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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 00:09

Cette année le « avril ne te découvre pas d’un fil » n’a pas résisté aux ardeurs du soleil : les filles se sont effeuillées et la vigne s’est éclatée. Alors, fallait-il en parler au risque de me voir accuser d’avoir le mauvais œil, d’être un oiseau de mauvais augure, celui par qui les mauvaises nouvelles arrivent ? J’ai hésité. J’ai tergiversé. Puis je me suis dit qu’étant donné mon absence de ligne directe avec le Bon Dieu je pouvais faire référence directe à ses Saints. Ces 3 là ont un peu la gueule de Robert Ménard, c’est-à-dire tellement une sale gueule qu’on les a virés du calendrier. Faut dire que ces gars-là avaient des noms à coucher dehors Mamert, Servais, Pancrace et pour les remplacer les 11-12 et 13 mai le calendrier leur a préféré 2 femmes sainte Estelle et sainte Rolande, et Achille.

 

Moi je dois avouer, vu mes états de service en tant qu’enfant de chœur, que je rends grâce à Saint Mamert d’avoir introduit la fête des Rogations à partir de 470, afin de mettre fin à une série de calamités naturelles. (Lire une très belle chronique de février 2006 link ) A cette occasion les agriculteurs se retrouvaient et récitaient au cours de processions paroissiales des prières pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Mais retour du bâton le patronage de ces saints ne se révélant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid. D’où leur appellation : les saints de glace.

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Je laisse la plume à mon vigneron bourguignon.

 

« Le onze, il se lève à l’aube.

Une sombre inquiétude lui resserre les entrailles.

C’est la Saint-Mamert, le premier des trois Saints de glace, ces saints qu’on redoute toujours, sans les révérer jamais.

On ne saurait rendre culte qu’à la bonté.

Mamert, Servais, Pancrace – un bien mauvais patron, celui-là ! (au dire des vieux s’entend) – les trois saints vendangeurs, en une seule journée, onze, treize ou quatorze, se substituent au vigneron, pour cueillir de leurs doigts de glace, l’espoir d’une récolte, à laquelle les hommes ne devraient pas consacrer moins de quinze longues journées.

Le Toine se risque sur son meurot, et, appuyé au garde-fou, il examine le ciel, débarrassé des nuages de la veille.

Rien à craindre, dans l’immédiat tout au moins.

D’ailleurs, signe rassurant, depuis une bonne quinzaine déjà, l’aubépine s’est parée de ses fleurs.

Malheur aux vignes, quand, au jour de leur fête, Mamert, ou Servais ou Pancrace, font fleurir l’aubépin !

Si l’arbuste tapisse les buissons de sa neige, une autre neige printanière s’ensuivra, celle des gelées blanches, qui fagotera dans son linceul les trop jeunes raisins, trop tôt éveillés aux sarments. »

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 07:00

En ces temps où le convenu et la fausse provocation gagnent chaque jour du  terrain l’innovation publicitaire est quelque peu en panne. Il est loin le temps, 1981, où les bourgeois de Neuilly fuyaient en masse face à la menace des chars russes déboulant sur la place de la Concorde. À la fin du mois d’août de cette année maudite l’annonceur Avenir placardait sur les murs de Paris et de quelques autres villes de France une première affiche montrant une jeune femme en bikini sur un fond de plage turquoise. Rien d'extraordinaire si ce n'est le texte adossé: « Le 2 septembre j'enlève le haut ». Deux jours plus tard, l'affiche avait bien changée et tenu promesse. Myriam se retrouve dans la même position mais cette fois seins nus. Le texte était encore plus provocateur: « Le 4 septembre j'enlève le bas ». La campagne intrigue la population et les médias. Aucune mention de l'annonceur n'est faite.

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Un Buzz d’enfer sans le Net bien sûr !

 

Tout le monde sait que les temps sont difficiles pour les petits vignerons qui cherchent par tous les moyens à vendre leurs jolis litrons. La belle Éva et le ténébreux Antonin se mobilisent pour Olivier B. Tout le monde court dans tous les sens. Michel Issaly en appelle aux gourous. Iris me tance sur Facebook en me qualifiant d’éminence de la dégustation alors que je ne fais que soutenir une initiative qui tente de mettre en avant certains vins. Des sous y’en a pas sauf là où il y en a : plutôt que d’ironiser sur le coût élevé d’Autrement Vin certains feraient mieux de se mobiliser pour que leur Comité Interprofessionnel, qui leur pompe des CVO, s’intéresse à l’infiniment petit. Bref, comment faire avec des bouts de ficelle pour lancer un nouveau buzz ?

 

La réponse est sans aucun doute à rechercher dans l’initiative de paysans du Poitou qui, en 2007, ont érigé le nu en arme de la minorité paysanne link. Vous me voyez donc venir avec mes gros sabots pleins de paille. En bon terroiriste je ne recule devant rien en vous proposant la campagne « ce matin la face cachée de Luc Charlier et demain son côté pile ? » Elle a été conçue dans l'urgence suite à ma chronique dominicale Léon s'exp(l)ose chez O'CD : détournement de cul(t)e link où le sieur Charlier, dit Léon dans l'intimité, m'a mis au défi en me postant deux clichés. Il ne faut jamais provoquer un ancien Soixante-huitard de la Mothe-Achard car il dégaine aussitôt son pétard à deux coups :

 

PREMIER COUP : CÔTÉ FACE

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À demain sur mes lignes pour le côté pile...

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:02

Benoît Simmat et Philippe Bercovici récidivent avec bonheur dans leur entreprise de mise à nu des us et des coutumes des peuplades girondines qui ont des ceps de vigne pour, cette fois-ci, en ethnologues confirmés, se plonger dans les profondeurs du terroir médocain investi – j’ai osé – par les caves du CAC 40 François, Bernard, Martin. Bien croqués les prédateurs parisiens et leur suite : François-Henri le fils de François et les deux rejetons de Bernard, Delphine surtout, se voient tailler des costards à leur mesure et pour le frère et la sœur du bétonneur c’est aussi du meilleur tonneau. Les porteurs de valises de ces messieurs ont eux-aussi droit à un traitement de faveur fort réjouissant. Seuls, la baronne et les deux barons portant tous le même nom sont épargnés par la verve décapante des auteurs. Il faut dire que Simmat connaît les paroles et la musique du terroir profond estampillé 1855. C’est pertinent, impertinent, avec une intrigue bien troussée et donc à classer dans un bon cru de bande dessinée.

 

Je ne vais pas, comme le font certains critiques de cinéma à court d’inspiration, vous révéler cette intrigue mais, comme j’ai mauvais esprit, je vais mettre ma loupe sur la planche de la page 20 – oui je ne l’invente pas vin et planche vont parfois bien ensemble même si une douelle n’est pas sciée mais tranchée – où Fréderic lève un lièvre pour le plus grand plaisir du père François. Je résume (pour le détail voir les bulles ci-dessous) :

 

- FP : « malgré tous nos efforts, notre capacité de production est limitée.

- FE : « détrompez-vous, monsieur Pinault. Il est très facile d’augmenter les hectares de vignes dans le Médoc. Et on le fait en permanence...

En fait tous les grands propriétaires régulièrement des hectares, souvent pour augmenter leur production. Et nous si on fait cela ça reste du Latour. »

- FP : « miraculeux... »

- FE : « vous vous souvenez du fameux classement de 1855, qui fait toujours autorité. Il a été commandé par l’Empereur Napoléon III aux courtiers bordelais pour déterminer quels étaient les meilleurs vins. Ceux-là n’ont pris en compte que les prix pratiqués à l’époque pour faire leur classement...

1855 est donc un classement de marque, et non un classement de domaines. Les grands médocs n’ont jamais cessé d’évoluer ou de s’agrandir en permanence. Alors tout le monde croit que leur géographie est strictement délimitée ! »

 

Bien vous me direz c’est bien joli de constater la pratique mais ce qui serait encore mieux c'est de nous mettre sous le nez ces fameux hectares. Oui mais ça c'est le boulot des journalistes dit d’investigation qui pourraient, s'ils voulaient bien s'en donner la peine,nous éclairer sur les résultats de ces agrandissements successifs. Bien évidemment, le reproche ne s’adresse pas aux auteurs de la BD qui eux font dans le ludique mais à ceux dont le métier est de nous informer. Secret de fabrication puisqu’il s’agit de marques me rétorqueront-ils ! Certes, mais sans insinuer que ces pratiques sont condamnables elles constituent un bel accroc au beau discours du terroir profond du genre de celui qui m’avait été tenu lors de ma première immersion dans le Médoc du classement 1855 « Ici c’est grand et c’est nous ! Et au-delà de ce chemin c’est dix fois rien et ce n’est pas nous... » Simple transmutation du rien en tout lors de l’acquisition devant notaire c'est presque le coup de l'eau en vin. Dans notre beau pays qui adore le cadastre et les actes authentiques ce ne devrait pas être trop compliqué, pour les longs nez, d’aller y mettre le leur. Mais mon petit doigt me dit que si ça ne se fait pas c’est que ça chagrinerait les nouveaux indigènes. Quoiqu’il en soit vous pouvez vous contenter de lire la BD de Simmat&Bercovici Les Caves du CAC 40 les dix commandements du vin chez 12 bis c’est 12€.

 

Toute personne en possession de renseignements authentifiés peut me les faire parvenir en utilisant soit le formulaire CONTACT en bas du blog ou mon adresse électronique. 

 

PS. La mention « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération » est placée en exergue. Mais jusqu’où ira le ridicule des mentions dites de santé publique.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 02:00

Le lendemain matin nous nous fîmes monter une « bassine » de café pour tenter d’effacer les stigmates de notre biture carabinée. Mon dernier souvenir conscient de la soirée, les autres ne correspondaient plus à aucune chronologie pour ne former qu’un tas de gravillons aigus qui me striaient la tête, me voyait plonger les bras, tel un demi de mêlée, dans un ramassis de corps au milieu duquel je tentais d’identifier celui de Marie-Amélie. En effet, après son toast équestre, la comtesse, d’un pas qu’elle voulait assuré mais qui lui faisait exagérément osciller la croupe, suivie d’une grappe de mâles eux aussi très éméchés, avait trouvé refuge sur une balancelle au bord de la piscine. Je dois avouer que, dans un premier temps, je ne trouvais que des avantages  à cette situation : ma tigresse allait pouvoir trouver un débouché à ses ardeurs avec tout autre que moi. Mon lâche soulagement ne me faisait tout de même pas perdre de vue que je ne pouvais laisser, mon chauffeur, aller au-delà des limites du raisonnable. J’avais besoin d’elle pour passer la frontière en toute quiétude alors j’allais me poster dans un transat face à ce qui devint très vite une entreprise d’abattage. Debout, l’un des types préparait son matériel pendant que deux de ses acolytes s’occupaient à effeuiller la comtesse pour son sacrifice. Celle-ci, qui chevauchait un gros dont la chemise ouverte laissait dégouliner une bedaine poilue, buvait du champagne au goulot sans se douter de ce qui l’attendait. Sans réfléchir je fonçais. Le premier candidat, pantalon sur les chaussettes, valdinguait dans la piscine. Les deux préparateurs, dont l’un agitait comme un drapeau le débardeur de Marie-Amélie, n’opposèrent aucune résistance. Une fois extraite je tirais donc derrière moi la comtesse, torse nu, la jupe relevée, jusqu’à l’ascenseur. Nul souvenir du personnel mais je suppose que notre cortège dut faire son effet.

 

À mon éveil je découvrais l’étendue du désastre : Marie-Amélie échevelée, couchée en chien de fusil, le cul à l’air, dormait d’un sommeil agité en lâchant de temps à autre des petits cris accompagnés de ressauts violents. Bon samaritain, avec précaution, je tentai de remettre de l’ordre dans sa mise en entreprenant de lui recouvrir les fesses de son bout de jupe. Bien évidemment, alors que j’étais à la manœuvre, la comtesse en profitait pour ouvrir l’œil et trouvait sitôt le moyen, d’une voix rauque, cassée, de me dire « Mon cul aimante vos mains. Allez-y j’ai envie de dur... » Mon rire grinçant l’éveillait tout à fait et elle se relevait sur son céans. « C’est mon drame, j’ai un beau cul mais je suis plate comme une limande. Par bonheur je suis entière et avec une bonne douche, un ravalement de façade et un broc de café je serai d’attaque pour vous faire passer les Andes... » Une bonne heure après nous enfourchions la R 75 qui elle ne s’offrait pas une gueule de bois et feulait doucement sous le poignet ferme de Marie-Amélie. Elle me bluffait. La route 765 traversait des prairies verdoyantes où paissaient des vaches qui ressemblaient aux vaches normandes de mon grand-père. La comtesse ménageait notre monture dans la perspective des rampes rudes et les lacets que nous allions devoir affronter à El Juncal. Son plan de vol, si je puis dire, elle me l’avait délivré avant notre départ : nous roulerions jusqu’aux environs de midi pour atteindre le pied de la Cordillères puis, afin de ne pas affronter les pentes sous le soleil car le refroidissement de notre monture n’était pas son fort, nous ferions une halte afin d’attendre le déclin du soleil. Prévoyante elle avait fait préparer un panier de pique-nique au service d’étage. Cette femme m’étonnait vraiment et, alors que dans la tenue d’Ève elle venait de passer commande elle trouvait le moyen de me balancer « Je suis sûre que vous allez me regretter »

 

En quittant Los Andes nous passâmes sous les bras d’une statue de la Vierge juchée sur une rocaille et, comme nous n’avions pas mis nos casques, je hurlai dans les oreilles de Marie-Amélie « Avec ce qu’elle a vu hier au soir, nous sommes bons pour l’Enfer ! » Relâchant un peu les gaz elle se tournait vers moi pour me répondre « Vous ne perdez rien pour attendre. La maison ne fait pas crédit. L’air des cimes vous redonnera de la vigueur... » À Rio Colorado nous passions à côté d’une Centrale électrique et le paysage devenait de plus en plus lunaire. Nous nous arrêtâmes au confluent des rios Juncal et Bianco. Marie-Amélie se défaisait de sa combinaison de cuir, enfilait un pull de laine et pieds nus dans ses croquenots étendait un plaid sur un petit promontoire herbeux. Nous déjeunâmes de poulet froid et de fruits accompagnés d’un Carmenere d’assez bonne composition. Les eaux tumultueuses et pures chantaient. Le café lui aussi se révélait à la hauteur. « C’est le mien ! » me fit remarquer la comtesse en constatant mon ravissement. J’en restais pantois et je n’eus pas le temps de me remettre que Marie-Amélie ôtait son pull et sa lingerie fine « Si ça vous dit moi je me baigne. L’eau glacée va me purifier des miasmes de cette nuit. » Mon air horrifié lui tirait un rire chevalin. « Rassurez-vous, vos cojones ne risquent rien ! Venez, je vous les réchaufferai en sortant ! » Je pris le parti d’y aller tête baissée sans réfléchir. Passé la brutalité de la morsure première le plaisir fut au rendez-vous après des jeux de mains qui n’avaient rien d’enfantins. La comtesse me comblait. La comtesse m’épuisait. La comtesse m’émouvait. La comtesse me murmurait des mots de gamine. La comtesse adorait l’écho de ses égarements.     

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 00:09

Léon est souvent là où on ne l’attend pas. Il est imprévisible même s'il suit la loi de sa plus grande pente. Un samedi je l'ai surpris en plein délire, tout près du temple de l’Art Moderne à Paris sur le plateau Beaubourg, dans un lieu-culte : O’CD. L’impertinent LEON s’y appropriait des affiches de cinéma et des couvertures de disques pour les détourner, les squatter et les transformer. By Leon est un caméléon; un imposteur, une signature collective. LEON nous transmet ses « états d’art »

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La pochette de l’album Atom Heart Mother des Pink Floyd, qui est le cinquième sorti en 1970, représente une vache prénommée Lulubelle III, sans doute une Normande, blanche bringées marron, vue de trois quarts arrière, la tête dirigée vers l'objectif, dans une prairie verdoyante. Son nom, qui est aussi celui du premier morceau du disque, vient d'un article de journal qui parlait d'une femme équipée d'un stimulateur cardiaque nucléaire.Atom Heart Mother durait plus de vingt-trois minutes, à l'époque c’était le maximum car la face d'un 33 tours ne durait pas plus de vingt-cinq minutes.


LEON transforme donc la pochette d’Atom Heart Mother en pack de yaourts par 4, du type La Laitière aux ferments bulgares

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:09

Le vin de mes Amis titre Laurent Bazin pour son blog. Le mien se veut un Espace de Liberté donc ouvert à tous les vents « même ceux qui suivent une autre route que la mienne » pour parodier Brassens. En effet :

Au village sans prétention/ j’ai mauvaise réputation/

Je ne fais pourtant de tort à personne/ En suivant mon chemin de petit bonhomme/

 

Alors pourquoi certains s’étonnent-ils de la verdeur et de la vivacité de certains de mes propos car, comme vous le savez je ne suis pas un garçon convenable, je me roule dans la fange des mots gros, je foule comme un salopiaud les convenances, je dis même merde à la reine d’Angleterre qui nous a déclaré la guerre, je suis vulgaire, je hurle avec les loups et j’adore tirer sur les ambulances, parfois même je me joins au chœur des vierges effarouchées car je suis un peu efféminé, en un mot comme en cent je ne serai jamais comme certains, virtuoses du baisemain et des courbettes, le gendre idéal. Rassurez-vous je sais me servir d’un couteau à poisson, je ne siffle pas cul sec le rince doigts et j’adore les petits marquis, ou les supposé tels, des Roger Nimier au petit pied, ils me ravissent, m’enchantent par leur obsession de la forme. Un tiers mondain et deux tiers opportunistes, ils crapahutent entre petits fours et champagne, exècrent la gauche caviar, les bobos, les intellos, adorent les vieilles anglaises – les voitures bien sûr –, les châteaux de Bordeaux, les Clos, les bons mots et le bon goût qui est leur monopole. La vraie France quoi, celle où les métayers, casquette à la main, disait « bonjour notre maître... » et aussi celle de notre discoureur ci-dessous dont, bien sûr, je tairai le nom car nous sommes sur la Toile, ventre saint gris, où l’anonymat fleurit sans retenue aucune. Merci aussi de ne pas dire à ma mère qui est au ciel que je fornique avec les mots elle croit que je suis chroniqueur au Figaro.

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Extrait d’un discours prononcé le 19 novembre 1935 devant le monument aux morts de Capoulet et Junac (Ariège) oeuvre de Bourdelle.

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HOMMAGE AU PLUS BEAU MÉTIER

 

Lorsque le soir tombe sur les sillons ensemencés, qu’une à une les chaumières s’éclairent de feux incertains, le paysan encore courbé par l’effort, jette un dernier regard sur son champ, comme s’il lui en coûtait de le quitter. Pourtant la journée a été dure. Tout au long d’heures monotones, sans autre compagnon que ses bêtes qu’il encourage de temps en temps, par des appels de la voix, il a silencieusement dirigé le soc de la charrue et creusé en plein sol des sillons parallèles. La tâche du jour est accomplie comme elle l’a été la veille et le sera le lendemain. Il la contemple avec satisfaction. À la même heure, des milliers de regards, emplis d’une saine fierté, se portent comme le sien sur un coin de terre, de vigne, de lande, exprimant l’amour et le respect des hommes de la terre pour le sol nourricier.

Aucune amertume dans ces regards. Cependant le labeur du paysan ne trouve pas toujours comme celui de l’ouvrier la récompense qu’il mérite, et cette récompense n’est jamais immédiate. Plusieurs mois séparent le labeur de la récolte, pendant lesquels il faut vivre d’espérance. Rien n’est certain aux champs. Le travail ne suffit pas. Il reste à protéger les fruits de la terre contre les caprices du temps, le gel, l’inondation, la grêle, la sécheresse. Le citadin peut vivre au jour le jour, le cultivateur doit prévoir, calculer, lutter. Les déceptions n’ont aucune prise sur cet homme qui e dominent l’instinct du travail nécessaire et la passion du sol. Quoi qu’il arrive, il fait face, il tient. De ce miracle chaque jour renouvelé est sortie la France, nation laborieuse, économe, attachée à la liberté. C’est le paysan qui l’a forgée par son héroïque patience, c’est lui qui assure son équilibre économique et spirituel. Le prodigieux développement des forces matérielles n’a pas changé la source des forces morales. Celles-ci marquent le cœur du paysan d’une empreinte d’autant plus forte qu’il les puise à même le sol de la patrie.

 

L’obstination dans l’effort quotidien, la résistance physique, une prudence faite de prévisions à longue échéance et de décisions lentement mûries, la confiance raisonnée, le goût d’une vie rude et simple, telles sont les vertus dominantes de nos campagnards. Ces vertus qui soutiennent la nation aux heures de crise sont aussi celles qui font le vrai soldat.

Car dans cette fusion intime des origines, des caractères, des individus qu’est une troupe, l’homme de la terre apporte un élément d’une valeur inappréciable : la solidité. Ceux qui ont eu l’honneur de le commander savent ce qu’on peut attendre de lui. Insensible aux excitations pernicieuses, il accomplit son devoir militaire avec la même assurance tranquille que son devoir de terrien. Il apprend méthodiquement et n’oublie pas ce qu’on lui a appris. Aimé de ses supérieurs, respecté de ses camarades, il suit son chef sans discuter et donne à ce chef la volonté d’entreprendre. Pendant la guerre, le citadin plus instruit en général, a fourni les cadres. Plus technicien, l’ouvrier a alimenté la main d’œuvre indispensable aux usines. Le paysan s’est battu dans le rang avec le sentiment profondément ancré en lui qu’il défendait sa terre.

Aux heures les plus sombres, c’est le regard paisible du paysan français qui a soutenu ma confiance.

 

Étant l’héritier d’une lignée « d’obéissants », d’agenouillés, de crottés résignés, de vrais paysans, de ceux que la France des discoureurs, dit patriotiques, a envoyé se faire massacrer sur le Chemin des Dames, gazer dans l'Argonne, estropier sur la Somme, tous ces noms gravés sur les monuments aux morts de nos villages, alors ceci explique cela : je développe une profonde allergie pour toute cette engeance qui n’a que la France aux lèvres pour nous faire accroire qu’elle seule est la France. Si moi je ne suis qu’un vil « forniqueur » de mots eux ne sont que des petits usurpateurs.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 07:00

La France du vin, en dépit de ses reculs, reste en pôle position du top 10 des exportateurs (en valeur) devant l’Italie et l’Espagne. L’écart avec nos voisins italiens se resserre.

 

En 2009 le recul fut brutal pour les exportations françaises : - 19% de la valeur de nos livraisons contre : -5,5% pour l’Italie, -14,4% pour l’Espagne et –9,7% pour l’Australie déjà à la peine en 2008.  Comme les années précédentes les outsiders progressent : Chili + 4,7%, Nouvelle-Zélande + 7,3% et Afrique du Sud 1%.

 

Tous nos grands marchés, 9 précisément, ont chuté de 10 à 30% sauf l’Allemagne : - 7,3%. Seul le marché chinois a résisté : il progresse de 53,8% (par rapport à 2007 la France double ses ventes).

 

Entre 2007 et 2009 :

- au Royaume-Uni, qui reste notre premier marché, nos expéditions baissent de 370 millions d’€ ;

- aux USA nos expéditions baissent 260 millions d’€ ;

- en Belgique nos expéditions baissent 220 millions d’€ (baisse de moitié) ;

- en Italie  nos expéditions baissent 100 millions d’€.

 

En 2010 le redressement des exportations françaises est très sensible (voir graphe 2 colonne de droite) : + 9,2% mais le rebond est plus fort chez plusieurs de ses concurrents : Italie +12,3, Australie +15,8%, Afrique du Sud +19,2%, Allemagne +22,9% et Nouvelle-Zélande 38,5%.

 

Au rayon des bonnes nouvelles 2010 (voir graphe 4 colonne de droite) :

- La reprise des exportations vers les USA +19 ,4% et le Canda +11,11%

- La poursuite de la conquête de la Chine : Hong-Kong devient notre 9ième client et la Chine : +62,4%

- La stabilisation de nos livraisons au Royaume-Uni notre premier client.

 

Pour les déceptions :

- L’érosion du marché japonais : -3%

- Notre essoufflement chez nos principaux voisins : Allemagne – 2,5%, Suisse – 8,5% et surtout la Belgique – 10% (- 120 millions d’€ sur les 4 premiers mois)

 

Attention un train peut en cacher un autre ! Le volumes, la valeur, les vins, les vins&spiritueux

 

 

France Agrimer annonce des exportations de vins français en baisse de 8% sur les huit premiers mois de l’année 2010, comparée à la moyenne de 2005 à 2009.

 

On note une forte baisse des volumes expédiés de vins sans IG et d'IGP (ex-VT et VP), en termes de volume (10,5%).

 

En valeurs, par contre, cette catégorie a vu son chiffre d'affaires progresser de 6%. C'est donc que leur prix moyen s'est sensiblement apprécié.

 

Les AOP, elles, ont baissé de 3,8 % en volume (à 3,4 millions d'hl) et de 3 % en valeur (à 1,8 Mrd €).

 

 

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) annonce un retour à la hausse des exportations françaises en 2010 : +18,3 % en valeur par rapport à 2009, à 9,09 milliards d'euros. La France serait en bonne voie pour retrouver et voire dépasser les niveaux de vente record observés avant la crise : la FEVS table en effet sur une hausse de 5 à 7% des exportations pour 2011 ; les exportations de vins et spiritueux dépasseraient alors les records historiques de 2007 et 2008

 

Cette reprise est notamment menée par la progression des ventes de spiritueux : cognac (18 % des exportations de vins et spiritueux, en progression de 33% à 1,85 milliard d'euros) et vodka (+40 % à 332 M€) en tête. Les exportations de champagne (21 % des exportations, en progression de 22%, à 1,9 milliard d'euros) connaissent aussi une "remarquable reprise", a souligné M. de Jouvencel président de la FEVS ; les vins de Bordeaux représentent quant à eux 17 % des exportations.

 

« Le rebond de 2010 est fortement marqué par l'excellente performance des marchés asiatiques et par la reprise du marché nord-américain alors que les marchés de l'Union européenne amorcent une reprise plus timide", a détaillé M. de Jouvencel.

Les Etats-Unis restent la première destination des vins et spiritueux français (+25,4 % à 1,6 milliard d'euros). Le Royaume-Uni suit de près (+7,5 % à 1,3 milliard d'euros), précédant l'Allemagne (789 millions d'euros, +5,4%) et la Belgique (593 millions d'euros, -2%). La Chine entre dans ce Top 5 avec des ventes en progressions de 78,8 % à 564,8 M€.

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux sont reparties à la hausse en 2010 grâce à la reprise économique et au dynamisme de l'Asie dont la Chine qui entre dans le top 5 des principaux pays importateurs, selon les chiffres publiés lundi par les professionnels.

 

Les exportations de vins et spiritueux se sont élevées à 9,09 milliards d'euros, en hausse de 18,3% par rapport à 2009, une année "particulièrement difficile" en raison de la crise, a indiqué Claude de Jouvencel, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) lors d'une conférence de presse.

 

Si la reprise économique se confirme, le secteur mise sur une hausse de 5 à 7% des exportations pour 2011, ce qui lui permettrait de dépasser les records historiques de 2007 et 2008, a déclaré M. de Jouvencel.

 

« Le rebond de 2010 est fortement marqué par l'excellente performance des marchés asiatiques et par la reprise du marché nord-américain alors que les marchés de l'Union européenne amorcent une reprise plus timide », a détaillé M. de Jouvencel.

 

La Chine figure désormais parmi les cinq principaux pays importateurs, avec des exportations qui s'élèvent à 564,8 millions d'euros, en augmentation de 78,8% sur un an.

 

Les Etats-Unis restent sur la première marche du podium avec des importations d'un montant de près de 1,6 milliard d'euros, en croissance de 25,4%.

 

Le Royaume-Uni a aussi reconstitué ses stocks avec des achats en hausse de 7,5% à 1,3 milliard d'euros. Tout comme l'Allemagne (789 millions d'euros, +5,4%).

 

Quatrième importateur, la Belgique est le seul pays a enregistrer une baisse de ses importations (593 millions d'euros, -2%).

 

2010 est une année record pour les exportations de spiritueux: le cognac progresse de 33% à 1,85 milliard d'euros. La vodka connaît aussi un boom (332 millions d'euros, +40%).

 

Les ventes de champagne connaissent aussi une « remarquable reprise », a souligné M. de Jouvencel avec une progression des exportations de 22%, à 1,9 milliard d'euros.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 00:09

En son temps, juillet 2008, j’ai commis une chronique : les positions du buveur : debout, assis, couché... link qui, sans conteste, marqua les esprits polissons et participa à conforter ma mauvaise réputation chez les gens bien comme il faut. Ce matin je ne repasse pas les plats mais vous pose une question qui me taraude la tête depuis une station prolongée en terrasse, au soleil : Que boire au lit ? Rassurez-vous le soleil n’y est pour rien, même si certains en doutent, l’irruption de cette question dans ma tête est due à l’impact d’un beau sourire décochée par une jeune et belle fille assise à la table d’à côté. Le temps à fait, en un éclair, un zoom arrière jusque mes 20 ans de ce beau mois de mai 68.  Aucune nostalgie mais seulement, dans l’instant, le plaisir retrouvé de cette simplicité et de cette liberté qui flottaient dans l’atmosphère de ce chaud mois de mai. Nous nous sommes tant marrés ! Et, sans vous confessez les secrets de ma vie de débauché, nous avons, pour beaucoup d’entre nous, goûtés aux plaisirs du lit.Dans les plaisirs du lit le cinéma place aussi le petit déjeuner sur plateau, toasts beurrés, marmelade d’orange, orange pressée, œuf coque, thé ou café... Dans la réalité l’exercice est plus périlleux, plein de miettes et d’éventuels débordements forts ennuyeux. Je ne pratique pas. Lire au lit oui mais y manger non. Cependant en cédant à l’air du temps qui prône l’oenotourisme je fais une suggestion très porteuse pour l’extension du domaine du vin jusqu’à la chambre à coucher. Dans le forfait proposé aux couples officiels, clandestins ou de rencontres, il serait inclus une forme de parcours initiatique à l’œnophilie préalable aux égarements des corps. Bien plus que les pensums dégustatifs en des lieux moins propices aux ébats, cette forme moderne d’approche du vin, j’en suis persuadé séduirait les amants enflammés. Imaginez-les, piaffants d’impatience alors qu’un docte initiateur, après avoir longuement disserté sur le pliocène ou le crétacé, s’engouffre pesamment dans l’explication de la rétroolfaction. Alors qu’au mitan du lit, où la rivière est profonde, entre deux folies de leurs corps, ils pourraient s’adonner aux joies de la découverte d’un beau millésime. Je suis persuadé qu’ainsi les commentaires de dégustation gagneraient en spontanéité, en créativité...

 

Donc, après ces savantes et opportunes considérations, il ne reste plus aux gens de l’art qu’à s’atteler à cette grisante tâche, à broder sur ma proposition, à laisser libre court à l’expression la plus accomplie de leur science du vin. Le cahier des charges de l’exercice est une livre blanc grand ouvert : tout est possible ! Ne réfrénez surtout pas votre créativité. Ouvrez de nouveaux espaces à la dégustation ! Marquez de votre empreinte une nouvelle ère ! Utilisez toute la palette à votre disposition ! Afin de vous mettre en condition je vous offre quelques vers de Clément Marot :

 

Baiser souvent n’est-ce pas grand plaisir ?

Dites ouy, vous aultres amoureux ;

Car du baiser vous provient le désir

De mettre en un ce qui estoit en deux.

L’un est très bon, mais l’aultre vault trop mieux :

Car de baiser sans avoir jouyssance,

C’est un plaisir de fragile assurance ;

Mais tous les deux alliez d’un accord

Donnent au coeur si grand esjouyssance,

Que tel plaisir met oubly à la mort.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 00:09

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Le rosé, le vin bien sûr, après des années de mépris, de quasi-déni d’existence de la part des longs nez et des becs fins : ce n’est pas un vin » ironisaient-ils, trop sudiste pour être pris au sérieux, sans effet terroir, trop technologique, un peu bâtard, estival, vin de soif, cantonné aux restaurants chinois ou au couscous : le Boulaouane, aspiré par la demande des consommateurs ignares, s’est vu propulsé au rang de sauveur, de quasi-star faisant jeu égal avec les valeurs établies. Comme de bien entendu, avec l’effet retard traditionnel, nous assistons à une ruée vers le rosé. Tout le monde sort son rosé mais, contrairement à la vogue du bronzage où le bronzé* vire de plus en plus au foncé, plus ça va plus les rosés sont pâles. On frise l’évanescence, la transparence, le décoloré, le code couleur tendance light semble être la priorité du cahier des charges du vinificateur. De cette mise en avant de la couleur du jus découle un soin extrême porté au packaging : bouteille claire et étiquette flashy affichent une forme de transgression des codes du vin. Les gens du vin copient la démarche des parfums sauf que ceux-ci pour leur lancement (avec 90% d’échecs) bénéficient de budgets pharaoniques.

 

Reste le jus qui, chez les parfumeurs, se résume à la pure fragrance alors que pour les nectars rosis à la vision et au nez s’ajoutent la bouche. Et c’est là que toute la belle construction marketing s’éboule, s’écroule, part en couilles – sorry N de R – c’est carrément la Bérézina. Même moi qui ne suis qu’un vulgaire dégustateur-imposteur j’ai le sentiment de me gratifier d’un bain de bouche du genre eau de Botot* : c’est vif, décapant, ça donne envie de faire des gazouillis, de se gargariser, de recracher puis de s’entendre dire par sa dulcinée lors de son coucher « C’est super chéri depuis que tu te purifies l’haleine au R de P j’ai l’impression en accueillant tes baisers de sucer des bonbons anglais... » J’exagère à peine. La pente du succès est du genre des balançoires tape-cul de notre enfance : tout en haut puis brusquement tout en bas. Suite au grand buzz du rosé pur où certains nous ont fait accroire qu’ils défendaient le terroir si ça continue ainsi l’effet Beaujolais Nouveau est au bout de la route. Patatras, la poule aux œufs d’or élevée en batterie se transformera en Perrette et son pot au lait « adieu veaux, vaches, cochons, rosé... »

 

En écrivant cela je ne mets pas bien sûr tous les rosés dans le même sac ni ne prédit le déclin de la vague du rosé mais je me contente de souligner que l’irruption sur le même segment de marché d’une multitude d’offreurs opérant dans une multitude d’appellation ou d’IGP est du pain béni pour les chasseurs de bas prix. Le phénomène de l’océan rouge, ici rose pâle, est en place et, comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, pour beaucoup les désillusions sont au bout du chemin. Comment alors se distinguer, faire comprendre sa différence, être dans le marché sans le subir ? Équation à multiples inconnues qui n’est pas la même pour un vigneron-indépendant, un domaine important, un négociant régional ou un négociant généraliste mais qui repose avec toutes les variantes régionales, tout du moins pour notre marché domestique, sur une capacité de comprendre et d’anticiper l’évolution des goûts des nouveaux entrants qui portent en grande partie la vogue des rosés. Pour ce faire il est primordial que le monde du vin cesse de se regarder le nombril, d’être en complet décalage avec la société. Pour cela il faut s’y immerger, ne pas se trimballer avec un paquet d’à priori, admettre les différences, la diversité, sortir du cercle des seuls amateurs, bref faire le contraire de ce que nous faisons depuis plus de dix ans : cultiver l’effet retard. Facile à écrire me direz-vous. Oui j'en conviens mais à force de regarder passer les trains ou d'y monter avec retard nous nous sommes toujours à contre-temps.

 

Ceci écrit je ne détiens aucune vérité me contentant d’être au plus près des évolutions et des tendances de nos sociétés urbaines, versatiles et pleines de contradictions. Travaillant aussi sur d’autres produits alimentaires j’y constate aussi notre incapacité à prendre en compte le monde tel qu’il est. Prendre en compte le monde tel qu’il est ne signifie pas pour autant le subir. Bien au contraire, il s’agit de faire des choix en fonction de nos forces et faiblesses pour être présent ou non sur les segments de marché les plus porteurs. Notre marché domestique étant mâture, le développement d’un produit comme le rosé ou d’un contenant comme le BIB n’augmente pas la part du vin mais ne vient qu’en compensation partielle des pertes subies sur d’autres vins ou d’autres présentations. Ce ne sont que des embellies et, n’en déplaise aux penseurs en chambre qui signent de beaux papiers dans les revues spécialisées, la vitalité de la vitiviniculture française, qui est une viticulture généraliste, mixte, dépend de la santé de la base de sa pyramide. Croire ou faire accroire le contraire c’est semer de l’illusion et faire preuve d’un mépris élitiste bien plus redoutable que les effets de la loi Evin.

 

* Jean-Claude Trichet : pur produit français président de la BCE va prendre sa retraite

* bronzé dans le sens hommes ou femmes s’exposant aux UV artificielles ou naturelles

 

* Eau de Botot est historiquement le premier produit pour hygiène buccale mis sur le marché pharmaceutique français.

Créé spécialement pour le roi Louis XV par son docteur personnel Philippe Botot pour soulager ses douleurs dentaires.

Formule concentrée aux essences naturelles.

Permet de garder une hygiène buccale parfaite.

Purifie et rafraîchit l'haleine.

Existe en 150 ml 9.95€

 

Indications :

Eau purifiante et rafraîchissante pour l'hygiène buccale.

 

Formule :

Ethanol.

Extraits naturels : anéthol, benjoin.

Essences naturelles (0,8%) : menthe, cannelle, girofle.

Alcohol, Aqua, Arome, Sodium Saccharin, Cl 42051, Cl 16255, Cl 19140, Benzyl Benzoate, Benzyl Cinnamate, Cinnamal, Eugenol, Limonene.

 

Conseils d'utilisation :

L’eau de Botot s’utilise matin et soir, après le brossage des dents, et toutes les fois que votre haleine en a besoin.

Versez quelques gouttes dans un verre d’eau et rincez-vous la bouche

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 07:00

La vigne « cet espace ultra-précieux, beaucoup plus fructueux, sur le plan des revenus, à surface égale, que le champ céréalier qui le borde. » comme l’écrivait Fernand Braudel n’occupe pas la place qui devrait être la sienne dans les préoccupations de ceux qui nous gouvernent et pourtant les chiffres plaident en sa faveur ! Alors égrappons les chiffres de la vigne et du vin.

 

Avant de vous prendre la tête je concède que les chiffres, les statistiques surtout, sont des encombrants, des pondéreux, leur accumulation, si on n'y prend garde, vous plombe la mémoire. Pour autant leur connaissance et leur maîtrise permet de ne pas raconter tout et n'importe quoi à propos de tout et de rien : c'est une grande spécialité des lieux que je fréquente depuis que je suis chroniqueur. J'y côtoie des qui savent tout sur tout mais en se fondant exclusivement sur l'infiniment petit. C'est le seul instrument de mesure de certains de ces pépiants et de ces pépiantes qui refont le monde au plus près du buffet*. Ça me saoule. Afin de ne pas aggraver mon cas je réfrène mon envie de leur crier « Vos gueules les mouettes ! ».

 

Bref, face aux chiffres, pour préserver les capacités de stockage de mon disque dur destinées à des choses plus utiles, j'ai, depuis mes débuts, adopté la méthode dites « André Grammont » : le petit carnet d'ensilage. Avec lui : réponse à tout, ou presque, monsieur le Ministre : le nombre de veaux, vaches, cochons, couvée, le blé... les hectares, les hectos, le populo, le bio, la conso... Et puis maintenant avec l'Internet et l'Iphone en deux coups de cuillère à pot vous pouvez récupérer le bon numéro Pour votre gouverne ou pour clouer le bec aux susmentionnés je vous livre, franco* de port, quelques chiffres tout frais publié par ce cher Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire. (HS N°25 d’alimagri). Bonne lecture. Bon stockage. Ceux qui souhaiteraient recevoir les clichés sous une forme plus lisible (le format du blog ne permet pas de faire mieux) il leur suffit de me le demander et en quelques clics le tour sera joué.

 

Dans le cadre de la lutte pour la préservation des bonnes moeurs, des convenances et d'un vocabulaire accessible au plus grand nombre, je note que :

• du buffet : n'est pas le peintre bien sûr

• franco : n'est pas le caudillo bien sûr.

 

Si vous souhaitez mieux visualiser les tableaux reportez-vous à la rubrique PAGES N°79 (en haut à droite du blog)

 

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