Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 00:01


Désolé une chronique le goût c'est dégoûtant s'est mise en ligne par erreur... elle reviendra plus tard...
La victime
tout d’abord : le sémillon. Désiré Bois note que « Mas, Pulliat, Cazeaux-Cazallet l’appellent le Grand cépage blanc français, car il peut produire, seul, le type le plus parfait des grands vins blancs du monde, et il est, du point de vue cultural, le cépage le plus accompli. Il prospère dans tous les terrains, surtout sur les coteaux. La pourriture noble agit à peu près toujours favorablement sur lui... » Pour être plus direct, c’est celui par qui le château d’Yquem, entre la forêt landaise et la vallée de la Garonne, peut s’épanouir sur ses « 3 croupes »

 

L’accusateur ensuite : Hervé Liffran du Canard Enchaîné qui fut au temps du 78 rue de Varenne mon honorable correspondant avec qui je déjeunais une fois l’an tout près de son Canard.

 

L’accusé bien sûr : L’Ecureuil où si vous préférez la Caisse Nationale d’Epargne devenue depuis son mariage forcé avec les Banques Populaires la BPCE.

 

L’acte d’accusation enfin : « Ancien énarque, ancien Inspecteur des Finances et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, François Pérol n’est pas né du dernier bilan [...] Devant ses proches il reconnaît qu’il a découvert des comptes « d’une rare opacité » « un vrai champ de mines ». Du coup il en est réduit à dresser un inventaire, le plus complet possible, des risques financiers pris par l’ex-patron, Charles Milhaud. L’équipe Pérol a ainsi mis à jour un placement affublé du nom de code « Sémillon » qui illustre à sa manière la gestion hasardeuse de feu l’Ecureuil.

En 2006 et 2007, la Caisse Nationale (qui chapeautait alors toutes les caisses d’épargne) a investi 1,35 milliards d’euros dans un produit bancaire très sophistiqué dont le nom répond à l’appellation enivrante d’un cépage de vigne très utilisé dans les vins de Sauternes. Depuis ce « Sémillon » a tourné au vinaigre : la banque a déjà dû enregistrer sur ses comptes 2007 et 2008 quelques 453 millions de pertes ou de provisions pour pertes, sur ce placement. Un chiffre qui n’a jamais été rendu public. Et la facture n’est pas totalement arrêtée : un porte-parole de François Pérol a ainsi confié au Canard qu’une nouvelle provision de 50 millions devra encore être constituée cette année. En attendant pire ?

Une note préliminaire et confidentielle de l’Inspection générale des Caisses d’Epargne datée du 7 mars 2008 revient longuement sur l’histoire de « Sémillon ». Le dérapage de l’Ecureuil commence en 2005, quand sa direction financière décide de placer une partie de ses fonds dans ce montage particulièrement opaque – y compris pour les initiés –, proposé par la Dresdner Bank. En gros : si tout se passe bien, les deux partenaires empocheront un joli bénéfice, mais, dans le cas contraire, la quasi-totalité des pertes restera à la charge de la Caisse d’Epargne. Un modèle de contrat équitable. »

 

Remarque personnelle : Petit détail sans importance, même le Directeur Général de la Caisse, Nicolas Mérindol, n’était au courant de l’existence de « Sémillon ».

 

« L’Inspection relève également que les valeurs investies dans « Sémillon » furent acquises en dépit du bon sens. Les achats ont été réalisés sur la base de simples prospectus publicitaires et en fonction des notes attribuées par les agences financières. Sans que les services de la Caisse ne procèdent jamais à la moindre vérification. Les achats de produits à haut risque, du genre subprime, se sont même poursuivis tout au long de l’année 2007, alors que la crise desdits subprimes avait éclaté dès le mois de février. Près de 540 millions de dollars ont été ainsi claqués en pure perte sur les marchés internationaux après le 1ier mars 2007. »

 

La partie civile en dernier lieu, moi secrétaire-perpétuel de l'ABV qui pose quelques questions :

-         Charles Milhaud, natif de Sète, a-t-il voulu ainsi pourrir la réputation du  « Sémillon » cépage emblématique de Bordeaux ?

-         Le produit a-t-il été dénommé « Sémillon » afin d’accueillir des produits pourris ?

-         Pourquoi Bernard Arnault n’est-il pas partie civile pour défendre l’honneur de la pourriture noble ?

-         Même question pour l’INAO qui pourrait bouger son beau Q ?

-         Dans la mesure où un banquier de la place déclare que « les cadres de la Caisse n’avaient aucune compétence pour se lancer dans des opérations complexes. Ils ne comprenaient rien aux produits qu’on leur vendait. A l’époque, des traders de grandes banques d’affaires égayaient les soirées de la jet-set financière en racontant les horreurs qu’ils avaient réussi à refiler aux Caisses d’Epargne... » je demande qui sont les pourris ?

 

Alors quelle réparation pour cet outrage fait au « Sémillon » ?

Je demande à François Pérol que l’Ecureuil Populaire verse quelques noisettes dans la sébile de l’Amicale des Bons Vivants pour que nous puissions emplir nos verres de nectar d’Yquem en nous disant que c’en sera toujours quelques-uns que les pourris n’auront pas... 

à la bonne nôtre et à la vôtre chers membres...

 

 

 

Votre Secrétaire Perpétuel qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il a dans la solitude et le silence de sa « voie lactée »...

Faut-il continuer le combat ou abandonner le terrain aux gris ? Vos réponses n’iraient droit au cœur.

Partager cet article
Repost0
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 00:07

Le vin ne fait pas que la foire en ce moment il fait aussi la une de gazettes où, à priori, le bon peuple vigneron ne s’attendait pas à le voir ainsi traité avec autant de déférence voir de sympathie lui le pestiféré par qui le malheur arrive. Oui, Télérama, l’organe central des bien-pensants, affiche à la Une de son numéro du 19 septembre : Le Vin Une Révolution culturelle ? avec une superbe photo d’une grappe formée de verres de vin. Bravo, même si la révolution culturelle dont-il est question est plutôt celle de bobos dont les parents furent des maos. Qu’importe ! C’est very good. L’article page 23, titré lui dans la lignée du Libé du père July : Le caviste se rebiffe, nous donne la réponse à ce soudain intérêt. Je cite : « Le buveur » est aujourd’hui un ringard, un pauvre type, inadapté à la modernité. Un chauffard en puissance. Un cancer social. Le Kiravi et le Préfontaines ont sombré avec le Formica et la Gitane. À l’Elysée, pour la première fois dans l’histoire du pays, le locataire ne boit que de l’eau, et s’en vante. À l’Hôtel de Ville, le maire a vendu la cave, et l’a fait savoir : plus question de régaler nos hôtes étrangers de Pétrus et de Romanée-Conti quand le jeune électeur ne s’autorise au mieux dans son bar à vin de l’Est parisien qu’un misérable ballon de rosé sans soufre... »

 



















C’est beau, non ! Le gros rouge à la Zola du petit peuple besogneux a laissé la place au boire chic du bobo de l’Est parisien. Y’avait plus que ce pauvre Chabalier pour se pochetroner au petit blanc de comptoir (Le film Un dernier pour la route tiré de son livre  sort sur les écrans cette semaine si vous voulez voir la bande annonce
http://www.cinefil.com/film/le-dernier-pour-la-route.) Comme nous sommes à Téléramuche : un coup de griffe à droite, un coup de patte à gauche, vous me direz trois paters et deux aves. Je signale à ce journaliste, que la cave du maire de Paris, qui était plutôt celle de l’ancien Secrétaire-Général, ne recelait guère de Pétrus et de Romanée-Conti, et que ce genre d’argument pour le Président comme pour Delanoë sent le poujadisme des bien-pensants. Quand au petit rosé sans soufre ce n’est pas donné camarade. Bref, la suite de l’article est gentillette, très j’ai 2 sources et je fais un article, mais je ne crache pas sur le bonheur de voir le vin à l’honneur. Je regrette simplement le côté je brosse mes lecteurs dans le sens du poil. Les belles plumes assassines mais pertinentes sont une espèce en voie de disparition que Greenpeace devrait appeler à protéger.

 

Le N° Spécial Vin de Science&Vie est d’un autre tonneau. Sérieux, même s’il recèle parfois lui aussi, surtout dans le registre économique, des lieux communs, ce magazine qui s’adresse à un lectorat jeune et avide de savoir aborde des sujets que nous ne retrouvons presque nulle part ailleurs. Je vous recommande donc son acquisition pour 7 euros. Ce matin je vais me contenter de placer ma focale sur un sujet qui m’est cher : la dégustation. « Nous sommes tous des daltoniens du goût » titre l’article de Science&Vie, et cette affirmation, qui n’est pas en soi une condamnation de l’exercice de dégustation, permet de bien remettre les pendules à l’heure. Les travaux de Patrick Mac Leod, de Marc Danzart, de Frédéric Brochet et de quelques autres scientifiques structurent l’article. C’est passionnant et pour ne pas édulcorer l’article j’ai renoncé à ma pratique habituelle des extraits. Si vous souhaitez réagir, lisez l’article et je suis prêt à accueillir les points de vue sur l’importante question posée dans l’article : « De quoi se demander, au vu de son manque de fiabilité, si la dégustation ne sert tout simplement à rien. Une conclusion problématique, car si la dégustation ne porte pas à conséquence quand elle est conduite entre amis pour le plaisir, elle est en revanche décisive pour accorder une appellation d’origine ou contrôler la qualité d’un vin »

 

Que mes amis « dégustateurs de profession» ne lèvent pas le bouclier, Science&Vie donne la parole en défense à Robert Parker dans une interview : et pourtant, il critique... Pour ma part je suis et je reste un chaud partisan de la critique littéraire, cinématographique, artistique, musicale, gastronomique et du vin... avec sa part de subjectivité, sa difficulté à traduire par des mots des sensations, car elle participe à la diffusion de la culture du vin. Mon combat reste focalisé sur, comme un encart de Science&Vie le titre, la dégustation de contrôle en quête d’objectivité. Même si la réforme des procédures de l’INAO minimise cet aspect je ne suis pas encore convaincu que certains petits génies de la normalisation croskillienne ne rêvent pas toujours de cet « air de famille », de cette typicité réductrice, stérilisante, de ce côté je ne veux voir qu’une seule tête.

 

Sans vouloir conclure sur un sujet aussi chaud, je reste persuadé, comme un intertitre de l’article le souligne : sans la vue tout est perdu, que le vin est une boisson sociale, que la bouteille est destinée d’abord à être vue par ses convives, qu’elle est statutaire : GCC ou petit vin découvert chez un petit vigneron, peu importe, l’étiquette positionne, nous goûtons le vin d’abord avec nos yeux car il est peu fréquent de bander les yeux de ses invités ou de servir une belle bouteille dans une chaussette... Ce que j’écris n’en est pas pour autant une condamnation des dégustations à l’aveugle, bien au contraire, ce que je veux souligner c’est que, face à cet exercice, je trouve mesquin que certains grands seigneurs s’offusquent, dégainent leur puissance de feu de « parrain » du vignoble, si suite à des dégustations ainsi faites, avec sérieux, leur sublime nectar se retrouve parfois dans le ventre mou du peloton. C’est la loi du genre. C’est l’arroseur arrosé. Messieurs les nouveaux grands de notre petite galaxie du vin, un soupçon d’élégance ne nuirait pas dans l’univers impitoyable du vin...

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 00:03

Je suis prudent, au volant bien sûr, sur mon vélo aussi et sur mon espace de liberté plus encore, non que je bridasse ma liberté mais parce que je suis le plus respectueux possible de celle des autres et, dans les deux premiers cas, parce que je tiens encore à la vie. Ceci écrit, deux précautions valant mieux qu’une sur un sujet aussi sensible : l’alcool au volant, le commentaire sur le contenu du livre : La culture des Problèmes Publics : l’alcool au volant : la production d’un ordre symbolique J.Gusfield University of Chicago Press 1981, traduction française Daniel Cefaï, Economica, 2009, 354 pages, 29 euros, n’est pas de moi mais d’un critique de la très sérieuse « Revue des Sciences Humaines » n°207 août-septembre 2009 www.scienceshumaines.com sous le titre L’invention du chauffard et signé JB (ce sont mes initiales mais je ne chronique pas dans cette revue).

 

L’approche de ce sociologue américain me semble très intéressante, fort originale et, sans forcément décalquer ce point de vue sur la situation française, et sans volonté de ma part de justifier à un quelconque moment la violence routière et les comportements dangereux liés à l’alcoolisation excessive et à réclamer une quelconque mansuétude à l’égard des chauffards, je pense que les décideurs publics devraient y trouver matière à réflexion pour mieux cerner la réalité, en évitant de fabriquer des statistiques qui agrègent des cas disparates sous une même étiquette, afin de produire des législations mieux adaptées et de ce fait même, plus efficaces.

 

« Boire ou conduire, il faut choisir. » Oui, mais pourquoi ? Telle est la question faussement naïve que soulève cet ouvrage publié en 1981 aux USA, ayant connu cette année une traduction française tardive […]

À l’époque, l’ivresse est extrêmement stigmatisée : « Tu seras ma mort… si tu es un chauffeur saoul », titre une brochure d’information sur le sujet. Un chiffre (biaisé, montre l’auteur) se répand comme une trainée de poudre dans les médias et attise les fantasmes : il y aurait dix millions d’alcooliques aux USA. L’alcool est considéré comme la cause principale des accidents de voiture selon les statistiques officielles. Mais… ces dernières sont faussées, constate le sociologue : produites par des scientifiques puis utilisées par les administrations et les médias, elles ont subi des généralisations abusives. Et reposent sur des fictions : par exemple un taux d’alcoolémie important est toujours jugé nuisible à la conduite, quelles que soient les caractéristiques du chauffeur. Or, en réalité, certains individus sont peu sensibles aux effets de l’alcool ; il existe même des usagers qui conduisent plus prudemment sous l’effet de la boisson, par peur des contrôles policiers…

Ainsi, le problème de l’alcool au volant, évident en apparence, a connu une construction historique : jusqu’aux années 1930, la réunion de deux questions privées – consommation d’alcool et conduite automobile – n’était pas vraiment jugée problématique. Selon l’auteur, le « problème » a émergé sous l’influence d’acteurs divers (constructeurs automobiles, organisations de sécurité privée…) mais davantage sous l’autorité de la science et du droit. La première a alimenté le débat public d’informations exagérées ou partielles. Le second a diffusé une conception de la sécurité routière focalisée sur le conducteur, écartant le rôle des infrastructures publiques et les industriels de l’automobile. Ainsi, dans les premières études réalisées sur les accidents, des facteurs tels que l’état des routes, la proximité des centres de secours, ou la qualité des véhicules sont largement sous-estimés. De même est évincée une question embarrassante : le contingent annuel de victimes de la route n’est-il pas simplement le prix à payer pour un progrès technologique qui améliore le confort de toute une population ? Selon l’auteur, l’obsession contemporaine pour la responsabilité individuelle et la vision diabolisée du conducteur-buveur comme « ivrogne-tueur » ont contribué à réduire en grande partie la question de la sécurité routière à une seule composante : l’alcool.

Certains dénonceront la dérive sociologisante, et jugeront que le mansuétude envers les buveurs ignore un problème réel, J.Gusfield rencontrait déjà ce genre d’attaque durant ses dix années d’enquête et se justifiait en prétendant décrire une vision  plus objective possible de la réalité. D’autres se plairont à déconstruire leurs idées reçues sur le sujet. Ils retiendront qu’un problème public, tels que nous le percevons, n’est jamais qu’une représentation parmi d’autres possibles »

JB

 

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 00:06

Le monde du vin recèle parfois de divines surprises. Ainsi, le 12 septembre, dans ma messagerie j’ai reçu un livre virtuel posté par son auteur le journaliste suisse Philippe Margot.

Monsieur,

 

Permettez-moi de vous présenter une étude mariant intimement ART & VIN :

 

Les premiers grands crus de Bordeaux n'ont hélas plus un rapport qualité-prix vraiment intéressant, mais le marché s'étant élargi à de nouveaux pays, 200 à 300'000 bouteilles trouvent facilement preneurs. J'en ai profité avec Château Mouton Rothschild pour dévoiler une étude "toute gratuite" que je vous propose, et si vous la trouvez d'intérêt, n'hésitez-pas à en faire profiter d'autres amateurs.

 

Voici :

 

Art & Vin - Œuvres originales des artistes contemporains pour Château Mouton Rothschild dès 1924 !

 

Ce livre vous allez pouvoir consulter en cliquant sur le lien situé en bas de cette chronique mais avant je vous propose de lire à propos du trait de génie de Philippe de Rothschild en 1945 un extrait du livre que je vous citais hier dans ma chronique « Guerre&Paix dans le vignoble » publié chez Solar.

 

« Homme d’affaires redoutable et publicitaire-né, tombé amoureux de Mouton, Philippe de Rothschild était, lui, bien décidé à faire repartir un domaine fragilisé par la guerre. Il eut ainsi l’idée de demander à un jeune artiste de lui dessiner une étiquette avec un V pour « Victoire », destinée à orner l’exceptionnel mouton 1945. Ce jour-là, Philippe était loin de se douter que ce vin, considéré par Robert Parker comme l’une des légendes du XXe siècle et orné d’un V de la victoire par Philippe Julian deviendrait l’objet d’une intense spéculation ! Le 5 octobre 2006 à Los Angeles, six magnums de 1945 se sont arrachés pour 50 500 dollars pièce lors d’une vente aux enchères organisées par Christie’s. De Cocteau à Braque, en passant par Dali, Picasso, Chagall, Poliakoff, Soulage, Warhol, Bacon, la liste des artistes qui ont, depuis réalisé des œuvres ou accepté leur reproduction pour illustrer les étiquettes de Mouton-Rothschild regroupe, à elle seule, le gotha de l’histoire de l’art du XXe siècle. Du coup, même quand le millésime n’est pas exceptionnel, à l’image du 1971 orné d’une œuvre du peintre russe Vassili Kandinsky, les flacons restent très demandés par les collectionneurs »

 

Très nombreuses photos inédites d'une collection remarquable.

 

À votre gracieuse disposition, n'hésitez pas à vous en servir, au lien :
http://fr.calameo.com/read/00003074798238f3abade

 

 

Je vous prie de croire, Monsieur, à l'expression de mes meilleurs sentiments,

 

Philippe Margot

Journaliste vitivinicole

Quai de la Veveyse 6

1800 VEVEY  (Suisse)

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 00:02

Inscrit au fronton de la Grande Epicerie de Paris, digne héritière d’Aristide et de Marguerite Boucicaut,  « une cathédrale de commerce pour un peuple de clients. » comme l’écrivait Emile Zola dans « Au bonheur des Dames », Domaines en Famille ça sonne mieux que foire aux vins. Dans la vie il faut savoir assumer son statut, soigner sa différence sans l’afficher, être présent dans le barnum mais avec la touche du bien comme il faut tout juste teintée d’un zeste d’impertinence pour ne pas tomber dans le convenu.

Pourquoi diable ce choix ?

« Parce que plusieurs générations ont marqué de leur empreinte un domaine, ou parce qu’aujourd’hui, c’est entre frères que le vin se fait, la cave de la Grande Epicerie de Paris  a choisi de vous dérouler ses histoires de familles : celles qui ont mis leur vie en bouteille et dont le travail se savoure à petites gorgées... »

Fort bien, puisque je suis impertinent je m’interroge : « où sont les filles ? » mais foin d'ironie facile : allons-y voir !

Je suis un familier du lieu depuis fort longtemps, au temps où j’étais voisin, non que j’y fisse mes courses tous les jours mais parce qu’à l’occasion, avant d’aller siroter un rafraîchissement au bar Ernest du Lutetia – hôtel construit en 1910 par les Boucicaut pour loger leurs clients à proximité du BM –, j’y vais trainer mes guêtres, c’est chic les guêtres non !

Donc, après mon raid sur le Franprix du bas du XVIe en fin d’après-midi mes pas me portèrent jusqu’au temple de la consommation sis rue de Sèvres, au cœur du VIIe. Grâce à la disposition du lieu, dès l’entrée principale, une enfilade de 4 présentoirs circulaires met en avant exclusivement des châteaux bordelais (voir photo), dont un dédié aux 2d vins : Moulin de la Lagune 2004 18 euros, L’Autre de Sociando-Mallet 2004 13,50 euros, Le Haut Médoc de Maucaillou 8,90 euros, L’Héritage de Chasse-Spleen 2006 14,50 euros, Le Haut Médoc de Giscours 2005 12,85 euros, La Sirène de Giscours 2004 24,80 euros, Pauillac de Latour 2004 37 euros, Tour de Marbuzet 2004 16,50 euros, Frank Phélan 2002 17,50 euros, L’Esprit de Chevalier 2006 17,50 euros, La Chapelle de la Mission Haut Brion 2002 et 2003 24 et 31 euros.

Le catalogue Domaines en Famille en main – comme toujours celui-ci est très classe – je peux ensuite filer jusqu’à la cave où sont concentrés dans 2 des espaces : l’offre des châteaux Bordelais et une sélection de vins originaux. À noter qu’en façade de chacun de ces espaces la dégustation d’un des vins en catalogue est organisée (Cairanne de Marcel Richaud en l’occurrence pour l’un). Avant l’accès à la cave, une présentation en caisses bois ouvertes propose l’essentiel de l’offre Bourgogne. Dans la cave elle-même, sur les présentoirs les vins sélectionnés présents habituellement sont signalés par le logo Domaines en Famille. Enfin, dans le magasin d’autres présentoirs circulaires proposent l’offre des vins roturiers de la sélection. Bref, c’est très professionnel et très agréable, le client est naturellement drainé vers les prescripteurs.

 

6 Domaines familiaux sélectionnés : Maison Jacquesson&fils, Domaine du Marquis d’Angerville, Domaine de la Moussière, Alphonse Mellot, Château Lynch-Bages, Domaine Vieux Télégraphe, Maison Trimbach.

150 vins sélectionnés (références ce qui donne au total avec les différents millésimes environ 190 possibilités de choix) :

15 champagnes dont 9 Jacquesson&fils

61 Bordeaux dont 14 Lynch-Bages

52 Bourgogne dont 9 Volnay Marquis d’Angerville

23 Vallée du Rhône dont 6 Vieux Télégraphe

18 Loire dont 9 Sancerre Alphonse Mellot

14 Alsace dont 12 Trimbach

7 Languedoc-Roussillon dont 6 AOC et 3 Vin de Pays d’OC

2 Corse AOC Sartène du Domaine Pero Longo AB

1 Sud-Ouest Madiran

6 Vin de Pays divers dont le Grand Ardèche de Louis Latour 2007

 

Dans son catalogue le chef de cave de la Grande Epicerie propose sa sélection qui va du petit panier de la ménagère de plus 50 ans à 28 euros les 6 bouteilles *1 jusqu’au petit carton de 3 bouteilles à 1750 euros *2 pour trader en année sabbatique. Pour ma part j’ai fait l’emplette de 6 bouteilles pour un total de 39,30 euros *3

 

*1 - 26 euros (au lieu de 33,50 euros) choix du caviste

- L’orée du Bosquet Merlot Cabernet 2008 Vin de Pays

- Pichot Roucas 2008 Vin de Pays

- Château Turcaud 2005 Bordeaux blanc

- Domaine Elodie Balme 2008 Vin de Pays

- Domaine de Cabriac Merlot Tradition 2007 Vin de Pays

- Domaine d’Aupilhac Lou Masset 2008 Coteaux du Languedoc

 

*2 – 1750 euros choix du caviste

- Château Haut-Brion 2003 Pessac-Léognan

- Château Lafite-Rothschild 2003 Pauillac

- Château-Latour 2003 Pauillac

 

*3 – 39,30 euros mon panier

- L’orée du Bosquet vin de pays Charentais Merlot Cabernet 2008 4,90 euros

- Château Mas Neuf Costières de Nîmes 2007 5,70 euros

- Domaine Pero Longo AOC Sartène cuvée Sérénité 2008 blanc  8,10 euros

- Domaine de Cabriac Vin de Pays d’Oc 2007  5,20 euros

- Les Beaux Jours Coteaux du Giennois 2008 blanc 10,50 euros

- Pichot Roucas vin de pays de la Méditerranée 2008 4,90 euros

 

En guise de conclusion provisoire que puis-je dire ?

-         2 grandes régions absentes : le Beaujolais et la Provence

-         Un quasi équilibre Bordeaux-Bourgogne

-         La Loire est majoritairement blanche 14 sur 18

-         Le Languedoc pointe son nez

-         Pour mon panier qui en terme de prix équivaut au choix du caviste de la Grande Epicerie il fera l’objet d’une dégustation par ma fine équipe un de ces 4. Sans me pousser du col je le trouve plus équilibré 4 rouges et 2 blancs, 2 AOC et 4 vin de Pays, nous reparlerons de tout cela quand nous aurons descendu les boutanches et comme, 3 des références sont communes nous pourrons faire des commentaires sur le choix du caviste de la Grande Epicerie.

-         Pour le carton de 3 à 1750 euros je lance un appel aux grands maîtres : est-ce une bonne affaire ?

-         Enfin comme je n’ai pas eu le temps de causer sur les familles, cœur de cible cette année du Bon Marché, j’y reviendrai dans une très prochaine chronique consacrée au livre Guerre&Paix dans le vignoble les secrets de douze grandes dynasties du vin chez Solar. En effet, dans les 12, il y a les Mellot.

 

à bientôt sur mes lignes...

Partager cet article
Repost0
20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 00:09

Ce vieux proxo de d’Espéruche, jamais en reste d’une proposition indécente, lors d’un de nos débriefing me suggérait « de mettre Chloé entre les jambes de ce buveur d’eau… » en ajoutant grassement « comme ce nabot aime les grosses bagnoles – il se trimballait en effet en Jaguar – lui fournir une poule de luxe ajouterait à son standing… » Je refusai sèchement. Raymond, paternel, m’approuvait « la pauvre elle en assez bavé avec les frappadingues de Milan pour qu’on la jette dans le pieu de cet étriqué qui m’a tout l’air d’un pervers… » D’Espéruche bougonna qu’il ne faisait que son boulot et que nous avions bien fait pire avec Chloé, avant d’ajouter d’un ton provoquant « en plus je suis sûr que ça lui plairait ! » Je le calmai en coupant court « tel n’est pas le problème, premièrement c’est inutile, deuxièmement avec Chloé nous avons d’autres projets… » Ramenard il ronchonna « et je suppose que nous ne sommes pas dans ces projets… »  Je ricanai « mais non vieille folle, si tu veux faire des heures de nuit chez les frelons de la GP je suis preneur mais il va falloir que tu abandonnes tes costards minables de VRP… » Raymond, goguenard en rajoutait « si ça te dis je te confie à ma nièce Marie-Eglantine, la fille de ma sœur Yvette à qui nous devons nos nouvelles fonctions officielles, elle t’emmènera dans les bonnes maisons. Je te vois bien en futal pat’d’eph avec une chemise à fleurs col pelle à tartes. Je suis sûr que les enragés te prendront pour un clône de Paul Mac Cartney… »

J’avais besoin de changer d’air, de ranger mes belles fringues, de me replonger dans les spasmes de la Gauche Prolétarienne. Pour ce faire j’adoptai les 3x8 : 5h-13h dodo, 13h-21h cabinet et mondanités, 21h-5h un mix réunions enfumées de la GP+mon travail de nègre. La plage d’ajustement étant celle de mon sommeil, je dormais peu. Chloé me fournissait les substances actives pour gérer ma suractivité. Mon besoin de revenir me mêler à la mouvance activiste prenait sa source dans les évènements violents qui ponctuèrent l’année 1970. « Du 15 avril 1970 à la fin mai, il y aura 82 attentats avec explosifs assure le Ministère de l’Intérieur. » Avant que la loi-anticasseurs adoptée le 8 juin 1970, et même après, tout l’arsenal terroriste est développé par les groupuscules gauchistes : incendies au cocktail Molotov, bombes artisanales, cassages de gueule, bastonnades, manifestations violentes, séquestrations de patrons. Bien évidemment tout ne vient pas du même camp, le SAC de Charles Pasqua et du père Foccart jette de l’huile sur le feu : ainsi, au Palais de Justice de Besançon, les braves pandores ont la surprise de mettre la main sur des militants du très vertueux Service d’Action Civique qui leur déclarent pour se justifier « qu’ils ont agi ainsi pour protester contre le terrorisme gauchiste. » Le PCF et la CGT fournissent des listes de Mao à la police. Cependant notre terrorisme reste « bien tempéré » à côté de ce qui se passe en Italie où, le 12 décembre 1969, la bombe déposée Piazza Fontana, officiellement par les futurs brigadistes, a fait 16 morts et 87 blessés. En fait, c’est le début de la « Stratégie de la Tension » développée par les mouvances d’extrême-droite de l’Armée et des Services Secrets de la République Italienne. Chloé m’a dressé un tableau effrayant de la situation.

En France, le très sérieux Commissariat au Plan, sous la houlette d’un obscur Ingénieur des Mines : René Montjoie, a pondu un document prospectif exposant divers scénarios visant « à en finir avec la gauchisme avant la fin de l’année 1970 ». Les experts se sont débridés en jetant sur le papier « des sabotages en usine commis par des militants maos ou assimilés, le crash d’un avion qui leur serait attribué – les palestiniens innoveront en ce domaine avec un art consommé du chantage – des batailles rangées dans les facultés à risques faisant une vingtaine de morts , dont deux membres du service d’ordre… » Tout ça pour faire monter la pression dans l’opinion publique, justifier une répression ferme mais « limitée » et faire apparaître le gouvernement comme seul garant de la sécurité et de l’ordre à la vieille des élections municipales des 14 et 21 mars 1971.

Le point de focalisation de l’agitation se situait dans le bastion CGT de l’Ile Seguin à Billancourt. À l’intérieur des ateliers, comme aux portes de l’usine l’affrontement des Maos et des Cégétistes est permanent. Bien sûr, la direction, Pierre Dreyfus en l’occurrence, un social-traître qui sera le Ministre de l’Industrie de Pierre Mauroy en 1981, ne bronche pas. Elle laisse faire. Cependant, en février 70, l’étincelle qui va mettre vraiment le feu aux poudres va venir, non  de la Régie, mais de la fac de Nanterre. Des gauchistes, maos, anars, trotskards, « la bande à Jospin », y avaient agressés de « braves » étudiants communistes et les avaient séquestrés dans un amphi.  Sur ordre de la direction du PCF, Pierre Bernardini, un ancien de la CGT Renault, rassemble une dizaine de militants devant les douches de Nanterre. À leur arrivée la volaille gauchiste s’égaille. Les étudiants cocos sont donc libérés et tout ce petit monde repart en ordre dispersé. Erreur funeste car les gauchos n’ont fait qu’un repli tactique pour mieux revenir à la charge sur le parking de l’Université. Avant de passer à la charge une salve de bombes artisanales : des poches pleines de poudre, de tessons de verre et de grenaille, tombe sur les cocos. Attaque à la barre de fer, l’Austin des amis de Bernardini – un comble pour des communistes défenseurs de l’industrie nationale – est totalement défoncé. Ils réussissent à s’échapper. Bernardini se retrouve seul, mains nues, face à la meute. Les coups pleuvent. « Crève salope ! ». Bilan médical : double fracture du crâne et dix jours de coma. Commentaire désabusé du dit Bernardini à propos de ses agresseurs, lorsque Jospin sera 1ier Ministre de Chirac « il y en a aujourd’hui qui se pavanent dans les Ministères… »

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 00:09

Et oui, même lui chers amis, le La Fontaine de notre enfance où nous ânonnions après les avoir appris par cœur ses célèbres fables : le Corbeau et le Renard, le Lièvre et la Tortue, le Loup et l’Agneau, le Chêne et le Roseau, le Laboureur et ses enfants… Oui le La Fontaine des morales devenues proverbiales : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute », « La raison du plus fort est toujours la meilleure. », « Tel est pris qui croyait prendre »… est aussi celui qui a écrit le délicieux « Anneau d’Anne Carvel » devenu si célèbre « que l’expression en est restée attachée à l’objet féminin en cause… »


« Dans les éditions données par La Fontaine, et même celle de Hollande 1685, Conte tiré de R. Cette lettre désigne Rabelais, où notre auteur a puisé. Mais ce conte est beaucoup plus ancien que Rabelais […] »

Pantagruel, liv.II, ch.XXVIII, t.1, P.459, edit. In 4°, Amsterdam, 1741.

« Dans les éditions données par La Fontaine, et même celle de Hollande 1685, Conte tiré de R. Cette lettre désigne Rabelais, où notre auteur a puisé. Mais ce conte est beaucoup plus ancien que Rabelais […] »

Pantagruel, liv.II, ch.XXVIII, t.1, P.459, edit. In 4°, Amsterdam, 1741.


J.H. Fragonard, L’Anneau d’Hans Carvel, musée du Petit Palais Paris

Hans Carvel prit sur ses vieux ans

Femme jeune en toute manière :

Il prit aussi soucis cuisants ;

Car l’un sans l’autre ne va guère.

Babeau (c’est la jeune femelle),

Fille du bailli Concordat.

Fut du bon poil, ardente et belle

Et propre à l’amoureux combat.

Carvel, craignant de se nature

Le cocuage et les railleurs,

Alléguait à la créature

Et la Légende et l’Ecriture,

Et tous les livres les meilleurs ;

Blâmait les visites secrètes,

Frondait l’attirail des coquettes,

Et contre un monde de recettes

Et de moyens de plaire aux yeux

Invectivait tout de son mieux.

A tous ces discours la galande

Ne s’arrêtait aucunement,

Et de sermons n’était friande,

A moins qu’ils fussent d’un amant.

Cela faisait que le bon sire

Ne savait tantôt plus qu’y dire,

Eût voulu souvent être mort.

Il eut pourtant dans son martyre

Quelques moments de réconfort :

L’histoire en est très véritable.

Une nuit qu’ayant tenu table,

Et bu force de vin nouveau,

Carvel ronflait près de Babeau,

Il fut avis que le diable

Lui mettait au doigt un anneau ;

Qu’il lui disoit : « Je sais la peine

Qui te tourmente et qui te gêne,

Carvel, j’ai pitié de ton cas :

Tiens cette bague et ne la lâches ;

Car, tandis qu’au doigt tu l’auras,

Ce que tu crains point ne seras,

Point ne seras sans que le saches.

-        Trop ne puis vous remercier,

Dit Carvel ; la faveur est grande :

Monsieur Satan, Dieu vous le rende !

Grand merci, Monsieur l’aumônier ! »

Là-dessus achevant son somme,

Et les yeux encore aggravés,

Il se trouva que le bon homme

Avait le doigt où vous savez.

 

Hans Carvel prit sur ses vieux ans

Femme jeune en toute manière :

Il prit aussi soucis cuisants ;

Car l’un sans l’autre ne va guère.

Babeau (c’est la jeune femelle),

Fille du bailli Concordat.

Fut du bon poil, ardente et belle

Et propre à l’amoureux combat.

Carvel, craignant de se nature

Le cocuage et les railleurs,

Alléguait à la créature

Et la Légende et l’Ecriture,

Et tous les livres les meilleurs ;

Blâmait les visites secrètes,

Frondait l’attirail des coquettes,

Et contre un monde de recettes

Et de moyens de plaire aux yeux

Invectivait tout de son mieux.

A tous ces discours la galande

Ne s’arrêtait aucunement,

Et de sermons n’était friande,

A moins qu’ils fussent d’un amant.

Cela faisait que le bon sire

Ne savait tantôt plus qu’y dire,

Eût voulu souvent être mort.

Il eut pourtant dans son martyre

Quelques moments de réconfort :

L’histoire en est très véritable.

Une nuit qu’ayant tenu table,

Et bu force de vin nouveau,

Carvel ronflait près de Babeau,

Il fut avis que le diable

Lui mettait au doigt un anneau ;

Qu’il lui disoit : « Je sais la peine

Qui te tourmente et qui te gêne,

Carvel, j’ai pitié de ton cas :

Tiens cette bague et ne la lâches ;

Car, tandis qu’au doigt tu l’auras,

Ce que tu crains point ne seras,

Point ne seras sans que le saches.

-         Trop ne puis vous remercier,

Dit Carvel ; la faveur est grande :

Monsieur Satan, Dieu vous le rende !

Grand merci, Monsieur l’aumônier ! »

Là-dessus achevant son somme,

Et les yeux encore aggravés,

Il se trouva que le bon homme

Avait le doigt où vous savez.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 00:09

Le monde du vin, alors qu’il est partie prenante de l’univers de la consommation de masse – il l’a toujours été n’en déplaise à ceux qui l’ont placé sur un piédestal – reste trop souvent éloigné de l’observation des « micro-faits » de consommation, souvent considérés comme anecdotiques, qui apparaissent, à une fréquence de plus en plus élevée, dans cette sphère. Observer ne signifie pas adhérer mais se placer dans la position d’y déceler ceux qui sont annonciateurs de changements profonds. « Voir et comprendre » forme de vigie moderne qui, grâce aux outils modernes d’information, ne demande pas de mobiliser des moyens couteux.

L’Oeil Laser 2009 « Les nouveaux imaginaires du quotidien » sous la loupe de Jean-Claude Kaufmann (le sociologue de la consommation) fait parti de ses vigies modernes. « Depuis 15 ans, L’Oeil Laser, l’Observatoire mensuel des nouveaux imaginaires du Groupe LaSer www.lasergroup.laser , repère et analyse des « micro-faits » de la vie quotidienne, ces petites initiatives de « rien du tout » souvent ignorées par les médias au profit de ce qui « fait évènement » et pourtant révélatrices de nouvelles attitudes. Face à l’internationalisation des modes de vie et des imaginaires, à l’uniformisation des discours et des promesses et à la porosité des frontières des territoires d’expression des marques et des enseignes, la quête de la différence devient une manière de s’affirmer autant que de résister. Elle est essentielle pour toutes les entreprises que LaSer accompagne dans leur approche de la relation client. »

Philippe Lemoine, « le patron intello » dixit Télérama (il fut l'élève d'Edgar Morin) et auteur de "La Nouvelle Origine", essai singulier sur la révolution des comportements due aux nouvelles technologies) co-président du Groupe Galeries Lafayette et président le groupe LaSer, dans l’Avant-propos, déclare « Comme un défi à la morosité ambiante, comme un pari sur l’éclaircie, l’envie de modifier ses habitudes gagne du terrain. Nous ne traversons pas une crise dont on pourrait guérir, nous vivons une mutation qui suppose que nous nous adaptions. La nécessité économique n’explique pas tout. Modifier ses habitudes, c’est aussi afficher sa volonté de réinventer notre modèle de société. D’autant plus fortement que le pouvoir de changer n’est plus seulement du côté du politique et des pouvoirs publics. Chacun, dans ses gestes les plus quotidiens, peut agir pour l’autre. L’addition  d’initiatives individuelles est, parfois, plus efficace qu’une décision collective. Le XXIe siècle commence en 2009. »

Mais qu’est-ce donc www.solidaime.org ?

« Ni marque nationale, ni marque de distributeur, Solidaime est la première ma marque solidaire de grande consommation simultanément présente dans plusieurs enseignes et sur plusieurs marchés. Pour tout achat d’un produit de la gamme Solidaime, facile à repérer grâce à son emballage rose fuchsia, un don est fait à une association caritative dont le nom est clairement précisé. Les 23 produits proposés dans la gamme Solidaime (fabriqué par Matine, Héro, Bonduelle, Senoble, Jean Caby et Alpina) se veulent tous accessibles puisque leurs prix se situent entre ceux des marques de distributeurs et ceux des marques nationales. Ils sont disponibles depuis le 1ier octobre 2008 »

 

Je verse donc, dans notre grand tonneau, la question : à quand un vin sur www.solidaime.org ? Une marque rose fuchsia c’est vraiment dans la tendance ! Entrepreneurs du vin allez donc consulter le site…

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 00:00

Dans mes débuts de chroniqueur, le 22 mars 2007,  http://www.berthomeau.com/article-6087365.html, j’écrivais : « J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique – l'innovation yak ça de vrai – baptisée : vins au mètre. Ce titre racoleur – je suis un peu pute comme vous avez pu le constater – est pourtant issu d'une observation des plus scientifiques : le rayon vin, à de rares exceptions, se présente aux yeux du pauvre acheteur comme une sorte de muraille postmoderne s'apparentant aux rayonnages achetés au BHV ou à Bricorama pour ranger les réserves de la maisonnée dans le garage – pour les provinciaux qui en ont un – ou le cagibi de l'appartement. Pas très chicos pour notre nectar sacré que d'avoir le cul posé dans des trucs qui ressemblent à des clapiers. Comme dirait José B le vin n'est pas une marchandise mais là ça en a tout l'air.

Etant très paresseux je commence par le magasin le plus proche de chez moi, un Franprix, très Franprix c'est-à-dire un peu bordel et compagnie avec changement de caissières tous les deux jours. Précision, je n'y achète jamais de vin. »

Ma jurisprudence Franprix près de chez moi n’a pas évoluée car lui aussi n’a guère fait de progrès. J’y vais de temps en temps acheter des pondéreux. Bref, en ce temps où les foires aux vins déboulent à fond les palettes dans le paysage tristounet des temples de la consommation aller traîner mes guêtres dans les allées d’un Franprix relevait du défi. Mais comme mon petit doigt m’a dit qu’en certains coins de Paris les Franprix relookaient leurs mises en plis, je me suis dit : quand faut y aller il faut y aller.

Bon fantassin du vin j’ai mis le Cap à l’Ouest, car paradoxalement c’est à l’Ouest qu’il y a du nouveau. L’avenue de la Porte de Versailles est une artère sans âme qui prend sa source devant la Maison de la Radio pour se jeter sur le rond-point de la Porte de Saint-Cloud à quelques encablures du Parc des Princes. C’est le bas du XVIe mais c’est le seizième tout de même. Donc je me pointe sitôt mon déjeuner. La foire aux vins je ne peux pas la manquer car elle est face à l’entrée du Franprix. Trois présentoirs, simples et de bonne facture, alliés à une signalétique indiquées sur des bannières : bio, les jeunes vignerons, les incontournables, les grands crus, les effervescents qui doivent permettre de retrouver la bonne bouteille dans le bon rayon. Après ça se complique un peu car le code couleur de chacune des catégories, sauf le bio vert pomme, est peu différencié, mais ne pinaillons pas. Avant d’explorer l’offre de la foire aux vins un petit coup d’œil sur le fond de rayon. Pas de commentaires même si un transpalette chargé de palettes et de cartons m’a empêché d’avoir le recul nécessaire pour la photo.


















Que dire de l’offre Foire aux vins :

1-     elle est pour le bio attrayante, large, fondée sur les 3 couleurs d’Autrement de Gérard Bertrand Vin de pays d’Oc 2008 3,50 euros et allant d’un pinot gris d’Alsace Wolfberger 2006 à 6,95 euros en passant par un Touraine-Mesland vieilles vignes Château Gaillard 2002 à 4,95 euros jusqu’à un Côtes du Ventoux Domaines de l’Auvières 2007 à 4,80 euros. Le tout complété par un château Lagarde Bordeaux 2008 à 4,75 euros, un Bourgogne château de Sassangy 2007 à 6,95 euros, et 2 coteaux d’Aix du Clos des Trois Sources un rosé et un rouge 2007 à 5,95 euros.

2-    Elle est mal identifiée pour les jeunes vignerons, j’aurais aimé mettre des visages, un petit bout d’histoire, derrière ces six jeunes talents du vignoble : les Johan Vidal, Sébastien Gutti, Patrick Gresta, Éric Laurent, Arnaud Lesgourgues et Éric Benoit. Bien plus que la recette du Risotto primavera et un texte généralo de chez généraliste, la parole de vigneron serait la bienvenue. Bonne initiative donc mais enrichir de vraie vie.

3-    Sur les incontournables et les grands crus la gamme est bien diversifiée en provenance et en prix et me semble bien coller à la clientèle Franprix. À noter, un Crozes-Hermitage de Michel Chapoutier 2007 à 10,50 euros, un Prieuré-Lichine 2001 à 26,50 euros, un Fombrauge 2007 à 21,95 euros et Lynch-Moussa 2004 à 17 euros. Du classique donc avec un coup de cœur personnel pour la sobriété de l’étiquette du St Joseph 2007 de Gilles Flacher à 10,90 euros.

4-    Grosse déception sur le rayon effervescents rien de très original et surtout à quand une vraie mise en avant d’une gamme de crémants représentative de l’excellence de l’offre française dans ce domaine. Profiter des foires aux vins pour convaincre le consommateur, si friant de bulles, que c’est le meilleur rapport qualité/prix serait vraiment innovant.    

 

 Reste que dans le domaine de l’innovation Franprix, pour ce qui concerne le service rendu au consommateur, me semble ouvrir une voie intéressante. La mise en relation entre le code barre des bouteilles et la fiche produit qui les concerne via un téléphone portable n’est pas un truc pour faire joli, pour amuser les fondus de l’I phone ou du Black Berry. En effet, même les mamies ont leur portable et le transformer en vecteur d’informations est porteur d’avenir. L’une des applications à développer pour une enseigne serait de permettre aux acheteurs, à partir du code barre d’une bouteille qu’ils ont acheté et apprécié, lui indiquer s’il est désireux de retrouver la même référence, le ou les magasins où le produit est disponible.  

Pour la présente application, qui en est au stade de l’expérimentation, elle s’adresse encore à ceux qui maîtrisent bien les nouvelles technologies. En effet pour accéder aux fiches produits soit :

-         vous téléchargez gratuitement sur votre téléphone l’application en allant sur www.codeonline.fr pour pouvoir en prenant une photo du code barre accéder à la fiche produit ;

-         vous saisissez les numéros du code barre sur le site mobile m.codeoline.fr et vous vous laissez guider jusqu’à votre fiche produit.

 

Trop compliqué vont me dire certains. Non, le seul facteur limitant me semble être aujourd’hui qu’il faut que vous ayez un portable ayant accès à l’Internet et que votre téléphone soit compatible avec l’application. Pas de chance pour moi ce n’est pas le cas du Black Berry mais comme les concepteurs de GS1 étaient présents lors de mon passage, leur démonstration sur un I Phone m’a convaincu.

 

Donc, comme Paris ne s’est pas fait en un jour, j’espère que les nouvelles mise en plis de Franprix arriveront jusqu’au mien. Leur foire aux vins tant dans sa forme que dans sa gamme est intéressante, riche de promesses si l’effort de caviste de proximité est poussé jusqu’au bout de sa logique. En écrivant cela je n’incite pas Franprix à aller piétiner les plates-bandes des cavistes indépendants mais les encourage à offrir à leur clientèle, dont une partie pour plein de raisons ne poussera jamais la porte d’un caviste, un rayon et un service vin de qualité. Quand aux palettes faudra bien un jour les virer des allées sinon j’ai l’impression de retrouver l’ambiance du premier hangar d’Edouard Leclerc à la Roche s/Yon au début des années 70...

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 00:00

Il est des jours où je mettrais des cierges – et Dieu sait si j’en ai vu brûler des cierges au temps où je balançais mon encensoir tel un essuie-glace pris de folie – pour que Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, revinsse sur terre pour étriller les Trissotin du vin qui, bien plus pédants que celui des Femmes Savantes, rabaissent le vin au rang des valeurs de placement d’un portefeuille boursier tout en le parant de mots boursouflés. Le Trissotin de Molière, le bien nommé triple sot, rappelons-le, était d’abord un piètre poète dévidant des préciosités ridicules. Ses vers regorgeaient d’adverbes de manière. Son goût conventionnel cherchait uniquement à flatter sur un sujet futile. Tout son art consistait à jeter de la poudre aux yeux, à éblouir les benêts et les snobs d’une pédante érudition.

 

Pour le prix d’un GCC, même à la baisse, je demande à celui qui, en je ne sais quelle magnifique intuition, a eu la bonne idée de « créer » Noé, de donner leur « bon de sortie », qu’ils soient en enfer ou au paradis, à Desproges et Coluche pour qu’ils viennent en renfort étriller à coups de moqueries bien senties nos Trissotin du vin. L’esprit de sérieux qui leur sied pour ne pas effaroucher les « bourgeois », petits, grands, bohèmes, de notre doulce France, les « nouveaux riches » des contrées barbares, les traders gonflés à coup de bonus sur produits toxiques, les nomenklaturistes gavés de fric au fumet incertain, réduit le vin à une valeur haussière ou baissière, le rabaisse au rang d’un tas de gros chiffres. Comme à mon ordinaire je pousse le bouchon au plus loin des prédateurs de vin. Que celui-ci, lorsqu’il est bien né, issu d’une vieille lignée ou une jeune pousse prometteuse, bien élevé ou provocateur, ait une valeur en soi est dans la nature des choses mais, pour autant, faire comme si le compte était toujours bon en euros, et nous prendre pour des zozos relève du théâtre de boulevard où le cocuage triomphe toujours.


Molière fut aussi un grand contempteur des Diafoirus de son époque. Que nous nous levions en masse pour faire barrage à leurs rejetons modernes qui ne savent que manier la peur et la trique j’en suis, bien évidemment d’accord, puisque sur cet espace de liberté je fus l’un des premiers à appeler à la résistance. Cependant, se complaire dans l’air du temps, consacrer des pages et des pages sur de savantes études, en appeler à des psychothérapeutes ou autres spécialistes des comportements, participe à l’effet mouton de Panurge chère à nos grands médias. Tous en même temps sur le sujet à la mode, thrombose, overdose, jusqu’au nouveau sujet qui attire le gogo coco. Plus intéressant, sur ces sujets de société, serait que les grands médias les traitassent au fil de l’actualité, sans les cantonner dans le ghetto des numéros spéciaux lus que par les déjà convaincus, en leur donnant la même surface rédactionnelle que les articles sanitairement correct. Ce serait du vrai journalisme et non du pur marketing dragueur de publicité.


Certains vont dire que je ne suis jamais content – je suis grassement payé pour ça – mais croyez-vous vraiment que le vin puisse retrouver une place de choix dans le cœur des Français si sa présentation ne se complaît que dans des considérations savantes et chiantes. Nos amis de l’estranger amoureux de la France, américains, tel Robert V Camuto dans son dernier livre « Un américain dans les vignes », ou nos proches voisins, italiens ou anglais, nous vannent gaillardement sur notre propension à geindre et à nous tirer des balles dans le pied. Le vin c’est un peu de douceur dans ce monde de brutes. Arrêtons de faire la gueule ! De gloser. Sourions nous sommes filmés !


Franchement, dans les pages dites « people » lorsque vous contemplez les photos des raouts de promotion, avec quelques « célébrités » tarifées, c’est d’un triste. Moi je n’ai rien contre les réceptions très prout-prout ma chère au château, costume Pingouin et autres joyeusetés, j’en ai un nombre incalculables au compteur, ni contre les intronisations avec bannières et robes incorporées, glou et glou, serment sur les mannes de l’appellation, là aussi je suis bardé de médailles et de diplômes, mais s’en tenir là ça sent l’empesage et la naphtaline... Dans ce genre de pinces-fesses les occasions de se bidonner et de décoconner sont aussi rares que les cheveux l’étaient sur le célèbre crâne du défunt Yul Brunner. Bien évidemment, si ça plaît à un certain public d’amateurs je ne vois aucune raison de les priver de ces réjouissances mais ne serait-il pas judicieux d’expérimenter auprès des nouveaux arrivants de nouvelles formes de fêtes – j’ai évité teuf pour ne pas défriser le Professeur –, des avec un soupçon de convivialité, sans tralala, sympa, en jeans et baskets...


Pour autant, faire la fête ne rime pas avec se bourrer la gueule. Les banquets avinés où une partie des convives pique du nez avant le dessert ne sont pas ma tasse de thé. Rester gai, garder jusqu’à la dernière ligne droite sa verve, et aussi sa capacité pour une autre mi-temps dans le mitan d’un lit où la rivière est profonde, laisse beaucoup de marge au bon vivant. Attention, comme vous le savez, je ne prône pas la modération mais une forme d’équilibre sur un fil où, libéré de ses habituelles entraves, chacun se laisse aller à prendre la vie du bon côté. Bien plus que la tarte à la crème : « accord mets-vins » ce qu’il nous faut promouvoir se sont les accordailles entre la fête et le vin. Dans un monde où chacun se replie sur sa tribu la table reste l’un des lieux privilégiés pour se retrouver.


Alors, pour une fois, passons à l’acte !


Bougeons-nous le cul !

 

Je m’adresse aux grands zinzins pompeurs de CVO : quand comprendront-ils qu’il leur faut faire cause commune pour mener auprès des « urbains » comme des ruraux des démarches conviviales dépourvues d’esprit de lucre. Le genre grand Pique-nique en ville où chacun amènerait son panier et où nos vignerons de toutes obédiences, régions, chapelles, porteraient quelques petites boutanches, profitant de l’occasion pour tailler des bavettes avec papa, maman, la bonne et moi.


Je radote !


Ça n’intéresse ni les « communicateurs », ni les vendeurs de campagnes nulle à chier, car ça ne fait pas tomber beaucoup de ronds dans les escarcelles.


Que de bonnes paroles ai-je entendu lors du lancement de l’Amicale du Bien Vivre dites des Bons Vivants, des promesses de soutien, paroles, paroles mais à l’arrivée queue de chique et eau de boudin...


Mais je suis têtu comme un âne corse alors dans ma toute petite crèmerie, sans moyen, pour que l’Amicale commence son petit bonhomme de chemin je lance à la cantonade, en tant que secrétaire-perpétuel autoproclamé de l’ABV : le jour du Vin. Qu’est-ce cette nouvelle engeance ?


Je m’explique : pour prendre le relais du vin de tous les jours qui pique du nez et plutôt que de céder à la mode des Journées de...tout et de rien, nous, les Bons Vivants, allons parsemer l’année de jour du Vin. Autant que nous le voudrons, là où nous le voudrons, comme nous le voudrons, simplement pour marquer le calendrier de flacons de toutes les couleurs.


Comment faire ?


Simple : proposez un jour, une heure, un lieu, là où vous habitez, vous me le transmettez, je diffuse sur mon blog et le réseau ABV et... nous verrons bien si ça mord... Dans l’hypothèse heureuse, où le jour du vin racinerait, je pourrais, dans la mesure de mes disponibilités et de mes moyens me joindre aux agapes des Bons Vivants...


Pour ma part, à Paris, avec mon petit groupe de jeunes « dégustateurs » nous pratiquons l’exercice... Nous pourrons élargir à d’autres Bons Vivants...


Qu’en pensez-vous ?


Bons Vivants réveillez-vous !


Passez à l’acte !


Après les vendanges levons nos verres !


Ainsi, Petits Poucet du Vin tout au long de l’année jetons les petits cailloux du jour du Vin dans les grolles des Ogres prohibitionnistes et, petit à petit, joyeusement, nous les ferons verser dans le fossé...


J'ai donc ouvert pour accueillir nos jour du Vin  une adresse blog www.lejourduvin.over-blog.com nous verrons comment la gérer collectivement pour animer notre Amicale qui roupille...


Amicalement vôtre...

 

à bientôt sur mes lignes...

 

  

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents