à quelques mètres du Vin en Tête avec une belle place Livraisons qui n’attendait que moi. Je descends de mon automobile et voilà t’y pas que le grelot remet ça. Comme c’était un grand Président important que j’aime bien je décroche. Et me voilà faisant le trottoir  devant le Vin en Tête pendant une bonne dizaine de minutes sous les yeux d’une charmante jeune fille qui semblait être là pour m’accueillir. C’était Brigitte Régnier, chargé de la Communication de la maison et, cerise sur le gâteau, fidèle lectrice du Taulier.


Les bouchons, le zon-zon du téléfon, et moi qui ai en sainte horreur d’être en retard je l’étais. Accueilli par un bouquet de sourires je me posais. Tout le monde écoutait religieusement le boss, Laurent Le Moigne, et moi j’étanchais ma soif avec un verre de Sancerre de Sébatien Riffault. L’ambiance étant légère je sortais petit à petit ma tête du sac de noeuds lorsqu'une étiquette comme je les aime accrochait mon regard acéré de chroniqueur non patenté. Je dégainais mon grelot qui fait aussi office d'appareil photo et je fixais l’étiquette du dit vin qui  se révélait être chilien (le graphisme étant celui des affiches de pub sur les bus de Santiago). Fort bien mais le nectar allait-il  être à la hauteur du charme pictural de son étiquette. Ma voisine me servait le Cinsault. Tout en buvant les paroles du boss du Vin en Tête je me livrais à la gymnastique du dégustateur, faut toujours sacrifier au rituel, et je posais le nectar en bouche : le vin en bouche donc avant de le laisser filer dans mon corps : le vin en tête donc. Là vous savez qu’à ce niveau je bloque, conceptualiser un vin est hors de mon logiciel personnel. Mettre des mots sur mon plaisir charnel c’est l’abimer, le rapetisser, le réduire à une pure mécanique. Ceci  écrit, j’avoue que je suis virtuellement tombé le cul de ma chaise, cul sur tête, car le vin de Louis-Antoine Luyt m’a transporté. Comme le dirait mieux que moi une belle amie à moi ce fut un mini-orgasme. Rien que pour lui je me rendrai les 1&2 décembre au 104, où j’ai d’excellents souvenirs, pour déguster ses vins.


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Mais qui est donc ce Louis-Antoine Luyt ? C’est un petit gars de chez nous qui a découvert les vins chiliens en 1998, après des études viti-œno à Beaune. « D'emblée il déplore que ces vins aient tendance à se ressembler : méthodes de vinification identiques qui priment sur l'effet terroir (excès de bois neuf, levurage, extraction trop poussée, sulfitage généreux). Mais il reste persuadé que le vin du « paysan local » a un véritable intérêt, au moins patrimonial, bien supérieur aux pseudos cabernet - syrah du Nouveau Monde. Aussi, dès 2004, il s'essaie à la vinification de cépages autochtones tels le païs (planté sous les Conquistadors). Ce qui donne naissance en 2006 à l'aventure du Clos ouvert : petit négoce « nature » fondé par Louis- Antoine et l'un de ses associés. Le vin commençait à se faire connaître, puis c'est le « trou noir », le 27 février 2010, un tremblement de terre ravage la production du Clos Ouvert (500 hectolitres sur les 700 stockés en fûts) ainsi que les caves d'autres producteurs. Louis Antoine rebondit pour les vendanges 2010 (mars-avril) et continue l'aventure seul sous le nom Azienda agricola Luyt. Son vin est frais et coulant comme certains Rhône nature désormais célèbres. Santé ! »


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Tel fut le destin de votre Taulier qui ce soir-là, en dépit de son grelot énervé, qui grelota même alors qu’il dégustait – c’était un drôle de vinificateur qui venait lui faire une proposition indécente – pu retrouver la liberté de sa tête grâce à l’accueil bon enfant du Vin en Tête et la perdre sitôt avec les vins de ce jeune diable de Louis-Antoine Luyt : le Cinsault et le Pinot. Le plaisir d’une découverte impromptue c’est le meilleur baume sur les soucis d’un pauvre Taulier assailli qui, comme vous pouvez le constater, n'a pas encore la grosse tête. Bref, inscrivez sur votre calendrier des Postes 2012  les 1&2 décembre Le Salon du Vin en Tête au 104 104 Rue d'Aubervilliers  75019 Paris. link

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 14:00

Comme Alice et Olivier de Moor sont des amis discrets ils n’avaient pas mis votre Taulier dans la confidence mais, lorsque leur enfant paraît sur l’écran de ses nuits blanches, à l’aurore, c’est pour lui la divine surprise, le plaisir de la découverte et venu le temps d’officier : d’être à sa manière l’officier d’état-civil de la Toile. À la plume sergent major plongée dans l’encrier de céramique blanche, sur le grand registre des naissances il inscrit les noms et prénoms des parents et leur ascendance, en violet bien sûr, l’heure : 9 heures du soir, c’est mieux que 21 heures qui font très chef de gare – et quarante grosses minutes, le lieu : Courgis et le jour le dimanche 7 octobre 2012. Pour le prénom le vieil animal use d’encre sympathique pour laisser à votre imagination tout le loisir d’exercer son talent. Comme mon petit doigt m’a dit qu’Alice, venue du Jura a rencontré Oliver en 1992, à Chablis, donc 30 ans, voilà un bel âge pour donner naissance à un enfant. Cet enfant-là va leur permettre de conter leur histoire, car comme le dit si bien Alice, eux deux ont toujours voulu « faire du vin comme on raconte une histoire »


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Leurs autres enfants, ceux de la vigne bien sûr, comment l’écrivait sur la Toile un chroniqueur « Difficile d’obtenir des vins aussi purs sous ce climat capricieux que le Chablisien sans apport de produits de synthèse et où la tradition court-circuite toute innovation… », ils les ont imposés contre les vents et marées d’un océan hostile, inhospitalier. « D’apparence si simple… » écrit Olivier, ce parcours entamé en commun, « Depuis le choix d'être vigneron, puis d'élaborer du vin, notre volonté fût et demeure de faire le vin le plus simplement possible: laisser parler le raisin qu'on a cultivé durant toute l'année. Cette volonté d'apparence si simple, comme une évidence, perpétuant le travail des générations de vignerons qui nous ont précédés s'est heurtée à l'histoire récente du vignoble. Ce qu'on a appelé la modernisation. De cette dernière, nous avons utilisé ce qui nous semblait pertinent pour soulager ce travail pénible et éprouvant, et pour gagner en précision »


Le vœu d’Alice va être ainsi exhaussé avec ce nouvel enfant « Ce serait l'idéal, la page blanche tous les ans, les pages blanches tous les ans, une pour chaque vigne » Je ne suis pas inquiet, nos heureux parents savent conter des histoires suspens. « C'est un rayon de soleil rasant dans les Rosettes, une panne à Chitry, un doute à la taille devant un cep centenaire de St-Bris, une colère dans les Clardys, le rêve devant la grande ferme isolée de Loigny, les soins consciencieux donnés aux Bel-Air, une fatigue dans les grandes treilles des Envers, une musique dans les oreilles pour te donner de l'énergie quand tu attaques une nouvelle treille, un éclat de rire avec un vendangeur, un raisin croqué à pleine bouche, l'odeur du jus qui coule du pressoir, les bottes crottées qui pèsent 2 tonnes et cette sensation de légèreté quand tu les nettoies au bout de la treille, l'odeur des fermentations, le stress de la fin aout début septembre quand tu soutires le millésime précédent et que tu regardes le ciel avec inquiétude pour essayer de savoir ce que donnera le millésime suivant, l'odeur de la cuve quand tu l'ouvres après l'avoir vidée, les cigalous, la chaleur, le printemps qui revient enfin… » C’est signé Alice de Moor.

 

L'enfant est là : link

et y'a de la zik

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 08:00

  Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.
 

Cette semaine à la Une de mon nouveau parti trois femmes : Boutin, Dati  et NKM, bien sûr j’aurais pu aussi parler du brillant maire du VIIIe arrondissement, le mal nommé Lebel, qui estime dans l'éditorial du numéro d'octobre du journal d'information municipale que la légalisation du mariage homosexuel pourrait ouvrir la porte à la polygamie, l'inceste et la pédophilie. «Si le tabou immémorial du mariage hétérosexuel vient à sauter, qui et quoi s'opposera désormais à ce que d'autres tabous le concernant, bien moins anciens, bien moins universels, ne tombent à leur tour ?», demande M. Lebel, qui annonce que lui-même ne procédera «personnellement, à aucun mariage de cette nature». Par exemple : comment s'opposer demain à la polygamie en France, principe qui n'est tabou que dans la civilisation occidentale ? Pourquoi l'âge légal des mariés serait-il maintenu ? Et pourquoi interdire plus avant les mariages consanguins, la pédophilie, l'inceste qui sont encore monnaie courante dans le monde ? La porte est désormais ouverte au spectacle mortel pour la civilisation du mariage légal de tout le monde avec n'importe qui pour faire n'importe quoi !» conclu celui que Carla et Nicolas ont choisi pour s’unir pour le meilleur et pour le pire en février 2008. Ce ducon fait le lien avec la Boutin qui a refusé de condamner ses propos sur Europe 1. Elle les a jugés « déplacés dans un bulletin municipal (...) Mais ce n'est pas parce qu'il y a une grosse émotion que je dois condamner ».  Sur le fond, elle a affirmé qu'il n'y avait pas de lien entre le mariage homosexuel et l'inceste ou la pédophilie. En revanche, elle a affirmé qu'il pouvait y avoir « un lien entre le mariage homosexuel et la polygamie »


L’immense leader du tentaculaire Parti chrétien-démocrate (PCD) grand défenseur de la morale sait aussi défendre ses intérêts pécuniaires sans prendre des pincettes. Pour elle tout à un prix, même un soutien à la présidentielle, en effet pour s'être désistée en faveur de Nicolas Sarkozy en février dernier, la Boutin s’est vu octroyer la promesse de recevoir de l’UMP un modeste à valoir de 680 000 euros qui devrait êtes complété l'an prochain par 120 000 biftons et ce, que ça plaise ou non à l’intéressé même si François Fillon est élu à la tête de l'UMP, a-t-elle ironisé en assumant ainsi son soutien au petit roquet de Copé. Selon, la diva des bénitiers ce bel argent servira « à rembourser ses frais de campagne présidentielle malgré un ralliement survenu dès le 13 février. » en effet, argumente-t-elle, la loi prévoit un dédommagement à cette hauteur pour tous les candidats officiels - ceux qui ont recueilli au moins 500 parrainages. Pour la Boutin, ce n'est donc que justice, puisqu'elle avait effectivement dépensé les 800 000 euros qu'elle aurait reçus en cas de candidature. Pas mal pour un groupuscule qui revendique hardiment, mais faussement, quelques 10 000 adhérents, ça frise l’enrichissement sans cause mais elle s’en fout la mère Boutin, faire du gras ça lui va au teint. Par bonheur notre trésorier Dominique Dord, affirme ignorer cet accord financier. « Je ne vais pas payer 180 000 euros comme ça, même si j'aime beaucoup Christine! », a-t-il confié à l'agence de presse Sipa. Pire encore, ce brave soutien du cocker triste Fillon confirme n'avoir jamais vu passer un seul chèque à destination de Christine Boutin. Et s'étonne du silence de Jean-François Copé sur cette affaire. Tout ça c’est de la galéjade à qui Dord va-t-il faire croire qu’il ignorait la transaction. La bataille pour la présidence se joue assurément très au-dessous de la ceinture et ça me mets en rut.


Pour compléter ce magnifique tableau des élus de la fille ainée de l’Eglise manquait Rachida Dati. Celle-ci a menti. En effet, mardi dernier, l’ancienne garde des Sceaux, jurait ses grands dieux que l’information du site du « Point », selon laquelle elle avait assigné devant la justice Dominique Desseigne pour « reconnaissance de paternité » de sa fille Zohra était fausse. Mauvaise pioche pour celle qui a acquis son Droit dans une pochette surprise, car le site internet de l’hebdomadaire fournit la preuve irréfutable de cette assignation. « Une procédure de mise en état a lieu aujourd'hui devant le tribunal civil de Versailles » Dit, autrement l’affaire a été entendue par un tribunal, qui a pris connaissance « de l'ensemble des arguments des parties ainsi que des pièces sur lesquelles celles-ci se fondent ». Rachida Dati a même mandaté une avocate, Me Guillot-Bouhours. Cette dernière a affirmé au juge que « Dominique Desseigne (reconnaissait) avoir eu des relations intimes avec Mme Rachida Dati ». Nous sommes en plein vaudeville puisque le PDG du groupe Lucien Barrière, ne reconnait toujours pas être le père biologique de la fille de Rachida Dati, de plus l’homme d’affaires a en effet fourni au tribunal administratif une liste de plusieurs pères potentiels. Prochain épisode : une audience de plaidoiries, voulue par Rachida Dati et qui pourrait avoir lieu le 6 novembre prochain à huis clos. Mais pourquoi Rachida a-t-elle nié l’évidence, pourquoi a-t-elle péché, ce qui n’est pas bien selon Boutin ? Pour protéger son image, elle qui adore la posture de victime de la presse pense sans doute que ça peut être payant en politique. Elle croît en son destin Rachida Dati, ell joue sur sa relation, assez unique, avec l'opinion. Sa vie sentimentale, ses études, sa famille, son frère, ses chaussures, ses robes et jusqu'à ses conversations privées... Toute sa vie et ses états d'âme sont connus du public. Comme l’écrit un journaliste. « Comme dans le film « The Truman Show », l'ex-Garde des Sceaux, toujours députée européenne et maire du 7ème arrondissement de Paris, donne l'impression de vivre dans une bulle, où ses moindres faits et gestes sont observés et commentés. Une bulle où elle est rentrée volontairement, et même avec un plaisir manifeste, pendant la campagne présidentielle de 2007. Une bulle dont elle n'est plus sortie depuis. » Bon, il se fait tard, la semaine prochaine je vous causerai de NKM grande copine de Rachida.


joe dassin - le petit pain au chocolat par bisonravi1987

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 14:00

J’ai reçu hier cet étrange courrier titré Droit de réponse - article 13 de la loi du 29 juillet - votre article du 05/07/2012, donc assez jugulaire, jugulaire, si vous ne publiez pas vous aurez du papier bleu.


Cher Monsieur,


Il est évident qu’en aucun cas je ne vous demande de publier le communiqué ci-dessous concernant votre article sur le Mas de Libian. Malgré tout il me semble important que vous soyez en possession de toutes les informations.

Je reste à votre disposition pour toute question.

Cordialement

Emmanuelle Falco

DVTec


Moi je publie même si en effet je ne vois pas pourquoi cette société m’envoie ce que la presse publie. (La Journée Vinicole N ° 23264 DU 05.10.12 DVTec blanchi par le tribunal de Privas). L’affaire n’est pas classée par une simple ordonnance d’un juge de grande instance alors l’avenir nous dira ou pas où se situent les responsabilités.



« Dans l’affaire qui nous oppose au Mas de Libian concernant une fourniture de cuves béton, nous tenons à préciser que le TGI de PRIVAS, dans son ordonnance du 23/08/2012, a débouté et condamné à dépens le Mas de Libian de sa demande de versement d’une provision, dans la mesure où actuellement aucun élément d’analyse ne permet d’imputer une responsabilité à DVTec. Le magistrat envisage d’autres facteurs causals, dont un défaut d’affranchissement.


(Sur le fait stipulant que le vin contenu dans les cuves incriminées n’était pas « loyal et marchand », nous tenons à préciser que celui-ci a fait l’objet d’une transaction de vente auprès d’un courtier, sans que nous opposions notre veto, sous un label d’appellation contrôlée.) Le mas de Libian utilise depuis 2009 une cuverie béton Dvtec qui semble lui apporter pleine satisfaction, la composition de notre béton n’a pas changé depuis.


Notre principale préoccupation a toujours été le service à nos clients et nous avions d’ailleurs proposé au Mas de Libian un prêt de cuves qui lui aurait permis d’envisager ses vendanges dans de meilleures conditions, en l’attente du jugement, l’offre a été déclinée.


Nous avons beaucoup de mal à saisir l’attitude de Madame Thibon qui, se répand dans tous les médias tenant des propos à la limite de la diffamation, dans la simple volonté avérée et exprimée de faire plier DVTec aux exigences financières du Mas de Libian et de ternir notre réputation. Nous ne cèderons pas à l’arme des faibles qu’est la calomnie.


Les vertus du béton ne sont plus à démontrer, inertie, isolation thermique, simplicité d’aménagement, échanges gazeux et aussi originalité. La méthode de fabrication du béton est toujours identique, on peut cependant le différencier sur la qualité des éléments utilisés. Le béton de nos cuves est constitué avec les sables et graviers de la rivière Brenta à Fontaniva, mondialement reconnus pour leur qualité. Nos cuves bétons font aussi la différence par leur finition intérieure et extérieure, ainsi que par leur équipement, leur forme et notre savoir faire à l’installation et le service après vente.   Nos cuves béton sont certifiées ISO 9001.


Une règle reste toutefois indéfectible : Un béton mal affranchi peut enlever l’acidité naturelle du vin. Et certains composants peuvent migrer, c’est pour cela que les cuves bétons doivent faire l’objet d’un affranchissement rigoureux « surtout si elles n’ont jamais servi en vinification » soit être revêtues d’epoxy ou faïencées.


Que Dvtec s’impose comme une référence en matière de cuve béton n’est pas un hasard, c’est le fruit d’années de travail, d’analyses, d’essais, de réflexion et d’un service après vente irréprochable.


Si de prestigieux châteaux, domaines et négociants mondialement connus ainsi que des centaines de petits producteurs comptant parmi  nos clients, qui de millésime en millésime  jouent leur réputation, nous font confiance, ce n’est pas un hasard (plus de 5 000 références en France Métropolitaine et Corse, Italie, Espagne, Portugal).


Nous aurons le plaisir de vous présenter notre nouveau modèle de cuve béton, tronco-cylindrique lors des salons Vinitech à Bordeaux et Dyonisud à Béziers et vous pourrez juger de la qualité de nos cuves qui seront bientôt en exposition dans nos nouveaux locaux à Saint-Laurent-des-arbres.


Dvtec est et restera une enseigne éthique et attachée à des valeurs d’honnêteté et de respect. »

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 00:09

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L’alternance dans le petit monde des hauts-fonctionnaires est un spectacle triste et pitoyable. Ceux qui étaient du bon côté du manche, qui ont espéré jusqu’au bout le triomphe du candidat cher à leur cœur et à leur carrière, une fois le saisissement et la peur passés se sont ressaisis. Le Corps (administratif s’entend) fait front en leurs noms puisque l’un des leurs est au manche au plus près du nouveau Ministre. Avec circonspection mais de plus en plus d’allant, grâce aux pions majeurs qui sont toujours dans la machine, les grands maîtres du Corps aident les grands courtisans à refaire surface. Alors, ceux qui ne pouvaient commencer une phrase sans se référer au précédent président de la République, louer sa clairvoyance, se féliciter de la détermination de son action, se félicitent maintenant de l’écoute du grand nouveau Stéphane le Foll. C’est tout juste s’ils ne s’exclament pas « Quel bel homme ! » En rangs serrés ils trustent tout ce qui vient de l’hôtel de Villeroy au 78 rue de Varenne. C’est à peine s’ils ne font pas les poubelles. À nouveau, jetant aux orties leur esprit partisan, abjurant l’ancien régime, ils inscrivent au frontispice de leur bureau leur sens aigu et indéfectible du service public. Droit dans leurs bottes, qu’ils n’utilisent jamais car le terrain, même s’il fait partie de leur vocabulaire, n’est même pas pour eux un lointain souvenir, ils se font condescendants face à ceux qu’ils ont joyeusement placardisés, ostracisés pour le compte de leur brillante carrière qui s’apparente à des promotions canapés. Bien sûr à ce jour, là où ils sont maintenant enterrés, dans ce grand machin de la rue de Vaugirard, elle est derrière eux leur carrière, et si loin du pouvoir ils ne pourront même plus compter sur leurs copains pour avoir encore le sentiment d’exister. Comme je les comprends, comme je compatis, mais comme chantait je ne sais plus qui «  Juste une illusion… »


Ce que j’écris ici je l’ai dit à haute voix, en peu de mots, ça m’arrive, dans ce qui s’appelle notre Assemblée Générale mensuelle. Je n’en suis pas. Je refuse de m’associer au bal des faux-culs, je ne veux pas voisiner avec un état-major sans colonne vertébrale, donc à l’échine si souple qu’elle n’est que révérante. Pour autant, pour mon propre compte, je n’ai à aucun moment sollicité un traitement privilégié. Tout ce que j’aurais espéré c’est un minimum de décence de la part de certains mais c’était trop espérer d’eux. Alors je ne revendique que le droit de continuer à m’occuper de mes vaches, laissant à ces grands experts, qui ont laissé des souvenirs impérissables là où ils sont passés, le soin de penser. Oui, ils pensent ! Disons, qu’au mieux ils remuent de vieilles lunes et qu’au pire ils tentent de faire passer tout ce qui traîne dans leurs tiroirs. Pour sûr qu’avec eux le changement ce n’est pas pour maintenant.   Reste que les courtisans ne sont pas tous du même côté, il y en a qui gravitent dans les sphères du nouveau pouvoir en quémandant des postes dignes de leur haute compétence. Vous ne pouvez pas savoir comme ils ont souffert sous les rets de l’ancien Ministre. C’est risible et tout aussi lamentable mais c’est la vie. Face à  ce spectacle je bénis le ciel, même si je ne crois pas au ciel, d’être là où je suis, loin de ces papillons de nuit fascinés par la soi-disant lumière du pouvoir, à la tête de mon petit espace de liberté et encore pour quelques mois au chevet des gens d’en bas. Eux me rassurent sur l’humanité et je les en remercie.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:09

 Sans vouloir offenser ceux d’entre vous dont le métier est de goûter les vins pour le compte de consommateurs, d’amateurs pour faire chic, en recherche du bon petit cru pas cher ou d’un grand vin qui n’est pas intouchable donc imbuvable car hors de prix, je me permet de solliciter votre attention : lorsque vous faite le compte de ce que représentent les hectares de vignes des excellents vins que vous venez de sélectionner tout au long de l’année ça fait combien d’hectares en tout ? Sans être un bon comptable, sans risque de me tromper, pas beaucoup. Et c’est normal puisque vous recherchez l’excellence et que par construction vous n’allez pas mettre votre beau nez dans le tout-venant mais pour autant ne pensez pas que vous soyez représentatifs de la masse des consommateurs. Tous ces vins que vous ignorez, ou presque, tous ces hectolitres produits, ce sont des hectares de vignes avec des hommes dessus.

 

Bien sûr vous tous vous êtes les chantres de la qualité, les défenseurs acharnés des vignerons qui travaillent bien, des beaux vins mais si vous voulez bien mettre votre nez dans les chiffres qui suivent il va falloir que vous m’expliquiez comment, lorsqu’on est responsable de la politique d’un pays, pour conjuguer, en ces temps de chômage de masse, pour gérer la contradiction entre l’existence de vignobles volumiques, AOP et IGP qu’importe, où les prix restent soumis à une forme de gestion collective et le vignoble que vous aimez tant qui lui peut se permettre la maîtrise des volumes gage de qualité et générer des prix permettant au vigneron de vivre et au consommateur d’accéder à  ce type de vins. Attention, ne vous en tirez pas par une pirouette du style les bons mettront les mauvais sur le bas-côté, les excluront et nous entreront dans l’Éden, le paradis d’un monde peuplé de vins à votre goût où la liberté d’entreprendre règlera le flux des productions, régulera les prix et générera harmonie et prospérité.

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J’avoue que cet angélisme me fait sourire. Ce monde d’équilibre et d’harmonie par la seule main invisible du marché, surtout dans le domaine agricole encore soumis aux aléas climatiques et donc à  des volumes fluctuants c’est une pure vue de l’esprit. Pour le vin intervient, même pour ceux du bas qui compte-tenu de la technologie œnologique lisse la qualité des récoltes. Pour ma part je ne suis et n’ai jamais été un partisan d’une gestion administrative du secteur de la viticulture (les accords de Dublin ont mis fin aux pratiques qui maintenaient les vins de table sous perfusion) mais le concept de régulation n’a rien à voir avec la mise en place de mécaniques rigides, induisant  des effets d’aubaine ou des rentes de situation. Gérer le potentiel, réguler les volumes des vins du bas de la pyramide c’est une affaire de responsabilité des intervenants du secteur pas un joujou entre les mains des technocrates européens ou nationaux. Partenariat, contractualisation sont les seuls outils modernes qu’il faut utiliser mais pour ce faire il est nécessaire que les partenaires soient représentatifs, qu’ils puissent s’engager, permettre que les hectares génèrent sur moyenne période de la valeur. L’économie de cueillette n’est plus de mise à l’heure où un vaste marché mondial du vrac se développe.


Bien évidemment je comprends parfaitement que ces gros flux de vin n’intéressent pas les grands goûteurs de vin que vous êtes mais vraiment que l’économie viticole se réduit à leur approche sommes toute élitiste ou pour le moins partielle (je n’ai pas écrit partiale) ? Les vieux pays du vin, l’Italie et la France particulièrement, avec des vignobles généralistes capables de produire toutes les catégories de vin ne peuvent avoir ce genre de coquetterie pour fondement de leur politique viticole. Au sein de l’UE où les pays du vin sont minoritaires il ne s’agit pas de s’accrocher aux vieilles lunes mais de ne pas non plus jeter le bébé avec l’eau du bain. La naïveté, les présupposés idéologiques ça fait plaisir aux économistes patentés ou parfois aux journalistes qui s’aventurent sur un terrain qui n’est pas tout à fait le leur. Je me garde bien de leur en faire reproche mais je leur dit simplement attention : ce n’est pas parce que règne au sein de la profession viticole française un corporatisme d’un autre âge qu’il faut se livrer sans défense au bon vouloir du seul marché. Le vrai sujet n’est ni la dérégulation, ni l’industrialisation du vin mais la capacité des intervenants de se fixer des règles permettant de générer de la valeur à tous les étages. Je radote sans doute mais c’est ce que je m’étais efforcé de mettre en avant dans mon fichu rapport.


Voilà c’est dit et je suis bien évidemment prêt à discuter du sujet du potentiel de production de la vigne France : il existe sur la base essentiellement d’une structure du marché domestique français peu porté à la valorisation. Comment le fait-on évoluer ? Par le simple libre-jeu du marché ? Par une régulation contractuelle des gros volumes afin de satisfaire la nouvelle demande mondiale ? On ne fait pas évoluer un vignoble de la taille de celui de la France, de l’Espagne et de l’Italie avec des fulgurances, des idées toutes faites mais en tenant compte de ceux qui sont dans les vignes, dans les entreprises, dans les organisations professionnelles et malheureusement ils sont ce qu’ils sont et on peut toujours rêver de leur imposer des vues qui ne sont pas les leurs (j’ai essayé avec quelques autres, en pure perte) pour autant ça ne fait pas avancer les choses. Bien sûr, faire table rase du passé, agir en rase campagne après avoir déblayé un maximum d’hectares et de bons hommes c’est si simple, si commode, si pratique mais après il ne faut verser des larmes de crocodile sur l’emploi, le territoire et tout et tout… Réformer ce n’est pas foutre à la poubelle une grande part de l’existant, c’est faire accepter au plus grand nombre la réalité même si elle est difficile à admettre. À force de larguer des activités jugées indignes de notre génie national que va-t-il nous rester ? Des niches ? Même lorsqu’elles sont de luxe elles n’abritent pas grand monde. Alors je crois qu’il faut bien séparer les tâches : le cambouis c’est pour les politiques et leurs interlocuteurs, les nectars pour les grands goûteurs de vin qui, s’ils s’aventurent dans les vignes qui ne sont pas celles des seigneurs ou des petits vignerons, se doivent, s’ils souhaitent vraiment faire bouger les lignes, de prendre la peine d’examiner l’ensemble des données.


Affirmer que l’abandon des droits de plantation aura, comme l’affirment les professionnels français dans une belle unanimité de façade, des effets dévastateurs sur nos belles AOP si vertueuses, est tout aussi peu crédible que la croyance béate en une liberté qui enclencherait un cercle vertueux. La bataille se jouera dans la cour des VSIG à la manière de ce qui se passe dans l’industrie des micro-processeurs : surinvestissements dans les zones jugées favorables, crises d’ajustement, retour à une forme d’équilibre… Quand à affirmer que nos AOC seront contraintes, face à cette concurrence, de sortir par le haut c’est ignorer que la mauvaise monnaie chasse la bonne. L’émergence d’un grand marché mondial du vrac va réveiller les vieux  démons des assembleurs faiseurs de miracles avec des prix aux ras des pâquerettes. La fluidité et l’instantanéité de l’information permet avec peu de moyens de jouer sur les opportunités et d’arbitrer. Le marché spot du vin sera bien loin des rêves des grands goutteurs de vin car la mixité des grands vignobles deviendra la règle et les frontières seront encore plus poreuses entre nos belles catégories de vin. Rude bataille à laquelle nous nous sommes bien mal préparés vivant dans l’illusion que nos « droits acquis » sont des barrières infranchissables et que les pays émergents seront nos sauveurs. C’est faux et, comme sur tous les grands marchés de produits de base, et le vin en vrac sera traité ainsi, la régulation sera un vrai atout pour les vignobles du Vieux Monde, à la condition de ne pas la fonder sur du pur malthusianisme mais sur des règles solides entre les différents acteurs. Certes je radote mais que voulez-vous Cap 2020 reste à écrire et ce n’est pas moi qui le ferai car j’ai mieux à faire… Allez qui s’y colle ?  

   

Languedoc-Roussillon 230 000 ha dont 54 600 en AOP

Bordeaux 118 000 ha

Vallée du Rhône 130 000 ha dont 75000 en AOP

Sud-Ouest 65 000 ha dont 35 000 en AOP

Val  de Loire 57 000 ha dont 52000 en AOP

Provence 40 000 ha dont 29 000 en AOP

Champagne 33 344 ha

Bourgogne 29 000 ha

Beaujolais 18 000 ha

Alsace 15 500 ha

Corse 6000 ha

Jura 2100 ha

Savoie 2000 ha

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:09

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Dominant le bocage de ses 290 mètres d'altitude, Saint-Michel-Mont-Mercure est le point culminant de la Vendée, du parvis de l'église ou du haut du clocher d'une hauteur de 47 mètres, surmonté d’une statue de l'archange saint Michel terrassant le dragon on contemple mon pays de bocage, de plaine et de marais. L’église de style néo-romane fut bâtie en deux temps : le chœur et les 3 premières travées à partir de 1877, puis le reste fut construit entre 1895 et 1897. La statue de Saint Michel archange est la réplique exacte de celle qui domine la basilique Notre-Dame de Fourvière, à Lyon, en cuivre rouge au départ, les deux exemplaires de la statue de l'archange avaient été préparés pour l'exposition universelle de Paris de 1889. Déstabilisée lors de la tempête du 3 février 1957, la statue fut descendue pour sa restauration puis remise en place le 15 août 1961 par hélicoptère en présence d'une foule nombreuse.


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Deux souvenirs de jeunesse : le premier lié à mon père fin connaisseur de la carte électorale de la Vendée qui me parlait de Lionel de Tinguy du Pouët, membre de l'Assemblée constituante (juin-novembre 1946), élu député de la Vendée le 10 novembre 1946, il siège sur les bancs du MRP. Il est réélu en 1951 et en 1956, et battu en 1958 par Michel Crucis maire de Chantonnay (UNR). Réélu député de la Vendée en 1962 contre Michel Crucis, et battu en 1967 par Paul Caillaud pharmacien et maire de la Roche s/Yon. Sénateur de la Vendée de septembre 1977 au 9 septembre 1981, date à laquelle il décède. Membre du groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès (UCDP, qui devient le groupe de l'Union Centriste en octobre 1986), il siège à la commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et de l'administration générale du Sénat. Maire de Saint-Michel-Mont-Mercure de 1945 à 1981, et président de l'Association des maires de France de 1965 à 1974. Conseiller général du canton de Pouzauges (1970-1981). Il fut Sous-secrétaire d'État aux Finances et aux Affaires économiques du gouvernement Georges Bidault (du 29 octobre 1949 au 17 février 1950), Secrétaire d'État aux Finances et aux Affaires économiques du gouvernement Georges Bidault (2) (du 17 février au 2 juillet 1950), Ministre de la Marine marchande du gouvernement Henri Queuille (du 2 au 12 juillet 1950. Son fils, Montfort de Tinguy du Pouët, lui succéda à mairie de Saint-Michel-Mont-Mercure (1981-1989), ainsi que comme conseiller général du canton de Pouzauges (1981-1994) sous l'étiquette CDS. Candidat (UDF) à l'élection législative de juin 1988 dans la cinquième circonscription de la Vendée, il fut battu par le député sortant Pierre Métais (PS)


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Pourquoi cette longue digression, dont les grands goûteurs de vin n’ont que faire, sur le parcours politique d’un notable du bocage vendéen. Tout bêtement parce que ça illustre la lente dissolution des démocrates-chrétiens dans les deux grands courants majoritaires de l’UNR à l’UMP et du PS. L’équilibrisme de Bayrou et le racolage de la branche droitière du vieux Parti radical dit valoisien, bouffeuse de curés, via notre Jean-Louis Borloo qui n’aime rien tant que notre merveilleux Nectar. De plus, mon premier emploi, hasard de mon histoire, à l’âge de 18 ans fut un poste de professeur à mi-temps au CEG de Pouzauges, patrie de la grande entreprise du cochon Fleury-Michon (mon premier bulletin de paye, faites le compte de mes annuités…) J’étais étudiant en 2d année de Droit à Nantes et je me rendais à la Faculté avec ma toute nouvelle 2CV, achetée d’occasion au curé de la Mothe-Achard, et j’empruntait la D 752 pour filer vers les Herbiers afin de rattraper la nationale me conduisant à Nantes. Je passais par Saint-Michel-Mont-Mercure et combien de fois dus-je affronter un épais brouillard, que les lumignons de ma Citroën avaient du mal à percer, qui disparaissait dès que j’avais gagné l’autre flanc.


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Voilà, après vous avoir bassiné avec mes souvenirs, j’en reviens à l’essentiel : le château de Saint Michel du Viala sis à Paraza dans le Minervois. Jusqu’ici ce Saint Michel là se résumait à un lecteur, vigneron-éleveur sans modération, Régis Cogranne, signant ses commentaires Reggio, attentif, parfois caustique, fin connaisseur  de la gente post-soviétique du département de l’Aude que j’ai tant fréquenté lorsque je me coltinais le dossier des vins bénéficiant de la garantie de bonne fin (eh oui mon cher Hervé Lalau encore un truc bien français payé par les contribuables européens pour faire du bon alcool de mobylette avec du vin). Bref, comme je monte facilement en régime, qui s’y frotte s’y pique, que j’adore l’estoc, lorsque le Reggio me titille je dégaine et j’entends faire respecter mon territoire : charbonnier reste maître chez lui. Bref, rien que des relations comme je les aime, bien directes, sans chichis mais avec un respect et une estime mutuelle. La dernière passe d’armes a amené Régis Cogranne à doter mon Grand jeu de Piste Normal de l’été (que les participants ne s’inquiète pas trop le taulier assez occupé en ce moment pense à eux) de 2 flacons d’un Grand Vin du Languedoc : le Château de Saint Michel du Viala un Minervois, bien sûr, millésime 2010. www.domaine-du-viala.com


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Bien évidemment, je l’ai invité à ma table avec une belle omelette aux cèpes. Même si je ne suis pas la mère Poulard du Mont saint-Michel, et que je n’ai pas son coup de battoir pour fouetter les œufs, mes omelettes sont baveuses au cœur et croustillantes sur les bords. Quand fond sur moi une envie d’omelette c’est irrépressible : je me rue ! Je ne les fais jamais nature je mobilise ce que j’ai en réserve pour leur gonfler le ventre. Jamais aussi je ne mange d’omelette au restaurant, elles sont insipides. Il me faut une salade craquante avec mon omelette et, bien sûr, un jaja qui me chauffe le cœur. Lorsqu’apparaissent les cèpes sur les étals parisiens je m’octroie la Rolls des omelettes : l’omelette aux cèpes. Bien sûr faut trouver des beaux cèpes et les payer mais quand on aime on ne compte pas. Donc exécution et faites-moi plaisir, ne me parlez pas de dégustation moi je me contente de manger et de boire assis comme le commun des mortels. Si je tirais les conséquences ultimes de ma phrase précédente je m’abstiendrais de faire un commentaire de dégustation puisqu’il n’y a pas eu de dégustation. Mais votre Taulier, n'est pas à une contradiction près, il ne désarme jamais face à l’adversité et il vous fait remarquer qu’autour de la table un bon vin délie les langues en même temps qu’il réjouit les cœurs. Bien évidemment autour de la table la langue des commentateurs patentés n’est pas de rigueur. Le premier test probant avant toute parole c’est la descente du premier verre et la promptitude à la demande de son réemplissage. Combien de vins encensés qui finissent leur carrière dans le verre de l’encenseur.  


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Si le château Saint Michel du Viala terrasse le dragon sur l’étiquette, comme le veut la tradition, dans mon verre il requinque le mécréant que je suis car il est franc du collier (je ne connais pas le nom du cheval ou de la jument), il vous aborde sur le seuil de la porte à bras ouverts sans faire de grandes démonstrations, ce n’est pas le genre de la maison. Cet entrez-donc, franc et avenant, laisse du temps au temps, l’extériorisation trop rapide des sentiments est rarement le gage d’une longue et solide amitié. Faut se poser, prendre son temps, je n’aime pas être bousculé, comme le disait mémé Marie « bechaïe après bechaïe » prononcer aye et traduire bouchée après bouchée, avec le couteau, et pour moi entre les deux des petites lampées de ce Minervois. La volupté se niche aussi dans la simplicité, celle qui naît d’un en-cas pour apaiser une belle faim, de celle qui me prend sur mon vélo parisien. Les crocs quoi, une faim de gamin, une faim de tartine de pain de 4 livres et privilège de l’âge aujourd’hui du vin. Pour faire plaisir aux plumes du vin ce Minervois de Reggio il a le charme de la veste et du pantalon de velours patiné par l’usage, ce que portaient les charpentiers, avec plein de poches pour le mètre, les crayons, je ne sais quoi et dont les marques affichaient la couleur : le Populaire, le Travailleur… Ce n’est pas de la frime pour amateur de poutres anciennes des bars à vins à l’ancienne qui hésitent à fournir la paille et les sabots pour bobos. C’est du vin qui dit son nom, décline son identité, l’assume sans forfanterie et mon omelette aux cèpes avaient besoin d’un allié à la hauteur pour que ma satiété ne se transforme pas en simple envie de mariennée, faut aller travailler après le déjeuner. Bien sûr je n’ai pas la notoriété de B&D, ni l’ancienneté  de la vieille dame permanentée mais je puis assurer que ce Saint Michel là du Viala peut arborer sans complexe son titre de Grand Vin du  Languedoc.Pour satisfaire mes chers confrères goûteurs sachez que ce St Michel 2010 c'est 80ù de Syrah et 20ù de Carignan élevage 10 mois en 1/2 muids c'est Reggio qui me l'a dit..

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 00:09

Imaginez-vous la tête de mon entourage qui me considère, à juste raison va s’en dire et c’est mieux en le disant, comme l’un des plus grands, des plus éminents experts du monde du vin, lorsque le facteur vous tend un paquet, que vous l’ouvrez avec fébrilité et fierté – l’envoi de l’auteur ça classe son homme – et que vous découvrez avec stupeur, puis horreur le titre de l’opus «Bien acheter son vin pour les Nuls ». Les bras vous en tombent, votre ego part en charpie, le socle de votre immense notoriété se fendille, vous êtes tel, la femme de Loth, transformé en statue de sel.


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Chute du piédestal, sourires en coin autour de vous, vous voyez poindre les rives de la Bérézina, c’est bientôt la traversée de la Moskova et vous restez coi. Vite, se ressaisir, dire que Saverot&Goujard&Simmat sont de joyeux drilles, des adeptes de la dive bouteille, des experts éminents au service d’une vieille dame qui cherche à troquer sa permanente pour des dreadlocks, des gars qui œuvrent pour l’extension du domaine du vin. Reprendre son souffle, souligner que certes il m’arrive de tailler des costards à certains collaborateurs de Denis Saverot lorsque leur plume dérape link  mais jamais au grand jamais il serait venu à l’esprit de mon ami Denis, car c’est lui qui m’a fait porter et qui a dédicacé l’ouvrage pour Nuls, d’attenter aux fondements de ma notoriété. Donc va pour jeter un œil sur des lignes destinées à  des « primo-amateurs »


Bref, pour un ex petit rapporteur ce que je note d’emblée c’est qu’un bouquin avec une Introduction et 6 parties est assurément pas écrit par des énarques qui n’aiment rien tant que les plans en 3 parties. Ça commence par la boîte à outils qui je l’avoue ne me passionne guère car j’ai horreur de la mécanique. J’y note cependant quelques lignes sur la paupérisation du vignoble français et des petits vignerons (bien lire Marx pour les Nuls s’impose) et trois notules bien balancées sur les lieux les plus judicieux pour acheter son vin, je cite : la supériorité naturelle des cavistes, l’intérêt des grandes surfaces et le casse-tête des foires aux vins (bien comprendre Saint Ignace de Loyola pour les Nuls) et pour finir Les joies de l’achat au château pour les péquenots il est de coutume de dire à la propriété ou chez le vigneron.


Dans la seconde partie : les meilleurs vignerons de France pour les Nuls y’a une flopée de gens que j’aime. Je décide donc derechef, afin d’éviter d’en oublier et de vexer les autres de ne vous livrer que 3 noms (en fait 4) car ce sont de fidèles lecteurs (y’en a plein d’autres dont Francis Boulard, Jean-Luc Thunevin… mais il me fallait faire un choix ce qui est toujours une réelle douleur) : François des Ligneris, Aline et Paul Goldsmith qui sont, selon le trio, des incontournables et Guy Salmona qui lui est une valeur en devenir.

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Je fais l’impasse sur la troisième et quatrième partie car c’est du commerce et, comme je ne suis pas toujours d’un commerce agréable sur ce type d’approche, les 3 lurons s’en donnent à cœur joie : « Même une nonne craquerait pour le Bon Pasteur 2009. Corsage en dentelle, culotte de velours, bas de soie, parfum raffiné… Une classe de dandy. » ou « PUR : Cette maison porte bien son nom. Sans soufre ajouté, toute la pureté des arômes de ce rouge (un Beaujolais-Villages rouge 2011). Des notes fruitées, très naturelles et une bouche sincère et dodue. » Non mais, tout de même, Denis tu te dévergondes grave, comment peux-tu mettre dans le même bateau notre cher Michel Rolland national et ce pirate de Cyril Alonso, ça va faire jaser dans les châteaux et pas sûr que Jean-Robert goute cet accouplement contre-nature.


La cinquième partie, dites la partie des Dix agglomère tout d’abord joyeusement, le genre choux et carottes, l’essentiel et l’accessoire sous le  titre les 10 questions essentielles sur le vin mais bon les Nuls, même un peu décrottés par Saverot&Goujard&Simmat, ne vont s’étonner que l’on plaçât sur le même plan pourquoi le vin est présent dans la liturgie chrétienne et pourquoi il n’y a pas de chaîne et de publicité sur le vin en France ? Du côté des 10 questions qui fâchent c’est plus homogène même si à la question : pourquoi la France ne compte-t-elle aucun Danone ou l’Oréal du vin ? reçoit une réponse est un peu courte mais sans doute ne faut-il pas trop fatiguer les Nuls avec du jus de tête stratégique. Donc, sans me pousser du col ou faire enfler mes chevilles, je ne suis sans doute pas le meilleur juge de la pertinence des questions et des réponses données aux 10 questions sur l’avenir de la viticulture mondiale ? Pas sûr que nos 3 gosiers en pente soient de bons macro… économistes mais comme les économistes ont la fâcheuse tendance ces derniers temps à se vautrer sas doute mieux vaut lire dans le marc de café ou plus sérieusement dans la lie de vin pour esquisser les chemins de l’avenir.


Ceci écrit, l’ouvrage fait dans le ludique, dans la non prise de tête, c’est le parti pris de la collection, une collection dont je ne connaissais que la première de couverture, alors je ne vais aller chercher des poux sur la tête des 3 auteurs qui, à leur manière contribuent à l’extension du domaine du vin, et qui, hormis certaines obsessions et approximations, font tout même progresser la connaissance des gniards et des jeunes filles en fleur. Dans le genre tendance c’est Vérigoud même si l’absence du livre de Jacques Dupont, Choses Bues comme livre de référence des 3 auteurs, est bien plus qu’un oubli mais une faute de goût et quand à la Toile et aux blogueurs ils subissent un régime sec très proche de celui de la loi Evin. Les Nuls, cher Denis Saverot, sont des accros de la Toile, certains ne savent lire que sur un écran, alors tout comme la conversion récente de la RVF aux nouvelles tendances bio, biodynamique et « nature », il serait temps que, tel Paul sur le chemin de Damas, ébloui par la lumière des écrans, vous embrassiez sans hésitation notre modeste apostolat.


Merci, cher Denis, de cet envoi sympathique qui m’a fait progresser dans la connaissance du vin, je ne désespère pas de te convaincre un jour que certaines de tes analyses empruntent trop à l’émotionnel et à ce qui fait plaisir aux gens du vin : l’entre-soi…

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 00:09

Myriam est comme ça, avec un air de ne pas y toucher, enjoué, elle nous dit tout sur le vin et surtout elle le dit bien, c’est concis, précis, sans fioritures, car comme me le faisait un jour remarquer Marc Parcé « on ne fait pas du vin avec des mots ». Avec les mots, trop souvent, on ne fait que des discours qui volent, s’envolent, s’évaporent, parfois on fait des livres et, sous ce on, se cachent des gaspilleurs de mots, des qui n’en connaissent pas la valeur, des qui feraient mieux de les garder pour eux. Myriam Huet ce fut pour moi d’abord une voix, une voix chaleureuse, même enjôleuse, sortant du poste, la radio quoi, du temps où France-Inter diffusait le samedi l’émission de JP Coffe « Ça se bouffe pas, ça se mange… ». Elle parlait du vin et elle en parlait bien de ces vins car entre le singulier et le pluriel il y a un espace sur lequel certains, qui s’autoproclament critiques, devraient méditer. Puis je l’ai connu, pour de vrai, Myriam et, jamais en reste d’une belle initiative pour plaire à ses lecteurs votre Taulier l’a mobilisé pour une belle dégustation « sans copeau sur la langue »  link 


Ce soir-là, Myriam, dans un joyeux foutoir qui troublait un peu sa rigueur professionnelle, fut égale à elle-même : comme me l’a écrit un participant « J’avais souvent entendu parler de Myriam Huet mais je ne l’avais vu en chair et en vin » et ce fut, souligne un autre, « finalement un plaisir toujours recommencé qu'une dégustation de (bons) vins expliqués par un orateur de talent. On se prend à regretter que ça ne dure pas plus longtemps, que le Tour de France soit trop réduit. Mais Myriam Huet est un modèle de didactisme et de simplicité : j'ai eu l'impression de tout comprendre et de retrouver en nez et en bouche ce qu'elle venait de nous expliquer... » L’enthousiasme était au rendez-vous ce que traduit bien l’une des participantes « De la vivacité dans le propos mais avec une rondeur subtile, traces d'années de maturations fructueuses. Pas un copeau de langue de bois ; une langue qu'on avait d'ailleurs voulu nous réduire à 4 étapes de saveurs ordonnées dans l'espace. Et, oh joie, nous découvrîmes avec ivresse que toute honte pouvait être bue de ne pas répondre au standard du bien déglutir. »


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Je vous avais prévenu, Myriam est comme ça : elle séduit sans chichis, elle transfuse du côté cœur sa passion pour le vin sans les artifices de certains, elle sait mieux que quiconque que, sans un corps bien fait, le vin ne pourrait avoir une âme. Ayant enseigné dans ma longue vie je sais d’expérience que, coucher sur le papier la somme de son expérience est une vraie douleur : il faut se tenir à son ouvrage, classer son matériau, le travailler, l’assembler, écrire quoi. Myriam s’y est mis et voilà que l’enfant paraît : « Le Vin pour Tous » chez Dunod 11,90€, le comprendre, le choisir, l’apprécier. C’est un beau petit livre, utile, pratique, simple d’accès tout en étant complet. Loin de ceux qui défoncent des portes ouvertes, des qui ont des œillères, des qui ne vont qu’à leurs messes basses, des qui donnent des leçons, Myriam, elle, se contente, et c’est beaucoup, de donner les clefs. Ça peut toujours servir une clé, par exemple à ouvrir une porte, à comprendre, ensuite libre à chacun de se forger une opinion, d’aimer ou de ne pas aimer, d’apprécier, de s’enthousiasmer, de rejeter. Prime à l’intelligence sur l’obscurantisme, tel est l’apostolat d’une œnologue de passion et de raison qui n’a rien d’une sœur tourière.


Dans le « Vin pour tous », tout est dit et fort bien dit alors je ne vais pas me fatiguer à vous en faire un résumé, le mieux pour vous c’est de l’acheter pour en faire votre livre de chevet surtout pour ceux qui prétendent tout savoir sur le vin. Pour ma part, sans fausse modestie, il me reste bien des choses à apprendre et à comprendre sur le vin car je n’y ai jamais mis la main : j’ai taillé la vigne et vendangé, j’ai embouteillé du vin, j’en ai vendu mais je n’ai jamais mis les pieds dans un chai pour en faire. Grâce à Myriam je fais du rattrapage par correspondance. Deux petits flashs photographiques pour éveiller plus encore votre appétit et pour un détail sur le bouchon de la couverture qui m'a mis en joie : mis en bouteille au château, mais c'est sans doute le fait de Dunod

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:09

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Même si j’aime les vieilles anglaises, les voitures bien sûr, j’ai peu de goût pour les bagnoles et je n’ai jamais mis les pieds au Salon de l’Auto. Pour autant j’avoue avoir toujours été fasciné par les préparateurs de petites bombes pour rallye automobile. Avec mon pote Jack Troussicot, le frère de Gervais et du grand Henri-Pierre, j’ai fait le commissaire, en pleine nuit, sur je ne sais quel rallye en Vendée. Le feulement de ces caisses bricolées qui surgissaient dans la nuit telles des guépards, l’odeur d’huile de ricin et de la gomme surchauffée, les jantes larges et le volant sport, je trouvais ça exotique. Bref, dans mes souvenirs de jeune homme la Renault 8 Gordini et La FIAT-Abarth 850 TC stradale occupent une place à part. Pour la première, je vais ici faire un aveu, l’une de mes premières fiancées possédait un R8 Gordini, j’avais moins de 18 ans, donc pas de permis, et elle me laissait le volant jusqu’au jour où nous sommes tombés sur un contrôle de gendarmerie, par bonheur à la tombée de la nuit et dans une file ce qui nous permis d’échanger nos places sans descendre. La grosse trouille mais quel plaisir que de sentir sous la pédale cette puissance prête à se libérer.


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Peugeot-Citroën va mal, Carlos Ghosn déclare sur RTL « que Renault pourrait disparaître sous sa forme actuelle… », le Salon de l’auto s’ouvre dans la morosité Porte de Versailles avec les banderoles des salariés d’Aulnay-Sous-Bois. N’étant pas un expert de l’Industrie Automobile je me garderais bien de me risquer à avancer une analyse de ce secteur où nos voisins allemands, rois des grosses cylindrées, souffrent beaucoup moins que leurs homologues français. Ma toute petite réflexion portera sur le statut de la voiture tant en ville qu’à la campagne. De mon temps, comme le disait mon pépé Louis, l’automobile était le symbole de la liberté alors que le chemin de fer, je ne parle pas de l’avion qui était un luxe pour les nantis et les hommes d’affaires, c’était pour le populo. Posséder une auto c’était acquérir le droit d’aller et de venir sans contrainte d’horaires dans les coins les plus reculés du territoire. La route devenait le vecteur des déplacements individuels et très vite des transports de marchandises. Les villes devenaient le réceptacle des bagnoles, souvenez-vous de Georges Pompidou a donné son nom à la voie rapide sur berge, pratique certes mais aspirateur de voitures et horreur pour les flâneurs au clair de lune, par bonheur la pénétrante Vercingétorix fut tuée dans l’œuf. L’auto devint la pompe à fric : la vignette supprimée par Fabius, les parcmètres, les contractuelles, les radars… L’auto ça pue et ça pollue mais il n’empêche que les mecs et les gonzesses le cul dans leur gros 4X4 ou dans leur petite Fiat 500, leur Smart, piaffent, brûlent les feux rouges, prêt à vous écraser sous leurs roues pour gagner une place dans la file.


Le tout bagnole a triomphé partout et j’inclue les grosses chenilles de camions qui montent et descendent sur nos autoroutes. J’ai une auto : une Twingo mais je me déplace dans Paris en vélo et je ne cultive pas l’aversion des écolos pour l’auto. Simplement je demande que nous évitions de pratiquer notre sport national favori : penser qu’une inversion de la tendance n’aura aucun effet sur l’emploi des usines qui fabriquent les autos. C’est exactement la même attitude que ceux qui vomissent sur les poulets en batterie – ce que je peux parfaitement comprendre – mais qui dans le même temps pleurent et s’insurgent du sort des salariés du groupe Doux qui se retrouvent sur le carreau. Pour les autos la mutation, qui n’a pas été anticipée, ni par les constructeurs, ni par les pouvoirs publics, est brutale et radicale. La voiture électrique ne sauvera pas l’industrie automobile elle confortera les groupes qui sauront le mieux être à l’écoute des nouveaux besoins des utilisateurs.


Le scepticisme qui a prévalu tant pour Vélib que pour Autolib n’est plus de mise par les temps difficiles, les temps changent et il faut être réactif et innovateur.


« Autolib, le service francilien d'auto partage de voitures électriques exploité par le groupe Bolloré, devrait être rentable dès le printemps 2014, soit avec quatre ans d'avance, a déclaré Vincent Bolloré lors du Mondial de l'automobile à Paris.


« L'équilibre devait être atteint en sept ans, c'est à dire en 2018, et on pense qu'on l'aura atteint au printemps 2014. Mais pour cela, il faut que le rythme actuel d'abonnement demeure jusqu'en mars ou avril 2014 », a précisé l'entrepreneur breton.


« Nous avons cette semaine 30.000 utilisations et ça augmente de 5% par semaine. Chaque personne fait en gros une douzaine de kilomètres, un peu moins d'une heure, et donc dépense à peu près 10 euros. Et comme grosso modo, Autolib coûte 50 millions d'euros par an, si ça continue comme ça, nous serons en avance de trois ou quatre années », a-t-il calculé.


Lancé le 5 décembre 2011, Autolib compte 35.000 abonnés, dont 13.000 sont abonnés à l'année, pour un parc de 1.750 voitures électriques, de 670 stations et de 3.900 bornes électriques.


Le nombre de voitures électriques dans le cadre du service Autolib devrait être porté à 3.000, a précisé Vincent Bolloré, soulignant que plus de 530.000 personnes ont déjà loué une voiture Autolib depuis le lancement du service.


Fort du succès d'Autolib, l'entrepreneur s'attaque désormais à la voiture électrique particulière en lançant sa Bluecar via un contrat de location longue durée. »


Même à la campagne ou dans les villes moyennes la fonction de l’automobile peut changer à la condition que l’on aille au-delà des solutions uniques : à quoi bon faire circuler des trains ou des autocars au ¾ vides ( avec bien sûr des subventions des collectivités territoriales) alors qu’il serait plus judicieux d’étudier et de mettre en place avec les entreprises et leurs salariés du co-voiturage, des moyens de transports gérés par les intéressés eux-mêmes. En agriculture il existe des CUMA, des coopératives d’utilisation de matériel en commun alors pourquoi ne pas avoir ce type d’approche pour assurer le transport  des gens qui travaillent au même endroit et qui sont obligés d’utiliser une voiture individuelle. La liberté c’est bien mais le prix du gas-oil qui fait des bonds obère une autre liberté celle d’affecter ses achats pour des biens et des services choisis et non subis.


Bref, le souvenir de ma première voiture : la 2CV acheté au curé de la Mothe-Achard est bien loin, ainsi que le vrombissement des moteurs gonflés des FIAT-Abarth 850 TC stradale et la Renault 8 Gordini, mais n’en déplaise aux écolos l’auto reste et restera, avec toutes les mutations qu’elle va subir sous la pression des contraintes environnementales et économiques, un vecteur de liberté mais la liberté est un bien trop précieux pour la laisser entre les seules mains du lobby routier, à nous de reprendre la main et de mettre nos actes dans le sillage de nos légitimes préoccupations. Pour sourire deux petites histoires : la première vécue à Zonza, tout près des aiguilles de Bavella dans le Sud j’ai croisé sur la route un taxi : une Porsche Cayenne blanche (70 000€). Je n’ai pu, ayant le volant, fixer le cliché mais la Préfecture de la Corse du Sud pourrait confirmer ( il faut dire que c'est un véhicule courant en Corse) ;  la seconde est une chronique qui marche toujours très fort Les chinois sont formidables « Comment faire l’amour dans votre Bentley ou votre Hummer ? » link 

 

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