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une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous.
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J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du
dieu soleil...
N°44 : La viticulture familiale est-elle la seule garante de la qualité ?
Ci-dessous un article de Jean-Yves Nau parut dans le
"Monde Argent" du 16-11-2008 et la réponse du fondateur de la chaîne "Repaire de Bacchus" à propos d'une polémique lancée (voir paragraphe surligné bleu)
par Laurent Foubert caviste Chez Pantagruel 26 rue Berthollet 75013 qui avait déjà donné une interview dans le dernier opus de Nossiter "Le goût et le pouvoir" page 165.
Très frenchie comme débat : il n'est pas interdit de réagir chers lecteurs...
Les petits prix des grandes gondoles
Article paru dans l'édition du 16.11.08
PETITS PRIX, GRANDS PRIX, LE TOUT EST DE SAVOIR INTERPRÉTER LES INFORMATIONS FIGURANT SUR LES ÉTIQUETTES
LES VINS français sont-ils aujourd'hui les aliments offrant la plus grande transparence quant à leurs origines ? En théorie,
l'affaire ne fait aucun doute dès lors que ces vins, loin des marques, répondent pleinement aux cahiers des charges des appellations d'origine contrôlée (AOC). Avec un grain de curiosité et une
bonne documentation, chacun peut aisément apprendre à traduire la somme des informations figurant sur les étiquettes. On sait que l'AOC impose une localisation géographique très précise, le ou
les cépages utilisés, le mode de culture de la vigne, les rendements, les méthodes de cueillette et de vinification. L'étiquette précise aussi le millésime et, le plus souvent, les coordonnées
du vigneron. L'amateur dispose ainsi de tous les éléments objectifs pour ancrer son vin dans l'espace et dans le temps.
Forgé en France à la veille de la deuxième guerre mondiale, le concept de l'AOC assure une stabilité de la tradition en même
temps qu'une traçabilité sans équivalent. Est-il pleinement compatible avec les appétits et les contraintes de la grande distribution ? La question est loin d'être anecdotique : 75 % des achats
de vin se font aujourd'hui via les gondoles de la grande distribution. Cette proportion était de moins de 50 % il y a vingt ans. Et en marge des opérations ponctuelles des « foires », il faut
compter avec l'extension de la pratique dite des « marques de distributeurs » (MDM) aux rayons des vins.
Jusqu'alors cantonnée aux articles d'« épicerie » et d'« hygiène », cette pratique voit les géants de la grande distribution
apposer leur logo sur une liste croissante de produits qu'ils n'ont pas fabriqués. Gommant ou non la signature originelle, une telle greffe peut-elle prendre avec des vins dont la notoriété
tient, précisément, à l'identification de leur origine ?
L'affaire est d'importance puisque aujourd'hui 33 % des vins commercialisés en hyper et supermarché le sont sous une MDM.
Outre les vins dits « de cépage », les principales appellations des MDM correspondent aux vignobles français géographiquement les plus étendus : ceux de Bordeaux, des Côtes-du-rhône ou du
Languedoc-Roussillon. L'amateur déambulant entre les gondoles découvre ainsi de nobles appellations mariées à des signatures du distributeur telles que Club des sommeliers (Casino), Expert Club
(Intermarché) ou encore Pierre Chanau (anagramme d'Auchan).
Parce que l'étiquette conserve encore une forme de prestige, ces vins ne sont signalés que par la présence autour du col d'une
« cravate » ou d'une « collerette » en carton arborant la MDM. Il s'agit le plus souvent de vins en mal d'identité, qualifiés par leur promoteur d' « entrée de gamme » et généralement proposés
entre 3 euros et 5 euros la bouteille. Autant dire de vins dont on ne parle jamais dans les revues spécialisées et que la majorité des amateurs ne connaissent pas et ne veulent pas
connaître.
Une récente dégustation à l'aveugle organisée sur ce thème à Paris sous l'égide du fabricant de Diam - présenté comme « le
seul bouchon en liège garanti sans goût de bouchon » - a permis d'en découvrir quelques-uns. Peu de relief organoleptique, certes, mais une bonne partie ne méritait pas l'opprobre dont ils font
a priori l'objet dans certains cénacles. On pourrait même considérer qu'il y a une forme de tour de force œnologique à pouvoir proposer aujourd'hui des vins d'appellation à un prix qui
s'approche de celui des jus de fruits et des eaux minérales.
Mais pourra-t-on jamais effacer ici l'anonymat, conséquence majeure des volumes de production ? « Les vins distribués par des réseaux de cavistes comme Nicolas ou Le Repaire de Bacchus appartiennent à un monde totalement différent du nôtre », assure Laurent Foubert, caviste
indépendant et atypique (Chez Pantagruel, 26, rue Berthollet, 75005 Paris) qui a développé un site de commerce via Internet fonctionnant sur un mode mutualiste et équitable
(www.vinorazzia.com). « Ils sont soit issus de structures gérées comme une industrie, soit issus de domaines pratiquant des rendements - très - élevés, car il leur faut pouvoir fournir. La
conséquence est qu'ils ne peuvent pas avoir la même valeur humaine que ceux issus de structures que l'on peut qualifier de familiale. Ce sont des produits, et ils ne peuvent techniquement
prétendre à un degré de qualité qui marque la mémoire du dégustateur. »
M. Foubert affirme que « même tolérable au palais », un vin de grande
distribution vendu moins de 10 euros « cache souvent une forte dégradation de l'environnement et la mort d'un tissu social ». « Il ne sert à rien de culpabiliser ceux qui achètent dans les
gondoles, souligne-t-il. Je pense toutefois qu'il faut, aujourd'hui plus que jamais, rappeler que de meilleurs rapports qualité/prix existent ailleurs et que l'on a tort de limiter le champ de
ses expériences gustatives en n'optant que pour des vins formatés. »
A découvrir par exemple avec ou sans lui : un Domaine de Saint-Gayan, côtes-du-rhône 2006, (vignes de plus de soixante ans
proches de Gigondas) à 6,90 euros ; un coteaux-du-vendômois 2006 de Charles Jumert (80 % pineau d'Aunis, 20 % cabernet franc) à 7,20 euros ou un Château des Estanilles 2005 (faugères) à 9
euros. Le tout bien loin des gondoles.
« Les petits prix des grandes gondoles »parudans « Le Monde Argent » daté
16-17 novembre 2008, où un caviste indépendanta pris pour cible notre enseigne, Le Repaire de
Bacchus.
Dans voscolonnes, ce monsieur a déclaré que« les vins distribués par des réseauxde cavistes comme Nicolas ou Le Repaire de Bacchus sont
soit issus de structuresgérées comme une industrie, soit issus de domaines pratiquant desrendements très élevés, car
il leur faut pouvoir fournir ».
Si le Repaire de Bacchus compte aujourd’hui 38 magasins à Paris et enrégion parisienne, nous sommes nés petits. L’enseigne ne comptaitqu’un magasin à sa création en 1983. Notre concept, basé sur la découvertede vins de qualité, a vite attiré les meilleurs vignerons.
Parmi eux, lesBeaucastel à Châteauneuf, Guigal en Côte-Rôtie, Brumont à Madiran, Trévallonen Coteaux-d’Aix, Redde à
Pouilly… La liste est longue.
Ces domaines ont été, dans une large mesure, découverts et promus parnotre enseigne.Au cours des vingt-cinq dernières années, ils sont devenus
des références et la plupart constituent toujours l’ossature notregamme. La
philosophie duRepaire de Bacchus ne changera pas : une relationtrès personnelle avec le client, desgammesissues à 89 % de vigneronsindépendants et une gestion basée surun certain goût de l’artisanat.
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Ci-dessous un article de Jean-Yves Nau parut dans le
"Monde Arge ...
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