Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 09:11

Mai 2005, je rongeais mon frein dans mon placard, j'assistais avec tristesse à la résistible poussée du non, et puis un jour je suis allé faire un petit tour dans une grande maison soutenant le oui. A ma grande stupéfaction j'ai découvert que la bataille faisait rage sur le Net : un inconnu : Chouard distillait de la désinformation à jet continu et pulvérisait les records d'audience, les gens d'Attac manipulaient à merveille le pavé référendaire, les forums, les tchaches mobilisaient un électorat nouveau. Depuis le Québec Alain Juppé créait son blog. Alors, en toute immodestie,  pourquoi pas moi ? Ainsi est né " Vin&Cie " l'espace de liberté, appellation que j'empruntais à Cap 2010. Saut dans l'inconnu, qui donc allait s'intéresser à mes écrits et combien de temps allais-je tenir ?

La réponse c'est votre fidélité, 350 abonnés à ce jour : je salue les trois premiers JL Vallet, Jean Clavel et Eric Rosaz, un lectorat assidu, pas encore à mon goût suffisament réactif mais vous êtes pour la plupart fort occupé, le réseau se construit lentement et sûrement avec la création du club " Sans Interdit ", reste à l'étendre avec votre aide mais ce jour est un jour anniversaire et je ne vais pas vous importuner avec mes demandes de pub pour ma petite entreprise. Ceci dit, les petites attentions entretenant l'amitié si le coeur vous en dit un petit mot tout simple, sans chichi, ne serait pas pour me déplaire. Bien sûr, si c'était possible je vous aurais invité autour d'un verre pour fêter ça. J'y réfléchis pour la deuxième bougie si Dieu me prête vie.

Comme cadeau je vous offre la chronique écrite le 30 mai 2005 intitulé Une bonne et une mauvaise nouvelle.

" La bonne : samedi soir j'étais heureux, le club de mes années étudiantes, le FC Nantes, par miracle, sauvait sa place dans l'élite et j'envoyais un SMS à un ami, lui aussi amoureux du jeu à la nantaise et partisan du oui, pour lui dire qu'il ne restait plus pour dimanche soir qu'à brûler des cierges...

La mauvaise : c'est le Non, un non de Galeries Lafayettes, on y trouve tout sauf un débouché politique clair pour notre beau pays... Je suis triste et colère car malheureusement la machine à fabriquer des déçus  arepris du service, les leurres partent dans tous les sens, le peuple est mis à toutes les sauces, les voix lucides et courageuses font défaut...

Tel n'est pas le cas dans notre viticulture où les hérauts historiques reprennent du service, tonnent : " La patrie du vigneronne est en danger. Je vous demande vous les soldats de la passion, de vous organiser dans l'armée de la révolte... " Comme le disait ma grand-mère " il a pas de honte ! "

Un an après, le FC Nantes est toujours aussi lamentable, on attend le plan B des nonistes et je m'abstiens d'en rajouter une couche à propos de qui vous savez...

Partager cet article
Repost0
29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 09:03

Rassurez-vous chers amis l'adresse de ma chronique de ce matin n'est en rien le résultat d'un brutal choc thermique du à mon retour d'Andalousie, même si je dois avouer que de passer de 36° à 10° ce matin à Paris, avec en sus un petit crachin qui embuait mes lunettes, a déclenché dans ma petite ford intérieure du blues assez peu propice à l'euphorie. Alors pourquoi diable, si je peux m'exprimer ainsi, m'adresser à vous en ces termes plutôt réservés aux adeptes de la chaire?

 

La réponse tient dans la lecture d'un document de réflexion d'un groupe de travail réuni autour du cardinal Ricard  Archevêque de Bordeaux Evêque de Bazas : " La crise viticole n'est pas une fatalité ". Il est daté du 5 mai 2006. Son contenu, tout comme la lettre de Jean-Pierre Ricard, n'a rien de très original. C'est très français, absolument bordelais, plein de bons sentiments, pas très pertinent et surtout ça n'apporte pas grand chose à l'évolution des mentalités. Normal me direz-vous, notre sainte mère l'Eglise n'est pas peuplée de spécialistes du secteur viti-vinicole et son clergé n'a pas d'autre ambition que d'aider ses ouailles à mériter le salut éternel de leur âmes.

  

Détrompez-vous, chers lecteurs, ce document est le fruit de rencontres rassemblant des viticulteurs et des représentants du négoce bordelais et là, je l'avoue, la moutarde m'est montée au nez et dans le même mouvement j'ai éprouvé une folle envie de monter en chaire pour m'adresser à certains dirigeants de la viticulture bordelaise, bons chrétiens au demeurant, qui au temps où j'ai publié mes écrits en août 2001, m'ont présenté comme le diable et surtout ont menti, déformé mes analyses, cachant ainsi à leurs mandants la réalité de la crise qu'ils subissent aujourd'hui. Comme j'ai été élévé chez les frères, que j'ai été enfant de choeur, je ne leur demande pas de se battre la coulpe, de se couvrir la tête de cendres et de défiler autour du CIVB en robe de bure et nu-pieds. Non, j'aurais au moins espéré d'eux, ils se reconnaîtront, un minimum d'honnêté intellectuelle et qu'ils prissent leur part de responsabilité dans la situation que subissent les viticulteurs qu'ils étaient censés représenter.

 

C'est sans doute trop leur demander et, comme je ne suis pas humble, je poste derechef au cardinal Ricard un exemplaire de ce fichu rapport écrit par un technocrate parisien, pas très catholique, d'une couleur non convenable, et j'y joins la copie d'une interview de ma pomme dans Sud-Ouest Aquitaine Eco d'octobre 2003 intitulé " Nous n'avons pas su anticiper". Si ça ne leur fait pas du bien moi ça me soulage... Je m'en tiens là et je vous remercie pour votre fidélité pendant mon absence, le petit Pochon continuera de vivre ses aventures au fil de mon blog en feuilleton de fin de semaine. Pour ceux d'entre vous qui souhaiteraient faire suivre cette chronique à des personnes de leur entourage qu'ils ne se privent pas de le faire j'assume toujours ce que j'écris.

 

   

Partager cet article
Repost0
26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

Quand l'huissier à chaîne l'introduisait dans le vaste bureau du chef de cabinet du Ministre des Commodités, le petit Pochon, perdu dans ses pensées contradictoires, ne remarquait même pas le joli brin de fille qui se tenait assise sur l'un des fauteuils visiteurs. Il se laissait choir sur le fauteuil voisin et étendait ses jambes en soufflant bruyamment. C'est le parfum de la petite, du jasmin, qui le faisait atterrir ou plus exactement le propulsait hors du fauteuil où il venait de s'avachir. droit comme un i, figé, il balbutiait une suite de mots aussi incohérents qu'incompréhensibles. La petite lui tendait une main fine aux doigts déliés. Léon s'en saisissait avec ferveur et tremblement comme si sa vie en dépendait. Elle était fraîche et la vue de ses ongles finement nacrés fit chavirer Léon dans une forme de dériliction ouatteuse. A peine remis de ce premier choc son regard recevait un second impact plus violent encore : la ligne noire d'une courte jupe en stech tranchant le ferme arrondi de cuisses pain d'épices.

Echec et mat, sauvé par l'entrée théâtrale du chef de cabinet : un grand sec, jaunasse tendance croque-mort, cheveux baguettes de tambour avec épis, avec juste ce qu'il faut de componction pour lui conférer une touche d'humanité. Léon agitait la main osseuse qu'il lui tendait. L'autre, d'une voix fluette qui jurait avec son ascétisme, se présentait tout en invitant le petit Pochon à se rasseoir. Ce qu'il faisait non sans jeter un regard oblique sur les genoux de la petite qui, tout en tirant sur sa jupette, croisait avec grâce ses belles gambettes. Même l'austère derrière son bureau empire donnait des signes évidents de montée en température. Pour se donner une contenance il toussotait tout en tapotant avec une longue règle en bois le sous-main indemne de tout désordre. Petit à petit, avec le premier déclin du jour, un voile de paix et de sérénité s'étendait en ce haut lieu et Léon pensait dans son petit jardin d'intérieur que ce jour était un beau jour.

à suivre 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

Le petit Pochon imprimait message et photo, les glissait dans une grande enveloppe kraft qu'il s'empressait de glisser dans son vieux cartable avachi. Ce cartable lui donnait des faux airs de potache attardé et ses chers collègues du Cadastre Viticole Informatisé ne manquaient jamais une occasion de le chambrer à son sujet. " Léon tu te la pètes grave ! Tu trimballes quoi au juste dans ta vache ? Des revues pornos ? Ton calbar de rechange et ta brosse à dents au cas où... Arrête de rêver Pochon tu finiras comme nous entre la tondeuse à gazon et les courses à Carrefour avec mémère et les chiarres ! T'es qu'un bêcheur avec tes jeans, tes vestes de minet et tes petites lunettes d'intello... Tu te la joues mec !" Il les laissait dire et pour les calmer il leur payait une mousse à l'occasion en bavassant avec eux de leur sujet de prédilection : le foot. Léon jouait à merveille des antagonismes PSG - OM.

Tout en remontant la rue du Bac pour se rendre à son lieu de rendez-vous Léon tournait dans sa tête la jolie réponse qu'il allait trousser à Lucienne. Car bien sûr il allait répondre à Lucienne. Sa proposition était too much et il ne voyait que des avantages à lui faire part de son vif intérêt. Marquer des points d'entrée participait d'une stratégie de guerre éclair. En effet, le petit Pochon, conscient de sa faible envergure, estimait qu'il lui fallait se présenter sous son meilleur jour sans pour autant trop dorer la pillule et prendre le risque de décevoir. Le champ nouveau pour lui de la tendresse valait bien de sa part des méthodes culturales innovantes. En passant au long de la litanie de CRS et autres gendarmes mobiles en faction sur son parcours Léon se sentait léger, d'une incroyable légèreté même si tout en haut de sa tête en ébullition une petite voix lui serinait que dans un sac de noeuds ya plein de noeuds et que les noeuds faut les défaire un par un... Il se tamponnait de la ritournelle à noeuds et marchait d'un bon pas.

à suivre

Partager cet article
Repost0
24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

Aux alentours de cinq heures le vide se fit autour de lui. Resté seul à l'étage le petit Pochon ouvrait sa messagerie de coeur. Elle était pleine à craquer. Découragé par l'abondance il fut à deux doigts de la refermer sans même avoir consulté les messages de ses belles enamourées. Par bonheur, l'intitulé de l'un d'eux l'intrigua. Il le lut à haute voix " Vigneronne accorte, vigoureuse et sérieuse, cherche tendresse et pense frapper à la bonne adresse..." Souffle court, intrigué, il cliquait sur l'icône et le texte s'épandait sur toute la surface de son écran. Un texte charmant, vivant qui le plongeait dans un abîme de perplexité. Une pièce jointe y était annexée. Il l'ouvrait. Après un temps de chargement une photo en pieds de la Lucienne en question - c'était le prénom de la signature du texte bien tourné - le contemplait tout sourire. La totale aurait dit ce chenapan d'Alex, son neveu, le fils de sa soeur, la dame d'un certain âge ne doutait de rien et, à son grand étonnement, il trouvait ça bien. Elle n'avait pas jeté son dévolu sur sa petite personne au hasard, son choix relevait d'une vraie étude de marché. Pour ceux que ça choquerait, rappelons que dans le domaine de la tendresse c'est une aussi jolie façon de faire que de s'en remettre aux habituelles conventions.

Avec sa pointe Bic qui ressemblait à une rognure d'asperge, le petit Pochon dessinait un grand coeur sur un bloc sténo et, avec application, d'une oreillette à l'autre, il mêlait leurs prénoms : Lucienne et Léon, puis d'un geste vif, le transperçait d'une flèche. Sur l'écran, impassible, Lucienne observait ses enfantillages avec bienveillance. Au fur et à mesure des minutes qui s'égrenaient le petit Pochon trouvait à cette femme tombée du ciel des qualités qui transcendaient le seul attrait des 40 hectares de vigne d'un bon terroir dont je tairais le nom pour de bonnes raisons. Lucienne était simple et habillée avec goût, elle écrivait dans une langue précise et agréable, elle s'exprimait avec franchise et humour, ce qui,  par les temps qui courrent, est rare. Léon n'aimait rien tant que la rareté, les êtres au bord des lignes, ceux qui s'exposent sans pour autant se mettre en avant, les aventuriers du quotidien qui chaque matin ont le courage de prendre leur vie comme elle vient, avec bonheur et pugnacité.

à suivre   

Partager cet article
Repost0
23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 08:00

Avertissement de l'auteur : ceci est une pure fiction

A ce petit jeu là, le petit Pochon, même s'il se cachait la réalité derrière son petit doigt, filait tout droit vers la triste position de vieux garçon. Qui, quelle jeune fille de bonne famille, quelle donzelle délurée, quelle biche aux lèvres camélias, pourrait avoir envie de passer sa vie aux côtés d'un petit attaché de deuxième classe de la DGDDI ? Au total pas grand monde et notre petit Pochon lorsqu'il lorgnait dans le fin fond de sa sous-direction ne voyait aux alentours que des laiderons. Bien sûr, comme ce garçon n'avait aucune prévention il s'échinait à faire plaisir à ses consoeurs sans aucune distinction, ce qui faisait dire de lui que c'était vraiment un charmant garçon. Toujours dans la même veine, notre Pochon, pour faire plaisir à son auguste père, cultivait des relations, des copains de promotion du gros Pochon, des messieurs qu'avaient pignon sur rue et qu'auraient pu, si le petit Pochon l'avait voulu, lui faire monter des échelons à grand coup de piston.

Le petit Pochon, contrairement à son papa, ne mangeait pas de ce pain là. Et pourtant, un beau matin du mois de mai, un des rares jours travaillés de ce mois, lorsque le chef du cabinet du Ministre des Commodités*, par secrétaire interposée, le faisait mander en son bureau du premier étage de l'Hôtel de Quincampoix, juste avant l'heure du dîner, il acceptait sans hésiter en se disant que ça lui changerait les idées. Après réflexion, notre Pochon, qui se prénommait Léon, concevait des regrets, se disait que c'était encore une invention de son géniteur et il passa des heures, à tourner et retourner dans sa petite tête, les bonnes raisons qu'ils pourraient inventer pour faire faux bond. Chamboulé il en oubliait de déjeuner. Tout l'après-midi il mordillait le bout d'une malheureuse pointe Bic en observant le chassé croisé de deux grosses mouches, aussi bruyantes qu'énervantes, dans leur absurde volonté de s'échapper de son bureau par la seule fenêtre fermée ; des idiotes du même acabit que lui...

* Commodités : traduction de l'anglais Commodities 

à suivre

Partager cet article
Repost0
22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 08:00
 

Avertissement  de l'auteur : ceci est une pure fiction...

Le petit Pochon végétait au fin fond d'un triste bureau du Cadastre Viticole Informatisé, rue du Bac dans le 7ième arrondissement de Paris. Face à la neige de son écran gris souris il rêvait d'une autre vie, de nouveaux horizons, ceux qui s'offriraient à ses yeux émerveillés le jour où ces ares et ces centiares accrochés à flanc de coteaux, au lieu de les stocker sur le disque dur de son ordinateur, il les foulerait de ses bottes comme vigneron. Son père, le gros Pochon, qui avait passé toute sa vie à faire le président de tout et de rien, de zinzins, lui répétait à satiété qu'il n'était qu'un petit con qui ne ferait jamais rien de bon. Condamnée au silence, sa mère, cachée derrière un éternel sourire, semblait lui dire du fond de ses grands yeux clairs, ne t'inquiète pas mon fils : bon sang ne saurait mentir...

Entre la saisie des parcelles de notre beau vignoble de France et de Navarre, le petit Pochon surfait sur le Net à la recherche d'une âme soeur avec qui il ferait son bonheur. Avec candeur il s'inventait des vies, trichait un chouia sur sa taille, se dotait de professions improbables, s'octroyait en conséquence de revenus confortables et, comme il était plutôt mignon notre Pochon, la moisson se révélait bonne sans que pour autant il ne se décidât à sauter le pas. Dans le monde virtuel les mots lui venaient à la pelle, légers, hors le train-train du quotidien, mais lorsque la réalité le rattrapait, notre petit Pochon esquivait. Jamais il ne se rendait aux rendez-vous que lui donnaient ses belles virtuelles. Chevalier de la barre haute il attendait le grand jour où le hasard ouvrirait en grand une large fenêtre sur l'Amour, l'Amour bien sûr avec un grand A.

à suivre  

Partager cet article
Repost0
19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 08:00

A l'heure où certains liront ces lignes - mes fidèles que je salue et remercie, un peu timides certes mais qu'il vente ou qu'il pleuve, même le dimanche, pendant les ponts de mai, ils sont de l'autre côté de l'écran et ça me fait chaud au coeur - j'aurai pris la poudre d'escampette pour une bonne semaine en Andalousie : Grenade, Cordoue et... autres lieux. Au menu, aération et alimentation de mes neurones, mon seul capital, voir du monde, voir le monde, se balader, baguenauder, prendre le temps...

Dilemme : devais-je vous priver de mes petites chroniques ou vous lâcher un peu les baskets ?

Pendant toute cette semaine ça ma turlupiné et ce matin - cette chronique a été écrite hier - sur mon grand vélo j'ai décidé de profiter, et de tenter de vous faire profiter, de ce temps d'éloignement pour prendre le parti de rire et d'essayer, avec légèreté, bonne humeur, de vous y faire adhérer. En conséquence, les trop sérieux, les grincheux, ceux qui disent tout le temps qu'ils n'ont pas le temps sont prévenus : pendant une semaine sur Vin&Cie ce sera le parti d'en rire et qu'il vaut mieux qu'ils s'abstiennent de lire mes bêtises ou, qu'ils y goûtent avant de se faire une opinion...

De quoi s'agira-t-il ? Tout bêtement d'une petite fiction concoctée au fil des jours, peuplée de personnages sortis de mon imagination dont les aventures je l'espère vous feront sourire, peut-être rire, mais de grâce n'y voyez aucune malice, comme le dit la formule " toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant existé serait... " Bonne lecture chers amis et au plaisir de vous retrouver à mon retour...

Lundi vous aurez donc droit aux premiers paragraphes de :

La Résistible Ascension du Petit Pochon

un récit tiré du petit tonneau de Jacques Berthomeau

à mon retour je jugerai de l'effet de mes petits écrits et je pourrai ainsi soit précipiter le petit Pochon dans la ptite poubelle des histoires inachevées, soit j'en ferai mon feuilleton du vendredi... Affaire à suivre chers lecteurs. 

Partager cet article
Repost0
18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 11:18

La lecture du titre vous a peut-être fait penser : après nous avoir pris la tête avec ses histoires d'OCM ou d'OMC, de découplage et autres joujous pour technocrates notre Berthomeau il nous fait le coup du gars qui ménage la chèvre et le chou, qui se dit qu'après tout vaut mieux couper les poires en deux plutôt qu'il n'y ai pas de poire du tout...

Bé non cépaça, tout bêtement ce matin je viens vous parler d'un gars que je connais pas, un dénommé Alain Pottier qui vient d'élaborer un "rouge à l'eau", un cousin germain du rouge limé car il ajoute du gaz carbonique pour faire la bulle et qu'il commercialise sous la marque toto VINO.C'est une boisson conçue par les chercheurs de l'INRA, pasteurisée, gazéfiée, 4,5°, une bouteille un peu limo avec bouchon à vis, pour visionner allez sur www.totovino.com et pour déguster vous appelez le 04 68 43 35 84 :

que les acheteurs de la Grande Distribution sortent de leur sieste d'après déjeuner pour aller goûter cette nouveauté et voir si elle ne pourrait pas se faire une petite place dans leurs rayons !

En effet, comme le blanc limé, ce rouge à l'eau, pour qu'il touche sa cible, qui n'est bien évidemment pas les disciples de Perrico Légasse, ni même les papys habitués à leur pti verre, mais les primo-consommateurs, il lui faut de l'artillerie lourde qui permette à l'élaborateur de jouer sur les volumes et donc de proposer le produit à un prix plus abordable car 3,50 euros ce n'est pas à la portée des bourses plates des jeunes gens et jeunes filles...

 

 

Partager cet article
Repost0
17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 09:24

Elle arrive, elle arrive, elle arrive... la proposition de réforme de l'Organisation Commune de Marché du Vin de madame la Commissaire Européenne en charge du dossier agricole Mariann Fischer Boll, ça fuite de partout, le petit monde des apparatchiks de nos organisations professionnelles s'agite, eux ils savent, par avance ils se délectent car ils vont pouvoir agiter le Landerneau de leurs mandants, horreur malheur les eurocrates apatrides ont encore frappé, que la France du vin se dresse comme un seul vigneron pour tailler en pièces ce texte, pour défendre becs et ongles notre vision de la viticulture... Je caricature à peine et il n'entre pas dans mes intentions d'aborder le fond de la question mais de faire remarquer que notre goût très prononcé pour trouver des boucs émissaires, renforcé par notre non protéiforme au référendum, va encore nous engager sur un terrain qui n'est pas celui d'une négociation. En effet, nous ne sommes pas seuls, dans l'Union élargie, le noyau des pays producteurs est minoritaire, les pays consommateurs ont leur mot à dire dans ce débat et il nous faut en tenir compte.

Négocier, en partant du texte proposé par la Commission - faute sans doute d'avoir su anticiper en balayant devant notre porte, c'est-à-dire en adoptant une stratégie tenant compte de la nouvelle donne mondiale qui aurait pu peser sur l'approche de la Commission et nous aider à constituer un front des pays producteurs - ne consiste pas à ériger un front du non mais à tirer parti de cette négociation pour aider notre secteur à s'adapter à la grande mutation auquel il est confronté. En clair, une mutation doit être accompagnée par des moyens financiers et structurels, c'est un donnant-donnant. S'opposer frontalement c'est s'exposer à une sortie de négociation où l'on subit la réforme sans en tirer les dividendes. Seule une attitude responsable, tenant compte de la réalité de notre vignoble, des hommes et des femmes qui y vivent et de l'immense potentiel de croissance que nous donne la réelle mondialisation du marché du vin, nous permettra de nous redonner des marges de manoeuvre.

C'est dans les temps difficiles que le courage de choisir les voies du renouveau redonne aux hommes le goût de bâtir et de vivre ensemble. Moi je crois que par les temps qui courrent nous en avons bien besoin. 

 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents