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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 07:00

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Autour de François de Ligneris, de Candolle reconnu d’abord Yannick Noah, toujours aussi décontracté, puis la fameuse baronne G qui bavardait avec un grand costaud un peu rustaud : c’est Eric Cantona lui chuchota son clerc qui était un supporter de Manchester et aussi des Girondins, tout à côté de la baronne G Catherine Ringer devisait avec un vieux monsieur digne, un peu vouté, qui masquait un tout petit bonhomme en costume-cravate qui tenait le crachoir à l’hôte du lieu. S’il avait eu un dentier, de Candolle l’eut avalé, quand il découvrit l’identité du ludion : « Michel Rocard, je rêve... » Des bouffées soixante-huitarde montèrent sous le front déplumé du notaire qui, à Assas, en un lieu dédié à l’extrême-droite avait brandi l’étendard de la révolte, adhéré au PSU pour les beaux yeux d’une grande gidouille et accessoirement pour le futur maire de Conflans, avant de perdre et ses illusions et ses cheveux. Il n’empêche que dans l’isoloir, en 1988, il avait voté pour le François de Jarnac rien que pour voir son Michel entrer à Matignon. Marie claqua des bises à tout le monde, sauf au vieux monsieur, qu’elle salua d’un merci d’être venu Monsieur Hessel, qui lui valut d’être embrassée sur les deux joues. Le déjeuner fut joyeux, bien arrosé, animé par les bretteurs de service : la baronne G, Michel et François dont les échanges furent entrecoupés de quelques aphorismes forts de Cantona. Sans être mauvaise langue, Rocard le débiteur de mots trouva son alter ego en la personne de la baronne qui, elle, les alignait avec une fougue qui tirait des sourires à Stéphane Hessel. Marie pouffait avec Yannick pendant que de Candolle, béat, s’étonnait de voir son clerc, d’ordinaire si discret, discuter avec flamme de la discographie des Rita Mitsouko avec une Catherine Ringer un peu éméchée. Lénine reconnaissant en lui un frère campait sur les genoux de Cantona pendant que Tintin au Congo pompette entonnait « Maréchal nous voilà ! » Aucun sujet sérieux ne fut abordé, même si Michel Rocard brossa à plusieurs reprises des fresques planétaires, et lors des adieux Marie se contenta de lancer à la cantonade « Je règle mes petits problèmes d’intendance puis je vous fais signe pour notre remue-méninges... »

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 00:09

photoJeroboam.jpg« Prolifération de millionnaires » en 2010, la population mondiale des plus de 1 million de $ (hors résidence principale) a augmenté de 8,3% (contre 17,1% en 2009) pour s’établir à 10,9 millions de personnes et son patrimoine s’est accru de 9,7% (contre 18,9% en 2009) atteignant 42 700 milliards de dollars. Les plus fortunés d’entre eux ont vu leur nombre progresser de 10,2% pour atteindre 103 000 personnes et leur patrimoine a cru de 11,5% en 2010.

 

« En France, le nombre de millionnaires a augmenté de 3,4% passant de 383 100 personnes en 2009 à 396 200 en 2010.

 

Les millionnaires restent fortement concentrés aux États-Unis, au Japon et en Allemagne, ces trois pays rassemblant encore 53% de cette population dans le monde.

 

Les Etats-Unis comptent toujours le plus grand nombre de millionnaires, à savoir 3,1 millions, ce qui correspond à 28,6% des personnes fortunées dans le monde. 

 

Pour la première fois, le nombre et le patrimoine des millionnaires de la région Asie-Pacifique dépassent ceux de l’Europe

 

En 2010, la région Asie-Pacifique a enregistré le taux de croissance le plus élevé en termes de nombre de millionnaires et de taille de leur patrimoine. Alors que cette région avait déjà dépassé l’Europe en termes de patrimoine en 2009, elle la dépasse en 2010 également en nombre de grandes fortunes. Cette population a bondi de 9,7% pour s’établir à 3,3 millions de personnes, devançant l’Europe qui affiche un taux de croissance de 6,3% et compte 3,1 millions de personnes fortunées. Parallèlement, le patrimoine des millionnaires en Asie-Pacifique a augmenté de 12,1% représentant ainsi 10 800 milliards de dollars et dépassant les 10 200 milliards de dollars de patrimoine des millionnaires européens (en augmentation de 7,2% en 2010). La région Asie-Pacifique est aujourd’hui la deuxième plus grande région derrière l’Amérique du Nord en termes de nombre de personnes fortunées et de patrimoine. »

 

Pour consulter et télécharger le World Wealth Report 2011 (en anglais) : www.capgemini.com/worldwealthreport

 

 

Tout ça pour vous dire, chers lecteurs, que la crémerie Berthomeau vient de passer cette nuit le Cap des 2 millions de pages lues depuis son ouverture.

Merci à vous tous

 

La photo me représentant de dos, au temps où j’étais jeune et beau, recevant des mains d’Antoine Verdale, un… s’adresse prioritairement aux deux marins d’occasion Denis et Luc, par ailleurs Paganini de l’étalonnage de grands flacons mais aussi à vous tous : 2 Questions

1)     à vue de nez c’est un… ?

2)     le flacon ne m’étant pas destiné à quel Ministre était-il dédicacé ?

3)     pour les audois quel est le troisième personnage de la photo ?

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 07:00

photoB8.jpgAprès la visite à la morgue et l’approbation des détails de la cérémonie des funérailles organisée par Me de Candolle avec l’aide du curé de Saint-Émilion ayant reçu mandat de l’archevêque de Bordeaux le cardinal Jean-Paul Ricard, deux questions d’importance restaient à trancher : « qui allait porter les cordons du poêle des 5 catafalques ? », soit la bagatelle de 20 noms à trouver, et le cas de la Prussienne Olga de confession luthérienne. Les réponses lapidaires de Marie stupéfièrent le notaire. « Pour les cordons du poêle vous prenez les 20 propriétaires de GCC dans l’ordre décroissant des prix de leurs primeurs... et pour le cordon bleu, le mieux, c’est de la laisser reposer en paix dans son potager... » Lénine criait famine. Tintin au Congo voletait en chantant « Mort au gorille... » Me de Candolle et son clerc lui indiquèrent que ses tantes et ses oncles n’ayant rédigé et enregistré aucun testament elle, Marie de Saint-Drézéry, marquise de Bombon, héritait de l’ensemble des châteaux et que, dès à présent, en vertu des statuts de la commandite simple, elle se retrouvait de fait et de jure seule gérante de la société. Ils se rendirent dans les cinq banques de ses oncles et de ses tantes pour qu’elle puisse faire agréer sa signature puis traversèrent la Garonne pour gagner Pomerol où les attendait l’expert-comptable de feu son oncle Pierre-Henri. À la sortie de Libourne Marie demandait au clerc qui conduisait la limousine de passer d’abord par Saint-Emilion car elle souhaitait déjeuner à l’Envers du décor. Me de Candolle, prudemment, s’enquérait de savoir si elle souhaitait déjeuner seule. Marie lui rétorquait tout sourire « Soyez sans inquiétude cher maître mes invités vont vous surprendre... »

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 00:09

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Roquette, trévise, castraure, Amarone della Valpolicella... et je vous ai épargné dans mon énumération le Fernet-Branca et le Cynar mais comme l’écrit Emmanuel Giraud dans son petit opus blanc exquis : L’Amer en parlant de son séjour en Italie à la Villa Médicis, un temps hors du temps, « Là-bas, l’amertume est joyeuse, sociale et évidente. » Sous entendu, en France, l’amer c’est un peu la honte, « cette cousine arriérée (...) qu’on enferme dans un placard pendant les banquets de famille, de peur qu’elle ne bave un peu trop sur la nappe. Pour preuve le jeu de mots railleur dont notre palmipède enchaîné avait affublé Michel Debré « L’amer Michel »

 

L’auteur annonce la couleur «  Mon séjour à la Villa Médicis ne se résume pas à un enfermement laborieux dans les murs du palais Renaissance. Très vite, je me hâte à la découverte des vignerons de toute la botte, des producteurs de charcuterie de Toscane, des coopératives fromagères parmesanes, des vinaigriers de Modène, des trifolai * du Piémont, pour m’enivrer de leurs produits parfois difficilement trouvables en France. »

 

Vaste programme !

 

Moi aussi j’ai l’âme italienne ces temps-ci, et même vénitienne, alors ne vous étonnerez donc pas que je me sois intéressé aux castraure de l’île de San Erasmo. Celle-ci a déjà l’objet d’une chronique récente à propos de son tout récent vignoble. Donc revenons à nos petits castrats des artichauts violets de San Erasmo les castraure qui sont « ces premiers bourgeons qui sont coupés, « castrés », en début de saison, afin de redoubler la vigueur de la plante. De taille d’un gros chou de Bruxelles, leur renommée est telle qu’ils s’arrachent à des prix indécents au marché de la Pescheria, à côté du pont du Rialto. »


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Et donc, notre auteur qui est un baroudeur des terroirs d’exception, se rend donc dans le potager de Venise dont « le paysage est plutôt laid. On pense à certains coins de Vendée, ravagés par le vent et hantés par des white trash adorateur de MC. Circulaire, le chantre du rap rural » Botté de caoutchouc, chambré par Giuliano le maraîcher en dialecte vénitien dans une Panda vert artichaut toute cabossée, ce garçon plein d’humour nous conte que le dit Giuliano reste dubitatif « devant l’engouement marketing qui entoure les castraure » que « les prix pratiqués par certains margoulins le font rire (vert ?) » mais « il relativise ces dérives car la production reste confidentielle : 60 000 têtes par an environ », fragiles donc non exportables, et une période de récolte d’une semaine, dix jours tout au plus.


Les castraure sont une IGP et sont devenue presidio de Slow Food.


Bref, comme notre auteur n’est pas un bobo il souligne que ce n’est qu’ensuite que démarre la « vraie saison » des artichauts de l’île de San’Erasmo.

 

« Les raisons d’une telle ferveur ? 

Le goût indubitablement !

Une amertume prononcée, légèrement réglissée, qui doit autant à la variété utilisée * qu’au caractère iodé du climat. Elle prend toute son ampleur quand ces bourgeons d’artichauts sont mangés crus, taillés finement à la mandoline et assaisonnés d’un filet d’huile d’olive ardente (surtout pas de jus de citron ! Quand au vinaigre balsamique, n’y pensez même pas... »

 

Pour le reste de ces petites sonates sur l’Amer reportez vous à la lecture de l’opus d’Emmanuel Giraud chez Argol 12€. Pour de rire je signale que j’ai payé deux fois puisque le petit livre a été publié avec le concours de la Région Île de France.

 

Reste la question cruciale, que notre auteur baroudeur des terroirs exotiques n’aborde point : que boire avec les castraure de San’Erasmo ?

 

* trifolai « caveurs » de truffes blanches en dialecte piémontais des collines d’Alba

* Cynara scolymus L, variété Violetto du San’Erasmo

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 07:00

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L’arrivée de Marie à la gare Saint-Jean ne passa pas inaperçue : Tintin au Congo, déchainé, criait à intervalles réguliers « Au feu, les pompiers ! » pendant que Lénine, altier, juché sur l’épaule de sa maîtresse, tout hérissé, plus Persan que jamais, donnait le sentiment d’être une grenade dégoupillée. Me de Candolle, flanqué de son premier clerc, ne savait trop que faire face à cette grande brigue en tongs qui baillait aux corneilles sans se soucier de la nuée de photographes et de journalistes qui la pressaient de questions. Marie, plus ébouriffée que jamais, souriait, tout en faisant claquer, à intervalles réguliers, son bubble-gum, ce qui avait le don d’exciter plus encore son chat. Une grande pouffe de Voici se poussait du col pour lui poser la question la plus bête de l’année : « Mademoiselle de Saint-Drézéry quels sont vos projets ? ». Sans se démonter Marie lui répondait « Goûter les vins du dernier millésime ! » ce qui laissait pantois le représentant du syndicat des courtiers qui s’était glissé dans la meute. Derechef, il appelait ses commanditaires « Cette fille c’est tout sauf une gourde, je suis sûr quelle va nous donner du fil à retordre... » Bonne pioche car, sous ses airs de godiche, Marie cachait un esprit plein de répartie, et comme elle avait passée la fin de la nuit, sitôt Abraham reparti, à consulter sur le Net le blog de Robert Parker link, elle savait tout sur les tendances de la campagne des Primeurs 2010. Au petit matin elle avait même réveillé Michel Rolland pour lui demander son sentiment sur la qualité du millésime de ses châteaux. Pour se procurer le numéro de téléphone de l’œnologue-star, ainsi que ceux des grands propriétaires de GCC, elle avait eu recours à son pote Léonard, un hacker pointu. En passant, avant de partir pour la gare Montparnasse, elle avait acheté un petit calepin en moleskine à l’Écume de Pages. Dans le TGV, tout en buvant du café à la paille, elle en avait couvert les pages de crobars. Face à Lénine et Tintin au Congo estomaqués en passant à la hauteur de la gare de Libourne elle avait proclamé « ça va bouillir ! »

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 00:09

L1020176.JPGNotre vigneron éploré a encore frappé hier rejoignant certains commentaires pour mettre l’Alonso et son vin PUR au piquet. Y’en a même qu’on dégainé leur marketing. Bref, je me disais, en traversant à vélo les Tuileries pour aller discuter de mes problèmes de petites laiteries : Danone, Lactalis, Bongrain et Cie... à la Maison du Lait, et que j’étais obligé de zigzaguer entre les étals de vendeurs de Tour Eiffel miniature : ils font du bon marketing les bougres. Y sont là au bon endroit, avec le bon produit et ils le vendent. À quel prix je ne sais car j’étais pressé je n’ai pas eu le temps de le demander aux vendeurs. Juste le temps de faire 2 photos. Si j’avais été à Pise c’eut été des Tour de Pise. Bref, j’entends déjà les esthètes pousser des cris d’orfraies : mon dieu que c’est laid ! Et alors, si tous ces grands noirs proposent leurs camelotes aux chalands c’est qu’ils savent que ce sont des clients potentiels. C’est la base de tout commerce : le vendeur va là où se trouve son acheteur. Les autres, il s’en tamponne. Le prix se fixe en fonction du lieu, de la concurrence, du profil des acheteurs potentiels. Il n’y a rien d’immoral, ils sont juste hors légalité car ils font concurrence aux boutiquiers, qui sous les arcades de la rue de Rivoli vendent les mêmes produits, et qui payent loyer, patente et personnel.

L1020177.JPGCeci écrit, il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Chacun est libre d’acheter ou de ne pas acheter au prix proposé. Alors si le allons-y Alonso ses magnums sérigraphiées à 99€ ses clients les boudent, c’est pour sa pomme. Que certains d’entre vous les qualifient de gogos alors on en revient aux vendeurs de Tour Eiffel. Le vin est une marchandise comme les autres n’en déplaisent à ceux qui en font le sang sacré de la terre. Même ceux-là ils le vendent ou l’achètent le vin et parfois bon prix. Ha, le prix, sa fixation : vaste sujet. Lorsqu’à Venise devant le magasin Gucci deux grands noirs proposaient des copies Gucci aux passants je me disais, certes c’est gros comme une maison, grossière contrefaçon, mais où est le bon prix entre leur camelote à deux balles et le prix canon du vrai ? Tout ça pour dire que l’ami Alonso que j’ai sérieusement allumé en son temps sur son enseigne PUR, il ne trompe personne, il s’adresse à une cible. Il vend à ses clients ce qu’ils recherchent. En plus, pour moi qui le connais il ne bave pas sur ses confrères qui ne suivent pas le même chemin que lui. Il ne dit pas qu’il lave plus blanc que blanc. Depuis l’origine il se situe dans une culture du décalage, de la provoc parfois à deux balles. Et alors c’est péché mortel ?

 

Du marketing me dit-on ? Voilà bien un mot tarte à la crème dont on entarte le premier contradicteur venu quand on n’a rien à objecter. Moi je m’en tiens à ce qu’est le marketing.

 

Que dit ce cher Matthew Dickinson ?

 

« Les vins de marque du nouveau monde affichent des progressions spectaculaires en Grande-Bretagne pendant que la part de marché de la France s’effrite et que les producteurs français semblent incapables d’imposer leurs marques, à l’exception du Champagne.

Une approche marketing structurée s’impose aujourd’hui(…)

- le marketing est une façon de penser qui part du consommateur, s’étend à chaque service de l’entreprise et finalement augmente sa rentabilité tout en offrant de la valeur ajoutée au consommateur ;

- le marketing est une affaire de bon sens ;

- le marketing inclut ce qu’on appelle en anglais les 5 P :

 

1- Product : le style du vin doit correspondre aux attentes du consommateur

2- Price : doit être fixé en fonction du marché et de la concurrence

3- Promotion : doit être planifiée en incluant la publicité, les opérations au point de vente et les RP

4- Packaging : doit être conçu en fonction des goûts du consommateur et non du producteur

5- Place : les canaux de distribution doivent être sélectionnés en fonctions des objectifs retenus.

 

Beaucoup font du marketing sans le savoir, et souvent avec succès, d’autres s’adressent à des soi-disant professionnels du marketing qui feraient mieux d’aller vendre des Tour Eiffel aux Tuileries. Le monde du vin, moi qui fréquente en ce moment les Big Brother du lait, n’attire pas la fine fleur de la profession. La calamiteuse campagne des Vignerons Catalans en est un exemple emblématique : comment voulez-vous développer une marque en bradant votre produit à vil prix et ce n’est pas un petit génie autoproclamé du marketing qui changera le cours de l’histoire. Pour faire du marketing il faut faire de belles marges pour les réinvestir versus Nespresso par exemple. J’entends déjà Léon affuter son coupe-coupe. Je m’en tiens là mais j’avais besoin de me lâcher un chouïa. Ça me fait du bien, ça me détend après mes affaires de médiation laitière. Quand j’étais à la SVF mes commerciaux me disaient « ils ne vendent pas du vin les gars d’en bas, ils se contentent d’être toujours deux balles au-dessous de nous... » et la fête continue avec les mêmes.

 

Pour finir mon dérèglement de comptes, et faire ma petite provoc à deux balles moi qui circule aux bords des trottoirs de Paris qu’y vois-je ? De plus en plus de mecs qui vous tapent de 2 balles et de moins en moins de péripatéticiennes – c’est la faute de l’Internet – et il y a un livre à écrire sur les stratégies développés par les uns, les unes et les autres pour glaner trois sous et pour beaucoup c’est une question de survie : du pire comme ces infirmes parfois mutilés par ceux qui les exploitent au meilleur avec la bonne vieille manche de mecs qui ont un matos pourri (petit ampli sur caddie) qui couvre la nullité de leur interprétation. Samedi dernier après-midi j’ai subi une stratégie inédite : je sortais de chez Orange, un type assis sur un banc m’interpelle pour me taper une pièce. Il a une bonne tronche de cinquantenaire un peu ravagé. Je lui réponds que je cherche la monnaie et lui, du tac au tac, me balance « ce n’est pas d’une petite pièce dont j’ai envie, mais de toi, car j’suis homo ! » Alors je lui réponds en riant que moi j’suis tendance fille mais que je double la mise pour sa franchise. Le type me réponds « j’disais ça pour rigoler ». Peu m’importait si ce SDF faisait le coup à tout le monde, il s’était bien « vendu » et avait obtenu une bonne contrepartie. Ne me traitez pas de cynique, la vie dans la rue n’est pas le pays de Candy alors, comme dans la jungle du buiseness, chacun fait comme il peut. Rien d’amoral dans cette histoire. Rien que la vie que l’on vit. Quel rapport avec le schmilblick me direz-vous ? Réfléchissez-y !  

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 11:01

9782226075895.jpgLa maison est une bonne maison, elle assure même le service après-vente de ses clients. Notre vigneron désolé qui se la coule douce en Émilie-Romagne a pris le temps de m’envoyer ce long post pour passer une avoinée à Alonso and Co (je lui signale que les 99 € s’appliquent à un magnum qui, que je sache contient 1,5 L, soit un prix à la bouteille classique de 48€ ce qui avec la boutanche sérigraphiée n’est pas le prix d’un GCC)  et bien sûr en remettre une couche sur Cheval Blanc. Comme c’est long je vous le poste. Bonne lecture : l’été est chaud chez Berthomeau.

 

Merci Denis mais tout ça c'est de la faute au Léon qui m'a embrouillé ce matin avec ses commentaires sur le jéroboam et le mathusalem. Le post n'est pas de moi Denis donc je n'ai même pas l'excuse du trop de boulot. 

 

« Bah, voila que je remets ca, chez le Bert aux mots, alors que je suis en vacances chez les meilleurs créateurs de pates au monde, je veux dire l'Émilie Romagne, du côté de Ravenne, Bologne, Parme...

 

Je m'énerve, je m'énerve, et puis faut que ca s'écrive, sans bien réfléchir, ca doit titiller juste une petite jalousie ?

 

Allez, j'explique : 99€ le flacon de beaujolais, non mais, pourquoi ?

Pour un nom et une bouteille PUR marketing ? Pour le fait de faire sans levurage ( la belle affaire, on peut tous le faire si on est tant soit peu intelligent ou qu’on a la chance d’avoir un climat adéquat...) Depuis quand la technique couterait elle plus cher que le jus ?

Un sublime beaujolais- je ne mets aucun doute a ce que Bert nous dit- même en petite quantité, ne me parait pas valoir 99€.

 

Vaste débat sur les appellations chères et reconnues et celles qui n'en sont pas et voudraient en être...qui rejoint ma réponse faite au Bert aux Mots sur le béton de Cheval blanc : toutes ces images qui envahissent nos vies, toute cette virtualité aux faux airs de liberté... sonnante et trébuchante, mon bon monsieur, ca nous mène ou ? Je suis en train de boire un petit san giovese gouleyant à souhait, qui coule et roule sous mon palais, frais, fruité, et qui me coûte 5€ le quart de litre au meilleur restau de Parme, juste derrière le tribunal d'appel. (En passant, parce que nous avons la digression en commun, mon cher Jacques et moi, ca fait 5 jours de parenthèse italienne enchantée, que je bois des vins a prix totalement normaux, dans tous les restaus du coin, du plus petit au plus grand, amis restaurateurs français, prenez en de la graine !)

Donc, disais je, cheval blanc (je laisse tomber les 99€ qui rejoignent le Panthéon des idées a 2 balles d'un certain type de comportements modernes perpétrés par des types de mecs vachement sympas, vachement malins, mais qui ne m'esbroufent nullement et m'escagassent a mort) pour reparler de la réponse de je ne sais plus qui sur le fait que mon avis de vigneron sur l'architecture valait celui d 'un architecte sur le vin : ben oui, cher Môssieu, on PEUT avoir un avis subjectif sur un sujet qui actionne son oeil, et l'autre peut avoir un avis subjectif sur ce qui actionne sa bouche : ca se vaut, oui, car on est son propre expert en la matière abordée et ca ne fait pas figure de gout universel, c 'est vrai. Et mon propos n'était pas QUE d'émettre une opinion personnelle sur l'architecture de cheval blanc- c'est mon droit de la trouver ratée et de relier ce ratage a ce que j'y sens, et donc de relier mon gout perso à ce qui est manifestement une volonté d'installer une image de plus dans la galaxie Frère/Arnaud, qui, comme vous l'avez lu, vont décliner le nom de cheval blanc dans des hôtels d'archi luxe ( à quand les 6 étoiles ?) partout dans le monde.

La marque, mon bon, la marque, y a que ca de vrai pour gagner du pognon. C’est ca que je dénonçais, cette propension a oublier le réel et l'humain pour de l'image. Je voudrais pas non plus que les amis de mon ami Jacques me perçoivent comme un arriéré 68-tard ( j'avais 8 ans a l'époque, pas rebelle du tout avec mes tartines de Nutella dans les vignes) j'aime quand mon vin se vend, que je marge dessus de quoi me payer mon voyage en Italie dans les petites fermes d agriturismo, et des bonnes bouffes bien arrosées, j'aime avoir du pognon, comme tt le monde : c est pratique, ça attire les filles, ca permet de se soigner sans attendre 8h a l'hôpital, ca élève mes enfants, bref, je me sens assez normal de ce côté-là. Non c'est la démesure qui se fout du peuple qui m'énerve, c'est l'inhumain a outrance qui me perturbe.

 

Voila un post bien décousu; désolé, je suis en vacances a l'italienne. Ceux qui aiment l'Italie comprendront. Ah, un dernier mot : savez vous la définition d'un Italien, selon Cocteau ? C'est un Français de bonne humeur. Allez, va e via, 99€, comme les anciens 99 francs d'un certain Beigbeder, ca vaut pas le coup de s'énerver trop... »

 

Ci-dessous les Alonso : « je vous les présenterai vigneron ulcéré... »

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 07:00

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Marie avait la pépie, Abraham lui tendit un jéroboam de champagne que venait de lui passer le capitaine des Pompiers. L’orchestre entamait « Ce soir je mets le feu ! » Ayant étanché sa grande soif et reçu un bisou dans le cou, Marie entamait elle la dernière ligne droite de la nécrologie des Saint-Drézéry. « Le premier frappé fut Pierre-Henri. Foudroyé ! Philémon, qui se réjouissait dans son for intérieur de cette disparition, pour de bonnes et de mauvaises raisons, ne put réprimer son absence d’affliction. « Ce garçon, comme tous les invertis, avait une petite nature. Que voulez-vous mes chers sœurs c’est la vie ! » mais lorsqu’il vit Marie-Adélaïde tourner de l’œil la panique le saisit. Il héla Olga qui s’empiffrait des restes du gueuleton. L’ex-maîtresse du dernier président de la RDA, le souriant Ulrich, ne fit pas plus de trois pas, elle s’effondra. La conjonction de l’e-coli, de la listéria et autres saloperies les fit passer un à un de vie à trépas. Ce fut le maître de chai, avant d’aller soutirer, qui les retrouva. Il appela le curé de Saint-Émilion qui, conduit par François Des Ligneris, arriva dans l’heure pour procéder à une extrême-onction rétroactive. François fit office de chauffeur mais aussi d’enfant de chœur. Sitôt finie la cérémonie, et après s’être envoyé un bon millésime du château débouché par le maître de chai ils téléphonèrent à Me de Candolle pour qu’il rapatrie Marie. La nouvelle se répandit telle une traînée de poudre et, par l’odeur alléché de beaux hectares de GCC, les prédateurs divers et variés prirent position. La seule question qui revenait en boucle était « Mais qui est donc cette Marie dernière Saint-Drézéry en vie ? » Des bruits, des rumeurs, une théorie du complot de l’ex-Stasi, l’hypothèse d’un contrat, montèrent ce qui contraignit le Procureur de la République de Bordeaux à mettre les pandores de Saint-Émilion sur l’affaire. La médecine légale révéla vite l’étendue du désastre sanitaire et les journalistes ameutés en furent pour leurs frais... » Abraham avant de regagner sa caserne posait Marie chez elle. Lénine était furax d’une entrée si matinale, il feula et Tintin au Congo jura que c’était le dernier que les boches n’auraient pas.

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 00:09

Si la recette de d’une pure amitié était dans le commerce je vous la vendrais mais comme elle ne s’écrit qu’à l’encre sympathique mes mots n’en pourraient mais. L’ingrédient principal, le seul dont je sois certain qu’il soit essentiel, mais ne demandez pas la dose, c’est la capacité à saisir par les fenêtres qu’ouvre le hasard, la meilleure part de celui qui y pointe sa tronche de cake. Entre Cyril et moi, il en fut ainsi. Selon mon penchant préféré un beau matin sur mon espace de liberté je l’ai allumé sur son Grand Q glacé château gonflable, sa Pureté autoproclamée et sa Rébellion non révisée. Mon sang de vieux soixante-huitard n’avait fait qu’un tour : « sous les ceps je ne trouvais plus la plage... » Ma charge me valut une excommunication immédiate de tous les fans de PUR qui me sommèrent « Coco touche pas à notre Alonso ! » Tout le jour je ferraillais sec, défendant becs et ongles mes propos pour au soir me retrouver nez à nez avec un Cyrille Alonso qui, après m’avoir dit bonsoir, confiait à ses zélotes ébahis que le Berthomeau ne faisait là que son boulot.

  

Les jours passèrent, sereins. Et puis à la veille de prendre la route pour la Beaujoloise le 11 avril de cette année, sur FB, qu’est un réseau social un p’tit message à Cyrille pour lui annoncer que nous pourrions nous voir. La réponse fut rapide « 

Jacques,

On mange un p’tit bout à la maison avec des restaurateurs. Si tu veux ça commence à 19h30 dimanche : 1 asperge par personne et un verre de petit vin - J l’adresse 137 bd Antonin Lassalle Villefranche s/Saône.

 

Emballé c’était pesé.

 

Je me suis paumé dans Villefranche mais ma navigatrice m’a remis dans le droit chemin ce qui est chose bien malaisée quand on me connait.

Les asperges du Vaucluse étaient extra et l’andouillette à tomber par terre. Le jaja de PUR versé dans des verres troués qui se vidaient tout seul.

J’ai connu le nouvel associé de Cyril : Florian Looz du solide au flanc de notre poète vinificateur itinérant et les papa-maman et son petit frère : les premiers tiennent un beau restaurant à Sorgues (l’un des meilleurs du cru) www.restaurant-alonso.fr et le second est sommelier chez un grand de Genève dont j’ai oublié le nom.

Notre retour, en une nuit sans lune, sur les routes Beaujoloise fut guilleret.

 

Tout ça pour dire qu’en dépit de nos différences Cyril et moi sommes de vrais bons amis. Je n’aime pas tous ses vins car, comme il le concède « quand on fait dans le border line il arrive parfois de se mettre les pieds au-delà », mais ceux que j’aime je les adore, c’est du pur jus et puis notre Cyril et le Florian ils le vendent leur jaja décalé, à des grands, à des petits, à ceux qui aiment. Le monde est assez grand pour que chacun y trace son sillon et, notre vinificateur itinérant, le sien ne fait de tort à personne en suivant son chemin de petit bonhomme. PUR, sans mettre de l’eau dans son vin, assume bien son parti pris sans pour autant dire que ses voisins sont tous des crétins. Souvent sans soufre certes mais surtout sans sectarisme avec parfois encore des étiquettes qui décoiffent les vins de Cyril ont intégré le paysage et c’est fort bien ainsi. Moi j’en suis !    bottles-num-8--9--10--12-et-65.jpg

Reste la dernière création de PUR, sa cuvée UNIK, issue de son union avec l’artiste Marthe Martinez. C’est un Beaujolais Villages élégant et exclusif, vendangé en septembre 2010, égrainage à la main, macération et vinification en barrique unique, pressage lent avec micro pressoir en bois à cliquet… le tout sans levurage ni chaptalisation. Le résultat est UNIK issu des vignes de Vieux Gamay, datant de 1904. « Il a tout pour vous étonner par sa longueur en bouche et sa vivacité. Un beaujolais village aux allures de « grand » qui mêle les fins arômes de la rose, du jasmin, de l’orchidée et de l’œillet. » UNIK soulignent ses accoucheurs « marque aussi sa différence par l’exclusivité des 75 bouteilles qui sont proposées par la Maison mais aussi par la prestance des magnums qui accueilleront la cuvée vinifiée en plein air. »

Une rencontre UNIK qui fera la différence en 2011 même par le prix du magnum (99 euros) !

Production Unique Rebelle

Florian Looze – Tél. : 04 37 55 47 33 – Email : p-u-r@p-u-r.eu

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 07:00

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Le feu d’artifice interrompait Églantine. Abraham l’entourait de ses grands bras et elle aimait ça. Lui au moins il ne la tripotait pas, ses gestes étaient tendres et attentionnés. Les kanaks vénèrent leur terre, il la respecte et pour Marie l’essentiel partait de là. Quand les lucioles s’éteignirent Abraham chargeait Marie sur son dos et comme elle avait noué les lacets des rangers de son beau légionnaire autour de son cou le tableau de leur équipage ne manquait pas d’attirer l’attention des passants. Ils atterrirent au bal des Pompiers de la caserne située près de St Sulpice et, après avoir dansé un rock endiablé sous le poignet ferme de son beau kanak, Marie reprit son récit. « La Olga rentrait de sa Prusse natale d’où elle avait rapporté des graines germées qu’elle avait, pour le déjeuner de la commandite, préparées avec des tomates du jardin. En plat elle le leur avait concocté des boulettes faites avec de la viande hachée achetée au Mutant, le hard-discount du coin. Comme la bouteille de gaz butane était tombée en panne la cuisson des dites boulettes en était restée à un certain degré de crudité. Le plateau de fromages se résumait en des régatons oubliés, avant son départ, dans le garde-manger par la teutonne. En dessert Olga leur servit des crêpes flambées. L’opération faillit tourner au drame lorsque Marie-Charlotte, jamais en reste d’une connerie, s’était penchée sur son assiette pour, dit-elle, « reconnaître le millésime du rhum ». Elle s’enflamma et il fallut qu’Olga actionnât l’extincteur pour qu’elle ne se transformât pas en torche vivante. Finement Pierre-Henri fit remarquer « Tiens, ça sent le roussi ! » en pensant que la disparition de ce boulet ne serait qu’un détail. En général, lors des assemblées générales de la commandite, ils buvaient le troisième vin de l’une de leur propriété mais là, Philémon, pour faire pression sur ses associés, avait fait servir un magnum de Vieux Papes que lui avait offert Pierre Castel à Vinexpo. Au café, qu’Olga agrémentait de chicorée, une majorité fut trouvée sur le niveau de la hausse : 40% grâce au ralliement de Marie-Charlotte au clan des maximalistes. Son soudain embrasement lui avait fait comprendre, avait-elle souligné, « qu’elle devait se préoccuper de sa destinée... » Pour fêter cette heureuse conclusion Pierre-Henri ouvrit un flacon de Veuve Amiot et porté un toast qui avait fait rougir ses deux prudes sœurs « à nos femmes, à nos chevaux, et à ceux qui les montent ! »  

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