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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 08:00

 

Comme promis à certains lecteurs fidèles je commence aujourd’hui la publication de la liste des livres que j’ai aimés.

 

Les Noirs et les Rouges, par Alberto Garlini, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, 928 p, Folio policier, 9,80€. 

Alberto Garlini

Enfant illégitime, il a grandi à Udine, avant de partir étudier le droit à Rome à la fin des années 1960. D'y devenir un fasciste. Un guerrier. Un soldat politique, bouillonnant à l'idée de faire vaciller l'ordre bourgeois, de préparer la révolution. Le lecteur apprend comment il en est venu à tuer accidentellement pour la première fois. Comment avec ses camarades du camp des noirs, il n'hésitait pas à sortir le couteau face aux barres à mine des rouges.

 

Son troisième roman, a pour sujet une époque, celle des « années de plomb ». Une période où tout le monde était prêt à mourir. Le héros des Noirs et les Rouges se nomme Stefano Guerra.

 

De chapitre en chapitre se dessine ici le portrait d'un personnage complexe et d'un temps qui l'est tout autant. Alberto Garlini a un sens du romanesque particulièrement développé. Il y a là du souffle et du talent. On se laisse ainsi happer par Les Noirs et les Rouges, saga littéraire sur la violence de l'homme et sa folie.

 

Donato Carrisi

Donato Carrisi

Anaïs Bokobza (Traducteur)

440 pages

 Éditeur : CALMANN-LÉVY (05/05/2010)

 

 Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

 

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Maurizio de Giovanni

Maurizio de GiovanniEt l'obscurité fut

Et l'obscurité fut

Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

 

Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo se retrouvent à enquêter sur un cambriolage plus que douteux…

 

Et si l’enlèvement du bambino masquait un crime plus grave encore ? Plus que jamais, les « Salauds de Pizzofalcone » vont devoir se serrer les coudes pour se sortir d’un abîme de mensonges...

 

Maurizio De Giovanni nous invite une nouvelle fois à plonger dans le quotidien d’un commissariat napolitain, et de ses flics confrontés en permanence à la détresse ordinaire. À travers une galerie de personnages intrigants et terriblement humains, le récit nous entraîne dans une sombre histoire d’enlèvement, sur fond de désespoir et de crise économique. Un roman très actuel, qui parvient à combiner peinture sociale, rythme et psychologie tout en finesse.

Valerio Varesi

Valerio Varesi, Le Fleuve des brumes (Il Fiumme delle nebbie, 2003), Agullo, 2016. Traduit par Sarah Amrani. 316 p.

 

Un soir d’hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s’échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n’y être pas monté. Le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d’un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l’homme a peut-être été défenestré de force. Il s’agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s’aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C’est justement à ces derniers qu’appartenaient les Tonna. Et s’il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C’est à cela que va s’employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu’il va faire remonter à la surface.

 

La suite ICI 

Antonio Manzini

Antonio Manzini

Piste noire Denoël sueurs froides

mai 2015

256 p.  20,50 €

 

Antonio Manzini qui a d’autres talents dans le monde du cinéma, acteur et scénariste, nous propose son premier roman. On découvre ici un personnage qui pourrait être celui d’une série, Rocco Schiavone, un sous-préfet (l’équivalent d’un commissaire). Il est romain d’origine et a été muté disciplinairement dans le Val d’Aoste. Une caractéristique : son taux de résolution d’affaires très exceptionnel.

 

Rocco Schiavone n’est certes pas un ange, il est détesté et détestable, méprisant, cynique… Et j’en passe. C’est un macho de première, il aime les femmes et sa femme Marina même s’il n’est pas á un coup de canif près dans le contrat.

 

Ce romain arrive donc dans le Val d’Aoste, plus précisément dans la station de ski de Champolux pour résoudre une sombre affaire : un corps a été retrouvé en morceaux sous une dameuse entre deux pistes de ski. Un foulard dans la gorge, il n’y a pas de doute, c’est un meurtre. Rocco va appliquer ses méthodes peu orthodoxes en travaillant les pieds dans la neige en Clarks méprisant les « ploucs » de la station de ski.

 

La suite ICI 

Mimmo Gangemi

Mimmo Gangemi

408 pages

Éditeur : POINTS (03/03/2016)

 

Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril.

 

"Une silhouette sous un drap, une flaque rouge. Il pâlit. Entendit le silence."

 

Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman.

 

« Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s’accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l’État. »

 

Le Monde des livres

 

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi

 

 5 août 2017

L’agromafia en Italie : le trésor de la came rouge ICI 

 

17 octobre 2020

Louis XIV « le roi sans dents », le père Hollande fut un incompris, il condamnait les excès de sucre des Grands !  ICI 

 

DES LIVRES, DES TRÉSORS, L'ESPRIT D'AVENTURE...

 

LES ÉDITIONS DU TRÉSOR FAÇONNENT AVEC AUDACE UN CATALOGUE D'OUVRAGES SINGULIERS TOURNÉS VERS L'UNIVERS DES CHASSES AUX TRÉSORS ET DES AVENTURES VÉCUES.

 

LE CATALOGUE ICI

 

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 06:00

 

Impression étrange le jour où tu arrives à la page 211 d’un livre que tu lis entre deux autres, tu tombes sur l’évocation d’un fait historique qui s’est déroulé tout prêt de là où tu es né, un lieu que où tu passais à vélo lorsque tu allais te baigner sur la plage de la Normandelière.

 

C’est comme si tu arpentais avec l’auteur le lieu, en l’occurrence ici une escarmouche des vendéens commandé par un hobereau du coin contre les républicains, tu te repères, tu mets tes pas dans leurs pas, tu vis avec les protagonistes, alors que dans beaucoup de roman tu as du mal à le faire n’ayant pas un GPS dans la tête.

 

Bref, je lis puis je maraude sur le net pour vérifier si le dénommé Foulques Valère de Coëx a bien existé ?

 

Aucune trace, en revanche « son château de Brétignolles-sur-Mer pourrait être celui dit de Beaumarchais, voir la vidéo, mais là encore ce n’est pas vérifié.

 

Au Moyen-âge, Brétignolles fait partie de la baronnie du Brandois qui s'étendait du Jaunay à l'Auzance et qui est communément appelée Pays de Brem. Vers 1450, la famille Mauclère, ancienne chevalerie, fait bâtir un manoir. Au XVIe siècle, les pièces centrales sont utilisées pour édifier un nouveau château. En 1552, la propriété est acquise par un armateur, Robert Bouhier de l'Ecluse, qui s'était enrichi au commerce de la mer. Son fils Vincent Bouhier de l'Ecluse en hérite et fait agrandir le château en faisant construire les ailes. Il y invite Henri IV, son ami, devenu roi de France. Il vint à Beaumarchais avec sa suite et y demeura plusieurs jours. Il logeait dans une chambre qui porte encore aujourd'hui le nom de la "Chambre du Roi".

 

Je vous offre donc ce texte tiré de Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs Mathias Enard Actes Sud

Le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs | Actes Sud

 

« Foulques Valère de Coëx est pris, les armes à la main, le 22 nivôse de l’an 2, non loin de sa demeure, le château de Brétignolles-sur-Mer, après une brève escarmouche au lieu-dit La Chaize-Giraud, en compagnie d’une trentaine de paysans, alors qu’il cherche à rejoindre l’armée de Charrette, victorieuse à la bataille de Saint-Fulgent.

Plan La Chaize-Giraud : carte de La Chaize-Giraud (85220) et infos pratiques

 

Il vient d’avoir vingt ans. Le vendéen est blessé à la cuisse, es  républicains hésitent à l’achever sur place, car ils lui doivent douze morts et autant de blessés, mais le courage de Coëx et son jeune âge force le respect : l’officier bleu le regarde fixement : Coëx est pâle, près de s’évanouir, mais il se tient droit, malgré sa seule jambe valide. Il a un beau visage, aux traits harmonieux, des sourcils fins, très noirs, et un air doux qui contraste avec sa redoutable habileté aux armes. Il serait dommage d’éventrer cette jeunesse. Emmenez-moi ça à Nantes – ils finiront par le pendre, ou par le déchiqueter d’un boulet de canon dans la tripe. Emmenez-moi ça avec toute sa piétaille. Égorgez-en deux ou trois avant, saignez-les comme des porcs à même la chaussée, les autres se tiendront tranquille. Allez, en route. »

 

Direction : Nantes avec une halte à la Roche.

 

La prison du Bouffay, la tour du Bouffay la plus fameuse de Nantes.

LE BOUFFAY - NANTES ♧ LA RÉVOLUTION ♧ 7ème partie - La Maraîchine Normande

Ensuite ce sera peut-être une gabarre du sinistre Carrier.

Carrier à Nantes pendant la terreur | Becedia

« On enferme cent, deux cents royalistes dans une vieille gabarre, dit le geôlier. On vous rassemble en bas, tous ligotés, tous biens ficelés. On attend la nuit… Puis on coule le bateau. Avec les premiers filets d’eau, les premiers hurlements de terreur montent de la cale. Et on vous entend vous battre, vous arracher bras et jambes pour essayer de vous détacher, vous frapper la tête contre la paroi de bois.

 

On observe les remous de la Loire, sa noire surface ; les bulles y crèvent, et tout est fini »

 

Comme dirait les gaulois confinés : « C’était mieux avant ! »

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

 

Ma nouvelle enseigne à un petit son de Mélenchon, rassurez-vous je n’ai pas retourné mon veston pour me rallier au marcel du guide des gens ; il n’en reste pas moins vrai qu’à partir d’aujourd’hui, je suis, comme nous tous, au couvre-feu dont la jauge a été abaissée  de 1 heure, tous au poulailler  à 20 heures !

 

Les lieux de culture sont toujours inaccessibles, mes billets pour le 23 décembre tombent sous le coup de l’annulation des spectacles du 15 au 30 décembre 2020,  adieu donc Littoral de Wajdi Mouawad. Je ne vais pas râler mais je ne suis pas convaincu par les arguments du chef de gouvernement : les spectateurs, trop contents de pouvoir y aller sont enclin à respecter les fameux gestes barrières, bien plus que ceux qui se pressent dans les supermarchés.

 

Plus d’attestation de jour mais faudra montrer patte blanche aux poulets pour circuler après 20 heures ; je fais confiance aux parigots pour se fabriquer des motifs pour circuler.

 

Pas de couvre-feu à Noël, les pieux se rendront à la messe de minuit qui n’est pas à minuit mais entonneront Minuit Chrétien c’est l’heure solennelle, les mécréants gueuletonnerons, les enfants croiront au Père Noël ou au Petit Jésus, les cadeaux seront posés dans les petits souliers au pied du beau sapin roi des forêts, sauf chez les Verts, le champagne coulera à flots (toujours ça de moins à distiller), les huîtres, le foie gras, le dindon et la bûche au chocolat seront au rendez-vous mais seulement pour 6 adultes.

 

Horreur, malheur, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera placé sous black-out, je soupçonne les autorités de vouloir ainsi s’éviter la teuf débridée sur les Champs Élysée, les autos cramées, tout le folklore habituel. Pour ma part, rien de changé sous le soleil de la nouvelle année, j’ai en horreur les cotillons et la fête programmée.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement,  s’embrasser sous le gui pour se souhaiter une bonne année lors que celles-ci vont de mal en pis, très peu pour moi.

 

Si mon argument ne vous convainc pas reportez-vous à la Saint-Sylvestre 2020 et rappelez-vous vos vœux « Bonne année, bonne santé » et la Covid tout au long de l’année.

 

Mais que ça ne vous empêche pas de lever le coude pour vous envoyer dans le gosier des rasades de vin qui puent. Comme disait le pépé Louis qui avait passé sa jeunesse dans les tranchées : « Encore un que les boches n’auront pas ! »

 

Désolé, ça m’a échappé, c’est du second degré en hommage à Peter Altmaier ministre de l'Économie de l’indéboulonnable Angela.

 

Cette fois, la France a tout fait correctement

 

Ce jeudi, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a donc salué la décision française de reconfiner sa population de manière stricte, dans une interview croisée accordée aux Échos avec son homologue français Bruno Le Maire. « Cette fois, la France a tout fait correctement et a obtenu des succès impressionnants, alors qu'en Allemagne, l'élan de la deuxième vague n'a malheureusement pas encore été brisé », estime le ministre, appelant la chancelière à « prendre des mesures supplémentaires » pour juguler la progression de la pandémie.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 06:00

Vicky Krieps (Alma) et Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock) dans « Phantom Thread », réalisé par Paul Thomas Anderson. LAURIE SPARHAM/FOCUS FEATURE

À toute chose malheur est bon, le confinement me fait découvrir des films d’exception que je n’ai pas vu en salle.

 

 

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, 2 h 11 est de cette veine.

 

 

 

Daniel Day-Lewis fait partie des derniers grands acteurs, il « a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran. En attendant de savoir s’il se met à la retraite comme Greta Garbo ou comme Sarah Bernhardt, Phantom Thread donne la mesure du vide que Daniel Day-Lewis laissera. »

 

 

Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation

 

L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.

 

Pour Phantom Thread, il a passé un an auprès d’un maître costumier du New York City Ballet, Marc Happel, à perfectionner la broderie de la boutonnière. « On répète souvent, assure l’acteur, qu’en accomplir une centaine, gansée ou passepoilée, constitue un rite de passage, je m’y suis plié. » Il a également travaillé la technique, plus difficile à ses yeux, du drapé, dessinant des croquis à n’en plus finir. Il a eu des moments d’euphorie.

 

Dans sa manière de tenir les ciseaux, par exemple. Beaucoup s’en emparent avec lourdeur, avec la crainte d’endommager le tissu. Lui, à l’inverse, avait un usage aérien de l’outil pour, à chaque fois, couper avec la précision d’un laser, sur une surface réduite, avec plusieurs épingles dans la bouche.

 

Lire ICI

 

Phantom Thread : Jordan Peele a adoré le film de Paul Thomas Anderson -  CinéSéries

 

« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

par Thomas Sotinel publié le 13 février 2018

 

 

Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

 

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.

 

La suite ICI 

 

Phantom Thread - Critique

 

Télérama

 

Critique par Pierre Murat

 

Dans les années 1950, Reynolds Woodcock est un couturier londonien fêté dont on se demande, tout de même, s’il a du talent, tant ses robes, toutes destinées à des altesses hors du temps, sont aussi glacées et figées qu’elles. Il ne pense qu’à son art et à sa mère, vit avec sa sœur, qui prend un visible plaisir à se débarrasser de ses conquêtes lorsqu’il s’en lasse. Mais la servante d’auberge qu’il choisit pour nouvelle égérie, Alma, diffère de toutes les autres. Woodcock tente bien de la réduire en utilisant ses armes habituelles — la séduction et la muflerie —, mais elle ne se laisse pas faire. Elle résiste, ce qui lui vaut des attitudes et des répliques de plus en plus blessantes…

 

 

Ce film aux sentiments engoncés et aux décors asphyxiants (avec ses escaliers étroits et ses murs resserrés, la maison de couture ressemble à un goulet d’étranglement) est probablement le plus cinglé jamais tourné par Paul Thomas Anderson. Certes, on n’y voit pas pleuvoir des grenouilles, comme dans Magnolia (1999). Mais avec ce couple que l’art réunit et que le quotidien sépare, le cinéaste a l’insolence de célébrer la passion, la démesure, l’amour fou qui se nourrit de tout, même du sadomasochisme, pour exister encore et toujours. Accepter de s’oublier, au risque de se perdre : François Truffaut avait évoqué ces tourments, jadis, dans La Sirène du Mississippi. Paul Thomas Anderson les porte jusqu’à l’incandescence.

 

Unanimité au "Masque" sur "Phantom Thread" de Paul Thomas Anderson : c'est un chef d'oeuvre magnifique ! ICI 
par France Inter publié le 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:00

 

Oui, chaque jour que Dieu fait, je les vois tomber, virevolter, se déposer sur le bitume de ma contre-allée du boulevard Saint-Jacques, ces feuilles mortes mises en mots par Jacques Prévert et chantée par Yves Montand :

 

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois je n'ai pas oublié.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

 

Et le vent du nord les emporte,

Dans la nuit froide de l'oubli.

Tu vois, je n'ai pas oublié,

La chanson que tu me chantais.

 

Elles ne peuvent retourner à la terre comme leurs sœurs des forêts alors les petits hommes verts de la mairie de Paris les empochent, les aspirent, les transportent… Les agents de la DPE ramassent chaque année 4.500 tonnes de feuilles sur l’espace public.

 

Mais où vont-elles ?

 

« Les feuilles mortes ont pris le large.

 

L’opération « feuilles sur Seine » s’est achevée ce jeudi avec le transport de plusieurs tonnes de feuilles mortes en péniche.

L'opération s'est déroulée ce jeudi matin  port de Bercy (12e arrondissement)

100 tonnes de feuilles ramassées de début novembre à début décembre à Paris ont ainsi été regroupées au port de Bercy ce jeudi matin sur une barge Cemex, spécialement affrétée pour l’occasion et habillée d’une banderole « les feuilles mortes montent sur Seine ». Direction : un site de transfert du Syctom à Gennevilliers pour rejoindre un site de compostage industriel. Une opération inédite.

 

Elles pourront, par exemple, servir de matières secondaires pour d’autres activités comme la création d’espaces verts ou le maraîchage », note-t-on au sein de l’entreprise. Il aura suffi d’un aller simple pour transporter toutes ces feuilles en dehors de la capitale.

 

ICI 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 06:00

Les Shadoks», prises de becs - Libération

L’interview de Jérôme Despey recueilli par Vitisphère, à propos de l’arrachage, dit temporaire, « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »

 

Oui c’est une péninsule, je dirais même une presqu’île, tellement ces gens, ceux du comité spécialisé vin de FranceAgrimer ne sont reliés à la réalité du marché que par un fil, normal du côté représentants  des producteurs : le CV de ces messieurs en matière commerciale est pratiquement vierge, quant aux représentants des négociants ils pratiquent l’évitement, faut pas fâcher sans pour autant se priver de ramasser à la pelle une ressource à 2 balles.

 

L’arrachage, dit temporaire

 

« La mesure permet de conserver le potentiel de production en passant cette période compliquée » résume Jérôme Despey.

 

Ha ! Conserver le potentiel de production, c’est beau comme un grand tonneau où barbotent des hectares indifférenciés, c’est un peu comme si, les constructeurs automobiles, confrontés eux-aussi aux difficultés de l’heure, raisonnaient fermeture temporaire de leurs chaînes de production sans tenir compte de leur gamme.

 

Comme chacun le sait, ou ne le sait pas, en France ce sont les hectares qui comptent, les hectolitres, les vins produits c’est secondaire. L’exemple de la région de Bordeaux, qui a planté dans les temps anciens n’importe où, et beaucoup, est là pour confirmer la pertinence des analyses des mamamouchis du vignoble.

 

C’est le bordeaux-bashing, la faute de ces ignares de consommateurs !

 

Alors distillons, arrachons pour replanter, bien sûr avec le pognon des autres (qu’il soit national ou communautaire il vient de la poche des contribuables), surtout ne jamais se remettre en question et accepter de tenir compte des réalités.

 

La réalité c’est le tableau ci-dessus : ce sont le vieux qui boivent, et le potentiel des vieux boomers s’érode, c’est la loi de la vie

La réalité c’est aussi la réalité de la structure de nos exportations où l’on se berce d’illusions en se cachant derrière le Cognac et les GCC…

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont atteint un niveau exceptionnel en 2019, à 14 milliards d'euros, en hausse de 5,9 % sur un an. Mais ce sont « des chiffres en trompe l'oeil », selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Les ventes de vins dévissent aux Etats-Unis depuis la mi-octobre et le marché chinois vit à l'heure du coronavirus. Quant à l'avenir du commerce avec le Royaume-Uni, il est flou. ICI 

 

Bref, ils nous ont déjà fait le coup de la régulation du potentiel par le maintien des autorisations de plantation, encore une manière de laisser la main aux grands mamamouchis qui déversent en pluie fine la manne  des hectares sur leurs « copains ».

 

À quoi ça sert d’octroyer des hectares qui pisseront des vins invendables ou bradés ?

 

Les «Shadoks» ont 50 ans et pompent toujours énormément - Le Parisien

 

Vive les Shadocks !

 

C’est consternant, et je suis consterné par l’indigence de ces gens, on s’est beaucoup moqué, à juste raison, des planificateurs agricoles soviétiques, qui alignaient des prévisions, comme on aligne des saucisses, et finissaient par aller négocier avec la Commission l’importation de ses excédents pour faire la soudure. Dire que l’Ukraine avant, et redevenu aujourd’hui, un grenier à blé.

 

Gaspillage et saupoudrage sont les 2 mamelles des apparatchiks de la FNSEA, dont Jérôme Despey est un digne représentant, son CV en témoigne.

 

Si avez du courage : Bonne Lecture !

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général

 
FNSEA

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général ICI 

Grâce à Jérôme Despey

Tout, vous saurez tout sur l’arrachage temporaire demandé par la filière vin

Jeudi 10 décembre 2020 par Alexandre Abellan

 

Le président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer fait le point sur le dispositif de restructuration différé exposé ce 9 décembre par les professionnels au ministère. Expliquant le principe de cette réduction momentanée du potentiel de production viticole, le viticulteur héraultais lance au passage un coup de gueule, contre la course à l’échalote de certains pour proposer de nouvelles aides en 2021, et expose sa colère, contre la réduction de 4 % du budget de l’OCM vin.

 

 

Le dernier conseil spécialisé vin de FranceAgriMer s’est penché sur un dispositif d’arrachage temporaire, ou plutôt de restructuration différée…

 

 

Jérôme Despey : Le projet de restructuration différée, c’est un acte de restructuration avant tout. Le principe souhaité unanimement par les professionnels est de conserver le potentiel au vignoble en suscitant l’arrachage dès 2021 et un report de plantation 3 à 5 ans après. Ce qui nécessite un nouveau cadre, se traduisant dans les plans collectifs dès la campagne 2022. Si la plantation n’est pas réalisée au bout de cinq ans, les aides doivent être remboursées. Il faut replanter, il ne s’agit pas d’arrachage définitif.

 

 

Nous proposons une aide passant de 400 à 1 000 euros par hectare pour l’arrachage, une Indemnité de Perte de Récolte (IPR) de 2 000 €/ha par année de plantation différée (avec peut-être une majoration pour les Jeunes Agriculteurs) et un maintien de l’aide à la restructuration selon le barème actuel. Ce qui est positif, c’est que le ministère de l’Agriculture annonce son intérêt pour les propositions des professionnels. Il n’y a pas eu de décision, mais un débat pour permettre la mise en place dès 2021 de l’arrachage et le dépôt de plan collectif pour 2022 au deuxième semestre 2021.

 

 

Concrètement, comment le dispositif fonctionnerait-il pour un vigneron souhaitant y faire appel ?

 

La suite ICI 

 

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 08:00

Coeur-9054.JPG

Un Manchois est un habitant du département de la Manche bien que autrefois on les nommait Manchots (Manchots ou Manchois ?  ICI )

Entre Saint-James et moi c’est une vieille histoire d’amour.

23 octobre 2012

Le Taulier bien avant Montebourg s’exhibait en marinière Made in France même que c’était une Saint-James 

 

Bien sûr le Taulier n’a pas une belle gueule d’amour comme Montebourg, il n’est qu’un vieux cheval de labour blanchi sous le harnois (vieux mot : ensemble des défenses qui protègent le corps d'un guerrier). Mais il n’a pas attendu le héraut du fabriqué en France pour se chausser (mes Heschung made in Alsace) et se vêtir français dès qu’il le pouvait. Sa marinière à lui, donc à moi, c’est une Saint-James qui, comme son nom ne l’indique pas, est une entreprise française. Elle n'a pas poussé jusqu'à s'appeler Saint-Jacques pour faire plaisir au taulier mais, même si les Français ne sont pas très doués en anglais, le rapport est évident ce qui n'est pas le cas pour le bel Arnaud qui n'est pas Breton.

La suite ICI

 

Pour une fois ce dimanche 13 décembre, à 21 h 05 regardez-donc Capital sur M6 consacrée  à la vague tricolore bleu blanc rouge qui devrait doper les ventes de Noël.

 

L’émission intitulée « Bons plans et made in France : comment sauver Noël à tout prix ? » s’appuie sur un récent sondage selon lequel 55 % des Français comptent acheter du fait en France pour les fêtes.

 

 

La parole sera donnée à Luc Lesénécal, patron manchois des Tricots Saint James. Cette maison centenaire fabrique d’authentiques marinières, les fameux pulls de marins en pure laine vierge. 300 salariés, un vrai savoir-faire et un patron, fervent acteur du made in France. En s’associant avec des marques jeunes et branchées et de jeunes stylistes, Luc Lesénécal a dépoussiéré l’image vieillotte des pulls Saint James, rajeuni sa clientèle et augmenté les ventes de 40 %.

Cher Monsieur,

 

 

Veuillez, tout d’abord, m’excuser de réagir quelque peu tardivement, après l’envoi de l’article posté sur votre blog le 23 octobre, dont j’ai eu connaissance par vous directement et même par l’Argus de la Presse. C’est dire si le contenu de votre blog connaît une certaine audience...

 

 

Cette frénésie médiatique, ayant suivi la parution du Parisien Magazine avec, en couverture, notre Ministre du Redressement Productif en marinière, s’est déclenchée alors même que je m’envolais vers l’Asie, pour rencontrer nos Partenaires dans cette zone, assurant la promotion des vêtements SAINT-JAMES, notamment les marinières « Made in France ».

 

 

A mon retour, j’ai pris la mesure de l’ampleur du phénomène et de cette promotion quelque peu déloyale, de la part d'un Ministre, pour la marinière de notre Collègue finistérien, et du Journaliste du Parisien lui-même alors que, dans son article, il précisait pourtant bien « Même absence d’étiquetage (d’origine) chez LACOSTE, ARMOR LUX ou le spécialiste du sous-vêtement EMINENCE ».

 

 

Par votre article sur votre blog, vous avez pris avec humour le contre-pied en parlant beaucoup de notre Société et je voulais vous en exprimer toute ma gratitude. Je vous suis reconnaissant d’avoir dit tout le bien que vous pensez d’elle.

 

 

Tous mes compliments, également, pour votre photo. Je n’ai pas manqué de remarquer la couleur de votre bracelet en parfaite harmonie avec la rayure de votre tee-shirt SAINT-JAMES.

 

 

A l’approche de l’hiver, merci de me donner votre taille (S, M, L, XL ou XXL) ; je me ferai un plaisir, au nom de notre Entreprise, de vous offrir un modèle SAINT-JAMES pure laine, au savoir-faire également reconnu de notre Maison.

 

 

Vous remerciant de votre aimable attention, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

 

 

Le Président,

 

Yannick DUVAL

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 06:00

[Alessandra Tarantino / POOL / AFP]

Même s’il s’est planté au concours de la rue d’Ulm, notre président se pique de posséder un lourd bagage littéraire ; comme chacun le sait, ou non, lorsqu’il veut il exige.

 

Voilà l’histoire contée par Corinne Lahaïk dans Le Président cambrioleur, au chapitre : Caprice de Dieu.

Président cambrioleur

La villa Bonaparte abrite à Rome l’ambassade de France auprès du Saint-Siège.

 

 

L’ambassadeur en poste, Philippe Zeller, partira à la retraite sitôt la visite du Président de la République, il est dans ses petits souliers.

 

« À quatre jours de la visite, il reçoit un appel de Philippe Étienne, conseiller diplomatique de Macron. Le Président voudrait que l’on offre (au Pape) Le Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos… »

 

Cerise sur le gâteau « il exige une édition originale, en italien. »

 

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« Le ciel tombe sur la villa Bonaparte. Il est 22 heures, et Zeller convoque son conseiller culturel, Olivier Jacquot. La mission impossible est pour lui. »

 

Rien dans les caves de la villa Bonaparte, en dépit de l’heure tardive le conseiller culturel réveille un bouquiniste. Qui le prend pour un fou. Il apprend au conseiller que l’édition originale en Italie date de 1946 (la française date de 1936) et lui indique deux lieux où l’objet rare peut se nicher : l’un à Pérouse, l’autre en Campanie.

 

Le lendemain le conseiller prend le train pour la capitale de l’Ombrie. Chou blanc !

 

L’ambassadeur aux abois tente de faire changer le choix, il se voit répondre sèchement « Je crois que tu n’as pas compris »

 

Olivier Jacquot  fonce dans une ville fellinienne Mandragone, prends un taxi  pour rejoindre une banlieue « où le Christ a oublié de s’arrêter ». Un terrain vague planté de quelques baraquements.

 

Il est reçu par un type en marcel qui a interrompu son repas, gueule, demande à l’intrus ce qu’il veut. Il fait taire son chien, termine sa bectance, se rend dans l’une des baraques de chantier où se trouve un ordinateur qu’il consulte. Après quelques recherches, il disparaît et revient, avec en main Le Journal d’un curé de campagne, édition originale, 1946.

 

Le budget alloué par l’Élysée est de 1500 euros.

 

Olivier Jacquot : « C’est combien ? »

 

- 3,50 euros.

 

Jacquot sort un billet de 50 euros. L’homme au marcel se fâche « Non c’est 3,50 euros, vous m’avez assez emmerdé ». Jacquot lui file 5 euros. Il reçoit la monnaie et un reçu.

 

Le lieu est un dépôt de vieux bouquins et papiers en tout genre, une mine pour collectionneur.

 

Le livre est confié à un relieur pour remise en état.

 

Mission Macron accomplie.

Bernanos au Vatican ICI 

par Gérard Leclerc

jeudi 28 juin 2018

 

Dans l’échange traditionnel des cadeaux propre à toute visite d’un chef d’État, Emmanuel Macron a choisi d’offrir au Pape une édition en italien de 1949 du Journal d’un curé de campagne. Initiative judicieuse qu’a dû apprécier François. Au fait, connaît-il aussi bien Bernanos qu’il semble connaître notre autre compatriote Léon Bloy ? C’est possible, et au demeurant les deux écrivains sont extrêmement proches par la foi, mais aussi une sensibilité exacerbée. Et si la grâce est là dans leurs livres, c’est pour tendre la main le plus souvent à une humanité en perdition. Il n’y a rien qui ressemble chez eux à l’optimisme historique d’un Pierre Teilhard de Chardin, quoi qu’à propos de ce dernier, le père de Lubac a bien montré que son optimisme était aussi de nature tragique. Il ne faut pas oublier que Teilhard avait été, comme Bernanos, combattant de la Première Guerre mondiale et qu’il fut marqué à jamais par l’expérience de Verdun.

 

 Emmanuel Macron lui-même a-t-il lu Bernanos ? Si oui, que pense-t-il de son surnaturalisme intégral ? Pense-t-il aussi qu’il y a une transposition possible d’une pensée qui s’exprime dans le climat des années trente ?

 

Amazon.fr - LA VILLA BONAPARTE Ambassade de France pr - Bernard HULIN -  Livres

L’Ambassade de France auprès du Saint-Siège installée depuis le 15 décembre 1950 à la villa Bonaparte, près de la « Porta Pia ».

 

Pour la petite histoire elle fut construite en 1750 pour le cardinal Silvio Valenti Gonzaga, secrétaire d'État du pape Benoît XIV. Le cardinal transforma en jardins des vergers et fit élever au centre le pavillon dont la décoration et l'ameublement devinrent vite célèbres : la collection de papiers chinois, la table mécanique de la salle à manger et les plantes exotiques du jardin constituaient autant de curiosités dans la Rome du XVIIIe siècle.

 

Après la chute de l'Empire, une partie de la famille Bonaparte, Madame mère (Laetitia), le cardinal Fesch, oncle de Napoléon, certains de ses frères s'installèrent sous la protection du pape Pie VII (le prisonnier de Fontainebleau qui avait sacré Napoléon). La sœur de Napoléon, Pauline, princesse Borghèse, qui avait suivi l'Empereur déchu à l'Île d'Elbe, les rejoignit en 1815 et fit l’acquisition de la villa Valenti.

 

À la mort de Pauline en 1825, la villa passa à ses neveux et à leurs descendants jusqu'en 1906 date à laquelle elle fut vendue... au gouvernement prussien qui y installa sa légation près le Saint-Siège en 1908, ambassade d'Allemagne entre 1920 et 1944. En 1945, les biens du Reich étant confisqués par les Alliés, la France en fit l'acquisition pour y installer sa représentation près le Saint-Siège.

Diario de un cura rural (1951) - Filmaffinity

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 08:00

L'Enfer de Dante, illustré par Gustave Doré (1891)

C’est lui qui l’écrit.

 

J’avoue que je suis fasciné par cette forme d’impudeur d’afficher en mots sur les réseaux sociaux ses maux.

 

C’est l’air du temps, et même avec un masque il y flotte des relents d’ego survitaminé.

 

Je vous livre ce que nous révèle son site :

 

 

Après 21 jours de lutte contre le covid, Michel Onfray reprend la plume pour nous envoyer un témoignage digne des enfers de Dante. Et nous annoncer une formidable nouvelle: il en est sorti!

 

Dimanche 6 décembre, 4h16 du matin. Je suis réveillé brutalement par une douleur que je connais bien: c’est celle de l’infarctus. Je me lève, d’un bond, comme si je ne voulais pas mourir allongé, mais debout, foudroyé. C’est le cerveau reptilien qui décide de ces choses-là, aucunement le cortex. J’avise le bout de mon lit, la moquette noire, la porte qui va vers la salle de bain, je pense que je vais tomber-là, tout seul, entre les deux, à mi-chemin de mon petit tas de vêtements posés par terre et de la porte miroir en galandage sur laquelle la nuit fait encore à cette heure-ci des reflets bleus et noirs...

 

L’horloge charnelle ignore les secondes et les minutes. Elle est en noir et blanc. C’est la mort ou la vie. Certes, toute cela se compte sur un cadran. C’est une poignée de secondes. Si je ne suis pas mort c’est que je suis vivant, dit l’animal en moi. Dès lors, le cortex pointe un peu son mufle.

 

Cette douleur n’est pas exactement celle de l’infarctus. A quelques jours près, à l’articulation de novembre et de décembre, l’Avent des catholiques, c’est la date de mon infarctus le 30 novembre 1988, mais aussi celle du décès de mon père dans la nuit… du 30 novembre 2010. Les freudiens y verraient un moment symbolique, les chrétiens aussi - les premiers héritent d’ailleurs plus qu’ils ne le croient des seconds…

 

Vieille douleur présente, l’infarctus du siècle dernier coupait comme une pointe et tallait comme une lame de rasoir. C’était un genre de foret trempé d’acide, brûlant comme un soleil noir, qui entrait à la manière d’une aiguille brûlante dans du beurre et fondait le muscle pour le transformer en douleur. Puis ce point devenait fente comme dans une peinture de Lucio Fontana: une ouverture dans la chair avec ses deux bords éloignés et souffrants.

 

Était-ce cette douleur-là trente-et-un an plus tard ?

 

Pas exactement…

 

La suite ICI 

 

Petit résumé dans Paris-Normandie édition Argentan/

 

Le philosophe d'Argentan (Orne) Michel Onfray est guéri de la Covid-19 après 21 jours de lutte. Dans un témoignage "digne des enfers de Dante", il raconte ses "500 heures d'enfer".

Par Lea Dall’Aglio

Publié le 7 Déc 2020

 

Il s’en est sorti ! Michel Onfray avait contracté la Covid-19 mi-novembre 2020, en rentrant d’Arménie.

 

Le philosophe d’Argentan (Orne) raconte dans le détail sur son site internet les « 500 heures » d’enfer qu’il a vécues.

 

Son ami et co-fondateur de la revue Front populaire Stéphane Simon avait donné de ses nouvelles, qui n’étaient alors « pas bonnes » : grosses fièvres, migraines, douleurs à l’estomac… Il n’était pas épargné.

 

Je sais le jour, l’heure et la qualité de l’air de l’endroit dans lequel je me trouvais quand je suis entré dans le covid - alors que le covid était déjà entré en moi. C’était le lundi 16 novembre 2020 vers 17h00, dans le Haut Karabakh (...).

 

 

Le philosophe nous plonge alors dans l’ambiance de cette région en proie à de violents conflits, où « la mort vient du ciel ».

 

Il raconte que personne n’y porte de masques et que le gel hydroalcoolique est absent.

 

Et qu’à la fin de la journée, il est « frigorifié » : « J’entre seul dans ce monde à part », un monde fait de « lumière blafarde ».

 

 

De retour à Paris, son test Covid effectué à l’aéroport s’avère négatif, mais les symptômes perdurent les jours suivants.

 

Il contacte même le professeur Raoult, qui écarte l’administration d’hydroxychloroquine en raison de son « passé de cardiaque ». Il continue de subir.

 

Je suis extrêmement fatigué, épuisé. J’éteins la lumière à neuf heures le soir dans un immense état d’épuisement, je me réveille douze heures plus tard, plus fatigué que si j’avais fait trois nuits blanches de suite. Je ne sors pas du lit.

 

 

C’est pour lui un cauchemar.

 

« Ce cauchemar est en boucle: mais il n’est pas vraiment racontable car il s’apparente plutôt à des états comateux, à des moments d’hallucinations, à des lambeaux de folie arrachés à mon cerveau. »

 

Mais la « punition la plus infernale » est en réalité pour lui le manque d’écriture.

 

Avec ce texte, écrit d’une traite en quatre heures et demi, il a pris sa revanche.

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:00

Document – Napoléon et le Concordat

Des demandes d'abrogation émergent régulièrement de cercles proches des Francs-Maçons du Grand Orient, de la Ligue de l'enseignement ou de la Libre Pensée, de chez Jean-Luc Mélenchon aussi, au moins lors de ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017.

 

Pour Gilles Clavreul, ancien préfet et cofondateur du Printemps républicain, « C’est une vieille revendication des milieux laïques. Aujourd'hui, certains, notamment à l'extrême-gauche, s'en servent surtout pour parler d'autre chose quand on évoque la lutte contre l'islamisme, manière de dénoncer un deux poids deux mesures ».

 

 

Olivier Faure suscite la colère des socialistes du Grand Est en proposant d'abroger le concordat ICI 

 

La trésorière du parti, Pernelle Richardot, a écrit jeudi un courrier de colère au premier secrétaire du PS, l'accusant de méconnaître la réalité du terrain.

 

  Le régime concordataire toujours en vigueur en Alsace et en Moselle autorise des dérogations aux principes de laïcité, notamment en ce qui concerne le financement des lieux de culte. Cette survivance du début du XIXsiècle s'explique par le fait que, lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle étaient sous administration allemande.

 

Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, auquel s'ajoutent les articles organiques ou les décrets pris en 1802 et 1808, reconnaissent quatre cultes : catholique, protestant luthérien, protestant réformé et israélite. Les religions qui ont émergé en France au cours du XXe siècle, telles que l'islam, le bouddhisme ou le protestantisme évangélique, n'y sont donc pas reconnues au même titre.

 

Les ministres des cultes « officiels » (prêtres, pasteurs, rabbins) y jouissent d'un statut de fonctionnaire. Leurs salaires sont indexés sur ceux des professeurs des écoles et sont donc régulièrement revalorisés. L'enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques ; une faculté de théologie catholique et de théologie protestante accueille des étudiants dans le cadre de l'université Marc-Bloch de Strasbourg.

 

Le régime concordataire

Qu’est-ce que le concordat ? ICI 

 

Il y a cent ans, l’Alsace et la Moselle revenaient dans le giron français au terme de la Première guerre mondiale. Depuis, la République Française n’y a jamais remis en question le concordat en vigueur.

  • Recueilli par Pierre Sautreuil, 
  • le 11/12/2018

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Le retour de l’Alsace-Moselle à la France, une intégration juridique réussie ICI
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